Édition du
27 July 2017

Le neveu de Kasdi Merbah: “Kasdi Merbah a été «liquidé» par un clan du pouvoir ?”

Le neveu de Kasdi merbah, Mr Abderrezak Laïbi, nous a adressé cette contribution, en réponse à l’article de Salima Tlemcani.

La Rédaction LQA


A la suite de l’article publié dans la livraison du 25 juin 2011 du quotidien El Watan, sous la signature de Salima Tlemçani, (page 5, colonne 5) sous le titre “Hattab a participé aux assassinats de Matoub et de Merbah”, il me paraît essentiel, dans le strict souci de vérité, d’y apporter les correctifs et précisions suivants.

Un mensonge répété 10 fois reste un mensonge; répété 10000 fois, il devient une vérité. C’est cette célèbe maxime, digne des enseignements d’Edward Bernays dans son fameux ouvragePropaganda, qui semble inspirer Zineb Oubouchou, alias Salima Tlemçani lorsqu’elle tente très maladroitement de faire accroire que «Kasdi Merbah a été assassiné par Hacène Hattab, Hakim, Toufik et Zoheir.»

Depuis le jour fatidique du 21 août 1993, c’est des milliers de fois qu’on a tenté de distiller cette «vérité officielle». Or, le citoyen algérien lambda, aguerri par tant d’années de feu et de sang, est devenu définitivement réfractaire à ce genre de désinformation et de manipulation. Qui pourrait encore ignorer que Kasdi Merbah a été «liquidé» par un clan du pouvoir, hostile à sa démarche de réconciliation nationale initiée dès le 12 juillet 1993, à travers son fameux appel lancé à l’ensemble des forces vives de la nation ? D’ailleurs Liamine Zéroual, ministre de la Défense de l’époque était parfaitement au courant de cette initiative et la soutenait.

Pourtant, à l’époque, la réconciliation pouvait facilement se faire car il n’y avait pas encore eu les 200 000 morts ou plus, les dizaines de milliers de disparus, de veuves et d’orphelins. La clairvoyance ainsi que la volonté politique et l’amour de la patrie suffisaient.

Aujourd’hui, ces-mêmes criminels sans foi ni loi, dont certains ont disparu, se rallient à cette option car ils sont au pied du mur et savent qu’ils ne peuvent plus rien contre le cours inéluctable de l’histoire. Mais, la réconciliation d’aujourd’hui peut-elle avoir le même sens et la même valeur, sans la douloureuse et incontournable épreuve de vérité  ? Sans cette dernière, Ma Rayhach Tefra Ya Lalla Zineb ! Comprenez-le, une bonne fois pour toutes !

Dans le mois qui a suivi cette tragédie, la télévision a montré les images des présumés assassins. J’ai moi-même reconnu certains d’entre eux.

Il s’agissait de jeunes de la localité qui s’occupaient paisiblement d’un poulailler et d’une citronneraie situés sur la route de Aïn-Taya et avec lesquels nous entretenions les meilleures relations. Par contre, un certain KACI-ABDALLAH Mohamed, alias Chakib, ancien des services, devenu industriel dans la plasturgie et la sérigraphie a joué un rôle central dans cet attentat en trahissant son ancien patron et président du parti MAJD dont, curieusement, il était devenu membre depuis peu. En vérité, il était en mission d’infiltration en même temps que d’autres qui se reconnaîtront.

En guise de prime pour cette vile besogne, il se verra nommé membre du défunt Conseil National de Transition (CNT) jusqu’au 24 août de l’année suivante où il fut à son tour éliminé par ses donneurs d’ordre pour le réduire au silence définitif. Zineb Oubouchou devrait donc revoir sa copie et cesser d’écrire sous la dictée de ceux qui veulent couvrir la vérité d’une chappe de plomb. Il n’y avait aucune maison mitoyenne de louée et le signal n’a pas été donné à partir de là.

KACI-ABDALLAH Mohamed était là pour remplir cette sale besogne.

Quoiqu’il en soit, les exécutants importent peu. Ils sont peut-être déjà morts pour certains ou rongés par leur mauvaise conscience pour d’autres. Ce qui importe le plus, c’est de mettre un nom sur les commanditaires et les donneurs d’ordre. Le groupe qui a exécuté cet attentat ne se réduisait pas à quatre ou cinq éléments; il s’agissait d’un groupe de choc surentraîné, une espèce d’escadron de la mort, ayant utilisé des armes israéliennes avec une profusion de munitions et la détermination d’exterminer les occupants des deux véhicules pour ne laisser aucun survivant susceptible de témoigner.

J’étais moi-même à trois cents mètres de là, car c’était les vacances et je séjournais dans la maison de mon oncle. Il venait de me quitter en même temps que ses compagnons pour se rendre chez KACI-ABDALLAH Mohamed alias Chakib, qui les attendait à quelques centaines de mètres de là et j’ai été le premier arrivé sur les lieux de l’attentat.

Le FIS a tout de suite fait savoir qu’il était étranger à cette affaire. La radio clandestine du FIS avait fait la même déclaration et une cassette audio avait été glissée dans la boîte aux lettres de la maison familiale à El-Biar. Sur le mur d’enceinte de l’école primaire Paul Bert d’El-Biar, on pouvait lire des inscriptions toutes fraîches proclamant l’innocence du FIS. Qamreddine KHERBANE, dans un article paru dans Jeune Afrique à l’époque des faits avait catégoriquement écarté toute implication des islamistes. Anwar Nacereddine HADDAM avait fait une déclaration allant dans le même sens.

Curieusement, quelques minutes à peine après l’attentat, Larbi BELKHEIR avait contacté le directeur d’un quotidien national en lui disant qu’une rumeur faisant état de l’assassinat de Kasdi MERBAH circulait en ville et il lui demanda d’appeler sa femme pour s’en assurer …

 

Lalla Zineb devrait revoir le code de déontologie de sa noble profession, hélas réduite à un instrument entre les mains d’officines occultes, en propageant de vils mensonges. J’ai toujours eu le plus grand respect pour les services de mon pays, mais l’idée que je me fais d’eux s’apparente à celle de Kasdi MERBAH qui a toujours oeuvré pour la défense et la préservation des intérêts de la nation et non pas celle d’un outil placé entre les mains de fous dégénérés menant l’Algérie vers le chaos et la livrant à la rapine.

Car pour moi, un Chakib KHELIL est infiniment plus dangereux que le plus dangereux des terroristes. De HATTAB Abdelkader puis Mouloud au départ, on nous sert à présent du Hacène, en attendant — qui sait ? — une autre version. Mais, pour qui nous prennent-ils ?

Le FIS ayant formellement démenti toute implication, un autre sigle fut créé dans les laboratoires du clan, le sinistre GIA. C’est à la suite de cet attentat, que le GIA se fit connaître du grand public à travers une revendication écrite faxée, comme par hasard, au journal El-Watan, à partir d’un bureau de poste de la rue de Rennes à Paris que j’ai d’ailleurs visité.

Une parodie de justice fut alors montée et je soulignerai à cet effet, l’absence de toute instruction judiciaire: ni auditions, ni autopsie, ni étude ballistique, ni reconstitution sur la scène de crime… C’est d’ailleurs ce qui se passera avec l’assassinat de MATOUB Lounès où l’on assiste à une détention préventive qui dure encore depuis plus de onze années ! Une première dans les annales mondiales de la justice … Par la suite, l’attitude du pouvoir se caractérisera par une omerta totale sur l’assasinat de Kasdi MERBAH et de ses compagnons, se contentant de répéter à l’envi, la version officielle. Tout a été fait pour tenter de faire oublier cet illustre personnage.

Comme pour le président Mohamed BOUDIAF lui aussi ignoblement trahi et exécuté — un véritable parricide –, les commémorations de leur assassinat se feront en cercle restreint, limitées aux seules familles et aux proches et en l’absence des officiels et de l’ENTV. Tous ont peur d’être remarqués à El-Alia. Pour reprendre l’expression d’un fidèle du MAJD et de son président, c’est comme si Kasdi MERBAH était radio-actif. Même mort, Kasdi MERBAH est toujours craint et redouté car il ne badinait jamais avec le sens de l’honneur et du devoir.

Quant au MAJD, tout fut fait dans un premier temps pour réduire son aura et freiner son envol, puis pour le transformer en un autre parti, le RPR dont le président fut lui aussi nommé au fameux CNT …L’essentiel était qu’on n’entendît plus parler de lui !

Il faut savoir que Kasdi MERBAH avait longuement réfléchi au sigle qu’il donnerait à son parti. Le choix porté au MAJD était loin d’être fortuit ou gratuit. En s’appuyant sur la Justice d’abord et sur le développement, il savait que sans une justice indépendante, forte et équitable, rien de crédible et rien de durable ne pourrait être construit. Avec le développement tout azimut du pays, cette politique pouvait effectivement nous mener vers la gloire (Majd), autre sens du sigle. Hélas, d’autres en ont décidé autrement …

A cet instant précis, j’ai une pensée émue pour le regretté Mouloud, son chef de protocole et pour Maître MOULEY Habib, ancien du MALG et fidèle compagnon qui a passé le restant de son existence à tenter de redonner vie au MAJD, hélas sans succès, devant les multiples tracasseries, devenues classiques du pouvoir en place …

Kasdi MERBAH et ses compagnons sont morts pour la Paix. Ce sont des Chouhada de la Paix. Allah Yarhem Echchouhada !  Tahia Al Djazaïr !


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58 Commentaires sur cet article

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  • moufdi
    28 juin 2011 at 23 h 22 min - Reply

    Allah yerham kasdi merhah et ses compagnons un nationaliste integre qui ne voulait que du bien a tous les algeriens !




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    • klien12
      7 février 2014 at 22 h 10 min - Reply

      c’est certain que tout n’est pas certain




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  • Si Salah
    28 juin 2011 at 23 h 23 min - Reply

    Ce que je ne comprendrais peut-etre jamais est ce qui suit: s’il y a avait un homme qui connaissait toutes les crapules de l’Etat et des services, qui avait des dossiers noirs sur tout ce monde, c’est bien Merbah. Pourquoi n’a-t-il pas mis ces dossiers bien au chaud pour les faire exposer sur la place publique si jamais il etait liquidé? Je pense qu’il etait tout a fait conscient d’etre dans le viseur de la bande à Belkheir. On peut voir d’ailleurs une vidéo Youtube ou il raconte comment Belkheir se demenait comme un diable pour que l’Algérie prenne position pour une…reduction du prix du baril lors d’une conference de l’OPEP…de l’anti-nationalisme à outrance…

    Bref: ma yafriha ghir yawm al qiyyama!

    Si Salah




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    • chaïb Draa
      22 août 2015 at 18 h 17 min - Reply

      c’est exactement la même question que je me suis toujours posée : cet homme si malheur lui arrivait, beaucoup de têtes risqueraient de tomber ! Hors il n’en a rien été ; les siens auraient-ils reçus des menaces ? Seule cette hypothèse serait raisonnable, à moins d’autres que seul l’avenir nous les ferait connaître.




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  • Si Salah
    28 juin 2011 at 23 h 32 min - Reply
  • Abdelkader DEHBI
    28 juin 2011 at 23 h 50 min - Reply

    Aucun homme sensé n’a jamais conçu le moindre doute sur la signature des assassins de M. Kasdi Merbah. C’est la même signature que celle des assassins du Président Boudiaf.

    J’apporte ici mon témoignage sur le fait que quelques jours seulement après l’enterrement, nous nous sommes rendus, M.M.Chérif Belkacem, Bouteflika et moi-même au domicile du défunt pour présenter nos condoléances respectives à la famille. Je me souviens parfaitement encore, que la veuve de M. Merbah, nous avait clairement laissé entendre qu’elle accusait le pouvoir en place et ses Services, confirmant ainsi nos propres sentiments sur cette affaire.




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  • Votre nom…
    29 juin 2011 at 4 h 56 min - Reply

    OUI Allah yerham echouhada , Oui Kasdi Merbah que certain nommait le nettoyeur ce mot lui a été donné en raison de différents ministère qu’il a nettoyé , d’un ministère a l’autre ,il faisait du beau travail .
    Bref Ya si Salah tout ces dossiers sont sur Anp.org vous allez voir les gens courageux qui ont risqué leur vies pour permettre au peuple de connaitre la vérité.
    Effectivement ce n’était qu’une lâche liquidation , le lendemain de cette acte j’étais a Ain taya les racontars disent que c’était bien préparé et tout le monde indexe les militaires , mais comme on le sait tous les treillis sont a la disposition de tout mercenaire rendant services aux services car dans notre armée y a des bons et mauvais comme les généraux si tous les 48 généraux font la même chose que les onze je pense que je ne serais pas dans cette place a écrire, y aura pas un algérien qui se vente d’être algérien , liquidation comme celle de Matoub ,Boudiaf ,Boucebsi Yefsah etc etc la liste est longue malheureusement .
    J’ai toujours un vœux ,que toutes les familles de ces glorieuses personnalités enlevés a l’Algérie se rencontrent afin de déléguer un membre de chaque famille et constituer un parti politique et je suis sur que la vérité éclatera et ces charognards vont déguerpir . Car l’amour de leur parent qui implique celui de l’algerie fera en sorte que ces gens qui nous gouvernent doivent dégager et laisser notre pays aux mains de ses enfants.

    Allah yerham Echouhada wa djamiaa el djazairiyines




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  • Alilou
    29 juin 2011 at 8 h 41 min - Reply

    Il ya ceux qui sont morts debout comme des vrais hommes et il ya ceux qui ont crevé dans leur lit comme d’hôpital bouffés par des cafards….
    On se rappellera toujours des hommes mais jamais des cafards…

    Pour ceux qui nous font passer des vessies d’hyènes pour des lanternes chinoises, leur temps est compté et le compte a rebours a déjà commencé et quand ca chauffe, les électrons sont excités et vont dans tous les sens…ça sens le roussi…pour qui sonne le glas




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  • mannallah
    29 juin 2011 at 9 h 38 min - Reply

    Le mensonge ne peut durer …La vérité dans les cas de FEU KASDI Merbah et HACHANI Abdelkader est éclatante..Le premier a été assassiné parce que les tractations qu’il menait allaient aboutir à une véritable paix..LE second n’avait à aucun moment cautionné la PSEUDO-RÉCONCILIATION qui disculpait les vrais criminels….Leur demeure INCHAALLAH EST DJENNAT EL FERDOUS….AMIIIIIIIIIIIIIIIINE




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  • Ameziane
    29 juin 2011 at 10 h 50 min - Reply

    “Ouine troh ya qatel er’roh”, « il a été tué comme il a tué ». Ainsi dit la vulgate populaire. Merbah était la “main de fer” de Boumédienne, et Boutef’ son “alter égo politique”. Merbah, alias Abdellah Khalef, est originaire des Ath Yenni. Quand il dirigeait la Sécurité militaire, la plupart des membres de la Direction téchnique et logistique était issue du triangle “Ath Yenni-Thassafth-Ath Ouacif, sa région.A l’arrivée de Tewfik, l’axe s’est déplacé à La Vallée de la Soummam, Ivehlel, (Tewfik, Bahloul…) car le “mode de recrutement” dans cette “organisation criminelle” est basé sur la filiation, la connaissance intime, au plus proche…les rabatteurs et recruteurs doivent avoir la certitude sur la fiabilité sûre des recrues!

    Tout le monde sait que c’est le DRS qui avait assassiné Kasdi! Le flair, l’intuition, et puis et puis la réputation de cette Gestapo locale pour son option pour la violence, les meurtres, les assassinats, les massacres (1996-97), etc. Par contre ils sont rares ceux qui savent pourquoi, la goute qui a fait diverser le vase, le point d’intolérable!

    Merbah avait moult fois menacé de “divulguer fichiers et dossiers”, mais il ne l’a jamais fait. D’abord parce que lui même était coupable de “tortures et autres traitement inhumains”, qu’il pratiquait par ses propres mains. C’était lui qui s’était chargé de torturer l’écrivain et poète Bachir HADJ ALI , Henri ALLEG, A. SMADJA, J. CHEMLA et d’autres à la Prison d’El Harrach, au lendemain du Coup d’Etat du 19 Juin 1965. Merbah était alors secondé par les sbires et criminels Abdellah BENHAMZA, de Koukou, Hamid AIT MESBAH, dit Si M’Hend Ath Salah, du village Ath Hamsi, canton d’Aqvil, pas loin d’Ath Yenni…C’était cette équipe sanguinaire et criminelle qui épaulait Boumédienne par la terreur, les atrocités “gestapistes”, toutes sortes d’exactions….

    Kasdi détenait le privilège du “droit d’accès” aux “archives gardées en Suisse” (à l’instar des Dictatures latino-américaines). Il a été liquidé après son voyage à Genève où il était allé pour se raffraichir la mémoire. C’étai le “témoin numéro un” en Algérie. Il savait tout. On aurait préféré la justice où il serait forcé à réveler tout sur cette machine meurtrière, criminelle et sanguinaire”, ce monstre qu’est la Sécurité militaire, alias le DRS, le “mal originel”, l’Enclave autoritaire principale qui asphyxie l’Algérie, et bloque la transition, le Sommet de la Pyramide du Pouvoir militaro-mafieux, la “Cheville ouvrière » des Coups d’Etat, l’Instigatrice de la Stratégie de la tension, le Coeur et le cerveau du Régime criminel, le Centre névralgique…..




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  • t.montana
    29 juin 2011 at 15 h 09 min - Reply

    Les noms que Mr Ameziane a oublie , Mohamed khider,colonel Said Abid , colonel Abbes, Krim Belkacem , et enfin Ahmed Medeghri dont je me souviens personellement du jour ou je suis sortis de bon matin , j’etais un gosse pour partir a l’ecole et il y avait juste en face des policiers devant la maison de Medeghri et on m’a dit qu’il avait eu un « accident » la nuit !!! donc comme a dit notre cher prophete sAaws, « Annoncez a celui qui tue qu’il sera tue meme apres un certain temps »




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  • guerriere de la lumière
    29 juin 2011 at 16 h 06 min - Reply

    En principe le neveu de Feu Kasdi merbah doit porter plainte contre le journal et la journaliste ‘lalla Zineb’ (MDR) pour diffamation, parce que dénoncer ne suffit plus!!!

    Quand aux ecervelés (m’khakh za3ma) qui ont commandité son éxecution, seul un TPI prononcera la sentence et ca sera sans appel ni recours!

    J’en suis sure que Feu Kasdi a du laisser des dossiers top-secrets quelque part entre de bonnes mains, et qu’un jour proche les verrous éclateront!, car JAMAIS JAMAIS JAMAIS un CRIME n’est PARFAIT!!!




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    29 juin 2011 at 18 h 26 min - Reply

    Assalam;

    Pour l’histoire, je verse ce témoignage qui vaut ce qu’il vaut.
    Kasdi Merbah, était venu me voir à mon bureau à Paris, une première fois en compagnie du commandant Maarouf, avant les élections prévues initialement, pour Juin 1991, pour me demander si je pouvais en compagnie d’un certain nombre de frères, influer sur Abassi Madani, et lui demander de « ne pas commettre l’erreur de participer à la fameuse grève contre la tenue des élections législatives » sous leur forme d’alors, et surtout, de  » décommander les marches et sit-in prévus, place du 1è Mai », ce que nous tentâmes avec R. B., mais Cheikh Abbasi Madani, qui nous avait au demeurant reçus très courtoisement, (avril 1991), nous avait répondu  » Si Merbah est dépassé, nous avons par contre l’appui de Smaïl et Tewfiq […], pas question de décommander nos manifestations […] l’armée est avec nous… »
    Lorsque j’en ai reparlé avec Si Merbah, il m’a demandé avec mon cousin R. B., de déguerpir immédiatement, avant que ce ne soit trop tard.
    Heureusement, nous sommes partis donc le lendemain, et comme par hasard, à l’aéroport, quelqu’un m’a provoqué, alors que j’étais en train d’enregistrer, voulant prendre ma place, et comme j’avais simplement protesté, il m’a attendu au contrôle de police, et conduit dans un bureau, où on m’a menacé de « disparition », je ne sais même plus comment j’ai pu échapper à leur intimidation.

    Deux années plus tard, donc, et en juillet 1993, Si Merbah, de passage à Paris, m’a appelé pour me demander s’il pouvait passer me voir à mon bureau, et si je ne m’abuse, nous nous sommes vus un Samedi, quand je suis allé spécialement à mon bureau, où il est venu me rejoindre avec son fils et une autre personne (un monsieur smart, corpulent et très grand que j’ai vu avec lui à plusieurs reprises et dont je ne me souviens pas du nom).
    Nous avons discuté de la situation en Algérie, et après une heure de discussion, il m’a demandé si je pouvais prendre en « stage son fils » et éventuellement l’aider à constituer, ou même constituer de préférence avec lui une société commerciale.
    Après cela, il m’a demandé de dîner avec lui ce soir là, en tête à tête, ce que nous fîmes du côté de son hôtel à Montparnasse (2 étoiles).
    Après une révision de la situation sécuritaire en Algérie, il a voulu savoir à quelle date je rentrerai en Algérie, pour les vacances, comme je lui avait dit, que je rentrerais probablement, si ma mémoire est bonne vers début Août, il m’a recommandé de reporter mon voyage après le 15 août, et de prévoir de passer mes vacances « en famille » avec lui à Alger plage, comme son invité chez lui « pour que nos enfants se connaissent » … avait-il dit.
    Il m’avait donc, donné un numéro de téléphone très personnel, que je ne devais utiliser qu’après cette date (si je ne m’abuse, c’était la date fatidique qui allait lui coûter la vie)…
    Avant de nous séparer, il m’avait prié de prendre en charge sa semaine de séjour d’hôtel, et de venir le lendemain le récupérer et l’emmener à Orly, d’où il devait prendre un vol pour Genève, pour « aller finaliser un accord avec quelques éléments du FIS… accord déjà conclu avec d’autres frères du FLN et du FFS.. pour la trêve et éventuellement la paix. »

    Le lendemain matin donc, quand je suis allé le récupérer et l’emmener à l’aéroport, et au moment de nous quitter, il m’avait demandé de l’accompagner en Suisse.
    Puis devant mon refus, pour raisons d’obligations professionnelles, il est demeuré très perplexe, et il s’est montré très inquiet et l’air très grave.
    Devant mon étonnement, il m’a alors confié que tout « n’était pas joué d’avance » et qu’il craignait le pire, la mission qu’il accomplissait était TOP secrète, et il la menait avec l’accord personnel de Liamine Zeroual, (non encore président mais seulement ministre le la défense).
    Il m’a demandé de lui jurer que si quelque chose devait lui arriver, je tiendrais mon engagement à propos de son fils et l’aiderait comme s’il était le mien. Puis, quand moi-même, je fus envahi par la peur, il m’a dit que « … si quelque chose devait m’arriver, Lamari ne pourrait être étranger avec Hizb França… »
    Malheureusement, à l’époque, je ne savais pas qu’il y avait deux Lamari, (Mohamed et Smaïl), d’une part, et que d’autre part, il ne pouvait me venir à l’idée que quelqu’un comme lui, pouvait être une proie aussi facile.

    Au jour convenu, entre nous, et alors que je m’apprêtais à quitter mon domicile algérois, et l’appeler pour lui annoncer mon arrivée chez lui, et avoir comme convenu les coordonnées de son domicile, Allah Le Tout Vigilant m’en a empêché avec l’arrivée imprévue de mon frère en famille…
    Le lendemain matin, après le départ de ma frère et de sa famille, j’ai donc demandé à ma femme de me donner le numéro ou bien de téléphoner à madame Merbah, pour avoir les coordonnées.
    Allah, a voulu, que pendant que nous recherchions le numéro de téléphone, la radio annonce en BOUCLE, son assassinat « Inna li Allah, wa Inna ilayhi Râji’oun ».

    Il n’est point ici question de JUGER un homme patriote, mais d’apporter un témoignage aussi complet que possible, car Allah, nous interdit de taire les témoignages.

    Kasdi Merbah, a selon la teneur de nos discussions de la veille de notre séparation été assassiné parce qu’il revenait de Suisse…
    Avait-il ramené pour Zeroual des informations qui pouvaient flétrir les « wled frança el isti’mâriya ? »
    Les « janviéristes avaient-ils peur de la paix, alors qu’ils n »avaient pas ACHEVE le travail ? »…




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  • D B
    29 juin 2011 at 20 h 11 min - Reply

    @Abdel Madjid AIT SAADI

    Merci Si Abdelmadjid, pour ce témoignage, qui ouvre des pistes de lecture sur Kasdi Merbah, et qui l’humanise, si je puis dire, qui le dépeint sous les traits d’un homme qui pense à son fils, au cas où il lui arriverait malheur. Et qui n’a pas hésité à risquer sa vie pour son pays, face à des monstres.
    C’est dire que l’homme était intègre, et qu’il ne s’était pas servi de ses fonctions, ô combien exorbitantes, pour se ménager « une poire pour la route », comme on dit en langage vénal. Je crois même que la confiance qu’il t’a témoignée procède d’un état d’esprit qui le montre sous son véritable jour. Parce que je crois que les hommes sincères reconnaissent naturellement les hommes sincères. Le temps qui a passé parle aujourd’hui pour lui, comme pour toi.
    Mais nous avons un devoir de vérité. Même s’il peut mettre bas nos plus belles illusions.
    Je crois que la vérité ne peut pas s’accommoder ni d’occultations, ni de dentelle.
    La course du temps parvient souvent à effacer, et même à édulcorer la triste réalité. On attribue à Ibn Sina ces sages paroles :« Le temps fait oublier les douleurs, éteint les vengeances, apaise la colère et étouffe la haine; alors le passé est comme s’il n’eût jamais existé. »
    Mais le devoir de mémoire, même s’il est atténué par la compassion, ou par la part des choses, a droit de cité, lorsqu’il est question de refonder la Vérité, aussi volatile et relative soit-elle. Je le sais d’autant plus, que dans l’histoire de ma propre famille, mitigée et trouble, l’histoire sera implacable, et ne bégaiera pas, lorsqu’il lui sera demandé de s’exprimer.
    Je voulais juste rappeler, sans rien dénier à cet homme, et sans rien lui épargner, que l’histoire n’a pas d’état d’âme, et qu’elle ne se laisse pas violer, sous les frondaisons. Elle est une tablette récalcitrante, au fiel comme aux encres sympathiques.
    Je ne prétends pas m’ériger ni en victime, ni en témoin, ni encore moins en juge. Mais je voulais émettre, sur feu Kasdi Merbah, allah yerhmou, ce que je sais et ce que je pense.
    Ainsi, mon cher Si Abdelmadjid, je pense sincèrement que Kasdi Merbah est un homme sincère, si tant est que nous puissions le comparer à des gens qui ont eu son pouvoir et ses responsabilités. Je crois que sa course de vie a toujours été dictée par des intérêts supérieurs. Il a cru en quelque chose d’indéfinissable pour moi, mais il y a cru. Je crois qu’il a toujours été guidé par des convictions, et non par des instincts de meute, comme ce fut le cas de ses « pairs », de ses chefs, et des « révolutionnaires » autoproclamés.
    Mais nous ne pouvons pas balayer d’un revers le rôle terrifiant, et atroce, qu’il a joué dans la vie de notre jeune nation. Car il ne faut pas oublier qu’il fut le puissant patron de la redoutable sécurité militaire, de 1962 à 1979, sans discontinuer. Nous ferions injure à l’histoire, et nous commettrions une injustice impardonnable à toutes les victimes, souvent innocentes, de cette SM qui a été chargée de surveiller les Algériens, tous les Algériens, et de liquider quiconque menacerait le pouvoir personnel de Monsieur Boumediène. Combien de gens ont été broyés durant cette épouvantable terreur, que de tortures, d’enlèvements, de liquidations…
    Combien de révolutionnaires authentiques, qui ont eu le malheur de ne pas se laisser corrompre par le système Boumediène ont été lâchement assassinés, et combien d’autres ont été réduits au silence, par mille et une méthodes, toutes aussi haïssables les unes que les autres…
    Je ne connais pas les états d’âme de Monsieur Kasdi Merbah, et je crois qu’il a tenté de se racheter, lorsqu’il a compris qu’il s’était fourvoyé dans une impasse. Parce que c’est dans les impasses qu’on se retourne pour tenter de retrouver son chemin.
    Il ne fait pas de doute qu’aux derniers mois de sa vie, il a tenté d’empêcher que son pays ne soit happé par l’étreinte mortelle qui le broie jusqu’à aujourd’hui. Il a compris enfin, après tant et tant d’atroces vicissitudes, qui étaient les vrais ennemis de son peuple, et vers quels sombres abysses ils allaient le précipiter.
    Il s’est jeté alors, à corps perdu, dans le tumulte hurlant qui déferlait sur son pays, en sachant qu’il y risquait sa vie. Ses recommandations qu’il t’avait faites, pour venir en aide à son fils, le montrent bien. Il savait qu’il allait mourir, et il persista, malgré cela, dans la voie de l’honneur. Et ce qu’il craignait se produisit. Finalement, il donna sa vie pour son peuple et son pays. Il fut assassiné par ceux-là même qui furent créés par le propre système qu’il servit pendant de si longues années. Et il a rejoint, dans une même violence forcenée, ceux-là qu’il a lui-même envoyé à la mort, en des temps qui n’étaient différents que par le discours et les méthodes.
    Comme il aurait été préférable qu’il ne fut pas le responsable de ce qui allait devenir le DRS !
    C’est là, Si Abdelmadjid, l’expression de mon sentiment sincère. Pardon si j’ai choqué les parents de Kasdi Merbah, de son vrai nom Abdallah Khalaf. Mon intention n’est dictée que par le souci de ne pas être injuste avec les innombrables victimes de la SM. Puissent-elles lui pardonner. Puisse ses ultimes intentions témoigner pour lui, en ce bas monde et auprès de son créateur ! Là où un tébuchet fait office de balance.




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  • Sema
    29 juin 2011 at 20 h 51 min - Reply

    Salam alaykoum,

    Ce point est essentiel car personne n’est duppe et d’aucuns sont dans l’attente de l’heure des comptes. La « concorde nationale » n’est en réalité qu’une bombe à retardement.
    Pour être désarmocée sereinement il est nécessaire de dévoiler publiquement le tableau noir, des officines occultes, et l’identité des commanditaires impliqués dans ces scénarios sataniques.
    Les familles des victimes ont des droits. Le pardon peut être accordé, mais uniquement et seuleument par les familles des victimes. La justice est un pilier du socle national. Le droit doit être respecté.




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  • Si Salah
    29 juin 2011 at 23 h 17 min - Reply

    Rien a redire sur l’intervention judicieuse de Si DB.
    Il y a eu 2 Merbah: le robot invisible pendant 20 ans, puis l’etre humain chez qui un peu de temps libre loin des casernes a pu provoquer une prise de conscience qui l’a poussé au sacrifice supreme en guise d’expiation.

    On aurait tellement voulu que sa repentence soit publique pour qu’il puisse etre pardonné par ceux qui ont eu « affaire » à la SM entre 62 et 80. Je suppose qu’en lieu et de place de cet acte, il voulut substituer la « paix » dont il aurait été l’artisan principal. Malheureusement pour lui et pour le pays, Lamari et Hizb Franca ont été les plus rapides à degainer…

    Si Salah




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  • Adel
    29 juin 2011 at 23 h 53 min - Reply

    Ce fut le triste destin de l’Algérie de voir beaucoup de ses meilleurs fils assassinés ou brisés par la machine répressive du pouvoir qui se mit en place dès l’indépendance – ou peut-être avant.

    Feu Kasdi Merbah se voyait peut-être comme l’héritier spirituel de Boumédiène, qu’il avait servi avec une loyauté à toute épreuve. L’homme de l’ombre, qui détenait des dossiers sur tout le monde, avait en effet dévoilé ses ambitions politiques – tout à fait légitimes, par ailleurs, pour quelqu’un qui se sentait membre à part entière du club très restreint des vrais décideurs – bien avant octobre 88. Malheureusement pour lui, le bras de fer qui s’engagea au sein de l’ANP, du temps de Chadli, entre les officiers supérieurs qui se percevaient comme les nationalistes authentiques et ceux que l’on nomme les DAF, pour le contrôle du commandement de l’Armée, se termina en faveur de ces derniers.

    Mais, en fin de compte, tous, nationalistes et DAF, ont servi le même système et ont obéi aux mêmes réflexes autoritaires. Pour eux, le respect passe obligatoirement par la peur et un bon opposant politique est un opposant domestiqué ou liquidé, la pensée unique étant leur seul crédo politique. Il est vrai que la phase 65-79 a été marquée par des choix économiques socialistes orientés vers le développement du pays et que l’étape qui suivit fut celle de la mise en place d’une politique de pillage qui permit à une véritable mafia de prendre possession du pays. Il n’en demeure pas moins que la continuité entre les deux est réelle, car inscrite dans la structure du pouvoir. La SM, tout autant que le DRS, avait pour mission de protéger le système, donc les tenants du pouvoir. Tout opposant était considéré comme un élément nuisible qu’il fallait neutraliser afin de préserver le système. Kasdi Merbah ne fut-il pas en fin de compte victime de cette logique de la liquidation qu’il avait défendue par le passé et de la machine répressive aveugle qu’il avait contribué grandement à mettre en place?

    Feu Kasdi Merbah avait peut-être pris conscience après le putsch de 92 des limites et des dangers mortels pour le pays du système autoritaire qu’il avait servi loyalement, mais on ne change pas de culture politique comme on change de chemise et l’ex tout-puissant chef de la SM avait continué à user des mêmes méthodes basées sur le culte du secret et le travail de l’ombre. S’il avait pu prendre le dessus sur ses adversaires, aurait-il réussi à réformer le système et à mener le pays dans la bonne voie? Nous ne le saurons malheureusement jamais.




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  • SAID
    30 juin 2011 at 2 h 02 min - Reply

    Je crois que nul n’est dupe dans cette affaire et tout le monde sait que celà est l’oeuvre du pouvoir occulte. Par contre ce qui est interessant à plus d’un titre, c’est les temoignages des uns et des autres sur leurs « relations » respectives.
    Par exemple, le fait de savoir que Abassi Madani avait la caution de smail et autre, celà suggere qu’il s’est fait manipuler pour se faire disqualifier par la suite. Comme quoi l’autonomie des hommes par rapport au systeme reste une utopie !! tout est question de calcul et chacun fait son compte au detriment de la plebe.
    ar-tufat




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  • Salah Bouzid
    30 juin 2011 at 5 h 23 min - Reply

    Deux points:

    1- La SM n’était pas une institution monolithique; Kasdi Merbah s’occupait surtout des affaires de sécurité intérieures à l’armée. Il avait indiqué ce point dans une interview dans les années 89-90. Il avait affirmé que Boumediène disposait d’une SM-parallèle dirigée par Messaoud Zeggar pour les règlements de compte (Krim Belkacem, Khider, etc). D’un autre coté, il y avait aussi la DGSN sous Draïa qui était derrière pas mal de coups tordus. Ajouté à cela, le fait que les chefs locaux tels que les Mouhafids avec les chefs de régions militaires étaient eux-même puissants et dans certains cas fermaient l’oeil sur des dépassements, quand ils ne les commettaient pas eux-mêmes.
    Kasdi Merbah savait tout celà, comme tout le monde, et sans doute acceptait la situation parce que c’était considéré sous le seuil du tolérable. Bien sûr, ceci ne peut réconforter les gens qui ont perdu un proche parent pendant toute cette durée 62-79.
    2- Zeroual avait chargé plusieurs personalités pour trouver une issue à la crise. Cette sphère que l’on nomma les dialoguistes fut décimée par le clan des éradicateurs et pour brouiller les pistes, nombre d’intellectuels souvent gauchistes et anti-islamistes, comme Bousebci, furent les frais. Je crois que Senhadji est l’un des rares rescapés de cette tendance ayant encore un poste de responsabilité au MDN.




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  • guerriere de la lumière
    30 juin 2011 at 14 h 49 min - Reply

    Il n’est pas de « LALLA Zineb » espèrant que l’interview a été reportée fidelement !!!!!
    —————————————————-
    Nacer Boudiaf. Fils du président Mohamed Boudiaf assassiné en 1992
    «On ne peut pas bâtir l’avenir sans la vérité…»
    le 30.06.11  »
    ————————————————
    C’est le 19e anniversaire de son assassinat, un certain 29 juin 1992. Et comme chaque année, des cérémonies de recueillement à sa mémoire sont organisées au cimetière El Alia, à Alger. C’était le cas hier aussi. Mais la vérité sur son assassinat n’est toujours pas connue. Les Algériens ne sauront peut-être rien sur la liquidation physique de l’homme qui les a fait rêver durant les cinq mois qu’il a passés à la tête du Haut-Conseil d’Etat (HCE), en l’occurrence le président Mohamed Boudiaf. Son fils Nacer revient ici sur l’affaire et annonce la publication d’un livre intitulé Boudiaf, l’Algérie avant tout, qui raconte les 166 jours passés par son père au HCE. Un ouvrage qui, dit-il, informera les Algériens sur les difficultés auxquelles avait fait face Tayeb El Watani pendant cette période.

    – Vous venez d’éditer un livre sur les 166 jours de Mohamed Boudiaf à la tête du HCE. Les Algériens auront-ils l’occasion de connaître plus de détails sur l’homme qui les a fait rêver ?

    Oui, les Algériens auront une petite idée sur Mohamed Boudiaf, par exemple à l’école primaire, défendant déjà l’Algérie ; son directeur d’école, M. Brett, le qualifiait déjà de «dangereux pour la France».
    Le lecteur sera informé des difficultés auxquelles avait fait face mon père pendant les 166 jours passés à la tête du HCE, notamment les affaires qui ont éclaboussé le système à son époque.

    – Une enquête avait été ouverte après l’assassinat du président Mohamed Boudiaf, le 29 juin 1992. 19 ans après, les résultats de cette enquête n’ont pas été rendus publics. Pourquoi, selon vous ?

    Cette question mérite d’être posée à qui de droit. Effectivement, comme beaucoup de questions qui intéressent le peuple algérien, la vérité sur l’assassinat du président du HCE est toujours attendue par le peuple. C’est un assassinat politique, son traitement est politique et ses résultats sont politiques. On ne peut pas bâtir l’avenir sans la vérité sur le lâche assassinat d’un homme qui n’a jamais couru derrière le pouvoir, mais derrière lequel le pouvoir courait pour le mettre au sommet.
    Une fois que l’homme, de par son envergure historique, sa droiture exemplaire, son franc-parler dans le langage populaire, son adoption par le peuple, après cinq mois dans des circonstances des plus difficiles, a réussi à susciter l’espoir, il a été lâchement assassiné. Le peuple se sent frustré et attend toujours la vérité.

    – Que comptez-vous faire pour exiger que la lumière soit faite sur cette affaire ?

    L’assassinat de mon père a fait beaucoup de mal. Le mal, on le soigne chez le médecin. En Algérie, les gens de tous bords, quand ils sont mal soignés chez nous, consultent les médecins à l’étranger.
    C’est à nous de voir où doit-on soigner le mal fait par «l’acte isolé». C’est à la justice algérienne, dans la perspective des réformes attendues, de répondre à cette attente du peuple.

    – Votre défunt père avait fondé un parti politique, le Rassemblement patriotique national (RPN) qui n’existe plus aujourd’hui dans le paysage politique. Comptez-vous relancer cette formation afin de défendre les idéaux de Mohamed Boudiaf ?

    Effectivement, mon père avait pensé au RPN comme un contre-pouvoir. Maintenant, les choses ont changé.
    La jeunesse me presse ouvertement de «reprendre le flambeau du défunt Boudiaf». C’est à la jeunesse de se prendre en charge.

    Madjid Makedhi




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  • guerriere de la lumière
    30 juin 2011 at 15 h 00 min - Reply

    et la liste est encore très très très exhaustive de ceux qui se sont frotter de prêt à la bête et qui se sont fait piqués.
    —————————————————–
    19e anniversaire de la mort de Slimane Amirat
    Des geôles du colonialisme aux geôles du régime

    1er juillet 1992 s’est éteint un valeureux moudjahid, Slimane Amirat, suite à une attaque cardiaque qui l’a terrassé au moment où il se recueillait sur la dépouille de son ami de combat, le président Mohamed Boudiaf, assassiné trois jours auparavant à Annaba.

    D’aucuns se souviennent de cette séquence terrifiante de cette fin juin 1992, quand Slimane Amirat s’est écroulé devant la dépouille de Tayeb El Watani couverte de l’emblème national. Ce jour-là, l’Algérie a perdu deux de ses valeureux fils qui l’ont aimée jusqu’à la moelle, chérie jusqu’à sacrifier des années de leur vie dans les prisons coloniales d’abord, puis dans celles du régime abject d’Alger par la suite. Pour commémorer l’anniversaire de la mort de Slimane Amirat, la fondation qui porte son nom a annoncé, hier dans un communiqué, qu’un recueillement sera organisé à 10h sur la tombe du défunt au cimetière El Alia. Et à partir de 15h, une cérémonie de commémoration est prévue au Palais de la culture avec la projection d’un film documentaire sur le parcours du défunt. Selon une biographie élaborée par la fondation, Slimane Amirat est né le 24 juillet 1929 à M’chedellah, à Bouira.

    Il était père de quatre enfants. Il a rejoint les rangs de l’ALN très tôt, en 1955. «Son contact se fera directement avec Abderrahmane Mira. Ce dernier remarquant son dynamisme et ses qualités d’homme de terrain, un homme dur et fonceur, le sollicita pour se rendre en France, afin de travailler à la sensibilisation de l’émigration algérienne.» Il est choisi, indique la même source, par le FLN «pour mettre sur pied et diriger les groupes de choc de la région parisienne, afin de lutter contre les messalistes du Mouvement nationaliste algérien (MNA). Il a été arrêté en 1958 et emprisonné à Constantine, à Djorf et à M’sila».
    Durant sa détention, ajoute la fondation, «il organise les prisonniers et fait en sorte de continuer la lutte». Une fois libéré, il rejoint la France muni de faux papiers et reprend la direction des groupes de choc de la région parisienne. En 1961, souligne la même source, il est arrêté, sur dénonciation, une seconde fois. «Il sera torturé au camp de Saint Maurice de l’Ardoise, puis au camp de Larzac, d’où il ne sortira qu’au cessez-le feu. Il doit sa vie sauve à une manifestation organisée, à Paris, par des étudiants algériens et français».

    Après le cessez-le-feu, le défunt a fait face à l’OAS, et ce, jusqu’au conflit des wilayas. «Slimane Amirat suit la légitimité du GPRA.» «Il était de ceux, avec Krim Belkacem et Mohamed Boudiaf, Mohand Ould Hadj et d’autres, qui ont tenté de créer l’UDRS.» Selon la Fondation, «il se retrouvera ensuite au FFS et est condamné à mort par contumace pendant le procès contre Hocine Aït Ahmed et le colonel Chaabani.»
    Slimane Amirat entre dans la clandestinité et avec Krim Belkacem et d’autres militants de la cause nationale ; il participe à la création d’un nouveau mouvement d’opposition le Mouvement démocratique pour le renouveau algérien (MDRA) le 18 octobre 1967. «La réaction brutale du pouvoir conduit à son arrestation le 7 juillet 1968.» Il est mis en détention secrète pendant plus de 9 mois pendant lesquels il a été torturé, avant d’être jugé et condamné à la peine capitale par la cour de la révolution d’Oran, souligne la fondation, qui rapporte également que «pendant quatre ans et demie, il restera enfermé au quatrième sous-sol de la prison militaire d’Oran, le tristement célèbre fort de Santa Cruz».

    «Et alors qu’on lui demandait de formuler sa demande de grâce au président Boumediène, il réclamait le respect de ses droits de prisonnier politique ou l’application effective de sa peine, c’est-à-dire son exécution», précise la même source.
    Après quatre années passées à la prison d’Oran, il est transféré à la prison de Berrouaghia où il reste en détention pendant deux autres années. Il est ensuite conduit à la prison d’El Harrach, où il passe six mois. Il est libéré enfin le 23 juin 1975, une semaine après le décès de son père. Le combat pour ses idées a continué dans la clandestinité jusqu’en 1989, date de la naissance du pluralisme. Le MDRA a officiellement été agréé en janvier 1990.

    Said Rabia




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  • NEDJMA
    30 juin 2011 at 18 h 22 min - Reply

    Le ficheur qui a fiché les algeriens.
    Le casseur des os des algeriens.
    Le faucheur de compatriotes de qualité.
    Le petit big brother algerien.

    Le despote specialiste de la répression qui déteste la démocratie populaire,vivant pas sûr qu’il va aimer le mot DÉGAGE ET ARRHEL.




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  • Amir
    1 juillet 2011 at 13 h 09 min - Reply

    Si Abdel Madjid, je vous remercie pour votre témoignage que je confirme, en rajoutant qu’il m’a lui-même dit, après que nous ayions quitté votre bureau, que vous lui aviez avancé 50.000FRF pour financer son voyage en Suisse.
    Si Merbah, ne descendant pas dans les palaces, mais dans des petits hôtels, comme celui où il rencontrait Si Abdel madjid, quand il venait à Paris, car il n’avait que son salaire pour vivre et ses économies fruits de dizaines d’années au service de l’Etat. (je suis le monsieur que cite si Abdel Madjid et dont il dit ne pas connaitre le nom, car c’est ce que voulait si Merbah).
    A ceux qui disent que Si Merbah, participait lui-même aux séances de tortures, je leur dis: Craignez votre conscience, ne dites pas des choses par ouï dire !

    Le bourreau, Rougi, alias Benhamza, recevait DIRECTEMENT ses ordres de Boumedienne, et il en profitait pour narguer Si Merbah qui N’a JAMAIS été lié ni de près, ni de loin, à AUCUN des crimes politiques perpétrés tant en Algérie, qu’à l’étranger.
    Nous ne nous occupions que de sécurité extérieure, d’abord et avant tout et ensuite de sécurité économique et c’est ainsi que nous avions découvert des gens de talent et surtout probes et incorruptibles comme Si Abdel Madjid et une dizaine d’autres, SEULEMENT, sur plus de 600 hauts fonctionnaires et cadres supérieurs de l’Algérie que nous avions surveillés, sur près de vingt ans.

    Tous bien entendu, ont été éliminés pour une raison ou une autre, par les Chadli et Snp Ahmed Abdelghani et leurs équipes de vautours qui ont mis en coupe réglée l’Algérie, après la libéralisation Chadli-Belkheir, qui a promu des : je sais que tu manges, donc moi aussi je manges et je fais manger autour de moi, pour me maintenir et mieux servir le système de la rapine érigée en raison d’Etat; baptisée :l’homme qu’il faut, à la place qu’il faut ! par le grand nigaud Brahim La science…

    Si Merbah a bien entendu des défauts trés graves, mais en aucun cas, il n’a trahi l’Algérie, et sa révolution qu’il croyait servir aveuglément, ce dont il a pris conscience trop tard, malheureusement, comme il se plaisait à nous le répéter quand il était premier ministre, son chef de cabinet Ait Ouyahya, pourrait en témoigner.

    Il fut pour nous un exemple, j’ai été à ses côtés de très nombreuses années, et je sais de quoi et de qui je parle.
    S’il fut dur avec nous, c’est parce qu’il ne vivait que pour DEFENDRE ce qu’il croyait être les intérêts supérieus de l’Algérie, mais JAMAIS en assassinant ou en torturant comme le laisse penser ceux qui ne connnaissaient pas les arcanes des services, de la gendarmerie de Bencherif, et de la police de Draïa, l’homme lige de Boumedienne, avec Slimane Hoffaman, ou encore les éléments de Boussouf et de Rachid Casa alias Messaoud Zeggar, les videurs de l’extérieur, au service du système mis en place avec l’aide des allemands, et qui n’avaient de comptes à rendre qu’à Boumédienne, qui les craignait lui-même…

    L’intérieur était pris en charge du point de vue politique, par aussi bien les mouhafedh qui ne rendaient compte qu’aux hommes du système de l’appareil du parti, et à leurs amis des services parallèles à la SM, et qu’utilisait Boumedienne pour contrôler les activités politiques du pays et des notables importants.

    La SM, contrôlée par Merbah, ne contrôlait de par les ordres de Bmoumedienne que l’aspect de sécurité économique, ou bien elle s’occupait de contre-espionnage, et elle n’était que trés rarement impliquée dans la sécurité politique qui était du resoort de Draïa et Bencherif, avant tout, ainsi que de membres de la SM, détachés auprès de la présidence.




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  • boukezouha abdelouahab
    1 juillet 2011 at 14 h 17 min - Reply

    salam .
    Kasdi Merbah a été assassiné par les siens, par ses proches des services. Avait-il une solution pour l’Algérie dans ses bagages ? Peut-être. Mais permettez-moi d’en douter très fortement. Ses partenaires supposés dans ce virtuel compromis pour la paix dont parle M. Abdelmadjid Aït Saadi sans être lui-même sûr qu’il existât, n’en disent mot ni du côté du FIS de Genève, de Bonn ou de Washington, ni de celui du FFS, il faudra poser la question à Hocine Aït Ahmed, seul décideur pour ce parti en cette matière comme en d’autres, ni le FLN que pilotait Abdelhamid Mehri qui n’est pas, fort heureusement pour lui, atteint de la maladie d’Alzheimer. Ni encore le général Liamine Zéroual qui aurait pu être, selon M. Aït Saadi, le destinataire d’informations sur les « wled frança el isti’mâriya». Alors qu’ils parlent ! Qu’ils témoignent ! Puisque, en effet, comme le dit M. Abdelmadjid Aït Saadi, « Allah, nous interdit de taire les témoignages. »

    Je veux dire, ici, que le « Hizb França » et les « wled frança » ne sont pas nés en 1990. Dès 1958-1959, ces derniers occupaient déjà de très hautes fonctions militaires autour du chef d’Etat-major général de l’ALN et de celui du MALG dont Kasdi Merbah fut un des proches avant de rejoindre le colonel Houari Boumédienne à Ghardimaou. Croyez-vous, M. Aït Saadi, que Kasdi Merbah ignorait que les « généraux » janviéristes appartenaient et servaient le « Hizb França » ? Que ne leur aurait-il pas fait la guerre au moment de sa toute puissance, tout au moins ne les aurait-il pas dénoncés devant le peuple ? Kasdi Merbah servit fidèlement le protecteur des « wled frança » à la tête de la redoutable Sécurité militaire de 1962 jusqu’à 1979. Croyez-vous également M. Aït Saadi que Kasdi Merbah alias Abdellah Khalef, durant ces 17 années de pouvoir absolu, de bons et loyaux services, faisait la chasse aux papillons ?

    Vous le savez. Vous ne pouviez ignorer sa besogne. Défendre la sécurité de l’Etat ? Que nenni ! J’invite ceux qui ne le savent pas de demander aux opposants au Régime de Ben Bella ce qu’ils ont subi. La Sécurité militaire n’était pas la seule à les persécuter. Le chef des services spéciaux de la Présidence, Mustapha Fettal dit « sauterella » ou les successifs directeurs généraux de la DGSN jusqu’au coup d’Etat du 19 juin 1965 (Mohamed Medjad, Mohamed Yousfi, Mohamed-Larbi Tayebi (un commandant de l’ALN proche de Boumédienne) et Mohamed Yadi El Ouassini, un très proche de Ben Bella, ne sont pas en reste. J’ajoute Salah Vespa, de son vrai nom Salah Hidjeb, ancien truand devenu commissaire central d’Alger que je ne veux même pas qualifier, et les frères Hammadache qui servaient ses basses œuvres notamment à la direction de la police judiciaire pour l’un d’eux.

    Vous ne pouvez, aujourd’hui, M. Aït Saadi, dédouaner Kasdi Merbah de son rôle de chef de la répression d’un pouvoir illégitime et qui le demeure près de 50 ans après l’accession du pays à l’indépendance, qui a fait, que vous le vouliez ou non, le lit du « Hizb França » et des Janviéristes.

    Kasdi Merbah pouvait vouloir la trêve et la réconciliation mais encore une fois il ne pouvait ignorer que les tenants du pouvoir militaire, les décideurs comme l’ont dit, rejetaient toute négociation et refusaient tout compromis. Cet homme dont disait qu’il détenait des dossiers sur tout le monde susceptibles de faire sauter plusieurs fois la République est mort assassiné par ses « frères » d’armes sans avoir laissé un quelconque indice sur le mobile du crime, sans avoir informé ses hommes de confiance qui se taisent des dangers qu’il encourait parce qu’il était – simple hypothèse – en train de préparer une table ronde entre des chefs islamistes (lesquels ?) capables de signer la paix en dehors de Abassi Madani et de Ali Benhadj ou sans leur caution à cette époque, et les militaires qui tiennent les rênes du pays. Le général Liamine Zeroual qui était alors le ministre de la Défense n’était pas autonome et ne pouvait décider à lui seul de la guerre et de la paix. Il obéissait, en principe, à la quintette qui formait le Haut Comité d’Etat, en réalité, il n’avait qu’un seul maître : le « général » Khaled Nezzar qui l’a nommé à ce poste. « Wled frança » commandaient aux « moudjahidine de l’ALN » qui s’exécutaient. Comble de l’indépendance. Kasdi Merbah ne pouvait dénoncer le patron du « Hizb França » auprès de son obligé, de son subordonné pour être moins blessant. Il ne faut pas oublier que c’est Khaled Nezzar devenu membre du Haut Comité d’Etat qui nomme Liamine Zeroual à la tête du MDN.

    Je demande à M. Aït Saadi de remplacer les noms de Tewfik Médiène et de Smaïn Lamari par ceux de Kasdi Merbah et du commandant Maarouf qui étaient venus le voir à Paris pour influencer Abassi Madani de « ne pas commettre l’erreur de participer à la fameuse grève contre la tenue des élections législatives. » A lire les propos de certains, on croirait que l’Algérie vivait sous le Régime de Boumédienne dans une démocratie qui respectait les droits de l’homme, où les assassinats n’ont jamais eu lieu, les emprisonnements et la torture d’opposants politiques n’ont jamais existé – et c’est la Sécurité militaire qui en était chargée. Citons pour mémoire les assassinats de Mohamed Khider en 1967 et celui de Krim Belkacem en 1970 commis pour le premier par un truand à la solde de la S.M comme vingt ans plus tard en 1987 dans l’assassinat de Ali Mécili qui avait travaillé sous les ordres de Kasdi Merbah, et par un commandant de la même S.M, Hamid Aït Mesbah, pour le second. On ne juge pas les uns et les autres sur le nombre des crimes qu’ils ont commis, fait commettre ou couvert sous prétexte de la protection des intérêts supérieurs de l’Algérie. La « raison d’Etat » a servi de cache sexe à la liquidation d’adversaires politiques depuis au moins le 26 décembre 1958 avec l’assassinat de Abane Ramdane. Assassiner Khider et Krim serait, selon certains, un acte patriotique.

    Que M. Abdelmadjid Aït Saadi me pardonne, mais en mai/juin 1991 Kasdi Merbah jouait un jeu de coulisses qui ne se réduit pas à l’entrevue qu’il a eu avec lui. Sa position sur cette grève « politique » était plus qu’ambiguë parce qu’il apportait officiellement et publiquement un soutien aux revendications du FIS. Le MAJD comme les 7 autres partis avec lesquels il avait conclu un accord, réclamaient la formation d’un gouvernement de transition chargé de préparer des élections législatives mais aussi une élection présidentielle anticipée. « Ces élections présidentielles, déclarait Merbah, auraient le mérite de clarifier la situation politique par l’élection d’un président auquel la population ferait confiance parce qu’elle l’aura élu à la majorité parmi un certain nombre de candidats ; elle va donc le soutenir pour régler un certain nombres de problèmes (…). » D’autre part, je lui rappelle que c’est ce groupe des 7 + 1 auquel le MAJD appartenait qui avait menacé le premier d’organiser une grève générale « pour bloquer le découpage électoral » injuste. Le FIS n’avait fait que le prendre de vitesse. Je déplore que M. Aït Saadi laisse ainsi planer le doute sur une improbable collaboration de Abassi Madani avec les services de Tewfik et de Smaïn.




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  • HOUARI
    1 juillet 2011 at 16 h 42 min - Reply

    Certains pensent que les Algériens viennent de la planète des singes . Mais c’est quoi cette façon de se moquer du peuple???????????????????????????????????????????????
    Cela fait des décennies depuis que feu Kasdi est mort et c’est en juin 2011 que l’on pense que le peuple vienne d’apprendre qui l’a tue…………………..
    Un peu de respect a ce peuple car il le savait depuis sa mort, C’est comme si qu’en 2030 on nous annoncera que feu Boudiaf a été assassine par un clan du pouvoir…………………………………..
    En Algérie tout le monde sait qui tue qui ?? tout le monde sait qui a créer le terrorisme ??? et qui sont les terroristes ?????????????????????????????????????.
    C’est vrai qu’il y a beaucoup d’Algériens qui croient au père noël mais hélas j’en fais pas partie .




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  • Afif
    1 juillet 2011 at 17 h 48 min - Reply

    @ boukezouha abdelouahab :

    Extrait de votre dernier post : « J’invite ceux qui ne le savent pas de demander aux opposants au Régime de Ben Bella ce qu’ils ont subi. La Sécurité militaire n’était pas la seule à les persécuter. Le chef des services spéciaux de la Présidence, Mustapha Fettal dit « sauterella » ou les successifs directeurs généraux de la DGSN jusqu’au coup d’Etat du 19 juin 1965 (Mohamed Medjad, Mohamed Yousfi, Mohamed-Larbi Tayebi (un commandant de l’ALN proche de Boumédienne) et Mohamed Yadi El Ouassini, un très proche de Ben Bella, ne sont pas en reste. J’ajoute Salah Vespa, de son vrai nom Salah Hidjeb, ancien truand devenu commissaire central d’Alger que je ne veux même pas qualifier, et les frères Hammadache qui servaient ses basses œuvres notamment à la direction de la police judiciaire pour l’un d’eux. »

    Alla yarham Vavak, dites-nous pourquoi vous avez visé uniquement la période très courte de Ben Bella (trois années) sur une longue période de 17 années (1962/1979) durant laquelle Si Merbah a dirigé la SM.

    Quelle a été votre intention dans ce choix ? Dieu, qu’Il soit exalté, est témoin de ce que vous direz.

    En ce qui me concerne, mon intention est de dire la vérité, toute la vérité sans rien occulter, quels que soient les personnages concernés et je reprends à mon compte ce qu’a dit le frère DB dans son dernier post : « Mais nous avons un devoir de vérité….Je crois que la vérité ne peut pas s’accommoder ni d’occultations, ni de dentelle. »




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  • Alilou
    2 juillet 2011 at 3 h 37 min - Reply

    En tant que personne Lambda, j’ai l’impression de vivre un feuilleton de james band…ou Matahari

    Dieu accorde le droit au repentir a toute personne, si Mr Merbah a eu droit a la clemence du divin et avoir pris conscience de son heure pour le repentir, nous n’avons aucun droit de le lui retirer ni d’en douter.

    Maintenant a tous les intervenants sur LQA dont je viens de lire les temoignages, pensez vous aussi a laver vos consciences avant l’heure que DIEU seule sait quand le couperet tombera sur nous tous, repentez vous et dites haut et fort a ce pauvre peuple qu’on martyrise depuis des siecles LA VERITE, TOUTE LA VERITE ET RIEN QUE LA VERITE. Soyez des hommes et dites nous les 4 verités sur notre veritable histoire, sur les traitres et denoncez les et jugeons les.

    C’est votre devoir et obligation envers DIEU en premier, le peuple et la nation, si vous prentendez tous etres des nationalistes et des patriotes dites nous tout. Comme dit un vielle adage de chez nous, faites du bien et oubliez le, mais si vous avez fait du mal, rappelez-vous en afin de demander pardon et de vous repentir…

    D’ici la, moi je continue a fumer mon thé et apprecier le festival de jazz…je crois toujours a papa joel…a moins que vous me demontriez le contraire….




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  • Amir
    3 juillet 2011 at 12 h 47 min - Reply

    @ boukezouha abdelouahab :

    Je constate que le témoignage de Si Abdel Madjid AITSAADI, a suscité plus d’interrogations de votre part, qu’il n’en a réglé.
    Celà est tout à fait normal, du simple fait que la personne de Si Merbah, ne pouvait laisser aucun Algérien qui a vécu la terrible période entre 1962 et 1965, d’abord, puis ensuite, 1965 à 1973, et surtout la période de quasi répit entre 1974 et 1977, insensible aux remous qui ont caractérisé notre société, pour les « avertis » s’entend.
    En effet, durant la période Ben Bella, les « vrais patrons de la SM », étaient autres que ceux que chacun connait.
    Si Merbah et Boussouf avec Zeggar, dépendaient du ministère de la défense dirigé de main de maître par Boumedienne, il faut savoir que Ben Bella se défiait totalement d’eux, et il était plus proche des « services » égyptiens que des algériens, d’une part, et pire, il était entouré de « gauchisants français, dont Hervé Bourges » qui, avec d’autres « yougoslaves, allemands de l’Est, cubains et soviétiques », lui donnaient l’illusion qu’il faisait partie du « gratin des non alignés » les plus « engagés ».
    Mal lui a pris, car à force de persister dans cette voie, chacun de ces services « alliés » a infiltré ses « hommes » et ses taupes parmi les Algériens eux-mêmes, qui eux aussi se voyaient « combattants internationalistes anti-impérialistes ».
    La suite nous la connaissons, et c’est cette faille qui a permis à Boumédienne de se « débarrasser » d’un Ben Bella mégalomane, et compter sur la « collaboration » unanime de toutes les tendances de « nos » services, pour une fois unis contre Ben Bella, qu’ils considéraient au service d’intérêts autres que ceux de d’une Algérie, qui venait à peine de recouvrer son indépendance et avait d’autres priorités sociales et de développement, autres que la lutte en première ligne contre l’impérialisme US ou la guerre Est-Ouest.
    Lorsque nous avons pris après le « surseaut révolutionnaire du 19 juin 1965 », les rênes du pouvoir (SM et autres services), Boumedienne n’avait qu’une seule ambition, éliminer les traces du Ben Bellisme, et pour ce faire, il a effectivement mobilisé certains des hommes les plus « crapuleux du système » hérité malheureusement de la « Révolution », hélas mille fois hélas, comme aimait à le répéter Si Merbah, y compris, en présence de Boumédienne, qui « savait, mais faisait contre mauvaise fortune, bon coeur », comme il nous l’a dit un jour avant les nationalisations pétrolières de 1971, quand il avait à trancher sur un problème entre Abdeslam, Mahroug et le CNES de Cherif Belkacem « si Djamel », après que Kaïd Ahmed, ait fait le procès de la révolution agraire et pris à partie Tayebi Larbi en conseil de la Révolution, ainsi que Belaïd Abdeslam, qu’il considérait « trop lié à des bureaux d’études » liés à la même maffia qu’il dénonçait pourtant, du nom de « vautours ».

    Mais, comme aujourd’hui, la manne pétrolière après 1971, et surtout octobre 1973, et la hausse vertigineuse des prix du baril, allait opposer les compagnies pétrolières US aux groupes français qui continuaient d’opérer en Algérie, en association avec Sonatrach, dirigée par des hommes trés à l’écoute de Paris, certes, mais aussi des américains avec lesquels les unissaient pour certains des liens de famille, avec les plus hauts dirigeants de ces cercles pétroliers.
    Pour réussir à imposer un « modus vivendi », entre ces différents groupes, il a fallu que Boumedienne accepte de voir sacrifier sur l’autel de l’élimination de SH, des gens comme Si Abdel Madjid, ou Khelil, par exemple et bien d’autres, dont la compétence était un gage pour tous nos partenaires de la continuité de l’exploitation de nos champs pétroliers selon les normes internationales.
    En effet, ces compétences seront éliminées, pour séparer les adversaires sur la politique énergétique et la conservation des gisements, que représentaient les ingénieurs comme Ait Saadi Abdel Madjid et Chakib Khelil et leurs équipes, dont de nombreux ingénieurs algériens restés autour d’eux parmi les ex ingénieurs SNPA, CREPS, CFPA, Repal, Sinclair, après les nationalisations.
    Malheureusement, la différend se règlera au détriment des compétences, et les ingénieurs et autres cadres de haute compétence de Sonatrach, seront « envoyés » pour « aider la Libye, les Emirats arabes unis », et les « patrons » comme Si Abdel Madjid, gardés au four soit comme conseillers à la Présidence-Chakib Khelil-, soit affectés dans d’autres secteurs, comme Si Abdel Madjid, si je me rappelle bien à SNS, en lui faisant croire qu’il devait rejoindre l’ONUDI, à Vienne, qu’il ne rejoindra jamais, tant la haine de Abdeslam et de Ghozali, à leur égard était inassouvissable car c’étaient les SEULS qui osaient lui tenir tête, lui sachant que leurs arguments techniques étaientt non seulement imparables, mais plus conformes aux vrais intérêtes à long terme de l’Algérie, car il ne faut JAMAIS perdre de vue qu’Abdeslam, malgré tous ses défauts est un vrai nationaliste concerné par les intérêts de l’Algérie.
    Si Abdeslam avait opté pour le trio qui dirigeait Sonatrach, et les équipes autour de lui, au ministère, c’était uniquement parce que ces derniers étaient PLUS NOMBREUX, et que ce faisant, il ne voulait pas sacrifier la quantité dont il avait besoin pour gérer son immense domaine industriel et énergétique, en prenant fait et cause pour des « techniciens considérés comme trop américanisés », ce qui ne l’empêchait pas de compter parmi ses « équipes gagnantes » un Ait Lahoussine, plus américain que les américains eux-mêmes, mais là est une autre histoire de ces paradoxes de notre politique pétrolière.
    Nous avions donc, pour charge de tenter de « séparer les antagonistes » et effectivement, nous avons malheureusement protégé les « tièdes », les hommes au garde à vous, et nous avons laissé partir nos élites techniques et intellectuelles, malheureusement, dans tous les domaines.
    Cela, nos services ont en pris conscience dès 1977, et c’est ainsi que Boumedienne, avait commencé à en prendre conscience, mais trop tard, en effet, car, ensuite sa maladie va le ronger, il voudra faire une course contre la montre, mais c’était déjà trop tard.
    Si Merbah, pensant que Chadli, ne pouvait être qu’un président provisoire de transition, se trompera LOURDEMENT, une fois encore, et CHADLI, finira le sale boulot, pour éliminer définitivement les cadres nationalistes et compétents, qu’il remplacera par d’autres DOCILES, et ordres seront donnés de « laisser faire », pour pouvoir constituer des « dossiers sur les gens » et les tenir et faire chanter ensuite.

    Ainsi fit-il fait, et à cela Si Merbah, tenta de s’opposer, et lui-même sera d’abord éliminé de tous les ministères, et ensuite Merbah, s’opposera frontalement avec les DAF autour de Chadli, alors que ceux-ci étaient tenus en laisse par un Boumedienne qui en avait fait des « agents techniques » dans l’armée, pour ne pas dire des « coopérants techniques ».
    Avec Chadli, les ex « coopérants techniques-DAF », prendront le pouvoir et Chadli, deviendra leur magnétophone.

    On pourra reprocher beaucoup de choses à Si Merbah, mais tout comme pour Si Abdeslam, on devra reconnaître qu’ils n’ont JAMAIS trahi l’Algérie, mais qu’en se mettant comme simples commis de l’Etat, au service de l’Algérie, ils ont fait des omelettes et cassé des oeufs, sans pour autant avoir réussi leurs omelettes, car ils devaient TRAVAILLER avec les forces en présence (ingrédients à disposition) et ils n’avaient en conséquence aucun CHOIX, sinon de faire pour le mieux, qui n’est pas synonime du MEILLEUR, loin s’en faut




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  • MissTmourt
    3 juillet 2011 at 19 h 44 min - Reply

    @ Amir,

    Merci pour les infos. Le passé est important, mais la question est : que fait-on maintenant ? Ou du moins qui au sein du pouvoir est prêt à agir avant qu’il ne soit trop tard.

    Reste-t-il des officiers nationalistes ?




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  • NEDJMA
    3 juillet 2011 at 21 h 42 min - Reply

    L’élite au miroir:un clivage toujours present accomoder ou confronter l’ordre autoritaire?

    Célébrer les justes et non les traitres; fidélité aux meilleurs ALGERIENS morts et vivants.




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  • Elforkan
    3 juillet 2011 at 22 h 58 min - Reply

    Ahmed BenBella «  » jetez vos haiks » lança t-il aux femmes dans un de ces premiers discours !!! comme si le Haik ( quoique le haik n’est pas signe de pudeur!) était la cause de nos malheurs !!!

    Non, s’il avait continué sur sa lancée, ça ne serait pas tellement grave, mais pourquoi ce revirement à 180°, une fois vieux et sentant sa mort toute proche ? pourquoi tout jeune, il était communiste anti haik et une fois vieux , un grand intégriste ? Croit-il le pauvre que Dieu est un humain , donc leurrable, comme l’est le commun des mortels ?
    Non monsieur BenBella, rien ne sert de courir, il aurait fallu partir à point…..pour le bon Dieu, une journée de piété dans sa jeunesse, pèse plus qu’un milliard d’années de prières à la Mecque, dans sa vieillesse…..la vieillesse ne peut rien, ni se saouler, ni veiller, ni courir les femmes ,alors, lui resterait-il autre chemin que celui de la mosquée..




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  • Afif
    4 juillet 2011 at 0 h 04 min - Reply

    Cher Elforkan :

    Dans mon précédent post, j’ai dit qu’il faut dire la vérité et rien que la vérité quels que soient les personnages concernés, qu’on soit d’accord avec eux ou pas : il faut appeler un chat un chat.

    Pour ton information, je te donne un extrait d’une lettre qu’a adressée Ben Bella à Abbane Ramdane en Octobre 1956 avant son arrestation et juste après le Congrès de la Soummam qui l’a fait réagir dans cette lettre :

    « Je viens de recevoir la plate-forme politique et le procès-verbal du 20 août (NDLR : Congrès de la Soummam), ainsi que la lettre explicative de Hansen (NDLR : Abbane).

    … Compte tenu, d’une part, de votre intention de rendre publiques les décisions …. et de la gravité de certaines de ces décisions escamotant … certains points doctrinaux contenus dans la Proclamation du 1er Novembre 1954, je me permets de vous demander fraternellement de surseoir à la publication de ces décisions ….

    En effet, ni les frères de l’Oranie, ni ceux du Constantinois autres que ceux du Nord-Constantinois, ni ceux de l’Extérieur qui ont attendu patiemment huit jours d’abord à Rome et quinze jours à Tripoli ensuite, le signal promis par Hansen pour rentrer au Pays, n’ont participé à l’élaboration d’un travail si capital que ses décisions remettent en cause des points doctrinaux aussi fondamentaux que celui du caractère islamique de nos futures institutions politiques, …. ».
    Fin de citation.

    Je pense qu’en 1956, Ben Bella était plus jeune qu’en 1962 et je vois mal un communiste défendre la caractère islamique de l’Etat algérien.

    Ni Ben Khedda qui a approuvé le Congrès de la Soummam qui l’a rendu membre du CCE, ni Ferhat Abbas, ni Boudiaf, ni…, ni…, n’ont pris une telle protestation par écrit, excepté le Commandement de la Wilaya des Aurès et ceux de la Base de l’Est.

    Pour ton information aussi, saches que durant la brève période Ben Bella, la consommation des boissons alcoolisées était interdite dans les lieux publics.

    Quant à l’histoire du Haïk, elle ressemble à celle des bijoux qu’il aurait volés et cachés dans sa cellule de prison où il a passé 13 années de sa vie.




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  • SAID
    4 juillet 2011 at 11 h 53 min - Reply

    L’évocation de la mort de Kasdi Merbah a été un element déclencheur de véritables révélations sur l’histoire de notre pays. Ce n’est pas suffisant bien sur. Beaucoup d’élements manquent au puzzle.
    Ce que je tire de ces quelques elements d’information est que « tout le monde aime la vache à condition que se soit lui qui la trait ».
    La génération de novembre est trop impliquée dans les affaires de corruption et de trafic en tous genres (que ce soient des flnistes, des janvieristes, des « hizbfrançiste » ou des islamistes) pour se prévaloir d’une certaine credibilité.
    Aucun clan ne fait confiance à l’autre : il faut attendre leur disparition biologique pour esperer voir plus clair et peut etre tracer la voie à une vraie démocratie ou la voix du peuple sera entendue.
    merci pour les témoignages des uns et des autres.




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  • Alilou
    4 juillet 2011 at 14 h 09 min - Reply

    @Elforkan,

    Il ya ceux qui crevent debout comme des hommes et s’en vont par la grande porte et dont l’histoire retiendra leur bravour…

    Il ya ceux qui tirent le diable par la queue et crevent a palt ventre et sortent par la petite porte maudit par tous et dont l’hisoire ne retiendra que leur TRAHISON….

    A mon avis il est temps de retrousser le manches et de liberer le soldat RYAN (Sic Algerie)




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  • Elforkan
    4 juillet 2011 at 17 h 13 min - Reply

    @ Afif
    Mon cher je vous remercie sincèrement d’avoir porté à ma connaisance cet extrait de la lettre de Benbella à A.Ramdane et je souhaiterai de tout mon cœur que ce que j’avais avancé au sujet de BenBella était faux et que Dieu me pardonne.
    De même pour le martyr Abane Ramdane qui n’est plus de ce monde, souhaitant que l’omission, dans la rédaction de la plate forme du congrès de la soumam, de la mention  » dans le cadre des principes islamiques » était plutôt ruse ou diplomatie pour rallier les européens d’Algérie et autres pays non musulmans et particulièrement communistes, à la cause algérienne,que volonté sciemment penser pour jeter à la poubelle, une fois l’indépendance venue, les principes islamiques qui ont été durant des siècles le garant de notre personnalité et de nos spécificités.

    Dieu seul connait les intentions et ce que cachent le fond des cœurs.




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  • Elforkan
    4 juillet 2011 at 17 h 23 min - Reply

    @ Alilou

    « A mon avis il est temps de retrousser le manches et de liberer le soldat RYAN »

    ……Je crains que le soldat Rayan, ne gréverait de vieillesse, dans sa cellule !!!!…à moins qu’un événement providentiel ne surviendrait entre temps, un séisme, par ex !!




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  • latif
    4 juillet 2011 at 17 h 43 min - Reply

    @Amir et Mis Tmourt, les autres intervenants.

    Je viens de découvrir ce site et bien entendu, je n’ai pas pu résister à l’envie de savoir qui est réellement Kasdi Merbah, la curiosité sur un homme de l’ombre, devenu premier ministre puis ensuite assassiné par ceux qui n’avaient pour ennemis que les Algériens qui osaient les défier, comme les « islamistes » du FIS, dont ils ont réussi à se jouer comme des loups peuvent se jouer d’agneaux…
    Mais ceci dit,leurs véritables ennemis sont surtout les élites algériennes, dont les plus compétents et les moins acquis aux intérêts étrangers, comme ceux que Amir nous décrit parmi les ingénieurs les plus compétents de leurs générations, tels que furent ceux qui ont permis au pétrole algérien de couler encore après les chantages français en 1971, de « retirer leurs ingénieurs » ce que fit CFPA, en mai 1971, sans crier gare !

    Défi relevé par AIT SAADI Abdel Madjid et Chakbib Khellil, entourés de leurs collègues algériens issus des sociétés étrangères, et qui ont accepté de les seconder, (je suis l’un d’entre eux, et j’étais l’un de ces hauts cadres algériens de Hassi Messaoud sur qui ils ont compté et en qui ils ont eu confiance, et je suis sûr de ne pas les avoir déçus. 4 années sous la direction de Messieurs Chakib Khellil, et Abdel Madjid AIT SAADI, m’ont appris plus que 7 années sous mes patrons français de Répal, puis de CFPA ), malgré leur défiance vis-à-vis des « ingénieurs boulitic » de Sonatrach et du ministère de l’énergie et de l’industrie, qui paradaient et roulaient des mécaniques pendant que les experts algériens autour des deux seuls « patrons » qu’ils reconnaissaient passaient des nuits blanches, chemin du Réservoir ou sur les champs, à tenter de « sauver l’essentiel », c’est à dire NOS RÉSERVES dilapidées par des politiques d’extraction des groupes étrangers, français notamment, qui ne s’étaient fixées qu’un SEUL objectif : EXTRAIRE le maximum, tant que les Algériens dormaient et se contentaient des seules « royalties » et des redevances pétrolières.

    Dans d’autres domaines, bien entendu, il y avait des compétences mises sous le boisseau, alors que les « zeniors » piston, boudaient les postes techniques, pour se bousculer derrière les postes de « Directeurs généraux » et autres postes de directeurs, qui ouvraient les portes aux responsabilités politiques et aux accointances avec les DECIDEURS politiques « niveau certificat d’études » ou au mieux, échec au « baccalauréat » et rarement,licences…

    A tous ces Algériens sacrifiés sur l’autel de la médiocratie, qui privilégie la QUANTITE au détriment de la QUALITE, je voudrais ici et maintenant vous dire, que si j’en crois ce que nombre d’initiés m’ont dit de Kasdi Merbah, ou de nombre de ceux qui, comme lui, ont préféré laisser d’autres (Chadli dans son cas), tenter leurs chances, en attendant de donner le pouvoir à des hommes MÉRITANTS sortis des urnes, que l’espoir est permis, puisque nous pouvons enfin lire, sur des journaux algériens comme LQA, des « vérités » impossible à dire il y a de cela, à peine quelques mois.

    Si cela est maintenant possible, c’est uniquement parce que les intellectuels n’ont pas abandonné la partie et qu’ils ne laisseront pas écrire et dire n’importe quoi. L’ère des « poulitics » de salons devenus des « zomes politiques » grâce aux ambassades qui se croient tutelles de l’Algérie, me semble définitivement révolu, et les Dr. Jikel & Hyde, qui ne savent toujours pas que nous ne sommes plus ni colonies ni départements français ou encore vassaux du Baath, doivent faire leur aggiornamento, et se dire que Si Amirouche était encore de ce monde avec si Nasser, ils n’auraient jamais accepté que leurs noms soient flétris par ceux qui se sont mis au service de leurs pires ennemis…

    Que Si Merbah repose en paix, tout comme nos chouhada, ou quiconque a subi la torture, pour la défense de ses opinions.
    L’Algérie est la mère patrie de tous les Algériens, et non point d’une partie qui ont remplacé l’écriteau au CLUB des lapins ex domaine Borgeaud, où il était écrit: « Interdit aux chiens et aux arabes », par  » Interdit aux Algériens, non maffiosi-s »




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  • Afif
    4 juillet 2011 at 19 h 43 min - Reply

    @ SAID :

    Un frère parle à un autre frère.

    Je me dois de corriger ce que tu as avancé ci-après : « La génération de novembre est trop impliquée dans les affaires de corruption et de trafic en tous genres ».

    Faux, mon frère : sur les 9 historiques de Novembre, cites-moi un seul corrompu ou bien un seul du Comité des 22. Il y aurait peut-être un cas ou deux, ce n’est pas sûr.

    Les 9 et les 22 qui ont déclenché Novembre sont des militants du PPA qui sanctionnait sévèrement tout détournement d’argent et tout gaspillage. Il ne viendrait jamais à l’idée d’un militant du PPA de subtiliser de l’argent de la communauté à des fins personnelles.

    Les corrompus sont à chercher chez ceux qui ont rejoint la Révolution après le 1er Novembre et qui n’avaient aucun passé politique, ce que qu’on peut appeler les sans-parti, et ils sont nombreux.

    Par exemple, les communistes du PCA qui avaient rejoint la Révolution et qui avaient un riche passé de militantisme, étaient des gens honnêtes et sans reproche.

    Prenons l’exemple de Aït Ahmed, Boudiaf et Ben Bella qui sont des novembristes : sont-ils des corrompus ?




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  • Issam
    4 juillet 2011 at 21 h 35 min - Reply

    @Latif,
    si quelqu’un a le mérite d’avoir fait parler tout ce beau monde, c’est bien le neveu du défunt Kasdi Merbah,qui a eu le courage d’en parler et d’écrire cette lettre……,merci monsieur de vouloir défendre la mémoire de votre oncle. »La vérité est comme l’eau froide qui fait mal aux dents malades »




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  • Alilou
    5 juillet 2011 at 2 h 24 min - Reply

    @Elforkan,

    Moi je crois plus aux ETs qui nous ont delivré sur terre qui vont revenir le 21-12-2012 liquider tout le monde que de voir les notres faire quelque chose de concret mis aprt la tchache…




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  • Dudesert
    5 juillet 2011 at 11 h 48 min - Reply

    @ AFIF

    Sur la contestation de Benbella des résolutions du congrès de la soummam, pourquoi vous ne reprenez pas également la réponse de ABANE ? Vous comprendrez que les visées de benbella sont tout autre que celles ayant un lien avec l’islam.




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  • hadj
    5 juillet 2011 at 12 h 33 min - Reply

    Le lion meurt un lion,même mort;il fait peur aux loups,disait EL-ANKA.La vérité,on ne le saura jamais ,c’est la loi de la camora.




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  • Afif
    5 juillet 2011 at 17 h 38 min - Reply

    @ Dudesert :

    Première nouvelle, j’ignorais jusqu’à la lecture de votre post que Abbane avait répondu à Ben Bella. Evidemment, je vous serais reconnaissant de bien vouloir m’indiquer la référence bibliographique de cette réponse pour pouvoir en prendre connaissance, c’est très important.

    Je propose à Si Salaheddine de bien pouvoir publier intégralement les deux lettres de Ben Bella et de Abbane sur LQA pour pouvoir en débattre.

    ==========================
    Adressez-moi les 2 lettres et nous les publierons dans la rubrique HISTOIRE.
    Salah-Eddine




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  • meghress19
    6 juillet 2011 at 6 h 22 min - Reply

    Monsieur Afif
    En disant  » Prenons l’exemple de Aït Ahmed, Boudiaf et Ben Bella qui sont des novembristes : sont-ils des corrompus ?  » , essayez-vous de les mettre dans un meme plateau? Ben Bella n’a-t-il pas participe au premier coup d’etat qui nous a mis dans cet etat? Ben Bella ne soutient-il pas Bouteflika? Comment appelez-vous ca, yerham vavak ? Ce n’est certainement pas de la corruption, mais ca a un nom.

    Vive l’Algerie plurielle.




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  • Afif
    6 juillet 2011 at 20 h 19 min - Reply

    @ meghress19 :

    Je ne les mets sur le même plateau que dans le cadre de la propreté morale : ce sont des personnalités qui abhorrent le fait d’utiliser les ressources publiques à des fins personnelles. Même dans leur mode de vie personnel, ils vivent frugalement sans luxe et sans ostentation. Leur rejet des privilèges matériels n’est que le reflet des principes politiques et des valeurs de leur parti d’origine, le PPA.

    Quant au fait que sur les trois, deux ont soutenu le régime militaire à leurs dépens, c’est un autre débat.




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  • meghress19
    7 juillet 2011 at 0 h 11 min - Reply

    Y a-t-il quelque chose de plus immorale en confisquant une revolution avec tous ses morts et victimes? L’oeuphorie a ete breve car il a ete mis a la porte par Boutef & Co, autrement on verrait jusqu’ou il pousserait le bouchon.Tous nos dictateurs arabes on commence populiste avant de devenir multimiliardaires.
    Son culot est de s’etre associe a son bourreau Boutef, le president le plus corrompu du monde. Est-ce un but materiel, regionaliste, misericordieux? Je n’en sais rien , mais c’est immorale et c’est un acte de complicite indirecte au moment ou notre pauvre pays est en train de crever la dalle.
    Je vous serais reconnaissant si vous pouvez m’expliquer ces positionnements. J’espere avoir tord dans mes jugements.

    Fraternellement




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  • Cara Ali
    9 juillet 2011 at 20 h 11 min - Reply

    Je suis scandalisé par les comparaisons entre Kasdi Merbah et le président Boudiaf. Autant ce dernier était un historique et n’avait pas de sang sur les mains autant Kasdi était connu pour ses méfaits à la tête de la Sécurité Militaire. En tout cas il est mort comme il a vécu. Dans les intrigues et le sang.
    S’il s’est impliqué à la fin dans le mouvement pour la reconciliation c’est parce qu’il ne représentait plus rien au sein de l’appareil d’Etat après son éviction par le président Chadli et sa nomination comme ministre de l’agriculture. Si ma mémoire est bonne peu de gens ont déploré sa mort tant il était détesté. Il est oublié aujourd’hui et ce n’est que justice.
    Alors monsieur il faut remettre les pieds sur terre et cesser de prendre les autres pour des nullités.
    Personne ne dira tout le mal que cet homme a fait aux algériens et il a contribué à entretenir son image d’homme de l’ombre prêt au pire.
    Paix à son âme.

    Ali




    0
  • Amir
    11 juillet 2011 at 0 h 04 min - Reply

    @ Cara Ali dit :
    9 juillet 2011 à 20 h 11 min

    Je suis scandalisé par les comparaisons entre Kasdi Merbah et le président Boudiaf. Autant ce dernier était un historique et n’avait pas de sang sur les mains autant Kasdi était connu pour ses méfaits à la tête de la Sécurité Militaire. En tout cas il est mort comme il a vécu. Dans les intrigues et le sang.
    ———
    Vous avez bien raison cher Monsieur, et je pense que vous et Charles Pasqua avez de bien bonnes raisons de regretter le « président » Boudiaf, qui a réglé sur le dos des « chibanis » algériens le contentieux de la sécurité sociale et celui des retraités algériens ayant travaillé en France…
    Les DAF, ont fait signer l’impensable à votre « président » Boudiaf, c’est-à-dire même ce que Chadli lui-même a REFUSE de faire malgré les pressions du francophile Larbi Belkheir.
    Le « président » Boudiaf, a accepté de se mettre au service des « ennemis de l’Algérie », ils l’ont exécuté, une fois ce qu’ils attendaient de lui, accompli, c’est-à-dire la renonciation UNILATERALE aux droits des retraités algériens et aux clauses de sécurité sociale, prévus par les « accords d’Evian », pour le reste, c’est du Boudjedra réchauffé sur un micro ondes mal réglé.

    Boudiaf a cru avoir eu la possibilité de faire le « président » en se mettant contre le peuple algérien, au service des DAF, il a vécu dans de mystérieuses conditions sa « clandestinité » sauf pour les RG français, et il a disparu dans les mêmes conditions de mystère.

    Paix à son âme.




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    11 juillet 2011 at 12 h 11 min - Reply

    @Cara Ali dit : être « scandalisé par les comparaisons entre Kasdi Merbah et le président Boudiaf. »
    —–
    Je cite pour ceux qui ne pourront pas aller sur le site:

    CITATION: (sans commentaires)
    Quand on ne connait pas l’histoire de son pays, on tente de faire un peu de recherche.

    http://www.zoom-algerie.com/algerie-15-Affaire-Boudiaf.html

    A 73 ans Boudiaf était loin de se douter qu’il allait enfin rentrer en Algérie avec le titre du plus haut magistrat, a qui on déroulerait le tapis rouge. Le fait qu’il soit reste longtemps éloigne de l’Algérie constituait pour lui un handicap majeur mais pour les vautours du MDN un avantage certain. Néanmoins une fois au palais de la présidence, Boudiaf se fit relativement vite a sa nouvelle vie, et commença a découvrir les secrets d’un état en plein délabrement et sur tous les plans. Mais le pire de tout, c’est qu’il se trouva au seuil d’une guerre civile masquée par de faux rapports de sécurité (Il légalisa toutes les mesures sécuritaires décidées contre les sympathisants du FIS qui risquaient de mettre le devenir de l’Algérie dans le doute le plus absolu selon ces même rapports). Il était complètement guide par les décideurs du MDN dont il approuvait toutes les décisions sans commentaires, du moins au début.
    […]

    Fort d’un caractère têtu, Boudiaf surprit tout le monde en décidant de rejuger le général Belloucif ; il venait ainsi de lancer au barons d’Alger un défit des plus audacieux et ce apres des consultations secrètes avec Kasdi Merbah. Il faut dire a ce titre que les deux hommes se connaissaient bien et etaient du meme bord politique, et c’est la raison pour laquelle Kasdi Merbah promit son soutien a cet homme qu’il respectait autant qu’il respectait Si Abdelhafid Boussouf. L’appui de Kasdi Merbah etait de taille, surtout qu’il etait (sans nul doute) l’un des rares hommes les mieux informes de la realite Algerienne; il connaissait a ce titre, les vrais ennemis au pouvoir, et pour les combattre il avait besoin d’un president comme Boudiaf pour le soutenir. Merbah fut loin dans ses contacts, meme aupres de Toufik, (cet ancien sous-lieutenant qui travaillait a la Securite de l’armee (SA) quand Merbah etait chef de la SM); il avait reussi a lui arracher une promesse d’aide (une impartialite des services face aux changements que le president voulait entreprendre) pour sortir le pays de la crise. Jouer double jeu pour Toufik etait une nécessite: son poste a l’époque était très prise par des jaloux redoutablement dangereux, et s’assurer des faits et gestes de Boudiaf lui donnait une longueur d’avance.

    Au moment ou l’affaire Belloucif était sur le point d’être rejugee, le général Toufik lanca en pâture a la presse nationale l’affaire Hadj Betou (déjà connu par les services de sécurité pour ses trafics avec les pays du sud depuis bien longtemps) pour faire diversion, mais Hadj Betou n’était en fait qu’un maillon d’une chaîne qui remontait jusqu’au general Larbi Belkheir .
    La réouverture de l’affaire Belloucif avec ses différentes extensions allait amener a la barre: Chadli Bendjedid, Larbi Belkheir et bien d’autres âmes de l’ombre qui étaient encore plus coupables que Belloucif. Si juger Belloucif pour un détournement dont le montant était banal en apparence (par rapport au détournements des autres), cela allait entraîner aussi le jugement de Chadli et surtout de Larbi Belkheir pour haute trahison vu la vraie nature des faits lies a cette affaire. En realite tout avait commence par un projet de couverture radar de tout le territoire Algérien présente par Larbi Belkheir pour le compte du gouvernement Français. Le projet avait été refuse par Mustapha Belloucif alors secrétaire général du MDN et aussi par bon nombre d’officiers superieurs, a cause de son coût prohibitif (le montant total de l’époque dépassait les 4 milliards de francs nouveaux), ce contrat était surtout lourd de conséquences pour le développement du pays et allait aussi mettre tout le système de défense aérienne sous tutelle Française, c’etait la raison pour laquelle Beloucif avait refuse de l’adopter malgré les grandes pressions exercees par Larbi Belkheir et Chadli pour la signature de ce projet (Comble du destin, le general corps d’armee Mohamed Lamari signa un contrat similaire en 1995, avec le gouvernement Francais biensur, sauf que cette fois-ci la facture etait plus lourde).

    Suite a son refus, Belloucif fut officiellement limoge par Chadli pour corruption et mauvaise gestion. Les preuves de son inculpation furent offert a Larbi Belkheir par ses amis Francais (détails du compte bancaire parisien de Belloucif, des vidéos comprometantes le montrant avec des agents féminins des services Français d’origine libanaise et autres détails sur le fonctionnement d’une fameuse clinique a Neuilly de laquelle il tirait de grands bénéfices). Face a cette politique de la compromission et du deshonneur Belloucif ne pouvait rien faire pour se defendre et devait encaisser sans pouvoir riposter. En realite Belloucif a ete descendu par les services Français. Paris ne voulait surtout pas de ce procès qui allait mettre a nue les relations qu’entretenait Larbi Belkheir avec les autorites Francaises pendant son exercice de la fonction de chef de cabinet du president Chadli (Jacques Attali: intime du président Français de l’époque François Mitterand etait le contact direct de Belkheir et son guide en matiere de politique Francaise en Algerie) et Boudiaf dans sa grande naïveté n’était pas au courant des tenants et aboutissants de cette affaire qu’il tenait tellement a déterrer et a rendre publique dans ses moindres détails.

    Des fautes, Boudiaf en avait commis, mais bien des fois, il n’avait guerre le choix. “L’Algérie avant tout” était son principe et son symbole, mais ce n’était certainement pas celui des décideurs en Algérie. La rue Algérienne demandait des comptes et réclamait encore justice pour les victimes d’octobre 88; Boudiaf le savait et c’est cette justice qui était finalement le luxe le plus difficile a obtenir. Mais Boudiaf ne désarmait pas; il chargea des proches qui partageaient ses idées d’une mission “impossible”: metttre un plan pour nettoyer le pouvoir de toutes les personnes corrompus et juger les coupables publiquement, et ce fut encore une fois grace a l’aide de Kasdi Merbah qui avait presente a Boudiaf un dossier faramineux de plus de trois cents pages sur les activites de certains elements au pouvoir que cela allait pouvoir se realiser. Merbah avait meme recommande certains officiers du service pour entreprendre cette grande operation de nettoyage. Boudiaf avait pu ainsi choisir comme chef de mission un officier supérieur des services de la DRS, (un proche de Merbah, ami personnel du général Saidi Fodil et un révolutionnaire de la premiere heure), cette personne etait en l’occurrence le colonel Mourad, célèbre dans le milieu de la DRS pour le traitement des affaires les plus sensibles du service.

    Le colonel Mourad présenta au président un rapport préliminaire donnant un aperçu de l’étendu des dégâts de la corruption et de l’influence de la mafia « politico-financiere » en Algérie et un complement d’informations au dossier de Merbah en plus d’un plan d’action detaille auquel devait s’ajouter les preuves detenues par Merbah (amassees au cours de ses dix huit annees de service). Boudiaf avait ainsi des noms et savait pertinemment que le salut de l’Algérie ne pouvait venir qu’en montrant du doigt les vrais responsables du mal Algérien afin de rétablir cette confiance perdue entre le peuple et ses gouverneurs. Mais cela se devait d’être fait dans les règles, c’est a dire par les moyens que lui offrait la loi et la constitution, il ne voulait surtout pas recourir aux méthodes basses.
    Sachant que les personnes mises en cause possédaient des comptes bien garnis a l’etranger surtout en Suisse et en France particulièrement ou l’argent partait dans des circuits de blanchiment et se transformait en biens immobiliers essentiellement. Le montant approximatif de cet argent était faramineux (environ 65 milliards de dollars s’etaient évapores en 12 ans, avec les prèts bancaires ajoutes).

    Le colonel Mourad fut charge par Boudiaf de faire des investigations sur ces detournements et voir la possibilité de récupérer au moins une partie de cette argent. Le président Boudiaf ne s’etait pas empêche de contacter directement le premier ministre Français de l’époque “Monsieur Pierre BÉRÉGOVOY”, et de lui demander personnellement son appui pour mettre la lumière sur les agissements de certains responsables Algériens en France. Il obtint des assurances de monsieur Pierre BÉRÉGOVOY renomme pour son sens de l’honneur dans le milieu politique Français.
    Quelques jours plus tard, apres que Khaled Nezar eu accepte difficilement de signer leurs ordres de mission, le colonel Mourad et trois de ses collaborateurs se rendirent a Paris. Ils furent reçus par leurs homologues a Matignon, et le but du voyage était d’avoir des détails sur les comptes bancaires de certains hauts fonctionnaires Algériens comme: Larbi Belkheir, Nourdine Benkourtbi, Mohamed Atailia, Cherif Ouadani, Khaled Nezar, Moustapha Belloucif et bien d’autres. Il va sans dire que des deux cotes de la Méditerranée des hommes bien places avaient tire toutes les sonnettes d’alarme.

    A Alger, Larbi Belkheir et d’autres mis en cause par les démarches de Boudiaf deciderent d’opter pour la solution radicale lorsqu’ils apprirent le declenchement de cette operation de purification.
    Le voyage du colonel Mourad et de ses collaborateurs était biensur un échec, le refus de la justice française d’accorder une levée sur la confidentialité des comptes bancaires des mis en causes était sans appel. Une semaine apres le retour du colonel Mourad a Alger, il fut retrouve mort a Bachdjarah avec trois balles dans le cou. C’etait biensur les terroristes qui l’avait abattu, (version officielle); des trois autres militaires qui l’avaient accompagne a Paris (deux capitaines et un lieutenant) aucun ne survecut: ils furent tous abattus par des terroristes dans la quinzaine qui suivit. Il eurent quand même droit aux honneurs militaires.
    Boudiaf était hors de lui lorsqu’il apprit la mort du colonel Mourad, il finit par comprendre a qui il avait affaire; ce qui le décida a laisser tomber ce poste maudit et a rentrer chez lui au Maroc sans dire a personne. Ce fut la premiere fois qu’un president Algerien abandonne son poste au milieu de la nuit.

    Quelques semaines avant le meurtre du président, le secrétariat du ministre de la défense nationale etait en ébullition, et les contacts entre les différents chefs s’etaient intensifies. Nezar et Toufik ne se quittaient plus et la signature par Nezar de l’ordre de mission du colonel Mourad en partance pour Paris avait tout accélére. Boudiaf avait donne trop de coups dans la fourmilière de la mafia Algérienne et beaucoup de tètes allaient tomber si les mesures qu’il avait pris seraient mises en exécution.
    Au début du mois de juin 92, lors d’une réunion nocturne des généraux Khaled Nezar, Toufik et Larbi Belkheir a sidi Fredj (centre familial militaire), l’option de la liquidation physique du president se posa comme la seule solution au problème Boudiaf, surtout que ce dernier venait juste de revenir du Maroc apres l’abandon de son poste de président qu’il ne réintègra qu’après le voyage de plusieurs responsables (dont le général M.Touati) pour le persuader de continuer a servir son pays.

    Une semaine avant le meurtre du president Boudiaf, tous les dossiers qu’il avait constitue furent derobes durant la nuit, de son bureau a la presidence. Il savait a ce moment que les gens qu’il tentait d’ecarter allaient tout faire pour echapper encore une fois a la justice. Le jour meme ou Boudiaf etait a Annaba pour sa visite « finale », Larbi Belkheir accompagne de son jeune frere Abdelkader força l’entree pour se rendre au bureau du president, emportant a la sortie avec lui une autre quantite de documents.

    L’heure etait grave et le temps pressait; il fallait tout faire pour arrêter Boudiaf qui tentait de prendre de court le camp adverse. C’est avec la collaboration du general Smain Lamari (colonel a l’epoque): sous directeur de la DRS et chef de la sécurité intérieure que Toufik mit les premières ébauches de la liquidation du président. Le scénario islamiste ne fut pas retenu pour des raisons de confidentialité; en effet l’utilisation d’agents islamistes n’aurait pas pu garantir une discrétion absolue de l’opération et le résultat aurait ete d’autant moins incertain face a l’efficacite des éléments du SSP (service de la securite presidentielle) et du GIS (groupe d’intervention speciale). La seule manière qui pouvait donner un résultat fiable c’etait celle d’une opération montee de l’intérieur: un tireur isole qui agirait de son propre chef (pour une raison ou une autre), ils pourraient dire a la limite que l’assassin etait un déséquilibré mental et ainsi classer l’affaire avec un minimum de risque pris et un maximum de chance de succès.

    Ce fut le scénario de Smain Lamari qui prit forme peu a peu apres la bénédiction de Toufik, Nezar et Belkheir. L’escadron de la mort sous tutelle de Smain (cellule fantôme crée par Belkheir et Toufik, dirigee par Smain et composee d’elements du service operationnel tries sur le volet) eut la tache facile pour liquider tous les témoins et les éléments gênants du réseau Boudiaf. Même si la liste etait longue Smain prit un malin plaisir a liquider ses adversaires et les gens qui en savaient long, sans qu’aucun ne soit epargne.

    Le plan détaillé de l’assassinat de Boudiaf ne fut connu qu’après son exécution et ce par les quelques membres des services de sécurité, qui avaient côtoye Boumaarafi durant les premiers jours qui suivirent le drame. Et Boumarafi etait pendant ce temps, inquiet et surtout soucieux de transmettre son horrible secret a qui de droit.
    Le choix par Smain Lamari du sous-lieutenant Boumaarafi n’etait pas par hasard, il avait déjà remarque la froideur de cet élément et sa discrétion lors de précédentes opérations. Le colonel Smain, a l’époque: chef de l’opérationnel etait a ce titre apte a juger qui etait le plus capable. Ce fut a Antar (Le centre opérationnel fétiche de Smain) que le colonel Smain donna a Boumarrafi les premières directives de l’opération sans citer la cible, l’incitant a rejoindre l’escadron de la mort pour purifier la patrie des traîtres qui voulaient détruire et vendre tout le pays. Il y va sans dire que les promesses de promotion et de soin eurent un écho chez Boumaarafi. Avoir quelqu’un qui protège son dos est très important dans l’armee si on veut aller loin dans la hiérarchie, c’etait ce dont Boumaarafi avait besoin. Apres une série de rencontres, Boumaarafi était enfin prêt pour le jour « J ». Il avoua apres son acte qu’après avoir pris connaissance de l’identité de l’homme qu’il devait abattre il ne pouvait plus sortir vivant du bureau de Smain s’il refusait la mission.

    La veille de l’opération un problème de dernière minute allait presque tout gâcher; le commandant Hamou (chef du GIS) n’avait pas designe le sous-lieutenant Boumaarafi pour la mission de Annaba. Le commandant du GIS ne supportait pas le sous-lieutenant Boumarafi qu’il tenait en partie responsable de la mort de son ami et ex-commandant du GIS en l’occurrence le commandant Abderrahmane (Lors d’une opération anti-terroriste au Telemley: le commandant Abdelrahmane et le sous-lieutenant Tarek, tout deux du GIS avaient ete tue sur place alors qu’ils essayaient de pénétrer une habitation. Boumarafi était sensé les couvrir, mais ils furent surpris par une pluie de rafale de klachinkove et même les gilets pare-balles qu’ils portaient ne leurs furent d’aucun secours).
    Le colonel Smain mis au courant des partants pour Annaba appella Hamou pour lui ordonner d’émettre un ordre de mission individuel a Boumaarafi pour qu’il puisse faire partie de la mission. Hamou émit des réserves quant a l’efficacité de cet élément mais il finit par céder devant la persistance de son chef.

    L’équipe du GIS qui devait assister le SSP s’etait rendu sur les lieux par route un jour avant la visite du président pour affiner les mesures de sécurité. Le jour d’arrivée du président a Annaba, les éléments du GIS étaient en complète intégration avec ceux du SSP, c’est a dire qu’ils n’avaient aucune restriction de périmètre de sécurité. La raison etait très simple d’un point de vue professionnel: les éléments des deux corps étaient très entraînes et ceux du GIS particulierement, ils se connaissaient très bien et changeaient de mutation entre les deux corps au gré des chefs. Donc la finale de tout cela cetait qu’aucun element des deux corps n’aurait pu douter de l’intégrité d’un autre élément dans l’équipe de protection .

    Lorsque le président arriva a la maison des jeunes qu’il devait inaugurer, certains des éléments du GIS étaient derrière le rideau de la salle et une partie en dehors: couvrant la sécurité extérieure de l’arrière de la salle qui donnait sur une cite non loin de la maison des jeunes. Boumaraafi etait vêtu de la tenue d’intervention nouvellement reçue par les éléments du GIS (une tenue impressionnante de couleur bleue marine; des témoins confondront plus tard Boumaarafi au éléments d’intervention de la police a cause de cette tenue); avant l’arrivee du président, il se dressait dans l’arrière cour mais rentrait et resortait de la salle ou il faisait plus agréable en cette matinée de la fin du mois de juin.

    Tout se passait comme prévu et le président donnait un discours important visant a sensibiliser la population de l’est Algérien et a promouvoir son mouvement dont le symbole était « l’Algérie avant tout”, toute la scene était biensur télédiffusee en direct sur tout le territoire. Derrière le rideau, les éléments de la protection rapprochée du président et des éléments du GIS discutaient a voix basse tandis que le chef du SSP: le commandant Hadjres etait entrain de discuter, tout en prenant une cigarette, avec le Commandant Hamou, le capitaine Zaidi sous-directeur du SSP, le capitaine Sadek responsable de la formation au SSP et le lieutenant Torki chef de mission de l’équipe du GIS. A l’entree de la porte arrière se tenait le lieutenant Yacine adjoint chef de mission du GIS et dans l’arrière cour devait se trouver le sous-lieutenant Boumaarafi assurant la sécurité.
    (FIN DE CITATION)

    Alors mon cher, Cara Ali, s’il est entendu qu’il faille respecter les morts, il ne faut pas juger leurs actes à l’aune de ce « que NUL ne sait » et c’est bien ce qu’ont compris ceux qui ne voulaient pas que Kasdi Merbah, remue la m…. ou que Boudiaf, lui-même ne s’avise de faire autre chose que ce que le « contrat qui les liait avec lui », ne soit revu ou pire, résilié.

     » L’Algérie avant tout », c’était pour les GOGOS, mais le « pouvoir avant tout » et ensuite, on avisera, c’est du cru national, malheureusement.




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    • Frankie
      28 mai 2012 at 19 h 20 min - Reply

      i Fodil et un re9volutionnaire de la premiere heure), cette pensonre etait en l’occurrence le colonel Mourad, ce9le8bre dans le milieu de la DRS pour le traitement des affaires les plus sensibles du service. Le colonel Mourad pre9senta au pre9sident un rapport pre9liminaire donnant un apere7u de l’e9tendu des de9ge2ts de la corruption et de l’influence de la mafia politico-financiere en Alge9rie et un complement d’informations au dossier de Merbah en plus d’un plan d’action detaille auquel devait s’ajouter les preuves detenues par Merbah (amassees au cours de ses dix huit annees de service). Boudiaf avait ainsi des noms et savait pertinemment que le salut de l’Alge9rie ne pouvait venir qu’en montrant du doigt les vrais responsables du mal Alge9rien afin de re9tablir cette confiance perdue entre le peuple et ses gouverneurs. Mais cela se devait d’eatre fait dans les re8gles, c’est a dire par les moyens que lui offrait la loi et la constitution, il ne voulait surtout pas recourir aux me9thodes basses.Sachant que les pensonres mises en cause posse9daient des comptes bien garnis a l’etranger surtout en Suisse et en France particulie8rement ou l’argent partait dans des circuits de blanchiment et se transformait en biens immobiliers essentiellement. Le montant approximatif de cet argent e9tait faramineux (environ 65 milliards de dollars s’etaient e9vapores en 12 ans, avec les pre8ts bancaires ajoutes). Le colonel Mourad fut charge par Boudiaf de faire des investigations sur ces detournements et voir la possibilite9 de re9cupe9rer au moins une partie de cette argent. Le pre9sident Boudiaf ne s’etait pas empeache de contacter directement le premier ministre Frane7ais de l’e9poque Monsieur Pierre Bc9Rc9GOVOY , et de lui demander pensonrellement son appui pour mettre la lumie8re sur les agissements de certains responsables Alge9riens en France. Il obtint des assurances de monsieur Pierre Bc9Rc9GOVOY renomme pour son sens de l’honneur dans le milieu politique Frane7ais.Quelques jours plus tard, apres que Khaled Nezar eu accepte difficilement de signer leurs ordres de mission, le colonel Mourad et trois de ses collaborateurs se rendirent a Paris. Ils furent ree7us par leurs homologues a Matignon, et le but du voyage e9tait d’avoir des de9tails sur les comptes bancaires de certains hauts fonctionnaires Alge9riens comme: Larbi Belkheir, Nourdine Benkourtbi, Mohamed Atailia, Cherif Ouadani, Khaled Nezar, Moustapha Belloucif et bien d’autres. Il va sans dire que des deux cotes de la Me9diterrane9e des hommes bien places avaient tire toutes les sonnettes d’alarme. A Alger, Larbi Belkheir et d’autres mis en cause par les de9marches de Boudiaf deciderent d’opter pour la solution radicale lorsqu’ils apprirent le declenchement de cette operation de purification.Le voyage du colonel Mourad et de ses collaborateurs e9tait biensur un e9chec, le refus de la justice frane7aise d’accorder une leve9e sur la confidentialite9 des comptes bancaires des mis en causes e9tait sans appel. Une semaine apres le retour du colonel Mourad a Alger, il fut retrouve mort a Bachdjarah avec trois balles dans le cou. C’etait biensur les terroristes qui l’avait abattu, (version officielle); des trois autres militaires qui l’avaient accompagne a Paris (deux capitaines et un lieutenant) aucun ne survecut: ils furent tous abattus par des terroristes dans la quinzaine qui suivit. Il eurent quand meame droit aux honneurs militaires.Boudiaf e9tait hors de lui lorsqu’il apprit la mort du colonel Mourad, il finit par comprendre a qui il avait affaire; ce qui le de9cida a laisser tomber ce poste maudit et a rentrer chez lui au Maroc sans dire a pensonre. Ce fut la premiere fois qu’un president Algerien abandonne son poste au milieu de la nuit. Quelques semaines avant le meurtre du pre9sident, le secre9tariat du ministre de la de9fense nationale etait en e9bullition, et les contacts entre les diffe9rents chefs s’etaient intensifies. Nezar et Toufik ne se quittaient plus et la signature par Nezar de l’ordre de mission du colonel Mourad en partance pour Paris avait tout acce9le9re. Boudiaf avait donne trop de coups dans la fourmilie8re de la mafia Alge9rienne et beaucoup de te8tes allaient tomber si les mesures qu’il avait pris seraient mises en exe9cution.Au de9but du mois de juin 92, lors d’une re9union nocturne des ge9ne9raux Khaled Nezar, Toufik et Larbi Belkheir a sidi Fredj (centre familial militaire), l’option de la liquidation physique du president se posa comme la seule solution au proble8me Boudiaf, surtout que ce dernier venait juste de revenir du Maroc apres l’abandon de son poste de pre9sident qu’il ne re9inte8gra qu’apre8s le voyage de plusieurs responsables (dont le ge9ne9ral M.Touati) pour le persuader de continuer a servir son pays. Une semaine avant le meurtre du president Boudiaf, tous les dossiers qu’il avait constitue furent derobes durant la nuit, de son bureau a la presidence. Il savait a ce moment que les gens qu’il tentait d’ecarter allaient tout faire pour echapper encore une fois a la justice. Le jour meme ou Boudiaf etait a Annaba pour sa visite finale , Larbi Belkheir accompagne de son jeune frere Abdelkader fore7a l’entree pour se rendre au bureau du president, emportant a la sortie avec lui une autre quantite de documents. L’heure etait grave et le temps pressait; il fallait tout faire pour arreater Boudiaf qui tentait de prendre de court le camp adverse. C’est avec la collaboration du general Smain Lamari (colonel a l’epoque): sous directeur de la DRS et chef de la se9curite9 inte9rieure que Toufik mit les premie8res e9bauches de la liquidation du pre9sident. Le sce9nario islamiste ne fut pas retenu pour des raisons de confidentialite9; en effet l’utilisation d’agents islamistes n’aurait pas pu garantir une discre9tion absolue de l’ope9ration et le re9sultat aurait ete d’autant moins incertain face a l’efficacite des e9le9ments du SSP (service de la securite presidentielle) et du GIS (groupe d’intervention speciale). La seule manie8re qui pouvait donner un re9sultat fiable c’etait celle d’une ope9ration montee de l’inte9rieur: un tireur isole qui agirait de son propre chef (pour une raison ou une autre), ils pourraient dire a la limite que l’assassin etait un de9se9quilibre9 mental et ainsi classer l’affaire avec un minimum de risque pris et un maximum de chance de succe8s. Ce fut le sce9nario de Smain Lamari qui prit forme peu a peu apres la be9ne9diction de Toufik, Nezar et Belkheir. L’escadron de la mort sous tutelle de Smain (cellule fantf4me cre9e par Belkheir et Toufik, dirigee par Smain et composee d’elements du service operationnel tries sur le volet) eut la tache facile pour liquider tous les te9moins et les e9le9ments geanants du re9seau Boudiaf. Meame si la liste etait longue Smain prit un malin plaisir a liquider ses adversaires et les gens qui en savaient long, sans qu’aucun ne soit epargne. Le plan de9taille9 de l’assassinat de Boudiaf ne fut connu qu’apre8s son exe9cution et ce par les quelques membres des services de se9curite9, qui avaient cf4toye Boumaarafi durant les premiers jours qui suivirent le drame. Et Boumarafi etait pendant ce temps, inquiet et surtout soucieux de transmettre son horrible secret a qui de droit.Le choix par Smain Lamari du sous-lieutenant Boumaarafi n’etait pas par hasard, il avait de9je0 remarque la froideur de cet e9le9ment et sa discre9tion lors de pre9ce9dentes ope9rations. Le colonel Smain, a l’e9poque: chef de l’ope9rationnel etait a ce titre apte a juger qui etait le plus capable. Ce fut a Antar (Le centre ope9rationnel fe9tiche de Smain) que le colonel Smain donna a Boumarrafi les premie8res directives de l’ope9ration sans citer la cible, l’incitant a rejoindre l’escadron de la mort pour purifier la patrie des traeetres qui voulaient de9truire et vendre tout le pays. Il y va sans dire que les promesses de promotion et de soin eurent un e9cho chez Boumaarafi. Avoir quelqu’un qui prote8ge son dos est tre8s important dans l’armee si on veut aller loin dans la hie9rarchie, c’etait ce dont Boumaarafi avait besoin. Apres une se9rie de rencontres, Boumaarafi e9tait enfin preat pour le jour J . Il avoua apres son acte qu’apre8s avoir pris connaissance de l’identite9 de l’homme qu’il devait abattre il ne pouvait plus sortir vivant du bureau de Smain s’il refusait la mission. La veille de l’ope9ration un proble8me de dernie8re minute allait presque tout ge2cher; le commandant Hamou (chef du GIS) n’avait pas designe le sous-lieutenant Boumaarafi pour la mission de Annaba. Le commandant du GIS ne supportait pas le sous-lieutenant Boumarafi qu’il tenait en partie responsable de la mort de son ami et ex-commandant du GIS en l’occurrence le commandant Abderrahmane (Lors d’une ope9ration anti-terroriste au Telemley: le commandant Abdelrahmane et le sous-lieutenant Tarek, tout deux du GIS avaient ete tue sur place alors qu’ils essayaient de pe9ne9trer une habitation. Boumarafi e9tait sense9 les couvrir, mais ils furent surpris par une pluie de rafale de klachinkove et meame les gilets pare-balles qu’ils portaient ne leurs furent d’aucun secours).Le colonel Smain mis au courant des partants pour Annaba appella Hamou pour lui ordonner d’e9mettre un ordre de mission individuel a Boumaarafi pour qu’il puisse faire partie de la mission. Hamou e9mit des re9serves quant a l’efficacite9 de cet e9le9ment mais il finit par ce9der devant la persistance de son chef. L’e9quipe du GIS qui devait assister le SSP s’etait rendu sur les lieux par route un jour avant la visite du pre9sident pour affiner les mesures de se9curite9. Le jour d’arrive9e du pre9sident a Annaba, les e9le9ments du GIS e9taient en comple8te inte9gration avec ceux du SSP, c’est a dire qu’ils n’avaient aucune restriction de pe9rime8tre de se9curite9. La raison etait tre8s simple d’un point de vue professionnel: les e9le9ments des deux corps e9taient tre8s entraeenes et ceux du GIS particulierement, ils se connaissaient tre8s bien et changeaient de mutation entre les deux corps au gre9 des chefs. Donc la finale de tout cela cetait qu’aucun element des deux corps n’aurait pu douter de l’inte9grite9 d’un autre e9le9ment dans l’e9quipe de protection . Lorsque le pre9sident arriva a la maison des jeunes qu’il devait inaugurer, certains des e9le9ments du GIS e9taient derrie8re le rideau de la salle et une partie en dehors: couvrant la se9curite9 exte9rieure de l’arrie8re de la salle qui donnait sur une cite non loin de la maison des jeunes. Boumaraafi etait veatu de la tenue d’intervention nouvellement ree7ue par les e9le9ments du GIS (une tenue impressionnante de couleur bleue marine; des te9moins confondront plus tard Boumaarafi au e9le9ments d’intervention de la police a cause de cette tenue); avant l’arrivee du pre9sident, il se dressait dans l’arrie8re cour mais rentrait et resortait de la salle ou il faisait plus agre9able en cette matine9e de la fin du mois de juin. Tout se passait comme pre9vu et le pre9sident donnait un discours important visant a sensibiliser la population de l’est Alge9rien et a promouvoir son mouvement dont le symbole e9tait l’Alge9rie avant tout , toute la scene e9tait biensur te9le9diffusee en direct sur tout le territoire. Derrie8re le rideau, les e9le9ments de la protection rapproche9e du pre9sident et des e9le9ments du GIS discutaient a voix basse tandis que le chef du SSP: le commandant Hadjres etait entrain de discuter, tout en prenant une cigarette, avec le Commandant Hamou, le capitaine Zaidi sous-directeur du SSP, le capitaine Sadek responsable de la formation au SSP et le lieutenant Torki chef de mission de l’e9quipe du GIS. A l’entree de la porte arrie8re se tenait le lieutenant Yacine adjoint chef de mission du GIS et dans l’arrie8re cour devait se trouver le sous-lieutenant Boumaarafi assurant la se9curite9. A un moment ou toute l’attention du publique etait porte9e sur le discours du vieux re9volutionnaire, une premie8re petite explosion retentit dans la salle, precede d’un bruit de roulement. Boumaarafi venait de de9goupiller sa grenade et de la faire rouler sous le rideau; il surgit au meme moment tirant une premie8re rafale qui fit diversion dans le milieu du syste8me de protection. .Les e9le9ments du SSP et du GIS avaient cru a une attaque exte9rieure en voyant Boumaarafi tirer, mais celui-ci pointa son pistole mitrailleur (Berretta de calibre 9mm, parabellum: une arme tre8s redoutable) a bout portant vers la te8te du pre9sident Boudiaf, tirant une longue rafale. Tout le monde etait pris de panique et les e9le9ments du SSP commencerent a tirer vers le rideau causant meame des blesses parmi l’e9quipe elle meame. La seule image que tout le monde avait retenu fut la fuite de Boumaarafi vers la porte arrie8re ou se trouvait le lieutenant Yacine sans meame que ce dernier comprenne ce qui se passait. Le peuple Alge9rien venait de suivre en direct la liquidation de son pre9sident; on avait de la peine a croire que cela se passait en Alge9rie. Une fois dans l’arrie8re cour Boumaarafi enjamba en toute he2te un mur de presque deux me8tre de haut; seuls quelques policiers au loin et quelques passant avaient pu voir cette sce8ne. Il se dirigea ensuite vers l’immeuble le plus proche et au res-de-chaussee il frappa au premier appartement qu’il trouva; une jeune femme lui ouvrit la porte sans doute impressionnee par la tenue et l’arme de Boumaarafi croyant a une de9cente de police. La seule chose que Boumaarafi demanda fut d’appeler la police et de lui demander de venir en disant que le tueur du pre9sident voulait se rendre. La police contactee s’etait rendue assez vite a l’adresse indiquee. Les chefs du GIS et du SSP furent pre9venus par le chef de la sfbrete9 de la willaya, de l’arrestation de Boumaarafi qui s’etait rendu sans re9sistance. Au meme moment et dans une confusion totale, le pre9sident etait conduit dans une ambulance mal e9quipee et sans me9decin vers un hf4pital qu’on arrivait meame pas a trouver. Le pre9sident etait tre8s gravement touche et la mort fut presque instantane9e: une de9ce9re9bration aigue fut cause9e par les nombreuses balles qui avaient touche son cerveau.A Alger le colonel Smain suivait biensur le deroulement de l’ope9ration en direct sur la te9le9vision et des les premiers instants de l’attentat il appella le GLAM (Groupe de Liaison Ae9rienne Ministe9riel) pou lui pre9parer d’urgence un appareil , puis il prit contact avec Mohammed Ouadeh (chef de la police nationale) et lui demanda de le rejoindre ainsi qu’une e9quipe de Antar.L’equipe de la protection presidentielle (SSP et GIS) etait deprimee et inquiete mais des que la mort du president fut confirmee, tout le monde se trouva sous le choc; ils n’arrivaient plus a comprendre comment ni pourquoi cela s’etait-il passe. Re9unie dans cette meame salle, toute l’e9quipe vit arriver quelques heures plus tard le colonel Smain, Mohamed Ouadeh et quelques visages familiers; Smain s’entretint avec les chefs du GIS et du SSP pendant quelques instants, ensuite il revint vers les elements de l’e9quipe pour leurs demander de leurs nouvelles. Il essaya de les rassurer avec ces mots: ne vous en faites pas; c’est un acte isole; ce n’est pas de votre faute, vous ne pouviez de toute fae7on rien faire devant ce fou et perdre un pre9sident est meame arrive aux Ame9ricains . Ils leurs donna ensuite l’ordre de rentrer sur Alger. Puis Smain accompagne de Hadjres, Hamou et Ouadeh se rendirent a la sfbrete9 de la wilaya ou Boumaarafi etait detenu; ce dernier avait-il a peine vu le colonel Smain Lamari qu’il sauta de sa chaise et cria: tu est venu espe8ce de salaud; tu es content comme ca (Djite ya ouahad achemata, rak farhan hakda) , l’atmosphe8re etait lourde et Smain donna des instructions au e9le9ments qui l’accompagnaient pour qu’il le transfert vers l’avion. le pre9sident fut entre temps rapatrie vers l’hf4pital Ain Nadja (HCA) a Alger ou le me9decin commandant Brixi: chef du service me9decine le9gale donna la version officielle de l’origine du de9ce8s.L’Hopital Militaire HCA Presque en meame temps le colonel Smain accompagnait Boumaarafi au service des urgences du HCA ou le me9decin colonel Koutchoukali: chef du service psychiatrique examina Boumaarafi et lui administra une injection de calmant. Boumaarafi ne se laissait pas faire, il criait de toutes ses forces: vous voulez me tuer, vous voulez me faire taire et insultait Smain de tous les noms possibles. Une fois Boumaarafi presque endormi il fut conduit a la prison du quartier ge9ne9ral pour sa premie8re nuit en prison.La commission nationale d’enqueate fut installe9e le 04/07/92 en toute he2te par le HCE, elle e9tait compose9e de personnalites tries sur le volet par les generaux concernes. Elle etait composee de MM.Belhocine Mabrouk, Ahmed Bouchaib, M’hamed Ferhat, Youcef Fathallah, Kamel Rezag Bara et Allel Thaaliby.A l’issue de la premie8re re9union de cette commission, Ahmed Bouchaib (ami intime de Boudiaf et ex-membre des vingt-deux en 1954) fut nomme: pre9sident et Kamel Rezag Bara: rapporteur.La commission en elle meame avait peu de pouvoir mais par souci de transparence fictive et d’impartialite9, elle avait fini (apres plusieurs rencontres avec les diffe9rents acteurs de l’assassinat du pre9sident Boudiaf) par pre9senter son rapport au HCE. Le rapport en lui meame e9tait tre8s maigre et ne pre9sentait ni une enqueate judiciaire, ni un avis d’experts (vu l’inaptitude de ses membres) sur le meurtre du pre9sident. Le seul objectif de cette commission e9tait de designer officiellement les boucs-emissaires a qui les vrais coupables voulaient faire endosser le crime. Le temps e9tait un facteur de9terminant qui jouait en de9faveur des vrais commanditaires de l’assassinat; et la de9signation de cette commission allait aider a apaiser les esprits choques par cette liquidation en direct. Des les premie8res heures de l’installation de cette commission, des pressions e9taient exercees par Larbi Belkheir et Smain lamari pour designer Rezag Bara comme rapporteur. Ce dernier avait longtemps fait partie des agents les plus fide8les au service de la DRS . C’est ainsi que le travail de la commission fut te9le9guide depuis le de9but, la poussant a mettre le point sur certains de9tails et non sur d’autres. Comme par exemple: la fausse lettre trouve chez Boumaarafi; son lien avec le courant islamiste; la responsabilite9 des e9le9ments du GIS que Toufik venait tout juste de verser au SSP pour renfort (Il faut souligner le fait qu’a l’e9poque, les e9le9ments d’e9lite de la protection presidentielle avaient e9te9 affectes a la protection exclusive des ge9ne9raux putschistes). Mais la commission avait sciemment omis de mettre en cause Toufik, Smain Lamari ainsi que Larbi Belkheir, alors qu’ils e9taient the9oriquement les premiers responsables de ce qui venait d’arriver au pre9sident. A l’inte9rieur de la commission d’enqueate il y’avait bien des distorsions et des diffe9rends profonds pour la nomination des vrais coupables. Les differents membres avaient tous cede aux pressions et aux intimidations des generaux, sauf Youssef Fathallah qui refusa jusqu’e0 la dernie8re minute de signer lerapport final, dans lequel il voulait inclure la responsabilite9 des dirigeants des corps de se9curite9 et a demander leurs de9missions comme concequence logique au drame. Kamel Rezag Bara, biensur, ne manqua pas de rapporter les plus petits de9tails a ses chefs de la DRS. Il joua ainsi un rf4le tres important dans le meurtre de youssef Fathallah (dans son bureau de la place Emir Abdelkader) un ans et demi plus tard, lorsque ce dernier commenca a e9crire son propre rapport sur l’affaire Boudiaf. Un probleme se posa quant a l’instruction de cette affaire, et le juge d’instruction de Annaba declara l’incompetence de la juridiction civile face a ce dossier qui etait normalement du ressort militaire. Mais le directeur central de la justice militaire de l’epoque Mohamed Elallem (apres avoir recu des ordres du general Khaled Nezar) declara a la presse que cette affaire etait du ressort de la juridiction civile. Presque un mois apres le meurtre du president, la chambre d’accusation du tribunal de Annaba decida que le tribunal de Annaba etait territorialement competent, cette decision etait basee sur l’article 40 du code penale.En fait les generaux qui avait planifie cet assassinat s’etaient vite appercus qu’il fallait a tout prix laisser la justice civile s’occuper de cette affaire par souci de transparence vis a vis du peuple qui sentait le complot d’une part, et des instances internationales d’autres part; mais plus important encore: des voix s’etaient levees et la rue accusait deja le general Larbi Belkheir qu’elle designait comme le premier responsable du meurtre, ce qui l’avait pousse alors ministre de l’interieur a declarer a la presse nationale: ni le ministre de l’interieur, ni son ministere ne peuvaient etre mis en cause dans les evenements tragiques de Annaba qui couterent la vie au president . Une vraie course contre la montre s’etait engagee face aux Algeriens qui denoncaient le complot de la sphere politico-financiere contre un des symboles de la revolution mais plus simplement contre l’espoir d’un peuple en deperdition. Le procureur general du parquet de Annaba: Mohamed Tighramt, charge officiellement d’instruire ce dossier ordonna la poursuite de l’enquete par les officiers de la police judiciere de la gendarmerie nationale et la reconstitution des fait fut fixee pour la premiere semaine du mois d’aout 92. Les equipes du SSP et du GIS (munis comme d’habitude de leurs armes) se rendirent le samedi matin de la premiere semaine d’aout a Annaba, Boumaarafi fut conduit par avion quelques jours plutot. La reconstitution se deroula en presence des officiers de la gendarmerie nationale ainsi que plusieures autres personnalites en plus du juge d’instruction , mais la surprise vint a la fin de la reconstitution qui avait dure plus de cinq heures, lorsque le juge annonca l’arrestation des membres du SSP et du GIS. La surprise etait de taille et les membres des services de securite refuserent de rendre leurs armes aux gendarmes. A un moment donne un membre du GIS braqua son pistole mitrailleur Berretta contre les gendarmes qui essayerent de desarmer le commandant Hamou: chef du GIS, furieux apres ce qu’il venait d’entendre de la part du juge. Le commandant Hadjeres demanda a passer un coup de fil a la direction (DRS); de sa communication avec le general Toufik il n’eut que des insultes et un ordre de se plier a la loi; un language nouveau que le commandant du SSP n’avait jamais entendu de sa vie. Devant l’insistance des commandants Hadjeres et Hamou les elements officiers et sous officiers qui les accompagnaient rendirent leurs armes aux gendarmes et se constituerent prisonniers. Il furent conduits menotes aux mains vers le poste de gendarmerie ou ils passerent plus d’une semaine. Les officiers furent places dans une meme grande cellule avec rien d’autre que le slip sur le corps. Apres l’altercation des membres de la DRS avec les gendarmes, ces derniers se vengerent surtout qu’ils avaient recu le support du chef de la gendarmerie ( le general Benabbes Gheziel) qui avait ete ecarte du sommet des decisions. Au total, deux officiers superieurs (le commandant Hadjeres: chef du SSP et le commandant Hamou: chef du GIS), trois officiers subalternes (le capitaine Zaidi: Adjoint chef du SSP, le lieutenant Torki: Chef de groupe et le lieutenant Yacine: adjoint chef de groupe) et dix huit autres sous-officiers en plus du prevenu principal: Boumaarafi allaient etre inculpes pour assassinat et plusieure autres chefs d’inculpations passibles de la peine capitale.Dans les coulisses du ministere de la defense nationale et apres les menaces de Larbi Belkheir, les generaux Khaled Nezar, Toufik (Mohamed Mediene), et le colonel Smain Lamari avaient pris une decision lourde de consequences et qui allait troubler toute la classe militaire surtout les services de securite: les membres des services qui etaient en mission a Annaba allaient etre sacriffies. Quand les familles des officiers rencontrerent le general Toufik, ce dernier n’avait trouve que des reponses evasives aux nombreuses questions qui lui avaient ete pose; cela fait partie du travail, mais de toute facon ils continueront a recevoir normalement leurs soldes . La declaration la plus incroyable vint du colonel Smain qui dit cyniquement a des officiers inquiets pour le sort de leurs collegues, c’est eux ou vos chefs; que choisissez vous? .L’instruction de l’affaire traina a Annaba et pour noyer l’instruction du dossier les generaux deciderent de le transferer a Alger. Le juge charge de l’instruction Annaba prit tres mal la decision et demissionna de son poste, il fut oblige de revenir sur sa decision sous peine de represailles. Mohamed Tighramt n’avait pas le choix, craignant pour sa vie, il n’hesita nullement a publier un dementi concernant sa demission qui avait deja ete annonce par la presse et la television. A Alger ce fut le procureur general du tribunal d’Alger: Abdelmalek Sayeh un ancien agent des services (agent exclusivement dirige par Smain Lamari qui l’avait recrute des annees auparavant quand Sayeh etait a l’ecole des juges) et ex juge de la court de la surete de l’etat de Medea. Mohamed Saada: un juge de seconde classe mais connu pour son honnetete, fut charge d’assister Sayeh afin d’etouffer le manque de rigueur de Sayeh. Sayeh Abdelmalek et Kamel Rezag Bara avaient pratiquement sauve l’avenir de leurs officiers manipulateurs (Toufik et Smain), et ils furent largement recompenses pour cela.Les prevenus (officiers et sous-officiers arretes a Annaba) furent transferes avec leurs dossiers par Avion sur Alger, quand ils arriverent a l’aeroport militaire de Boufarik ( Sous une escorte impressionnante de gendarmes) ils furent decendus de l’hercule qui les transportait mains et pieds enchaines, les employes de l’aeroport eurent de la peine a croire l’etat dans lequel se trouvaient les detenus. Avec Boumaarafi, les detenus furent transferes a la fameuse prison civile de Serkadji Barberousse . Sauf que Boumaarafi fut place en isolement et sous surveillance video permanente. Le destin fit que le commandant Hamou retrouva Abdelkader Hachani dans la prison de Serkadji, un des leaders du FIS qu’il avait arrete quelques temps auparavant. En tout, cinq officiers dont deux au grade suprerieur et dix huits sous-officiers dont certains avec plus de vingt ans d’experience furent sacrifies pour les besions du senario de transparence que les vrais commanditaires avaient ecrit. Les parents des officiers engagerent des avocats pour soutenir les inculpes suite au silence des chefs qui ne voulaient plus les recevoir et du climat de trahision qui regnait. Lorsque Kasdi Merbah apprit que les sous-officiers ne pouvaient pas se payer des avocats, il chargea son propre avocat (et celui de son parti MAJD ) pour les defendre, ce qui n’etait pas une bonne nouvelle pour Toufik . Outre la mise a l’ombre des elements responsables de la securite du president, Toufik decida la mise sous scelles de la video qui fut enregistree avec Boumaarafi; les conditions d’enregistrement avaient ete tres tendu et Boumaarafi ne voulait absolument pas cooperer et ne cessait de faire des commentaires quant au conditions de sa detention et de ses craintes d’etre assassiner pour qu’il se taise. Ce ne fut qu’apres avoir recu de force, une injection de calmant qu’il se rendit a la salle d’enregistrement. La se9ance fut une vraie catastrophe, les reponses de Boumaarafi aux questions que lui posait un officier derriere la camera etaient sans aucun sens, la majorite de ses dires etaient des insultes envers les commanditaires et des commentaires sur l’etat du pays. A la question: avez vous des relations avec les islamistes du FIS? il repondit: ce n’est pas des barbus avec des djelabas qui oseront faire ce que j’ai fait . L’instruction de l’affaire Boudiaf fut tres mal faite et l’agent Sayeh Abdelmalek (actuellement recompense pour sa loyaute par un poste de consul en tunsie) fit tout pour noyer les indices qui remontaient jusqu’aux generaux commanditaires du meurtre. Jamais un agent des services n’eut un tel pouvoir et autant d’avantages; en plus des gardes du corps fournis par le service operationnel de ANTAR et un challet au club des pins, ce fut l’un des rares civils a avoir eu droit a une voiture blindee coutant les yeux de la tete au contribuable. Quand le parent d’un des officiers inculpes essaya d’intervenir et ss plaigna des depassements de Sayeh (aupres de son ami le ministre de la justice de l’epoque: Mahi Bahi) il recut des garanties pensonrelles pour que le dossier soit tranfere a un autre juge.Le ministre Mahi Bahi tint sa promesse et convoqua Sayeh, mais lors de l’entrevue entre les deux hommes, ce fut Mahi Bahi qui le plus ecouta les insultes de Sayeh apres que le ministre de la justice lui eu avoue son intention de le desaisir du dossier qui devait selon le ministre etre entre les mains de plusieures juges et non d’un seul.Sayeh Abdelmalek ne perdit pas de temps et se rendit directement a Ghermoul ( Siege de la direction du contre espionnage: DCE) au bureau du colonel Smain lamari. Un seul coup de telephone de la part de Smain regla le probleme. Le meme jour au journal de vingt heures, la demission du ministre de la justice fut annoncee, a la surprise du ministre lui meme. Une question posee par la commission d’enquete a Boumaarafi restait sans reponse: pourquoi n’etes vous pas reste sur les lieux du crime apres votre acte, et pourquoi vous etes vous rendu dix minute apres au service de police ? Ce n’est pas Boumaarafi qui apporta la reponse a cette question, mais un de ses collegue du GIS le sergent chef Kamel Aidoun . Ce sergent chef etait un des premiers elements du GIS et avait fait partie de l’equipe qui avait assure la securite du president a Annaba. Il deserta de sa caserne du GIS a la fin de l’anne 1993, et ses raisons etaient plus que justifiees; Smain Lamari voulait a tout prix sa peau comme il avait eu celle d’un autre sous-officier quelques mois auparavant, pour la simple raison que Kamal Aidoun avait faillit a sa mission a Annaba. Sa mission etait claire et les ordres qu’il avait recu une semaine avant le drame venaient directement de Smain Lamari qui lui avait dit: suite a des soupcons qui entourent la loyaute de Boumaarafi, tu as carte blanche pour le liquider a la moindre faute .Sans trop savoir pourquoi Kamel Aidoun s’etait trouve mal a l’aise apres avoir eu ces instructions et ce n’est qu’apres l’assassinat de Boudiaf qu’il comprit; mais le plus grave pour lui etait qu’ il n’avait pas obeit a Smain. Pour plus de securite un autre sous-officier avait ete charge de la meme mission mais cet element Algerois d’origine avait mis son frere dans la confidence quelques jours apres le meurtre du president en lui disant: je comprend maintenant pourquoi le vieux loup (qualificatif de Smain au sein du service) m’a demande de descendre Boumaarafi a Annaba . Ce sous-officier fut arrete par le commandant du centre ANTAR (a l’epoque: le commandant Farid) et torture pour un lien fictif avec un groupe terroriste, et son frere un peu plus tard connut le meme sort mais la secret etait deja divulgue.C’etait pourquoi Kamel Aidoun avait deserte apres avoir confirme a des proches qu’il avait recu les memes ordres, mais ne pouvait tuer un collegue. L’echappee de Kamel fut de courte duree et Smain mobilisa toutes les forces operationnelles pour retrouver ce specialiste des explosifs qui avait tourne la veste. Kamel fut abattu par des elements de l’intervention de la police nationale et son arme (Berretta 92F) fut reversee au GIS chargeur plein.Boumaarafi avait raison de se mefier de Smain, et c’est la raison pour laquelle il s’etait rendu a la police plutot qu’a ses collegues.Le bilan de l’operation Boudiaf fut lourd en vies humaines: plus d’une vingtaine de pensonres au total furent liquides suite aux ordres de Smain ou Toufik pour proteger le grand secret, sans oublier l’assassinat de Kasdi Merbah qui avait decide de rendre publique les raisons de l’assassinat de Boudiaf. Meme Zeroual (alors ministre de la defense) n’avait pas reussi a le calmer et a le persuader de rendre les dossiers qu’il avait en sa possession et ce deux semaines avant sa liquidation. Le chef du bureau securite a l’ambassade d’Algerie en Suisse (le commandant Samir) recupera les dossiers en question rendus a la DRS par un parent du defunt Merbah.Il va sans dire que le massacre de Serkadji (qui avait coute la vie a pres de deux cents pensonres) en fevrier 1995 etait directement lie a la volonte d’etouffer l’une des derniere preuve de l’implication flagrante de Nezar, Belkheir, Toufik et Smain dans le meurtre d’un des symboles de la revolution. Condamne en Juin 1995 a la peine capitale Lembarek Boumaarafi est actuellement incarcere a la prison militaire de Blida. L’execution de sa peine est suspendue pour le moment. Nous presentons nos condoleances aux familles de toutes les victimes de cette affaire qui reste une des plus noire que le service ait jamais connu. Pendant ce temps les vrais commanditaires du meurtre de Boudiaf (Khaled Nezar, Larbi Belkheir, Mohamed Mediene, et Smain Lamari et Mohamed Lamari par la suite) continuent d’assassiner tout un peuple.




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  • Adel
    11 juillet 2011 at 19 h 35 min - Reply

    En lisant les différents témoignages, je ne peux m’empêcher de me poser les questions suivantes : où était donc cette armée nationaliste sur laquelle s’appuyait Boumédiène? Comment les DAF ont-ils pu prendre les commandes de cette armée avec une telle facilité? Comment un vieux routier qui avait des dossiers sur tout le monde tel que Kasdi Merbah n’avait-t-il pas anticipé les agissements des DAF? Comment Boudiaf et ses hommes de confiance, ainsi que Kasdi Merbah lui-même, ont-ils pu être assassinés avec une telle facilité?

    A chacun de tirer les conclusions qui s’imposent.




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  • cara ali
    12 juillet 2011 at 2 h 57 min - Reply

    Je veux juste préciser ceci : Boudiaf est un authentique nationaliste qui n’a pas de sang sur les mains. Il a été l’un des architectes du 1er novembre et a présidé la réunion des 22 à la veille du déclenchement de la lutte armée. Il a été appelé à diriger le pays durant la décennie noire quand le pays était sous le joug des fanatiques islamistes qui ont endeuillé le pays. Et il a accepté sachant le volcan sur lequel se trouvait le pays. Sa mort restera une tache sur le front du pays et ses dirigeants de l’époque parce que à ce jour personne ne peut dire avec certitude qui a commandité le meurtre.
    Selon certaines rumneurs Boudiaf avait envoyé une demande à Pierre Bérégovoy qui était premier ministre français pour lui demander s’il était possible de connaître les avoirs de dirigeants algériens en France parce que Boudiaf avait fait de la lutte contre la corruption une priorité. Toujours selon les rumeurs des (je dis bien des et non pas les) dirigeants algériens ont eu connaissance de cette demande ce qui aurait décidé de son assassinat.
    Pour le reste concernant la DRS et les arcanes secrètes du pouvoir j’avoue mon ignorance la plus complète.
    Donc comparer Boudiaf au sinistre khellaf alias kasdi merbah reste toujours un scandale à mes yeux. Quoi qu’ait pu faire Boudiaf une fois président il restera toujours un authentique patriote dont on apprendra le nom dans l’histoire du pays.
    On a souvent et longtemps parlé de Kasdi mais pas pour les mêmes raisons. Son seul nom faisait frémir de simples personnes à cause de la terreur qu’il inspirait et il a entretenu ce mythe de l’homme secret détenteur d’un pouvoir absolu sur la vie des gens. J’espère que son nom sera à jamais banni du pays et que plus personne ne se souvienne de lui même pas ceux qui ont eu à souffrir de son sadisme et sa violence.
    Paix à son âme quand même.
    Ali




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  • NEDJMA
    12 juillet 2011 at 17 h 25 min - Reply

    la junte qui traque écrase et tue comme seul horizon?
    Non,la combattre mais pas à demi,l’attaquer partout où elle se cache même en nous.
    Des buts précis entre tous les mécontents et tous les opposants,sinon nous sommes morts.




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  • Nasser BENHAMOU
    13 août 2011 at 12 h 07 min - Reply

    à Cara Ali : « j’avoue mon ignorance la plus complète » Bravo, enfin tu as trouvé un filon de ta compétence.




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  • Hakim
    14 août 2011 at 15 h 43 min - Reply

    @Cara,a part Allah yehdik,rien a te dire.




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  • mannallah
    6 décembre 2012 at 12 h 03 min - Reply

    Des scénaristes en manque !!! Tot ou tard , la vérité finira par jaillir…N’en déplaise à Zineb Oubouchou QUI n’a pas hésité à impliquer FOUAD BOULEMIA DANS l’assassinat d’ABDELKADER HACHANI …Un terroriste qui assassine son chef et surtout lorsque ce CHEF S’AFFICHAIT seul contre tous CONTRE LA MOUKALAHA ET LE WIAM de bouteflika…




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  • Slimane Ghelide
    27 juin 2013 at 1 h 31 min - Reply

    Kasdi Merbah, repose en paix
    Notre pays n’a pas de justice mais la justice divine démasquera les assassins. Un pays ou le vie humaine n’a aucune valeur.




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  • Abdelmadjid AIT SAADI
    22 août 2015 at 15 h 37 min - Reply

    Juste un rappel en souvenir d’un ami qui fut un nationaliste, tout en étant pour tant d’Algériens, un nom qui faisait peur.
    Je travaillais avec lui sur des dossiers brûlants sans que je sache que c’était lui, Kasdi Merbah, je le connaissais simplement sous son nom de « Abdellah » conseiller à la Présidence (auprès de Boumédienne), détaché du ministère de la défense… !!!
    Il me demandait de lui faire des dossiers techniques sur les hydrocarbures, pour « vérifier » les informations données par SH et le ministère de l’industrie et de l’énergie, (dossiers supposés avoir été confectionnés, par mon équipe au sein de la SH, Réservoir engineering, département gisements) qui s’avéraient hélas, trop souvent « corrigés » par des mains maladroites ou malignes… au profit de nos partenaires étrangers !!!!




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  • Congrès du Changement Démocratique