Édition du
30 March 2017

Pourquoi l’al-qaedisation de la Kabylie?

Par Radjef Said

Par les attentats quotidiens qui secouent en ces fêtes de fin d’année la Kabylie, nous avons l’impression que la junte algérienne et ses medias tentent de créer un climat de psychose. En effet, rien qu’au cours de ces deux dernières semaines, plus d’une dizaine d’attentats tout aussi meurtriers les uns que les autres ont été enregistrés à travers les quatre coins du Djurdjura. De l’affaire d’Azzazga qui a failli entraîner toute la région dans une spirale infernale aux multiples attentats dont ont été le théâtre ces derniers jours la Kabylie maritime, la haute Kabylie et la vallée du Djurdjura, on relève une stratégie qui vise a justifier le renforcement des troupes de l’ANP dans la région qui donne déjà l’impression d’être une caserne à ciel ouvert. Chaque village au Djurdjura est quadrillé par un impressionnant dispositif de sécurité, si bien que dans certaines bourgades on compte plus de militaires que de citoyens. Ce climat de tensions intervient alors que des révélations faites par des terroristes, à l’instar de celles livrées par Karmous  qui opère dans les maquis de Maâtkas, Mechtras et Beni Douala, lèvent un peu plus le voile sur la stratégie du régime qui cherche a hypnotiser par la terreur la région et la faire basculer par la peur dans la thèse de la menace islamiste d’al-qaeda contre la démocratie et la république. Mais cela n’empêche pas la Kabylie de s’interroger. Tout récemment encore, lors d’une fête de mariage dans la vallée du Djurdjura, c’est le témoignage  livré par une vieille femme sur la reddition empêchée de son fils déjà au maquis depuis de nombreuses années,qui intrigue ici les consciences. « Mon fils veut se rendre aux autorités. Toute la famille l’a encouragé pour déposer les armes, mais la gendarmerie et les militaires l’en ont empêché », a-t-elle confié aux autres femmes. Et d’ajouter : « On ne comprend plus rien à notre Etat ; d’un côté on nous parle de réconciliation, de l’autre on pousse nos enfants à la délinquance, à la débauche, au maquis et à la violence ».

Toutes celles et tous ceux qui usent de leur responsabilité morale et citoyenne pour restaurer l’ordre intellectuel et politique, sont perçus par le régime militaire en place depuis plus de soixante ans, comme une menace réelle à sa pérennité.Toutes celles et tous ceux qui refusent de renoncer à leurs responsabilités citoyennes, de faire preuve de complaisance et d’être des consommateurs automates, domptés, disciplinés et convenablement structurés dans un système gangrené par les inégalités, l’ignorance, la violence et la corruption qui ne profite qu’à la seule caste de l’ANP, sont qualifiés comme hors la loi.

Or la Kabylie, indépendamment de ses spécificités locales,qui en vérité ne différent en rien de celles des autres régions du pays et du Maghreb, reste une région rebelle qui échappe à toutes les tutelles politiques presentes sur la scène nationale. Hormis le charismatique Messali Hadj et à un degré moindre Hocine Ait Ahmed, personne n’est arrivé à la courtiser et à gagner ses faveurs. Avec ses « bataillons d’électrons libres », elle demeure une région à haut risque pour la pérennité du régime militaire d’Alger. Sans syndicats, sans partis politiques et sans journaux, elle a déjoué instinctivement tous les complots visant à la démembrer et à la déstructurer culturellement et socialement, à la domestiquer et à la faire rentrer dans les rangs de l’union sacrée à laquelle président la haute finance internationale et la grosse industrie militaire qui ont transformé l’Algérie en studio hollywoodien pour les besoins d’une certaine propagande sioniste et macabre. « Cela prouve que nos dirigeants n’ont jamais lu « La Terre et le Sang » de Mouloud Féraoun », ironise un enseignant en journalisme à l’université de Tamda.

Pour ainsi dire, autant la Kabylie échappe au contrôle de la junte, autant elle constitue un élément fort dans la construction d’une conscience politique nationale et maghrébine à la hauteur des aspirations des peuples algérien et maghrébin. Ce n’est donc pas pour une histoire « d’identité spécifique » que le pouvoir en veut terriblement à la Kabylie, comme tentent de nous le faire croire les séparatistes du Mak. Mais la Kabylie est ciblée quotidiennement dans ses aspects les plus intimes en raison de sa grandeur nationale, en raison de son attachement indéfectible aux valeurs universelles, en raison de ses constantes qui ont fait la gloire de la résistance algérienne et du mouvement nationaliste et surtout en raison en raison de ses traditions de militantisme pur et dur.


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31 Commentaires sur cet article

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  • D B
    5 juillet 2011 at 16 h 13 min - Reply

    Un article qui éclaire la situation en Kabylie. Merci Saïd.




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  • juba73
    5 juillet 2011 at 17 h 35 min - Reply

    a force de pousser la kabylie vers l’enfer, ils finirons comme leurs copains les Kadafous voir meme les Saddam. eh oui la hogra appelle la hogar, CAD quand quelqu’un yehgar un gars moins fort que lui, allah le mis en travers d’un gars pas tro chic en l’occurence les GI’s from america ya khali moh, un jours ils vont débarquer a alger et tous ce beau monde va y passer par dessus l’uss georges washinton.




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  • Sema
    5 juillet 2011 at 18 h 18 min - Reply

    Salam alaykoum,

    Le peuple Kabyle est certainement celui qui a le plus résister à la politique de déracinement identitaire des arabo-berbère en Algérie (opéré depuis la colonisation et perpétuié par les incompétents).
    Ce point est essentiel dans le cadre de la manipulation à grande échelle (nationale). Cette identité constitue un point de départ. Ce repère identitaire est une richesse culturelle. La culture est un fondement du savoir qui abouti à l’émancipation des esprits (c’est le contraire de l’abruti inculte qui ne sait même pas…ces origines, c’est dire s’il a une idée d’où il va ?).
    Par ailleurs, la Kabylie est situé au centre de l’Algérie (pas à l’ouest Oujdi ou à l’est tunisien). C’est l’axe centrale de l’Algérie…c’est un fait géographique, légitime qui doit en agacer plus d’un.
    Sa population est importante. Son engagement patriotique est légendaire. Sa culture vivante lui confère de fait des individus éveillés… Pour autant, toutes les régions d’Algérie ont leur particularités et la Kabylie s’inscrit dans ce cadre.

    Etouffer la région Kabyle est un enjeu majeur pour les usurpateurs…il serait temps que les patriotes se rendent compte du piège afin de soutenir ce foyer de résistance emblématique de notre nation.




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  • hakimM
    5 juillet 2011 at 19 h 05 min - Reply

    La kabylie va devenir un jour Benghazi de l’Algérie, parce que la résistance y est unique et le reste des régions d’Algérie ne sont pas aussi déterminées a en découdre avec le régime assassin.
    Les 40 000 soldats aux frontières Tunisienne et Libyenne ne sont pas la pour nous défendre d’Al Qaida, mais pour empêcher le printemps arabe de se propager et de se mélanger au printemps kabyle par les portes de l’est et ce serait fatal pour le régime corrompu, mafieux, assassin, diviseur et diabolique.
    Dans les années 1956-58, il y avait une citation qui disait : mais qu’est-ce qu’ils ont ces Zouaoua ( kabyles) contre les Français.
    Nous sommes naïfs, dupes et facile a manipuler.
    On aurait du faire comme Maitre Ali Yahia de demander a l’ONU d’intervenir, mais pour cela, il faut que le peuple soit dans les rues, pas dans les salons.




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  • belka
    5 juillet 2011 at 21 h 45 min - Reply

    excellent hakimM.




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  • Lakhdar
    6 juillet 2011 at 0 h 45 min - Reply

    @hakimM
    « a kabylie va devenir un jour Benghazi de l’Algérie, parce que la résistance y est unique et le reste des régions d’Algérie ne sont pas aussi déterminées a en découdre avec le régime assassin. »

    mmm! En Kabylie y’a pas de petrole a moins que vous pensez serieusment que leurs interventions c pour aider le pere noel.

    « On aurait du faire comme Maitre Ali Yahia de demander a l’ONU d’intervenir, »
    Vous en faite une idee fixe ….y’a-til eu intervention en Tunisie, Egypte, Yemen, …. donc vous voulez que l’OTAN viennent instaurer la democratie un peu a l’image de celle en Irak ou en Afghanistan …. et decreter que des oportunistes de premiere sont democrates comme avec les dirigeants CNTistes.




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  • Aristote-algeria.
    6 juillet 2011 at 4 h 45 min - Reply

    A Radjef Said,
    Vous dites  »La kabylie demeure une région à haut risque pour la pérennité du régime militaire d’Alger. Sans syndicats, sans partis politiques et sans journaux, elle a déjoué instinctivement tous les complots visant à la démembrer et à la déstructurer culturellement et socialement ».J’en doute.Le pouvoir ne cherche pas à démembrer et à destructurer la Kabylie.Il cherche à ancrer les Kabyles en Kabylie .Le pouvoir vise à structurer l’Algérie selon les régions et selon le principe »diviser pour régner », vise aussi,à régionaliser les esprits de façon à ce que les soulèvements soient locaux, de peu d’envergure et sans aucun danger pour lui.En ancrant les Kabyles en Kabylie, il les détache de l’Algérois.Un retour dans le passé montre que les luttes nationalistes et la révolution algérienne se sont construites autour de ces deux régions,plus précisément la grande Kabylie et l’Algérois(Algérie-centre), sur lesquelles sont venues se greffer les autres régions ((Petite kabylie,Constantinois,Oranie,régions sahariennes).Le pouvoir par sa politique de régionalisation vise à éviter le renaissance de cette dynamique unitaire.Cette politque de régionalisation est un retour à l’organisation turque.Les Turcs, en régnant selon cette pratique ont régné pendant trois siècles!!!.Les Français ont maintenu cette politique de régionalisation(Départements du Constantinois,Algérois,Oranie,régions sahariennes), notamment par l’élaboration du code de l’indigénat qui empêchait les Algériens de déménager d’une région à une autres.Ils ont tenu 130 ans.La grandeur des mouvements nationalistes a été de construire une unité entre les Algériens demeurant dans les différentes régions.La grande question est la suivante:Peut-on aujourd’hui faire échec à la politique regionaliste, synonyme de division du pouvoir? On peut répondre par oui.Cependant,une des étapes fondamentales est de rebâtir l’unité entre les Kabyles et les Algérois, rebâtir l’ALgérie-centre, région qui a été à la base
    de la révolution algérienne.Une course contre la montre s’est installée car le pouvoir cherche à neutraliser l’Algérois »et a  »embouteiller »les Kabyles en Kabylie(étude développées sur le site:Aristote-algeria.com)




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  • radjef said
    6 juillet 2011 at 11 h 37 min - Reply

    Bonjour tout le monde. Aristote-algéria, bonjour. Sincèrement, je n’ai pas bien saisi le sens de votre commentaire. Toutefois avec les nouvelles technologies de communication et les réseaux sociaux d’information, je doute fort que la junte puisse ancrer les kabyles dans le seul périmètre de la Kabylie active. La Kabylie universitaire est à 80% en Europe et en Amérique, sans parler du fait que cette région vit de l’immigration…Une bonne partie de l’Ouest du pays et des Haut Plateaux est kabyle. Je pense que ce qui se passe en Kabylie relève en premier lieu de la stratégie mise en œuvre par la haute finance internationale et la grosse industrie militaire avec la réactivation des réseaux terroristes au début des années 80… Si maintenant vous faites allusion au MAK, alors sachez que ce mouvement n’a aucune assise au Djurdjura.Hormis Hocine Ait Ahmed, il n’y a aucun qui est écouté en Kabylie.




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  • A.Hocine
    6 juillet 2011 at 15 h 28 min - Reply

    Le pouvoir ne veut regionaliser que la kabylie afin de la couper du reste de l`Algerie et pratiquer la politique de Farek Tassoud-Al qaida, ne peut vivre en kabylie sauf dans les zones urbanisees (c`a dire) les villes pour des raisons linguistiques.Alors cessons de parler ainsi et trouvons qui sont ces terroristes. Peut etre de simples milices au service d`un clan interesse par la destabilisation pas seulement de la region, mais de l`algerie et son pouvoir.




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  • redaction
    6 juillet 2011 at 16 h 20 min - Reply

    après les derniers attentats dans la région
    La Kabylie s’interroge
    Par : FARID BELGACEM
    Lu : (1275 fois)

    C’est la psychose en Kabylie. L’insécurité règne au quotidien.
    La région enregistre, depuis le début de la saison estivale, une moyenne de quatre attentats chaque semaine. Aucune localité n’est épargnée. Du littoral d’Azeffoun aux monts de Michelet, en passant par les plaines d’Azazga, Naciria et Bordj Menaïel, les criminels sèment la terreur.
    À trois semaines du mois de Ramadhan, les groupes armés amplifient leurs actions pour cibler les services de sécurité et gâcher ce qui reste d’un court été. Un climat de tension angoissant s’y installe. Comme chaque été.
    Lundi 4 juillet 2011. Il est 6h du matin. Sur l’axe autoroutier menant de Boumerdès à Tizi Ouzou, un dispositif impressionnant de policiers est dressé sur une vingtaine de kilomètres. Visite d’un officiel ou ceinture sécuritaire pour une région qui venait de subir au moins six attentats terroristes, le tronçon de Bordj Menaïel est jalonné par des voitures de police et des chars pneumatiques visibles. Le climat lourd de cette matinée, qui a par ailleurs connu une légère averse, plutôt de la pure boue au lendemain d’une canicule, prête à toutes les lectures, sauf à la quiétude. La route est quasiment vide. Dès l’évitement des Issers, les quelques automobilistes matinaux appuient sur le champignon pour gagner les minutes perdues à Tidjelabine et à Thénia.
    À l’entrée de la ville des Genêts, la circulation est fluide. Y compris devant les barrages de contrôle de police de Boukhalfa et de la Gendarmerie nationale d’Oued Aïssi. Il est 7h tapantes, nous prenons de l’altitude. Direction Larbaâ Nath-Irathen (ex-Fort national) et Aïn El-Hammam (ex-Michelet). La circulation automobile est légèrement dense. Zéro barrage de contrôle, à l’exception de celui de Thaourarine (les collines), nous entamons les chemins sinueux de la Haute-Kabylie. À première vue, le calme y règne. Un faux calme au vu des prochains développements sécuritaires. Et c’est le cas à travers tous les villages que nous avons chevauchés en cette clémente matinée. Le climat prête à la sortie, à une virée au village de Michelet. Les gens vaquaient à leurs occupations. Au centre-ville, les policiers en faction régulent la circulation automobile qui, vers 10h30, devient ingérable.

    Zéro suspense et soudain l’attentat !
    Les fêtes et les sorties obligent, les policiers se déploient pour gérer les points noirs de la cité. Surtout au nord de la ville, plus exactement au rond-point où taxis, bus et fourgons (toutes destinations) s’amassent dès le chant du coq. 11 heures dépassées de quelques minutes, une rafale retentit. Les policiers viennent d’accrocher un terroriste qui s’apprêtait à quitter la ville en partance vers les hauteurs de la ville. Le criminel n’est pas seul puisque les tirs fournis de part et d’autre renseignent sur l’existence d’un autre individu qui le couvre et rodait dans les environs.
    L’accrochage ne durera que quelques instants. Le temps d’abattre ce scélérat et d’enregistrer deux défections dans les rangs de la police. L’un d’eux succombera juste après son évacuation au secteur sanitaire d’Aïn El-Hammam (ex-Saint-Eugène). Atteint d’une balle à bout portant, ce jeune policier ne survivra pas à ses blessures. Excités et pris de colère, les citoyens exigent de brûler sur la place publique le corps du terroriste abattu. Chose qui pouvait compliquer l’identification de ce “Tango” et qui ne permettrait pas aux investigations d’avancer. Entre-temps, le policier blessé, très intrépide, résistera à la blessure et échappe à la mort. La panique prendra le relais. Les Patriotes arrivent en force. L’alerte donnée, les barrages de l’ANP, de la gendarmerie et de la police sont renforcés. Partout. La rumeur va bon train dans une ville envahie par la population qui vient s’enquérir de la situation. Les villageois investissent l’hôpital pour s’informer de l’état du policier blessé, surtout que ce dernier est très apprécié par la population locale. Michelet est désormais verrouillée.
    La psychose s’installe, notamment après les nouvelles, info ou intox, émanant d’Iferhounène, d’Azazga, de Mekla et de Larbaâ Nath-Irathen où on fait état d’opérations synchronisées et de diversion des groupes armés. Le mot d’ordre donné, l’heure est au ratissage. Mieux, à la vigilance. Identifié, le terroriste fait partie d’un groupuscule chargé de glaner les armes. Pour preuve, le criminel qui venait d’assassiner le policier a récupéré une arme avant de prendre la fuite.
    “Nous ne comprenons plus rien. Chaque été, les terroristes investissent nos montagnes et nos forêts. La semaine dernière, c’était à Azazga. Ensuite, et à deux reprises, à Bordj Menaïel. Heureusement que nous n’avons jamais baissé la garde et nous avons gardé nos armes. Sinon, c’est la catastrophe. La Kabylie est devenue invivable à cause de ces énergumènes qui bénéficient de grandes complicités. On ne sait plus à quelle heure il faut sortir ou à quel moment faut-il rentrer. À n’importe quel moment, ils peuvent surgir. Ils sont imprévisibles et lâches”, nous dira ce sexagénaire venu de France pour passer ses grandes vacances. Un autre témoin de la scène de l’accrochage renchérit : “S’ils ont frappé simultanément à Aïn El-Hammam et dans d’autres localités, cela veut simplement dire qu’ils veulent faire parler d’eux et mettre la pression pour libérer leurs acolytes des prisons. Nous ne céderons pas ! Un terroriste restera à jamais un terroriste.”

    Éternel calme précaire,
    jusqu’à quand ?
    À Michelet, comme partout en Kabylie, chaque attentat terroriste relève de la stratégie des islamistes armés et qui font du chantage pour se faire entendre. De calme précaire en calme précaire, ils continuent à croire en la lutte antiterroriste non sans dénoncer les mesures de clémence à l’égard de ces irréductibles. Un autre citoyen peste : “À chaque fois que le calme dure quelques semaines, on ressent comme une menace qui se prépare dans les maquis. Il faut le dire, mais il faut aussi l’écrire par devoir, les gens devront davantage dénoncer les complices. Ces terroristes viennent de Dellys, de M’sila, de Batna, de partout ! Ils ne connaissent ni notre topographie, encore moins nos habitudes. Alors basta !” La nuit tombée, les chemins sinueux sont bouclés.
    La dépouille mortelle du policier, lâchement assassiné à la fleur de l’âge, sera acheminée vers Aïn Defla dont il est originaire. Une image, une brave image, s’efface d’un décor sécuritaire des plus sinistres au service d’une cause juste, mais la vie continue. Les mines défaites, les citoyens désertent la ville alors que la plupart des commerçants ont baissé rideau. À Azazga, la population n’est pas près d’oublier cet attentat contre une troupe de l’ANP et la bavure qui s’en est suivie, dont a été victime un père de famille. À Bordj Menaïel, une innocente citoyenne a péri sur le lieu de l’explosion d’une bombe. Idem à Naciria ou encore à Azeffoun où la saison estivale risque d’être compromise à cause des attentats à la bombe. Le parallèle étant établi, la Kabylie enregistre, depuis le début de la saison estivale, une moyenne hebdomadaire de trois à quatre attentats. Aucune localité n’est épargnée. Avec un décompte macabre de plus de 20 attentats, 15 morts et plus de 30 blessés, la Kabylie sombre de nouveau dans la psychose. Une folie que les touristes, au même titre que les populations locales et les émigrés en vacances, craignent le plus. L’impression exprimée, les actes condamnés, les populations locales réitèrent leur solidarité et leur exigence d’éradiquer ce mal. Surtout que la recrudescence des actes terroristes se fait ressentir au jour le jour pour gâcher encore des vies humaines dans une Kabylie belle et… rebelle !

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  • redaction
    6 juillet 2011 at 16 h 26 min - Reply

    Recrudescence El Watan.

    Les groupes terroristes mettent de nouveau la pression en Kabylie, une région qu’ils n’ont pas quittée depuis une quinzaine d’années. Les périodes d’accalmie ont toujours été suivies d’un déchaînement de violence, faisant régner un climat de peur quasi-permanant. L’échec des stratégies de lutte antiterroriste de ces dernières années est patent, le maillage sécuritaire devenant même pesant, notamment sur les axes routiers, loin de toute efficacité opérationnelle.
    La terreur islamiste reste au même niveau, réduisant la population à vivre dans la psychose des attentats. Depuis la période de résistance au milieu des années 1990, avec la mobilisation de simples citoyens constitués en groupes de légitime défense, aucune parade n’a été trouvée pour réduire les hordes des islamistes armés, plus proches aujourd’hui des bandits de grand chemin que des combattants de la foi. Ces derniers montrent cependant leurs capacités à s’adapter au terrain, marqué par une forte présence militaire, et à « affiner » leurs stratégies meurtrières. Trois attentats ont été enregistrés ces dix derniers jours dans la région, tous en pleine agglomération. Azazga, Azeffoun, puis Aïn El Hammam, lundi dernier. Ces attaques terroristes ayant ciblé les services de sécurité ont pour point commun d’avoir été perpétrées près des habitations, des commerces et sous le regard des passants. L’effet recherché n’est pas seulement militaire, il est aussi psychologique et, finalement, politique.

    L’organisation de Droukdel qui a ostensiblement gardé une « ligne terroriste » qui ne frappe pas frontalement la population, en ciblant uniquement les services de sécurité, semble avoir trouvé un mode opératoire encore plus diabolique, en intégrant la probabilité de la bavure lors de ses attaques. Les terroristes savent que leur guerre est perdue ou gagnée en fonction de la mobilisation de la population.
    L’esprit de résistance contre la subversion islamiste est à reconstruire dans une région qui a vécu de nombreux et douloureux événements dont les conséquences ont indubitablement profité aux tenants de l’anarchie et aux militants du chaos. La « désertification » de la scène politique, sous les coups de boutoirs d’un système qui a engagé le pays sur les chemins improbables de la « réconciliation et de la concorde », a accentué le désarroi et la perte de repères au sein de la société. Il apparaît également comme une urgence vitale la professionnalisation des services de sécurité engagés dans la lutte antiterroriste, en les dotant de moyens de recherche et d’investigation modernes, en rupture avec l’artillerie lourde et les colonnes de l’Armée dont la dernière embardée a semé l’émoi dans toute la région.

    Djaffar Tamani




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  • Adel
    6 juillet 2011 at 17 h 52 min - Reply

    Quand je lis que le pouvoir veut déstabiliser la Kabylie, je reste un peu sceptique.

    Il me semble que le jeu du pouvoir – au sein duquel il y a toujours eu des Kabyles au plus haut niveau de la hiérarchie civile et militaire – consiste plutôt à utiliser la Kabylie comme ultime citadelle de résistance à l’« islamisme ». Cette vision stratégique est partagée par une grande partie des élites de Kabylie, dont le RCD et le MAK sont les représentants les plus visibles. Le « terrorisme » y est réactivé régulièrement afin de maintenir vivace la haine de l’« intégrisme islamiste » dans cette région et garder la population kabyle, en particulier la jeunesse, mobilisée d’abord contre ce dernier avant de l’être contre le pouvoir ( principalement autour de la question de tamazight ).

    Pour les tenants du pouvoir, l’ennemi le plus redouté, c’est d’abord l’« islamisme » radical, c’est-à-dire le FIS. Le pouvoir cherche à faire basculer définitivement toutes les élites kabyles dans son camp en les détournant du FFS et en réactivant le terrorisme dès que la situation sociale est tendue.

    Le cauchemar du pouvoir serait de voir un jour se réaliser une alliance entre islamistes et berbéristes contre lui.




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  • Elforkan
    6 juillet 2011 at 18 h 51 min - Reply

    Pour éradiquer le terrorisme et à jamais, il y a un seul moyen et l’unique moyen : Leur retirer le tapis sous les pieds! Comment ? un moyen très simple et pas du tout couteux ni en vie humaines ni en dollars…..Être JUSTE, INTÈGRE, HONNÊTE …pas plus que ça !!!!
    Alors que vont dire nos « amis » terroristes ? qu’ils combattent la justice ? intègreté ? ou honnêteté ??

    La solution est là à notre portée, mais…..!!!!




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  • radjef said
    6 juillet 2011 at 18 h 52 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. En lisant les comptes rendus de Liberté et d’El Watan à la suite de la vague d’attentats qui a secoué le Djurdjura au cours de ces deux dernières semaines, on ne peut pas ne pas se poser cette question : combien de Kabylie y a-t-il en Algérie ? Car en Kabylie, contrairement à ce qui a été rapporté et écrit par la presse algérienne notamment Liberté et El Watan, et c’est nullement exagéré de le dire, la seule thèse retenue par les populations locales est celle des « auto attentats ». Plus clairement et plus simplement dit, la Kabylie parle de « qui tue qui ». Par ailleurs, les habitants du Djurdjura, comme l’indiquent du reste les événements douloureux du printemps noir, ne se sont jamais accommodé de la présence massive de l’armée en Kabylie. Le drame des jeunes filles mères et des enfants nés x , risque à tout instant d’exploser à la figure de l’armée…Donc rares sont les kabyles qui croient à la mission de l’armée dans leur région ; et encore plus rares les kabyles qui croient à la thèse de l’aqmi ou d’al qaeda. Selon les populations locales, ces attentats ou plus précisément pour reprendre leurs expressions ces « auto attentats », sont l’œuvre du régime militaire qui vise à renforcer son autorité, son ordre médiatique et culturel par la terreur, la violence et la force. Ces attentats sont orchestrés dans le but de conforter les intérêts de la classe dominante, mais surtout pour étouffer dans l’œuf toute forme d’opposition légitime et autre activité intellectuelle qui aspire à une alternative démocratique réelle et légitime. Ce qui se passe en Kabylie, n’est ni hasardeux ni irrationnel et encore moins l’œuvre de Droukdel ou d’un cordonnier qui ne sait écrire son nom…C’est une strategie criminelle hautement élaborée et structurée…L’ANP a le quasi monopole de la violence sociétale. Par son ignorance et par ses excès, elle compte l’exercer pleinement, ouvertement, sans le moindre scrupule, d’autant elle bénéficie des complicités et du soutien des puissances occidentales et du lobby sioniste qui a à cœur de ternir l’image de marque de l’Islam. Sans méchanceté aucune, notre presse devrait se taire sur les questions qu’elle ne maîtrise pas si elle veut préserver le peu d’honneur qui lui reste.




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  • meghress19
    7 juillet 2011 at 0 h 45 min - Reply

    Bonjour Adel
    Tout d’abord je voudrais vous remercier de vos interventions que j’adore lire car elles refletent la sagesse et l’amour pour l »Algerie. Mais dans votre dernier post je suis ne suis pas d’accord avec vous. Vous dites :
    « Cette vision stratégique est partagée par une grande partie des élites de Kabylie, dont le RCD et le MAK sont les représentants les plus visibles. »
    Cette vision est partagee que par une infime minoritee en Kabylie qui fait du tapage grace au support des medias du pouvoir. Vous etes trop intelligent pour tomber dans ce piege. Comme je l’ai dit avant, les sionistes font la meme chose au paestiniens. Donner plus d’acces au « extremistes » palestiniens pour diaboliser leur noble cause. Alors de grace, Saadi et Ferhat ne representent qu’une minorite insignifiante et on ne doit meme pas parler d’eux.

    Vous dites aussi : « Le cauchemar du pouvoir serait de voir un jour se réaliser une alliance entre islamistes et berbéristes contre lui. »

    De qui vous parlez? Si c’est de Saadi (et ses sbires) et de Hattab ( et ses accolytes), ca s’est deja fait car ils forment les deux faces d’une meme medaille.
    Le pouvoir a peur que la propagande faite sur la Kabylie soit mise a la lumiere et tous nos compatriotes algerians decouvriront que ces kabyles aiment ce pays et ils cherissent l’Islam et les valeurs de leur ancetres. Il a peur que tous les algeriens qui aiment se pays se mettent d’accord pour extraire ce cancer qui nous ronge.

    Fraternellement




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  • ca21dz
    7 juillet 2011 at 13 h 18 min - Reply

    C’est malheureux de le dire, le systeme fonctionne comme ca et il en demeure, la question qui se pose pour quoi la kabylie? cherchons ensemble c’est quoi qui est particulier à la kabylie a part la geographie ? autre chose ce syteme connu pour ses manipulations trouve le terrain propice en kabylie particulierement et c’est la la piste serieuse a creuser à mon humble avis et desolé si je derange




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  • Zineb Azouz
    8 juillet 2011 at 14 h 43 min - Reply

    Merci cher Radjef Saïd pour ce zoom et ces rappels oh ! Combien utiles.

    Le pouvoir qui a plus d’un tour dans sa poche a décidé d’utiliser les moyens lourds en Kabylie, cela ne signifie pas qu’ailleurs la population n’est pas prise en otage par d’autres groupuscules.

    Sans rentrer dans les détails, lorsque vous savez que de Tebessa jusqu’à OEB vous ne risquez pas de trouver une seule goutte d’essence et que vous pouvez crever vous et votre famille sur la route, et que souvent après des heures d’attente vous n’avez pas d’autre choix que d’aller vous approvisionner au noir, et bien sûr tout ceci au su et au vu des gendarmes et policiers qui observent cyniquement le manège à travers leurs barrages multiples et variés sans lever le petit doigt.

    Il faut bien admettre que dans les nouvelles stratégies, et pour prendre en otage ce peuple qui ne veut pas se taire, rien de mieux que la SOUS-TRAITANCE.

    Un coup on vous livre à ces jeunes balafrés et tatoués qui vous obligent à payer pour vous garer même devant votre propre maison, un coup on vous livre aux « Mouharibines » de tout bord, un coup aux pénuries de liquidités suite aux assauts des milliardaires qui ne traitent pas avec les chèques, un coup aux importateurs de médicaments périmés et autres poisons, et bien sûr, en plus des coupures d’eau et d’électricité, on peut aussi vous livrer, et là c’est dans le registre du Hard, comme en Kabylie aux Kidnappeurs et en général à la violence armée que seule, elle à priori, l’ANP peut affronter.

    Avec tous les moyens dont dispose notre armée et surtout après ces fameux accords sur le Sahel « sécurisé », il serait à ce point difficile de stopper cette Quaida délocalisée de je ne sais quel station du Sahel et qui semble apprécier au plus haut point les monts du Djurdjura ?

    Reste la question de savoir, pourquoi la Kabylie ? Pourquoi pas ailleurs me diriez vous ?

    On pourrait opposer et opposer mille et une thèse la dessus, mais à mon humble avis la Kabylie qui n’a jamais été ni neutre politiquement ni naïve est trop limitrophe de la capitale pour qu’on la laisse en paix.

    Sociologiquement, la Kabylie ne se constitue pas seulement de wilayas (comme c’est le cas de Blida ou Aïn Defla..) mais de populations historiquement et ethnologiquement homogènes

    Les boulevards de la capitale si mitoyens au fonds de ces cimes du Djurdjura vivent toujours sous la menace d’une déferlante, non pas citadine et Algéroise mais Kabyle.

    Cordialement,
    ZA




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  • said as
    8 juillet 2011 at 15 h 05 min - Reply

    monsieur Radjef bonjour, permettez moi de donner mon avis sur quelques unes de vos phrases, vous dites « Or la Kabylie, indépendamment de ses spécificités locales,qui en vérité ne différent en rien de celles des autres régions du pays et du Maghreb. » vous le savez bien que la Kabylie s’est toujours sacrifiée est su s’efacée à chaque fois que l’intérrêt national le valait, mais, dans votre phrase il y’a une contradiction, une specificité est de nature une difference et puis, je ne comprend pas cette habitude que nous avons(les kabyles)à toujours vouloir justifier nos propos,pour plaire est t-il necessaire de masquer la verité ? pourquoi ne pas assumer cette difference entre les regions? je ne vous dis pas que nous sommes mieux que les autres ou nos specificités sont meilleurs, mais je dis et j’assume qu’elles sont differentes, comme sont differentes celles du constantinois de celles de l’oranie ou du sud, assumons nos differences, acceptons nous et respectons nous dans nos differences si on veut vraiment avancer, oui je suis algerien, oui je suis kabyle, oui j’aime la kabylie, oui j’aime tous mes compatriotes dans toute l’algerie, oui à nos differences, oui à notre culture algerienne, le berbère et l’arabe des quatre coins d’algerie mais non au moule de la culture unique qu’on veut nous imposer, non au moule de l’algérien type.
    vous dites ensuite « Sans syndicats, sans partis politiques et sans journaux, elle a déjoué instinctivement tous les complots visant à la démembrer et à la déstructurer culturellement et socialement, à la domestiquer et à la faire rentrer dans les rangs de l’union sacrée » là aussi, j’ai une autre lecture de ce qui se passe réellement sur le terrain, car la kabylie a beaucoup perdue de ses principes, à commencer par les grands fléaux (la prostitution et la drogue)qui l’empéstent depuis quelques années,la disparition petit à petit de la cohesion sociale par la disparition des comités de villages et de « tajmaat » qui, jadis,solutionnait les conflits et gérait les affaires du village avec precision et efficacité, car nul ne peut connaitre le village mieux que ses villageois; sans oublier, la misére et la pauvreté,planifiées par l’état, qui ont frappé de plein fouet toute une categorie de la population et qui,à un moment ou un autre, l’obligeront d’abdiquer, l’absence total de l’état a ouvert la bréche à tous les trafiques et les depassements,ainsi que l’arrivée d’un islam brusque et intolérent dans nos villages, qui étaient jusque là en parfaite harmonie avec cette religion mais qu’on reconnait plus aujourd’hui, donc pour moi, le pouvoir a bien planifier et enclencher la destructuration et la distruction pure te simple de la cohésion de la société kabyle, et en continuant à ce rythme, il réussira certainement dans sa sale et lache mission.
    enfin je voulais aussi vous repondre sur un point, qui m’a choqué, je l’avoue, de votre part, car j’avais l’habitude de vous lire et vous semblez mesuré jusque là, dans vos propos vous dites « . Ce n’est donc pas pour une histoire « d’identité spécifique » que le pouvoir en veut terriblement à la Kabylie, comme tentent de nous le faire croire les séparatistes du Mak. »je vous le dis, je suis du MAK et je me suis jamais consideré ni eu des intentions séparatistes, de grace, Monsieur Radjef, vous étes respectable, restez le, ne me dites pas qu’avec toute votre inteligence, vous ne faites pas de difference entre separatiste et autonomiste, sauf si vous ne voulez pas la voir cette énorme difference, vous le savez bien que les mots sont trés important et il faut les utiliser avec beaucoup d’attention dans des sujets aussi sensibles, à propos, ce n’est pas que, mais,le pouvoir punit aussi la kabylie pour son identité specifique, c’est une verité, et la verité ne césse pas parcequ’on se detourne d’elle.
    avec tous mes respects.




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  • juba III
    8 juillet 2011 at 15 h 48 min - Reply

    Si nous autres kabyles sommes si intelligents, si politisés, si désireux d’en finir avec cette oppression, qu’attendons nous pour nous organiser et prendre les choses en main.
    Commençons par réactiver les comités de villages et organisons ensuite des assises pour sortir un programme d’action…. et pourquoi pas un congré à IFRI le 20 août prochain.




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  • hakimM
    8 juillet 2011 at 16 h 56 min - Reply

    @JubaIII,
    Les comités de quartier et de village doivent être activés dans toute l’Algérie si on veut se débarrasser du clan Oujda, de la mafia, des assassins et des corrompus.
    Il faut que la Kabylie soit considérée comme partie entière de l’Algérie.




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  • Adel
    8 juillet 2011 at 17 h 23 min - Reply

    @meghress19

    Cher compatriote, bonjour,

    Tout d’abord, je vous remercie pour vos mots gentils qui me vont droit au cœur.

    Vous avez peut-être raison concernant la représentativité du RCD et du MAK. J’avoue avoir outre-passé mes «compétences» sur ce point, car je ne connais pas très bien la situation politique en Kabylie et je me fie surtout à ce que je lis sur Internet.

    Il n’en demeure pas moins que je ne crois pas à la thèse d’un plan de déstabilisation de la Kabylie par le pouvoir. Regardez les résultats des élections législatives avortées de 91 et vous constaterez par vous-mêmes que la Kabylie est la seule région d’Algérie où le FIS n’était pas en tête. Le pouvoir peut-il ignorer ce fait capital?

    Il est vrai que, d’autre part, la Kabylie a toujours été en conflit avec le pouvoir, principalement au sujet de tamazight. L’occultation pure et simple de la langue et de l’identité amazighes par l’État algérien depuis 1962 a certes constitué un puissant facteur de mobilisation de la Kabylie contre le pouvoir. Mais est-il faux de penser que dans leur lutte contre l’«islamisme» radical, les généraux aient considéré la Kabylie comme un allié? Il y a, bien sûr, le FFS qui joue le rôle d’empêcheur de tourner en rond, mais la relative paralysie que connaît ce parti est elle accidentelle?

    Pour ma part, je considère que la question de l’«islamisme» radical reste suspendue au-dessus de la tête des Algériens telle une épée de Damoclès et tant qu’un compromis viable n’aura pas été trouvé entre ce mouvement et ses adversaires, l’Algérie ne pourra pas sortir définitivement de l’ornière.

    C’est pour cela que je crois que le terrorisme «résiduel» qui ne se manifeste qu’en Kabylie est l’œuvre des services de sécurité et qu’il a pour objectif de maintenir la population de cette région globalement hostile à l’«islamisme» et de la soustraire à l’influence du FFS – partisan du dialogue avec le FIS – pour la faire basculer dans le camp des «éradicateurs» du RCD et du MAK.

    Cordialement




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  • radjef said
    8 juillet 2011 at 20 h 21 min - Reply

    Bonjour tout le monde. En quoi les kabyles sont-ils si différents des constantinois, des chaouis, des oranais, des M’zab ? Les kabyles auraient-ils du sang bleu dans les veines ? Mais arrêtons de déblatérer tout le temps comme ça ! Ce n’est pas parce que les élites du pays ont lamentablement echoué, refusent d’accomplir leur mission historique et n’ont pas pu rassembler le peuple algérien autour d’un seul et même mot d’ordre qu’il y a des différences « identitaires » entre les algériennes et les algériens…Ces kabyles qui montent sur leurs grands chevaux pour élever au ciel leur supériorité « génétique », sont ceux la même qui ont servi d’alibi pour donner de la légitimité à la « sale guerre » imposée par une poigné de militaires mercenaires, traîtres et criminels au peuple algérien…Sans la présence du Dr Med Lamine Debaghine dans l’ALN-FLN, la Kabylie n’aurait jamais tourné le dos à Messali Hadj en 1954. Mais posez donc la question à H Ait Ahmed, à Sadek Hadjres et vous verrez que l’homme le plus adulé en Kabylie est Messali Hadj. Il est inutile de remuer le couteau dans la plaie et de revenir à la crise de 1949 et de s’interroger sur le triste sort qui a été réservé aux berbéristes à partir de 1955…La Kabylie en dépit de ses bataillons de chômeurs n’a pas faim. Mais l’ANP pour conforter son pouvoir veut à tout prix idiotiser cette région du pays en reprenant à son compte les procédés machiavéliques des maîtres de la colonisation…Toufik considéré comme le chikour de la junte est KABYLE. Touati, Aissat, Ouyahia, Djouadi Bey et son frére sont kabyles …




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  • meghress19
    8 juillet 2011 at 22 h 52 min - Reply

    Bonjour Adel

    Le FIS a eu son apogee dans les annees 90 grace a la propulsion du pouvoir. Dire qu’il etait majoritaire est un autre debat . Certes, il a gagne les elections legitimement mais avec la moitie de la population qui a boycotte quand les FISistes ont participe majoritairement aux elections. Depuis , le FIS a faiblit lamentablement et le dernier coup de massue doit etre donne par des elections libres. Malheureusement le pouvoir l’utilise comme un epouventail en inventant des groupuscules armees. La preuve nous a ete donnee par nos freres tunisians et egyptians qui ont montre aux lobbies financiers que  » Al Qaida is just a boogie man ».
    Pour clore ca, je dirais que la population en Kabylie sait que le pouvoir algerian est derriere cette destabilisation. Ils ont reussit a geler toutes les forces de changement ( a l’exemple du FFS qui est parasitee par le DRS au sommet de sa direction menee par Tabbou qui n’essaye pas de tourner en rong en Kabylie).
    Le changement ne viendrait finalement que des jeunes gens integres a l’exemple de Sidhoum, Benchenouf, Zineb Azzouz, Redjef , Lahouari Addi, toi-meme, etc..




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  • said as
    8 juillet 2011 at 23 h 18 min - Reply

    bonsoir Monsieur Radjef, la verité n’est jamais absolue et ne peut être la propriété de personne, on n’est pas entrain de déblaterer mais simplement de discuter en changeant nos avis, apprendre à s’ecouter est d’abord une affaire de culture.




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  • hakimM
    9 juillet 2011 at 3 h 59 min - Reply

    J’ai lu et relu beaucoup d’articles de Radjef de Zineb Said as et aristote.
    En lisant les reproches de certains a Radjef, peut être je me trompe mais je n’ai pas trouvé vraiment de quoi penser que vos idées sont différentes, mais sincèrement je les trouves très complémentaires et chacune ajoute de belles informations.
    1) Le régime est seul responsable de l’existence du GIA
    2) Le régime assassin est seul responsable de ce qui se passe en kabylie et seul manipulateur.
    3) Pourquoi les Chaouis ne sont-ils pas le symbole de la rébellion contre le régime mafieux.
    4) Du temps de 54-62, les kabyles ont donné le plus grand sacrifice.
    5) Je ne pense pas que les kabyles préfèrent Messali a Ait-Ahmed, vraiment pas.
    6) Pour être kabyle, il faut être contre toute soumission, car les kabyles et d’autres algériens ont quitte le confort pour vivre homogènes loin des français et des harkis.
    7) Je trouve intéressant ce que dit Zineb concernant la proximité a Alger et même la proximité a Setif Constantine de la Kabylie.
    8) Que se soit identitaire, historique ou genetique, la Kabylie est un exemple de rébellion, pourquoi pas le propager dans tous le pays avec une belle union et ne laissant nos différents et notre racisme de coté.




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  • ca21dz
    9 juillet 2011 at 6 h 59 min - Reply

    Monsieur Radjef, ce que vous dites est tres vraie, ‘home le plus adulé en Kabylie est messali, ca veut dire que la kabylie avait plutot adopter la politique de massali qui estait un visionnaire et un vraie chef àson epoque, ale point le plus vraie est que la kabylie et la region limitrophe du pouvoir ( alger) elle n a jamais etait favorable au pouvoir. mais je ne pense pas que le pouvoir s’acharne sur la kabylie seulement il est contre tous ceux qui ont compris que ce pouvoir est illigitime depuis 1958, depuis la mort de ben boulaid et l’affaiblissement de l’aln et gpra




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  • A.L
    9 juillet 2011 at 13 h 09 min - Reply

    Des fois on avance des choses qu’on essaie d’imposer comme la vérité vraie.Le fait que la Kabylie ait suivi en masse les idées de la cause nationale sous le giron de Messali est dû à la prise de conscience précoce de cette région peuplée d’une population émigrée importante ayant côtoyé le milieu ouvrier européen .Notons que la composante du PPA était à plu de 70% kabyle et que le problème berbère était mis de coté parce que non prioritaire à l’époque.L’essentiel était la libération du pays.La Kabylie et les kabyles d’Algérie se sont mis derrière Messali parce qu’il n’y avait pas d’autres leaders.
    Les évènements ultérieurs ont révélé une sorte de trahison envers les militants sincères et une confiscation pure et simple du pouvoir.L’arabisme (avec le retour des planqués en Syrie,Egypte,Maroc et Tunisie )est passé par là.




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  • radjef said
    9 juillet 2011 at 17 h 19 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Qu’aurait été l’issue du 1er novembre 1954 si Dr Med Lamine Debaghine n’avait pas rejoint les rangs de l’ALN-FLN ? La Kabylie aurait-elle écouté Krim, Ait Ahmed, Ben Bella, Boudiaf, Khider, Ben M’hidi, Abbas Laghrour, Chihani, Mellah, Ben Boulaid, Bitat, Ouamrane, Ben Tobbal, Didouche…et décliné les propositions de Messali ? Il faut rappeler qu’à cette époque ainsi que celle qui l’a précédée, pendant que Messali était accueilli comme le symbole de la liberté des peuples opprimés faisant ainsi de l’ombre à Azzam Pacha et d’autres leaders africains et arabes, d’autres partis composés essentiellement de kabyles à l’instar du parti communiste, des oulémas, de l’UDMA, de la fédération des élus musulmans …étaient à peine connus en Kabylie. La Kabylie qui résiste, la Kabylie qui a le sens de l’honneur, qui a le savoir et le savoir faire n’est pas celle de toutes ces fausses notabilités sponsorisées par la colonisation et la police politique algérienne. La Kabylie qui fait si peur aux généraux; la Kabylie que le régime combat sans répit ne se donne pas en exposition… J’invite certains camarades à méditer le parcours de Med Arkoun, Mouloud Mammeri…et à écouter profondément H Ait Ahmed.




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  • Mezghena
    10 juillet 2011 at 4 h 54 min - Reply

    A Hakim M.
    Tu te trompes.Toutes les régions d’Algérie ont fait des sacrfices pendant la révolution de 54-62.Le pouvoir le reconnait.Seule une région est ignorée:L’Algérois qui a été le coeur de la révolution.Et pour cause, cette région est comme le dis Aristote-algeria l’objet d’un plan diabolique de la part du clan d’oujda visant à la peupler de populations transférées des autres régions dans le cadre des institutions(armée, parti, police, adminsitration).




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  • meghress19
    10 juillet 2011 at 6 h 01 min - Reply

    Erreur.
    Lire  » FFS parasitee par le DRS a l’image de Tabbou qui ne cesse de tourner en rond en Kabylie au lieu de sortir ailleurs »




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  • ACHOURI
    18 juillet 2011 at 11 h 27 min - Reply

    mr adel vous dites qu’il ya toujours un kabyle contre les kabyles qui dit que le pouvoir il a un nom qui soit kabyle ou autre c’est le pouvoir




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  • Congrès du Changement Démocratique