Édition du
23 July 2017

Kaïd Ahmed, « homme d’Etat » (??!!)

Le Soir d’Algérie 30 juin 2011

Kaïd Ahmed à Ben Aknoun

Par Mohammed Boudjema, professeur à l’USTHB

J’apprends qu’un ouvrage(1) vient de paraître consacré à l’itinéraire d’un dirigeant non négligeable de l’Algérie indépendante : Kaïd Ahmed. Les petits bouts d’extraits et les commentaires parus dans la presse à cette occasion laissent entrevoir un évident parti-pris quant au rôle positif du personnage et sonnent comme une tentative de réhabilitation face au sort que lui a réservé notre histoire récente. A l’heure d’aujourd’hui où les grandes questions se résument essentiellement à comment gagner plus de dollars sans trop offusquer Dieu, on peut penser qu’il a, lui, bénéficié de l’état d’un monde dont les axes de combat impliquaient des débats qui nous paraissaient plus nobles. Les lignes qui suivent ont été écrites bien avant la sortie de cet ouvrage. Elles racontent sous forme d’anecdote cette époque de bouillonnement d’idées au cours de laquelle les dirigeants d’alors ont fabriqué nos malheurs actuels…

Ah ! le savoir-parler de ces temps-là !

Qui utiliserait aujourd’hui, qui se souvient même des concepts tels que «progressistes», «bourgeoisie compradore », «tâches d’édification nationale», «réaction interne», «démocrates révolutionnaires », «large front démocratique », «récupération des richesses nationales», «autogestion» ou des abréviations devenues absconses comme PPST, GPF, GSE ou ATU. Toutes ces choses qui cherchaient à concrétiser nos fantasmes de liberté, d’égalité et de justice sociale en composant le paradigme de la construction du socialisme à l’algérienne, qui oserait s’en emparer de nouveau pour en faire l’ossature de ses pensées, de ses écrits ou de ses discours ?

Amma baâd…

On était en février 1968. La grève des étudiants était totale et durait depuis plusieurs jours déjà. Evacuée manu militari des piquets de grève qui l’occupaient jour et nuit, l’université avait été fermée pour une durée illimitée. Les restaurants universitaires aussi. Le responsable de cette situation ? Le responsable de l’Appareil lui-même. Non, ce n’est pas l’intitulé de la drôle et fameuse histoire de téléphone qui fit le tour du pays pour devenir ensuite un classique du genre. C’était vraiment le nom de la fonction exercée alors par Kaïd Ahmed, alias commandant Slimane, au sommet de la hiérarchie du parti unique, le FLN. Il venait de se lancer dans une grande opération de remise au pas des différentes organisations de masse, officiellement intitulée «processus de normalisation » mais vite traduite en «tentative de caporalisation». Après avoir achevé celle des paysans (l’UNPA), celle des femmes (l’UNFA) puis celle de l’unique confédération syndicale (l’UGTA), il s’attaqua à l’UNEA, l’organisation des étudiants, en diffusant un document sous la forme d’un petit livret de 32 pages au format A6 portant en gros titre sur sa couverture à dominante verte, «Processus de normalisation de la vie de l’UNEA». Tout particulièrement à ce qui en tenait lieu du fait de la répression qui sévissait depuis le coup d’Etat de juin 1965, l’interdiction de ses instances dirigeantes et l’arrestation de plusieurs de ses responsables. Seule en effet la section d’Alger (c’était d’ailleurs l’unique section estudiantine en Algérie, les autres se trouvant à l’étranger : Paris, Damas, Prague, Moscou, …) avait une existence tout juste tolérée et continuait à activer. C’est elle qui s’opposa aussitôt à cette énième tentative de musèlement en décrétant une grève illimitée avec occupation de l’enceinte universitaire. Ils sont nombreux à se souvenir Kaïd Ahmed. Haut en couleur et fort en gueule, il traînait avec lui la réputation d’un gaffeur impénitent, auteur présumé, involontaire et prolifique d’une multitude de boutades comiques et de délicieuses bourdes sémantiques.

On raconte qu’un jour, s’adressant en tant que responsable du FLN aux femmes déléguées dans un congrès de l’UNFA, il lança ainsi du haut de la tribune : «Le Parti a ses règles comme vous, les femmes, avez les vôtres.» Une autre fois, bien plus tard, lors des campagnes de volontariat estudiantin pour la Révolution agraire dont il n’était vraiment pas un partisan zélé («la terre à ceux qui l’aiment», disait-il en détournant le slogan officiel d’alors «la terre à ceux qui la travaillent»), il interpella les responsables des CVU (Comité de volontariat universitaire) à propos de certains groupes de volontaires qui s’impliquaient contre une épidémie de choléra sévissant dans une région du pays. Des responsables locaux, peu enchantés par la présence et le regard de ces groupes qui n’étaient pas sous leur autorité, s’étaient plaints à Kaïd Ahmed. «A chacun sa place et son travail, dit-il aux CVU, vous, c’est la Révolution agraire, le choléra c’est le Parti.» La petite histoire ajoute qu’il lui fut aussitôt répondu : «Nous sommes entièrement d’accord, qui a jamais dit le contraire ?» C’est ainsi que le commandant Slimane devint petit à petit une sorte de bouffon du roi, l’exutoire des frustrations nées d’une liberté d’expression totalement muselée. Pour l’imagerie populaire, il endossa toutes les tares du système protégeant par là-même les autres responsables dont il aurait effacé les péchés. Le plus souvent à tort car le personnage, cultivé et très loin d’être sot, ne méritait pas d’être enfermé dans ce rôle de bouc émissaire. Chose rare chez les dirigeants d’alors (comme chez ceux d’aujourd’hui d’ailleurs), il semblait posséder des idées pour le devenir de ce pays et une réelle vision politique allant bien au-delà de sa propre personne. On a souvent cité son passage au ministère des Finances, où disait-on, sa politique monétaire prudente (paysanne même selon certains) a longtemps contribué à la stabilisation de la monnaie.

Il a par ailleurs tenté une analyse de la société algérienne dans un petit essai qu’il a intitulé «De la contradiction de classe au sein des masses» et qu’il utilisera plus tard pour revendiquer une adhésion contestée à l’Union des écrivains algériens. Un jour de février 1968 donc, il décida de rassembler les étudiants en une sorte de meeting pour présenter lui-même son projet de normalisation qu’il estimait incompris. On choisit pour cela la salle des fêtes de la cité universitaire de Ben Aknoun. Plusieurs bus de la RSTA furent mobilisés pour faire venir les étudiants de la Fac centrale et des autres résidences universitaires (Revoil, Robertsau et El- Harrach). La salle était comble.

A l’entrée, des militants de l’UNEA distribuaient des tracts appelant à la résistance contre la tentative de caporalisation. Un petit peu plus loin, un groupe de personnes entouraient un responsable de la Fédération des étudiants militants (FNEM), toute récente création du FLN confiée alors à la houlette de Laadi Flici pour casser la forte influence des militants du PAGS sur le syndicat estudiantin. Epuisé par le feu nourri des questions et des invectives, le responsable «fnémiste» (douze ans de fac, sept ans de maquis ainsi qu’il présentait lui-même son CV) finit par battre en retraite et rejoindre la salle où la foule attendait «l’Appareil». Entouré de ses gardes du corps et des traditionnels courtisans, il arriva enfin, tout souriant, et prit place à la tribune. Après les quelques poncifs habituels sur l’engagement exemplaire des étudiants dans la longue et héroïque lutte du peuple algérien dont nous étions les dignes héritiers, il se mit à détailler les éléments de son projet puis en appela au débat.

Il essuya d’abord quelques escarmouches sans gravité en y répondant avec beaucoup de mesure et parfois d’humour. «Le Coran, disait-il, quand il est descendu du ciel, a été contesté. Comment voulez-vous qu’un opuscule sorti de la tête d’un vulgaire bipède comme moi ne le soit pas ?» On lui amena un des tracts distribués dans le hall. Après l’avoir rapidement parcouru, il déclara qu’on l’y accusait d’être un bourgeois, un féodal ayant beaucoup de biens. «Je suis prêt, dit-il, à faire don de tout ce que, soi-disant, je possède à la seule condition que ceux qui ont rédigé ce tract fassent la même chose.» Quelqu’un assis au premier rang, juste au-dessous de la tribune, lui lança : «Et les chevaux ?» Piqué au vif, il répliqua «Ah non ! pas les chevaux. J’ai une jument. Chaque année elle me donne un poulain. Comme moi, j’aime les chevaux, je les garde. Alors, pas les chevaux.» La salle s’agitait de plus en plus. Puis, de quelque part vers le fond, quelqu’un se leva et dit d’une voix légèrement imbibée : «Je m’appelle B*** Mahieddine. Vous connaissez très bien mon père qui fut votre compagnon de lutte dans la clandestinité dans la région de Tiaret. Voici ce que j’ai à vous dire. Vous n’ignorez pas que le parti que vous dirigez est contesté partout et tout particulièrement chez les intellectuels. Il est contesté sur tous les plans, que ce soit au plan de ses principes, de ses méthodes ou de ses hommes.» Furieux, le responsable de l’Appareil saisit le micro, se mit debout et l’interrompit d’une voix étranglée : « Vous pouvez contester ses hommes, vous pouvez à la rigueur contester ses méthodes, mais jamais, au grand jamais vous ne pouvez contester ses principes qui sont au-dessus de vous et de nous, au-dessus de tous. J’espère que ce sont vos paroles qui ont dépassé votre pensée et qu’il y a lieu de retirer ces propos. Et puis, intellectuels, dites-vous ? Mais c’est quoi un intellectuel ? Vous croyez qu’il suffit d’avoir le bac ou la licence pour être un intellectuel ? Parlez-moi de Gide, Sartre ou Zola, là oui, ce sont des intellectuels. Qu’avez-vous donc produit pour fanfaronner ainsi ? Savez-vous d’ailleurs combien d’intellectuels ont été liquidés en URSS ? 100 000 ! Après tout, ne l’oubliez pas, dans ce pays, vous n’êtes que 8 000 !» Encore une fois, remous bruyant dans la salle. L’étudiant contestataire se leva de nouveau. Il affirma que ses pensées et ses paroles étaient parfaitement en phase et qu’il n’y avait rien à retirer de ce qu’il venait de dire. Puis, des amis lui ayant sans doute suggéré de s’éclipser discrètement avant la fin de la réunion, il fut exfiltré et disparut rapidement de la salle. Pendant ce temps, Kaïd Ahmed, livide, fulminait. Il jeta violemment le micro sur la table et mis fin à son meeting dans un concert de huées et de sifflets. Les chauffeurs de bus de la RSTA qui attendaient, debout au fond la salle, n’en croyaient ni leurs yeux ni leurs oreilles. Un dirigeant éminent bousculé de la sorte, houspillé en public, en Algérie, c’était tout simplement inouï. Suivi par la foule qui semblait en redemander encore, il se dirigea vers le comptoir de la cafétéria.

Là, enfin calmé par le thé de l’inamovible ammi Saïd, entouré de quelques étudiants moins chahuteurs, il reprit ses arguments pour mettre fin au mouvement de grève, promettant haut et fort qu’il ferait rouvrir l’université et les restaurants universitaires quand «nous serons redevenus sages». Puis, bombant le torse devant nos airs peu approbateurs, il ajouta en bon démagogue : «Sages, oui bien sûr, mais pas des moutons. Je sais, moi, que l’Algérien ne peut pas se comporter en mouton.» Il dit à ammi Saïd de nous servir à boire et de lui adresser la note au siège de l’Appareil, place Emir-Abdelkader. Il reprit ensuite ses gardes et sa cour et quitta pour toujours la cité U de Ben Aknoun.

Avec un léger sourire en coin, ammi Saïd, désabusé, nous lança : «Allez les jeunes, buvez, c’est moi qui offre !» Il me souffla qu’il n’avait nullement l’intention de perdre son temps à lui envoyer une addition que personne ne paierait jamais. Quant à Mahieddine, on ne le revit pas pendant un long moment dans les environs. Dégrisé, il avait décidé de se mettre au vert et de se faire oublier. Il ne fut, semble-t-il, pas du tout inquiété. Quelques semaines plus tard, l’année 1968 explosait les universités dans le monde entier…

M. B.

(1) Kamel Bouchama, Kaïd Ahmed, homme d’État, Édition Juba 2011.


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36 Commentaires sur cet article

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  • khrot
    30 juin 2011 at 16 h 17 min - Reply

    Quand on a assassiné Abane, mis sur la touche les Ferhat Abbas, Benkhedda, Ait Ahmed, le message devient très clair.
    C’est la porte ouverte aux cancres, et dans cette logique gaid ahmed est un homme d’état (au sens république bananière, s’entend).




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  • balak
    30 juin 2011 at 20 h 01 min - Reply

    L’ Algerie: pays ou il suffit d’ avoir des copains dans l’ armée pour se voir etre nommé homme d’ etat, ministre,senateur, pdg, president, etc.Prendre ses desirs pour la realité,c ‘est facile chez nous.La seule condition ,c ‘est de faire partie des clans du pouvoir.L’ algerie, pays des miracles ou il suffit, outre ses relations militaires, d’ etre soi meme un charognard , un personnage cruel hors pair, ignoble et pietinant les valeurs universelles, pour reusir à s’ incruster dans la troupe de la meute des predateurs composant la nomenklatura




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  • brahmi16
    30 juin 2011 at 20 h 11 min - Reply

    KAID ahmed, Homme d’ etat ?????Mon oeil!!!! ya hasra !!! les hommes d ‘etat vous les avez assassinés ou alors vous les avez contraints à l’ exil ou sont morts de maladies, de depit de savoir que vous les avez trahi pour acceder a des privilèges, pour vous servir,pour piller les richesses du pays impunemment
    .Les hommes d’ etat ne s’ enrichissent pas de privileges, les hommes d ‘etat ne se servent pas, ils servent, les hommes d’ etat n’ utilisent pas la ruse et la violence contre leur peupleles hommes d’ etat ne pillent pas leur pays, etc, etc.




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  • Mokhtar
    30 juin 2011 at 23 h 57 min - Reply

    Histoire authentique
    Un jour , Kaid Ahmed , rahimahou Allah ,alors ministre des finances reçut un ancien moudjahid d’une wiaya de l’EST se plaignant d’un fonctionnaire qui l’aurait »trop » imposé.
    M.KAID Ahmed demanda le dossier du plaignant et l’étudia sérieusement ensuite il convoqua l’ancien moudjahid et lui fit savoir qu’il a été imposé beaucoup moins que la réglementation et lui dit « c’est vous les moudjahidine qui êtes à l’aise qui devaient nous aider à construire le pays.Le moudjahid fut redressé à hauteur de la réglementation + les pénalités de retard et le fonctionnaire fut félicité et ensuite promu à une fonction supérieure.Chahada Lillah.




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  • poly
    1 juillet 2011 at 3 h 21 min - Reply

    Bonjour à tous, des hommes comme Kaidi Ahmed étaient rares les années 60.
    Les positions politiques et propos du commandant Sliman étaient à la hauteur du temps. Son courage et son implication dans la gestion du pays est à respecter. Nous les jeunes de maintenant, ne connaissant rien de ce personnage, nous prétendons avoir tout compris, on est en décalage total avec la réalité des années 60. Quelques déçus de cette période ont essayés de discrédités les gestionnaires d’alors, et nous avons avalés les haines des uns et des autres, alors que nous devons commencer par respecter ces algériens qui ont tout donner en pensant faire du bien à leur pays.
    Kaidi Ahmed a quitté le pouvoir pour des raisons politiques, point d’affinité avec ses compagnons politiques, il a préféré l’exil que le pouvoir.
    Mes respects au dernier acte réalisé par le dernier algérien, pour nous permettre à nous, d’être libre.
    Vive tous les algériens qui ont contribués avant et après notre révolution.
    Mais qu’allons nous faire, nous, jeunes de maintenant ? insulter nos moudjahidines nos hommes qui ont essayés de travailler et construire ce pays, avec les moyens de bord, la France a laissée 5 ingénieurs et 49 médecins après une présence de 132 ans de colonialisme. A titre d’exemple la France a fermé, uniquement à Constantine, 63 écoles coraniques en 1845. Hamdoulilah on a plus de 7 millions d’élèves et étudiants. Kaidi Ahmed avait en face de lui 8000 étudiants en 68, c’était notre substance grise. C’était notre première richesse. Arrêtons d’insulter et accuser nos pères et regardons le futur. Il est dur ce futur et rude, y a des faucons qui guettent l’Algérie. Unissons nos force pour sauvegarder ce qu’ils nous ont cédés, je dis bien céder, car on a pris une mauvaise et seul chose, haïr ce pays pour rendre service à nos anciens ennemis. Soyons optimiste et chacun de nous, s’il peut rendre ou ramener un gramme de bien, c’est du bonheur pour lui, et pour le pays, et arrêter de nous diviser.
    Faisons des critiques objectives et nos subjectives, organisons des débats de raisons et pas passionnels.
    La plus part des analyses de certains parmi nous sont plus, une prise de partie avec quelqu’un de proche qu’avec la raison. Parce qu’un jour on s’est attablé avec un ancien opposant, un ancien de l’administration ou un ancien militaire et je ne sais qui, en nous racontant l’Algérie à sa façon, que nous allons haïr une autre personne. L’Algérie malgré tous les problèmes qu’elle endure, parmi son peuple y aura toujours des hommes qui vont la défendre, quelque soit l’espace et le temps. Nous n’oublierons JAMAIS nos Chouhadas et VIVE L’ALGERIE.




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  • Sid-Ahmed Ouadah
    1 juillet 2011 at 11 h 26 min - Reply

    Je signale que l’ouvrage décisif de Kaïd Ahmed « de la contradiction etc. » a été, en réalité, l’oeuvre de son scribe Abdallah Douro, lequel Douro ne s’est pas foulé puisqu’il a démarqué sans vergogne (aujourd’hui, on dirait qu’il a copié-collé) l’ouvrage de Mao-Tsé-Toung « De la contradiction », un Mao qui, soit dit en passant, n’avait rien compris à la contradiction dans son concept hégélo-marxien.




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  • Moh
    1 juillet 2011 at 11 h 35 min - Reply

    Certains « démocrates » sont pires que le plus totalitaire des dictateurs de « gauche »
    Que possédait KAID Ahmed par rapport aux extravagances d’un Honecker ou d’un Ceaucescu au frais du pauvre contribuable qui bossait comme un damné ? Les idées de KAID Ahmed , que , hier, ils vilipendaient , ont été repris par les mêmes politicards qui nous ressassaient « el Ichtirakia la roujou3a fiha » et en ont fait leur nouvelle « vision » économique du monde .Et la cerise sur le gâteau , il portèrent l’hypocrisie jusqu’à avancer que leurs idées étaient conformes à la Chariâa qu’il ignorait superbement du temps des constantes inamovibles du parti unique et de l’article 120. L’absence du respect des idées de l’autre est un des éléments clé qui peut expliquer l’indigence de la « classe politique » à créer une opposition d’alternance.
    Le problème n’est ni idéologique ni politique , le seul but, c’est le « koursi » qui donne tout à celui qui s’y installe parce que il n’ y a jamais eu de CONTRE POUVOIR VERITABLE qui puisse fixer des limites à l' »installé »et lui demander des comptes à la fin du mandat..




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  • Afif
    1 juillet 2011 at 13 h 23 min - Reply

    Chahada Lillah.

    Extrait du livre « C’étaient Eux les Héros » du Moudjahid Muspapha Benamar, page 162 :

    « Avec ces moyens de communication, l’intérieur se trouvait donc relié au PC de la zone installé à Figuig.
    Je fis remarquer à Ismet que rien ne devait plus retarder la réception d’un message autorisant notre départ pour le Nord (NDLR :Muspapha Benamar se trouvait en mission dans le Sud Ouest algérien avec une Katiba).

    Au lieu du message espéré, je constatais que Amara passait le plus clair de son temps à capter de longs télégrammes signés de Slimane (Kaïd Ahmed) qui avait entretemps succédé à Lotfi comme chef de la Zone 8.De Figuig, Kaïd Ahmed nous inondait de ses nombreuses réflexions sur la stratégie et la tactique révolutionnaires ! Du fait de la longueur de ses vacations, les B26 et les Jaguars finissaient par nous repérer par guidage goniométrique et ne mettaient que peu de temps pour arriver au-dessus de nous. Je fis remarquer à Ismet qu’il serait peut-être plus avisé que nous recevions des munitions à la place de tous ces messages dont l’unique résultat était de nous faire repérer, puis nous faire arroser de bombes et de mitraille déversée par l’aviation ennemie.

    J’avais fait cette réflexion en présence d’un agent de liaison qui partait le jour même sur Figuig et qui a certainement dû rapporter mes propos à Kaïd Ahmed.

    Une semaine après, Amara me prit à part pour me glisser à l’oreille que je devais prendre garde et surveiller mes faits, gestes et paroles. Tenu au secret professionnel, Amara réussit tout de même à me faire comprendre par allusions que Kaïd Ahmed avait mal pris mes remarques sur l’abus qu’il faisait des liaisons radio. Cette attitude de Amara était compréhensible car il était bien placé pour juger par lui-même des risques et des dangers que l’on pouvait faire courir aussi bien à la station radio qu’aux unités de l’ALN se trouvant autour d’elle. » Fin de citation.

    Tout un chacun a pu remarquer dans ce témoignage que Kaïd Ahmed était un chef de Zone et qu’il dirigeait sa zone à partir de Figuig au Maroc avec des moyens radio : si tous les chefs de zone et tous les chefs de wilaya avaient fait de même, que serait-il devenu de la Révolution ? Heureusement qu’il y avait des Justes et des Sincères : à titre d’exemple et sans trop s’éloigner géographiquement, Lotfi, le précédent chef de cette zone 8, commandée par Kaïd Ahmed et qui a été promu Chef de la Wilaya 5, avait une autre conception de la direction d’une armée et de combattants, c’était d’être parmi eux. C’est ce qu’il fit en refusant de diriger sa wilaya de l’extérieur et en rejoignant ses unités de combat à l’intérieur du pays, où il mourut en glorieux Chahid.




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  • poly
    2 juillet 2011 at 0 h 17 min - Reply

    Bonsoir tout le monde, Monsieur Afif, votre courrier est parlant, par contre comment peut on clôturer, une intervention comme la votre, avec le doute sur les algériens de toutes tendances qui ont participés à cette guerre. Depuis le début de l’invasion française, Emir Abdelkader, Messali, Lotfi, Kaïdi, Abane, Krim, Kafi, Ferhat, etc. … et la liste est longue, si on doute un seul instant sur notre noble révolution, notre histoire, nous perdons respects et considérations. Pour nous les enfants nés après l’indépendance vous serez gravés à tout jamais et éternellement sur nos mémoire que percutons à notre tour à nos enfants. Nous savons que notre indépendance a été confisqué par des algériens, nous savons que les frères qui sont restés vivant ont abuser des femmes de chouhada, nous savons que certains ont autorisés la gestions des bars par des moudjahidines alors qu’ils ont combattus au nom de la patrie et de Dieu, pour les salir et les confronter quotidiennement à des soûlards, et j’en passe tous les abus. Aucun sur cette terre peut nous reprocher et surtout pas à nos moudjahidines et à tous les algériens de cette époque notre prise d’armes pour la liberté. En 2011 l’OTAN avec tout les moyens dont ils dispose parle de bavures et de différents entre les dirigeants de cette mascarade contre la Libye, par exemple. Alors soyons fière et la haute de tout ce qui a été fait pendant la guerre et ce qui a été réalisé après l’indépendance. Merci




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  • Aladin
    11 juin 2014 at 18 h 06 min - Reply

    Je voudrais vous dire que la pluspart des accusations que vous portes a l encontre de mon oncle (Kaid Ahmed etait mon oncle) sont fausses, et je peux les pourver. L accusation de poceder des chevaux et autres biens pastorales sont totalement fausses. La familles Kaid n’etait pas des proprietaries terriens dans le sens
    coloniale » du terme. Il avait achete une ferme a un francais de qlq 20 hectares Durant les annees 70. La piscine Boyer que son fils possede maintenant. Une petite villa achete a Norbert aussi, après lindependance. Les recits sur les « boufonneries » estudiantines sont pour la pluspart des « mythes ». Par contre, quoique vous vous basez sur la revolution estudiantine vous omettez de mentionner son opposition a la revolution agraire ce qu il le poussa a s exiler. « En 62 l’Algere etait au bord du gouffre depuis elle a fait un grand pas en avant ». Votre analyse est des moins objectives et analytique.




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  • Afif
    11 juin 2014 at 19 h 46 min - Reply

    @ Aladin :

    Vous réagissez trois années après la diffusion de l’article.

    Cela dit, vous avez dit que votre oncle a acheté une ferme de 20 Ha. Pouvez-vous nous préciser quelle année. Merci.




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    • Aladin
      18 juin 2014 at 14 h 26 min - Reply

      Je l’ai deja precise (pas d’accent aigu, utilisant un clavier anglais). Il acheta une ferme/piscine a Monsieur Boyer en 65 ou 66. La facon don’t Kaid Ahmed est depeint est completement fausse. C’est comme si on regarde a travers la serrure ce qui se passé derriere une porte. Sa carriere politique acant l’independance est completement tu, ainsi que sa periode d’opposition après la revolution agraire. Dans cet article il est dit que sa famille a des possession terrienes, ce qui est completement faux. Tiaret est une region agro pastorale ou la famille Belarbi/Kaid (Ouled Sidi Belgacem) est celle qui possede le moins de terre. Leur nom et prestige a ete connu du fait de leur origines et leur combat contre l’invasion francaise de 1830 (Leur Arch a fourni le plus grand nombre de cavaliers dans la resistance de l’Emir Abd El Kader). Ils n’ont jamais ete connu comme des bourgeois ou des riches proprietaries terriens. Mon mot de la fin serait de dire que cet article se base principalement sur des mythes urbain plutot que sur une recherche biographique du sujet traite.




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  • sbih
    18 juin 2014 at 21 h 07 min - Reply

    Bonjour

    @ Aladin,

    « leur combat contre l’invasion francaise de 1830 (Leur Arch…)

    Faudrait songer à réunir les matériaux pour écrire cette partie de l’histoire du Sersou.

    Mr A kaid ne t’appartient plus ,il est ce que fera de lui l’histoire.




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    • aladin
      18 juin 2014 at 21 h 28 min - Reply

      Tout a fait, ca fait partie de la posterite.
      Je ne fais qu’addresser l’article ecrit sus dessus




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  • alladin
    18 juin 2014 at 21 h 43 min - Reply

    Affif et autres qui s’attaquent aux morts.
    Puisque vous n’avez pas le courage pour vous attaquer a la promo Lacoste qui controle le pays vous ne trouvez rien de plus pour vos calomnies a attaquer les Morts ? Si Slimane dirigeait sa zone de l’interieur et non de Figuig. Il n’etait pas en mesure d’envoyer les messages mais selon le commandement ils etaient donnes au celui qui fait la radio transmission. Quant a savoir qu’elle etait l’importance et le volume des documents a transmettre il n’en etait pas responable. Je vous le repete vous vous attaquez aux morts alors que les ennemis de l’Algerie au pouvoir vous semblez les ignorer. Il n’ y a pas de merites a combattre sans risques !




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  • Afif
    18 juin 2014 at 21 h 51 min - Reply

    @ Aladin :

    A votre réponse qui suit :  » Il acheta une ferme/piscine a Monsieur Boyer en 65 ou 66. », je vous apprend qu’à l’indépendance, le FLN avait interdit d’acheter les biens immobiliers aux français. Comment se fait-il que votre oncle qui était un responsable du FLN enfreint une décision de la Révolution. La loi n’est-elle pas faite pour tous ? Deuxième question : avec quel argent a-t-il acheté cette ferme/piscine alors qu’il se trouvait dans l’ALN durant pratiquement toute la guerre et qu’en même temps, vous dites que sa famille n’était pas bourgeoise ?

    Indépendamment de ces faits, vous ne pouvez pas nier que votre oncle a été un pilier du système : qu’il ait eu tort ou raison est un autre débat.




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    • Aladin
      19 juin 2014 at 16 h 25 min - Reply

      La Famille boyer etait « anti colonialiste ». Leur fille (Jacqueline) et son mari seront tues en 59 par l’armee francaise. Les parents et le fils ont la nationalite algerienne des 1962.




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    • Tiaretien
      4 août 2015 at 16 h 20 min - Reply

      @ Afif
      Je viens eclairer votre lanterne La piscine Boyer n’a pas été acheté par Kaid Ahmed , mais par son épouse à Mme Boyer qui voulait quitter l’Algérie . Il faut savoir que son épouse a travaillé et a payé cette ferme avec ses économies . Elle l’a acheter pendant les années 70 pas avant , et de plus à l’insu de son époux . Il n’a rien laisser en héritage à ses enfants car il n’avait rien , je défie quiconque de dire qu’il était malhonnéte . Il fait partie des hommes les plus intégres qu’a connu l’Algérie . La ferme a été saisie , lors de l application de la révolution agraire , comme beaucoup d’autres ,et rendue aussi comme à d’autres bien aprés à sa propriétaire , alors qu il ne faisait plus partie du pouvoir , et qu il etait en exil . Revoyez votre copie si Afif , quelque soit vos accointances ,que vous soyez d’accord ou pas avec certaines idées … reconnaissez l’intégrité des Hommes .




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  • Afif
    18 juin 2014 at 22 h 02 min - Reply

    Je viens de lire votre dernier post étonnant à plus d’un titre : lorsqu’on relate des faits historiques, on est obligé de parler des morts Allah Yarhamhoum.

    En ce qui concerne le post que vous incriminez, je n’ai fait que rapporter le témoignage écrit (vous pouvez consulter son livre à la page 162) d’un officier de l’ALN. C’est à partir de son témoignage que j’ai fait ma conclusion. Si son témoignage est faux, je retire ma conclusion, bien sûr.




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  • rachid dahmani
    19 juin 2014 at 10 h 03 min - Reply

    Je peux vous assurer que notre regretté Kaid Ahmed avait déjà résumé à priori la situation de notre beau pays l’Algérie. Il l’a résumé en une seule phrase. Il a dit: « Notre pays l’Algérie était au bord du précipice. Aujourd’hui elle a fait un grand pas en avant ».




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  • SIMhamed
    19 juin 2014 at 12 h 50 min - Reply

    Bonjour Aladin,

    Voute dites: « Affif et autres qui s’attaquent aux morts.
    Puisque vous n’avez pas le courage pour vous attaquer a la promo Lacoste qui controle le pays vous ne trouvez rien de plus pour vos calomnies a attaquer les Morts ? »

    Qui avait place la promo Lacost a la tête de l’armée national (Chabou chef d’etat major, Bencherif chef de la gendarmerie, Nezar et autre Dafists adjoint des chef de region, si ce n’est pas le groupe d’oujda, dont Kaid Ahmed fut un membre influent, pour les utiliser comme assise pour le pouvoir (si ce n’est pour collaborer avec la France) que ce groupe s’en est accaparer des ‘l’inDEPENDANCE’ (et bien avant)?

    En ce qui concerne le Moujahid Benamar que Affif cite, il est connu que le group d’oujda commenca a liquide des moujahidines, surtout intellectuels, qu’il soupçonnait leur barrer la route au pouvoir avant ‘l’inDEPENDANCE’ en les trahissant a l’armée française(Amirouche, El Haoues, Lotfi parmi d’autres) et après ‘l’inDEPENDANCE’ avec la politique macabre de « yad el hamra »/ »la main rouge », dont des proches fut victime.

    Vous dites aussi que votre oncle s’est oppose a la révolution agraire. Ne pensez-vous pas que s’opposer a la promo lacost, que vous nommez « les ennemis de l’Algerie », etait plus important puisque c’était une question de survie de L’Algerie comme on le constate aujourdhui? D’autres tels que le colonel Chaabani et même de simple moujahidines l’ont fait et ont paye de leur vie, assassiner et emprisonner par le groupe d’oujda de Boumedienne et Kaid Ahmed.




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  • Aladin
    19 juin 2014 at 14 h 48 min - Reply

    Affif,
    Je n’oserais pas attaquer le fond des propos d’un officier de l ‘ALN mais seulement pour la version que vous avez interprete comme quoi Si Slimane dirigeait de l’exterieur.
    La famille Boyer ou les « parents Boyer » avaient la nationalite algerienne après 62, ils avaient travaille avec l’ALN et leur filles (Jacqueline) fut tuee avec son mari, par l’armee francaise.




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  • alladin
    19 juin 2014 at 14 h 59 min - Reply

    SIMhamed,
    Vous avez des connaissances mais aussi beaucoup de lacunes.L’Armee d’Oujda n’etait pas un groupe homoforme et soude, car il y avait beaucoup de dissentions que Boukharouba attise (ce qui le menera au pouvoir par la suite). Si Slimane et Mon pere (don’t je tairai le nom car le sujet se porte sur Si Slimane) etait en opposition totale avec Boumedienne (la preuve est l affrontement avec Si Tahar, Colonel Zbiri, mais ca c est une autre histoire). En parlant du Colonel Chaabane (le plus jeune Colonel au monde ) c etait un ami de mon oncle et de mon pere, il fut condamne (selon son proper frère qui est toujours en vie) par Ben Bella (avec l’acquiescement de Boumedienne qui lui porte rancune). Bencherif etait un agent de l’armee francaise et Si Slimane ne put l’enlever du commandement (Bencherif tuera de ses propres mains le Colonel Chaanbani. ALLAH Yarhhmou,. Beaucoup ont trouve la mort dans le noyautage orchestra par l’armee francaise, et malheureusement je ne peux pas reveler tout cela ici. Qu on laisse les morts dormer en paix. Et si vous voulez que ceux qui sont morts pour l Algerie ne l’aient pas fait en vain. Il faut changer maintenant la situation.




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  • alladin
    19 juin 2014 at 15 h 07 min - Reply

    SIMhamed,
    Vous accusez mon oncle d’etre de conivance avec la France. Pourquoi après son exile de 1973, la France lui interdit de fouler le sol francais ? (interdit de sejour et de mettre le pied en France et l’exile politique sera assure par la RFA et la Belgique qui lui permettra de traverser le territoire pour rencontrer les opposants, Sbiri, Boudiaf et beaucoup d autres)




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  • alladin
    19 juin 2014 at 15 h 35 min - Reply

    A tous,
    Je ne fais qu’addresser certains elements de cet article don’t l’auteur ( un professeur d Universite que je respecte ) quand voulant faire son arguementation , dit : » On raconte….. ». Je m’attendais a plus de recherches synoptiques et investigations de terrains que des ragots de bonne femme. Les points apportes par Affif , SMHamed et autres sont plus ou moins valables mais pris hors contexte ou si meme valable, ils omettent de regarder la totalite de l ‘oeuvre du sujet. Si Slimane avait une carriere politique qui commenca dans l’opposition face au colonialisme des les annees 40. Maintenant avec le recul on peut facilement « analyser » « critiquer’ les nuances ou erreurs. Mais, faites le avec objectivite et essayez de vous reporter dans le contexte historique du moment. Que savait on des coulisses de la politique, du noyautage francais, des trahisons….j ai essaye d apporter un complement d’analyse sur une personne que j’ai cotoye en tant qu enfant, il est vrais qu on y perd son objectivite. On verra si la posterite leur donnera raison ou a ceux qui essaient de re ecrire l histoire selon les aspirations du moment.




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  • Afif
    20 juin 2014 at 23 h 15 min - Reply

    @ alladin :

    Dans le but de la recherche de la vérité, il faut savoir qu’avant 1954, Si Kaïd Ahmed militait dans le parti de Ferhat Abbas, l’UDMA, parti qui n’a jamais réclamé l’indépendance et qu’au 1er Novembre 1954, ce sont les militants du PPA qui ont pris les armes.

    Pourquoi Si Kaïd Ahmed avait-il préféré l’UDMA au PPA? Pensait-il comme son chef Ferhat Abbas que demander l’indépendance était utopique ? Peut-être, toujours est-il qu’à ma connaissance, il n’a pas attendu le feu vert de Ferhat Abbas et de la décision de l’UDMA, pour prendre le maquis très tôt, je ne connais pas la date exacte.

    Cela dit, comme beaucoup de grands responsables, il a manqué de vision : quelqu’un qui révise sa position est manifestement quelqu’un qui s’est trompé. En tout état de cause, Allah Yarhmou, et réviser sa position est plus un bien qu’un mal.




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  • Aladin
    23 juin 2014 at 14 h 44 min - Reply

    Afif,
    C’est vrais Kaid Ahmed etait un proche de Ferhat Abbas, qui grosso modo pronait « l’abrogation du code de l’indigenat » et « egalite sociales des classes (colons/indigenes). Il faut encore une fois se mettre dans le contexte de l’epoque. Kaid Ahmed etait un ideologue et theoricien qui a toujours utilise du pragmatisme. Action speaks louder than words. Vous avez repondu a votre propre interrogation. Kaid Ahmed a pris le maquis parmis les premiers chefs de l’ALN. Apparement vous retournez dans la derision philosophique ou politique. Des leaders de l’ALN qui sont devenus des dirigeants jusqu au jour d’aujourdhui etaient toujours dans l’armee francaise quand Si Slimane avait pris le maquis. Certains n’ont pris les armes qu’en 62, d’autres etaient lieutenant dans les Leopards de l ‘armee francaise. Bien entendu, je ne peux pas vous donner la version « familliale ». Sachez cher monsieur que le clan et la Zaouia des Belarbi/Kaidi (Ouled Sidi Belgacem) a ete une des quelques Zaouias en Algerie (nombre qui se comptait sur les doigts d’une main) a n’avoir jamais reconnu l’autorite francaise.




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  • alladin
    23 juin 2014 at 17 h 59 min - Reply

    Qu’on aime ou pas l’embleme de ce qu’a ete Si Slimane. Il faut savoir qu’il fut un leader de son temps qui a suivit ses idees sans compromis ni concessions. Kaid Ahmed a des 1973 fait la rupture avec Boukharouba, et les informations des lors a son sujet ne furent que calomnies et mensonges. Une grande partie de sa famille fut eliminee ou emprisonnee (tous des officiers superieurs de l ALN des 1954) par Boumedienne, et c’est les informations que vous diffusez en sont la preuve. Sachez qu il fut le premier a se lever contre la revolution agraire et la centralization du pays. Aujourdhui avec du recul il est facile de faire le constat mais essayez de replonger dans le contexte de l’epoque. Quelle que soint son oeuvre il la laissera pour la posterite. Il n’a aucun compte en Banque a l’etranger (NY Times de 1978 revelant les milliards de dollars de Boukharouba aux Banques Rockefeller). Sa famille vit modestement en Algerie. Sachez qu’a l’heure actuelle l’Algerie est controle par la finance sioniste et le ses ressources sont pompez par les firmes etrangeres aux services de puissances etrangeres. L’Algerie risqué d’etre attaquee comme l’est la Syrie ou le fut la Lybie. On verra qui sont les vrais fils de l Algerie ceux qui la defendront (tous les frères de Kaid Ahmed furent des soldats de l’ALN et son pere fut tue par les troupes francaises a Mostaganem). On verra ceux qui font dans la tergiversion politicienne ou ceux qui obeissent a leurs principes.




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  • Fatah
    23 juin 2014 at 18 h 58 min - Reply

    cher @Aladin

    Une petite information : Kaid Ahmed était conseiller municipal (de la répoublqiue française) à Tiaret de 1951 à 1954. Il n’a rejoint le maquis qu’à fin 1956 pour être un des adjoints de Boukherouba !




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  • aladin
    23 juin 2014 at 21 h 02 min - Reply

    Kaid Ahmed a ete en effet adjoint au Maire de Tiaret. En 54 il quita son poste et rejoint la capitale (Kaïd Ahmed moved to Algiers in 1954 to make contact with various members of the national movement and with the leaders of CRUA and the OS.He became secretary of the UDMA journalist and a daily Oran in August 1953, and moderated the region of Tiaret an awareness campaign on the situation in the country and local elections, as well as arrange for three Tagdempt days, the congress of the youth of UDMA.[2])In 1955, he carried the weapon to become the Commander Slimane in the Area 8 of the Wialya 5 alongside with Colonel Lotfi, Then becoming a member of the General Staff of the ALN alongside Colonels Boussouf, Othman including Boumediène Chief of Staff of which he became a close Maintenant si WIKIPEDIA a plus de conaissances que vous autres historiens de la derniere heure, je n’a plus autre chose que de vous conseiller d’aller sur WIKIPEDIA, puisque vous refutez mes informations.




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  • alladin
    23 juin 2014 at 21 h 06 min - Reply

    Pour la posterite je vous demanderez : »Ou etiez vous ?
    « Kaïd Ahmed a été, faut-il le noter, un farouche opposant de Boumediene, à une époque où personne n’avait le droit de le contredire. » (Article de Réformes politiques: La pensée de Kaïd Ahmed
    16 Août 2011/par Ghania Oukazi )




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  • A.Benmostefa
    24 juin 2014 at 8 h 03 min - Reply

    Sobhan Allah on critique les morts? (nahadrou fel mouta). Allah ne regarde ni vos corps ni vos images, il regarde vos cœurs? Allah yahdina ?




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  • Mohand Chérif
    8 juillet 2014 at 19 h 00 min - Reply
  • Afif
    4 août 2015 at 23 h 25 min - Reply

    @ Tiaretien :

    Je suis tombé par hasard sur votre réponse et je vous réponds.

    Ce n’est pas moi qui ai dit que Kaïd Ahmed a acheté une ferme à un colon : c’est son neveu Aladin que je reprends ci-après  » Il acheta une ferme/piscine a Monsieur Boyer en 65 ou 66.  »

    Alors, c’est plutôt à vous de revoir votre copie.

    Mes accointances sont chevillées aux intérêts du peuple que Kaïd Ahmed a trahi en trahissant les promesses du 1er Novembre : « une Algérie démocratique (et non sous la férule d’un groupe dont il était membre) et sociale dans les cadres des principes islamiques. Kaïd Ahmed a-t-il réagi quand les boissons alcoolisées interdites sous Ben Bella furent de nouveau autorisées à partir du 19 juin 1965 ?




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    • Tiaretien
      8 août 2015 at 16 h 45 min - Reply

      @ Afif

      Puisque vous le dites , le neveu doit revoir sa copie alors …et je sais de quoi je parle .
      Vous pensez vraiment que Kaid Ahmed a trahi ? Sachez qu’il a démissionné à l’époque de Ben Bella , et aussi sous le régne de Boumedienne , et qu ‘il était le seul a oser affronter ce dernier , car justement pas d’accord avec une politique qui trahissait avant tout le peuple et qui le menait à ce que l’on vit aujourd’hui …Donc revoyez votre copie quand même .
      Quand aux boissons alcoolisées , ceci est un autre débat qui ne fera pas avancer les choses , il y a tellement de choses beaucoup plus importantes que cela , faut voir plus loin que le bout de son nez .Si l’autorisation des boissons alcoolisées est le seul probléme , pauvre Algérie …




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  • Afif
    8 août 2015 at 23 h 20 min - Reply

    @ Tiaretien :

    Cher ami si vous le voulez bien, vous devez vraiment revoir votre copie.

    1) Avant la Révolution, comment se fait-il que Kaïd Ahmed a préféré militer dans l’UDMA qui n’a jamais revendiqué l’indépendance dans son programme. Pourtant, il y avait bien un parti qui la réclamait bec et ongles depuis 1926 l’ENA/PPA/MTLD. Il était pour l’Union française que réclamait l’UDMA. Premier couac.

    2) En ce qui concerne le pouvoir après l’indépendance, il a certainement sa part de responsabilité, même s’il a pris ses distances par la suite. Il ne peut pas le nier. Je pense que, vivant, il l’aurait reconnu.

    3) En ce qui concerne l’alcool, c’est un signe révélateur, il a son importance, il ne faut pas le prendre de haut.




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  • Congrès du Changement Démocratique