Édition du
25 March 2017

Que sommes-nous?


Sommes nous des moutons?
Non!
Non, parce que les moutons bêlent quand le loup approche du troupeau. Ils bêlent furieusement, parfois jusqu’à faire fuir le loup.

Sommes-nous des loups ?
Non !
Parce que les loups ne bêlent pas lorsqu’on le leur commande.

L’Algérie est-elle une jungle ?
Non!
Non, parce que la jungle à des règles naturelles. Un Lion qui a mangé à sa faim ne tue plus. Il n’en a pas besoin. Il ne chasse que pour subvenir à son besoin de survivre.

Sommes-nous des fous ?
Non!
Parce que les fous sont des bienheureux. Ils vivent sur une autre dimension, ne souffrent pas de leur état, et s’en plaignent encore moins.

Sommes-nous de bons pères de famille?
Non!
Parce que les pères de famille préservent leurs enfants. Ils sont incapables de les jeter dans la cruelle incertitude des lendemains.

Sommes-nous du vent ?
Non!
Parce que le vent est un élément fertilisant, qui porte la vie d’un endroit à un autre, et qui berce les souvenirs évanescents.

Sommes-nous des morts ?
Non !
Parce que les morts ne votent pas.

Sommes-nous des chiens ?
Non!
Parce que les chiens aiment sans rien demander en retour.

Sommes-nous du fer ?
Non !
Parce que le fer, quand il est tordu, peut-être redressé lorsqu’il passe par le feu.

Sommes-nous des athées ?
Non!
Parce que les athées ont le courage de leur conviction, ou de leur colère.

Sommes-nous des musulmans ?
Non !
Parce que les musulmans croient en une autre vie, et que celle-ci ne les intéresse que dans la mesure où elle est un bus pour ailleurs.

Sommes-nous intelligents ?
Non !
Parce que l’intelligence est un miroir qui permet de nous découvrir tels que nous sommes.

Sommes-nous des jouisseurs ?
Non !
Parce que les jouisseurs savent apprécier le moment présent.

Sommes-nous honnêtes ?
Non !
Parce que les gens honnêtes ne cambriolent pas leur propre maison.

Sommes-nous bavards ?
Non !
Parce que les bavards parlent.

Sommes-nous des menteurs ?
Non !
Parce que les menteurs connaissent la vérité.

Sommes-nous des vélos ?
Non !
Parce qu’un vélo qui ne roule pas tombe.

Sommes-nous un film comique ?
Non !
Parce qu’un film comique fait rire.

Sommes-nous une ombre ?
Non !
Parce qu’une ombre est un acte de résistance au soleil.

Alors que sommes-nous ?

DB


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43 Commentaires sur cet article

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  • laseptiemewilaya
    2 juillet 2011 at 2 h 48 min - Reply

    Je partage entièrement vos sentiments, et je me suis pose la même question depuis un bon bout de temps maintenant. Toujours pas de réponse!




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  • Alilou
    2 juillet 2011 at 3 h 45 min - Reply

    Monsieur, monsieur, monsieur, moi je sais la reponse…nous ne sommes pas, comme le neant (pas le vide, car ce dernier on peut le remplir)

    Mr DB toujours un lapin du chapeau….




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  • nomade
    2 juillet 2011 at 4 h 01 min - Reply

    pour pouvoir encaisser tout ce que nous subissons sans arriver a nous unir et s’élever tel un seul homme pour balayer une fois pour toute ce ramassis de crapules ,
    la reponse est simple , nous sommes des laches.




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  • HOUARI
    2 juillet 2011 at 5 h 02 min - Reply

    Mon cher DB, vous avez essaye de répondre a la question QUE SOMMES NOUS ??????????????????????????? mais vous n’y êtes pas parvenu. Pourtant la réponse est simple, il suffit de vivre les paradoxes de la société Algérienne pour constater que la réponse a cette question nous saute aux yeux. Voici ce qui vous a echape
    Sommes nous des HYPOCRITES ???????????????????????????
    Oui et oui
    Parce que l’Algérien dissimule ses véritables sentiments et feint des opinions et des vertus qu’il n’a pas.




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  • Zineb Azouz
    2 juillet 2011 at 10 h 14 min - Reply

    Tu te surpasses cher Djamaleddine !

    Très beau texte malgré notre laideur.

    Je n’ose même pas réfléchir à la question que tu poses.

    ZA




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  • asma
    2 juillet 2011 at 13 h 25 min - Reply

    toutes ces question je me les pose chaquejour je n arrive pas a comprendre comment on arrive a organiser des fetes grandioses pour un mariage ou la reussite scolaire ou transformer l appart en riad marocain et en meme temps ne pas payer le loyer a l opgi , ni la femme de menage ,ni contribuer a ameliorer l immeuble,,!!! je n arrive pas a comprendre pouquoi les agressions verbales et physiques si vite envers autrui?? je ne comprends pas pouquoi nos rues sont sales nos quartiers nos ecoles nos apc .postes, hopitaux , nos plages . TOUT TOUT est sale autour de nous




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  • Elforkan
    2 juillet 2011 at 14 h 22 min - Reply

    Que sommes nous ???…..et Comment savoir qui nous sommes ?

    c’est très simple, en haut au dessus de nos têtes, il y a un petit miroir, fixons-le bien et que voyons-nous ?…….notre propre image !!!




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  • Salah Bouzid
    2 juillet 2011 at 14 h 35 min - Reply

    D’après At-Thawban (qu’Allah soit satisfait de lui), le prophète (paix et bénédictions d’Allah sur lui) a dit : « « Les nations se rassembleront sur vous comme les affamés se rassemblent autour de leur plat. »

    Nous avons demandé : « O Messager d’Allah! Cela sera t-il due au fait que nous serons peu nombreux? »

    Il (paix et bénédictions d’Allah sur lui) a répondu : « En ces jours, vous serez nombreux, mais vous serez comme l’écume au dessus de la surface de la mer et Allah enlèvera la crainte et l’effroi des coeurs de vos ennemis et Il placera Al-Wahn (la faiblesse)dans vos coeurs. »

    Nous avons demandé : « Et qu’est ce que Al-Wahn (la faiblesse)? »

    Il (paix et bénédictions d’Allah sur lui) a répondu : « L’amour de ce bas monde et le fait de détester la mort ». »
    ] Rapporté par l’Imam Abu Daoud et l’Imam Ahmad, Hadith dont la chaîne de transmission est authentique ]




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  • Ammisaid
    2 juillet 2011 at 15 h 34 min - Reply

    http://www.youtube.com/watch?v=BHPxj821_ho&feature=youtube_gdata_player
    Cinquante ans 
    De mafia et de clans
    Cinquante ans de faux
    De soucis et de maux
    Cinquante ans de retard
    N’est-il pas de partir et de laisser la place à ceux qui veulent servir l’Algérie avec sincérité et à amour, à ceux qui désirent travailler pour l’intérêt général et à ceux qui travaillerons pour que notre pays devienne libre, digne, juste, fraternel et solidaire ?
    Pour tes questions, je répond nous sommes l’œuvre de ces artistes maudits qui nous gouvernent depuis plus de cinquante ans !




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  • Elforkan
    2 juillet 2011 at 16 h 03 min - Reply

    « Que sommes-nous », me fait rappeler une petite histoire que j’ai lu ou qu’on me l’a racontée…….à la fin de cette histoire, nous saurons peut-être qui nous sommes.
    Un viel homme agonisant fit appeler son fils à son chevet et lui remit une lettre ; Fils, dit le vieillard, prends-en soin et ne la lira que lorsque tu te sentirais prés à mourir, et pas avant ! Le fils, promit, empocha la lettre et le père mourut.
    Un jour, l’épouse du jeune homme, se préparant à repasser une veste, vida et les poches et trouva la lettre ; elle l’a lue entièrement et fut tellement choquée du contenu qu’elle demanda le divorce sur le champ.chose faite.
    Le jeune homme se retrouvant sans femme, faisait le ménage et la cuisine tout seul, cela n’était pas sans lui causer des arrivées tardives répétées au boulot.
    Le patron, un jour,le convoqua et lui reprocha son manque de ponctualité ; Patron dit le jeune, depuis mon divorce à cause de la lettre, je fais tout à la maison !
    La lettre ? dit le patron, ramène-la moi, demain !
    Le lendemain, le patron lisant la lettre, soudain il s’écriât : ‘’ je ne veux plus de toi, dans ma boite !!’’ licencié sur le champ !!
    Sans femme, ni boulot et chassé de son logement faute de ne pas pouvoir payer le loyer, le jeune devint clochard. Toutes ses nuits, il les passait dans la rue avec des SDF.
    Une nuit, une agression eut lieu dans le quartier ; les sdf étaient les premiers soupçonnés ; la police les embarqua en direction du commissariat, et l’interrogatoire commença.
    Faute de preuves, les sdf, les uns après les autres étaient relâchés, puis vint le tour du jeune homme , ‘’Mais l’ami, toi, tu n’as pas la gueule d’un clochard…. Dit le commissaire !…..Monsieur le commissaire répondit le jeune… et lui raconta toute sa vie, la lettre, le divorce…le licenciement.. !
    Donne-moi toute de suite cette lettre ! Le commissaire, prit la lettre, l’a lu et fou de rage, appela des policiers et leur dit : ‘’ce type, il ne faut pas le relâcher, demain à la première heure, nous le présenterons chez monsieur le procureur !
    De bon matin, à l’audience au tribunal, le juge dit au jeune :qu’est ce que tu as à dire ?
    Monsieur dit le jeune, je suis un honnête citoyen et ma mésaventure n’a commencé que lorsque mon père agonisant, m’a confié une lettre !
    Une lettre ? Fais voir ! dit le juge. Le juge prit la lettre, et au fur et à mesure qu’il lisait, il suait et tremblait de tous ses membres………Soudain, il explosa de colère, et lui jeta la lettre à la figure.
     »Des types comme toi, on n’en veut pas dans notre bled ! Larguez-le, dans une ile déserte, sans eau et son nourriture, jusqu’à ce que mort s’en suive » !!!
    Largué dans une ile déserte, sans provisions, depuis des jours, ses forces le quittèrent et sentit l’agonie toute proche ; il s’est dit, maintenant que je suis sur le point de mourir, j’ai au moins le droit de connaitre les RAISONS DE MON MALHEUR ; Très affaibli, prit la lettre, la déplia difficilement, jeta un coup d’œil, un petit vent souffla et la lui arracha de ses mains tremblantes……la lettre , emportée par le vent disparut peu à peu du regard triste du jeune homme qui mourut, sans rien savoir.




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  • Malika
    2 juillet 2011 at 17 h 43 min - Reply

    Nous sommes une espèce très rare , peut être unique au monde.Aucun scientifique ne peut prévoir son avenir ni deviner ses réactions.Seule l’Histoire nous a donné quelques indices et encore!!!!!!




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  • cortex
    2 juillet 2011 at 19 h 03 min - Reply

    Je me promenais un jour dans les rues de Chleff et je suis tombé sur 2 ficus benjamina de plus d’un siècle chacun coupés presque à ras du sol.Une tristesse nostalgique s’empara alors de moi.C’était 2 arbres majestueux où les Chelifiens venaient chercher ombres et fraicheurs et dont surement les Français avaient plantés pendant la colonisation.Alors j’ai demandé pourquoi les avoir abattu.On m’a repondu que c’etait à cause de travaux sur la chaussé et sur les trotoires.Lorsque je revins l’année suivante sur les lieus je decouvris que rien n’ a été fait.Les 2 arbres ont fait des rejets de toute part et en contemplant ce spectacle une question m’ est venu à la tete.Y a t il ne serait-ce qu’1 chose de normale dans ce pays?Pour ma part la reponse est NON…!Et vous chers compatriotes avez vous une reponse à me donner…




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  • NEDJMA
    2 juillet 2011 at 20 h 48 min - Reply

    Nous ne sommes pas des prisonniers de codes secrets mais d’une dictature.
    Nous avons perdu à chaque fois, depuis que nous sommes désunis face aux imposteurs de la dictature.




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  • NEDJMA
    2 juillet 2011 at 21 h 14 min - Reply

    Je ne vois pas la dictature verdir et ça ne saurait rester là, pour un système absurde et nuisible qui marche sur sa tête.




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  • mazighedine
    2 juillet 2011 at 21 h 42 min - Reply

    salem,azul

    sincerement je crois que nous ne méritons pas de vivre en ALGERIE,mais dans des prisons pour certains,des asiles pour d’autres…etc

    dommage pour ce beau pays.

    cordialement.
    vive l’ALGERIE independante.
    salem.




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  • Afif
    2 juillet 2011 at 22 h 12 min - Reply

    @ DB :

    Je vais « peut-être » vous décevoir, mais nous sommes comme tous les peuples du monde avec des défauts et des qualités identiques dans la même proportion que les autres peuples, cela dans le pire des cas.

    Au mieux, je crois que nous avons certaines qualités et certains défauts que n’ont pas les autres peuples. Je vais me contenter d’un seul exemple pour illustrer ce que je dis : dans les années 70, un contremaître français, interrogé par les journalistes de la Télé, sur son appréciation des étrangers dans l’usine, a répondu que ceux qui lui donnaient le plus de satisfaction étaient les algériens. Permettez-moi d’ajouter un deuxième exemple : un jour, dans une station de métro à Paris, une femme enceinte se tordait de douleurs et était couverte de sang ; alors que les passants de toutes nationalités se détournaient d’elle, un algérien l’a prise dans ses bras et l’a emportée pour la conduire à l’hôpital. Des exemples comme celui-ci sont légion et vous en connaissez certains, je pense, comme l’algérien qui a été décoré par la Mairie de Paris pour un sauvetage exceptionnel d’un noyé, je crois.

    Les défauts spécifiques aux algériens, ils sont connus, c’est surtout la brutalité, on ne sait pas arrondir les angles.

    Pour ce qui concerne le peuple algérien et le pouvoir, et la soi-disante apathie du peuple, à deux moments historiques, c’est le peuple qui était la source du pouvoir : en 1962 et en 1992. En 1962, l’Armée a dû faire appel à un civil pour prendre le pouvoir, à savoir Ben Bella et en 1992, elle a dû faire appel à un autre civil pour garder le pouvoir qui commençait à lui échapper, en l’occurrence Boudiaf. Si ces deux personnalités qui avaient la confiance du peuple avaient refusé d’épauler l’Armée, celle-ci aurait-elle pu s’accaparer du pouvoir en 1962 ou le conserver en 1992 ?

    Deuxième chose : certains peuples arabes, je ne vais pas tous les citer, n’ont pu empêcher leurs dictateurs ou leurs monarques de nouer des relations diplomatiques ou commerciales avec Israël. Chez nous, un simple chanteur sioniste n’a pas pu mettre les pieds sur notre territoire malgré l’accord de principe du Chef de l’Etat.

    Par conséquent, l’apathie du peuple algérien n’est qu’une apparence. Elle est due à de multiples déceptions qu’il a subies pour avoir mal placé sa confiance. La preuve de sa force, c’est la politique populiste qu’on lui sert depuis 1962. Exemple tout à fait récent : la bride lâchée au marché informel.




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  • chenoui
    2 juillet 2011 at 22 h 25 min - Reply

    Il faut solder tous les comptes, remettre chacun à sa place et les pendules à l’heure, tout déconstruire pour pouvoir reconstruire de nouveau sur des bases saines et porteuses.




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  • rak
    2 juillet 2011 at 22 h 28 min - Reply

    Salam, azul, bsr les ami(e)s

    Cher djameledinne je vais me hasarder a repondre a votre question par une image de bien de chez nous et que tout un chacun aura surement entendu dans les bus de transport en Algerie
    nous devons etre le seul peuple au monde a comprendre le sens de cette phrase en s’executant que les receveurs de nos bus ont continuellement a la bouche lors des grands ruchs et au fil des differents arrets du bus:
     » Avanciw l’arriere yerham waldikoum »
    depuis le temps on doit surement pas etre loin du big bang!

    Cordailement




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  • achouri brahim allam eddine
    2 juillet 2011 at 22 h 37 min - Reply

    Pour ne pas polémiquer, je préfère me taire de que de dire des bêtises. les hirondelles sont parties et les oiseaux se cachent pour mourir. Merci monsieur BENCHENOUF.




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  • Arezki Nait Amar
    2 juillet 2011 at 23 h 46 min - Reply

    L’Algérien s’est réduit à un tube digestif depuis l’avénement de Chadli en 1979 au pouvoir.Chadli a instauré la culture du ventre dans notre pays en procédant à des importations massives des viandes rouges et blanches congelées made in Argentina ,des oeufs d’Espagne,du fromâge rouge de Hollande ,etc.
    Le jour où l’Algérien renoua à penser et à réfléchir avec son cerceau ,Notre frère D.B se posera moins de questions sur la léthargie des Algériens !




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  • hada houwa zharna
    3 juillet 2011 at 3 h 45 min - Reply

    Philosophe M. Benchenouf !!! je pense que nous sommes un peuple ou des générations qui jouent de mal chance car ils subissent de plein fouet la décadence(en plein dedans!) de la civilisation Berbero-Arabo-Musulmane……quelle chance !!… peut être que ce qui se passe actuellement dans le monde arabe sonnera le renouveau. espérant-le !




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  • Hajar
    3 juillet 2011 at 7 h 54 min - Reply

    « Ne serions-nous donc qu’un cauchemar que Dieu est entrain de faire? ». Cette interrogation sur l’humanité a été mise, par Goethe, dans la bouche de Zarathoustra dans « Ainsi parlait Zarathoustra » (je l’ai citée de mémoire, mais le sens y est). Pour tenter de répondre à votre question, M. Benchenouf, serions-nous ce cauchemar divin éveillé? Ou bien une erreur de casting commise par Le Grand Metteur en scène lors de la distribution des rôles de Sa Comédie humaine, erreur fatale qui Lui a fait choisir les acteurs médiocres que nous sommes pour jouer dans Le Grand théâtre du monde ?




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  • Amel1
    3 juillet 2011 at 9 h 22 min - Reply

    salam,
    Donnez nous de BONNES ECOLES et VOUS AUREZ DE BONS CITOYENS.
    @Z.Azouz twahachnak vos ecrits nous manquent!Salutations.




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  • guerriere de la lumière
    3 juillet 2011 at 16 h 20 min - Reply

    @ Rak : Merci de m’avoir fait rire aux éclats !!!
    C’est vrai que l’expression ne se démode pas et est toujours populaire et d’actualité!!!
    Et même partout en avance à reculant : quel paradoxe !!!

    Pour essayer de répondre à la question de que sommes-nous!!!

    Peut-être :des laches qui ne s’assument pas, simplement.
    Peut-être :des immatures qui ne veulent pas grandir, simplement.
    Peut-être :des hypocrites qui se refusent de se voir dans le mirroir, simplement.
    Peut-être :des matérialistes qui s’accrochent à des choses vaines, simplement.

    Et peut-être enfin des égocentriques qui croient détenir la seule vérité absolue, simplement.

    Ou Simplement des êtres humains qui ont perdu leur humanité!
    —————————————————-
    Bêtise humaine. « Humaine » est de trop : il n’y a que les hommes qui soient bêtes.
    [Jules Renard] Extrait de son Journal

     » La sauvegarde de notre monde humain n’est nulle part ailleurs que dans le coeur humain, la pensée humaine, la responsabilité humaine.  »
    [Vaclav Havel]

    « Il n’est pas difficile de parler avec un être humain, d’embrasser un être humain, de se marier avec un être humain, de mettre au monde un être humain. Ce qui est difficile et seul intéressant, c’est d’avoir un être humain.  »
    [Réjean Ducharme] Extrait de L’Avalée des avalés




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  • Mokhtar
    3 juillet 2011 at 17 h 21 min - Reply

    @Hajar
    Il me semble que c’est NIETSCHE qui l’a dit et non GOETHE Wa Allah a3lam.
    Mes respects.




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  • Liès
    3 juillet 2011 at 22 h 22 min - Reply

    Que sommes-nous? Un bou kistiou.

    Je dois préciser que l’expression «un bou kistiou» est une marque de fabrication d’un ancien commandant de l’Anp qui (le hasard l’a voulu) ne savait ni lire ni écrire.

    Il s’est lié d’amitié avec un journaliste curieux naturellement qui aimait connaître son opinion sur des questions diverses, en l’occurrence politiques et historiques.

    À chaque fois qu’ils se retrouvaient autour d’une tasse de café, le journaliste lui demande:« Mon commandant, que pensez-vous de tel événement, de tel fait, ou de telle décision…?»

    Le commandant pose lentement sa tasse sur le guéridon, relève la tête, la penche légèrement d’un côté, fixe un point à l’horizon et le regarde avec des yeux graves, et dans une attitude solennelle mais mystérieusement émouvante, fait mine de réfléchir.

    Après un moment de communion avec un  »lointain » qu’il est seul à voir, il répond en se redressant sur son séant : «Ça c’est un bou kistiou!»

    Ce journaliste qui s’est retrouvé réfugié en pays étranger, dans le début des années 90, avait gardé du commandant cet héritage précieux et il s’en servit avec nostalgie et bon plaisir à chaque fois que l’occasion lui était offerte par ses connaissances dont moi-même.

    Ceci dit,  »Que sommes-nous? » cette question, voire ce questionnement qui paraît anodin à première vue, est cependant d’une terrible profondeur.
    La question semble manifester ou traduire un sentiment de déception, voire de réprobation, ou de lassitude, mais, au risque de me répéter, elle est si je puis dire, existentielle, au sens où la bonne réponse peut faire gagner à ce peuple qui ne cesse de tourner en rond en s’enfonçant, un raccourci aplani et sûr vers la réelle indépendance et la prospérité.

    J’ai toujours cette peur en moi de m’étaler plus que nécessaire.

    Je dois dire en guise de réponse :

    Nous sommes un peuple d’idolâtres; nous sommes paresseux, menteurs, retors et traîtres.

    Seule une minorité de 2 à 3% échappe à cette règle, cette minorité n’a pas de pouvoir, elle est dispersée aux quatre vents à l’intérieur du pays et à l’Étranger.

    Le gouvernement du sommet à la base, que nous avons, à quelques rares exceptions, est l’émanation de cette majorité du peuple.

    Le drame et le danger, c’est que c’est un peuple qui ne s’assume pas.

    Il met sur le dos d’autrui la responsabilité de ses imperfections, ses tares et son immobilisme.

    Il croit aux chimères et s’accommodent de croyances qui confortent son goût du moindre effort, qui excitent sa jalousie et attisent ses haines.

    L’expression :  »PAS DE PROBLÈME, koun met’henni » et il vous oublie dès que vous avez le dos tourné, et puis,  »ALLAH GHALEB » quand vous le croisez de nouveau, en vous débitant un chapelet de contraintes mensongèrs fait bien partie de nos us relationnelles.

    On accuse même Dieu le JUSTE, qui est la source de tous les bienfaits, d’être responsable de nos défauts humains. On ment et on met sur le dos de Dieu. Et comme pour se donner bonne conscience, on se murmure:  »Ehh Rabbi Ghafour Rahim; Wach dert ana ma daret ennass?! »

    Au risque de choquer, je crois que si c’était à refaire, ni Larbi Ben M’hidi, ni Abane, ni Benboulaid, ni Ferhat Abbes, ni Mohamed Khémisti, ni Ait-Ahmed, ni Lotfi, ni Messali, ni Hassiba Benbouali, ni Saliha Ould-Kablia, ni Djillali Belhadj qui a été le formateur militaire des éléments de l’Os, organisation qui était à l’origine du déclenchement de la guerre d’indépendance, en plus d’avoir gardé sa maison toujours ouverte aux différentes réunions et congrès du PPA/MTLD, et la liste des martyrs de dignité est longue, ne se seraient sacrifiés pour un tel peuple qui renient ceux qui l’ont servi avec bonne foi jusqu’au sacrifice suprême et qui court se jeter dans les bras des ses propres tortionnaires.

    Quand le fruit de la révolution a été cueilli à la grandeur du pays, par le duo Benbella-Boumediène ainsi que leurs clans, alors que c’est la petite et la moyenne bourgeoisie (rurale et citadine confondues) et la communauté émigrée en France qui a initié et préparé le chemin par où s’ébranla le train de la lutte politique vers le droit impresciptibles des algériens à la liberté et à dignité, ce ne fut à l’évidence qu’un retour naturel des choses à leur juste place.

    Le peuple l’a voulu ainsi. Fort du poids de sa majorité il a délégué ses clones et tracé la feuille de route à l’Algérie que nous avons sous les yeux.

    Il ne faut alors pas s’étonner que les sages, que les justes, que les femmes et les hommes de bonnes extraction soient marginalisés, laminés, humiliés, par cette poussière d’hommes irresponsables et dangereux entre les mains desquelles avaient échu la richesse et le pouvoir politique du pays.

    Le problème est d’ordre culturel, et il faut changer ce qui ne va pas bien dans notre culture.

    Sinon nous n’allons pas nous réveiller, ni n’allons pouvoir nous relever et nous mettre debout de sitôt.

    Le monde et en train de changer à une vitesse effrayante, une grosse surprise nous attend en tant que nation, si on ne se réveille pas tout de suite.

    En conclusion, je suis entièrement d’accord avec les commentaires que je viens de lire jusqu’ici, notamment celui de @elforkan où il parle de miroir, et celui de @ guerrière de la lumière dans sa globalité et aussi celui de @ Amel1 où elle met en évidence le rôle éminemment important de l’école.

    Par contre je suis en désaccord avec le contenu du post de mon ami @ Afif.

    Fraternellement à toutes et à tous.

    Liès Asfour.




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  • papousse
    3 juillet 2011 at 22 h 47 min - Reply

    Que sommes-nous ? Eh bien la réponse est simple : Nous ne sommes point ! Pourquoi ? Parce ce que nous sommes ce nous sommes, un peuple qui n’avait jamais assumé réellement et pleinement sa souveraineté. Car le système algérien post-indépendant était et demeure acquis à un esprit maléfique et machiavélique infiltré de manière incestueuse pendant l’insurrection pour l’accaparement et la possession total du pouvoir et de son peuple. Une possession de plus de 50 ans nécessiterait un exorcisme de profondeur et global d’une longue durée pour irradier le mal à jamais.




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  • kaddour
    4 juillet 2011 at 0 h 36 min - Reply

    Bonsoir,

    Pour ma part, je dirais ceci: que tout un chacun parle en son nom sans engager les autres, tous les autres.
    La seule question qui vaille est de savoir qui est en mesure encore de se sacrifier pour ce pays ?

    Le peuple Algérien n’est ni meilleur ni pire que les autres peuples, il possède ses points forts tout comme il possède ses points faibles.

    Il me semble qu’il existe plusieurs « petits peuples » en un. Par conséquent, il y’a autant de vision, de valeurs antinomiques, de cultures différentes que de solutions de sortie de crise.

    Il y’a ceux d’en haut, ceux d’en bas,
    Il y’a les riches et les pauvres,
    Il y’a l’élite et les salariés ( ouvriers etc…)
    Il y’a la familles révolutionnaire et les les harkis,
    Il y’a les vrais maquisards et les faux,
    Il y’a les modernistes progressistes et les islamistes,
    Il y’a les Arabes et les berbères,
    Il y’a les Arabophones et les francophones,
    Il y’a les gens de l’est et ceux de l’ouest, ceux du nord et ceux du sud,
    Il y’a ceux qui assurent un salaire et les chômeurs,
    Il y’a peut-être moins de braves et un peu plus de baltaguias,

    etc…

    Par contre il n’y a pas de vision ni de valeurs communes, et encore moins d’objectif commun.

    Ceux qui, par le passé y compris durant la guerre d’Algérie, ont vu les leurs se sacrifier ont fini par tirer les leçons et c’est tant mieux pour eux.

    Encore une fois, les uns et les autres sont prêts au sacrifice, mais à la condition que cela ne profite pas à l’autre ou aux autres, considérés comme adversaire pour ne pas dire plus. C’est aussi cela la réalité.




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  • Abdelilah
    4 juillet 2011 at 1 h 59 min - Reply

    Qui sommes-nous mon cher DB ? Il y a pas mal de temps que j’y réfléchis sans jamais trouver de réponses probantes. Tes questionnements et les réponses qui ont suivies m’ont aidé. Pour une majorité d’entre nous, on est lâches, pervers, hypocrites, menteurs, paresseux, opportunistes, racistes, régionalistes et j’en passe, pour une infime partie des adeptes de : si tu vois quelqu’un assis sur un poteaux, félicite-le pour le fauteuil sur lequel il est assis et pour le reste rien, on croyait savoir ce que nous ne savons plus.




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  • Koulou
    4 juillet 2011 at 3 h 09 min - Reply

    Bonjour!…
    Je pense avoir la réponse à vos questions Mr. DB.
    OUA ALLAHOU A3LAM.
    Si VICTOR HOGO était encore de ce monde,il pourait vous résumer l’ALGÉRIEN en un couplet.
    Du moment qu’il n’est plus de ce monde…..
    Alors la question est la suivante:
    Savez-vous ce que fait à longueur de journée un BOUSIER????.
    Si vous arrivez à le trouver vous auriez répondu à toutes ses questions qui vous tourmentent.
    Salut!!!




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  • Koulou
    4 juillet 2011 at 3 h 43 min - Reply

    Martyr malgré lui.
    «  »Je voudrais être soumis à ses tortures, pour être sûr que cette chair misérable ne me trahisse pas.
    J’ai la hantise de voir se réaliser mon plus cher désir car, lorsque nous seront libre,
    il se passera des choses terribles.
    On oubliera toutes les souffrances de notre peuple pour se disputer des places; ce sera la lutte pour le pouvoir.
    Nous sommes en pleine guerre et certains y pensent déjà, des clans se forment.
    À Tunis, tout ne va pas pour le mieux;
    oui, j’aimerais mourir au combat avant la fin » ».

    LARBI BEN M’HIDI _ Février 1957.

    Voila en résumé ce qu’ont prédit les sages.
    ALLAH YARHAM ECHOUHADAS.
    Alors Mr. DB si ses mémorables phrases ne répondent pas vos questions c’est que vous n’avez rien compris.




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  • aquerado
    4 juillet 2011 at 8 h 32 min - Reply

    Salam,
    Nous sommes des etres humains avec nos qualites et nos defauts, je pense que le peuple Algerien est somme toute, identique a l’ensemble des autres peuples sur cette terre. Ni plus lache, beaucoup l’ont prouves, ni plus temeraire. Il ne faut surtout pas oublier que les Algeriens ont acquis leur « independance » qu’a peine 50 ans en arriere, ajoute a cela trois decennies de socialisme a la sovietique et vous plombez le pays et sa mentalite dans les tenebres de la jahilia. Ce peuple a loupe beaucoup d’episodes depuis 1830 et la lumiere lui a manque beaucoup, de par ce fait il a acquis de nombreuses mauvaises habitudes. Une chance que l’on soit pas rendu comme les Indiens d’Amerique. Certains ont mis des siecles pour sortir du moyen age et encore je me demande si le monde entier a l’heure actuelle ne serait pas en train d’y retourner? car lorsque vous voyez que la plus fine et la plus avancee des techniques qu’est le nucleaire devient un cauchemar pour la planete entiere, on ne peut plus faire confiance aveuglement a la technologie voir Tchernobyl, fukhushima, Fort calhoun etc…ces technologies de pointes sont en train de detruire nos ressources vitales et nous rendent gravement malades sans qu’aucun grand mouvement planetaire ne vienne dire stop a ce suicide collectif! ou sont passes ces hypocrites de 1968? Que faire d’une planete ou le simple fait de se nourir peut nous mettre en danger de mort et aliener le futur de nos enfants? Il est donc primordial de revenir au principe fondamental de l’etre humain en temps que valeur sacree et non en tant que force de travail, quitte a revenir dans nos villages pittoresques et abandonner ces villes energivores afin de remettre a jour ce passe bucolique ancestral et harmonieux et developper ainsi de meilleurs relations humaines. Beaucoup de scientifiques tirent la sonnette d’alarme depuis quelques annees sans que cela n’arrange les choses. Serait on entre dans la phase de l’histoire de la grenouille surchauffee?:  » – Le feu est allumé sous la marmite, l’eau chauffe doucement.. Elle est bientôt tiède.La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue à nager.- La température continue à grimper. L’eau est maintenant chaude.C’est un peu plus que n’apprécie la grenouille, ça la fatigue un peu, mais elle ne s’affole pas pour autant.- L’eau est cette fois vraiment chaude.La grenouille commence a trouver cela désagréable, mais elle s’est affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien.- La température continue à monter jusqu’au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir.- Si la même grenouille avait été plongée directement dans l’eau à 50°, elle aurait immédiatement donné le coup de patte adéquat qui l’aurait éjectée aussitôt de la marmite. » Mais voila, le seul moyen de donner ce coup de patte c’est qu’un maximum de gens sur cette terre soit conscient du danger encouru par l’humanite et de les eduquer et instruire afin de sortir de ce piege technologique qui a outrance nous sera fatal.




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  • guerriere de la lumière
    4 juillet 2011 at 14 h 56 min - Reply

    @papousse!!!
    Aya c bon, l’kit’ha khouya!!!
    J’ai une idée…et si on demandait à l’Algérienne des eaux de faire une mega roukia pour tous et de nous l’envoyer direct dans nos robinets 🙂 et partout, partout où il y a une source d’eau ……….
    (seulement ça reste entre nous, sinon on aura encore droit à des longues coupures d’eau … et on chantera tous en coeur « ja elma noud et3amer, ja l’ma fi wast eliali m’dalma !!!! »)




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  • Hajar
    4 juillet 2011 at 15 h 45 min - Reply

    @Mokhtar : vous avez parfaitement raison, et je vous remercie de votre vigilance : « Ainsi parlait Zarathoustra » est, bien sûr, l’œuvre célèbre de Friedrich Nietzsche. Mea culpa. Je ne m’étais même pas aperçue de mon erreur, tant je pensais en même temps à la non moins célèbre œuvre de Goethe (né un siècle avant Nietzsche), « Faust », qui avait vendu son âme au diable. Les deux se bousculaient dans mon esprit, tant je me demandais, en même temps, si nous n’étions pas le cauchemar de Dieu, du fait que nous ayons peut-être vendu notre âme au diable.




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  • ahmed
    4 juillet 2011 at 21 h 06 min - Reply

    Pour des raisons historiques,nous sommes un peuple qui manque de formation et d’éducation . Ces deux facteurs nous coûtent très cher et nous empêchent de maitriser notre vie de tous les jours . Nous gérons mal notre temps,notre argent,notre espace et notre liberté . Des siècles d’occupation nous ont privé d’une formation solide et utile . Nos familles s’appuient sur l’école pour nous éduquer et l’école se tourne vers la morale pour nous orienter . La logique,la mesure,le bon sens,le savoir faire et le savoir vivre nous font défaut . La faillite du système éducatif,fait de nous des adultes irresponsables . Quand on rate le train,on dit en algérien rah alia le train(le train est parti sans moi)car on est incapable de reconnaitre notre faute et donc de prendre nos responsabilités . Un train ne s’en va pas,c’est nous qui le ratons car on s’est mal organisé . Quand on fait tomber un verre,on en algérien tah el kas,je regrette,le verre ne se fait pas tomber,c’est nous qui le font tomber . C’est une qustion d’éducation et de responsabilité . Le changement,c’est aussi le changement des mentalités,des conceptions et surtout du système éducatif .




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  • jamil
    4 juillet 2011 at 22 h 05 min - Reply

    50 ans dans la vie d’une nation,n’est pas grand chose car l’age des nations n’a rien à voir avec celui des individus . Nous commençons à nous inquiéter alors que le changement est tout proche . Je suis persuadé que les choses bougent et que bien avant la fin de l’année 2011,nous assisterons à un véritable changement .




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  • Hajar
    5 juillet 2011 at 12 h 21 min - Reply

    @ Jamil: Que Dieu exauce vos vœux, In Chaa Allah, dans le sens d’un changement bénéfique tout proche pour notre pays. « Men foumek ila rabbi », selon la belle expression populaire de chez nous.

    Pour abonder un peu dans votre sens, et bien que ce soit le système qui tente simplement de se régénérer de l’intérieur pour ne pas disparaître, il y a quelques prémices indiquant que cela commence à bien bouger, en effet : des rumeurs persistantes (puisque dans notre pays, la rumeur tient lieu d’information) annoncent que le – l’ex ? – puissant patron du DRS, Tawfiq Mediène, n’occupe plus son poste depuis quelque jours et aurait déjà été remplacé (je n’ai pas retenu le nom de son successeur). Mais peut-être se retrouvera-t-il Ambassadeur quelque part comme lot de consolation……




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  • A.L
    5 juillet 2011 at 12 h 59 min - Reply

    Des moutons?Pourquoi pas!
    Des loups,pas sûr.
    Des croyants? c’est possible au regard du nombre de lieu de culte.
    Des imberbes?en tout cas ça nous ferait des économies en lames de rasoir.
    Des malpropres?On n’a qu’à recenser les moustiques,c’est un bon indicateur.
    Des inconscients?sait-on jamais!De toutes les façons on ne sait pas trop ce que l’on fait.
    Une certitude:ON EST LA MAJORITE.




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  • Adel
    5 juillet 2011 at 17 h 41 min - Reply

    Quand l’actualité donne le blues à notre ami DB, il écrit de magnifiques poèmes en prose. Pour ma part, je me replonge dans les livres d’histoire. Et plus je me familiarise avec l’histoire de notre pays et de notre région, plus je comprends ce qui nous arrive.

    Ne nous faisons pas d’illusions : le peuple algérien est un peuple qui a perdu tous ses repères. Il s’est retrouvé malgré lui prisonnier d’un monde kafkaïen qui le fait souffrir terriblement, mais dont il n’arrive pas à sortir.

    Deux facteurs ont contribué à mettre en place cet univers où tout va de travers et se dégrade irrémédiablement de jour en jour : l’irresponsabilité et le manque de réalisme des premiers dirigeants du pays, qui ont mis ce dernier sur la mauvaise voie pour longtemps, et la rente pétrolière qui permet aux gouvernants pillards, médiocres et incompétents de se maintenir au pouvoir en arrosant une nombreuse clientèle. Car c’est bien là que se trouve l’explication de notre immobilisme. Dans leur immense majorité, nos élites forment la clientèle du pouvoir. Partis politiques, élus, notables, technocrates, universitaires, etc., ne sont que des clients à la merci du pouvoir et à sa disposition.

    Quant au petit peuple, il oscille entre l’espoir de décrocher bientôt, qui un logement, qui un travail, qui une voiture ou un lot de terrain, et le désir d’en finir avec cette vie de chien par l’immolation, la harga ou l’attentat-suicide.

    L’irresponsabilité des premiers dirigeants de notre pays – Ben Bella et Boumédiène – tient au fait qu’ils n’avaient pas apprécié à leur juste mesure les contraintes qui pesaient sur l’Algérie à l’indépendance. Boumédiène et son équipe se sont lancé tête baissée dans des projets grandioses que le pays ne pouvait pas maitriser. Disons-le tout net : c’est d’abord notre incompétence qui nous joue des tours. Nous sommes aujourd’hui globalement incompétents, même dans les choses qui ne demandent pas beaucoup de moyens ou une technologie avancée, car nous avons dilapidé le capital de connaissances et de savoir-faire dans des domaines à notre portée, que nous avions en 62, pour nous attaquer à des secteurs qui nous dépassent, armés du seul verbe démagogique devenu notre baguette magique «révolutionnaire». Et là je rejoins notre ami Liès : casser la petite et moyenne bourgeoisie, et plus tard la classe moyenne formée par les nouveaux diplômés, a été une constante dans la politique algérienne. En remplacement, le système algérien a donné naissance à une classe mafieuse de nouveaux riches spécialisés dans le pillage de la rente et l’économie de bazar.

    Il y a quelques mois, dans un échange avec notre ami M.J., je lui avais dit que le fait que les élites algériennes avaient accepté pendant trois longs siècles d’être dominées par les janissaires turcs me posait un problème. Depuis, j’ai lu un livre très intéressant écrit par un universitaire tunisien, Farid Khiari. Le livre s’appelle « Vivre et mourir en Alger : l’Algérie ottomane aux XVIe-XVIIe siècles ». L’auteur a, en s’appuyant sur des archives de la Régence d’Alger conservées en France, tracé un tableau aussi fidèle que possible de la vie politique, économique, sociale et culturelle de la ville d’Alger et du pays sous les Turcs. Un fait important ressort de son étude, qui permet d’expliquer la domination sans faille des Turcs dans notre pays pendant trois siècles : la société algérienne, avant l’arrivée des Turcs et aussi après, était plongée dans un état d’extrême précarité. Elle arrivait à peine à survivre et deux années successives de mauvaise récolte de blé et d’orge provoquaient des famines dévastatrices. A cela s’ajoutaient les épidémies de peste qui ravagèrent de manière cyclique le pays provoquant un recul démographique important. Cette société morcelée sur le plan politique en une multitude de tribus que les deux dynasties moribondes qui se disputaient le pays – les zayyanides de Tlemcen et les hafcides de Bejaya – n’arrivaient pas à contrôler, incapable de se défendre, avait le choix entre subir l’occupation espagnole ou la domination turque. Elle opta pour cette dernière, les Turcs étant des musulmans. Les janissaires turcs dirigèrent donc le pays d’une main de fer jusqu’à l’occupation française. Les chrétiens renégats ou esclaves affranchis, purent, en se convertissant à l’islam par simple prononciation de la chahâda, devenir pachas – c’est-à-dire chefs de l’État – alors qu’aucun autochtone musulman de naissance ne put jamais occuper ne serait-ce qu’un poste subalterne dans la structure militaro-administrative de la Régence. Dans le domaine économique, les réfugiés Andalous occupèrent les postes importants dans les corporations de marchands et artisans. Les autochtones – musulmans et juifs – étaient au bas de l’échelle, juste avant les esclaves. Cela dura trois longs siècles!

    Lorsqu’une société n’est plus en mesure de subvenir à ses besoins de base, elle tombe inévitablement sous la domination des nations plus puissantes qu’elle. C’est la dure loi de l’histoire. L’État algérien est aujourd’hui un État rentier tombé aux mains d’une mafia sans scrupules. Le peuple algérien, maintenu en état d’infériorité par les Turcs, puis systématiquement dépossédé de tout par le colonialisme français, a eu la malchance de tomber en 62 sous la coupe de nouveaux maîtres qui ont tout décidé à sa place, changeant de politique comme bon leur semble sans jamais se sentir obligés de lui rendre des comptes de quelque manière que ce soit. Cela dure depuis 50 ans.

    Comment voudrais-tu, cher DB, que le peuple algérien ne devienne pas après tous ces déboires une masse informe et apathique? La rente pétrolière a permis aux nouveaux janissaires d’acheter le silence complice de toutes les élites dans notre pays. Fort heureusement, il y a encore des hommes et des femmes courageux et lucides qui continuent de dénoncer cet état de fait. Le combat sera long et difficile, mais avec les nouvelles technologies de la communication et l’effet de contagion des révolutions du Monde Arabe, l’espoir est permis.




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  • Afif
    5 juillet 2011 at 18 h 05 min - Reply

    @ DB :

    A ta question « Que sommes-nous? », réponse de Aït Ahmed (Ahmed SELMANE http://www.lanation.info)

    « En ce 5 juillet nous n’avons à célébrer que ce que la détermination des Algériens a pu préserver de toutes les entreprises destructrices du régime. Mais cette détermination obstinée qui a su résister à l’anéantissement colonial sera, malgré tous les obstacles, capable de construire une alternative démocratique à ce régime insoutenable. »




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  • D B
    5 juillet 2011 at 20 h 46 min - Reply

    @Adel
    Merci pour ce compliment que je ne mérite pas. Sans fause modestie. Il est vrai que l’histoire nous permet une vision plus large de la situation. Je suis comme toi, et j’esaaie, à travers des témoignages lointains de me faire une idée sur l’évolution du contexte, voire de ses bouleversements. As-tu lu « le voyage du docteur Shaw dans la régence d’Alger » ? Je te le recommande sinon. Il y a énormément de livres intéressants, et consultables gratuitement. Dans le cas où tu ne le connaîtrais pas, voici un site intéressant: http://www.algerie-ancienne.com/

    Je crois qu’il serait interessant de reprendre certains de ces livres sur LQA




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  • rak
    5 juillet 2011 at 23 h 09 min - Reply

    salam, azul, bsr les ami(e)s

    avec la permission des moderateurs combinée a une petite pointe de derision je me permets ce petit ghouraff en souvenir du bon vieux temps pour repondre a cette fameuse question de notre ami DB
    http://www.youtube.com/watch?v=M_4vW4Yavbc&feature=related
    et tout « sectaire et chapelliste » que je suis j’y joins une autre citation de mon pere spirituel politique, je vous laisse deviner de quel « argaz » elle est
    « C’est aux dirigeants de plaire à leurs peuples et non le contraire. C’est aux dirigeants de faire la preuve qu’ils aiment leur pays et qu’ils méritent la confiance de leurs peuples. Ce n’est pas aux peuples de faire tous les matins la preuve de leur patriotisme en se mettant au garde à vous devant des despotes. »
    mais surtout « ma t’chekouch fel aadala » lol

    cordailement




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  • Adel
    6 juillet 2011 at 17 h 19 min - Reply

    @DB

    J’ai déjà eu l’occasion de visiter ce site qui contient effectivement des documents très intéressants. Je n’ai pas lu le livre de Shaw mais je ne manquerai pas de le faire dès que possible, car je suis un passionné d’histoire, particulièrement celle de la période turque. Je ne connais malheureusement pas beaucoup de témoignages d’époque laissés par des autochtones, mis à part « Le Miroir » de Hamdân Ben Othmân Khôdja (qui était, si je ne m’abuse, un notable kouroughli) écrit en 1833.

    Le livre de Farid Khiari, qui reprend sa thèse de doctorat soutenue en France, est très instructif. Il s’est basé sur un lot d’actes notariaux (rédigés par des cadis) des 16ème et 17èmes siècles relatifs aux affaires d’héritages concernant des individus de diverses corporations et conditions (râis, marchands andalous, janissaires, hommes de culte, etc.). A partir de là, et en se basant aussi sur les témoignages de voyageurs européens, il a essayé de reconstruire une image fidèle de la vie économique, sociale, culturelle et religieuse d’Alger.




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  • Congrès du Changement Démocratique