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22 July 2017

Tichy mène la guerre au tourisme sexuel

Plus de 1500 prostituées travaillent dans la région de Béjaïa
Tichy mène la guerre au tourisme sexuel
Par : Arab Chih, Liberté, 25 juin 2011

“Halte  au tourisme sexuel et au pourrissement de notre ville.” Ce mot d’ordre barrant une banderole accrochée à l’entrée-est de Tichy en dit long sur l’étendue de l’exaspération de ses habitants face à la propagation remarquable du phénomène de la prostitution. Beaucoup d’habitants de cette station balnéaire la plus prisée de  la wilaya de Béjaïa ne veulent plus de la présence de ces femmes qui viennent ici vendre leurs charmes. Misogynie ? Accès de puritanisme ? Xénophobie ? Jalousie ?

Rien de tout cela, jurent les membres de la coordination des comités de 3 villages (Baccaro, Maâdhen et Tichy-centre), mise en place dans la foulée du mouvement de protestation lancé en mars dernier. Ils  ne nourrissent aucune animosité envers les étrangers ou les propriétaires des hôtels, assurent-ils, surtout que le tourisme est le gagne-pain de bon nombre d’entre eux.
“Nous ne sommes pas contre X ou Y. On n’a aucun problème avec les bars, les hôtels et même les lieux de divertissement. Les familles et les touristes sont les bienvenus à Tichy. Mais le tourisme sexuel et la débauche, non”, explique Boubekeur, un des animateurs de la coordination. “Notre objectif est simple : nous voulons zéro prostitution à Tichy. C’est impossible de vivre ici. On a trop supporté. Le phénomène doit s’arrêter”, lance son ami Mourad, un restaurateur. Il faut dire que, pendant la saison des chaleurs,  Tichy reçoit un flux de plus de 80 000 touristes qui y viennent gouter aux plaisirs de la mer. Une belle aubaine pour les amateurs du gain facile : une faune de proxénètes de différentes régions du pays s’amènent ici pour louer des appartements dans lesquels officient leurs prostituées.
Un bon filon pour certaines vieilles originaires de l’ouest du pays qui, elles aussi, y ramènent leurs filles pour s’adonner au plus vieux métier du monde. Et comme elles ne rechignent pas à la dépense, des habitants n’hésitent pas à leur céder leurs appartements sans se soucier de l’usage qui en sera fait ni du profil des locatrices. Même les agences immobilières en profitent de cette manne puisqu’une bonne moitié d’entre elles travaillent avec ces très particulières clientes. Révélation d’une personne très introduite dans le milieu de la nuit : quelque 1500 prostituées “sévissent” dans la région de Béjaïa. “Les prostituées viennent de Annaba, de Batna, de Constantine, de Djelfa, etc. Mais 90%  d’entre elles sont de l’ouest du pays, essentiellement de Sidi Bel-Abbès. C’est une véritable filière. On envoie là-bas des gens spécialement pour s’ ‘approvisionner’. Des tas de filles leur sont présentées pour sélectionner celles qui seront du voyage vers le paradis bougiote”, affirme-t-il.

Les Tychiotes se sentent  touchés dans leur dignité
Et cette grande concentration de filles de joie dans une petite ville de 17 000 habitants à peine ne peut pas ne pas attirer les regards. Les rancœurs, aussi, car elle n’est pas sans conséquences. La prostitution se pratiquait partout, dans des maisons comme à la plage.
Perspicaces, nombre de prostituées se sont mariées avec de jeunes chômeurs  de la région, histoire de s’assurer une résidence et bien sûr une protection. En contrepartie d’une somme d’argent, certains Tychiotes n’hésitent pas à reconnaître leur paternité sur des enfants qui ne sont même pas les leurs. “Elles ont infesté notre ville. Leur rythme de vie ne cadre pas avec nos valeurs culturelles”, déplore Rachid, un enseignant très pondéré et surtout très respecté. Et parce qu’elles ne se sont particulièrement pas appréciées par la population, ces femmes sont accusées de tous les maux du monde. La propagation de la drogue et de la délinquance ? Elles. Les familles qui désertent la région ? C’est encore, elles. Les nouveaux modes comportementaux et vestimentaires adoptés par la jeunesse locale? Le fruit amer de leur influence négative. Et comme le sexe et l’alcool ont toujours fait bon ménage, Tichy a vu les établissements où l’on consomme de l’alcool pousser comme des champignons. Elle compte une quinzaine de bars et une autre quinzaine de débits de boissons sans parler des 8 discothèques.
Mais ce qui touche le plus les habitants de Tichy est que leur ville soit perçue comme symbole de la dépravation.
“Certains se laissent aller à des actes d’incivisme et quand tu essaies de rappeler quelqu’un à l’ordre, il te rétorque : on est à Tichy non. Une zone affranchie quoi”, s’offusque Rachid. “Nous avons honte de dire que nous sommes les habitants de Tichy. Je préfère perdre une saison que de perdre mon honneur. Je n’ai pas où aller sinon je l’aurais fait”, peste Mourad, un restaurateur qui assure : “On est un mouvement citoyen décidé à nettoyer Tichy et à restaurer notre dignité.” Rétablir l’honneur et la dignité de la région, voici donc la grande cause des révoltés de Tichy. Pour certains, cela passe inévitablement par le départ des prostituées. Mais la revendication ne date pas d’aujourd’hui.  Depuis 1993, la population locale n’a pas cessé d’interpeller les autorités sur le phénomène de la prostitution. “Par le passé, on fait une action de protestation, des rafles sont entreprises dans le milieu de la prostitution et dès que la pression populaire baisse, on relâche les prostituées et le phénomène repart de plus belle”, explique Fatseh, un diplômé en psychologie de Baccaro reconverti en agriculteur.

Actions citoyennes  contre la prostitution
Mais à partir de mars dernier la donne a radicalement changé. Les habitants de trois villages ont décidé alors de se réunir au sein d’une coordination.  Et ce n’est plus les feux de paille des années précédentes mais une protesta  inscrite dans la durée que menait ce nouveau venu de la scène locale. Et, depuis trois ans, elle a à son actif  toute une panoplie d’actions de protestation.  Plusieurs sit-in ont été tenus devant le siège de l’APC et ceux du commissariat de police et de la gendarmerie. La RN9 a été  coupée à plusieurs reprises.
Des marches sont organisées pour exiger  le départ des intrus. Toutes les autorités, civiles et militaires, ont été saisies. En vain.  La nuit du 5 mai un énième sit-in est organisé devant le commissariat de police. L’action de protestation ayant échappé au contrôle de ses initiateurs, de jeunes excités et vindicatifs ont décidé de faire des descentes punitives dans plusieurs établissements hôteliers (Club Aloui, le Syphax, le Golf, l’Albatros, La Grande terrasse, Saphyr bleu et Villa d’est).  Mais l’établissement le plus endommagé est le Saphir bleu.
Son propriétaire, M.Kaabache, témoigne :  » 16 voitures, dont 13 appartenant à des clients, sont saccagées et 68 vitres cassées. Coût des dégâts : 400 millions de centimes. On a fait appel à un expert pour constater les dégâts et une plainte a été déposée contre 26 personnes ». De son point de vue,  » la solution est simple si les protestataires avaient privilégié la voie du dialogue. Oui, j’ai une douzaine d’entraineuses qui mangent et dorment ici. Mieux, elles sont déclarées et fichées par la police.  Les hôtels n’y sont pour rien dans la propagation de la prostitution et le problème est ailleurs », explique-t-il.  » J’avais quelques projets mais maintenant je suis indécis « , confie cet ancien émigré revenu au bercail  en 1993 pour investir l’argent amassé pendant son exil parisien de 46 ans.
Parti de rien pour bâtir un petit empire, Hocine Mercel, le propriétaire de ‘’ Villa d’est’’ et enfant de Tichy, ne veut pas trop remuer le couteau dans la plaie même si son établissement a été pris pour cible.  » On m’a cassé quelques vitres sans plus. Ils ont tenté de s’introduire à l’intérieur  et on s’est interposés », lâche-t-il.  Prenant à témoin un de ses employés, il assure avoir pris la décision, bien avant les derniers événements,  de fermer  la discothèque ce mois d’août. Mais il compte inaugurer, à la mi-juillet, un nouvel hôtel de 36 chambres et 3 studios qu’il a baptisés  ‘’Les Deux rochers’’.
« On m’a causé une perte de plus 50 millions de centimes. C’est une catastrophe. On est à la mi-juin et pas un seul estivant. Les clients ont peur « , déplore le gérant d’une autre discothèque.  » J’ai 40 ans et je n’ai jamais vu de prostitution dans la rue. C’est du sabotage. Il y a des jeunes de 15-16 ans qui ont  été payés . On a peur et l’Etat doit faire son travail  sinon on sera dans l’obligation de nous défendre », ajoute-t-il.

Le laxisme de la police  est désigné du doigt
Il faut dire que l’attitude des agents de l’Etat, les policiers en tête, a mécontenté  les deux camps.
Les animateurs de la Coordination ne comprennent pas le peu d’empressement mis par les policiers pour s’attaquer aux milieux de la prostitution.  » On leur a donné la carte de tous les lieux de débauche. Ils sont toujours en activité. Il a fallu qu’on décide d’organiser un sit-in pour jeudi 9 juin pour que les policiers fassent, la veille, une rafle « , déplore une figure de proue de la Coordination. Les protestataires assurent que depuis deux décennies ils n’ont pas cessé de saisir toutes les autorités, civiles et militaires, de la wilaya  pour mettre fin à ce phénomène qui, aujourd’hui encore, il est toujours là.  » Comment se fait-il que dans un village reculé les policiers savent ce que fait un clandestin et, dans la ville de Tichy, ils ignorent tout du phénomène de la prostitution ? « , s’interroge Boubekeur.  » Il y a de la complicité et du laxisme chez les autorités. Elles ferment les yeux sur ce qui se passe dans notre ville car il y a à boire et à manger « , explique Rachid. Des jeunes n’hésitent pas à accuser les policiers d’être  » complices avec les propriétaires des discothèques  » et de  » toucher des enveloppes « .   Il se dit aussi que, la nuit du 5 mai, les policiers ont conseillé aux protestataires d’aller régler le problème eux-mêmes.  Accusations gratuites ? Approché pour avoir sa version des faits, le commissaire nous renvoie à la cellule de communication de la sureté de wilaya. Le souhait des membres de la coordination est que le général Hamel fasse une tournée à Béjaîa comme il l’a fait à Tizi-Ouzou. Pour leur part, les propriétaires des discothèques ne s’expliquaient pas la passivité de la police la nuit du 5 mai.  Certains d’entre eux  assurent avoir appelé la police  mais  » elle a refusé d’intervenir  » au motif qu’  » elle a reçu l’ordre de ne pas toucher  à la population « .  » Comme si nous ne faisons pas partie de cette population « , maugrée l’un d’entre eux avant d’ajouter :  » Avec ce qui s’est passé en Tunisie et en Egypte, ils ont certainement peur de la contagion « .

Divergences sur le départ  des prostituées  et désapprobation de la violence
À se fier à certaines indiscrétions, la revendication du départ des prostituées ne semble pas faire l’unanimité à Tichy. Selon un membre de la coordination, l’opinion locale est partagée en deux tendances : La première est représentée par des “radicaux” qui  exigent le départ immédiat et définitif de toutes les prostituées de la ville. La  seconde est constituée par des “modérés” qui veulent   en finir seulement avec la prostitution illégale et la présence des prostituées dans les rues de la ville.
Cette divergence est confirmée par un propriétaire d’agence immobilière qui se défend de travailler avec ces femmes et dit militer pacifiquement pour leur départ. Certaines mauvaises langues susurrent que ce sont “ceux qui se sont marié avec les prostituées qui poussent vers cette solution radicale pour pouvoir se débarrasser de leurs compagnes d’infortune”. Vrai ou faux ? Une chose est sûre : le mécontentement populaire face à la propagation inquiétante du  phénomène est bien réel.
Autre chose qui ne fait pas l’unanimité au sein de la population : le recours à la casse. Beaucoup désapprouvent les dérapages de la nuit du 5 mai à commencer par les animateurs de la Coordination qui, pour éviter d’autres violences, ont décidé de décaler l’horaire de la tenue des sit-in. “Les événements de la nuit du 5 mai ne sont pas prémédités. La Coordination a été débordée par un groupe de jeunes. La cause des protestataires est juste mais on est contre la casse”, assure un employé d’agence immobilière avant d’ajouter : “Cela fait 20 ans que le phénomène existe. Certains veulent le régler immédiatement. Ce ne sera pas facile de le faire en une semaine ou un mois. Il faut laisser le temps au temps”. “La violence n’a jamais été une solution. On est contre la casse. On ne peut pas faire disparaître une activité exercée depuis 40 ans. Il faut y aller doucement”, ajoute un commerçant.

L’activité commerciale touchée,  la saison touristique  non compromise
Il faut dire que les derniers événements ont eu des répercussions négatives sur l’activité commerciale qui, par le passé à cette période, battait son plein. Les propriétaires des hôtels Grande terrasse, Saphir Bleu et Villa d’Este déplorent la fuite des clients. “La bonne clientèle est partie. Elle a peur. On m’appelle de partout et même de France pour savoir si les choses se sont tassées. Mais c’est le restaurant qui est le plus touché. Pendant toute la journée du 11 on n’a servi que 05 couverts. Certes, on ne travaille pas à perte, mais la marge bénéficiaire est nulle”. Envisage-t-il de recourir au licenciement ? “Pour le moment non. Mais par le passé, chaque été, on embauche 5 à 6 employés. Cette année on ne le fera pas”, répond-t-il avant de s’interroger : “Veulent-ils faire de Tichy une ville morte ?”.
Les plus touchés sont les petits commerçants. Un vendeur de poterie et un tenant d’une agence immobilière assurent que l’activité a baissé de 90%. “À cette période de l’année, nous enregistrons une soixantaine de réservations. Cette année, on n’a que six”, regrette un responsable d’agence immobilière. La saison est-elle alors compromise ? “Non, il n’y a aucun indice qui permet de le dire. C’est à partir du 15 juin qu’on commence à recevoir des réservations”, rectifie son collègue. Les membres de la Coordination refusent eux aussi d’entendre parler d’une saison touristique gâchée. “Ce sont les gens qui sont contre le mouvement qui font circuler ce genre de ragots. La saison estivale n’est pas du tout compromise et les estivants sont les bienvenus. Les familles ne se sentiront jamais en plus grande sécurité que cette année. Il y aura moins de délinquance et moins de consommation d’alcool dans les plages”, affirme Rachid. Même s’ils regrettent la tournure prise par l’action du 5 mai, nombre d’animateurs de la Coordination et de citoyens estiment qu’elle a aussi quelques résultats positifs. Les prostituées ne s’exhibent plus dans les ruelles de la ville et une grande partie d’entre elles s’est refugiée à Boulimat, à l’ouest de Béjaïa, le temps que la tempête passe. La voix de la population est plus écoutée.
Lors d’une réunion tenue à la mi-mai entres les autorités civiles et militaires, les élus, les propriétaires d’hôtels et les membres de la Coordination, les services de sécurité se sont engagés à prendre en charge le problème. Il semble qu’un renfort de 90 policiers ait été acheminé depuis vers Tichy. Et cet été, Tichy sera touché par le plan Delphine de la Gendarmerie alors qu’elle ne l’a jamais été par le passé.
La guerre contre la prostitution a-t-elle donc pris fin? “Nous avons décidé d’observer une pause pendant la saison estivale mais nous resterons vigilants. La deuxième mi-temps, ce sera pendant le mois de Ramadhan et nous sommes déterminés à aller jusqu’au bout”, promet Rachid. Et un de ses amis d’avertir : “Si le problème n’est pas pris en charge, il risque d’y avoir d’autres dérapages”. La balle est plus que jamais dans le camp des autorités.




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8 Commentaires sur cet article

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  • Elforkan
    26 juin 2011 at 19 h 40 min - Reply

    Pourquoi tous ceux qui ont succédé à la tête du pouvoir depuis 1962 à nos jours ne cessent d’encourager la débauche et le crime sous toutes ses formes ?? mais pourquoi ?
    Pourquoi messieurs les responsables, vous ne cessez de lutter contre les bonnes mœurs, ne suffirait-il pas que vous avez spolié le pouvoir et vider les caisses et à la fin vous voulez FAIRE UN PEU PLUS vider le peuple de ses valeurs ancestrales ???

    Les jeunes, messieurs, nos responsables (!!)ne veulent pas de la cocaïne,mais tout juste, un boulot, un toit et une femme, et même les femmes messieurs nos responsables, permettez leurs de gagner leur vie honorablement,par autre moyen que vendre leur chair !!

    Messieurs nos responsables pourquoi vous vous réjouissez tant que le peuple vive dans la misère et la débauche ??? mais pourquoi ?? …c’est vrai que pour éloigner ou détourner les jeunes des affaires de leur nation, tous les moyens sont bons …!!




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  • Elforkan
    26 juin 2011 at 20 h 14 min - Reply

    Le régime algérien pour éterniser au pouvoir a trouvé l’astuce, et la bonne, comment arrive t’on à éloigner ou détourner les jeunes des affaires de la nation : c’est simple, par les femmes, la drogue et le foot…..et ceux qui ne tombent pas dans leurs pièges, seront de toute les façons piégés,ils ne sont pas à court d’astuces ou stratagèmes, d’ailleurs ils n’ont du génie que pour faire du mal !!




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  • Sami
    26 juin 2011 at 22 h 15 min - Reply

    Le regime maffieux du DRS, utilise bcp de moyens pour corrompre la societe algerienne .. l’un de ses moyens est d’affaiblir les liens sociaux et la famille pour eventuellement semer la mefiance, l’inconfidence entre les individus !!! C’est une guerre contre les traditions et les valeurs du peuple algerien qui font de l’algerien ce qu’il est ! Pour ce regime de gangs, tout est permis pour qu’il reste sucer le sang des algeriens et servir ses maitres notamment francais .. et les francais savent bien qu;ils ont bcp de choses qui condamnent ses pions en algerie .. si a chaque fois un responsable francais se rend n algerie, il les insultent et retourne avec ce qu’il veut !!! Catastrophe
    Que Allah avec vous , citoyens honorables




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  • IDIR
    26 juin 2011 at 22 h 57 min - Reply

    La prostitution est un crime. On oublie souvent le proxénétisme ( fournir la « marchandise » et vivre des gains d’une pauvre femme ) est un crime, que la prostitution soit interdite, régulée ou décriminalisée. Mais on arrête peu souvent les proxénètes et on ne les poursuit presque jamais.

    Notamment, depuis les années noires, 1990, on doit tenir compte des menaces, violences et quelques fois de l’esclavage qui assujettissent ces pauvres femmes aux proxénètes. Le mot d’ordre doit être une guerre ouverte contre ce genre de criminels en liberté.

    La prostitution entraîne des trafics, qui induisent de la corruption dans la société. Nous devons y réfléchir et pourquoi pas ouvrir un vrai débat (non pas entre professionnels, politiques ou autres, mais simplement entre des citoyens qui s’intéressent à la société et aux problèmes sociétaux).




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  • Rachid
    27 juin 2011 at 12 h 44 min - Reply

    Salam alaykoum,

    Il est clair que l’objectif est de détruire les valeures. Et particulièrement les habitants de Bougies qui constituent un terreau pour l’émancipation Algérienne. Donc on détourne l’attention des jeunes vers les passions (sexe, la drogue…). Ailleurs pour se maintenir au pouvoir on développe son pays, on est rigoureux etc etc et là Regardez comment les autorités crapuleuses pervertissent la société pour se maintenir au pouvoir…combien de temps encore ces cagoulards vont ils rester?




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  • titiche
    28 juin 2011 at 18 h 12 min - Reply

    l’adage dit « Il vaut mieux tard que jamais »…..la masse d’argent des touristes a une odeur de pourriture et il est clair a voir tichy hors saison estivale que « gain mal acquis ne profite jamais ».
    On devrait nettoyer la region de tous ces responsables qui sont la cause de ce malaise « importe ».




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  • Amel1
    29 juin 2011 at 12 h 20 min - Reply

    salam,
    Il fut un temps ou « BGAYETH » etait la BOUGIE nord africaine,la première université en l’ocurence SIDI SOUFI qui fut venir aussi bien Ibn Kheldoun,Leonard de Vincci et les Ulémas du machriq et de maghrib,on l’appelait la PETITE MECQUE à cause du nombre d’hommes pieux (Essalihines),et bien sûr n’oublions pas le rôle joué de cette région pendant la révolution et l’Historique Congrés de la Soummam, voilà ce qu’il faut faire oublier à la populace d’aujoud’hui!!!!On est la région classée première en matière de débit de boissons alcoolisées,plaque tournance de la prostitution et traffic de drogue!!y compris dans les dechrates pas spécifiquement Tichy,
    Bgayeth a toujours donnée des élites à ce pays mais désormais ils veulent (le pouvoir assassin)batardiser nos enfants pour qu’au lieu de résister,faire des études,s’associer, se cultiver,se politiser NON sex and drug,les cauchemars virtuels!qui ne font pas de nous des citoyens pensants mais de vils consommateurs!
    Que les gens se révoltent est un signe de bonne santé et c’est de BONNE GUERRE!
    A Béjaia MAZEL IRGAZEN D’ELKHALETH dignes de leurs ancêtres maranach rakdin!




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  • Elforkan
    29 juin 2011 at 16 h 28 min - Reply

    Je n’arrive sincèrement à ne rien comprendre, pourquoi depuis 1962 à nos jours,seuls, les plus malhonnêtes d’entre nous, les plus vils, les plus criminels, arrivent en HAUT ?? pourquoi, depuis 1962, on n’ a pas connu au moins une seule personne honnête parmi nos responsables ??..mais pourquoi ??…Est-ce une malédiction divine ?………ou peut être, et c’est ce qui à craindre, ceux qui sont en haut ne sont finalement que le fidèle échantillon (parfaitement représentatif) de ceux qui sont en bas !!!




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