Édition du
26 March 2017

La crise de l’été 1962 : le coup de force de la coalition Ben Bella-Boumediene.

 

Par Ait Benali Boubekeur

« Nous connaissons tous la légende de Salomon devant rendre justice entre deux femmes revendiquant la maternité d’un même bébé. Ne parvenant pas à identifier la vraie mère, il leur proposa de couper en deux l’« objet » du litige. Joignant le geste à la parole, il allait trancher l’enfant lorsque l’une des femmes avoua ne pas être la mère. Le roi lui remit alors le bébé, et condamna à mort celle qui était prête à voir mourir l’enfant dont elle prétendait être la mère », Lounis Aggoun, « La colonie française en Algérie », page 210.

Cette histoire, à quelques siècles d’intervalle, s’est répétée. Cette fois-ci, le litige n’est pas le bébé proprement dit. A l’été 1962, en Algérie, deux entités de la Révolution algérienne revendiquèrent le pouvoir. Ainsi, par analogie, le bébé, dans le cas nous intéressant, est l’Algérie. En fait, il y eut, d’un côté, l’instance légitime, le GPRA (Gouvernement Provisoire de la République Algérienne) ; et de l’autre côté, il y eut l’EMG (Etat-major Général), dont Ben Bella était la tête d’affiche, voulant prendre le pouvoir par la force. La coalition Ben Bella-Boumediene finit par l’emporter par les armes. Hélas, l’histoire, citée précédemment, eut la conclusion inverse. En effet, la véritable mère dut laisser le pouvoir de peur de voir son bébé (l’Algérie) succomber à la violence.

Cependant, si le bon sens avait prévalu, les acteurs de la Révolution auraient attendu la tenue des élections libres permettant ainsi au peuple de prendre part au processus de l’édification nationale. Mais, à l’approche de l’indépendance, l’homme fort du moment, Houari Boumediene, décida de s’appuyer sur la popularité d’un homme, Ben Bella, médiatiquement monté par les Français, pour s’emparer du pouvoir. Car la tenue d’un congrès le mois de mai 1962 à Tripoli, en dépit de l’opposition du GPRA, visait ni plus ni moins à priver le peuple algérien de sa victoire. En effet, au lendemain des accords du cessez-le-feu, le GPRA ne fut pas emballé à l’idée de convoquer le CNRA (Conseil National de la Révolution Algérienne). En effet, selon ces accords d’Evian, les élections devaient se tenir dans un délai de trois semaines à compter de l’indépendance, écrit Gilbert Meynier, « Histoire intérieure du FLN », page 644. Toutefois, dès lors que le peuple fut exclu, il allait de soi que l’élimination des véritables chefs de la révolution était prévisible. Ali Haroun, acteur au moment de la crise, écrit à propos de  la mise à l’écart de certains chefs : « Aussi me paraissait-il nécessaire d’adjoindre, aux cinq (Ait Ahmed, Ben Bella, Bitat, Boudiaf et Khider), Krim, Boussouf et Ben Tobbal qui, malgré toutes les critiques encourues (la mort de Abane Ramdane, leur neutralisation réciproque et son impact négatif) avaient, au travers de dangereuses tempêtes essuyées, mené le bateau « Algérie » à bon port » (L’été de la discorde, page25).

Cependant, la grande perdante, dans cette affaire, était l’Algérie. En effet, à la veille de l’indépendance, les Algériens découvrirent, éberlués qu’ils étaient, les divisions minant la direction de la révolution. A quelques jours du référendum sur l’autodétermination, la crise fut un secret de polichinelle. Bien que le GPRA ait essayé d’adopter une attitude digne, la compagne de déstabilisation contre le gouvernement par le groupe de Ben Bella, dont il fut vice-président, fut portée à la connaissance de la base. Elle atteignit son paroxysme au lendemain de la destitution de l’EMG, dirigé par Houari Boumediene, le 30 juin 1962. Toutefois, cette mesure était l’ultime tentative du gouvernement de sauver l’Algérie d’une dictature se profilant. Car les manœuvres de l’EMG ne datèrent pas de cet été de la discorde. Et depuis la signature des accords de paix, les grenouillages allaient crescendo. Ils se poursuivirent jusqu’à l’émiettement de toutes les forces légitimes de l’Algérie. Pour comprendre ces manigances, il faudrait revenir sur les étapes ayant permis à la coalition Ben Bella-Boumediene de prendre le pouvoir en 1962.

1) La genèse du conflit.

A l’approche de l’indépendance, le colonel Boumediene attendait l’occasion idoine pour remettre en cause le pouvoir légal, celui du GPRA. Remettant sans cesse son pouvoir en cause, Ben Khedda sortit de ses gonds en qualifiant le groupe de la coalition d’hors la loi : « Certains officiers qui ont vécu à l’extérieur n’ont pas connu la guerre révolutionnaire comme leurs frères du maquis, guerre basée essentiellement sur le peuple et dont l’ALN n’a été que le fer de lance. Le peuple a été l’artisan principal de l’indépendance. Ces officiers, qui sont restés aux frontières tunisienne et marocaine ont souvent tendance à ne compter que sur la force des armes. Cette conception dangereuse conduit à sous-estimer le rôle du peuple, voire à le mépriser et créer le danger de voir naître une féodalité ou une caste militariste… » (Id, page 168). Ainsi, comme le décrivit le dernier président du GPRA, le chef de l’EMG n’eut cure des souffrances du peuple algérien. Pour peu qu’il parvienne à ses fins, le reste fut relégué au second plan.

Cependant, la tension entre l’EMG et le GPRA avait été à son comble bien avant le CNRA du 9 au 27 août 1961. Les membres de l’EMG, pour contester certaines mesures prises par le gouvernement présidé, à ce moment-là,  par Ferhat Abbas, avaient démissionné de leur fonction. Et l’arrivée de Ben Khedda à la tête du GPRA n’atténua nullement la tension. Selon Gilbert Meynier : « Ben Khedda se rendit au PC de Ghardimaou pour présenter ces directives. Hormis les officiers de la direction intérimaire en place depuis la démission démonstrative du 15 juillet, il ne put rencontrer personne tant le boycott du président par l’armée des frontières fut général. De toute façon lui fut signifié le refus de toute modification. L’ordre ne fut finalement pas exécuté devant la vague de violentes protestations de plusieurs officiers », (Histoire intérieure du FLN, page 375). Face à cette désobéissance, le gouvernement reçut une estocade. Sa solidité se dégringolait à mesure que l’EMG le défiait sur la politique à mener. Bien qu’il ait existé un espoir, incarné notamment par les cinq prestigieux ministres emprisonnés au château du Turquant, la propension de Ben Bella, un des cinq, à accéder au pouvoir changea entièrement la donne. En effet, dans la perspective de conquérir le pouvoir, Ben Bella se rapprocha de l’EMG. Vice-président du GPRA, Ben Bella misa sur la puissance de feu de l’armée des frontières. Dans ce sillage, il convainquit les déçus de la politique du GPRA. La coalition réussit ainsi à drainer des personnes de renom, tels que Ferhat Abbas, évincé du GPRA en 1961, Amar Ouamrane, Yacef Sadi), etc. Il exigea ensuite la réunion du CNRA avant la tenue du référendum de l’auto-détermination, prévu le 1er juillet 1962. En dépit de l’opposition de la majorité des ministres du GPRA de convoquer le CNRA (Réunion de Rabat le 23 mars 1962), la coalition Ben Bella-Boumediene réussit à imposer la tenue du congrès en vue de créer un organisme, le BP (Bureau Politique) en l’occurrence, en remplacement du GPRA. Selon Ali Haroun : « Rechercher les raisons qui poussaient les promoteurs (Ben Bella et Boumediene) à tenir sans délai cette réunion, c’est d’abord examiné de près les pouvoirs que le Bureau Politique entendait se faire octroyer dans l’immédiat par le CNRA…Le Bureau Politique aura le soin d’installer le parti, de préparer le référendum et d’organiser les élections à l’Assemblée Nationale Constituante. » (L’été de la discorde, page 12) Cependant, en un laps de temps, les idéologues du FLN se penchèrent sur la rédaction d’une plateforme politique. Celle-ci fut rédigée à Hammamet, en Tunisie. Elle reconnut l’engagement algérien pour la reconquête de sa liberté. Liberté qu’il perdit aussitôt.  En tout cas, à Tripoli, le débat sur le texte ne suscita pas de grands remous. « Mais le heurt ne surgira pas de la critique idéologique du FLN. C’est bientôt que les hommes s’affronteront », écrit Ali Haroun. La coalition Ben Bella-Boumediene, à cette occasion, ne critiqua pas le texte ni l’idéologie. Eux, ils voulurent régner en maîtres sur l’Algérie. Eurent-ils besoin d’un mandat pour ça ? En tout cas, les lois de la révolution ne les ont jamais autorisés.

2) La session de Tripoli du 27 mai au 5 juin.

La séance fut ouverte le 28 mai dans la matinée. Elle fut présidée par feu Ben Yahia. Le premier intervenant, Hadj Ben Alla, un proche, même un très proche de Ben Bella, lança les hostilités. Au zénith de la crise, ce fidèle de Ben Bella traita le président et ses ministres, dans un meeting à Oran le 11 juillet, « de valets du colonialisme ». A Tripoli, la préoccupation fut la déstabilisation du GPRA. En effet, bien que la coalition Ben Bella-Boumediene ait réclamé le changement des membres du bureau du CNRA, composé de Ben Yahia et de deux assesseurs, Omar Boudaoud et Ali Kafi, l’Assemblée repoussa cette proposition. Par ailleurs, le calme étant revenu, un ordre du jour fut arrêté. En premier point, il y eut « étude et adoption du projet de programme de la Révolution démocratique et populaire ». Quant au second, il fut inhérent à la « désignation d’une direction politique ». Adopté le 1er juin, le premier point ne provoqua pas d’échanges chauds. Ainsi, la discussion sur le projet de Hammamet ne suscita pas de vifs échanges entre les congressistes. Et pourtant, il y avait matière, à la coalition Ben Bella-Boumediene, de contester le paragraphe traitant du rôle de l’armée pendant la guerre d’Algérie. Ce projet conclut : « L’amalgame des institutions étatiques et des instances du FLN a réduit ce dernier à ne plus être qu’un appareil administratif de gestion. A l’intérieur, cet amalgame a eu pour effet de dessaisir le FLN de ses responsabilités au profit de l’ALN et, la guerre aidant, de l’annihiler pratiquement » (Id, page20). Ce constat n’influa, hélas, nullement sur l’attitude de l’armée des frontières. Au contraire, plus la fonction politique fut mise en exergue, plus Boumediene aurait cherché à punir ces hommes voulant accorder une place respectable au peuple algérien dans la société. Toutefois, lors du débat sur le programme, la discussion se déroula sans incidents graves. Mises à part les quelques modifications sur tel ou tel point, le premier point de l’ordre du jour fut adopté à l’unanimité. Selon Ali Haroun : « Les différences d’approche politique ou de vision idéologique de l’Algérie future sont provisoirement gommées et les participants, quelle que soit leur tendance antérieure, vont voter, à l’unanimité, les dispositions de la charte de Tripoli » (Id, page22).

Cependant, la séance du 3 juin fut consacrée à la désignation des membres du BP. Une commission de sondage a été désignée par l’assemblée en vue « de déterminer les prérogatives [du PB] et de désigner les personnes (qui le composent) ». Elle fut composée de cinq membres dont le président fut Ben Yahia. Bien que sa démarche ait été de parvenir à proposer une liste consensuelle, force est de reconnaitre que son avis fut uniquement consultatif. En tout cas, elle ne pouvait pas aller au-delà de ses prérogatives contenues dans les textes de la révolution. En effet,  dès 1960, la révolution avait été dotée de deux documents clés : les statuts du FLN et les statuts des Institutions provisoires de l’Etat algérien. En vertu des premiers, la commission consulta les congressistes en vue de dégager une liste susceptible de recueillir les deux tiers de voix, comme le stipulait l’article 29. Selon Gilbert Meynier, Ben Bella n’aurait pas été un fervent partisan de ces principes. Avant le cessez-le-feu, il avait eu des contacts avec Boumediene, farouche opposant à la politique du GPRA. Et les contacts qu’ils avaient, notamment par l’intermédiaire d’Abdelaziz Bouteflika, n’étaient pas ignorés par ses compagnons de détention. Ait Ahmed et Boudiaf les avaient condamné fermement. Connaissant les oppositions à son entreprise, la coalition Ben Bella-Boumediene savait que la voie légale ne lui aurait pas permis de triompher. Car la commission, présidée par Ben Yahia, fut incapable de convaincre les deux tiers des congressistes sur une liste consensuelle. Ainsi, ne parvenant pas à s’acquitter de leur tâche, les membres de la commission de sondage regrettèrent leur échec. Selon les propres mots de Ben Yahia, ce dernier déclara à la séance de Tripoli du 5 juin 1962 : « En ce qui concerne le problème de la désignation de la Direction, nous avons entendu les avis de tous les membres de l’Assemblée. A la lumière de ces avis, nous avons essayé de proposer à vos suffrages une liste susceptible de recueillir la majorité des deux tiers et qui soit acceptable par les frères qui la composent. Nous avons le triste devoir de vous informer que nous avons échoué dans notre mission. En conséquence, nous vous proposons, sans aucune ouverture de débats, de désigner une autre commission » (Id, page 26).   En analysant cette déclaration, il va de soi qu’aucune liste ne fut soumise au vote. Toutefois, s’il n’y avait pas de sentiment d’avidité de le pouvoir de la part de la coalition, les membres de l’Assemblée auraient appliqué l’article 28 des statuts des Institutions de l’Etat algérien stipulant que le CNRA « reste l’organisme souverain de la Révolution, jusqu’au Congrès National ». Cela impliqua aussi la participation du peuple à l’édification des institutions nationales à travers l’envoi de ses légitimes représentants au Congrès. Hélas, la coalition Ben Bella-Boumediene avait jeté ses dés bien avant cette réunion.

3) Le temps de l’invective.

Les velléités de la coalition Ben Bella-Boumediene, de supplanter le GPRA par Un BP, les amenèrent à user de toute sorte de grenouillage. En effet, à leurs yeux, leur liste devait triompher d’une façon ou d’une autre. Et pour cause! La substitution du GPRA par le BP aurait donné à celui-ci des pouvoirs sans restrictions. Bien que Ben Bella ait été à ce moment-là vice-président du GPRA, son alliance avec Boumediene le rendit emphatique envers le GPRA. Selon Ali Haroun : « En cette nuit du 5 au 6 juin 1962, s’opposent deux membres, et non des moindres, du Conseil National de la Révolution Algérienne, le CNRA. Le vice-président Ben Bella vient en effet d’apostropher le président Ben Khedda. Le ton monte. La salle, le Sénat du vieux roi Idriss de Libye, s’en mêle… Pour éviter le pire, Omar Boudaoud, président de séance, suspend les débats. Il est exactement minuit dix. Moment crucial, marquant l’une des pages les moins glorieuses de notre histoire récente » (Id, page 11). Dans cette réunion, il fut attendu des congressistes de désigner une deuxième commission de sondage. Et le moins que l’on puisse alléguer c’est que la tension atteignit son apogée. Avant qu’il y ait la moindre prise de parole, le colonel Tahar Zbiri, chef de la wilaya I, un membre de la coalition Ben Bella-Boumediene, avertit qu’il voterait par procuration au nom des trois commandants de sa wilaya. En soi, cette mesure fut tolérée par les statuts de la Révolution. Or, Tahar Zbiri ne disposa pas de procurations écrites, comme l’exigeait l’article 32 des statuts du FLN. Un des membres de la coalition Ben Bella-Boumediene, le colonel de la wilaya III, Said Yazourene, avait des procurations écrites. Bien que les mandants aient des sympathies pour le GPRA, le colonel Yazourene utilisa leurs voix en faveur du groupe de Ben Bella. Leurs noms figurèrent sur le procès-verbal, dit de carence, signé le 7 juin 1962, contre le GPRA. Dans ce cas de figure, le refus signifié à Tahar Zbiri ne pouvait être considéré comme une quelconque mesure contre la coalition Ben Bella-Boumediene. Ainsi, croyant pouvoir exercer ses attributions légales, Ben Khedda intervint pour mettre de l’ordre : « Quand la réunion a commencé, le gouvernement était en possession des noms des membres du Conseil de la wilaya I. Et le gouvernement considérait que Zbiri n’avait qu’une voix » (Id, page 27). Abondant dans le même sens, Ben Tobbal affirma que les membres de la wilaya I, récemment proposés par Zbiri, n’avaient pas encore eu l’agrément du GPRA. En effet, bien que le colonel d’une wilaya puisse proposer ses adjoints, la décision finale revenait au GPRA, selon l’article 26 des statuts des Institutions provisoires de l’Etat algérien, stipulant : « Le GPRA nomme les officiers supérieurs et les membres de l’Etat-major, les chefs de mission à l’extérieur et désigne les titulaires aux postes de responsabilités». En revanche, sentant que ces voix allaient manquer à sa coalition, Ben Bella suggéra, en dépit de la clarté de la loi sur ce sujet, de laisser Zbiri voter sans procuration et de surcroit au nom des membres non confirmés encore dans leur fonction. Ben Khedda reprocha alors à Ben Bella « de briser la solidarité gouvernementale ». Malheureusement, la suite de l’échange nous renvoie plus au langage de cité ou de village qu’un lieu où se décidait l’avenir du pays. « Furieux, Ben Bella se dresse, interpellant le président « Le plus grand manœuvrier c’est toi, et si personne, à ce jour, ne t’a déshabillé, je vais le faire moi ! », écrit Ali Haroun (Id, page 28). Ensuite, deux membres du CNRA vinrent au secours du président. « Tu n’as pas à t’adresser de la sorte au Président. Et, s’il faut te dénuder, nous le ferons », déclara Salah Boubnider, de l’autre côté de la salle, à l’adresse de Ben Bella. Quant à Ben Tobbal, il apostropha Ben Bella en ces termes : « Ben Bella, depuis un mois que tu vis parmi nous, tes manigances ont déjà semé la discorde ». De leur côté, les partisans de Ben Bella se levèrent pour répondre, par l’invective, aux ministres du GPRA. Les tentatives, du président de séance, de ramener le calme furent vaines. Du coup, il n’avait d’autres choix que de suspendre la séance. En somme, pour l’historien averti, Gilbert Meynier, cette provocation de Ben Bella répondit à des calculs précis. Il se pose en effet la question : Pourquoi Ben Bella provoqua-t-il l’esclandre qui bloqua la situation ? Pour l’historien, il ne subsiste aucun doute sur la manœuvre de Ben Bella : «  Sauf à conclure à un simple cas d’acrimonie colérique, ne fut-ce pas pour éviter un vote dans lequel il aurait pu être battu au regard des statuts ? » (Histoire intérieure du FLN, page 651). Sans être un clerc, la seconde partie de l’interrogation est la plus plausible. Lorsque le CNRA fut convoqué pour le 20 juillet, la coalition Ben Bella-Boumediene sortit une déclaration dans laquelle elle se disait prête à assumer la direction du pays. En tout cas, depuis la dernière séance du 5 juin, la suite de la crise de l’été 1962 s’est déroulée en dehors de l’assemblée plénière. Elle s’est résolue par le recours à la force.

4) Le travail fractionnel.

Le temps des intrigues ne commença pas avec la suspension de la réunion du CNRA. En revanche, il s’exacerba lors de la réunion de Tripoli. Depuis cette date, la violence se mêla à l’intrigue pour donner naissance à une situation explosive. En effet, la coalition Ben Bella-Boumediene attendait la moindre initiative du GPRA pour la dénoncer. Bien que, concomitamment à la crise, les attentats de l’OAS fassent des ravages, la coalition Ben Bella-Boumediene guetta la moindre faiblesse. Se moquant éperdument des victimes innocentes, ils rejetèrent toute tentative de l’exécutif provisoire d’épargner quelques vies humaines. Connaissant les grenouillages de leurs adversaires, les ministres du GPRA abordèrent cette question avec une extrême prudence. Néanmoins, les atermoiements du GPRA incitèrent Chawki Mostefei à engager des pourparlers avec les dirigeants de l’OAS, soutenu en sous-main par le GPRA et notamment par Krim et Boudiaf, et ce grâce à l’entremise de l’ancien maire d’Alger, Jacques Chevallier. Se trouvant au Caire, le président du GPRA  refusa par ailleurs de se prononcer sur les accords du 17 juin 1962. Pour fermer l’angle de tir à la coalition Ben Bella-Boumediene, Hocine Ait Ahmed, se trouvant lui aussi au Caire, affirma que seul « le GPRA a le droit et l’autorité de conclure des accords politiques engageant l’Algérie ». Cependant, ces événements n’empêchèrent pas les combattants de l’intérieur de suivre les querelles des dirigeants à l’extérieur. Mieux encore, ils proposèrent une batterie de propositions en vue de sortir le pays de la crise. En effet, à l’initiative des wilayas intérieures, un Conseil inter-wilayas fut convoqué pour les 24 et 25 juin 1962, à Zemmorah, près de Bordj Bou Arreridj, en wilaya III. Il réunit les wilayas II, III et IV, la zone autonome d’Alger (ZAA), avant que Yacef Sadi en crée une ZAA concurrente, et la fédération de France du FLN. Abasourdis par les dissensions minant la direction de la Révolution, les participants, selon Ali Haroun, estimèrent « que les divisions au sein du Gouvernement ont porté atteinte à son autorité et créé le vide ; en l’absence d’une autorité effective, les wilayas agissent séparément ; une menace grave pèse sur l’unité, non seulement sur l’unité du pays mais de la Nation » (Id, page 65). Tout compte fait, les congressistes, bien qu’ils aient reproché au GPRA sa pusillanimité, demandèrent à ce que les membres de l’EMG soient dénoncés. Craignant que la coalition Ben Bella-Boumediene sème la zizanie à l’intérieur du pays, notamment dans les wilayas II, III et IV, le Conseil lança un appel aux wilayas absentes à la réunion de Zemmorah. Selon Ali Haroun, le message prêcha l’union des wilayas en rappelant la formule sacro-sainte de l’unité : « Les tenant informées de la réunion de Zemmorah par le courrier du même jour, il leur rappelle que « notre rôle à nous c’était, et c’est encore, d’éviter que les querelles intestines de l’extérieur ne se transposent dans l’intérieur du pays… C’est préserver l’unité du FLN et de l’ALN à l’intérieur du territoire national, cette unité qui est forgée dans le combat libérateur » (Id, page 67). Toutefois, une délégation fut désignée, à la fin des travaux du Conseil, pour rendre compte au GPRA de ses résolutions. Reçue en Tunisie par Ben Khedda et quelques ministres, la rencontre provoqua un clash. Le démissionnaire du GPRA, Mohamed Khider, de la coalition Ben Bella-Boumediene, dénonça violemment les résolutions du Conseil inter-wilayas. Membre influent de cette coalition, sa démission visait bien entendu à affaiblir le GPRA. Moralement, les membres de la coalition Ben Bella-Boumediene avaient fait leur choix bien avant. Par ailleurs, répondant aux desideratas du Conseil inter-wilayas, le GPRA se réunit le 30 juin 1962. Il prit alors des décisions qu’il aurait dû prendre depuis plusieurs mois. Dans le conflit qui l’opposa à l’EMG, le GPRA prononça la destitution de ce segment violent de l’ALN.

Ali Haroun les résume en trois points : «

1- de dénoncer les activités criminelles des trois membres de l’ex-Etat-major Général

2- de dégrader le colonel Boumediene et les commandants Mendjli et KAid

3- de refuser tout ordre venant de ces ex-officiers et ceux qui s’en réclameraient. »

(Id, page 73). A cette annonce, les membres de la coalition Ben Bella-Boumediene se regimbèrent. De Tripoli, où il s’était retiré, Ben Bella qualifia la mesure du GPRA, dont il fut encore vice-président, de dangereuse. Affichant sa désobéissance au grand jour, L’EMG évoqua l’illégalité de la mesure. Dans son communiqué du 2 juillet 1962, il exhorta les officiers à n’obéir qu’aux seuls chefs militaires. Plus grave encore, le communiqué ordonna aux militaires de se tenir prêts afin de rentrer en Algérie en unités constituées, et ce dans les régions préalablement définies par l’EMG. En langage clair, il s’agissait de peaufiner la stratégie en vue d’orchestrer un coup de force.

5) Le déchirement

La rébellion des membres de l’EMG annihilait toute chance de réconciliation. Ainsi, l’espoir du GPRA d’assurer, jusqu’à la constitution d’un gouvernement issu de l’Assemblée constituante, releva désormais de la chimère. Car les coups de boutoir de l’EMG eurent raison d’un organisme, certes suprême, mais devenu évanescent, tellement l’estocade était ravageuse. Cependant, bien que le GPRA ait tenté de rassurer l’ALN en déclarant que la destitution de l’EMG n’avait rien avoir avec l’institution dans sa globalité, et en soulignant notamment « que l’armée de libération nationale, hier à la pointe du combat libérateur et aujourd’hui destinée à occuper, au sein de la nation, toute la place qui lui est due, doit se préparer aux taches nouvelles de l’indépendance », le commandement des frontières suivit son chef, Houari Boumediene. Pour ce dernier, son travail de longue haleine le prémunit contre les tentatives du GPRA de reprendre le contrôle sur l’armée. Par conséquent, le chemin du pouvoir se profilait à mesure que la résolution du conflit devait passer inéluctablement par les armes. Au mépris de la mobilisation des Algériens pour leur autodétermination (5975581 de oui sur 6549736 inscrits), la coalition Ben Bella-Boumediene décida de réduire leur voix à néant. Par ailleurs, croyant que le GPRA fut uni,  les Algériens l’accueillirent, le 3 juillet 1962, dans l’allégresse générale. En tout cas, si la question avait été posée au peuple, ce dernier aurait choisi indubitablement le GPRA. Hélas, dans le langage de la force, la voix du peuple est reléguée au second plan. Par ailleurs, cet accueil chaleureux embarrassa la coalition Ben Bella-Boumediene. Selon Ali Haroun : « Depuis Oujda, le commandant de la wilaya V rejette « les ambitions morbides du GPRA » qui piétinent les décisions prises à Tripoli… A quoi Ben Khedda répond que la volonté populaire constitue un barrage efficace « contre la dictature militariste dont rêvent certains, contre le pouvoir personnel, contre les ambitieux, les démagogues et les aventuriers » (Id, page 80). Or, après l’épuisement dû à la dureté de la guerre, le peuple pouvait-il imposer son choix ? Hélas, le peuple fut extenué. Ainsi, la joie inhérente à la célébration de l’indépendance fut de courte durée. A Alger, l’amertume se lisait sur les visages. La question qui revint en leitmotiv fut : « Pourquoi les dirigeants, en si petit nombre, n’arrivèrent pas à s’entendre alors que des millions d’Algériens furent unis et solidaires ? » En tout état de cause, la responsabilité s’incomba à ceux qui ont foulé au sol la légalité du GPRA. En Egypte où il se trouva, Ben Bella croyait que le GPRA avait pris ses fonction. Pour reprendre les rênes, il fut prêt à s’allier avec n’importe le qui pourvu que le GPRA ne gouverne pas. Le 5 juillet 1962, il déclara qu’il avait un plan d’action pour résoudre la question de pouvoir en Algérie. Selon Ali Haroun : « Ce qui n’exclut pas l’intention d’agir par la force armée…Nasser(Président de l’Egypte) lui aurait promis, lors de l’entrevue du 9 avril 1962, l’armement nécessaire à l’équipement de cinq unités blindées légères et dix-sept compagnies d’infanterie légère pour la frontière algéro-tunisienne, ainsi que trois unités blindées légères et huit compagnies d’infanterie légère pour la frontière algéro-marocaine, sans compter un important matériel roulant. Nasser avait chargé Sami Charef de l’exécution de ces livraisons » (Id, page 83). Alors que le GPRA s’évertua à accomplir sa mission, la totalité ou peu s’enfant des troupes des frontières était déjà sur le sol national, argue Ali Haroun. Il précise : « Pendant ce temps, les troupes venant de Tunisie font jonction avec celles de la wilaya I, du côté de Khenchela et de Tébessa, alors que, plus au Nord, les éléments de la wilaya II et ceux des bataillons de l’EMG continuent de se faire face prés de Souk Ahras » (Id, page 98). Foulant le sol national, après une longue absence pour cause de guerre, Boumediene sortit de son mutisme. Car, jusque-là, bien qu’il ait été le maître de l’œuvre, la propagande fut assurée par ses adjoints Mendjli et Kaid. Selon toujours Ali Haroun, Boumediene  déclara « qu’aucun des communiqués du GPRA n’a de valeur pour lui » (Id, page 117). Dans ces conditions, le terrain fut propice à toutes les surenchères. Désormais, le pouvoir, qui aurait dû revenir au peuple, se trouva au bout du fusil.

6) Le BP de la coalition Ben Bella-Boumediene

Pour la première fois, depuis le congrès de la Soummam, les dirigeants s’autoproclamèrent. Pour ce faire, ils claironnèrent que le CNRA, instance suprême dont dépendaient le GPRA et l’EMG, pouvait,  lui seul, donner le mandat aux dirigeants. Or, pour lever la nuance, ces deux organismes ne pouvaient pas se situer au même niveau. Dans les pires institutions du monde, si un organisme avait le droit de nommer des responsables, dans notre cas le GPRA, il pourrait par la même occasion y mettre fin à leur mission, dans la situation qui nous préoccupe, il s’agit de l’EMG. Ainsi, légalement, et dans le respect des lois de la révolution algérienne, le GPRA avait bel et bien le droit de destituer l’EMG et de dégrader Boumediene et ses adjoints. Leur refus ne pouvait s’expliquer que par la désobéissance à l’autorité légale. Car, si le GPRA et l’EMG se situaient au même niveau, les dirigeants trouveraient du mal à gérer la révolution. Selon Ali Haroun : « De la sorte, la hiérarchie des institutions serait gravement inversée. Aucune d’elle n’aurait compétence pour donner les ordres. Ainsi, l’EMG de l’armée, ignorant le ministre de la défense, passant outre au chef du gouvernement, s’adresserait directement au parlement, au législatif, puisqu’en l’occurrence le CNRA constitue le parlement du FLN… Placer le GPRA et l’EMG sur le même pied d’égalité, c’est priver l’exécutif de tout moyen d’exécution et condamner le gouvernement à recourir nécessairement au législatif, à tout propos » (Id, page 88).

Cependant, bien que Ben Bella invoque sans cesse le respect des principes démocratiques, le 20 juillet 1962, la coalition Ben Bella-Boumediene prit une résolution coupant court à toute issue pacifique à la crise. Dans la déclaration en question, le ton fut péremptoire : « (Les membres majoritaire du CNRA, conscients de la gravité de la crise du moment) décident de mettre en application la solution concernant la désignation du Bureau Politique telle qu’elle résulte du rapport du 6 juin 1962 de la commission désignée à cet effet » (Id, page 125). Deux jours plus tard, soit le 22 juillet, la coalition Ben Bella-Boumediene forma son BP. Encore une fois, la légalité fut foulée au sol. Sans mandat du CNRA, dont elle disait qu’il était l’instance suprême, le BP décida « d’assumer ses responsabilités nationales dans le cadre de la légalité des institutions de la Révolution algérienne ». Annoncé sans vote ni réunion du CNRA, le BP se déclara «  habilité à assurer la direction du pays ».

Toutefois, le GPRA dénonça illico la décision prise à Tlemcen la considérant comme étant un abus de pouvoir. Car le GPRA avait l’intention de convoquer le CNRA. La coalition Ben Bella-Boumediene n’ignorait pas cette convocation. Cependant, cette déclaration de la coalition Ben Bella-Boumediene fut illégale et entachée de mensonge. Pour rappel, la réunion de Tripoli s’est arrêtée lorsque les congressistes voulurent désigner une seconde commission de sondage, après l’échec de celle de Ben Yahia. Donc, il n’y avait aucune liste proposée à Tripoli. Dans ce cas, proposer une liste non approuvée était purement et simplement un coup de force, comme le mentionna une déclaration du GPRA juste après qu’il a connu la liste. Ali Haroun, présent à la réunion de Tripoli, étaye cette thèse de coup de force : « Il n’y a pas eu d’accord à Tripoli sur les sept noms avancés à Tlemcen ; il n’y a pas eu de vote décidé à la majorité des deux tiers, il n’a jamais été question de désigner un organe «  habilité à assurer la Direction du pays », c’est-à-dire un gouvernement » (Id, page 127). D’ailleurs, le texte de la déclaration du 20 juillet s’appuya sur un procès-verbal, signé en l’absence de plusieurs membres du CNRA.  Pour lever toute équivoque, et ce contrairement à ce que proclamèrent les signataires du PV du 7 juin 1962, ces derniers n’étaient pas majoritaires. D’après Ali Haroun : « Les signataires considèrent que les travaux du CNRA auraient pu se poursuivre régulièrement, le quorum étant largement dépassé n’était-ce la situation provoquée par le départ certains ministres du GPRA » (Id, page 132). Or, la contradiction entre le PV du 7 juin et la résolution du 20 juillet, c’est que le premier parle du départ du président du GPRA, alors que la deuxième incrimine certains ministres. Autre chose, s’ils avaient eu au sein de la coalition Ben Bella-Boumediene une majorité requise, ils auraient dû exiger la continuité des travaux du CNRA. « Le quorum atteint, toute décision régulièrement prise par l’assemblée plénière aurait été parfaitement opposable à tous, y compris aux absents qui n’auraient pas obtempéré pour réintégrer la session », écrit Ali Haroun (Id, page 132). Cependant, bien que les signataires, en comptabilisant les votes par procuration, aient été au nombre de 39, les statuts des Institutions provisoires de l’Etat algérien ne leur permirent pas de se constituer en BP légitime assurant la direction nationale. En effet, l’article 10 stipulait que, pour toute désignation de responsable, il fallait réunir les deux tiers des voix des membres présents ou représentés, et ce après un débat à l’assemblée plénière. Tout compte fait, pour que la coalition Ben Bella-Boumediene puisse gouverner, il lui fallait 46 voix sur 69. Non seulement il n’y eut pas les 46 voix, l’utilisation des procurations, confiée s à Said Yazourene et Ahmed Bencherif, respectivement pour la wilaya III et la wilaya IV, ne refléta pas le souhait de leurs mandants. Pour Ali Haroun : « Si l’on tient compte de la réalité des volontés exprimées, et non des signatures apposées par des mandants qui, manifestement, semblent avoir outrepassé leur mandat, les voix des wilaya III et IV ne sauraient être décomptées à l’appui des prétentions de la coalition de Tlemcen, ainsi que leur comportement l’a prouvé sans équivoque. Dès lors, le nombre des authentiques signataires de la résolution du 20 juillet, se réduit en vérité à ceux qui ont réellement soutenu ce groupe, c’est-à-dire non plus 39 mais 30 personnes disposant de 30 voix (soit 39 moins 5 voix de la W III et 4 de la W IV) », (Id, page 134). A l’examen de ces éléments, il va de soi que la coalition Ben Bella-Boumediene ne disposa, en réalité, même pas de majorité simple.

7) Le dénouement tragique.

Le dimanche 29 juillet, la wilaya IV décida d’agir. Du coup, l’affrontement fut inévitable. Ainsi, les velléités du BP de contrôler les wilayas firent réagir les wilayas III et surtout la IV. Comme d’habitude, l’arme de la coalition Ben Bella-Boumediene fut la propagande.  Selon Gilbert Meynier, le BP proféra des contre-vérités en vue d’induire les Algérois en erreur. « Afin d’assurer sa popularité à Alger, le bureau politique dénonça les responsables de la W4 qui imposaient à leur cité le contrôle musclé de ses unités de junud ruraux » (Histoire intérieure du FLN, page 667). Ainsi, le projet de l’EMG d’intégrer en son sein les effectifs des wilayas buta sur le refus des maquisards intérieurs. Quant à la ZAA, ressuscitée par le GPRA avant le cessez-le-feu, fut phagocytée par les coups de boutoir de Yacef Sadi, un proche de Ben Bella. Toutefois, pour imposer son BP, la coalition Ben Bella-Boumediene opta pour la rentrée en force à la capitale. Trois itinéraires furent choisis pour y parvenir. Un axe, confié à Othmane, chef de la W5, démarra d’Oran et passant par Chelif. Le second axe fut commandé par Boumediene en personne, secondé par Zerguini, empruntant Ain Ouessara, Ksar El Boukhari, le titteri. Quant au troisième, il fut commandé par Zbiri, empruntant Sidi Aissa, Sour El Ghozlane et Tablat. Pour Gilbert Meynier : « Il est difficile d’établir un bilan en vies humaines de ce que coûta cette conquête militaire : au moins plusieurs centaines de morts, sans doute, et des blessés en plus grand nombre. Un communiqué tardif de l’agence APS (Algérie Presse Service), en date du 2 janvier 1963, donna le chiffre de mille morts » (Id, page 670). Cependant, bien que le choix des armes ait été privilégié, la coalition Ben Bella-Boumediene ne renonça pas aux élections, et ce  pour peu qu’elle les contrôle. Mais avant cela, il fallait qu’elle élimine politiquement ses adversaires. Pour comprendre la stratégie de la coalition Ben Bella-Boumediene, il faudrait analyser leur acharnement contre les responsables restés fidèles au GPRA. En bien, la coalition Ben Bella-Boumediene chercha à éloigner de la course à la Constituante des personnes non acquises à leur coalition. Selon Ali Haroun : « De nombreux cadres d’une compétence indiscutable et d’un militantisme éprouvé, dont  la participation à la lutte ne cède en rien à celle des soutiens de la coalition  de Tlemcen, seront d’un trait de plume écartés de la future Assemblée » (L’été de la discorde, page 139). Reportées à plusieurs reprises, quatre fois exactement (3 semaines après le référendum, 12 août, 2 septembre, 16 septembre), l’Assemblée constituante fut élue finalement le 20 septembre 1962. Le système de parti unique, une idée personnelle de Ben Bella, selon le témoignage de Ferhat Abbas, cité par Ali Haroun (Quant au futur parti unique, idée personnelle de Ben Bella, il préfère privilégier, pour sa part, la démocratie et la liberté d’opinion…), ne permit pas des candidatures libres. Selon Ali Haroun : « Dès lors, l’essentiel n’est pas l’élection, mais le choix des candidatures. Quiconque est retenu sur la liste unique du parti est nécessairement élu. Ainsi, qui détermine le contenu des listes composera l’Assemblée, constituera le gouvernement et… détiendra le pouvoir » (Id, page 177). Ce fut dans ces conditions que les Algériens entamèrent la nouvelle ère de l’indépendance étriquée. 49 ans plus tard, le pouvoir en Algérie ressemble à ses débuts. Ne voulant pas lâcher les rênes du pouvoir, le peuple est toujours exclu de la gestion des affaires publiques.

Pour conclure, il va de soi que, malgré les agissements violents de certains, la révolution a atteint son objectif : le recouvrement de l’indépendance nationale. Le manque de préparation de l’action armée, dont son déclenchement avait intervenu où moment où le principale parti nationaliste, le MTLD, vivait sa plus grave crise. Celle-ci avait débouché d’ailleurs sur la sécession du parti. Bien que l’action des allumeurs de la mèche ait pour but de libérer le peuple algérien, la dureté et le prolongement de la guerre firent émerger des responsables ne pensant qu’à leur carrière politique. Pour Ali Haroun : « L’expérience des sept années et demi de  guerre prouve que, sans une idéologie élaborée au contact de la réalité nationale et des masses populaires, il ne saurait y avoir de parti révolutionnaire. La seule raison d’être d’un parti est son idéologie. Il cesse d’exister dès qu’elle vient à lui manquer » (Id, page 20). Nonobstant la tentative de Abane, épaulé par des militants de valeur, de lui en donner une, les colonels, les 3B notamment, décidèrent uniment de l’éliminer. Ils étaient alors au zénith de leur puissance. Du coup, ils choisirent, en dehors de toute concertation, l’orientation à donner à la révolution. Et voilà qu’à l’été 1962, ils furent comptés parmi les politiques par le tout puissant EMG. La création de ce dernier, en janvier 1960, permit à Houari Boumediene de chapeauter le commandement de l’armée des frontières. Bientôt, il réclama le commandement sur toute l’ALN. Par ailleurs, la montée en puissance de l’EMG ne cessa pas de créer des problèmes au gouvernement provisoire. Au CNRA de février 1962, « le CNRA entérina le projet d’accords avec la France mais Boumediene, Kaid et Mendjli votèrent contre », écrit Gilbert Meynier (Histoire intérieure du FLN, page 631). Il apparaissait dès lors que le différend entre les deux organismes était immanquablement celui de l’autorité. Les membres de l’EMG ne ratèrent, par la suite, aucune occasion d’invectiver les négociateurs de la révolution algérienne avec la France. L’attitude de Boumediene fut alors : « je ne fais rien et je critique toute initiative ». Avec une dialectique plus académique, Gilbert Meynier la résume ainsi : «  Les militaires de l’EMG avaient opportunément laissé aux politiques le soin de négocier – ce qu’eux-mêmes étaient incapables de faire, et qu’ils ne voulaient de toute façon pas faire-, il était impératif que les politique prissent toutes les responsabilités pour qu’on pût précisément les en accuser » (Id, page 634). Cette hostilité entre deux organismes de la révolution, bien que l’EMG doive obéir aux directives du GPRA, hypothéqua l’avenir du pays.  Dans cette querelle, l’intérêt du peuple fut carrément oublié. Au lendemain du référendum, ce dernier fut privé de sa victoire. Ainsi, prenant le pouvoir par la force, la coalition Ben Bella-Boumediene entendit le garder par la force. Celui-ci guetta le faux pas de celui-là pour l’éjecter de son siège, et ce au grand dam de l’avenir du pays. Mais comme le dit le dicton algérien « Le bât étant branlant, la monture ne peut aller loin ».



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116 Commentaires sur cet article

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  • malik
    9 juillet 2011 at 15 h 11 min - Reply

    Que Ali Haroun se taise,il devrait nous parler de Boudiaf qu’il a ramené du Maroc pour ensuite l’assassiner en direct live a la télé.




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  • Afif
    9 juillet 2011 at 21 h 24 min - Reply

    @ Ait Benali Boubekeur :

    Il faut lire l’Accord du 2 août 1962 conclu entre le Bureau Politique du FLN dit Groupe de Tlemcen et le Groupe de Tizi-Ouzou pour comprendre la crise de manière objective : cet accord a consacré la majorité du BP sur le terrain à l’intéreur du territoire national, sans qu’il y ait le moindre incident militaire entre les deux groupes.

    Il ne s’agit pas d’une majorité statutaire des deux tiers impossible à réunir dans n’importe quelle démocratie, mais d’une majorité quande même puisque le BP était soutenu par trois wilayas (la W1, la W6 et la W5), plus la moitié de la W2 et la moitié de la ZAA).

    La W4 étant restée neutre, il ne restait au groupe adverse que la W3, la moitié de la W2 et la Fédération de France qui était elle-même scindée en deux.

    Par conséquent, quand vous dites « En effet, la véritable mère dut laisser le pouvoir de peur de voir son bébé (l’Algérie) succomber à la violence », c’est faux. C’est le rapport de forces sur le terrain politique et militaire qui en a décidé et non le bon vouloir supposé de certains, qui étaient aussi irresponsables que ceux de l’autre groupe, par rapport à la gravité de l’heure où le destin de tout un peuple était en jeu.

    Par ailleurs, je vous invite à ne plus colporter des contre-vérités qui ont été distillées dans le feu de l’action par des adversaires déçus : ainsi, vous dites « Ben Bella, médiatiquement monté par les Français ». Alors comment expliquer que Ben Bella a été élu par ses pairs du CNRA Vice-Président dans les trois GPRA. Si les médias citent plus souvent les Chefs d’état, c’est à cause de leur fonction. C’est le même cas pour Ben Bella pendant la Révolution, car il était considéré par tous les observateurs politiques comme le Chef de la révolution : son poste inférieur de Vice Président était dû à sa situation de prisonnier. Quand je parle d’observateurs politiques, je peux vous en citer un de très crédible puisqu’il était l’adversaire du FLN : il s’agit de Messali Hadj qui, dans un document officiel, instruisait ses négociateurs d’exiger la signature de Ben Bella sur un accord FLN/MNA.

    Pour conclure, et comme je l’ai déjà dit précédemment, aucun des protagonistes de l’été 62 ne s’est comporté en vraie mère de l’Algérie, je dis bien aucun, y compris Ferhat Abbas et Ben Khedda qui auraient joué un rôle de conciliateur au lieu de prendre des décisions hasardeuses pour l’un et prendre parti pour un clan pour l’autre.




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  • macizel
    10 juillet 2011 at 0 h 08 min - Reply

    @mass Affif

    Juste pour voir plus clair certaines vérités: <lisez le livre du Général jacquin "la guerre secret d'Algérie" des vérités crues écrites par les gens du terrain :

    Jacquin (Henri), La guerre secrète en Algérie. Paris, Olivier Orban, 1977, 321 p.

    Le général (alors colonel) Henri Jacquin est également un spécialiste du renseignement, mais à un autre niveau, et dans un tout autre esprit. Ancien de Saint-Cyr, ayant choisi la Légion, il connaît aussi bien l’Afrique du Nord que l’Indochine. Pour lui, la guerre d’Algérie est avant tout une guerre, avec tout ce que ce mot implique de violence : « La guerre est la guerre [… ], et le colonel Iks (alias Jacquin), que n’abusent pas certains aspects de la pacification, n’est pas un sentimental. La guerre du renseignement, professe-t-il, n’est pas une chanson de geste. La guerre, hélas ! se fait œil pour œil dent pour dent » (pp. 205-206).

    On attend de cet homme bien placé pour connaître le dessous des cartes des révélations étonnantes. Elles ne manquent pas, en effet [2]. Mais la vision d’ensemble est très classique. On reconnaît la théorie militaire française de la « subversion » (même si le mot n’est guère employé par l’auteur), qui explique la « rébellion » par les intrigues des puissances étrangères. La première partie du livre est consacrée aux « convoitises » (communistes, panarabistes, mais aussi allemandes, italiennes, espagnoles, anglaises, américaines) qui ont visé l’Afrique du Nord bien avant 1954. L’auteur s’inscrit en faux contre l’affirmation de Malraux, « que les Occidentaux ont toujours exagéré la participation de l’étranger dans les guerres dites de libération du monde colonial ». D’après lui, « la génération spontanée des soulèvements populaires appartient à cette imagerie acceptée les yeux fermés par qui se pique d’avoir bonne conscience et le cœur bien placé ; l’irréversible sens de l’Histoire permet d’esquiver regrets, remords et responsabilités ». (p. 25). Il retrouve la même conspiration mondiale tout au long du conflit : « En vérité, la France se bat contre un monde hostile, à l’affut de ses faiblesses et de ses reniements [… ] » (p. 166).

    Ainsi, la thèse est claire. D’un côté, la subversion étrangère, qui exploite habilement « une situation économique, sociale et politique archaïque et même détestable par certains aspects » (p. 25). Tous les chefs du mouvement nationaliste sont des agents de l’étranger, ou sont au moins manipulés par ceux-ci : Bourguiba (p. 30-31), le sultan du Maroc (p. 75), Messali et le PPA (pp. 18-19), Ferhat Abbas (p. 14-15), les Oulémas (pp. 23-24). De l’autre côté, les gouvernements français n’opposent à la subversion que leur aveuglement, leur incapacité, leur manque de volonté. L’auteur va jusqu’à dénoncer quelques cas de trahison ministérielle : ceux de Jacques Chevallier dès novembre 1954 (p. 89-90 et 272), et d’Edmond Michelet à partir de 1959 (p. 253-267-268). L’exemple venant de si haut, il ne peut s’étonner des nombreuses complicités dont bénéficia le FLN en Algérie et en France, pour des motifs idéologiques ou autres [3].

    Pourtant, les services de renseignement avaient bien fait leur travail jusqu’en 1954. Ils avaient réussi à trouver des informateurs dans toutes les organisations nationalistes, jusqu’au sommet. Car les agents de la subversion, apparemment, se laissent facilement retourner. L’auteur cite « Tewfik El Madani, l’un des Oulémas les plus respectés, agent du gouvernement général, Ben Bella, héros de l’Organisation Secrète, jadis informateur de la Sécurité Militaire, et Ferhat Abbas lui-même, longtemps « honorable », correspondant de la police des Renseignements Généraux »(p. 205). Il s’étend davantage sur le cas de Messali [4] « devenu depuis 1945, sous le pseudonyme de Léon, un précieux informateur pour la police française » (p. 22). Dans ces conditions, les responsables politiques ne peuvent sans mauvaise foi prétendre qu’ils ont été surpris par le 1er novembre.

    De 1954 à 1956, le FLN gagna la « bataille du renseignement » par la terreur et par la trahison (qui lui permit de connaître « dès 1954 à peu près tous les informateurs des services de police ou de renseignement » (p. 272)). Tous les moyens de lutte efficace, comme les « Détachements Opérationnels de Protection » (DOP) spécialisés dans le démantèlement de l’OPA « rebelle », devinrent « la cible d’une campagne mobilisant les consciences contre des brutalités inadmissibles dans une indignation fort légitime si elle ne s’exerçait à sens unique sur un fond d’arrière-pensées douteuses » (p. 137).

    Pourtant, le camp français réussit de 1957 à 1960 à retrouver des sources de renseignement par divers procédés : infiltration d’agents, recrutement d’informateurs bénévoles jusque dans l’entourage du GPRA, retournement de « rebelles » capturés. Il contre-attaque en menant la « guerre psychologique », laquelle vise l’effondrement du moral de l’adversaire par tous les moyens. Le plus redoutable fut la célèbre « bleuite », opération d’intoxication due au colonel Godard qui provoqua en 1958 une sanglante épuration de la wilaya III. En 1959 et 1960, le colonel Jacquin, chef du mystérieux « Bureau d’Études et de Liaisons », directement subordonné à l’état-major du général Challe, fut chargé de l’étendre à toutes les wilayas de l’intérieur. Il exploita systématiquement la méfiance et la sévérité envers les traîtres caractéristiques de l’ALN pour l’inciter à se détruire elle-même. Procédé peu élégant, que l’auteur justifie en montrant que l’autre camp n’était pas plus scrupuleux.

    Le général Jacquin raconte en détail la tentative de paix des chefs de la wilaya IV, dite « affaire Si Salah » [5], qui aurait pu d’après lui terminer la guerre d’Algérie en 1960. Le regret d’avoir échoué, par la faute de la « trahison », explique sans doute le ton d’amère dérision dans lequel il se complaît. On peut néanmoins regretter qu’il n’ait pas tenté de surmonter son amertume, ni de dépasser son point de vue étroitement professionnel. En effet, quel que soit l’intérêt de ses révélations – que nous ne pouvons accepter sans preuves suffisantes – on peut douter qu’elles fournissent la véritable explication du conflit algérien. Elles n’éclairent pas les causes de l’insurrection, mais seulement l’origine des moyens dont elle a bénéficié. L’exemple de la guerre d’Espagne, auquel se réfère le général Jacquin, suffit à montrer que la subversion est une entreprise aléatoire et, en fin de compte, décevante.

    Macizel




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  • meghress19
    10 juillet 2011 at 5 h 54 min - Reply

    Interessant article , Macizel
    Des fois on n’a pas besoin d’etre un stratege pour discerner les vrais maquisards des faux. Regardons uniquement dans nos villages: les authentiques vivent une vie simples , meme miserable, alors que les faux toisent le petit peuple tout en faisant des affaires avec le pouvoir. Meme chose pour nos « leaders ». Les faux ( a l’instar de Yacef Saadi et Ben Bella) attendent toujours les faveurs de Boutewfiq alors que les vrais sont reduits au silence ou exiles.
    Ah vivement l’ouverture des archives. Let the s… hit the fan!!!




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  • Mokdad
    10 juillet 2011 at 7 h 55 min - Reply

    Tiré de la conclusion du livre « la crise de 1962 » feu Président Benyoucef BEN KHEDDA

    La grande faiblesse de la Révolution fut le manque de direction vivant au rythme des masses et exprimant leurs motivations. Le premier CCE avait pris le départ dans ce sens et son erreur fut de quitter l’Algérie.

    Les membres de la direction n’étaient pas liés par une vi-sion commune de l’homme et du monde. Ils n’avaient aucun projet de société. Leur objectif n’allait pas au-delà de l’indépendance. Cet handicap remonte à l’origine du mouvement nationaliste militant, né à l’étranger, dans l’émigration, formé en majeure partie de travailleurs illettrés, privés de l’apport des intellectuels. (Ces derniers se sont-ils suffisamment engagés dans la lutte ?) Cet handicap congénital, il le subira tout au cours de sa longue carrière, malgré l’héroïsme et le dévouement total de ses adhérents. Il n’y a pas eu à la tête du FLN une équipe capable

    – d’évaluer le rapport des forces,
    – d’établir un plan d’action,
    – de formuler une stratégie et un programme de développement cohérent.
    Les masses ont supplée à la carence de la direction et ont joué un rôle moteur dans la guerre. C’est grâce à elles qui fut remportée la victoire. Mais tout fut abandonné par spontanéité et la victoire se transforma en défaite. L’indépendance, acquise de haute lutte, fut gérée d’une manière catastrophique.

    Le peuple ne peut triompher en définitive sans une direc-tion alliant la théorie à la pratique, mais compatibles l’une et l’autre avec sa foi, son histoire et sa culture. On ne bâtit pas un état avec des recettes importées de l’extérieur.

    Notre souhait est que les jeunes tirent les enseignements de l’histoire, qu’ils en tiennent compte dans l’édification de la nation et qu’ils sachent éviter de tomber dans les errements de la génération de leurs aînés.

    Ce qui devrait les préoccuper c’est d’abord la morale, préalable à toute action, politique ou autre, qui confère à l’homme sa véritable valeur et la compétence intellectuelle. Les deux qualités sont fondamentales, notamment chez ceux qui sont appelés à être les guides de ce peuple afin d’affronter l’impla-cable réalité moderne de plus en plus soumise à la loi de la jungle, celle des Grands de ce monde. Le Kosovo, après la Bos-nie, nouvelle tragédie des droits de l’homme, est là, pour nous, à méditer.




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  • Mokdad
    10 juillet 2011 at 8 h 02 min - Reply

    voici le chapitre complet du livre vu son importance et les conclsuions de l’auteur Président BEN KHEDDA Benyoucef Rabi Yerahmou

    VIDE IDEOLOGIQUE ET CULTUREL

    Le GPRA, aussi bien que le CNRA, n’avaient rien préparé pour l’après – indépendance en vue du développement du pays (ce n’est pas ici le lieu d’en déterminer les causes). Ni projet de société, ni études, ni plan de reconstruction. A un mois de l’indépendance, le CNRA adopte à la hâte, avec précipitation et à l’unanimité Le Programme de Tripoli fondé sur l’option socialiste et le parti unique. (Dieu nous pardonne, et le peuple algérien !) S’inspirant d’idéologies étrangères à notre société et à ses valeurs civilisationnelles, il érigea le socialisme en Vérité absolue et unique, désorganisant tout notre système de vie. Et c’est là où se situe la déviation.

    Le cours de la Révolution fut détourné de son objectif initial du 1er Novembre1954 : « l’Etat algérien souverain, démocratique et social, dans le cadre des principes islamiques ».

    Les masses algériennes payèrent un lourd tribut à la guerre imposant à l’adversaire l’indépendance et la souveraineté nationale grâce à leurs immenses sacrifices et à leur combativité à toute épreuve. Ce sont elles qui ont assuré la victoire. Elles ont eu pour motivation essentielle le Djihad, bien qu’incapables d’en formuler le contenu sous ses aspects les plus divers : culturel, politique, économique et social. Chez elles, le patriotisme était sous-tendu par la foi islamique, cette foi qui a façonné l’âme du peuple algérien durant quatorze siècles, lui permettant de résister à la conquête coloniale d’abord, à la politique d’assimilation française ensuite. Ce qui a développé chez lui à un haut degré le compter sur soi. A chaque épreuve il s’en remettait à Dieu. A ce point de vue l’Algérie a été le seul pays du tiers monde à se libérer par ses propres moyens, sans être inféodé au bloc communiste. D’ailleurs, les communistes n’ont jamais pu constituer un maquis en Algérie, leur idéologie ayant été de tout temps repoussée par la population.

    Quant à ceux qui dirigeaient le FLN et l’ALN de l’extérieur et qui avaient choisi l’option de Tripoli, ils étaient en majorité culturellement sous l’influence de l’Europe. Ils croyaient sincèrement au socialisme et à ses vertus, mais sans l’avoir au préalable analysé, approfondi ou confronté à l’Islam, base de notre identité culturelle et de notre conscience nationale. Même les pratiquants parmi eux n’en n’avaient pas une claire vision entendue dans son intégralité matérielle et spirituelle où les liens sont indissolubles chez l’homme entre la foi, la politique, la morale, l’économie, la culture, le social… La plupart d’entre eux, passés par l’école française, avaient une conception laïque de la religion telle qu’elle est pratiquée en Occident. Pour eux, le socialisme c’était l’aspiration au bien-être et à la justice sociale et semblait en parfait accord avec leurs croyances religieuses.

    Les quelques arabophones aux organes de direction étaient soumis à la propagande de l’arabisme socialisant de Djamal Abdel-Nasser ou à celui du Baâth laïc syrien. Le courant islamique en tant que porteur de projet de société ou simplement de pôle politique était quasiment absent.

    L’erreur historique qui allait marquer la post – indépendance fut inaugurée par la déviation de Tripoli en 1962, reprise par la Charte d’Alger de 1964 et aggravée par la Charte de 1976 qui poussa d’un cran le socialisme pour passer au socialisme « basé sur la science » ou «socialisme scientifique », pur produit du marxisme-léninisme connu pour son matérialisme athée.

    En fait, l’idéologie de la guerre révolutionnaire a masqué une dissociation entre les fondements religieux du nationalisme chez les masses et le nationalisme chez les dirigeants plus ou moins influencés par la gauche française, la plus intolérante d’Europe.

    Peut-être, pour expliquer ce phénomène, faut-il remonter à la gestation du Mouvement national au cours de la décennie 1930-1940, qui fut marqué par une double incapacité :

     celle du courant de l’Islah – Association des Oulama musulmans algériens- à s’introduire dans la logique révolutionnaire,

     et celle du nationalisme militant – Etoile nord – africaine – PPA-MTLD – qui était insuffisamment imprégné de la conscience religieuse et de la culture islamique, bien qu’il fût à l’avant-garde de la lutte pour l’indépendance.

    En fait il n’y a pas eu complémentarité entre les deux courants afin de former un même ensemble.

    Cette contradiction occultée pendant la guerre de libération grâce au Front qui a pu, ou su éviter les conflits idéologiques – état laïque ou état islamique -, s’est révélée au grand jour après l’indépendance . Depuis, elle n’a fait que s’étaler plus largement. Il n’y a pas eu d’efforts dans le domaine de la pensée et de la réflexion, ni de débats. Les travaux théoriques qui éclairent la pratique ou servent à l’élaboration d’un projet de société ou tout simplement à la stratégie d’un développement ont cruellement fait défaut.

    Pareille carence pourrait être, à la rigueur, tolérée vis-à-vis d’une direction engagée dans une guerre totale où la survie d’un peuple était en jeu et où toutes les énergies étaient tendues vers un même but : l’indépendance, mais pas pour le pouvoir qui, après 1962, disposait de moyens énormes, tant humains que matériels. Il n’a fait appel ni au peuple, ni aux cadres de la nation pour engager la confrontation d’idées ou de des débats. Il aurait pu même arrêter les frais de l’expérience socialiste dont l’échec était devenu patent dès les premières années de l’indépendance, et rechercher une autre voie plus conforme aux aspirations populaires. Mais il fallait du courage politique et une certaine capacité d’autocritique dont nos gouvernants, étaient, hélas, dépourvus.

    Bien plus, ils ont persisté dans l’erreur. Le parti unique inspiré de l’étranger (états de l’Europe ex – communiste) et décidé à Tripoli leur a servi de modèle pour imposer un régime totalitaire. Le peuple ne connut ni la Choura, ni le dialogue, ni l’exercice de sa souveraineté. Dès la proclamation de l’indépendance, la République algérienne démocratique et populaire a été transformée en dictature du Parti qui a évolué peu à peu vers la dictature d’un seul homme, notamment après le coup d’état du 19 juin 1965. Quiconque exprimait une opinion contraire à la sienne était menacé dans ses biens, sa famille, son emploi, voire dans sa vie. Il a concentré entre ses mains tous les pouvoirs. Il était à la fois ministre de la Défense nationale et patron du FLN. Lui seul décide de l’option du pays, dispose de ses hommes, de ses ressources, de son budget, déclare la guerre ou la paix, se réserve le droit d’engager l’armée comme bon lui semble. Sous son règne apparut la corruption, ce mal terrible qui prendra des proportions inquiétantes avec les gouvernements qui suivront.

    Les trois «révolutions » qu’il a entreprises dans la voie du développement ont été un désastre. La «révolution agraire » a ruiné l’agriculture. La «révolution industrielle» a englouti des sommes colossales, inaugurant un système d’endettement croissant dans des proportions alarmantes, qui hypothèque l’avenir de nos enfants. La «révolution culturelle », si elle a fait reprendre à la langue arabe sa place naturelle de langue nationale et officielle, nous a, par contre, éloignés des principes islamiques – moraux – de Novembre 1954.

    La Charte de 1976, confectionnée sous son égide, bien que se réclamant de l’Islam « religion d’état », a adopté la conception européenne de l’homme qui ne voit en lui que le côté matériel : production, rendement, PNB, accroissement (si encore ces objectifs avaient été réalisés), et a réduit les valeurs morales et spirituelles à une affaire personnelle. L’Islam «religion d’Etat », cela signifie : l’Islam «monopole d’Etat ». Malgré cette politique d’hégémonisme à outrance, on assiste chez le peuple à un phénomène de rejet de ces idéologies étrangères, contraires à son génie et à sa personnalité, et à un retour à lui-même et à son authenticité. Pour ceux qui en doutent encore, le choix populaire de décembre 1991 est là pour le leur rappeler. (Annexe 21.)

    Un pays ne peut avancer dans la voie de la modernité et s’épanouir qu’à partir de ses propres valeurs, de son identité et de sa culture et de sa langue. Le Japon qui les a conservées est aujourd’hui une puissance mondiale, la deuxième après les Etats-Unis. La Turquie qui a abandonné son patrimoine islamique reste sous-développée, malgré son appartenance à l’OTAN et ses tentatives infructueuses d’adhérer à l’Union européenne.

    ….




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  • Boubekeur
    10 juillet 2011 at 10 h 01 min - Reply

    A Si Afif!
    Vous avez raison de citer l’accord du 2 aout 1962. Le groupe de Tizi Ouzou fut représenté par Boudiaf et Krim. En face d’eux, il y avait Khider et Bitat. Maintenant, je vais vous dire pourquoi je n’ai pas parlé de cet accord dans mon texte. Sa durée de vie fut limitée à un mois. Boudiaf, qui a accepté d’intégrer le BP, démissionna aussitôt. Le BP devait par ailleurs préparer les élections à la Constituante. Or, son consultation aucune, le BP décida de les reporter. Cet accord, du coup, n’a pas de sens. C’était une manœuvre de plus de la Coalition. D’après vous, comment devait être gérée la période de transition ? J’espère, in fine, que ma réponse vous convaincra. Amicalement, Boubekeur




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  • Boubekeur
    10 juillet 2011 at 15 h 46 min - Reply

    @ Si Afif!
    J’ai oublié, tout à l’heure, d’insister sur un point. Vous dites qu’aucun groupe, EMG ou GPRA, ne pouvait avoir la majorité des deux tiers. Hélas, ce sont des lois de la Révolution. Celui qui ne les respecte pas, il est contraint de procéder autrement, notamment par la force. En tout cas, dans cette situation, le GPRA ne cherchait pas à les transcender. Il voulait, au contraire, remettre le pouvoir au peuple en organisant des élections à la Constituante. Je comprends, cinquante après, que quelqu’un dise qu’une majorité simple suffit à gouverner. Je vous rappelle, qu’au moment de la crise, que la loi en vigueur était celle des deux tiers. De quelle coté était la légalité? Je le dis sans hésiter une seconde: elle était du coté du GPRA. Maintenant, libre à vous de penser ce que vous voulez.




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  • Afif
    11 juillet 2011 at 0 h 04 min - Reply

    @ Si Boubekeur :

    Ce qui m’importe dans notre histoire, c’est précisément la légende de Salomon que vous avez citée dans votre article.

    Ce qui devrait nous importer, c’est de savoir, de tous les dirigeants du FLN du début de l’indépendance, qui s’est comporté comme la vraie mère de l’Algérie. C’est cette question qui est fondamentale.

    Quand on se comporte comme une vraie mère de l’Algérie, on ne fait pas passer les statuts avant l’Algérie. Si les statuts exigent les deux tiers, « une vraie mère de l’Algérie » aurait dû intervenir au niveau du CNRA et dire que cette majorité est impossible à obtenir et qu’il faut réviser illico presto les statuts pour adopter la majorité absolue. Vous convenez qu’il vaut mieux changer de statuts que de précipiter le pays dans la tourmente.

    Ce dont nous pouvons être certains c’est qu’aucun des dirigeants n’avait l’air de se comporter comme « la vraie mère de l’Algérie » et que chacun d’eux était prêt à casser la baraque plutôt que de céder à l’adversaire. Et c’est pour cette raison que j’ai cité l’Accord du 2 août qui n’est intéressant que parce qu’il a consacré une majorité et une minorité et que cette minorité a dû accepter l’autorité du BP, ce qui est sage de sa part. Je t’informe que Krim Belkacem, questionné à ce sujet, a répondu : « donnons sa chance à Ben Bella ».

    En ce qui concerne la suite des évènements après le 2 août, c’est de la même veine que le Congrès de Tripoli de mai 62 et ce qui a suivi jusqu’à l’Accord du 2 août : c’est une suite d’actes irresponsables qui ont traîné tous les dirigeants de la révolution dans la farine, si je peux m’exprimer ainsi : aucun d’eux n’en est sorti indemne.




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  • Boubekeur
    11 juillet 2011 at 16 h 34 min - Reply

    A Si Afif!
    Pour que les choses soient claires: dans l’histoire de Soloman, je compare la maternité à la légitimité du GPRA ou de l’EMG. J’ai cru que vous aviez compris cela. Car, je ne me permettrai pas de dire que tel ou tel dirigeant n’avait pas de sentiment pour son pays. Cependant, vous convenez que l’accord de 2 aout ne fut pas signé pas le GPRA. Krim Belkacem, prestigieux fut-il, ne pouvait pas représenté à lui tout seul ou avec Boudiaf le gouvernement provisoire. D’ailleurs, je n’ai pas estimé utile de parler de cet accord pour ne pas parler des groupes de Tlemcen et de Tizi Ouzou. Concernant le changement des statuts de la révolution, je ne trouve rien à dire. Est ce que les dirigeants devaient changer les statuts pour élire une direction à une majorité simple? Franchement, je ne suis pas bien placé pour le dire. Peut être que vous, vous pourriez nous le dire? En tout cas, les soutiens de la coalition Ben Bella-Boumediene remettaient et remettent en cause le fonctionnement des lois de la révolution. Permettez-moi d’ailleurs de vous poser la question suivante:Si Ben Bella n’avait pas été d’accord avec les statuts, pourquoi n’aurait-il pas démissionné du GPRA? Je vous rappelle qu’il fut resté vice-président jusqu’à l’ultime round.




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  • Afif
    12 juillet 2011 at 23 h 43 min - Reply

    @ Si Boubekeur :

    Le GPRA que vous portez aux nues était une coquille vie au cours de la crise de 1962 : tous ses ministres et vice-présidents (Ben Bella et Boudiaf) l’ont quitté pour former d’autres structures conformes à leurs objectifs.

    La réalité du pouvoir à la fin de l’indépendance n’était ni entre les mains du GPRA qui était divisé, ni entre les mains de l’Etat-major.

    Le pouvoir était entre les mains des six dirigeants historiques : Ben Bella, Boudiaf, Krim Belkacem, Khider, Aït Ahmed, Rabah Bitat. Si ces six dirigeants qui étaient tous membres du GPRA s’étaient entendus sur un minimum d’objectifs pour assurer la transition et remettre le pouvoir au peuple, personne n’aurait pu les affronter. A ce moment-là, les militaires, aussi bien ceux de l’Armée des frontières que ceux des wilayas de l’intérieur, faisaient profil bas et cherchaient tous à se mettre sous la protection de l’un des six dirigeants historiques pour pouvoir atteindre leurs propres objectifs. Donc, on peut affirmer qu’au début de l’indépendance, le régime n’était pas militaire et que le peuple exerçait son pouvoir à travers les six dirigeants historiques.

    La signification de la légende de Salomon est claire et sans ambigüité : une vraie mère préfère sacrifier sa vie à celle de son enfant.

    Prenons le cas qui nous concerne : lors du CNRA de Tripoli de mai 1962, la commission des candidatures avait proposé plusieurs formules dans la composition du Bureau Politique, avec un effectif de 7 membres ou de 9 membres. Dans toutes les formules proposées figuraient les 5 prisonniers d’Aulnoy. Elles ont toutes atteint la majorité absolue sans pouvoir atteindre la majorité des deux tiers. Mais, lorsque le nom de Krim Belkacem est ajouté dans ces formules, elles atteignaient les deux tiers, ainsi que lorsqu’elles comprenaient en plus de Krim et des 5, les noms de Boussouf et Bentobbal. Or, les 3 B étaient la bête noire de Ben Bella et de Boiumediene qui le soutenait. Ils refusaient systématiquement que les 3B fassent partie de la composition du BP.

    N’aurait-il pas été plus sage pour Ben Bella d’accepter au sein du BP au moins Krim Belkacem en tant qu’initiateur de Novembre au même titre que les 5 autres. D’ailleurs, lui-même a été victime d’une purge de même ordre lors du Congrès de la Soummam et s’en est plaint dans une lettre qu’il a adressée à Abbane Ramdane en faisant valoir qu’un contrat moral liait les 9 dirigeants historiques. Pourquoi n’a-t-il pas appliqué ce Contrat moral lorsqu’il s’est agi de Krim Belkacem ? Ben Bella a-t-il agi en vraie mère de l’Algérie en excluant Krim de la Direction de la Révolution (BP) au risque de plonger le pays dans le désastre ?

    Quelle a été la position des autres dirigeants et qu’ont-ils fait pour faire entendre raison aux uns et aux autres ? Qui s’est comporté en vraie mère de l’Algérie ? C’est la question que je pose et que je repose ? Ben Boulaïd aurait-il eu le même comportement s’il était resté vivant ? Pour ma part, je ne le crois pas.




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  • Badis
    13 juillet 2011 at 17 h 11 min - Reply

    @ Affif
    Excuses-moi, mais tu es vraiment OUT.
    Un enfant ne peut croire ce que tu es en train de dire et de REPETER.
    Respectes au moins l’intelligence des autres, si tu ne respectes pas la tienne.
    Ce que tu es en train de dire ne se base sur aucun argument solide.
    Tout le monde sait le niveau (la VRAI PLACE) et les objectifs de BeBella en premier lieu et de Boumedien après.
    Et sans trop analyser, les résultats parlent de leurs « REALISATIONS » et collaborations AVANT et après l’indépendance.
    Tandis que Ben Khedda et Ferhat Abbes et d’autres chefs de Wliaya, personne ne peut négliger leur rôle d’éviter une guerre civile dans la première année d’indépendance.




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  • Amar
    13 juillet 2011 at 18 h 57 min - Reply

    Barakate, barakate, barakate, barakate barakate barakate
    barakate, barakate barakate barakate




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  • Afif
    13 juillet 2011 at 21 h 38 min - Reply

    @ Si Badis :

    Je regrette de vous le dire, mais vous dites des c…

    Répondez-moi par oui ou par non : est-ce que Boumediene aurait pu prendre le pouvoir sans la couverture de Ben Bella ?

    Est-ce que l’Armée des frontières qu’il avait sous ses ordres et qu’il maîtrisait grâce aux bataillons qu’il avait confiés aux DAF qui lui étaient dévoués corps et âmes parce qu’il était le seul à les protéger, aurait pu lui suffire pour prendre le pouvoir ?

    Je répète que Krim Belkacem avait légitimement sa place au sein du Bureau Politique et que Ben Bella n’avait aucunement le droit de s’opposer à son admission dans le BP : Krim Belkacem est un dirigeant historique au même titre que Ben Bella, Boudiaf, Khider, Aït Ahmed et Rabah Bitat. Sa place au sein du BP est incontournable. Au lieu et place, Ben Bella a proposé Mohammedi Saïd, l’ex-adjoint de Krim lorsque celui-ci dirigeait la Wilaya 3. Pourquoi ce déni de la légitimité révolutionnaire dont se targuait Ben Bella ? Si Krim avait été admis dans le BP, la majorité statutaire des deux tiers aurait été facilement atteinte et il n’y aurait pas eu de guerre civile. Tous les membres présents à ce CNRA et les historiens peuvent confirmer cette éventualité.

    Si Badis, qu’ont fait Ben Khedda, Ferhat Abbes et d’autres chefs de Wliaya que vous venez de citer dans votre post et qui étaient présents au CNRA, pour exiger à l’unanimité la présence de Krim Belkacem au sein du BP et l’imposer à Ben Bella, si vraiment ils voulaient éviter la guerre civile. Au lieu de prendre cette juste décision, ils ont magouillé comme tous leurs pairs du CNRA en prenant parti pour un clan contre un autre.

    Ben Khedda a quitté précipitamment le CNRA en croyant mettre tout le monde devant le fait accompli et en croyant que le statuquo allait être maintenu en continuant à présider le GPRA comme s’il n’existait aucune crise de direction.

    Ferhat Abbas a soutenu Ben Bella sans prendre la défense de Krim Belkacem.

    Aït Ahmed s’en est lavé les mains et s’est déclaré non concerné par la crise, alors que ce n’était vraiment pas le moment d’adopter une position neutre. ETC, ETC…

    Si Badis, donnez-nous des faits, pas des généralités et des interprétations de café du coin. Il est vain de mystifier les algériens 50 années après l’indépendance. Barakate, ya Si Badis.




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  • Boubekeur
    13 juillet 2011 at 22 h 10 min - Reply

    A Si Afif !
    D’emblée, je trouve que cet échange est très intéressant. Toutefois, il le serait davantage, si on s’appuyait, chacun de son coté, sur des sources, à moins que, vous, vous soyez un acteur de ces événements. Cependant, en lisant vos commentaires, je peux dire que nous empruntons deux démarches différentes. Pour ma part, je cite des références bien précises. Quant à vous, vous agissez plutôt selon un raisonnement propre à vous. Cependant, pour revenir à votre dernier commentaire, je m’inscris en total désaccord avec votre démarche. Je vous cite : « Le GPRA que vous portez aux nues était une coquille vie au cours de la crise de 1962 ». Est-ce que vous essayez de nous dire qu’un gouvernement ayant négocié la paix avec la grande puissance militaire, en l’occurrence la France, ne représentait, quarante-cinq jours après la conclusion des accords de paix, que quelques individus éparses. Je vous rappelle que lors du vote du 28 février 1962, ce même gouvernement avait réuni plus de quatre cinquième de suffrages des membres du CNRA. Il y eut quatre votes négatifs, tous des futurs alliés de Ben Bella. J’ai bien entendu cité les noms dans mon texte. Du coup, en ce qui me concerne, je ne peux pas, même une seconde, partager cette allégation selon laquelle le GPRA était, selon vous, une coquille vide. En revanche, ce gouvernement a été achevé par ses adversaires. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils n’ont pas passé l’intérêt de l’Algérie devant leur carrières.
    Quant au cinq auxquels vous faites sans cesse allusion, des témoignages ont relaté qu’Ait Ahmed et Boudiaf ne voulaient pas faire partie du BP proposé par Ben Bella. Par ailleurs, à moins que vous teniez les avis de la commission de sondage pour ce qu’ils ne furent pas, les cinq n’étaient pas d’accord dès le départ. En effet, ils ne partagèrent pas les grenouillages de Ben Bella. L’éminent historien, Mohamed Harbi, à propos du refus de Hocine Ait Ahmed et de Mohamed Boudiaf de faire partie de la liste proposée par la coalition Ben Bella-Boumediene, écrit : « Nous n’étions pas d’accord entre nous en prison, nous ne le sommes pas plus entre nous aujourd’hui. Alors pourquoi proposer une liste dont les membres ne s’entendent pas au départ ? Tout cela mène droit à une dictature militaire, souligne plus tard Ait Ahmed » (FLN, mirage et réalité, page 342). Il se dégage, à partir de cette déclaration, que les cinq ne pouvaient pas être un recours. Par conséquent, à moins de confier la direction du pays au commandement militaire, à sa tête Boumediene, la seule instance qui puisse assurer la transition était incontestablement le GPRA. D’ailleurs, le fait de penser qu’un gouvernement, ayant signé des accords de paix, ne pouvait pas gérer cette période de transition fut et est un non-sens. Enfin, que représente un contrat moral, passé entre 6 ou 9 hommes, face un gouvernement mondialement connu et reconnu ? Car, pour la majorité des Algériens, l’acte du 19 mars représente le véritable acte fondateur de l’Etat algérien. Pour clore ce sujet, je vais citer un passage d’un journal New Yorkais parlant des agissement de Ben Bella : « Ben Bella détruit une bonne partie du crédit que les Algériens se sont assurés à l’étranger par leur bravoure au feu, leur succès dans la négociation et leur sang-froid face à une provocation outrancière », cité par Ali Haroun, dans « L’été de la discorde, page 159 ».




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  • Ali
    14 juillet 2011 at 7 h 18 min - Reply

    Salam Alikum
    Ouuuufh mokhi fadh…. Je ne sais qui a raison et qui a tort. L’esseniel l’Algerie est au bord du precipice avec un avenir sombre. Nos jeunnes harraga servent d’appat pour le poisson esperant a une vie meilleur outre mer. Une chose est sure et pour en conclure, le pays etait et est entre mauvaises mains.




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  • Macizel
    14 juillet 2011 at 18 h 06 min - Reply

    @Mass Affif et Boubekeur:

    Juste ce que vous pensez de ce texte concernant les accords d’Evian, il faut savoir finir une guerre, messieurs:

    Remarquons d’abord que ce qu’il est convenu d’appeler les accords d’Évian se présente en fait comme un ensemble de textes assez disparate. En réalité, il n’y eut qu’un seul accord, proclamant en 16 articles les conditions du cessez-le-feu applicable le 19 mars à 12 heures. Ce fut le seul texte sur lequel un Algérien, Belkacem Krim, apposa sa signature au nom de la délégation algérienne, mais non du GPRA non reconnu par la France. Suivent des « déclarations gouvernementales » qui furent publiées au Journal officiel français sans signature. Cette expression surprenante, et sans valeur en droit international, de « déclarations gouvernementales », fut imposée par le négociateur français qui refusa même le titre de
    « Conclusions des pourparlers d’Évian » défendu par les Algériens.

    Macizel




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  • radjef said
    14 juillet 2011 at 19 h 29 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Plus d’un demi siècle après sa tenue, le Congrès de Tripoli demeure un tabou. Aucun livre, aucune étude, aucune chronique, aucun article de presse, aucun symposium…n’ont été consacrés à cet événement. Ni par les partisans de l’EM ni par leurs adversaires du GPRA. En vérité, il n’y a jamais eu d’instance politique de la révolution. De 1954 à 1962, les militaires étaient les seuls maîtres à bord. La révolution algérienne a enfanté des commandants politico militaires qui avaient le droit de vie et de mort sur tout le peuple algérien. Aujourd’hui, nous sommes encore dans cette logique. Il n’y a pas eu de coup de force en 1962. Les politiques ont servi avec zèle et enthousiasme de petits militaires incultes et ignorants. Du reste, quelle était la réaction des politiques devant le réquisitoire prononcé contre eux et contre leur maître Abbane, par Krim au CNRA du Caire en 1957 ? Ni Ferhat Abbas, ni Benkhedda, ni A Francis, ni Debaghine, ni Lahouel…n’ont osé se défendre ou défendre leur protecteur qui les a mis en majorité au CCE dés 1956. EN 1962 que pouvait le peuple contre l’armée(des frontières) estimée à plus de 60000 hommes, une armée qu’il a porté a bras le corps durant 8 années ? Une dernière question : comment les artificiers du 1er novembre 1954 qui ont mobilisé tout l’univers autour de leur cause, n’ont pas réussi a gagner les faveurs du peuple algérien 1962 contre une armée composée essentiellement de mercenaires recrutés à Ain Zana ? Le peuple ne leur reconnaissait plus aucune légitimité ? Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. Quelque chose -un secret- qu’on veut nous cacher à tout prix




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  • salay
    15 juillet 2011 at 0 h 18 min - Reply
  • Afif
    15 juillet 2011 at 1 h 24 min - Reply

    @ Si Boubekeur et Radjef Saïd :

    On tourne en rond, c’est malheureux.

    Pour ne pas se perdre, je vais commencer par répondre à Radjef : au début de l’indépendance, les militaires ne pouvaient prendre le pouvoir seuls. Entendons-nous bien, quand je parle des militaires, je parle de ceux qui commandaient des unités militaires, c’est-à-dire, l’Etat-major de l’ALN de l’extérieur et les six Chefs de Wilayas de l’intérieur.

    Ce qu’on a coutume d’appeler les historiques qui ont survécu à la guerre, bien qu’ils aient été d’anciens responsables de l’OS, structure paramilitaire du PPA, n’étaient plus des militaires et n’avaient aucune autorité sur les unités combattantes : ce sont Ben Bella, Boudiaf, Krim Belkacem, Khider, Aït Ahmed et Rabah Bitat. Ils avaient une fonction politique en tant que ministres du GPRA au même titre que Ben Khedda ou Ferhat Abbas. A la différence de ces derniers, ils se considéraient et étaient considérés par l’ensemble des unités de l’ALN et des militants du FLN comme les vrais représentants de la Révolution. Lors de la crise de 1962, tous les yeux étaient tournés vers eux et tous les hommes politiques et tous les militaires se positionnaient par rapport aux deux groupes des historiques qui s’affrontaient : le groupe de Tlemcen formé de Ben Bella, Khider et Bitat et le groupe de Tizi-Ouzou formé de Boudiaf et Krim, Aït Ahmed ayant opté pour la neutralité entre les deux groupes.

    Par conséquent, dire que les militaires étaient les maîtres à bord en 1962 est une contre-vérité : si cela était vrai, Boumediene aurait été proclamé le Président du Conseil de la Révolution dès le 5 juillet 1962 et Boussouf, le père du MALG désigné comme Guide de la Révolution.

    Revenons au GPRA et à sa légitimité : primo, sa légitimité, il ne la doit qu’au CNRA et non à une quelconque reconnaissance internationale. Ferhat Abbas et Benkhedda n’ont été présidents du GPRA que parce que les 5 historiques se trouvaient en prison. A partir du moment où ceux-ci ont repris leur liberté, ils n’étaient plus question que Benkhedda rentre en Algérie comme chef de la Révolution, lui qui lui a mis les bâtons dans les roues au début du déclenchement. C’était notamment l’avis de Ben Bella qui n’a jamais admis que les centralistes occupent des postes de direction dans les structures de la Révolution, l’un des reproches majeurs qu’il a faits à Abbane. Puisque le CNRA s’est réuni de nouveau pour désigner une nouvelle équipe de direction de la Révolution qui supervise le GPRA au lieu et place d’un chef d’état qui n’a pas été prévu par les statuts, Benkhedda aurait remettre sa démission et ne pas s’entêter à diriger le GPRA, sauf accord express du CNRA. C’est la raison pour laquelle j’ai dit que le GPRA n’était plus qu’une coquille vide qui ne pouvait plus prendre de décisions.

    Maintenant, si Boubekeur, le contrat moral qui dirigeait les 9 dirigeants historiques dont parlait Ben Bella dans sa lettre à Abbane n’est pas une vue de l’esprit, mais une réalité tangible sur laquelle deux personnalités d’envergure nationale comme Messali Hadj et Abbane Ramdane se sont brisés dessus. Messali, avec toute l’armada de militants, son prestige immense et la sympathie de certains des neuf, n’est pas arrivé à briser l’unité des neuf et leur autorité sur les unités combattantes de l’ALN aussi bien au cours des premiers mois de la révolution que les années suivantes.

    Quant à Abbane, bien qu’il ait réussi lors du Congrès de la Soummam à scinder les neuf en intégrant une partie d’entre eux dans le CCE et à exclure l’autre partie, il l’a payé très cher juste une année après le Congrès de la Soummam, lors du CNRA d’août 1957 : il a été mis en minorité avec l’appui d’un seul membre sur 23 présents et les historiques qui ont été exclus du CCE l’ont tous réintégré sans exception.

    Par conséquent, ce contrat moral entre les neuf aurait dû être respecté lors du CNRA de Tripoli : les six dirigeants historiques rescapés qui étaient adulés par la population et les militants auraient dû restés unis dans l’intérêt du peuple algérien et taire leurs divergences jusqu’à ce que le peuple puisse s’exprimer librement lors d’élections démocratiques. C’est la raison, j’ai dit que Ben Bella est comptable devant l’histoire de l’exclusion de Krim Belkacem du Bureau Politique.

    Vous dites que Boudiaf et Aït Ahmed n’ont pas voulu siéger au sein du BP et moi, je viens de dire qu’il fallait qu’ils siègent et qu’ils taisent leurs divergences jusqu’à la tenue d’élections d’une Constituante. Ils sont aussi comptables que Ben Bella du désastre que vit le pays depuis 50 ans.




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  • Zendagui
    15 juillet 2011 at 12 h 18 min - Reply

    Ait Benali Boubekeur,

    Vous etayez tout votre raisonnement sur ceci  » Pour ma part, je cite des références bien précises » (en reponse a Affif). A titre de references ce ne sont que Ali Haroun et Gilbert Meynier. Le premier non pas en tant qu’acteur mais plutot en tant que comere et le second en tant qu’historien, suppose specialiste de la guerre d’Algerie. Ali Haroun fait plutot part des « on dit » que d’evenement vecus alors que Meynier sur ce sujet precis son travail d’historien se limite a sa seule collaboration avec Harbi. Que Meynier suppute c’est plus que probable, sinon a quelles archives en la matiere, faudrait qu’elles existent, a-t-il eu acces?
    Tous les vrais acteurs de cette periode se sont mures dans un silence qui ne dit pas son nom, a croire qu’ils se sont passes le mot. Meme Abbas dans ses deux ouvrages effleure cette periode charniere. Harbi en relate certains faits avec des reserves mesurees, son tonton en ayant ete partie prenante.

    A l’aune du Congres de Tripoli rien n’etait ni premedite ni joue d’avance par quelque tendance que ce soit avance aucun des participants averti ne pouvait en augurer l’issue, tout s’est joue pendant son deroulement et apres. Les attentistes …. et ce fut l’heur des jeunes loups qui en firent leur heure.

    Toute histoire de revolution est une bis repetita.

    Pour le peuple le nom le plus glorieux, et par la grace de fafa des 1956, c’etait Ben Bella …… et voila ce que gosse nous chantions au lendemain du cessez le feu:
    « Ben Bella foug el bidoune ki yadhroub y djib mellioune
    Di Gaulle foug el vilo ki yadhreb y djib zero »

    Alors le peuple qui a vote, je laisse a votre sagacite faire le reste




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  • salay
    15 juillet 2011 at 13 h 11 min - Reply

    @Afif: Le mercenaire Benbella est coupable devant l’Histoire à la lecture de ce réquisitoire d’un historien algérien: http://forumdesdemocrates.over-blog.com/article-djemaa-djoghlal-repond-a-ahmed-ben-bella-monsieur-le-president-etes-vous-monarque-de-droit-divin-76428467.html
    Si Afif, vos efforts à donner un sens à « l’âne bâté » (dixit Veuve Abane), un individu qui a servi la France et Djamel Abdennasser, pourraient nous éclairer sur la tenue du congrès avorté de Tripoli en mai/juin au lieu de le tenir en Algérie libérée…!?




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  • radjef said
    15 juillet 2011 at 18 h 20 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Si Affif, bonsoir. L’Algérie était vertuellement indépendante dés la fin de la Seconde Guerre mondiale. Mais les algériens, par vanité et cupidité, n’ont pas su négocier leur indépendance… On ne prépare pas une révolution au bout de quelques jours ! Le 1er novembre 1954, n’est rien d’autre qu’un coup d’état orchestré de manière vulgaire contre Messali. Je persiste et signe : il n’y a pas de crise en 1962, les militaires étaient les seuls maîtres à bord et les politiques n’étaient rien d’autres que des boniches…Si le FLN a existé de 1954 à 1962, alors il faut nous dire ou a-t-il existé ? Dans les douars, dans les mechtas, les villages et les villes, il n’y avait que les pauvres moudjahidine qui croyaient naïvement que le sort du pays dépendait de leurs actions. En 1962, les dés étaient pipés. Les kabyles qui chassent toujours en meute, se sont entredévoré tels des loups affamés, si bien qu’en 1960 aucun colonel ne voulait obéir à Krim. Le dernier à désobéir publiquement aux trois « B », le colonel Si Nacer qui a refusé de prendre le commandement de l’EMG « unifié ». Le pouvoir, avec l’aide de la France, est tombé du ciel entre les mains de Boukharouba… Sans verité, on ne peut pas venir à bout de ce régime. C’est par nos fantasmes, nos contre vérités, nos mensonges, notre peur de regarder la réalité en face, notre vanité, notre imposture…que ce régime arrive a se maintenir. Il ne faut plus avoir peur de desacraliser notre histoire. Il y a quelques jours, la tv algérienne diffusait des documentaires sur les méfaits de la colonisation. Dans les commentaires qui ont accompagné ces documentaires, on a l’impression que la victime de la colonisation n’est pas le peuple, mais la junte au pouvoir.




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  • Mokdad
    15 juillet 2011 at 19 h 19 min - Reply

    SAlam

    Tiré du livre la crise de 1962 de feu Benyoucef BEN KHEDDA Rabi Yerahmou

    « Pour revenir au tandem Ben Bella – Boumédiène, je dirai que le premier avait un nom, mais pas la force (armée), tandis que le second avait la force, mais c’était un inconnu. Aussi uti-lisa-t-il le premier comme marchepied pour accéder au pouvoir. Auparavant, il avait sollicité Boudiaf qui avait refusé. L’homme qu’il avait chargé de cette mission était Abdelaziz Bouteflika. Voici les détails de cette mission rapportés par Am Afrique magazine N° 165 – juin 1999 sous la plume de Djemal Benram-dane.

    Après avoir évoqué les «cinq «historiques», Boudiaf, Ben Bella, Aït Ahmed, Khider et Bitat, dé-tenus depuis 1956», l’auteur écrit : «Deux d’entre eux, Boudiaf et Ben Bella, sont vice-présidents du GPRA. En décembre 1961, ils (les «cinq») sont transférés au château d’Aulnoy, dans le nord de la France. Boumédiène, à l’approche du cessez-le-feu, veut obtenir le soutien de l’un des deux vice-présidents. Il pense à Boudiaf, et charge le jeune Bouteflika, qui n’a que 24 ans de sa première mission diplomatique.
    Muni d’un passeport marocain, l’émissaire s’envole pour Paris via Madrid. Il est pris en charge par le numéro deux de l’ambassade marocaine et, durant plusieurs jours, il va voir les «cinq». Il reconnaîtra plus tard avoir été déçu par la méfiance de Boudiaf et d’Aït Ahmed. Mais avec Ben Bella, le courant passe. Celui-ci écrit à Boumédiène, et dé-barque à Oujda dès sa libération…
    Bouteflika est nommé commandant après sa mission à Aulnoy.

    Comme dans une tragédie grecque, le scénario se joua en deux actes :

    premier acte, renversement du GPRA et son remplace-ment par Ben Bella,

    deuxième acte, renversement de Ben Bella et son rem-placement par Boumédiène qui, désormais, tiendra les rênes du pouvoir treize ans durant, inaugurant l’ère des militaires. Il aura été ainsi l’auteur de deux coups d’état successifs : 1962 et 1965.

    Bendjedid succédera en 1979 à Boumédiène. Il sera coopté par ses pairs de l’ANP qui le « démissionneront » treize ans plus tard, en 1992, après avoir annulé le premier tour des élections législatives de décembre 1991, les seules élections libres depuis l’indépendance ; elles étaient destinées à doter enfin l’Algérie d’une autorité issue des urnes ; elles avaient donné largement la victoire au courant islamiste ; (Annexe 21.) N’en voulant à aucun prix, les militaires feront appel à Boudiaf qu’ils placeront à la tête de la République pour s’opposer à ce courant. Boudiaf aura une fin tragique dont nous ne connaîtrons proba-blement jamais les commanditaires. Les militaires assumeront directement la continuité, sans rupture, en changeant simplement les hommes. « Un changement dans la continuité », dira un chef de gouvernement nommé puis révoqué par eux…..

    A suivre




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  • Mokdad
    15 juillet 2011 at 19 h 22 min - Reply

    Suite tiré du livre la crise de 1962 de feu Président BenYoucef BENKHEDDA RAbi Yerahmou

    LA RESPONSABILITE
    DE L’ETAT-MAJOR DANS LA CRISE

    L’état-major a rendu publique la crise interne du FLN et les débats de la session finale du CNRA de Tripoli. La presse et les médias en France l’ont abondamment exploité. Les autorités françaises civiles et militaires se réjouirent de l’éclatement du FLN, un mouvement qu’elles ne purent supprimer ni par les massacres, ni par les tortures, ni par les arrestations, ni par la politique de division.

    L’état-major a rejeté toute idée de conciliation proposée par le Comité des wilayate ou par les chefs d’états africains du Groupe de Casablanca.

    Guidés par leur hostilité véhémente au GPRA, animés par l’amour effréné du pouvoir, les membres de l’EMG et leur chef en particulier ont perdu de vue l’unité qui faisait la force principale de FLN et de la Révolution, et non pas le pouvoir qu’ils ont usurpé au prix de centaines de cadavres.

    Le coup d’état contre le GPRA n’a pas été un coup d’état «classique » habituellement constaté dans les pays du tiers-monde ou un complot fomenté dans l’ombre, par un groupe d’hommes, généralement des militaires, pour s’emparer du pou-voir et décider du sort des vaincus. Ce fut une entreprise de longue haleine, préparée par des officiers disposant de troupes biens armées. Les chefs de cette conjuration profitèrent des dif-ficultés du gouvernement pour le harceler et finalement se rebel-ler contre lui, provoquant son implosion avec la connivence de ministres qui les ont rejoints dans leur conspiration.

    En brisant le GPRA l’organe exécutif du FLN, ils ont ouvert la voie aux communistes et aux groupuscules d’extrême gauche, aux aventuristes et autres opportunistes de la troisième force pour la plupart, qui se sont emparés des rouages de l’Etat et du parti du FLN et de ses organisations satellites. Le noyau autour duquel gravitait tout ce monde se composait de certains officiers et sous-officiers déserteurs de l’armée française qui, à l’ombre de l’EMG, avec méthode et ténacité, s’accapareront de l’ANP pour en devenir les vrais patrons. Ils finiront par exercer le vrai pouvoir. Le vers était désormais dans le fruit. Ces gens-là ont drainé avec eux une mentalité et des idéologies étrangères aux idéaux de Novembre 1954 faites de confiance, de solidarité et d’attachement aux valeurs islamiques qui avaient fait notre force durant la guerre de libération. Quant aux patriotes et ceux qui avaient à cœur l’intérêt supérieur de la nation ils seront peu à peu marginalisés, isolés, puis éloignés des centres de décision. Et c’est sur ce terreau que se propageront des fléaux sociaux tels que la corruption, la régression de la morale, l’injustice sociale, le régionalisme, n’épargnant pas même des grands militants.

    Malgré tous les reproches qui lui étaient faits, le GPRA demeurait un facteur de rassemblement, de crédibilité auprès de l’adversaire et de l’opinion internationale et jouissait de la con-fiance de la population. Chacun, n’était-il pas tenu de lui devoir obéissance et discipline dans le passage périlleux que traversait l’Algérie ? On ne change pas les chevaux au milieu du gué.

    L’hostilité aux «trois B», quoique justifiée, n’excusait nullement la rébellion contre le GPRA la seule autorité légitime qui restât après l’échec de la désignation du Bureau politique au CNRA à Tripoli. C’était jeter le bébé avec l’eau du bain.

    Pour le GPRA, la voie était toute tracée : aller à l’As-semblée nationale constituante et lui remettre les pouvoirs, re-joignant par là le vœux du Comité inter-wilayas de Zemmorah – 24 et 25 juin 1962-, renouvelé le 7 juillet. Cela concordait avec la mise en application des dispositions des accords d’Evian pré-voyant des élections à l’Assemblée Constituante trois semaines après la proclamation de l’indépendance. Certes, le BP a organisé ce vote, bien après ce délai, mais à sa façon et dans le plus pur style du parti unique en éliminant ses adversaires politiques. Il se fit plébisciter en usant de méthodes fascistes. Il renouvela cette opération deux ans plus tard par le truchement du Congrès pré-fabriqué du FLN d’avril 1964.

    Les officiers de l’EMG ont accablé les « politiques » de tous les maux. Comme si eux-mêmes ont été exempts de re-proches, ils ont été d’abord à la tête de l’ALN où éclatèrent leur incompétence et leur incapacité à diriger la guerre et à commu-niquer avec les wilayate et à les ravitailler en armes et en maté-riels et après l’indépendance où ils furent à l’origine d’un système qui a mené l’Algérie là où elle est : un peuple privé de sa souve-raineté et de ses libertés fondamentales, la dégradation de la morale publique, l’endettement, les atteintes délibérées et in-nombrables aux droits de l’homme, la guerre entre Algériens, la ruine de l’économie, mettant l’Algérie à genoux en état de reco-lonisation, à la merci du FMI…

    Et pourtant, l’Algérie en 1962 disposait pour son déve-loppement de quatre atouts majeurs :

    – l’intégrité territoriale avec le Sahara et ses im-menses richesses,
    – un peuple uni et discipliné, prêt à se lancer dans la bataille du développement,
    – la souveraineté pleine et entière, intérieure et exté-rieure,
    – un prestige international sans précédent.

    Aux membres de l’état-major et à ceux qui les ont aidés nous sommes en droit aujourd’hui de les interpeller au nom de l’histoire et de leur dire :

    Qu’avez-vous fait de ce dépôt ?

    Qu’avez-vous fait du pays magnifique dont vous vous êtes emparés par la force comme d’un bien en déshérence ?… a suivre




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  • ventre – creux
    15 juillet 2011 at 23 h 05 min - Reply

    le regime de boumediene l´avait emporté des 1962 sous la couverture de ben bella pcq boumediene avait la force et que le poids de ses scrupules ne le cloua jamais a terre,en face de lui , il y avait un GPRA dons les têtes pensantes alliaent pour l´essentiel l´honnêteté a l´impuissance. ben bella, aussi fut meilleur tactitien que ses rivaux. il sut aviver les rivalités jueque dans les sagments les plus homogénes et se relier des fidélités: ains il obtint l´allégeance de mohamedi et de yazourene contre krim dans la w.3 et des réseaux de yacef saadi contre la Z A A gouvernementale, benkhedda,lui fonctionnait encore dans une logique de militant du MTLD,imaginant sans doute, a tripoli, début juin,ou en d´autres circonstances, qu´un vote majoritaire aurait pu renverser les choses et enrayer la résistible installation de ceux qui furent finalement irrésistible. alors qu´il y eut coup d´etat, pour le president benkhedda, le coup d´etat contre le GPRA n´a pas été un coup d´etat classique comme en le constate habituellement dans les pays du tiers-monde ou l´on voit des groupes d´hommes généralement des militaires – monter un cmplot dans l´ombre, s´emparer du pouvoir et décider du sort des vaincus. ce fut une entreprise de longue date, préparée par des officiers disposant de troupes bien armées dont ls chefs ont profité des difficultés du gouvernement pour harceler et finalement se rebeller contre lui,provoquant son implosion avec la complicité de ministres qui ont fini les rejoindre dans leur conspiration.




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  • Afif
    16 juillet 2011 at 0 h 47 min - Reply

    Le gouvernement de Benkhedda a été désigné par le CNRA, il n’aurait pas dû quitter le CNRA de Tripoli et continuer à gérer le GPRA sans avoir l’accord du CNRA. C’est lui qui a mis le feu aux poudres en quittant le CNRA. Son geste est un coup d’état en voulant mettre le CNRA devant le fait accompli. Pour accuser les autres, il faut être soi-même sans tache.

    En ce qui concerne Ben Bella, je répète encore une fois que s’il a été médiatisé par la presse française, c’est à cause de sa position au sein du GPRA dont il était le seul vice-Président pendant les deux premiers GPRA, alors que ses compagnons de prison n’étaient que ministres d’état. Donc, s’il a été médiatisé, c’est la faute du CNRA qui l’a désigné vice-Président, ce n’est pas la presse française. Pour une fois, arrêtons de répéter des ragots de commères et soyons objectifs dans nos analyses en nous basant sur des faits avérés.

    Toujours en ce qui concerne Ben Bella, j’ai bien dit qu’il porte une lourde responsabilité dans la transmission du pouvoir au même titre d’ailleurs que Boudiaf et Aït Ahmed. Krim, pour sa part, est moins responsable qu’eux parce que lui, il n’a pas été admis dans le Bureau politique et il n’a pas déclaré qu’il refusait d’y participer comme l’ont fait Boudiaf et Aït Ahmed. Je répète que les six rescapés des historiques aurait dû restés unis au sein d’un Bureau politique jusqu’à l’élection d’une Assemblée Consituante pour remettre le pouvoir au peuple. C’est leur division qui a dépossédé le peuple de sa souveraineté. La réalité du pouvoir était entre leurs mains, en se divisant, ils l’ont perdue.




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  • Petit Omar
    16 juillet 2011 at 1 h 53 min - Reply

    Radjef dit »Les dirigeants n’ont pas réussi a gagner les faveurs du peuple algérien 1962…Le peuple ne leur reconnaissait plus aucune légitimité ? Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. Quelque chose -un secret- qu’on veut nous cacher à tout prix »Ce qui est frappant dans vos interventions et ceux des autres c’est que vous omettez un élément fondamental.Vous parlez de dirigeants qui étaient installés à l’étranger alors que le peuple algérien subissait l’emprisonnement, la torture et les assassinats par l’armée française.Il y’a une obssession chez vous qu’on retrouve d’ailleurs, chez mohamed Harbi.Vous analysez la révolution algérienne en dehors de l’Algérie, alors que le mouvement réél qu’il faut mettre en évidence et celui qui s’est déroulé à l’intérieur du pays.Le CEE en quittant Alger(Abane Ramdane,Krim Belkacem,Ben Mhidi était sur le point de partir mais il a été arrêté)a perdu sa légitimité.Yacef Saadi leur a, par ailleurs, reproché leur départ, dans son livre  »la bataille d’ALger ».Aussi, les membres du GPRA, au même titre que l’État-major de Boumeddienne ne peuvent être catégorisés de légitime.Ce dernier ne présente un intérêt que du fait qu’il a pris le pouvoir après 1962.Le sont, les membres de l’ALN et du FLN,qui sont restés à l’intérieur du pays jusqu’à ce qu’ils soient arrêtés ou jusqu’à l’indépendance.
    Ne perdez pas votre salive à trouver les légitimes parmi les planqués de l’éxtérieur.Cherchez-les à l’intérieur.




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  • ventre – creux
    16 juillet 2011 at 12 h 23 min - Reply

    le groupe de tlemcen contre le groupe de tizi-ouzou. le groupe de tlemcen. aucune des deux coalition,aucun groupe,aucune faction ne fesait de cadeaux aux autres, plusieurs personnalités furent un temps arrêtés ou enlevées par le camp ennemi: kaid ahmed dans la W2, ouamrane dans la W4,ben tobbal par les dissidents de la W2,boudiaf dans la W1, chez lui a m´sila,le commandant omar oussedik,arr1êté a alger par le commandement de la W4 sur ordre personnel du colonel si hassan (youcef khatib) la coalition benbella-EMG s´employait aussi a débaucher les partisans de l´autre camp.ainsi y eut´il dissidence benbelliste de la fédération de france qui se dénomma comité de vigilance révolutionnaire. le clan benbella multiplia les invectives contre l´autre camp le 4 juillet parlant en public au stade de tlemcen,un officier du comité de la W5 trata benkhedda de traitre, le GPRA y fut sommé de se retier au motif qu´il aurait été mis en minorité par le CNRA, que benkhedda avait illégalement déclaré le gouvernement dépositaire de la souveraineté national; que krim et boudiaf auraient entériné les accords mostefai-susini, et que la destitution de L´EMG était illégale pour des raisons de légitimité révolutionnaire L´ALN. représente la révolution intégrale, les centralistes du GPRA. un réformiste suranné. chacun des deux camps préparait l´affrontement que d´aucun voyaient comme inévitable. or les wilaya manquaient cruellement d´armes. elles tâchérent d´en obtenir ens´efforcant de débaucher les éléments de la force locale instituée par les accords d´évian. ces éléments virent dans leur ralliement de L´ALN. le moyen de se donner une tournure patriotique, ils furent nombreux a former ainsi l´aile marchante des marsiens.




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  • Boubekeur
    16 juillet 2011 at 12 h 55 min - Reply

    On tourne, en effet, en rond. Personnellement, je ne fais que défendre les idées contenues dans mon texte. Bien qu’il me soit reproché de n’utiliser que deux références, Ali Haroun et Gilbert Meynier (Je sais que cet historien compte beaucoup dans vos recherches), en ce qui me concerne, je crois à leurs travaux. Toutefois, dans votre dernier commentaire, vous essayez de nous convaincre que la coalition Ben Bella-Boumediene avait accompli sa mission en donnant une direction qui manquait à l’Algérie. Et pourtant, dans un de vos textes, vous traitez ce dernier d’être un agent de la France. Par ailleurs, est-ce que l’armée pouvait prendre le pouvoir en 1962 ? Telle est l’idée qui taraude votre esprit. Pour vous, le régime algérien n’a commencé à déraper que plus tard. Précisément, avec l’arrestation de Ben Bella en 1965. Je ne partage pas ce point de vue. Bien avant 1965, le régime se structurait autour des éléments de l’EMG. Je vous cite un sociologue que vous appréciez beaucoup, La houari Addi. Il écrit : « C’est ainsi que le gouvernement s’est structuré en trois niveaux : le politique, l’idéologique et le technico-économique. Les ministères dits de souveraineté forment le niveau politique et sont pris en charge par les membres de l’état-major ; il s’agit des ministères de la Défense, des Affaires étrangères, de l’intérieur et des Finances… » (L’Algérie et la démocratie, page 45).
    Cependant, dans votre réponse à Said Radjef, vous dites que : « Au début de l’indépendance, les militaires ne pouvaient pas prendre seuls le pouvoir ». En partie, j’y adhère à cette analyse. Dans le fond, je ne partage pas votre argumentaire. Car, si Ben Bella ne s’était pas engagé avec l’EMG, Boumediene aurait opté pour une autre voie. Donc, avec ou sans Ben Bella, la question de pouvoir avait été tranchée bien avant l’indépendance. En effet, la noria étant lancée, le pouvoir ne pouvait qu’être militaire en 1962.
    Quant aux groupes de Tlemcen et de Tizi Ouzou, vous ne dites aucun mot sur les circonstances de leur avènement. Pour vous, la crise a commencé lorsque le groupe de Tizi Ouzou s’est opposé à celui de Tlemcen. Et la seule faute de Ben Bella fut la non-admission de Krim Belkacem au BP. Or, on sait qu’à Tripoli, Ben Bella avait cédé un moment à la suggestion de la commission de médiation d’intégrer Krim au BP. Mais, suite au refus de Boumediene, Ben Bella se ravisa. Cela prouve, si besoin est, que le contrat moral est brandi quand les circonstances arrangeaient Ben Bella. Il le remiserait au placard s’il n’avait pas besoin d’y recourir à cette solidarité de groupe.
    Quelle attitude des neuf face à Messali, père du nationalisme algérien ? Là aussi, je ne crois pas que les choses se soient passées que vous le décriviez. Les Algériens ont adhéré à l’appel du FLN parce que le combat politique avait montré ses limites. Pour Lahouari Addi : « L’action entreprise le 1er novembre 1954 pour libérer l’Algérie a été l’œuvre de la tendance radicale du nationalisme politique, posant l’action violente comme seule issue possible pour défaire le système colonial » (Id, page 41). Je vous pose, si vous le permettez bien, la question suivante : Est-ce que l’action des neuf, bien qu’ils aient été stoïques, suffisait, à elle seule, à se débarrasser du joug colonial ? La réponse est certainement non. En effet, sans la large participation du peuple, leur action aurait été un coup d’épée dans l’eau. Par conséquent, je ne vois pas pourquoi le pouvoir devait revenir à l’un des neuf, à moins que le peuple algérien ait opté librement pour l’un d’eux après un vote libre. D’ailleurs, je n’ai jamais trouvé une déclaration des neuf disant au peuple algérien : « Cette guerre est la nôtre. Laissez-nous résoudre le problème, seuls, avec la France. » L’Algérie, qu’on le veuille ou non, appartient à tous les Algériens. D’ailleurs, de quel droit, selon vous, ils doivent assurer la direction nationale ? Pour Lahouari Addi : « En effet, les activistes du PPA-MTLD ne sont devenus incontournables dans le mouvement national ni par la profondeur de leurs analyses idéologico-politique, ni par leur nombre. Ils étaient importants en raison de la justesse de leur position politique qui tenait en un mot : passer à l’action… » (Id, page 56). Ainsi, Messali ne fut pas éliminé parce que le peuple devait choisir entre deux orientations idéologiques.
    Par ailleurs, vous accusez, à tort, Abane d’avoir créé la zizanie entre les neuf. Cela m’étonne vraiment que la démarche d’Abane ait pour but de diviser les neuf. Ben Mhidi, chef historique, travailla sans ambages avec Abane. Choqué par le comportement de Ben Bella au Caire, il rejoignit le pays où il mit toute son énergie à orienter la révolution dans la bonne direction. Sa démarche, de concert avec Abane, fut de rassembler le peuple algérien. Ce qu’ils réussirent avec brio. Enfin, vous pensez que les cinq devaient taire leurs divergences jusqu’à la tenue des élections à la Constituante, censée remettre le pouvoir au peuple. A mon avis, au lieu de reprocher aux autres (Boudiaf ‘Il a accepté de faire partie du BP du 2 aout 1962’ et Ait Ahmed) leur non-participation au BP, il faudrait reprocher à ceux qui ont fait partie du BP de ne pas avoir restitué le pouvoir au peuple.




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  • ventre – creux
    16 juillet 2011 at 15 h 23 min - Reply

    l´installation et le devenir du nouveau pouvoir?. le bureau politique s´arrogea le droit de refabriquer a lui seul les listes unique des différents départements pour les élections s la constituante du 20 septembre 1962. les wilayas vaincues pyaérent les pots cassés.furent aussi éliminés tous les cadres civils n´ayant pas de soutiens militaires et tous les gens qui avaient désaprouvé la marche sur algeret l´affrontement sanglant. furent rayés des listes arrêtées le 19 aout 1962 pas moins de 56 noms de gens jugés trop critiques ou insuffisament fiables, dont abdeslem,benkhedda,ben tobbal,benyahya,salah buobnider (saout el-arab),boussouf,chentouf,dahleb,mohamed harbi,lachref,reda malek, le docteur mostefai… les listes unique ne complétent que des partisans du groupe de tlemcen.elles comprirent 196 noms: 16 furent attribuées a des condidats europeens. eux non plus n´avaient pas été choisis parmis les éléments les plus critiques. le 20 septembre eurent lieu les premieres élections sans surpris. le 25 septembre l´assemblée se réunit. elle proclama la republique algerienne democratique et populaire malgré mohammedi said qui aurait voulu ajouter islamique. farhet abbas fut élupar 155 voix et 36 bulletin blancs a la presidence de l´assemblée. dans la nuit du 28 au 29 septembre,l´assemblée élit ben bella,candidatunique,chef du gouvernement, il y eut 1 voix contre et 19 abstentions.le gouvernement était un dosage de 19 ministres,dont 3 étaient issus du bureau politique(benbella,bitat,mohammedi),5 proposés par L´EMG, tous officiers (dont boumediene au poste clé ministre de la defense, ahmed medaghri,abdelaziz bouteflika,de l´armée des frontieres de l´ouest, moussa hassani et le chef de service de santé,le docteur mohamed seghir nekkache, de l´armée des frontieres de l´est, 2 par benbella bachir boumaaza et mohamed khemisti, 2 conjointement par khider et bitat amar bentoumi et mohamed hadj hamou, 1 soutenu par le colonel chaabani de la W6 mohamed khobzi, 1 soutenu conjointement par L´EMG.et le colonel tahar zbiri de la W1 (laroussi khelifa) et 2 représentant la fédération du grand alger (abderrahmane benhamida l´ancien commissaire politique de la Z A A, et ammar ouzegane du PCA ) il y avait aussi 2 anciens UDMA ahmed francis et ahmed boumendjel et 1 ministre issu des ulama ahmed tawfik el madani. ce dernier avait été ministre de la culture dans le premier GPRA étant donné la configuration idéologique du pouvoir,iöl changeait en somme a peine de rôlepuisqu´il denenait ministre des affaires religieuses. le FLN fut réduit a un rôlemineur de contrôle et l´encadrement de la société. sous les auspices de khider et de bitat,il devient un grand squelette creux,une polifération de bureaux de réception et un lieu de transis vers l´appareil de l´etat loin d´être un parti unique a la soviétique ou c´était le parti qui dirigeait effectivement et qui contrôlait l´etat et l´armée, le fln ,fut en tout subordonné au pouvoir l´etat lequel se confondit vite,pratiquement, avec les hauts clans de l´appreil militaire, boumediene toujours silencieux et dans l´ombre,restait en retrait derriére ben bella. mais les observateurs les plus lucides percurent d´emblée qu´il soutenait ben bella comme la corde soutient le pendu. de toute facon , le pouvoir ne fut jamais fondé sur les rapports de droit, mais sur les rapports de force. l´évolution, déja bien amorcée des l´été 1957,trouva son aboutissement lors du coup d´etat du 19 juin 1965, (nous)les algeriens vécurent sous la surveillance déterminante des services spéciaux que boussouf avait a l´origine initiés au maroc. les opposants, les déviants,voire les simples renâcleurs, furent traqués et mis au pas par la toute puissance sécurité militaire. ventre – creux.




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  • fhamtelmeqsoud
    16 juillet 2011 at 15 h 52 min - Reply

    Je résume l’histoire que vous nous rapportée en une phrase.
    BEN BELLA DJABENNA LEBLA OUA BOUKHARROUBA EKHRAB LEBLAD
    sans rancune mon ami




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  • ventre – creux
    16 juillet 2011 at 18 h 12 min - Reply

    nombre de partis d´opposition clandestins furent créés,qui malgré quelques nuances, n´avaient pas pour la plupart de differences, ni sociales ni idéologiques, avec ceux qui avaient triomphé et reformé le FLN. peu s´évadaient des mythes messiatiques du rupture qui avaient enclenché le 1er novembre. krim vécut dans l´exil. il tenta d´organiser sur la droite du régime de boumediene une opposition en fondant en octobre 1967 le M.D.R.A. (mouvement démocratique pour la révolution algerienne), qui n´eut jamais beaucoup d´audience en dehors de son créateur. krim belkacem chef historique de la révolution fut accusé de trahison, jugé et condamné a mort par contumace devant une cour révolutionnaire spéciale siégeant a ORAN. ce fut un procés sous pression ou les avocats terrorisés remplirent cependant avec courage leur tâches.le 8 avril 1967,rendant compte des débats et du verdict, le journal la republique d´oran publia un encadré qui disait: n´importe quel algerien conscient a le droit de se faire l´auxiliaire de la justice de son pays en exécutant krim belkacem. vingt-deux ans avant la publication de la fetwa khomeiniste contre selmane rushdi,le régime criminel algerien inaugurait les FETWA d´etat krim eut la même fin qu´abbane:les citoyens obtempérérent, en les personnes d´agents de la sécurité militaire qui étranglérent le chef historique le 18 octobre 1970, dans une chambre d´hôtel de frankfurt (francfort). bien des années plus tard, un membre du conseil de la révolution et commandant de la gendarmerie nationale aurait déclaré publiquement dans une allocution,le jour de la cérémonie anniversaire de la mort de krim au carrédes martyres: celui qui a tué krim belkacem est parmi nous?.

    um




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  • ventre – creux
    16 juillet 2011 at 22 h 20 min - Reply

    la marche sur alger. trois furent tracés pour la progression vers alger: un premier axe ouest-est au départ d´oran par le chelif,confié au commandement des frontiéres ouest et a la W5(othman); un deuxiéme axe sud-nort centro-occidental, suivi par boumediene et zerguini, au départ de djelfa,par ain ouassara,ksar el boukhari, le titteri, medea et blida(chaabani); un troisiéme axe sud-nort centro-occidental par sidi aissa, sour el ghozlane et tablat (zbiri). les ordres de mouvement furent données de maniére indifférenciée aux unités d L´ALN. interieure et celles de l´armée des frontiéres. ce fut a ce moment que boumediene donna a L´ALN. le nom ANP.(armée nationale populaire). grâce a larbi berredjem,plusieurs dizaines d´autocars et de camions furent réquisitionnés pour permettre aux troupes des frontiéres nord-est de bensalem de marcher sur le sud algerois. le transport fut exécuté par le lieutnant DAF nezzar khaled (futur general sanguinaire). la marche sur alger fut lancée le 31 août. sur l´axe nr 2 boumediene et chaabani se heurtérent a ain ouassara a des unités de la W4,grossies d´éléments de la force locale ralluiés. bousculées, elle se repliérent sur ksar el boukhari. aux abords de cette localité, elles rencontrérent une foule de civils désarmés qui criaent sept ans,ca suffit!.les civils de la région intercédérent entre les deux camps pour faire arrêter l´éffusion de sang. des éléments de la W4 auraient cédé a ces invitations. d´aprés zerguini, les civils se seraient laissé persuader par un commissaire politique de la W6 que les troupes qui progressaient vers alger étaient des troupes nationales qui marchaient sur la capitale pour y empêcher l´implantation d´une iqlimyya (régionalisme) le 1er septembre a l´aube,les troupesde boumediene furent attaquéespar les moudjahidine de la W4 a partir des hauteurs dominant la ville. les manifestations de civils ulcérés reprirent pendant qu´un duel d´artillerie se deroulait. deux commandants de la W4 berrouaghia et bouregaa tentérent,non sans emportement,de parlementer pour obtenir que les troupes de boumediene cessent leur marche. en vain la confrontation sanglante se termina par la victoire des prétoriens de boumediene,superieurs en nombre, en savoir faire et en armement:c´était une guerre classique pour laquelle ils étaient sans conteste supérieurs. plus au nord en suivant la progression,un deuxiéme accrochage eut lieu prés de modjbeur, a 10 km au nord de ksar el boukhari,a l´aube du 2 septembre . malgré les dissensions entre le commandant bencherif et le partisan chaabani que méprisait ce militaire professionnel,les unités de la W4 durent céder le terrain dans la matinée. les 120 km restant a franchir jusqu´a blida furent parcourus dans l´aprés midi du même jour.toute resistance avait cessé sur cet exe. le lendemain.boumediene entra dans alger qui bruissait de manifestations au cri de sab´a sanin barakat. sur l´axe 3, zbiri recontra des résistances prés de sidi aissa,surtout de la part d´unités de la W3 s´affrontérent des jounoud de la W3 et des jounoud de la W1 des aurés qui depuis la guerre de libération, avaient plus d´un compte a régler avec la wilaya 3 le 2 septembre l´accrochage fut particuliérement sanglant au djebel dira, entre sidi aissa et sour el ghozlane. rendus furieux par la mort du capitaine mohamed tahar belabbes, les troupe de zbiri. accompagnées d´unités de L´EMG surarmées,se vengérent cruellement. la riposte , le lendemain , fut sans merci.un nouveau combat eut encore lieu le lendemain. aprés une vaine tentative de cessez-le feu. cette fois. les djounoud de la W3 étaient vaincus.les prisoniers furent conduits sur bou saada.




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  • Afif
    17 juillet 2011 at 1 h 46 min - Reply

    @ Si Boubekeur :

    Dans votre dernier post du 16 juillet à 12H55, je suppose que vous vous adressez à moi.

    Vous avez dit :  » vous essayez de nous convaincre que la coalition Ben Bella-Boumediene avait accompli sa mission en donnant une direction qui manquait à l’Algérie. Et pourtant, dans un de vos textes, vous traitez ce dernier d’être un agent de la France. » Je tiens à préciser que je n’ai jamais dit ni la première phrase, ni la deuxième phrase.

    Par ailleurs, vous dites : « Je vous pose, si vous le permettez bien, la question suivante : Est-ce que l’action des neuf, bien qu’ils aient été stoïques, suffisait, à elle seule, à se débarrasser du joug colonial ? La réponse est certainement non. En effet, sans la large participation du peuple, leur action aurait été un coup d’épée dans l’eau. Par conséquent, je ne vois pas pourquoi le pouvoir devait revenir à l’un des neuf. » Tout à fait d’accord avec vous, je n’ai jamais pensé le contraire. Si le peuple n’avait pas adhéré de son plein gré à la Révolution, les premiers combattants de Novembre auraient péri comme un poisson qu’on met hors de l’eau. Ils auraient été soit dénoncés, soit à la limite abandonnés à leur sort sans gite et sans protection face aux troupes françaises qui n’en auraient fait qu’une bouchée sans l’appui du peuple.

    Par contre, j’ai dit que ce même peuple avait délégué son pouvoir aux représentants de l’ALN et du FLN, et que ces derniers ne reconnaissaient comme autorité suprême de la Révolution que les rescapés des neuf historiques. Cela est un fait avéré que tout le monde peut confirmer. En se divisant, les six rescapés ont trahi la confiance du peuple et jeter le pays dans une aventure qui s’est révélée avec le temps désastreuse.

    Enfin, je vais conclure par votre dernière suggestion quand vous dites : » il faudrait reprocher à ceux qui ont fait partie du BP de ne pas avoir restitué le pouvoir au peuple. » C’est vrai, c’est aussi simple que ça. Les six étaient unis au début de la Révolution pour arracher l’indépendance du pays, ils auraient dû rester unis jusqu’à la complète souveraineté du peuple par des élections d’une assemblée constituante avec liberté de candidatures. Une fois l’Assemblée constituante élue, ils auraient pu prendre leur liberté d’action et créer les partis de leur choix, mais pas avant.

    Comme ils se sont avérés incapables et irresponsables pour mener à bien leur mission jusqu’à son terme final à savoir la souveraineté du peuple algérien et son libre choix de choisir son projet de société et son destin, il n’était pas illogique et interdit à ceux des six qui ont fait partie du BP de remplir cette mission historique en remettant le pouvoir au peuple. Je suis d’accord avec votre conclusion.




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  • Mokdad
    17 juillet 2011 at 9 h 22 min - Reply

    Tiré du livre de feu Président BEN KHEDDA Acteur et témoin
    la crise de 1962 chapitre
    LE CNRA DE TRIPOLI ET LA DESIGNATION DU BUREAU POLITIQUE (27 mai-5 juin 1962)

    …..L’ensemble des douze ministres du GPRA réunis à Tunis convoquèrent le Conseil national de la Révolution algérienne (CNRA), l’organe législatif du FLN afin de lui soumettre les problèmes soulevés par l’entrée en vigueur de l’indépendance. Assemblée du CNRA eut lieu à Tripoli (Libye) et comprenait une soixantaine de membres qui, après avoir adopté un projet de programme, buttèrent sur la question du pouvoir, c’est-à-dire l’autorité qui devait diriger le pays, en l’occurrence le Bureau politique (BP). Ce fut alors la division et l’éclatement en deux clans : l’un incarné par Ben Khedda, l’autre Ben Bella soutenu par Boumédiène, chef d’etat-major de l’ALN. L’Assemblée qui ne parvint pas à désigner le BP à la majorité statutaire des deux-tiers, se sépare au 10ème jour de la session après des débats hou-leux. La majorité du GPRA avec Ben Khedda et d’autres membres du CNRA quittent Tripoli. Les membres restants, regroupés autour du duo Ben Bella – Boumédiène fustigent par-ticulièrement Ben Khedda dans «un procès-verbal de carence», et donnent une version erronée des faits, affirmant que le BP avait été désigné tantôt à la majorité de «38» voix (Ali Mendjeli, membre de l’état-major dans l’émission télévisée de l’été 1992), tantôt à la «majorité de plus des deux-tiers» (Mohammed Khi-der, futur membre du BP, Le Monde 8/9 juillet 1962).
    Tout cela est inexact. Voici comment se sont déroulés les faits.
    L’ordre du jour adopté par le CNRA comportait deux points :
    – L’étude du projet du programme du FLN.
    – La désignation du Bureau politique du FLN.

    Le texte du projet du programme du FLN axé sur l’option socialiste et le parti unique souleva peu d’objections. Après discussions il fut voté à l’unanimité des membres présents.

    On passa au deuxième point de l’ordre du jour : l’élection du Bureau politique. Une commission fut désignée à cet effet avec Mohammed Benyahia comme rapporteur. Elle procéda à une consultation individuelle des membres du CNRA. Après quoi, Benyahia conclut au nom de la commission.

    Je cite, extrait du procès-verbal de la réunion du CNRA de Tripoli, pp. 149 et 150 :
    « Réunion du 5 juin 1962
    Rapporteur (BENYAHIA) :
    Des consultations auxquels(elles) nous avons procédé, il résulte que la grande majorité de l’Assemblée se prononce comme suit sur les problèmes qui ont été portés à son apprécia-tion :

    1°/- La direction (le Bureau politique ) doit être la seule détentrice du pouvoir et de l’autorité du F.L.N. entre les intersessions du C.N.R.A., et jusqu’au Congrès, dans le cadre des Statuts.

    2°/- La Direction doit être restreinte.

    3°/- Le chiffre 7 a été le plus retenu.

    4°/- La date du C.N.R.A. sera fixée par la Direction.

    5°/- Le Congrès doit avoir lieu avant la fin de l’année.

    En ce qui concerne le problème de la désignation de la Direc-tion, nous avons entendu les avis de tous les membres de l’As-semblée. A la lumière de ces avis, nous avons essayé de proposer à vos suffrages une liste susceptible de recueillir la majorité des deux tiers et qui soit acceptable par les frères qui la composent.
    Nous avons le triste devoir de vous informer que nous avons échoué dans notre mission.
    En conséquence, nous vous proposons, sans aucune ouverture de débats, de désigner une autre commission.

    KHIDER :
    On nous a dit qu’on a essayé de trouver une liste et qu’on a échoué :

    1°/-Comment a-t-on échoué puisque l’Assemblée ne s’est pas prononcée ? (…).

    Rapporteur :

    La commission est convaincue qu’une autre commission peut trouver la solution. Si nous posons tous les problèmes à l’Assemblée, c’est un débat qui pourrait mener assez loin…

    Au nom de la commission, je demande de ne pas soulever ces problèmes devant l’Assemblée.

    A la première question du frère KHIDER, je répondrai que nous n’avons pas pu présenter une liste car elle n’a pas été ac-ceptée par ceux qui figuraient dans la direction. »

    Néanmoins, Benyahia ne révéla pas les noms de la liste. Nous ne le sûmes que par la suite ; ils étaient sept : les cinq mi-nistres anciens détenus d’Aulnoy , Aït Ahmed, Ben Bella, Bitat, Boudiaf et Khider, plus Hadj Ben Alla et Mohammedi. Boudiaf et Aït Ahmed avaient refusé de faire partie du Bureau politique. Tous deux étaient hostiles à Ben Bella qui disposait de la majo-rité au sein de cet organisme.

    Aussi déclarer que le Bureau politique du FLN a été dé-signé par le CNRA à la majorité, et affirmer en outre qu’il a re-cueilli « trente huit » voix, ou « plus des deux tiers » des voix, est totalement faux. La liste du Bureau politique n’a jamais été soumise à l’approbation du CNRA. Elle n’a jamais été ratifiée par ce dernier. Le CNRA n’a jamais voté en séance plénière sur le BP. La commission Benyahia a jugé que cette liste n’était pas susceptible de recueillir la majorité des deux tiers des membres du CNRA, requise par les statuts du FLN, et qu’en outre, deux de ses membres avaient refusé d’y siéger. Le procès-verbal de la réunion du CNRA du 27 mai- 5 juin 1962 en fait foi.




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  • Mokdad
    17 juillet 2011 at 9 h 26 min - Reply

    suite la crise de 1962 par le Président Benyooucef BEN KHEDDA RAbi Yerahmou

    LE GPRA EN MAJEURE PARTIE

    QUITTE TRIPOLI

    Nous arrivons au 5 juin 1962. La réunion du CNRA avait, rappelons-le, débuté le 27 mai. Nous sommes par consé-quent au dixième jour de la session.

    L’instance suprême du FLN qui n’est pas arrivé à dési-gner le Bureau politique du FLN discute du principe d’une deu-xième commission et de sa composition pour dénouer la crise, dans une tension croissante.

    Un incident éclata entre Ben Bella et moi-même à propos d’un vote qui allait avoir lieu. Tahar Zbiri, chef de la wilaya 1 (Aurès-Némencha), rappelle qu’il votera avec les procurations de trois membres de son conseil de wilaya absents, (en plus de son propre vote) . Zbiri n’a pu communiquer ces procurations par écrit au gouvernement, condition sine-qua non de leur validité ; il s’est contenté d’en faire état verbalement, ce que le GPRA ne pouvait admettre . Au moment où j’exprimais cette prise de position, approuvée au préalable par les membres du GPRA sans exception, Ben Bella se leva et en prit le contre-pied, abandonnant ainsi le principe de la solidarité gouvernementale requise en pareille circonstance. Son but était de gagner les faveurs de Zbiri. En vérité je le mettais en porte-à-faux avec lui-même. Il se mit alors à proférer à mon encontre des obscénités qui sentaient la provocation, reléguant la discussion à un niveau très bas, indigne d’une assemblée traitant de l’avenir de tout un peuple. Benyahia qui présidait la séance refusa de me fournir l’occasion de lui répondre, craignant certainement de faire monter d’un cran la tension ; il leva la séance. Ce fut la dernière de la session. Elle fut houleuse tant les esprits étaient surchauffés, exaspérés.

    La session traînait en longueur. Le CNRA n’arrivait pas à reprendre ses travaux. Paralysé par des déchirements internes, il avait été dans l’incapacité de désigner la nouvelle direction du FLN, le Bureau politique. Cependant, le GPRA continuait d’exister. Il demeurait la seule autorité légale du pays, reconnue intérieurement et internationalement par une trentaine d’états. Partenaire du général De Gaulle à Evian, il était directement responsable de l’application du cessez-le-feu proclamé la veille du 19 mars 1962. Je considérais que toute atteinte portée au GPRA dans les circonstances particulièrement graves où nous étions jetterait le trouble dans les milieux politiques français et sèmerait le désarroi et le doute au sein du peuple algérien ; celui-ci avait besoin plus que jamais de serrer les coudes face aux attaques sanglantes et provocatrices de l’OAS, afin de franchir le dernier pas le séparant de l’indépendance.

    L’OAS ne se sentait nullement liée par les engagements du gouvernement français à Evian, et elle tentait par tous les moyens de les saboter : crimes et assassinats envers la popula-tion musulmane, attaques contre les infrastructures socio-économiques du pays, etc. Son objectif : inciter les masses algé-riennes à sortir dans la rue afin de donner le prétexte de l’intervention à l’armée française qui la basculerait dans son camp (l’OAS). Nous n’étions qu’à un mois du référendum d’au-todétermination. Ce que voyant, et afin que le GPRA restât comme seule autorité légitime du pays, je pris la décision de quitter Tripoli et de rejoindre Tunis où de proches échéances nous attendaient :
    algérianisation de la police, règlement de conflits entre l’ALN et la force locale , entre les wilayate et l’Exécutif provisoire , mise en application des accords d’Evian et du cessez-le-feu, rapa-triement des réfugiés, transfert des compétences, référendum d’autodétermination sans compter la lutte contre l’OAS… (An-nexe 16.)
    Je ne fus pas le seul à quitter Tripoli. Boudiaf, excédé, partit le premier, suivi de Ben Tobbal, Krim, Aït Ahmed, Da-hlab, Bitat et Boussouf. C’était là plus de la moitié du GPRA, huit membres sur douze . D’autres membres du CNRA se retirèrent à leur tour. Toute délibération devenait impossible.

    En ce qui me concerne, je voulais, à travers la présidence du GPRA que j’incarnais, sauver cet organisme qui demeurait l’expression de la légalité conquise de haute lutte et faire bar-rage au duo Boumédiène-Ben Bella. J’avais le pressentiment que ces deux personnages avaient entraîné les membres du CNRA, la majorité et non les deux tiers exigés par les statuts du FLN, dans une voie aux conséquences funestes : un très mauvais départ pour l’Algérie indépendante. J’appréhendais surtout chez le premier la tendance au fascisme et à la dictature et chez le second l’aventurisme et le culte de la personnalité et chez tous les deux la
    propension à la démagogie et à la surenchère, peu soucieux de lésiner sur les moyens pour arriver à leurs fins ; j’en avais eu un avant-goût dans leur comportement jusque-là. Leur exercice du pouvoir à la tête de l’Algérie après 1962 allait, hélas, le confirmer.
    Après mon départ à Tunis, avec d’autres membres du gouvernement et du CNRA, ceux qui étaient restés à Tripoli se regroupèrent derrière le duo Ben Bella-Boumédiène et votèrent, avant de se séparer, «un procès-verbal de carence » où j’étais particulièrement visé, au cours d’une réunion marquée de nom-breuses absences, dont la majorité du GPRA. (Annexe 4, A.)

    Durant plusieurs jours planaient sur Tunis l’anxiété, l’incertitude, un calme, mais un calme empreint d’inquiétude. Conciliabules et réunions se tenaient sans trêve. Chacun faisait le bilan de ses forces. Le GPRA ne se réunissait plus. Moi-même je me retrouvais isolé… jusqu’au jour où Boudiaf fit ir-ruption dans mon bureau et m’informa qu’il allait rentrer en Al-gérie, en compagnie de Krim. J’acquiesçais, voyant là un moyen de renouer avec les chefs de l’intérieur longtemps séparés de nous, afin d’obtenir leur soutien au GPRA. Je ne reçus aucune information concernant ce déplacement.

    Quelques jours plus tard, je réussissais à rassembler la totalité du gouvernement, c’est-à-dire les douze ministres. Ils devaient se prononcer pour dénouer la crise sur l’une des propo-sitions suivantes :
    – ou bien l’élargissement du GPRA à trois membres (Ab-bas, Boumédiène et Hadj Ben Alla), portant l’effectif de ce der-nier de douze à quinze,
    – ou bien la constitution d’un Bureau politique avec deux présidents (Abbas et Ben Khedda), trois vice-présidents (Ben Bella, Krim et Boudiaf), avec Boumédiène, Mohammedi et Hadj Ben Alla.

    Les deux formules furent rejetées par le GPRA à la ma-jorité, le GPRA fonctionnant selon le principe de la majorité absolue (la moitié plus un des membres). Le conflit s’aiguisait…




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  • ventre – creux
    17 juillet 2011 at 12 h 09 min - Reply

    @ ait benali boubkeur. jusque-la les membres du GPRA dont les plus influents avaient été a la base du déclenchement de la guerre d´indépendance avaient respecté les statuts du front de libération nationale: le front n´était pas un parti mais un rassemblement d´hommes de toutes les tendances qui luttaient au coude a coude contre l´odieux colonialisme et pour l´indépendance. le colonel boumediene et ses officiers avaient résolu de donner un autre contenu au combat. l´indépendance ou la mort,cela ne suffit plus, avaient-ils décrété. profitant des dissensions du GPRA, le chef d´etat-major général avait soigneusement sélectionné ses adjoints. tous jeunes, brillants,intelligents et …socialistes. pour eux, l´heure des chefs historiques était dépassée. le combat sur le terrain auquel peu d´entre eux, a commencer par boumediene,avaient participé etait vain. il fallait construire l´avenir. les membres de l´etat-major de ghardimaou étaient unanimes le GPRA. n´éait pas a la hauteur de ce qu´en attendait la base, on ne pouvait plus tenir compte de ses directives. chacun des officiers sentait la nécessité d´une politisation de la base. unis autour du colonel boumediene,ils étaient résolus a contrecarrer la politique du GPRA qui allait faire le coup classique,comme la tunisie ou au maroc,et dire: la guerre est fini , rentrez chez vous… boumediene voyait plus loin.conscient des faibllesses et des contradictions internes du GPRA., témoin des marchandages auxquels ses membres se livraient sans vergogne,il imaginait l´avenir. le moment ou sonnerait l´heure des négociations, c´est pour ce jour qu´il préparait l´armée des frontiéres. une armée sur laquelle le futur chef de l´etat algerien, quel qu´il soit,pourrait compter. une armée sans laquelle le futur président qu´il s´appelle benbella, farhat abbes ou tout autre ne pourrait gouverner???.




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  • Boubekeur
    17 juillet 2011 at 15 h 12 min - Reply

    Je suis entièrement d’accord avec vous, ventre-creux. C’est ce que j’ai tenté de démontrer dans mon texte. Je dois dire que nous sommes, sur le plan analytique, sur la même longueur d’onde. Votre avis est très intéressant. Amicalement, Boubekeur




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  • ventre – creux
    17 juillet 2011 at 17 h 01 min - Reply

    les DAF. les daf et assimilés. souvent ils ont fait l´indochine.soit ils ont été démobilisés a leur retour d´indochine,soit ils ont déserté- surtout de 1957 a 1958.les deserteurs tardifs- 1958 et aprés – ont généralement été sollicités par le fln pour quitter l´armée francaise.les ex-sous-officiers occupent une place non négligeable dans l´encadrement des wilaya certains de ceux qui ont effectivement commandé au feu étaient des militaire compétents,comme abdellah arbaoui (alias mahmoud) ,spécialiste artificier formé a l´école militaire de cherchel,fut officier en W5 compromis dans un mouvement de constestation qu´il dirigea en 1957 contre la direction de la W.il fut sauvé, avec notamment deux des fréres INAL par belaid abdesselam, et envoyé faire des études en URSS. il devient ultérieurement ministre de hydraulique sous boumediene; son collégue zoubir (tahar hammadiyya) eut moins de chance.était adoré de ses hommes qui ne supportaient plus, notamment,la hantise d´avoir a franchir le barrage, non plus que les traitements de chiens qu´ils enduraient de certains de leurs chefs. il se fit leur avocat et mena la dissidence contre la direction de la W5 en 1959 et 1960.il se placa sous la protection des autorités marocaines; mais il fut finalement livré par elles a l´etat-major général dirigé par boumediene et exécuté. il y eut aussi le capitaine ALNaouchria qui commande une zone en W1, puis en base de l´est/souk ahras. il finit mal: compromis dans le complot lamouri, il fut exécuté en mars 1959; le commandant ALN. abdellah belhouchet (W! – aurés),issu d´une famille de militaire professionnels de l´armée francaise,et deserteur précoce – 1956,qui figura au CNRA.des 1957.compromis dans le complot lamouri,il réussit a s´en sortir, sa carriére ultérieure en fit un pivot du régime issu du coup d´etat militaire de juin 1965. elle le conduisit au conseil de la revolution de boumediene,au commandement de la fondamentale premiére région militaire (algerois) pendant 11 ans, puis, pendant l´agonie du président, a l´interim du ministére de la defense nationale. général en 1984, il devint fin 1986 chef d´etat-major, ce qui lui valut un rôle clé lors des émeutes d´octobre 1988, lors de la succession de boumediene, il céda la place a un collegue ex sous-officier, pourtant de cinq ans son cadet, mais ayant rejoint l´ALN. au lendemain de sa démobilisation de l´armée francaise (debut 1955).le nom de ce dernier était: chadli bendjedid issu des montagnes bordant annaba, il devint officier en W2 puis rattaché a l´etat-major de ghardimaou, en tunisie, il lia son sort a boumediene. pendant quinze ans (2964-1979) il fut commandant de la 2em région militaire (oran) avant d´évincer bouteflika et yahyaoui comme candidat unique a la presidence de la republique. il devint, début 1resdent pendant treize ans.l groupe des officiers DAF, une cinquantaine au total n´occupe guére, si ce n´est épisodiquement, pendant la guerre de 1954-1962, de fonctions de commandement sur le terrain, a quelques exeptions prés. ils étaient suspectés par les moudjahidine d´aprés les mémoires du capitaine DAF. zerguini, le colonel benmostefa benaouda les aurait dénommés les partisans du hizb franca (le parti de la france). peu parmi ces officiers DAF.désertérent d´emblée dans les premiéres années de la guerre,si l´on excepte le commandant idir juillet 1956 et le commandant bencherif juillet 1957,lequel, au surplus, déserta de son unité en cours d´opération en tuant quatorze tirailleurs. quelques autres désertérent en septembre 1957 a la suite de la pétition au président coty de 52 officiers algeriens de l´armée francaise. dans leur famille, certains avaient souffer de la répression de 1945 c´était le cas d´abdelkader rahmani ou de mohamed zerguini la situation de ces officiers algeriens de l´armée francaise était difficile:ils étaient s-officiers francais, mais en même temps ils ressentaient au jour l´humilliation et la discrimination coloniales, nombre d´entre eux furent emprisonnés a la suite de la pétition de septembre 1957. rallier le FLN. fut pour eux une décision finalement logique.mais pour certins,il ne s´agissait rn somme que d´un changement d´affectation dans la mesure ou l´armée,quelle qu´elle fût,était leur seule patrie. cela dit, la trés grande majorité des DAF.ne rejoignirent pas spontanément L´ALN. en mars1958 fut créé a bonn, en llemagne, n organisme dont la mission était de contacter les les s-off algeriens de l´armée francaise servant en allemagne et en france, et de les inciter a déserter en leur promettant une place et une carriére dans L´ALN.supérieures a ce qu´ils pouvaient espérer dans l´armée francaise. les quelques dizaines de s-officiers qui désertérent effectivement le furent donc surtout en avril-juin 1958,puis en 1959.certains étaient de tout jeunes gens qui ne furent pas insensibles aux promesses de carriére: le s/lieutnant khaled nezzar avait en 1958 a peine vingt ans. quelques-uns les plus jeunes ralliérent L´ALN. un eu plus tard, certains pas avant 1961,et d´allemagne ou d´italie, ils rejoignirent la ttunisie een avion.le record fut établiar le futur général fodil cherif, qui n quitta pas l´armée francaise avant 1964. la majorité des DAF. qui s´illustrérent ultérieurement aux postes de commande réel de l´algerie indépendante firent partie de ce groupe de DAF par avion . ils n´avaient jamais été au MTLD.ni jamais été des miilitans de la cause, comme étaient les fonndateurs et les chefs de la revolution. pour la plupart, ils n´avaiient jamais fait de politique, même certains d´entre eux avaient des inclinations – zerguini par exemple se dit dans ses mémoires, sympahisant de L´UDMA. a suivre…




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  • Ferhane
    18 juillet 2011 at 0 h 25 min - Reply

    A ventre-creux
    Merci pour tous ces renseignements que vous nous fournissez.Vous nous donnez un véritable cours sur la période révolutionnaire.Cela dit,vous dites que les déserteurs n’étaient pas nombreux comme le fait d’ailleurs le professeur Brahimi dans son livre  »aux origines de la tragédie algérienne 1954-2000 »(extraits dans google.com).Barhimi faisait partie du groupe de combattants de l’extérieur qui par ailleurs n’étaient pas nombreux aussi.Le général faivre dans son étude  »L’ALN de l’éxtérieur face aux barrages électeiques »(google.com) se basant sur les écrits d’auteurs algériens harbi,Zerguini que vous citez, mentionne que Bourguiba avait limité le nombre d’Algériens de l’ALN extérieure,pouvant stationner en Tunisie, à 2300.Au Maroc, il devait se chiffrer au même nombre aussi.En tout environ 4500,ajoutons les DAf chiffrés à environ 270(vous dites vous-même qu’ils n’étaient pas nombreux).Globalement on a 5000 individus.L’armée des frontières qui rentra en 1962 s’élevait, selon Benyoucef Benkhedda »La crise de 1962 »à 36 000.Si on enlève les 5000 ,il reste 31 000.Étant donné que les frontières étaient, en raison des barrages, électrifiées et mines enfouies sous le sol, infranchissable vers l’Algérie mais aussi de l’Algérie vers le Maroc et la Tunisie,diriez-vous comme le site aristote-algeria.com que la masse d’individus recrutés étaient, au Maroc, d’origine marocaine,(Zerguini parle de recrutement de ruraux au Maroc) et, en Tunisie, d’origine tunisienne.Dans l’article  »49 ans après… »publié dans le Matindz,l’auteur A.K.parle de recrutement auprès des tribus des frontières, donc tribus tunisiennes.
    En un mot, les 31 000 membres de l’Armée des frontières étaient-ils des Marocains et des Tunisiens? Merci




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  • ventre – creux
    18 juillet 2011 at 15 h 36 min - Reply

    @ mr ferhane.ya akhi, oui vous-avez raison je suis d´accord avec vous, mais moi j´ai parlé uniquement des officiers DAF de l´encadrement des wilaya. mais il y a autre chose ce que personne n´a jamais dit: cent mille anciens supplétifs (harki) se sont engagés dans la nouvelle armée (ANP) héritiére de la glorieuse armée de libération nationale (ALN) avec la complicité des colonialistes et des officiers DAF. comme disait le valeureux moudjahid le colonel benmostefa benaouda (hizb-franca) leparti de la france.




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  • Elforkan
    18 juillet 2011 at 16 h 20 min - Reply

    à ventre-creux………..c’est effrayant ! Allah yastar !

    100.000 harkis en 1962..!!!!!!…et puis ajoutons leurs épouses, leurs enfants, n’sabhoum, h’babhoum, djdoud’houm, djedat’houm, 3moum’houm….combien sont-ils aujourd’hui ??
    et le problème c’est qu’ils se sont accaparés les hautes fonctions, les plus stratégiques, puis on vient aujourd’hui se demander pourquoi rien ne va dans notre pays
    Et si l’on ajouterait à cela les harkis potentiels ceux qui sont nés après l’indépendance….il y a de quoi désespérer…..mais jamais on ne désespérera !!

    Allahouma ina na3oudhou bika min chourourihim, wa nadj’3alouka fi nouhourihim ! amin




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  • Macizel
    18 juillet 2011 at 16 h 58 min - Reply

    @Mass Ventre creux & Ferhane, juste un détail qui me parait bizarre sur une note du général Foret que vous pouvez consulter, sur le site http://www.guerredalgerie.fr de Monsieur Viala. « Rubrique Bilans »

    Il parle de 150 000 harkis assassinés par le FLN des frontières, mais le FLN à déclarer qu’il n’a pas tué plus de 10 000. Alors les 140 000 restant ont disparus ou enrôlés dans l’ANP versus Boumedianus. Il y avait pas mal de supplétifs qui ont racheté leur virginité grâce aux deux guerres de 63 en Kabylie et à la frontière Marocaine, vous pouvez trouver des détails de ce coté là. Voila

    Pour les bataillons rentrés des frontières en 62, d’après Maurice Faivre, il y avait 7 bataillons venus du Maroc et 13 de Tunisie. À peu prés 24 à 25 OOO hommes.

    Dire que sur les 140 000 restants, on n’a pas grand chose à part que la France à peut être sorti son jeu favori, en les tuant sur papier, elle a installé son système de l’après guerre.

    150 000 morts je ne suis pas vraiment convaincus par ce chiffre, avancé par Bentoumi en 1963 au journal le monde.

    « Citons aussi une déclaration de Bentoumi au Monde le 3 juin 1963, c’est à dire pendant que la croix rouge cherchait les harkis; il explique la volonté de vengeance contre « des criminels impunis…Ceux qui sont en prison sont presque tous des opposants au régime…il faut d’abord les désintoxiquer…nous ne voulons pas les remettre à la France, parce que nous ne pouvons pas accepter une saignée de 500 à 600.000 personnes. »

    La France n’a t’elle pas intérêt à tuer tous les Supplétifs sur papier restés en Algérie pour mieux assoir son Gaullisme post indépendance

    À méditer

    Macizel




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  • Aristote-algeria
    18 juillet 2011 at 16 h 59 min - Reply

    Cher ami Ventre-creux:
    Je vois que Mr.ferhane a cité mon site.Une coincidence incroyable mais en lui répondant vous apportez le dernière touche à l’étude sur laquelle je travaille.Les groupements composant l’armée des frontières avant 1962 et après 1962.J’ai déterminé les groupes suivants:
    Avant 1962:
    -Les membres de l’ALN extérieur(Tunisie et Maroc):environ 4500
    -Les Déserteurs de l’armée française(DAF):270
    -Les Marocains et Tunsiens:31 000
    **Après 1962:intégration sur le territoire algérien
    -Des membres de l’ALN des willayas:vous donnez dans vos textes 9000
    -De la force locale:le nombre fixé à 40 000 par les accords d’Évian qui préconisaient leur recrutement parmi les supplétifs(harkis).mais bien sûr, on peut supposer que, quand à partir de 1963 le régime s’est stabilisé, le nombre a été augementé.Un an après son installation à Alger, l’ANP comprenait 130 000 soldats(cité par Ait ali Boubekeur,article sur l’armée algérienne dans le LQA), probablement en grande partie des harkis.Mr.Brahimi dans son étude’,aux origines de la tragédie algérienne,1954-2000 »parlait de prise de pouvoir par le Hizb frança en 1988 par le trio des généraux Larbi Belkheir,Mohamed Lamari et khaled Nezzar.on ne peut pas comprendre comment cela a pu se réaliser si on n’a pas à l’esprit que la base de l’ANP, en cette période-là, était formée d’ex-harkis, majoritaires, qui leur était fidèle.Cela élimine comme pouvoir potentiel, les catégories qu’on a citées:Les membres du FLN et de l’ALN de l’extérieur d’un côté,et les membres de l’ALN des willayas de l’autre, et donne à penser que les mercenaires marocains et Tunisiens ont très peu de pouvoir.Bouteflika, Ould Kablia, Bensaad, des Marocains, ainsi bien sûr que la base militaire marocaine et tunisienne rentrée en 1962, ajourd’hui algériannisée, sont aux ordres du  »Hizb frança ».Cher ami, je dois publier mon étude sur mon site et votre réponse constitue pour moi un élément à mettre en valeur.J’aurais besoin si possible de la référence que vous avancez,Le colonel Benmostafa benaouda,à savoir le titre de son livre ou article.Merci infiniment
    Aristote-algeria.com




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  • bouzid
    18 juillet 2011 at 17 h 12 min - Reply

    cet article cite seulement deux ans d’éxistance entre l’axe ben bella et boumidiène, mais, l’auteur du texte doit nous décrire la suite,notamment quad boumediènne crains que ben bella vendait l’algérie aux francais, a 1 euro symbôlique, cela il va de soi, le coup d’état de 65 et le revoie de ben bella en suisse ainsi il rejeounait ait ahmed « ces deux personnage adorent la marche » par la suite tout le monde le sait boumediènne a eu a faire a une population analphabète, dés lors il a dû nationaliser Sonatrach, et construire des universités et des écoles la suite on l’a connu.
    Cordialement bouzid




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  • Elforkan
    18 juillet 2011 at 17 h 25 min - Reply

    à travers l’article et les informations contenues dans certains commentaires , on pourrait facilement résumer notre histoire en deux phrases :
    « Dans les révolutions, il y a deux sortes de gens : ceux qui les font et ceux qui en profitent. Napoléon Bonaparte »
    ………….et pour profiter de la révolution…..il faut surtout pas jouer aux héros et le surtout du surtout ne demander pas à Dieu le privilège de mourir en martyr !!!! il faut être vivant,le jour J, jour de la gloire, et bien vivant et surtout intact, ni estropié , ni aveugle et savoir lire et écrire ou à défaut faire semblant….sinon dites seulement, en français, parisien : salut ! bonjour !et la santé! comment va ! et vous êtes une grande quelque chose…..à l’époque …!!!!




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  • ventre – creux
    18 juillet 2011 at 17 h 46 min - Reply

    les DAF. la suite: certains parmis les DAF.étaient des saint cyriens,voire des aviateurs sortis de salon-de-provence,ou ils sortaient de l´école militaire de cherchel.mais nombre des DAF,provenaient de grande familles,ou de familles qui avaient des fonctions d´autorité sous la colonisation. (byya3a). plus rarement,ils étaient des fils de sous-officiers de l´armée francaise (khled nezzar) ou les jeunes gens de familles citadines modestes, (mohamed zerguini). assez souvent,c´étaient des jeunes gens qui connaissaient de médiocres succés dans leurs études, et qui étaient placés pour cela par les autorités colonialistes dans les écoles de fils de chefs comme L´E.E.O.I.A.T. de bousaada,ou a l´école d´enfants de troupe de koléa,ou,aprés la dissolution de EEOIAT. en 1945, l´écople des cadres de cherchel,depuis toujours,le pouvoir criminel colonial s´était efforcé de s´assurer la fidélité des familles (byyaea) en donnant a leur rejetons des sinécures qui lui permissent en même temps de les surveiller, la plupart des DAF. ne connurent guére le feu,ils purent croire,déja,leur heure arrivé lorsque idir fut chef de cabinet du ministre des forces armées krim belkacem (1958-1959) ils furent emloyés aux fins d´encadrer les troupes des frontieres en proie a l´iqlimiyya (régionalisme) et a la désobéissance.en fait,ils furent surtout utilisés a partir de 1960 a des fonctions techniques,notamment l´encadrement des recrues et a leur entaînement dans des camps militaires de tunisie et du maroc. mais, si aucun d´entre eux ne figura au CNRA.a une exception prés celle du commandant ahmed bencherif, ils furent dans la coulisse, dûment maniés et utilisés par boumediene comme vivier de réserve et d´avenir,de même que d´autres officiersDAF issue des académies militaires arabes du mechrek a partir de 1957. début 1960,zerguini fut chargé du bureau d´études et opérationnel de L´EMG. et, lors du bras de fer qui opposa en juillet 1961 L´EMG, au GPRA., et qui provqua ne fausse démission médiatqe de l´etat-major,ce fut zerguini qui recut de boumediene la responsabilité militaire de l´organisme intérimaire qui prit un temps le relais de L´EMG. parmi les DAF.,on trouve en effet plusieurs personnalités qui sont encore dans l´ombre de L´EMG, et de boumediene en 1962,maisqui sont promises a un bel avenir. parmi la cinquantaine d´officiers francais qui ont été recensés,on trouve au minimum une vingtaine de personalités qui parvirent ultérieurement aux plus hautes charges a partir de la présidence de boumediene, du dernier tiers du XXem siécle: sans compter bencherif déja mentionné, qu´on pense a said ait messaoudane, aux alahoum-abdelmadjid et mohamed-, a moulay abdelkader chabou,a mostefa cheloufi,a mohamed zerguini,et plus encore, aprés 1992,a larbi belkheir,a benabbes ghziel,a abdelmalek guenaizia,a mohamed lamari,a khaled nezzar, a la fin du XXem siecle tous colonels ou generaux,et dont la notoriété a dépassé les frontiéres de l´algerie et franchi la méditerranée. tous se sentent la capacité de commander ils viennent pour la plupart de familles habituées au commandement.




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  • Elforkan
    18 juillet 2011 at 18 h 54 min - Reply

    « tous se sentent la capacité de commander ils viennent pour la plupart de familles habituées au commandement. »

    Des familles algériennes habituées au commandement « ????
    Premières nouvelles ! des familles algériennes qui courbaient l’échine devant Marcel le colon ( et plus que ça !), sont habituées au commandement????????? vous voulez peut être dire habituées à la soumission, c’est plus juste, lorsqu’on sait à quelles conditions l’armée française acceptait un algérien dans ses rangs !!!!
    Un véritable algérien, HOMME, patriote et digne ne servirait jamais l’armée française, ne serait-ce….une seconde !!




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  • ventre – creux
    18 juillet 2011 at 21 h 08 min - Reply

    @ mr, elforkan, ya akhi ilik tefhemni. les DAF. viennent de familles habituées au commandement,cad les familles (byyaea) kaydale, bachagha comme le traitre bachagha boualem sid ahmed djillali de chelif (mon pays la france) et le richissime féodal le bachagha abbou azziz bengana dont l´un de des ancêtres,traitre a ses fréres,avait offert au général de galbois un plein baril d´oreilles de moudjahidine a la domination colonialiste ce qui lui valut de la part de louis-philippe une récompense cinquante mille francs de l´époque et la légion du deshonneur. ect…,




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  • fhamtelmeqsoud
    18 juillet 2011 at 22 h 19 min - Reply

    @ventre creux
    Monsieur Aristote-algéria vous a interpellé « j’aurais besoin si possible de la référence que vous avancez,Le colonel Benmostafa benaouda,à savoir le titre de son livre ou article.Merci infiniment » et vous avez esquivé le débat.
    L’Histoire se partage et il n’y a pas d’honneur à cacher des références bibliographiques à moins que vous cultivez un égocentrisme comme ceux qui nous dirigent. Dans ce cas on restera sur notre faim.




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  • radjef said
    18 juillet 2011 at 22 h 28 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Le premier novembre 1954, les événements qui l’ont précédé et ce qui s’est passé avec l’arrivée de De Gaule aux plus hautes destinées de la France au printemps 1958, marquent les limites culturelles et intellectuelles du mouvement nationaliste algérien. Sans le premier novembre 1954, nous n’aurions jamais connu des dirigeants narcissiques, pervers, sadiques et ignorants. Il appartient désormais aux universitaires, tout particulièrement aux sociologues, aux journalistes et aux historiens d’assumer pleinement avec courage et noblesse leur devoir intellectuel et de cesser d’être les prostituées d’un ordre totalitaire et primitif. Il appartient également aux dirigeants de l’opposition, si toutefois il y en a dans notre pays, de rompre avec ce discours patrioticard aux odeurs d’un nationalisme chiant et dégradent. Ils doivent comprendre une bonne fois que la vraie Algérie n’est nullement dans le régime des généraux et de l’opposition actuelle. Je m’excuse auprès de H Ait Ahmed et de S Hadjres pour cette intervention.




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  • Aristote-algeria
    18 juillet 2011 at 22 h 56 min - Reply

    A Fhametelmeksoud:Merci de rappeler ce point à ventre-creux.Notre ami Macizel a donné des détails dans son commentaires à ce sujet.Les accords d’Évian ont imposé le recrutement de 40000 membres dans le cadre de la forve locale et l’intégration des supplétifs(harkis).Quoi qu’il en soit,le développement sur les DAF de Mr.ventre-creux est un aspect étudié par Abdlehamid Brahimi, ex.ministre de Chadli( »aux origines de la tragédie algérienne 1958-2000,google.com).Le chiffre de 130 000 harkis avancé par ventre-creux est plausible car après son installation à Alger, l’ANP a élargi le recrutement pour briser le soulèvement en Kabylie mais aussi pour réagir face au Maroc(guerre des sables).Cependant l’évolution historique de 1956 à 2000, la plus incroyable est le double mouvement qui a eu lieu:Déclin des membres de l’ALN extérieur et ascension des DAF, que j’ai développé dans mon site:www.aristote-algeria.com-Texte 32:Déclin des Membres de l’ALN extérieur et ascension des déserteurs de l’Armée française
    Cordialement




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  • ventre – creux
    19 juillet 2011 at 0 h 45 min - Reply

    @ aristote algeria. au sujet du colonel bemostefa benaouda amar, je vous recommande le livre de gilbert meynier, (histoire interieure du FLN 1954-1962) (aux éditions fayard 814 pages) amicalement.




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  • Elforkan
    19 juillet 2011 at 10 h 30 min - Reply

    @monsieur ventre-creux

    Merci de vos explications !
    el mouhim c’est que France est la cause de tous nos malheurs…..il faut s’en prendre à la maman et non à ses enfants !!!!




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  • Mitidja
    19 juillet 2011 at 18 h 16 min - Reply

    Le grand problème avec ces généraux (Belkheir,Mohamed Lamari,Khaled Nezzar) et non pas d’avoir été dans l’armée francaise.Et pour cause,ils ont déserté,un signe de patriotisme que Boumedienne leur a reconnu en les intégrant dans l’armée des frontières.Le reproche qu’on peur leur faire et de bloquer toute avancée démocratique en Algérie et leur participation dans les massacres des années 90(Lire les généraux et le GIA,A.Sayah,google.com).Dans ce dernier cas,leurs agissements ne peuvent etre attribués à leurs origines de DAf, car le général Smain Lamari responsable du DRS à l’époque et coordonnateur des massacres et de la répression venait de la willaya 4.En 1961,il était aux cotés de Youcef Khatib, colonel de cette willaya et ensuite il a été envoyé en URSS apprendre les techniques de manipulation et comment torturer un individu.Qu’en pensez-vous Mr.ventre-creux?




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  • fhamtelmeqsoud
    19 juillet 2011 at 18 h 35 min - Reply

    @El forkan,
    Mais bien sûr et dis le à tes enfants, l’ennemi du vaillant Peuple algérien c’est le général de haut vol qui a remis les clés de l’indépendance entre les mains des maroco-tunisiens, amis de la France. D’ailleurs le film projeté sur antenne 2 sur sa vie a montré le dilemme qui s’est posé à lui en 1958, il fallait choisir entre la France et l’Algérie, et il a dit je préfère sacrifier l’Algérie. Mais ce qu’il n’a pas dit c’est les amis de la France (le sinistre clan d’Oujda) qu’il préparait pour prendre le pouvoir en Algérie. Ainsi la France avait ses amis de la France pouvait dictait sa politique à distance. Dis le à tes enfants, notre ennemi principal c’est la France. Mais il faut s’en prendre à nous, le pouvoir actuel ne tient que les hommes serviles (les pseudo-intellectuels) qui exercent dans ses rouages pour faire tourner la machine tyrannique. On trouve de tout à l’intérieur,pour l’amour des privilèges, des algérois, des kabyles, des chaouis, des sahariens, des oranais, tous de service, dans eux ils ne tiendra pas un seul instant.Les dès ont été pipés en 1962.
    Le clan finira par connaître sa chute, mais quand et comment, l’Histoire nous l’apprendra Inchallah.

    ============================
    Je crois qu’il est important de préciser qu’il ne s’agit pas de nos voisins et frères marocains et tunisiens avec lesquels nous n’avons aucun problème, mais de nos planqués Algériens en Tunisie (Ghardimaou) et au Maroc (Oujda).
    Salah-Eddine




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  • Elforkan
    19 juillet 2011 at 20 h 40 min - Reply

    @ fhemnaelmaqsoud

    Oui je le dirai à mes enfants; je leur dirai que s’il y a à choisir entre crever de faims ou vivre en traitre, il vaut mieux crever de faim .

    Je leur dirai surtout, soyez des Hommes dans cette vie ,ne compter que sur vous même et sur Dieu et ne faites jamais comme ceux qui comptent sur leurs grades ou hautes fonction, ceux-la sont semblables à l’araignée qui a pris comme abri une toile, alors que la toile d’araignée est le plus fragile des abri .

    Il faut qu’on le dise à nos enfants………mais par les actes !




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  • macizel
    19 juillet 2011 at 22 h 07 min - Reply

    @ EL FORKAN: Nuance mon frére, concernant le fil d’araignée, vous faites erreur, les études en cours pour la production du fil d’araignée a base du lait de chévre, montre que le fil d’araignée est plus resistant que le Kevlar en comparaison avec le diamtére du fil.
    Voir le lien : http://archives.arte.tv/hebdo/archimed/20010731/ftext/sujet2.html
    Mais sachez bien une chose que le peuple Algérien finira par vaincre le signe Indien. Tot ou tard, nos enfants vont connaitre la joie.
    Pas sans sacrifices, et surtout arrêtons de tirer à chaque fois en direction de la France, La France, mais arrêtez messieurs, je pense que l’Algérie à signer les acoords d’Evian, qu’est cequ’elle vient faire ici la France dans la gestion interne du bled. Moi je trouve logique que les Français continus à utiliser leurs relais pour maintenir intacte leurs interets au bled? je ne vois pas comment reposnsabiliser la France dans le malheur de l’Algérie.
    Certes il y aura des gens gens qui vont se dire que les Français controlent tout en Algérie. Yal Khaoua arrêtons de trouver un bouc émissaire en la France, si quelqu’un pourra m’expliquer comment une direction d’une compagnie de transport aérien ne pouvais s’assoir à table pour trouver des solutions à une augmentation de salaire, je ne vois pas ce que la France en quoi, elle est responsable.
    Des projets d’autoraute confiés au chinois et aux japonais, corruption à grande échelle, je ne vois pas ce que vient faire la France ici. etec,… Mais non le problème est en nous, La France travaille avec tous les pays de la planête, donc si la France qui sabote le vietnam, la gréce, le portugal, le luxembourg, mais sachez messeirus dames que , quand on est colonisé dans la tête, difficile de penser soit même, on pense avec les autres. La France n’est plus responsable du désastre d’un pays 50 ans aprés l’indépendance. Même je peux accuser CESAR le Romain du sous devellopement de l’Afrique du nord; nous sommes un pays de chameaux et de dromadaires et moi le premier.

    Macizel




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  • Elforkan
    19 juillet 2011 at 23 h 04 min - Reply

    @ Macizel

    « je ne vois pas comment reposnsabiliser la France dans le malheur de l’Algérie. »….je ne dis pas qu’on n’a pas une part de responsabilité, mais,…

    Lorsqu’un VIRUS est dans notre corps pendant 132ans, et puis qu’on arrive à l’éradiquer (en 1962), on n’est pas guéri sur le coup, il nous faut une période de convalescence d’au moins 50ans pour pouvoir retrouver un peu nos forces……….mais on sera jamais comme avant (avant 1835), lorsque notre corps était sain…
    Quant à l’araignée,son abri est cité dans une parabole du Coran comme étant le plus fragile des abris, même si le fil de la toile est solide (d’après vous), ça n’empêche que la toile en elle-même est très fragile ………moubarak,les fils de sa toile (sa sécurité, ses baltadjis, ses complices, les sionistes..) étaient très solides, mais le tout (la toile= son pouvoir) était très fragile, la preuve une petite révolution et adieu la toile…..aux fils plus solides que l’acier ( ou le kevlar, comme vous dites) !!




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  • Afif
    19 juillet 2011 at 23 h 14 min - Reply

    @ Bouzid :

    J’ai repris votre dernier post intégralement ci-après :

    « cet article cite seulement deux ans d’éxistance entre l’axe ben bella et boumidiène, mais, l’auteur du texte doit nous décrire la suite,notamment quad boumediènne crains que ben bella vendait l’algérie aux francais, a 1 euro symbôlique, cela il va de soi, le coup d’état de 65 et le revoie de ben bella en suisse ainsi il rejeounait ait ahmed « ces deux personnage adorent la marche » par la suite tout le monde le sait boumediènne a eu a faire a une population analphabète, dés lors il a dû nationaliser Sonatrach, et construire des universités et des écoles la suite on l’a connu. »

    Je n’ai rien compris à ce que vous dites. Je vous prie de bien vouloir clarifier si possible.




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  • Afif
    19 juillet 2011 at 23 h 22 min - Reply

    @ Boubekeur :

    Il me semble que je n’ai pas réussi à vous convaincre que les six rescapés de Novembre, je les cite encore une fois pour ne laisser aucun doute, et ce dans l’ordre de leur responsabilité au niveau du GPRA, à savoir les trois Vice-Présidents Ben Bella, Boudiaf, Krim Belkacem et les ministres d’état Khider, Aït Ahmed et Bitat, sont solidairement responsables de la confiscation du pouvoir au profit d’une oligarchie et au détriment de la souveraineté du peuple qui, par ses sacrifices inouis, a non seulement porté à bout de bras l’ALN et le FLN, mais aussi n’a pas abandonné la lutte malgré les erreurs et les injustices commises par certains responsables à l’intérieur et à l’extérieur des frontières.

    Les six sont solidairement responsables, il ne faut pas se focaliser sur l’un d’entre eux, c’est une grave erreur : je le dis alors que deux d’entre eux sont vivants. C’est leur inimitié qui nous a mis dans la poisse. On ne prend pas la responsabilité d’une révolution sans savoir à qui remettre les clés à la fin et se chamaillant alors que le destin de tout un peuple est en jeu.




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  • Macizel
    20 juillet 2011 at 9 h 51 min - Reply

    @ELFORKAN:
    Vous écrivez :
    « Il nous faut une période de convalescence d’au moins 50ans pour pouvoir retrouver un peu nos forces »….Vous savez mieux que moi, L’Allemagne après la deuxième guerre mondiale a mis 5 ans pour atteindre la vitesse de croisière pour son économie, elle a même refuser le plan Marshall par la suite. Dire L’Algérie 50 ans après, est toujours convalescente je ne vous suis pas.

    Vous écrivez aussi :

    « Mais on sera jamais comme avant (avant 1835), lorsque notre corps était sain». Vous savez aussi mieux que moi que la période Ottoman en Algérie est la pire période colonialiste sur le plan économique et culturel. Rare sont les livres écris durant cette période, ou sont les Ibn Khladun, Roudh El Kertas, des siècles d’avant. Economie à l’agonie, les turcs était l’image de ce pouvoir actuel. Je ne dirais pas plus.

    Vous écrivez aussi:
    « Quant à l’araignée, son abri est cité dans une parabole du Coran comme étant le plus fragile des abris »
    Vous avez oublié que le prophète (QSSL) a été sauver de la mort par une toile d’araignée justement, j’ai compris votre insinuation !

    Le mal est en nous à mon frère, barakat, les critiques envers la France, elle a fait ce qu’elle a fait, elle a divisé, détruit le peuple Algérien mais 50 ans après, je suis désolé, c’est à nous de relever le défi, sinon je vous donne deux exemples sur le peuple Algérien;

    La Propreté et la nature.

    Vous connaissez mieux que moi l’islam, deux versets ou hadiths qui contredisent le comportement des Algériens, je ne rentre pas dans les détails; « la propreté est une croyance », et « planter un arbre une heure avant de mourir, vous garantie le paradis » .

    Deux points que les Algériens ne peuvent appliquer, il ne suffit pas de citer les versets de l’islam, son application demeure une problématique chez les musulmans comme nous.

    Alors, arrêtons de voir ailleurs, la faute est toujours de l’autre et nous ou on est de notre devoir envers l’Algérie.

    Respectueusement

    Macizel




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  • si said
    20 juillet 2011 at 10 h 07 min - Reply

    Confondons pas! Si Boumediène appartenait a un Clans comme c’est cité en haut « oujad-ghardimou » Pourquoi alors ait placé son 1èr homme de confiance d’origine kabyle « Kasdi marbah »???!….




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  • Elforkan
    20 juillet 2011 at 11 h 42 min - Reply

    @Macizel
    Mon cher frère entièrement d’accord avec ce que vous dite sauf pour le « Vous connaissez mieux que moi l’islam », wallah walou,connaitre sans faire de bonnes œuvres , sans être utile, ça sert absolu à rien, on connait peu mais on parle trop, comme disait notre Prophète :
    اذا اراد الله بقوم شرا رزقهم الجدل وقلة العمل
    ( trop polémiquer, et travailler peu) .

    Enfin, j’aimerai dire que nous sommes un peu déçu parce que notre peuple a tout les moyens intellectuels et moraux pour se hisser plus haut que les autres peuples de l’occident; je n’exagère pas en disant que nous avons des qualités que ni le peuple français, ni le suédois, ni l’américain etc.. n’a : Faites semblant d’avoir un malaise dans la rue et tous accourront pour vous porter secours; taper à une porte demandez leur de l’eau à boire, ils vous donneront du jus ….wallahi, il y a des gens intègres, bons, honnêtes, de très hautes qualités que ça soit dans l’armée, la gendarmerie, la police, le peuple et même parmi les hauts responsables….seulement nous , dans notre excès de colère,on leur en veut, on leur en veut beaucoup parce qu’ils sont capables de mieux faire, ils ont les moyens et les qualités.
    Je ne terminerai pas sans citer le hadith qui dit  »

    « Celui qui dit : les gens sont perdus ! Sera le pire des perdants. Et celui qui dit : les gens ont péris ! Sera dans le pire péril. »

    Je peux être certain qu’en Algérie, il n’ y aura ni révolte, ni révolution, ni fitna…..il n’ y aura que du changement, et un bon changement, bénéfique à tous (inchallah !
    Cordialement…wa es’salamou aleikoum.




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  • aristote-algeria
    20 juillet 2011 at 11 h 56 min - Reply

    A Macizel:Vous dites »les turcs étaient l’image de ce pouvoir actuel ».Vous ne pouvez pas si bien dire.Le pouvoir actuel est en train d’organiser l’Algérie selon le principe de la régionalisation adoptée par les Turcs et qui leur a permis de régner pendant trois siècles.Cette régionalisation ancre les populations dans leur région et les désensibilise par ce qui se passe dans les autres régions.Cette régionalisation a commencé très tôt dans les années 60.Ella a donné des résultats pour le pouvoir:Il y’a eu, selon Salah Eddine Sidhoum(Chronologie des massacres,1992-2000, algeria-watch.org), 243 massacres dans l’Algérois sur 300 et il n’y a eu aucune réaction dans les autres régions,notamment en Kabylie qui est une région proche de l’Algérois.Lire mes études:
    Texte 29:L’Algérie-centre divisée :Les Kabyles  »embouteillés » par le clan d’Oujda et Bouteflika
    Texte 28:Alger,l’Algérois et le clan d’oujda:vers la disparition des Algérois de souche
    Texte 27:L’arabo-islamisme du clan d’Oujda: une idéologie qui vise à effacer l’histoire de la révolution algérienne
    Site:aristote-algeria.com




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  • ventre – creux
    20 juillet 2011 at 13 h 27 min - Reply

    @ mr. metidja. ces DAF (zaré3a mora) (ouled el hram)ces ex officiers de (hizb franca)qui n´ont déserté que dans les derniers mois de la guerre de libération nationale, et qui n´ont apporté a l´algerie que la destruction et le malheur.




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  • ventre – creux
    20 juillet 2011 at 14 h 30 min - Reply

    @ mr si said, qui vous a dit kasdi merbah, d´origine kabyle (algerien) d´aprés le colonel ait hamlat kasdi merbah de son vrai nom khalef vien de sidi yakhlef de marrakech maroc cad originaire du maroc. merci




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  • Boubekeur
    20 juillet 2011 at 16 h 20 min - Reply

    A si Afif!
    J’ai compris votre désormais démarche. Vous voulez me convaincre de ce que, vous, vous pensez être juste. Encore une fois, je suis désolé pour la divergence de nos démarches. Et pourtant, une démarche scientifique doit consister à étudier les faits et non pas imposer, d’une façon ou d’une autre, un point de vue. Toutefois, je tiens à vous remercier pour l’intérêt que vous avez donné à mon texte.
    Quant à Si Said, je tiens juste à vous dire que Boumediene ne tenait pas compte de la provenance des hommes pouvant servir son ambition. Kasdi Merbah, bien qu’il ait été né de parents Kabyles, ne représentait pas la Kabylie. De mon point de vue, le pouvoir en Algérie ne doit pas être réparti selon les régions, mais détenu par celui qui représente la majorité des Algériens.




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  • Mitidja
    20 juillet 2011 at 16 h 24 min - Reply

    A Ventre-creux:
    Je vous pose la question suivante:Krim Belkacem et Khider ont été exécuté sous Boumedienne.Ce dernier a signé leur acte de condamnation.Selon vous,est-il lui aussi Oulid lehram par qui le malheur a débuté en algérie?
    Cordialement




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  • ventre – creux
    20 juillet 2011 at 16 h 35 min - Reply

    le clash et la débacle du CNRA. au lieu de laisser se poursuivre les sopndages pour tenter malgré tout d´arriver a un compromis,le congrés se réunit a nouveau le 4 juin 1962 en séance pléniére. il attaqua d´emblée une discussion tendue,ce fut le clash. un incident violent éclata a propos du colonel de la W1, tahar zbiri qui contrairement au réglement,ne disposait pas de procuration écrites de trois membres absents de son conseil de WILAYA,ben bella qui était a l´affût de clientéles a engranger dans la W1 et ailleurs,soutint zbiri, déterminé a faire comptabiliser malgré tous les voix des absents.au nom de la légalité,benkhedda s´y opposa benblla intervint violemment pour soutenir zbiri en reprochant au chef du gouvernement de briser la solidarité gouvernementale .il menaca le digne le pieux president du GPRA benyoucef benkhedda. de lui enlever publiquement le pontalon (reda malek l´algerie a l´independance reste évasif sur les injures grossiéres qui lui fuent adressées) craignant sans doute de faire monter la tension,le president des débats,mohamed seghier benyahia refusa de donner la parole au président du GPRA. pour lui permettre de répondre a son tour,le colonel de la W2 salah boubnider (saout el-arab),aurait menacé de décolluter ben bella,(d´aprés l´été de la discorde; d´aprés mohamed harbi fln mirage et réalité, p.343 :boubnider aurait dit a ben bella je vais te b….,)le segment dirigeant de la W2,avait toujours était trés réservé a l´encontre des manoeuvres de l´état-mojor,hors de lui,lakhdar ben tobbal accusa ben bella de semer la discorde par ses manigances.a la suite d´une furieuse philippique,ali mendjli, les partisans de ben bella et de boumediene invectivérent en choeur les ministres,aprés le clash du 5 juin, aiguillonnée par la fiévre montante des appétits de pouvoir et la valse des horizons verbaux, la tension monta tant, et le brouhaha devint tel, que le CNRA, renonca a poursuivre ses débats. ben bella quitta la réunion.benyahia leva la séance.ce fut la derniére.contrairement a ce qui put être allégué, ce blocage n´était pas une fatalité:il y avait 69 membres présent ou représentés; c´était bien plus qu´il n´en fallait pour reprendre les travaux. or,deux jours se passérent dans le délitement,l´anxiété et les conciliabules.pendant deux jours, diverses formules furent envisagées pour sortir de l´impasse.aucune ne prévalut.alors pourquoi benbella provoqu-t-il l´esclandre qui bloqua la situation? sauf conclure a un simple cas d´acrimonie colérique, ne fut-ce pas pour éviter un vote dans lequel il aurait pu être battu au regard des statuts? et ses adversaires ne furent-ils pas eux-mêmes heureux de l´incident qui l´empêchait d´avoir a violer la légalité avec le cncours de L´EMG.? mohamed harbi pense que benbella était l´homme a abattre a cause de ses idées.sauf a surévaluer ce qui relevait de son populisme démonstratif, et a tenir pour des idées au réelle habileté tactique, on en doutera: on en doutera:on ne voit guére en quoi ses idées politiquee, si idées il y eut, différaient fondamentalement de celles de la majorité des membres du CNRA. ce que redoutaient le president du GPRS; ET SES AMIS POLITIQUES; c´étaient ses ambitions de pouvoir, ce que bennkhedda réume dans le terme de bonapartisme. a suivre…




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  • Adel
    20 juillet 2011 at 17 h 05 min - Reply

    @Afif

    Bonjour,

    La foire d’empoigne qui se déclencha durant l’été 62 laisse perplexe, en effet. Comment se fait-il que des militants aguerris ayant passé de longues années dans le même parti, avant 54, en soient arrivés à diverger à ce point sur la manière de gouverner le pays, une fois l’indépendance venue? Faiblesse de la formation idéologique? Inaptitude au dialogue et à la concertation?

    Le fait est que les militaires de l’armée des frontières ont profité de ces dissensions pour assoir leur pouvoir.

    Ce trait de caractère jusqu’au-boutiste, nous voyons les dégâts qu’il occasionne aujourd’hui dans tout le monde arabe. Kadhafi, Assad et Saleh sont prêts à détruire leurs pays plutôt que de céder et de s’engager sur la voie du véritable dialogue sincère et sans arrière-pensée avec l’opposition, pour le bien du pays.

    C’est, je crois, une qualité essentielle de l’homme/femme politique moderne de savoir céder et se retirer à temps. Les Occidentaux, ainsi que les Japonais, ont compris cela, au moins depuis la seconde guerre mondiale.

    Un chef d’État peut-il encore diriger son pays au 21ème siècle lorsque de vastes régions s’insurgent contre lui et lui demandent de partir? Tout être humain doué de bon sens s’en irait afin d’épargner à son peuple des souffrances inutiles. Mais Kadhafi, Assad et Saleh en sont encore au mode de gouvernement despotique des sultans : « Plutôt la ruine du pays que la perte du koursi » est leur devise commune.

    Cet entêtement suicidaire à se considérer comme seul détenteur de la vérité et de la légitimité, n’est-il pas à l’origine de tous nos déboires?

    Cordialement




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  • Mustapha Sari
    20 juillet 2011 at 17 h 27 min - Reply

    la faute que certains Algeriens persistent a repeter: c’est de croire aux discours politics et mensongers des psoeudopresidents qui on geré le pays d’une main maladroite et abusive depuis l’independance jusqu’a aujourd’hui. personne n’a pensé ou pense a ce people qui depuis des decennies soufre en silence malgre les quelques soulevements qui n’ont apporté que violences et desolations, vu les represailles et les crimes commis par ces dictateurs a travers l’histoire de l’apres guerre. on peut comparer certains de ces crimes et violences aux crimes du colonnialisme francais. Aujourd’hui le peuple en a assez de ces comportements machiaveliques et de cette hypocrisie inouie qui qui continue de peser lourd sur notre avenir, L’Algerie ne verra jamais la lumiere de la liberte tant que cette generation de politiciens reste accrochée au pouvoir car la corruption,la soif de gouverner, l’esprit dictatorial est ancré au profond d’eux memes. cette generation qui gouverne le pays aujourd’hui n’a jamais connu ce que signifie une gouvernance sage objective, leur but c’est de regner sans foi ni loi la solution de tout ca c’est de leur declarer une revolution pacifique qui doit paralyser toutes leurs actions et leurs contre-attaques pour cela toute la population doit etre prete et vigilante à commencer par la jeunesse.




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  • ventre – creux
    20 juillet 2011 at 19 h 49 min - Reply

    @ metitdja. ya akhi. tous ceux qui ont plongé l´algerie dans le malheur. sont des ouled ahram. et tous sont les héritiers directs de ceux qui ont confisqué notre réolution,ceux qui ont tué ses véritable héros comme chaabani,abbane,khiter,krim belkacem ect la liste est longue. comme disait el marhoum farhat abbes l´independance confisqué???.




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  • Elforkan
    20 juillet 2011 at 20 h 50 min - Reply

    à moins d’un miracle divin !!!!!

    * Si tu fais grève, ils s’en fichent,tu ne fais qu’immobiliser les moyens de production de ton propre pain,eux, ils ont déposé outre-méditerranéenne assez d’argent, de quoi vivre eux et leurs proches milles ans .
    *Si tu utilise la violence pour faire un changement, ils t’écraseront toi et tes enfants sur leur tanks
    *Si tu ne fais rien,c’est tant mieux pour eux, ils continueront à te voler.
    *Si tu dénonces leur maffioserie, ils s’en fichent, ils sont sans foi, ni loi, ni dignité, ni honneur, ni pudeur….et si tu n’as pas de pudeur fait ce que bon te semble, disait notre Prophète.
    Je crois que s’il y aurait un changement, il ne viendrait pas d’en bas, mais d’en haut, pas d’en haut(d’eux-même), mais d’en HAUT, du Tout Puissant,…sinon, je ne voit vraiment pas comment les choses vont changer chez nous !!
    hasbouna Allah!!!




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  • Elforkan
    20 juillet 2011 at 21 h 23 min - Reply

    …il y a encore des personnes qui parlent encore de Boumédienne !! c’est incroyable ! c’est qui ce boumédienne ? un Prophète ? un compagnon du Prophète ? un martyr de la révolution ? c’est lui qui a découvert la loi de la relativité ? Un mathématicien ? quelqu’un qui passe la nuit à errer de quartier en quartier pour voir ceux qui sont dans le besoin ?? quelqu’un qui a fait un acte de bravoure ? il a libéré Elqods ? quelqu’un qui ne fait ses besoins (hachakoum) !!????
    NON! rien de tout cela ! alors qui est-ce ?? Wallahi, je ne sais qui est ce boumédienne, et je ne sais pourquoi les gens (certains) le vénèrent; dites nous au moins les raisons, peut être, qu’on va le vénérer !!!
    ………je commence à comprendre pourquoi les français sont entrés chez nous en 1830, avec une facilité, qu’ils ne s’imaginaient même pas et pourquoi …




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  • ventre – creux
    20 juillet 2011 at 22 h 27 min - Reply

    @ mr,elforkane ya akhi, boumediene, EMG,ben bella, et la double trahison des « marocains » qui gouvernent l´algerie comme les zerhouni,hassan bendjelti, les khalef ect…, ils sont la cause de tous nos malheurs. si un humain n´est pas capable de percevoir la douleur d´un autre il serait justifier de lui retirer sa qualité d´homme. merci.




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  • Mitidja
    20 juillet 2011 at 22 h 49 min - Reply

    (Extrait: »Les généraux et le GIA »Abdelkader Sayah(Ex:membre de la sécurité militaire en exil.google.com)
    …Le cabinet noir dirigé par Larbi Belkheir, « éliminait » méthodiquement et sournoisement tous les anciens chefs de l’ALN. L’été
    1990 aura été un été décisif pour les fossoyeurs de l’Algérie, incarnés par les « déserteurs de
    l’armée française » qui ont réussi la gageure de mettre à la retraite les Mohamed Alleg, Mohamed
    Atailia, Abdallah Belhouchet, El Hachemi Hadjeres, Hachichi Zine El Abidine, Abdelmadjid Cherif,
    Liamine Zeroual, Mohamed Betchine, Kamel Abderahim,…
    La passivité du Président Chadli Bendjedid, totalement pris en main par son directeur de cabinet,
    qui détient la réalité du pouvoir occulte a permis au duo Nezzar–Belkheir de dépouiller le chef de
    l’Etat d’un groupe d’officiers de l’ALN qui lui étaient encore fidèles. Ce travail de sape ou de
    « conquête de pouvoir » a pu se faire en plusieurs étapes: en 1987 d’abord, le général Belloucif et
    des officiers qui lui sont proches, comme Boultif ou Bakhouche Badredine, respectivement directeur
    du personnel et de la justice militaire et de l’action sociale sont mis à l’écart. En 1989 les sous chefs d’Etat major Liamine Zeroual et Kamel Abderahim, ainsi que l’ex chef de la gendarmerie
    nationale le général Hachichi Zine El Abidine, et de nombreux autres officiers sont écartés.
    Zeroual et Hachichi se retrouvent ambassadeurs en Roumanie et en Bulgarie. Kamel Abderahim se
    lance dans un projet de fabrication de seringues jetables. Le général El Hachemi Hadjeres se
    retrouve membre du bureau politique du FLN. Une véritable voie de garage pour un officier de son
    envergure.Les plus récalcitrants ont été « corrompus » par des lignes de crédit jamais remboursées, leur
    permettant de se recycler dans le monde des « affaires ». Cette épuration a permis d’installer les DAF et leurs hommes liges aux postes clés de l’Armée et de l’Etat Major…




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  • abon
    20 juillet 2011 at 23 h 37 min - Reply

    @radjef said Bonsoir; bonsoir à tous. Entièrement d’accord avec vous.




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  • ventre – creux
    20 juillet 2011 at 23 h 59 min - Reply

    @mr. metitdja. les ouled el hram, les DAF, ce furent les hauts clans de l´appareil militaire,maîtres de la nouvelle classe dirigeante a caractére bureaucratique,qui organisérent de la loi des élections a listes unique. puis aprés 1988,ce furent eux qui firent se tenir les élections de décembre 1991 en n´imaginant même pas qu´ils pussent les perdre. ce furent qui les annulérent, puis en trafiquérent tant d´autres. toujours d´aprés la même loi, eux qui firent élire chadly bendjedid en 1979,eux qui le démirent en janvier 1992,eux qui appelérent mohamed boudiaf a ce moment qu´ils ne furent pas étranger a son assassinat sanglantsix mois plus tard.eux qui firent et défirent la série des ministres civils qui se succédérent dans les années quatre-vingt-dix. eux qui firent élire liamine zeroual en 1995,qui se débarrassérent de lui trois ans plus tard. de par la même immuable loi. ce furent eux qui suscitérent dans des conditions discutables la condidature et la victoire trafiqué de bouteflika au printemps 1999, ce même bouteflika qui quarante ans aprés 1962,reste soumis a cette loi, tout issu qu´il est arigine du sérail boumediene d´oujda et les DAF.




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  • Mokdad
    21 juillet 2011 at 9 h 34 min - Reply

    LA CRISE DE L’ETE 1962

    Texte de la déclaration faite par le président Be-nyoucef BEN KHEDDA.
    Algériennes, Algériens,

    Depuis un mois que la crise au sommet du F.L.N. dure, je me suis abstenu volontairement de donner mon point de vue afin de ne pas aggraver la tension ni compromettre les chances d’une solution.
    L’heure n’était pas et elle n’est toujours pas aux dé-clarations partisanes et fracassantes, aux échanges de vue ver-baux d’ordre subjectif, qui au lieu d’éclairer notre valeureux peuple le déroutent, l’égarent, le surexcitent et le déçoivent.
    Il était utile et constructif d’attendre les résultats afin de ne pas gêner les efforts en vue du règlement de la crise. Au-jourd’hui cette crise est dénouée. Son mérite sera de faire baisser la fièvre, d’éviter le pire et de permettre l’espoir de faire ap-paraître prochainement dans une atmosphère plus sereine les vrais et sérieux problèmes qui se posent à notre pays.
    Après ce règlement, il m’est permis de vous donner sur la situation quelques explications qui j’espère, contribueront à vous éclairer. Je le fais en tant que Président du G.P.R.A. mais aussi et surtout en tant que militant.

    Je vous convie par avance à un effort de compréhension, sans quoi il ne sera pas possible de renouer avec l’espoir qui nous catapulte depuis sept ans et demi.
    Pour comprendre posons d’abord des questions et es-sayons d’y répondre. Quelle est la situation actuelle? Comment et pourquoi en sommes-nous arrivés là ? Comment s’en sortir ?

    Situation actuelle

    En ce qui concerne la première question, une consta-tation s’impose : l’Algérie est fraîchement indépendante. Cette indépendance est atteinte après sept ans et demi d’une guerre atroce au cours de laquelle il y a eu de profonds bouleverse-ments. Au million de morts, aux deux millions de dégroupés, aux centaines de milliers de détenus, s’ajoutent trois cents mille réfugiés, la destruction de la quasi – totalité des douars et des dechras, l’incendie des forêts et des récoltes, le sabotage d’une partie de l’infrastructure économico – sociale du pays.
    Par ailleurs des entreprises privées et des services publics sont arrêtés provoquant dans les villes un chômage con-sidérable.
    Mais le fait le plus grave est que l’indépendance n’a pas encore permis l’installation des structures de l’Etat. Le pas-sage de l’ère coloniale à l’indépendance ne se fait pas sans heurts ni sans remous. Sur le plan de l’ordre public, il y a des dépasse-ments regrettables. Sur celui des services administratifs et du secteur économique privé il y a de nombreuses insuffisances. Certains responsables qui détiennent l’autorité commettent des abus. Si les nouvelles structures de l’Etat ne sont pas encore en place et cela ne peut sortir que des élections à l’Assemblée Na-tionale et de la création du Parti, il subsiste par contre les struc-tures de guerre, basées sur le système des wilaya. Ce système a fait ses preuves durant les hostilités en raison de son caractère décentralisé qui lui donnait une grande souplesse en face de l’ennemi. Il est évident qu’il est aujourd’hui, non seulement inapte aux institutions étatiques de l’Algérie indépendante mais il contrarie leur installation même. Or, l’unité et l’intégrité de l’Algérie, objectifs de base de la Révolution, exigent impérati-vement la création de l’Etat unitaire et centralisé.
    A ces structures organiques qui subsistent encore, s’ajoute la persistance d’un état d’esprit né de la guerre, imprégné encore des douloureuses expériences, fait d’hostilité et de mé-fiance envers tout ce qui tend à élargir l’horizon et agrandir l’échelle de l’autorité. Cet état d’esprit se caractérise en outre par la prétention de vouloir tout faire à partir de soi, à partir de l’or-ganisation locale. Il traduit l’ignorance de règles élémentaires d’organisation sociale et conduit à l’atomisation des structures nationales.
    A côté d’organismes centraux comme le G.P.R.A. et l’Exécutif Provisoire qui subsistent difficilement, l’autorité de fait est parcellisée à l’échelon local ou régional. C’est là, avec l’aspect militariste que nous examinerons plus loin, l’essentiel du problème de la reconversion.
    Des milliers de plaintes nous parviennent auxquelles hélas, il ne nous est pas toujours possible de donner suite en raison même de la situation. Il est regrettable de souligner les exactions de certains éléments fraîchement intégrés dans l’A.L.N.. surtout depuis le 19 mars, n’ayant aucune formation ni militante, ni politique : impositions financières, enlèvements de personnes et de voitures, réquisitions arbitraires de logements, non-respect des biens et des personnes allant jusqu’à l’atteinte à l’honneur de certaines familles. Il faut signaler aussi, qu’à côté d’initiatives sages, d’autres sont prises à l’échelon local alors qu’elles ne peuvent être que du ressort d’une autorité centrale dans l’intérêt supérieur du pays et pour la marche normale de ses affaires.
    Il y a beaucoup de choses désagréables à ajouter si on voulait assombrir encore le tableau. Il faut, cependant ad-mettre qu’une guerre comme celle que nous avons connue ne pouvait donner immédiatement naissance à un état structuré où tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Tous les pays, au sortir d’hostilités dévastatrices ont connu une période de marasme économique, d’anarchie administrative, de troubles sociaux, d’abus d’autorité et de dépassements de toutes sortes. Il n’est que de penser aux pays comme la France ou l’Angleterre qui après 1945 ont mis des années pour se redresser et pour liquider les séquelles de la guerre. D’autres comme l’Allemagne, le Viêt-nam et la Corée souffrent encore du plus grand malheur qui puisse frapper une nation, celui d’être divisé en deux parties antagonistes s’appuyant l’une et l’autre sur des blocs étrangers.
    Ne nous étonnons donc pas outre mesure des diffi-cultés que nous rencontrons tous. Elles sont avant tout inhé-rentes à sept ans et demi d’une guerre qui tendait à miner la substance même du peuple algérien.

    Une crise de direction

    Mais ce qui fait la particularité de notre situation, c’est que sur ces difficultés attendues s’est greffée une crise de direction qui en constitue un facteur aggravant. Les problèmes hérités de la guerre et de 132 ans de régime colonial sont déjà immenses par eux-mêmes. Ils sont grands comme la montagne. Ils exigent des années de travail dans l’unité et beaucoup de pa-tience et de discipline. Ils imposaient et ils imposent plus que jamais entre les dirigeants et responsables l’unité de vue parfaite, la confiance réciproque, l’asservissement total aux objectifs nationaux immédiats et lointains, le désintéressement, l’élévation d’esprit et surtout le sens aigu des responsabilités. Avec de telles conditions, il aurait été tout juste, il est encore tout juste suffisant pour surmonter et résoudre les énormes difficultés nées de la guerre. La crise de direction n’a pas créé ces difficultés. L’unité dans l’idéologie et dans l’exécution pouvait et peut seule engendrer la tendance à leur résorption. Seule l’unité au sommet, c’est-à-dire au G.P.R.A., aurait pu permettre d’entreprendre l’immense travail de reconversion des structures de guerre en structures étatiques et organiques conformes à notre état d’indé-pendance et aux objectifs de la Révolution.
    La crise de la direction qui est aussi une crise d’adaptation chez certains responsables a eu pour effet non seu-lement de cristalliser les structures de guerre, mais d’aggraver la tendance à la parcellisation de la souveraineté. Elle se traduit par une crise d’autorité. Au lieu donc de voir s’opérer un processus de reconversion centralisateur, nous assistons par suite de l’absence d’une autorité centrale effective et de la survivance de l’état d’esprit de repli sur soi né de la guerre, à un rétrécissement de la tendance centripète. Les attributions d’ordre national que détiennent encore les organismes centraux comme l’Exécutif Provisoire sont constamment grignotées, contrariées ou doublées par des attributions analogues à l’échelon régional. Il s’en suit le renforcement d’entités géographiques qui conduisent au déve-loppement de l’esprit d’autonomie sur à peu près tous les plans. N’est-il pas navrant pour un Algérien de ne pouvoir passer sans difficultés d’une wilaya à l’autre, voire d’une zone à l’autre, quel-quefois avec plus de difficultés que s’il s’agissait de passer d’un Etat à un autre ? N’est-il pas choquant de constater entres ces entités des relations de voisinage qui ne sont pas toujours saines et dont souvent la population et les militants font les frais ?
    N’est-il pas déroutant de constater des mesures de fait différentes selon que l’on se trouve à tel ou tel endroit ?
    Certes, la vigilance s’impose et nous ne mettons nul-lement en cause le patriotisme des responsables qui se chargent d’encadrer le peuple. Mais il s’agit d’attirer, à l’aide de ces exemples l’attention de tout le monde sur ce phénomène de ré-gression, contraire aux principes de base de notre Révolution qui sont l’unité et l’intégrité, contraire au bon sens et à l’esprit constructif et combien favorable à l’anarchie et à la confusion. Il est capital que tous les Algériens, tous les militants, les cadres et nos plus hauts responsables prennent conscience de cette réalité afin qu’ils facilitent sa résorption et préparent les assises de l’Etat Algérien moderne.
    Il faut dire cependant que l’aggravation du « wi-layisme », c’est-à-dire l’accentuation du repli sur soi des unités territoriales s’explique au cours des derniers événements par un sentiment de défense contre des éléments venus de wilaya voi-sines ou de l’Extérieur.
    Nous avons déjà condamné le recours à la force entre Algériens surtout entre militants et soldats, en tant que crime contre l’unité de la Nation.
    Ceux qui, en dehors du recours à la volonté du peuple ou de la libre et fraternelle discussion essaieront de se « légaliser » par la force seront condamnés devant l’histoire et auront trahi notre Révolution populaire. Nous rendons ici un hommage particulier aux responsables des wilaya qui par leur haute conscience patriotique ont freiné le mouvement vers la guerre fratricide et le danger militariste.
    Quoiqu’il en soit, il se pose ici, le problème l’intégra-tion de l’A.L.N. et plus particulièrement de celle des frontières. Cette question délicate qui constitue l’un des points essentiels de la reconversion ne pouvait et ne peut être tranchée que dans le cadre de la création de l’Armée Nationale Algérienne. C’est seu-lement dans ce cadre et sous l’égide de l’autorité centrale que peut s’opérer la fusion de l’A.L.N. des frontières et celle de l’in-térieur. Or certains officiers qui ont vécu à l’extérieur n’ont pas connu la guerre révolutionnaire comme leurs frères du maquis, guerre basée essentiellement sur le peuple et dont l’A.L.N. n’a été que le fer de lance. Le peuple a été l’artisan principal de l’in-dépendance. Ces officiers qui sont restés pendant la durée de la guerre aux frontières tunisiennes et marocaines ont souvent ten-dance à ne compter que sur la force des armes. Cette conception dangereuse conduit à sous-estimer le rôle du peuple, voire à le mépriser et créer le danger de voir naître une féodalité ou une caste militariste telle qu’il en existe dans certains pays sous-développés notamment en Amérique Latine. Là se trouve la maladie de l’exil
    La Révolution n’est pas l’œuvre d’une fraction du peuple mais elle est basée sur la mobilisation de tous les Algé-riens. La cheville ouvrière, le gardien vigilant de la Révolution, c’est le militant avec ou sans uniforme, qu’il soit dans le F.L.N., l’A.L.N., les Syndicats ou toute autre Organisation Nationale.
    L’armée est au service de la Nation, c’est-à-dire qu’elle est sous l’autorité directe et absolue du gouvernement qui exprime la souveraineté nationale. Elle n’est pas la source du pouvoir selon l’idée simpliste qui confond force armée et origine du droit et du pouvoir. Cette origine ne peut être que le peuple. C’est là un principe de base de notre Révolution et de toute dé-mocratie. Actuellement, il s’agit d’adapter l’armée aux nouvelles conditions du pays. Il s’agit de construire l’armée de l’Etat Algé-rien indépendant.
    Les cadres militants de l’A.L.N., conscients et éprouvés doivent constituer le noyau de cette armée nationale ; ils jouissent de la confiance populaire. Les moyens modernes d’armement (aviation, marine, etc.) seront mis à la disposition de cette armée afin qu’elle puisse défendre l’intégrité du territoire national et la souveraineté de l’Etat.
    Dans la défense de la patrie, le rôle de l’armée seule est insuffisant : le rôle du peuple est déterminant ; aussi con-vient-il d’instituer le système des milices populaires composées de citoyens et de citoyennes, astreints à suivre un stage pério-dique et à se tenir prêts à faire face à toute éventualité.
    Les djounoud de l’A.L.N. démobilisés participeront à l’œuvre de reconstruction et de développement du pays. Les familles de Chouhadas ainsi que les soldats de l’A.L.N. les plus pauvres doivent bénéficier en premier lieu de la réforme agraire.
    Voilà pour la situation actuelle.

    Comment en sommes-nous arrivés là ?

    Comment en sommes-nous arrivés là ? Si nous met-tons de côté les difficultés nées de la guerre, il reste à dire un mot sur les causes de la crise.
    Durant sept ans et demi les esprits ont été braqués vers les buts de la guerre. Aujourd’hui, il s’agit de les orienter vers les tâches de paix. Cela est d’autant plus difficile qu’il n’y a pas parmi les dirigeants une conception homogène de la recon-version. La cause lointaine et profonde réside dans le séjour prolongé des dirigeants à l’extérieur ou en prison. Ce qui les a coupé pendant des années des réalités quotidiennes de la lutte, des cadres, des militants et surtout du peuple. Cette coupure, qui aurait pu être fatale à la Révolution, a fait évoluer différem-ment les choses et entre l’intérieur et l’extérieur la symbiose a été insuffisante. A l’intérieur, la participation et les sacrifices du peuple augmentaient et accentuaient par là – même le processus révolutionnaire. L’ampleur des sacrifices consentis et les des-truction supportées par le peuple faisaient dépasser le stade poli-tique de l’indépendance et posaient la Révolution en termes de démocratie économique et sociale. Or, cette évolution n’a pas été suffisamment ressentie ni analysée par les dirigeants. Les progrès dans les aspirations populaires n’ont été ni précédés ni immédiatement suivis par un effort idéologique conséquent et par un travail d’éducation politique des cadres et des militants qui auraient permis d’éliminer les faux problèmes.
    L’absence d’un programme s’est faite douloureuse-ment sentir, programme visant non seulement des buts lointains mais également des buts immédiats, notamment le passage de l’état de guerre à l’état de paix.
    Pendant que les difficultés de la lutte imposaient à l’intérieur un système d’organisation décentralisé que les années ont consolidé et renforcé dans tous les domaines, à l’extérieur l’évolution a été caractérisée par une série de crises au sein des différents organes de direction : C.C.E., C.N.R.A., G.P.R.A. Ces crises n’ont pas été résolues sur la base de principes, d’idées, de programme, de méthodes de travail, mais en fonction de per-sonnes. Quoiqu’il en soit les solutions ont permis la continuité du front uni face à l’ennemi. En ce qui concerne le G.P.R.A., je n’ai cessé de déployer mes efforts pour le maintien de l’unité qui a permis d’aboutir à la paix. On peut dire que la guerre a com-primé les dissensions fréquentes au sein de la direction, alors que la base est demeurée unie. C’est là, la particularité et sûrement la force de notre Révolution populaire. Les conflits latents de personnes auraient pu éclater avant ou pendant les négociations qui ont abouti aux Accords d’Evian. L’éclatement de la crise au sommet du F.L.N. avant la signature des Accords d’Evian ou au cours des négociations aurait été fatale à la Révolution.
    Tout en retardant indéfiniment l’heure de la paix, elle aurait peut être abouti au partage ou à tout autre malheur de la nation, alors qu’aujourd’hui, malgré tout, les Accords d’Evian nous ont permis de sauvegarder l’intégrité du territoire et l’unité du peuple ainsi que la possibilité de créer l’Etat Algérien.
    Cette regrettable crise qui avec un minimum de sens des responsabilités aurait pu être évitée, présente le moindre mal d’avoir éclaté après la fin des hostilités. Mais comme le contexte de l’indépendance est beaucoup plus vaste que celui de Tunis et qu’il n’y a plus l’alibi de la guerre, comme nous avons des responsabilités d’Etat du temps de paix tant sur le plan interne qu’international, les conséquences rejaillissent sur tous les plans et apparaissent au grand jour.
    Lorsqu’une crise éclate dans un pays qui possède des structures étatiques, ce pays vit sur ses réserves et sur son orga-nisation et le conflit reste limité au sommet jusqu’à sa solution. Chez nous, venant après tant de bouleversements, le vide poli-tique est aggravé dans certains endroits par un vide d’organisa-tion sociale. L’action de certains dans les grandes villes surtout, à l’encontre d’étrangers, d’européens dont le pays a besoin, de Français dont la présence en Algérie est conforme aux Accords d’Evian, nous cause un grave préjudice sur le plan moral et éco-nomique et risque de faire baisser le prestige de notre Révolution si grand à l’extérieur. Les responsables locaux qui ont conscience de ce danger auront à cœur de faire régner l’ordre et de faire appliquer le respect de la personne humaine et des biens. La crise ne libère pas le pays de ses obligations internationales ni du respect du droit des gens qui est un des fondements de la société islamique. Elle ne doit pas être le prétexte à des actes insensés que le peuple algérien réprouve sévèrement.
    Le peuple algérien qui a combattu pour sa liberté du-rant sept ans et demi aspire ardemment à la paix et à l’ordre so-cial afin de panser ses blessures et d’entreprendre l’immense tra-vail de reconstruction et de développement qui l’attend. Notre jeunesse, nos travailleurs, les femmes algériennes, nos étudiants ont déjà les manches retroussées pour s’attaquer au retard que connaît notre pays dans tous les domaines. Il faut dans les délais les plus brefs mettre à leur disposition les moyens nécessaires à leur mission. Ceci est en partie lié à l’amélioration immédiate de la situation particulièrement sur le plan de l’ordre public et de la préservation du capital productif de la Nation.

    Comment s’en sortir ?

    Les graves problèmes de l’heure attendent leur solu-tion et vont bientôt présenter leurs redoutables échéances. Ce sont la reprise des affaires économiques et administratives, la reconstruction d’urgence pour les rapatriés et les dégroupés, la rentrée scolaire et les labours.
    Ce n’est qu’après avoir réglé ces problèmes que l’Al-gérie pourra s’attaquer aux objectifs plus lointains qui doivent donner au pays son visage moderne toujours à base de démocra-tie et de justice sociale, répondant ainsi aux aspirations popu-laires.
    Il est évident que l’instrument fondamental, c’est l’Etat structuré sur le plan national, régional et communal. A côté de l’Etat, le Parti doit animer la vie politique du pays et être le moyen d’expression des aspirations du peuple. C’est vers ces deux destinations que doit s’opérer la reconversion des structures actuelles.
    Il faut, après une aussi longue périodes de guerre avec tous ses bouleversements, permettre le reclassement des idées et des hommes sur la base des acquis de la Révolution.
    C’est là une question d’honnêteté et de réalisme poli-tique.
    Cela se fera en donnant la parole au peuple et aux militants qui sont les seuls maîtres de leur destin. A partir du verdict populaire et à travers les élections à l’Assemblée sortiront les institutions du pays. De même c’est en tenant compte de la volonté manifestée par les militants dans un Congrès que se reconvertira le F.L.N. en un parti revigoré.
    Toutes les causes de la crise peuvent être aisément démontrées dans une confrontation saine et loyale, loin des pas-sions de la place publique afin qu’une leçon salutaire puisse être tirée par les militants et le peuple.
    Seul un Congrès National aux travaux duquel parti-ciperont les cadres et les militants peut apporter de la clarté et relancer la Révolution Algérienne. Son rôle serait de situer les responsabilités passées, faire le point de la situation, orienter clairement l’avenir par l’adoption d’un programme qui aura été discuté préalablement par tous les militants.
    Il s’agit dans cette seconde phase de la lutte de cons-truire tout d’abord l’Etat Algérien et de consolider l’indépen-dance de l’Algérie dans tous les domaines : politique, écono-mique, militaire. N’oublions pas que quatre cents mille soldats français stationnent encore sur le territoire national et qu’il faudra prévoir les étapes de leur évacuation.
    Sur le plan interne, le Congrès aura pour tâche d’ar-rêter les nouvelles structures organiques et désigner les organes de direction : Comité Central, Bureau Politique, etc.
    Les critères de désignation des congressistes sont entre autres, le militantisme et l’apport effectif à la Révolution.
    Beaucoup d’éléments se trouvent aujourd’hui à des postes de responsabilité sans qu’ils aient rempli les conditions adéquates. Beaucoup de cadres militants sont injustement main-tenus à l’écart sous des prétextes divers.
    La participation des organisations Nationales : U.G.T.A., Organisations Féminines, U.G.E.M.A., Jeunesse, etc. est obligatoire en raison de leur participation active à la Révolu-tion et compte tenu des secteurs de la société algérienne qu’ils représentent.
    Vu l’urgence à adopter le programme et à désigner les organes de direction, le Congrès doit se tenir sans tarder.
    En aucun cas, il ne devra dépasser la fin de l’année.
    En attendant, le Bureau Politique provisoire actuel a pour tâche :
    1° – La préparation des élections à l’Assemblée Na-tionale fixée au 27 août prochain.
    2° – La direction provisoire du F.L.N. sur le plan or-ganisationnel et l’entreprise de la reconversion selon un ordre d’urgence qui impose le retour à l’Etat de ses prérogatives d’ordre judiciaire, administratif, économique, financier et éducationnel.
    3° – Une semaine après les élections, le Bureau Poli-tique provisoire se présentera devant le C.N.R.A. réuni en Ses-sion Ordinaire pour être soit consacré, soit remanié. Après quoi le Bureau Politique préparera le Congrès National du F.L.N.
    Le rôle du Bureau Politique provisoire serait en quelque sorte de permettre la soudure entre l’état de guerre et l’état normal qui commencera à partir de l’Assemblée Nationale et du Congrès.
    Dans un souci d’unité, le G.P.R.A. avait accepté le 23 JUILLET dernier, le Bureau Politique tel qu’il avait été ébau-ché à Tripoli.
    Personnellement, j’ai toujours pensé que tout ce qui peut faciliter la cohésion et l’unité devait être recherché et accep-té.
    Notre situation actuelle est telle que c’est par le bon sens et la mise en confiance réciproque que nous devons la ré-gler. Sous le poids des problèmes concrets et des aspirations du peuple, notre pays connaîtra une évolution prodigieuse. Mais c’est dans l’unité et la clarté que doit se faire cette évolution.
    En œuvrant dans cette voie le responsable rend au-jourd’hui le meilleur service au pays pour lui permettre d’opter dans le cadre de la démocratie.
    J’ai parlé sans fard par ce que le peuple algérien est mûr et par ce qu’il a confiance en ses immenses possibilités. C’est lui qui a imposé l’unité aux dirigeants.
    Nous rendons un hommage particulier aux Africains et aux Arabes, notamment au Président NASSER ainsi qu’au Présidents MODIBO KHEITA et SEKOU TOURE qui ont tous partagé notre inquiétude.
    Cette crise aura, en fin de compte, mis davantage le peuple et les dirigeants en face des réalités et face à leurs res-ponsabilités.
    Dans le long martyrologue du pays et devant les tâches considérables qui l’attendent, elle n’aura été qu’un nuage passager.
    Elle doit nous inciter à la préservation de notre unité et à un grand travail de clarification et d’éducation militante et politique pour faciliter la résolution des problèmes qui nous as-saillent. C’est pourquoi nous devons aider ce Bureau Politique dans ses efforts par notre sagesse et par notre esprit de discipline fraternelle.
    Bienvenue aux frères qui arrivent d’Oran, en atten-dant les autres dirigeants dont la présence à Alger est plus que jamais indispensable.
    Alger donnera, j’en suis sûr, l’exemple de la paix et du travail.




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  • Elforkan
    21 juillet 2011 at 12 h 08 min - Reply

    @ventre-creux
    Mon cher, il y a des personnes qui exagèrent un peu trop, soit à trop critiquer , soit à trop faire l’éloge d’une personne et surtout faire l’éloge d’une personne,comme le fait l’assemblée béni oui oui alaouite pour Bachar et les autres misérables pour Kadhafi et certains de nos malheureux compatriotes(Allah yahdihoum) pour Boumédienne

    « Un homme fit l’éloge d’un autre homme devant le Prophète qui lui dit
    : « Malheur à toi ! Tu viens de couper le cou à cet homme ! »
    Il répéta cela plusieurs fois avant de dire : « Celui d’entre vous qui veut absolument faire l’éloge
    de quelqu’un, qu’il dise : « Je crois qu’il a telle
    et telle (vertus) », et ce, s’il croit qu’il est vraiment ainsi.
    Et Dieu se chargera de son compte.
    Devant Dieu, on ne doit répondre de l’intégrité de personne. »(Boukhari-Mouslim)…..ceci dans le cas où la personne à qui on fait éloge est une personne méritante, connue pour son bien, son honnêteté, son intégrité..etc.. maintenant si la personne,à qui ont fait éloge est comme notre Boumédienne, connu pour sa vanité, ses crimes,ses ruses, sa fourberie etc…c’est GRAVISSIME!!!




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  • ventre – creux
    21 juillet 2011 at 12 h 55 min - Reply

    les dirigeants de l´etat algerien, les DAF (ouled el hram)et les « marocains » du MALG n´aiment ni l´algerie ni le peuple algerien. depuis 1962,la rumeur publique a accusé tour a tour (hizb franca) le parti de la france des odieux colonialistes criminels assassins et voleurs, les ouled hram DAF, harkis, les services de enseignement, CIA,DGSE,mossad,KGB, de se cacher derriére la securité militaire (SM) le coeur du pouvoir.




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  • Mitidja
    21 juillet 2011 at 18 h 01 min - Reply

    A Ventre creux:Vous dites » La double trahison des
    « marocains » qui gouvernent l´algerie comme les zerhouni,hassan bendjelti, les khalef etc »
    Trois questions pour vous:
    1)-quelle trahison des »marocains?
    2)-Que signifie les guillemets de Marocains?
    3)-Dans vos textes vous dites les DAF gouvernent et là vous dies les « Marocains ».Alors,qui gouverne finalement?

    =================================
    Précision de LQA : Les guillemets de Marocains est de la rédaction. Comme nous l’avons précisé dans un précédent commentaire, nous devons lever toute ambiguité concernant l’utilisation du terme marocain à tout bout de champs. Nous avons utilisé les guillemets pour signifier qu’il s’agit des « révolutionnaires » algériens planqués au Maroc durant la guerre de libération nationale et non de nos frères marocains.




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  • radjef said
    21 juillet 2011 at 19 h 49 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. J’invite mes amis internautes à nous dire ce qu’ils pensent à la lumière de ce qui suit
    1944 : Discours de FD Roosevelt sur la fin des empires coloniaux.
    1944 : Rencontre des dirigeants du mouvement nationaliste (hormis ceux du PCA) avec le fils de F D Roosevelt, Eliot, et le secrétaire d’Etat américain R Murphy, à Alger
    1944 : Naissance des AML qui regroupent toutes les tendances du mouvement nationaliste.
    1944 : De Gaule tombe en disgrâce et le général Giraud favorable au discours des américains est officiellement invité à asablanca à coté de W Churchill et de Staline, à la place de l’homme du 18 juin.
    1944 : Contact entre Messali et Staline.
    1945 : Des opportunistes grillent la politesse aux dirigeants des AML et appellent à des manifestations dans l’Est du pays.
    1945 : Massacres et génocide dans l’Et du pays.
    1945 : Arrestation de l’ensemble des dirigeants des AML.
    1949 : Crise au sein du PPA-MTLD
    1953 : Meesali crée le MNA et appelle à l’action armée et lance l’Appel aux militants qui deviendra une année plus tard la proclamation du 1er novembre 1954.
    1954 : Naissance du CRUA
    1954 :Hocine Ait Ahmed, Benbela, Khider et quelques mois plus tard Boudiaf, rejoignent le Caire. Qui leur a demandé de rejoindre le Caire, alors qu’ils étaient sensés rester au pays en raison de leur qualité de chefs de la révolution et de l’insurrection du 1er novembre 1954.
    1954 : Echec des contacts entre Messali et le CRUA. Les membres du CRUA ont communiqué une fausse date sur le déclenchement de l’action armée…




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  • ventre – creux
    22 juillet 2011 at 0 h 18 min - Reply

    @ metidja. ces marocains et ces traitres DAF qui nous ont réduit a cette situation d´indignité? ce n´est pas une trahison!!!. je vais vous cité quelques noms de promotion des marocains de MALG sous le nom de code tapis rouge! hamid ghozali, abdessmed chellali,berri mostafa, mohamed semache,kerzabi smail,abdellah khalef (kasdi merbah) abdelkader khalef (kamal) mustafa khalef (kamel)ali tounsi (ghaouti) ahmed zerhouni(ferhat) nouredine delici (rachid) abdellah arbaoui(nehru) hassen bendjelti (ABDEREZAK) boualem besayah (lamine) kasdi merbah de son vrai nom abdellah khalef originaire de sidi kacem maroc. zerhouni originaire de sidi zerhoun a 25 km de meknesse maroc. dahou ould el kablia tanger maroc..et le directeur de la presidence moulay mohamed el meknssi il a eu la nationalité algerienne en 1972. ect la liste est longue de ce pouvoir marocain qui dirige l´algerie (fi 3chna wa el djaj ynechna)




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  • Macizel
    22 juillet 2011 at 10 h 50 min - Reply

    1944 : Rencontre des dirigeants du mouvement nationaliste (hormis ceux du PCA) avec le fils de F D Roosevelt, Eliot, et le secrétaire d’Etat américain R Murphy, à Alger

    Le groupe FLN en suisse, Khider travaillait avec la CIA et l’autre groupe travaillait avec le KGB, on connait les coups tordus de ces derniers.

    Khidder à Genève avait obtenu du syndicat dominé par les américains (CISL) un chèque de 250 000 $ pour « financer la lutte anti colonialiste ». C’est le secrétaire de la CISL, un américain converti à l’islam qui a pris le nom de Ahmed Ramal, et accessoirement le meilleur agent de la C.I.A. pour les affaires arabes qui signe le chèque. (Henri Jacquin, la guerre secrète en algérie, Olivier Orban 1977, ISBN 2-85565-055-0)

    1953 : Meesali crée le MNA et appelle à l’action armée et lance l’Appel aux militants qui deviendra une année plus tard la proclamation du 1er novembre 1954.

    Messali n’a jamais appelé à l’action armée, aprs le congrés d’Hornu en Balgique, les centristes dont hocine lahouel et les autres crées ce que aller devenir le FLN par la suite.

    Macizel




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  • Macizel
    22 juillet 2011 at 10 h 55 min - Reply

    @ventre – creux :

    Vous avez oublié d’ajouter à votre liste le nom de Khalifa, le pére du Golden boy Algérien, c’était lui le formateur de la promotion TAPIS ROUGE allsuion faite à sa formation en EX URSS.

    Tout ça est chapeauté par un Général Marcocain OULFKIR sous la direction du Glaoui, Hassen sous l’oeil vigilant de la France.

    Donc une promo dans la promo.

    Amicalement

    Macizel




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  • Macizel
    22 juillet 2011 at 10 h 57 min - Reply

    Khalifa le formateur avait refusé a un lycéen à l’époque à Oujda de faire partie de la promotion dite tapis, cette personne allait devenir le Président d’un pays qui s’appel; Algérie en 1999, tout le mond e connait la suite de Khlaifa fils.

    Macizel




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  • radjef said
    22 juillet 2011 at 12 h 39 min - Reply

    Bonjour tout le monde.@ Macizel, bonjour. Relisez donc la proclamation du 1er novembre qui n’est qu’un extrait de l’Appel aux militants lancé le 27 décembre 1953 à l’occasion de la proclamation de la naissance du MNA. La proclamation tirée à la ronéo au village d’Ighil Imoula par le journaliste Laichaoui Mohamed ramené d’Alger par Ali Mellah et Si Salah, n’a pas été rédigée par Boudiaf et Didouche…Il y a eu plusieurs contacts entre Messali et le CRUA. Les deux parties ont convenu de l’action armée. Selon de nombreux témoignages, les hommes du CRUA, on ne sait pour quelle raison, ont décidé de communiquer une fausse date sur le jour du déclenchement à Messali…Que les survivants de ces événements aient le courage de parler, parce que leur silence a profité à une caste de salopards et commence à ternir leur réputation auprès des grandes masses. La vérité n’est pas révolutionnaire lorsqu’elle ne profite qu’à une poignée de mercenaires et de criminels, mais elle est salvatrice et révolutionnaire lorsqu’elle aide toute une nation a affronter son destin.




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  • mourad banbraha
    22 juillet 2011 at 19 h 25 min - Reply

    j’aimerai que vous me confirmer quelqu’un » sur ce site que l’arrestation de Hocine ait ahmed, Krim belcacem, rabah bitat, ahmed benbella, dans l’avion qui les transportaient vers Tunis n’était pas un coup monté par le roi hassen et les service de degaulle à l’époque??????????????




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  • mourad banbraha
    22 juillet 2011 at 19 h 30 min - Reply

    Avec la complicité des détenus?




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  • Afif
    22 juillet 2011 at 19 h 42 min - Reply

    @ Radjef :

    Dans un autre forum, un intervenant dont j’ai oublié le nom nous a fait part d’une réponse qu’aurait faite Abbane Ramdane à Ben Bella. Comme j’ignorais cette fameuse réponse, je lui ai proposé de la publier sur LQA en même temps que la lettre de Ben Bella adressée à Abbane en septembre 1956 au sujet des décisions du Congrès de la Soummam, ce que Si Salah Eddine de LQA a amicalement accepté pour ouvrir un débat sur ces deux lettres. A ce jour, silence radio : l’intervenant en question ne s’est pas manifesté. Quant à moi, j’ai donné les références biblio de la lettre de Ben Bella à LQA.

    Toute cette introduction pour te prier de bien vouloir publier sur LQA « l’Appel aux militants lancé le 27 décembre 1953 à l’occasion de la proclamation de la naissance du MNA » dont tu as fait mention dans ton dernier post avec la permission de Si Salah Eddine.




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  • Afif
    22 juillet 2011 at 20 h 36 min - Reply

    @ Si Boubekeur :

    Dans son post du 21 juillet, Si Mokdad nous a fait part d’une déclaration de Benkhedda faite en tant que militant comme il l’a précisé lui-même dans sa déclaration. Je pense que celle-ci a été faite après l’Accord du 2 août 1962 conclu entre le Bureau Politique et ses adversaires du Groupe dit de Tizi-Ouzou. Dans sa déclaration, Benkhedda se félicite de l’Accord conclu et appelle à l’unité des rangs. Je reprends ci-après ce qui m’a paru le plus important, car avec cette déclaration, j’estime que Benkhedda est sorti par la grande porte malgré ses erreurs passées et son manque d’autorité. Avec cette déclaration, Benkhedda est, pour moi, blanc comme neige dans le malheur de notre pays.

    Extrait : « Vu l’urgence à adopter le programme et à désigner les organes de direction, le Congrès doit se tenir sans tarder. En aucun cas, il ne devra dépasser la fin de l’année.

    En attendant, le Bureau Politique provisoire actuel a pour tâche :

    1° – La préparation des élections à l’Assemblée Nationale fixée au 27 août prochain.
    2° – La direction provisoire du F.L.N. sur le plan organisationnel et l’entreprise de la reconversion selon un ordre d’urgence qui impose le retour à l’Etat de ses prérogatives d’ordre judiciaire, administratif, économique, financier et éducationnel.
    3° – Une semaine après les élections, le Bureau Politique provisoire se présentera devant le C.N.R.A. réuni en Session Ordinaire pour être soit consacré, soit remanié. Après quoi le Bureau Politique préparera le Congrès National du F.L.N.

    Le rôle du Bureau Politique provisoire serait en quelque sorte de permettre la soudure entre l’état de guerre et l’état normal qui commencera à partir de l’Assemblée Nationale et du Congrès.

    Dans un souci d’unité, le G.P.R.A. avait accepté le 23 JUILLET dernier, le Bureau Politique tel qu’il avait été ébauché à Tripoli.

    Personnellement, j’ai toujours pensé que tout ce qui peut faciliter la cohésion et l’unité devait être recherché et accepté.

    Notre situation actuelle est telle que c’est par le bon sens et la mise en confiance réciproque que nous devons la régler. Sous le poids des problèmes concrets et des aspirations du peuple, notre pays connaîtra une évolution prodigieuse. Mais c’est dans l’unité et la clarté que doit se faire cette évolution.
    En œuvrant dans cette voie le responsable rend aujourd’hui le meilleur service au pays pour lui permettre d’opter dans le cadre de la démocratie. »

    A cette même date, quelle a été la réaction de Boudiaf, Krim, Khider et Aït Ahmed et quelle a été leur responsabilité dans la suite des évènements ? Ben Bella, quant à lui, on sait ce qu’il a fait, il n’a pas suivi les recommandations patriotiques de Benkhedda et a suivi une autre voie.

    Il a fallu trois années d’incertitudes et un conflit armé avec le FFS pour que Ben Bella finisse par admettre le multipartisme et la démocratie dans l’Accord conclu avec le FFS le 16 juin 1965, trois jours avant le Coup d’état du 19 juin. Passons sur les trois années du régime de Ben Bella à comptabiliser en « pertes et profits » : quelle a été la réaction de Boudiaf, de Khider et de Krim sur l’Accord Ben Bella/Aït Ahmed du 16 juin 1965 qui consacre la démocratie ? L’ont-ils applaudi, soutenu ? Ont-ils pris position pour l’Histoire comme a réagi Benkhedda après l’Accord du 2 août 1962 ?

    Je vais vous raconter une histoire qui n’a pas la même importance que la crise de 1962, mais qui repose sur les mêmes principes. Dans une APW d’une wilaya, devait avoir lieu un vote d’un projet d’une deuxième résidence de fonction du Wali qui insistait pour avoir cette deuxième résidence, la première ne lui convenant pas : la totalité des membres de l’APW, tous partis confondus, ont voté pour le projet sauf un membre qui a voté négativement. Le Président de l’APW, ayant voulu ignorer ce vote négatif qui n’avait aucune influence sur la décision, a été apostrophé par l’auteur du vote négatif qui a insisté pour que son vote soit comptabilisé comme vote négatif et qu’il n’est pas comptable de la suite des évènements.

    Ceci pour dire que Benkhedda, par sa déclaration citée par Si Mokdad et faite dans un moment crucial, a pris ses responsabilités dans l’intérêt de la nation et qu’il n’est pas comptable de la suite des évènements négatifs qu’a vécus par le pays.




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  • Macizel
    22 juillet 2011 at 21 h 06 min - Reply

    @Radjef Said: Vous savez pourquoi ils ont donné une date fausse pour Messali, tout simplement , ils n’avaient pas confiance en lui. Messali était un agent double, Nom de code : LEON
    Lisez le livre de Jacquin, certes a prendre avec des pincettes mais la guerre qui s’en est suivi entre le FLN et le MNA dit long sur le noyautage de la guerre d’Algérie par le SDECE et la DST.
    Maintenant s, vous avez raison s’il y a quelqu’un qui pourra nous éclaircir sur ce point pourquoi pas ?
    La guerre d’Algérie des Messalistes, 1954-1962 Jacques Valette .
    Le rôle d’Algériens, nationalistes, non moins épris d’indépendance que les gens du FLN, mais fidèles à un chef, Messali Hadj, fut occulté, après l’indépendance, en 1962, par un parti unique du FLN, dans un état dictatorial et policier.
    Pourtant, Messali Hadj avait lancé et mûri les thèmes de l’indépendance et de la République algérienne. Les maîtres du FLN triomphant étaient tous ses disciples. Or, ils le vouèrent à l’oubli, lui interdisant même de revenir dans son pays. Il devait mourir en France, en 1976. Autre paradoxe de cette guerre, de 1954 à 1962, militants  » messalistes  » du Mouvement National Algérien (MNA) et combattants du FLN s’entre-tuèrent gaillardement, non seulement dans les régions de France où vivaient des milliers de travailleurs algériens, mais aussi en Algérie même.
    Il y exista toujours des maquis du MNA, en Kabylie, dans les montagnes du sud pré-saharien et dans les villes. Un de ces chefs militaires, Bellounis, constitua même, pendant une année (1957-1958) une  » Armée Nationale du Peuple Algérien « , centrée autour de quelques villes du Sud. Il reçut le soutien de plusieurs réseaux messalistes d’Algérie et du  » Centre  » messaliste de Paris. Les rapports des messalistes avec l’Armée et le gouvernement français furent changeants.
    En France, Messali avait interdit à ses militants de se livrer à des attentats contre les Français et contre leurs installations car seul le FLN était l’ennemi. En Algérie, Bellounis obtint pour ses maquis une aide matérielle de l’Armée française. Par sa modération comme par son organisation solide, Messali espéra, pendant quelques années, qu’il serait invité à une  » Table ronde  » par le gouvernement français.
    Malheureusement, Messali et ses fidèles ne furent jamais que des pions, dans un jeu français incohérent et très ambigu.
    Si vous avez des références, je serais volontiers à les lire.
    Respectueusements

    Macizel




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  • radjef said
    23 juillet 2011 at 20 h 05 min - Reply

    Bonsoir tout le monde. Macizel, bonsoir. Le général Jacquin a dit la même chose des colonels de l’intérieur, à savoir qu’ils étaient tous des agents de la France. Krim Belkacem n’a pas écrit la proclamation du premier novembre. Le FLN n’a jamais existé. On vous a chloroformé l’esprit comme tout le monde. Le FLN fut liquidé dans son placenta par ses propres géniteurs avec l’assassinat de Abbane Ramdane. N’était la présence de Med Lamine Debaghine parmi les membres du CRUA, la Kabylie avec ses 500 hommes armés, n’aurait pas fait un pas de plus avec Krim…Pour la Kabylie, Krim, Boudiaf, Ben Boulaid, Boudiaf, Bitat et Ben M’hidi étaient des illustres inconnus. Les deux qui étaient un peu connus à l’époque, étaient Ben balla et Hocine Ait Ahmed. Il y a beaucoup de mensonges autour du premier novembre 1954…Messali n’a jamais été un traître, il y avait à l’époque des opportunistes inconscients qui pensaient qu’ils pouvaient être les interlocuteurs de l’Occident et du monde arabe à la place de Messali…Au moins qu’ils aient le courage de dire la vérité aujourd’hui s’ils veulent réellement le changement, s’ils veulent comme ils le prétendent la fin du régime de la junte. Car ce régime rst le produit de leurs prétentions, de leur folie , de leur ignorance et de leur obsession d’être à tout prix des chefs.




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  • Macizel
    24 juillet 2011 at 9 h 34 min - Reply

    @ radjef Said: Juste lisez cet article certes d’un pied noir,

    Perez Jean-Claude PEREZ Nice, le 25 octobre 2010.

    « L’ETRANGER » CONTRE LA FRANCE EN ALGERIE FRANÇAISE ».

    vous parlez du premier Novembre 54. alors que Krim, Oumarane et Khider ont commencé la lutte armée en 1947. Lisez l’article vous allez comprendre beaucoup de choses mon frére. Ce n’est pas aussi simple que vous le pensez. LA CIA, MI5, KGB, SDEC, DST, RAU,égypt, …. Les vrais acteurs de la guerre d’Algérie.

    personnellment, je me méfie de la publicité faites à certains leaders. On veut voir un peu plus clair certaines aspects de la guerre d’Algérie mais ce n’est aussi facile qu’on le pense.

    Amicalement

    Macizel




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  • ventre – creux
    24 juillet 2011 at 23 h 17 min - Reply

    salam a mes fréres et soeurs. sur les photos en noir et blanc datant de la fin de la guerre de liberation nationale, apparait le dirigeant algerien messali hadj, prenant la parole devant ses partisans, les fixant avec une attention et une gravité qui suprennent le personnage dont le bas du visage est masqué par une barbe fournie a la charpente d´un homme d´action. les photographies de messali, prise au moment de cette période trouble,sont rares. elles nous aident a imaginer ce qu´a pu représenter le tragique isolement d´un être devant ses derniers fidéles.et pourtant,messali hadj fut le premier, dés les années 1920, a brandir le mot d´ordre brûlant d´independance pour l´algerie. cet homme a bénéficié,pendant de nombreuses années,d´une extrordinaire popularité auprés des masses musulmanes algerienne,rurales ou citadines.fondateur des premieres organisatios indépendantistes algerienne,tribun charismatique,organisateur infatigable des batailles contre le systéme colonial,symbole des espérances de liberté pour tout un peuple, ect…c´est peu dire que la vie messali hadj a considérablement marqué histoire contemporaine de l´algerie. au point que l´on pouvait dire de lui, aprés la seconde guerre mondiale,qu´il était le pére,l´inventeur de la nation algerienne moderne.et puis vint la guerre d´independance algerienne et la lutte terrible entre les partisans de massali groupés dans le mouvement national algerien (MNA), et ceux du front de liberational (FLN), entre 1954-1962. cette guerre cruelle entre nationalistes,contre la france coloniale,avec son cortége d´exactions, de massacres de civils,réglement de compte et d´assassinat fit des milliers de victimes.avec,un point d´orgue, le terrible massacre de melouza du 28 mai 1957 ou périrent 374 villageois accusés de sympathies messalistes. messali hadj définitivement écarté de la scéne publique en 1962. la révolution algerienne avait dévoré son propre pére.au moment de la déclarati d´independance, peu de jeunes algeriens savaient alors que le drapeau national avait été concu par messali hadj, l´histoire retiendra que tu as le pére nationalisme alger, a écrit le leader tunisien habib bourguiba dans une lettre adressée a messali hadj en 1959. messal fait vaincu,écarté du pouvoir en 1962,au moment précis ou se réalisait le rêve de toute une vie l´independance de l´algerie et comme on le sait, l´histoire officielle est toujours écrite par les vainquers. pendant de nombreuses années,l´histoire a été massivement utilisée pour justifier le sens d´une orientation politique.une histoire officielle s´esr édifiée aprés 1962,mettant au secret des pans entiers de la révolution algerienne les affrontements tragiques entre le fln et les messalistes,et le rôle des immigrés dans la construction du nationalisme l´engagement des femmes dans la luttes nationaliste. l´histoire officielle a également effacé les noms des principaux acteurs de la révolution comme farhat abbas,abane ramdane,et quelques bribes sur hocine ait ahmed,ben bella,mohamed boudiaf ect… pour messali hadj, le colonel boumediene qui l´avait longtemps combattu, dira fut un nationaliste de premier ordre. merci




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  • clandestin
    25 juillet 2011 at 8 h 20 min - Reply

    en 62 , javais 6et demi , joublierais jamais les discussions de mon père et ses amis allah yerhamhoum ga3, dans notre appart a alger , joublierais jamais la gravité de leurs discours (sur tous les evenements qui été en train de se passer ), j oublierais jamais leurs inquietudes et leurs tristesse, et j oublierais jamais la phrase que tous ont dit presque à l ‘unisson en 1962 : »Boukharouba dja m3a la marionette benbella, Héy Rahet Edzayer fi kil ezitt » … en 2011 on constate les degats !les visages de ces hommes etaient tellement expressifs sur leurs inquietudes pour l avenir du pays que je savais deja qu ils avaient raison .




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  • ventre – creux
    25 juillet 2011 at 14 h 44 min - Reply

    ya adjaba un president ignare ne sait ni parler ni lire, ni écrire toutes les décisions et les discours lui sont préparés par les conseillers. il est resté pourtant 13 ans au pouvoir. la conscience est a la fois scrupuleuse et hypocrite. elle s´accuse, mais elle fuit devant la vérité parce qu´elle veut ignorer la cause réelle de ses tourments. (destinée justification du dictateur pour ses crimes, excuse de l´imbecile pour ses échecs!!!.)




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  • Adel
    25 juillet 2011 at 16 h 55 min - Reply

    @ventre-creux

    Bonjour,

    La nation algérienne moderne a eu deux «pères» : Messali et Boudiaf, chefs de file des deux générations qui ont mené le dur et impitoyable combat pour l’indépendance du pays. Tous les deux ont été «dévorés» par ceux qui ont «volé au secours de la victoire»…

    Cordialement




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  • Ferhane
    25 juillet 2011 at 18 h 14 min - Reply

    A ventre-creux:
    Ton indignation est compréhensible »un président ignare ne sait ni parler ni lire, ni écrire toutes les décisions et les discours lui sont préparés par les conseillers. il est resté pourtant 13 ans au pouvoir ».Il y’a quelques années en thailande, des manifestants ont faitc tomber le premeir ministre pour corruptio.Bouteflika a été installé à son poste par les généraux:Les deuxième et troisième élection ont été fraudées.Les deuxième ont été filmés par France 2 et dans le groupe accompagnant les journalistes, il y’avait Khalida Messaoudi qui guidaient les journalistes.Devant de tels actes immoraux, criminels selon la loi,La question qui se pose est pouquoi le peuple n’a pas réagi.Telle est la question de fonds?




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  • Elforkan
    25 juillet 2011 at 19 h 17 min - Reply

    Lorsque les paysans accéderont aux hautes fonctions, il faut s’attendre à la fin du monde….!!!! on y est !!!

    Lorsque le paysan ( ou la paysanne) ouvre les yeux, faut fermer les nôtres sinon vous verrez l’incroyable !!!
    Allah n’a jamais fait d’un paysan un Prophète et ce n’est pas fortuit, les éminents compagnons du Prophètes étaient des médinois ou mécquois ( des citadins), les eminents imam Malek, Abu Hanifa et autres tous vivaient dans une hadarra (une civilisation)… !
    Khoud’ha mina ech’chab3ane idha dja3 ou matakhoud’hach mina el dji3ane idha echba3
    Prend la du riche lorsqu’il s’appauvrit et ne la prend jamais du pauvre lorsqu’il s’enrichit….

    Méditez bien l’histoire que nous à contée notre Prophète (saws) le chauve, l’aveugle et le lépreux et vous comprendriez beaucoup de chose !!!!




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  • Afif
    25 juillet 2011 at 19 h 18 min - Reply

    @ radjef said :

    J’attends impatiemment de lire « l’Appel aux militants lancé le 27 décembre 1953 à l’occasion de la proclamation de la naissance du MNA » dont tu as fait mention dans ton post du 22 juillet.

    S’il n’existe pas, il faut nous le dire. S’il existe, indiques-nous au moins la référence biliographique.

    Je dois te dire qu’en attendant de lire ce fameux Appel, les militants MNA eux-mêmes datent la création du MNA le mois de décembre 1954, c’est-à-dire après la Proclamation du 1er Novembre et la naissance du FLN.




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  • Ferhane
    25 juillet 2011 at 22 h 32 min - Reply

    Ton idée: »Lorsque les paysans accéderont aux hautes fonctions, il faut s’attendre à la fin du monde »porte en elle une des explications du marasme que connait l’Algérie.L’indépendance a eu pour effet l’invasion des villes algéroises et oranaises par les paysans de la région d’oujda(Béni-Snassen) et celle du Constantinois par les nomades tunisiens(Aissaoua et Ouled sidi Kebir)habillés en militaires. Nous sommes un peu dans la théorie d’Ibn-khaldoun.L’invasion des villes a détruit la culture citadine.Les cultures citadines portent en elle l’idée de la civilisation, un aspect défini par Ibn-khaldoun dans la Muqquaddima.Les villes développés par les Français l’ont été sur la base de la culture moderne:Les citadins ont été influencé par cette au point ou il s’est développé une élite et une petite-bourgeaoisi commerçcante brillante et orientée vers le progrès et vers l’idée de la modernité.Plus encore, ils y’ont participé à son développement .Le malheur a été que les Algériens qui ont migré vers les villes à partir de 1962 portaient dans leur tête une culture antinomique à la modernité.Plus grave encore, ils se sont retrouvés au pouvoir:un outil leur donnant la possibilité d’influencer leur environnement.La combinaison de l’esprit paysan et de la psychologie militaire ont causé de graves dégats.Plus encore,ils ont aplati,étouffé à la rigueur détruit la culture citadine D’alger, Constantine,Annaba,Oran,etc…Une concrétisation de l’idée d’Ibn-Khaldoun  »Ida Rouribat,Khouribat »Pouvait-il faire autrement?Non.L’anecdote suivante explique pourquoi »Un grenouille nageait au bord de la rivière, joyeuse et heureuse.Est arrivé un scorpion qui l’interpelle »Hey, la grenouille,Peux-tu me faire traverser la rivière sur ton dos »La grenouille, connue pour sa générosité, répond: »Je voudrais bien mais tout le monde sait que tu es un tueur,Tu tues les gens gratuitement.Le scorpion répond »Mais non sois sans crainte,Si je te tue, je mourrai avec toi car on coulera tous les deux ».Après une longue palabre La grenouille finit par accepter.Le scorpion monte sur son dos et au milieu de la rivière,La grenouille sent une piqure dans son dos.Aaaaaie crie-t-elle.Tu m’as piqué.Nous allons couler tous les deux et mourir.Pourqoui as-tu fait cela?Excuse-moi, je n’y peux rien,C’est ma natuuuuuuuuuuuuuuuuuure de tuer.ceci est l’histoire des citadins d’Algérie(les grenouilles)et des militaires venus après 62(des scorpions).C’est toute la problématique d’Ibn-Khaldoun  »Äroubiya-hadara:barbarie-civilisation.




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  • radjef said
    26 juillet 2011 at 11 h 57 min - Reply

    Bonjour tout le monde.@Afif, bonjour. Ce document existe mais je ne l’ai pas sur moi. Toutefois, d’anciens responsables l’ont, puisque en écrivant un article pour le compte d’un quotidien national sur les préparatifs du 1er novembre, d’anciens dirigeants du PPA-MTLD me l’ont montré. Le MNA est né le 27 décembre 1953. Il faut que les survivants de cette époque témoignent et disent comment les choses se sont véritablement passées. Cela ne diminuerait rien à leur mérite. En décembre 1954, celui qui a représenté la Kabylie au Congrès d’Hornu, en l’occurrence Ali Zamoum, était aux arrêts. Il ne pouvait être dans deux endroits differents… Au fait, il s’est fait arrêté en compagnie de A Fadhel dit le lieutenant irakien, à Ighil Boulkadi, bourgade située entre Maatkas et Mechtras. Mr Affif, une chose est sure, ce document existe ; les archives nationales l’ont, mais également d’autres à l’instar de H A Ahmed, A Benbela ne peuvent pas ne pas l’avoir ou ignorer son existence. Bachir Boumaaza, Benlounes Said, Dr Med Lamine Debaghine et Dr Boukhadoum l’avaient…La question qui m’intrigue est celle-ci : pourquoi ce silence sur cet Appel aux militants ?




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  • Elforkan
    26 juillet 2011 at 16 h 00 min - Reply

    @Ferhane….entièrement d’accord avec votre analyse.
    Ce n’est pas du régionalisme, mais c’est la réalité des choses; Si on ne freine pas ce phénomène, et ajouter à ça l’arrivée massive des africains qui s’adonnent à tout genre de trafics : trafic de billets de banques, drogue, charlatanisme,prostitution,etc..nous sommes foutu .




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  • ventre – creux
    26 juillet 2011 at 16 h 57 min - Reply

    @ mr.elforkane. le probleme da l´algerie n´est ni rural (paysan) ni citadin. l´algerie est dirigé par les déscendants des arab al – bâ´ida.les historiens musulmans distinguent trois générations ou nations arabes. al arab al bâ´ida, ce sont pour l´essentiel les âd et thamûd, dont trés peu survécurent au châtiment d´allah. communautés d´hommes, auxquel allah envoya les prophétes hûd et sâlih. les arabes primitifs: al – arab al – ariba de pur sang souche d´arabe, ce sont les fidéles de hûd et de sâlih,rescapés des deux cataclysmes. les arabes assimilés (ou d´adoption) al – arab al – mutsa´raba le premier d´entre eux fut ismaél, le fils aîné d´abraham. originaire de canaan (phénicie – palestine). donc l´algerie est dirigé par les déscendants des arab al – bâ´ida. sans foi ni loi. merci




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  • ventre – creux
    26 juillet 2011 at 21 h 18 min - Reply

    ils sont jeunes en 1945,krim belkacem 23 ans, bentobal 22 ans, boudiaf 26 ans, ect…. et n´ont pas connu les luttes menées par L´ENA et le PPA au sein du prolétariat francais.ils ont presque tous vécu dans leur ville et possédent mentalité révolutionnaire, ils sont pour la plupart originaires de l´est algerien (constantinois), (laboratoire du nationalisme) la région la plus attaché a la tradition arabo-musulman (celle des oulamas réformistes avaient la plus grande facilité a faire vivre les médarsas). en dehors du constantinois, les cadres viennent de l´aurés, de la région de tlemcen, et des oasis,cad des régions ou les structures sociales traditionelles n´ont pas été complétement désintégrés.ils sont souvent issus de la classe de petits propriétaires fonciers ou des des fellah sans terre, ou encore de la petite bourgeois urbaine.vivant dans la clandestinité,ils ont ni suivi, ni compris les divergences (mis a part boudiaf) qui existaient au sein du MTLD, d´autant que le comité central (cc) qui dispose des locaux, des permanents, des liaisons et qui siége alger, sait brouiller les cartes. ces militants sont désorientés, ils veulent que le parti s´engage dans la lutte armée comme en tunisie et au maroc. leur courant n´est pas homogéne .krim et ouamrane n´ont pas rompu avec messali hadj; didouche mourad a soutenu les positions du CC; a. mehssas,aprés avoir appelé a la neutralité entre les tendances,côtoiera le mouvement messaliste avec le desein non dissimulé d´en débaucher le moment venu. les militants de l´aurés et du constantinois adoptent une position centriste (ben boulaid). pour tous, le contenu de la crise leur échappait. en n´abordant pas la crise du parti en terme sociaux mais en critiquant seulement les méthodes, ils cherchaient a atténuer les divergences au lieu d´en mettre a l´évidence les fondements de classe. pourquoi donc le CRUA ne s´était-il pas fondu dans le CNR, puisque le CC avait renoncé a la lutte armée et que les massalistes s´y préparaient a cela plusieurs raisons; les positions centristes de ben boulaid et de krim ,les erreurs de moulay merbah émissaire de messali qui n´était pas parvenu a convaincre krim de l´entreprise que constituait le CRUA,l´absence de bataille politique livrée par messali lui-même. le 15 août , ben boulaid quitta les aurés pour tripoli afin d´y porter deux lettres dont l´une destinée a un certain hamimed, qui n´était autre que benbella… un centraliste est vent de l´affaire aussi rendit-il visite a un responsable messaliste pour l´informer dece qui se tramait. le déclenchement de l´opération était fixé, selon ce repporteur, a la fin septembre… mezerna aussitôt prévenu , prit a alger l´avion afin de rendre visite a messali, a niort et de lui relater ces préparatifs, que d´ailleurs les deux hommes ne prenaient pas trop au sérieux, ni sur la date envisagée,ni sur le fond. messali ne prit pas au sérieux les hommes du CRUA car il estimait que rien ne pouvait remplacer l´action des masses organisées pour imposer un probléme, tant a l´exterieur qu´a l´interieur, ni compétence, ni valeurs intellectuelles, ni rang social,que ne peuvent remplacer les actions de masses, ni faire quoique ce soit en dehors d´elle il misait sur les préparatifs d´actions directes dédidées par le congrés d´hornu.début septembre, sur ce sujet,il eut avec mezerna une conversation décisive, il lui confia qu´il avait longtemps espéré,soit s´évader de sa résidence forcée et quitter la france,soit obtenir sa liiberté du gouvernement colonial,il estimait qu´il était préférable que sa personne ne fut pas entre les mains de la puissance colonialiste au moment ou éclaterait l´insurection nationale. mais ses espoirs dans ce sens avaient été décus et il en venait maintenant a admettre que l´on ne pouvait pas attendre daventage il avait résolu que l´insurection serait déclenchée au plus tard le 15 novembre 1954. loin donc de défendre le droit abstrait du parti de choisir le moment de frapper. il fixa un terme précis. deux faits allaient boulverser cette marche a suivre. d´abord le CNR chargé de préparer l´insurection n´avait pas respecté totalement les décisions d´hornu.les armes manquaient,l´argent aussi.la décomposition de l´impérialisme francais fit naître des illusions,l´organisation confrontée a la répression et en butte aux attaques des centralistes,subissait la situation. c´est cet attentisme qui expliquait que les relations avec krim et benboulaid,responsables des aurés et de la kabylie,n´aient pas été renouées.cette temporisation aliére a messali une grande partie des sympathies acquise,notamment celles des responsables de la kabylie,qui dans l´implantation et la consolidation du futur FLN joueront un rôle principal,ensuite,le 20 septembre le ministre de l´interieur francois mitterand assigna a messali une nouvelle résidence forcée aux sables d´ollone (vendée). cette mesure avait pour objectif de neutraliser le plus possible messali dont les intentions d´action directe,qui avaient pu filtrer,inquiétaient fort les aurorités colonialistes. a suivre…. merci.




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  • ventre – creux
    26 juillet 2011 at 23 h 22 min - Reply

    CRUAsuite… il fallait aussi le soustraire a ce groupe métropolitain, a ce cercle d´études groupant des syndicalistes révolutionnaires,des anarcho-syndicalistes, des trotskystes dans lequel,aux yeux des gardiens de l´ordre,il s´était par trop enraciné.ce fut mezarna qui conduisit messali en voiture de niot aux sables d´ollone. la fédération de france du MTLD organisa un meeting a la sale de la mutualité,le 3 octobre 1954 pour protester contre cette nouvelle mesure d´éloignement.une fois de plus a la veille d´événement qui allaient mettre a l´épreuve les idées, les partis et les hommes,messali était écarté. comment dans ces conditions, maftriser un parti et les militants,marqués par la crise et les scissions les militants et les cadres cherchaient leur voie. malgré l´âpreté du conflit ,nombreux étaient ceux qui considéraient les désaccords comme pas trés sérieux. dans la période qui allait suivre, la différenciation s´opéra lentement, avec les passages d´un camp a l´autre.fréquemment,les premiers militants du FLN et les messalistes continuérent a militer ensemble.mais il y avait cette atmosphére de confusion et de rivalités personnelles. la politique de l´organisation présentait deux aspects différents ce qui se disait officiéllement dans le congrés et les résolutions, et ce qui se murmurait entre initiés dans les colisses. a côté des anciénnes motivications,surgissaient des nouveaux réflexes les aspects florentins, véritables jeux de la manoeuvre. le 15 octobre 1954 ,mezerna envoyé par messali, partir pour le caire, avec un autre dirigeant du MTLD, embarek filali. le comité directeur qui s´était réuni le 15 août 1954 avait décidé l´envoi d´une mission dont le but était de contacter les représentants dela ligue arabe en vue du soutien de l´insurection, et de donner des directives précises a la délégation MTLD du caire, relatives a l´organisation de la propagande extérieure qui appuierait l´insurrection en effet , messali assigné a résidence sur veillée, avait décidé de reporter l´insurrection a janvier 1955, mais curieusement ,le voyage de mezerna fut considérablement retardé par le manque d´empressement que mit la délégation au caire a lui obtenir un visa égyptien. (délégation mise en placepar le MTLD et comprenant ben bella et khder)c´est précisément pendant ce laps de temps que le CRUA s´activait a organiser le déclenchement de l´insurrection. finalement mezerna et filali furent informé par khider du plan de sa mission quelques instants seulement avant le déclenchement de la révolution du 1er novembre 1954.messali était en quelque sorte pris de vitesse. comment expliquer l´attitude de cette délégation extérieure elle était en fait entiérement sous la coupe de nasser et du chef de son 2em bureau, fethi el dib,qui la financaient et l´approvsionnaient en armes.nasser prétendait contrôler l´ensemble du maghreb et étaitde ce fait fort mal disposé a l´égard de messali. il avait besoin en algerie d´éxécutants soupless ce que n´é´tait pas messali par son intransigeance.par la suite,il aurait même´envisagé de le faire enlever en france pour le placer au caire sous contrôle direct a la fin d´octobre 1954,messali était dans une position inconfortable et contradictoire.il sentait confusément qu´il modifier complétement le cours du MTLD au plan organisationnel. merci




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  • ventre – creux
    27 juillet 2011 at 17 h 35 min - Reply

    l´affaire du colonel lamouri. le GPRA.pour tenter d´apaiser les rivalité de personnes,de races et de tributs, le CCE. avait dû faire une place aux côtes de mohammedi said aux représentants de chacune des zones en conflit.c´est ainsi que le chef du COM. de l´est était assisté du commandant benaoud benmostefa,ancien de la WILAYA 2 chargéde la logistique a l´extérieur, du colonel amara bougles,chef de la zone souk-ahras, et du colonel lamouri,chef de la WILAYA de l´aurés.trés vite mohammedi said les avait accusés de vouloir le renverer. excédé, le CCE.avait pris la décision. lamouri avait été envoyé au CAIRE avec nouaoura,son adjoint de la wilaya 1,laquelle passait aux mains de hadj lakhdar quant a amara il a était envoyé en IRAK.inutile de préciser l´état d´esprit de ces colonels a l´égard de tout nouveau GPRA. organe suprême de la glorieuse révolution. c´est au CAIRE que tout se noua . nasser par l´intermédiaire de son éminence grise fathi ed-dib, chef des services spéciaux,contacta lamouri et nouaoura. on a pas oublié la réaction du RAIS a la conférence de TANGER et la fureur égyptienne lors de la constitution du GPRA. et du transfert de son siége a tunis, nasser venait de trouver le moyen de se venger et surtout de tenter de reprendre une influence certaine sur la direction de la révolution algerienne.pour cela une seule solution : se débarrasser des trois B qui tenaient entre leurs poignes implacables les destinés du FLN.et les remplacer par des hommes qui lui seraient favorables. fathi ed-dib laissa entendre au colonel lamouri et a son adjoint nouaoura qu´ils bénéfieraient de l´aide égyptienne… finance et armes pour réaliser leur rêve le plus cher: se débarrasser du GPRA. et le remplader par un autre d´ouseraient impitoyablement éliminés les colonels lakhdar bentobbal, abdelhafid boussouf (si mabrouk), mahmoud cherif, et krim belkacem. il suffisait d´amener au complot un certain nombre d´autres officiers mécontents. et ils ne manquaient pas.lamouri et nouaoura contactérent immédiatement amara bougles, son adjoint aouchria et le capitaine ahmed draia. tous anciens de la zone souk-ahras.lamouri avait cru a une simple manoeuvre les services spéciaux égyptiens s´apercut que nasser lui même attachait une particuliere importance a la réussite du complot quand fethi ed-dib lui annonca que,pour assoir leur pouvoir a la tête du nouveau GPRA.le gouvernement égyptien leur consentirait une aide financiére appréciable et le déblocage immédiat d´un considérable stock d´armes. le colonel lamouri ,âme du complot,essaya de contacter certains colonel de l´interieur, ne parvenent pas a établir une liaison suffisament sûre,lamouri renonca et provoqua une réunion de tous les conjurés au kef (tunisie),base de souk-ahras en territoire tunisien.la les officiers rebelles ne risqueraient rien et pourraient mettre la derniére main au complot qui devait renverser le GPRA.c´était compter sans la remarquable organisation de mahmoud cherif,l´homme qui a l´époque avait réussi a réunifier l´aurés et a régler en partie le probléme de la zone de souk-ahras. mahmoud cherif avait une foule d´informateurs qui le tenaient au courant de l´état d´esprit régnant dans les différents basa de l´armée des frontiéres ou l´on pensait plus a fronder qu´a franchir le terrible barrage électrifié pour apporter un sang neuf aux maquis exangues. c´est guerram, un jeune élément de l´aurés,réfugié en tunisie, qui vint apporter a mahmoud cherif l´information qui allait provoquer l´échec du complot. mon frére, qui est chauffeur de la base de la WILAYA 1 en territoire tunisien expliqua-t-il, doit aller chercher demain le colonel lamouri a ben-dargane, a la frontiére tuniso-libyenne. on parle de révolte chez les djounoud de souk-ahras et de l´aurés.et mon frére doit conduire lamouri au kef ou il y aura une grande réunion. immédiatement, mahmoud cherif téléphona aux trois B. krim fut le seul a prendre l´information trés au sérieux . ben tobbal et boussouf ne croyaient pas au complot mais déciderent a tout hasard une opération de contrôle. d´aprés guerram, lamouri rencontrerait amara bougles,ouachria,ahmed draia,qui tous avaient quitté leur poste sans autorisation du GPRA. cela suffisait pour justifier une demande d´explication. krim avait vu juste la présence des membres des deux anciens état-majors de la wilaya 1 et de la zone de souk-ahras suffisait pour entraîner dans un putsch les djounoud de leurs basas respectives, d´autant que le moral de l´armée des frontiéres avait considérablement baissé depuis l´échec d´une attaque générale décidée par krim le 1er novenmbre 1958 contre le barrage tunisien. les colonels lamouri et amara bougles entraîneraient sans dlfficulté des hommes qui redoutaient chaque jour qu´on les envoyât a l´assaut de la ligne de la mort.sans perdre le temps les colonels du GPRA.se rendirent chez tayeb mehri, le ministre de l´interieur de bourguiba, pour l´aviser que le colonel lamouri en résidence au caire et téléguidé certainement par les services spéciaux égyptiens allait pénétre sur le territoire tunisien. tayeb mehri téléphona immédiatement au poste de ben-dargane ou en lui confirma le passage d´une mercedes qui était venue chercher le colonel lamouri,porteur d´un passport en bonne et due forme.ou on arrête nous-même lamouri, dit mahmoud cherif,ou on vous laisse ce soin. c´est une affaire qui conserne la sécurité de mon pays, répondit tayeb mehri. je vais m´en occuper.tayeb mehri redoutait depuis lontemps un coup de nasser les relations entre bourguiba et le rais étaient a ce point mauvaises que la tunisie avait rompu ses relations diplomatiques avec la RAU.il était clair que,grâce a lamouri ,nasser allait faire coup double se venger de bourguiba et du GPRA.la réunion des conjurés au kef fut confirmée pour le lendemain a 22 heures par le frére de guerram, l´informateur, qui était lui aussi convoqué a la réunion générale des chefs de la rébellion. je m´en charge,annonca le ministre de l´interieur tunisien.je vous confierai les coupables.le lendemain a 22 heures le local du FLN.,une maison a un étage,isolée dans la périphérie du KEF,était encerclée par la gendarmerir tunisienne.lamouri,amara bougles et une vingtaine d´officiers stupéfaits étaient arrêtés et livrés au GPRA qui laissa filer le petit poisson terrorisé, pour ne garder entre ses mains que les meneurs. bentobal procéda lui-même a leur interrogatoire dans la prison du FLN. a DENDEN, en dehors de tunis.les pauvres abondaient les conjurés avaient l´imprudence parmi tant d´autresd´établir par écrit un ordre de jour accusation et jugement des membres du GPRA, pour non-activité. remplacement de certains membres du GPRA.exclution et jugement des colonels boussouf, bentobbal,krim et mahmoud cherif. l´instruction dura trois mois au cours desquels ben tobbalet les enquêteurs accumulérent les preuves des rapports entre les colonels rebelles et les services spéciaux (les moukhabarat) égyptiens. lamouri avait même noué.par leur entremise, des rapports avec les youssefistes opposants tunisiens a bourguiba. le GPRA ., réuni exceptionnellement ,fixa la composition du tribunal qui jugerait les rebelles.président: houari boumediene procureur général:ali mendjli, commandant des troupes de long de la frontiére tunisienne: juges: colonel sadek,assisté de trois capitaines. les colonels ,lamouri en tête, furent condamnés et exécutés dans la nuit du 15 au 16 mars 1959 en présence des autorités tunisiennes. les commandant belhouchet, m´saadia et ahmed draia s´en tirérent avec deux ans de prison. merci.




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  • Elforkan
    27 juillet 2011 at 20 h 42 min - Reply

    @Monsieur ventre-creux
    Merci beaucoup pour ces renseignement, je ne les savais pas…..et ajouter à tout cela l’invasion de notre pays par des peuples miséreux (vandales, romains..), puis par les misérables colons venus pour la plus part d’Espagne et du Portugal, et très peu de France, c’est normale que ça donnerait la situation chaotique et dramatique dans laquelle nous pataugeons.




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  • ventre – creux
    27 juillet 2011 at 23 h 53 min - Reply

    áprés le complot des colonels réglé de la maniére que l´on sait, le GPRA.avait a faire face a une nouvelle crise. le docteur lamine debaghine, ministre des affaires étrangéres, accusait une partie du gouvernement en particulier boussouf (si mabrouk) soutenu cette fois par farhat abbas d´avoir suicidé un jeune membre de la délégation FLN. au liban de passage au caire. le jeune allaoua amirat. attaché a la délégation de bayrouth, avait été renvoyé de son poste par son chef,kabouya brahim, qui l´accusait d´avoir tenu a un consul étranger des propos malveillants sur l´attitude de certains membres du GPRA. et de leurs épouses en matiére de sanction le jeune diplomate s´était retrouvé planton dansimme du FLN. au CAIRE. mais sa mésaventure ne l´avait pas calmé.il se répandait en critiques de plus en plus acerbes contre les chefs de l´exterieur,renouvelant ses accusation contre les moeurs légéres de leurs épouses, et surtout évoquant en terme trop précis la disparation d´abane ramdane.pesait encore lourd sur les épaules des membres de l´ancien CCE.ferhat abbas , ami intime du pére d´allaoua,l´avait morigéné d´importance, puis,le jeune homme s´étant rebiffé farhat abbas l´avait violement giflé.quarante -huit heures plus tard,le corps d´allaoua basculait d´une fenêtre du cinquiéme étage de l´immeuble du FLN.rue mudiriet-et-tahrir.l´affaire allaoua commencait. les services spéciaux (el-moukhabarat)égyptiens menérent une rapide enquête.la mort était suspecte. le jeune homme s´était jeté dans le vide depuis la fenêtre d´un bureau du service de boussouf si mabrouk le grand patron du renseignement et l´un des principaux responsables de la mort de abane.benaouda benmostefa amar ,ancien lieutnant de bentobal en wilaya 2,était présent et garantissait la version du suicide.farhat abbas soutenait de son côté cette hipothése, rappelant le caractére névrosé d´allaoua et racontant la scéne qui les avait opposés. il n´en fallait pas plus pour qu´une nouvelle fois les clans s´affrontent. le docteur lamine debaghine,qui n´avait pas digéré l´éviction de sa candidature a la présidence du GPRA.,prit la tête des accusateurs, soutenu dans cette direction par les services spéciaux égyptiens toujours prêts a aider un clan sur lequel ils aient barra. il fit remarquer que la chambre du suicidé avait été fouillée de fond en comble. les doublures des valises coupées au rasoir. que cherchait-on? qui cherchait quoi? le jeune homme avait-il en sa possession le document de la mort de abane. merci




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  • ventre – creux
    28 juillet 2011 at 0 h 44 min - Reply

    @mr. elforkan. ya akhi barak allah oufik wa allah ijazik. c´est notre histoire, celui qui ne sait pas (allah ghaleb) mais celui qui sait et que ne dit rien est un criminel. merci.




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  • Afif
    29 juillet 2011 at 0 h 20 min - Reply

    @ Radjef :

    J’ai trouvé la lettre de Messali Hadj de décembre 1953 (source : Messali Hadj, le Zaïm calomnié de Ammar Nedjar). Ci-après, quelques extraits que tu as cités dans ton post :

    « Message de Messali Hadj
    à la conférence fédérale (NDLR : Fédération de France du PPA/MTLD) :

    Mes chers frères,
    C’est avec un vif plaisir que je vous adresse le présent message pour vous souhaiter une bonne réussite pour le petit congrès auquel vous êtes conviés et au cours duquel vous allez pendant quarante-huit heures, examiner le bilan de toute une année.

    J’aurais voulu être parmi vous, assister à vos travaux … C’est pour moi une grande souffrance de ne pas être avec vous, pour vous dire de vive voix mes remarques, mes observations et mes recommandations.

    L’impérialisme français qui m’éloigne de vous tous, du parti et de mon activité, s’acharne sur ma modeste personne, jusqu’à me refuser le droit d’aller au chevet de la mère de mes enfants.

    Cet acharnement contre le chef du parti, son éloignement et la surveillance de la police qui m’entoure jour et nuit, signifie que le colonialisme français veut priver le mouvement national algérien de son chef, dans l’espoir d’affaiblir le parti et de le conduire à une politique de facilité.

    A Chantilly, à Bouzaréah, et à Niort, j’ai reçu beaucoup de militants qui sont venus me faire part de leur étonnement sur l’indifférence de notre parti au sujet des problèmes de Tunisie et du Maroc.

    En effet, nous n’avons rien fait de positif pour marquer notre solidarité avec les peuples marocain et tunisien qui, jusqu’à maintenant continuent de braver l’impérialisme français. Cette situation pèse lourdement sur nos rapports avec les deux peuples frères; tunisiens et marocains nous critiquent déjà parce que nous continuons à observer la même indifférence à leur égard.

    Il va sans dire qu’une solidarité positive, faite par nous, aurait au point de vue psychologique préparé une reprise d’union nord-africaine, et élevé le problème algérien au même niveau que les-problèmes tunisiens et marocains.

    ………

    Par manque d’organisation, de déplacements de chefs, d’explications et de contrôle, il arrive maintenant au parti de perdre contact avec les masses populaires.
    Dans cette situation, les chefs de Kasmas et les chefs régionaux ont une grande part de responsabilité, parce que, au lieu de critiquer, de parler et de protester, ils observent le silence.

    Militants du mouvement national algérien (NDLR : il ne s’agit pas encore du MNA, c’est une expression qui est souvent utilisée au sein du PPA/MTLD), je fais appel à vous, à votre patriotisme dont je suis convaincu, pour vous dresser comme un seul homme et bousculer ce silence, ces mauvaises habitudes.

    En conséquence, je vous déclare que l’heure que nous vivons est grave et pleine d’événements. Elle est aussi très intéressante en soi, et dans la mesure où nous savons exploiter la situation nationale et internationale qui s’offre à nous, nous pouvons espérer changer la situation de notre pays.

    N’oublions pas que nous sommes un demi-million en France, et que nous avons dans les rangs du peuple français, des amis qui luttent au même titre que nous, contre le colonialisme et l’impérialisme.

    Sachez que le problème algérien est lié à tous les autres problèmes et que dans cette lutte gigantesque qui doit un jour ou l’autre triompher, nous devons être présents. Il y a, de par le monde, des millions d’hommes qui, les armes à la main, luttent pour leur libération.

    On voit donc qu’un monde nouveau se dessine et qui, par sa puissance, sa vitalité et sa volonté, pousse devant lui ce régime que les lois de la vie ont déjà condamné.

    Mais, avant tout mes frères, comptons sur nous-mêmes, sur notre action de tous les instants et sachons profiter de toutes les occasions, et de tous les événements.

    Ainsi, nous pourrons compter sur l’aide de Dieu qui n’est accordée qu’à ceux qui en sont dignes. Sachons donc la mériter.

    Messali Hadj
    Fait à Niort, ce jour 24/12/1953 »




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