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21 July 2017

Algérie : Malik Medjnoune condamné pour un crime qu’il n’a pu commettre lors d’une mascarade judiciaire

Alkarama, 20 Juillet 2011

Enfin, le procès tant attendu a eu lieu ce 18 juillet 2011. Présenté comme étant celui de l’assassinat du célèbre chanteur Lounès Matoub, commis le 25 juin 1998, deux hommes étaient au banc des accusés: Malik Medjnoune et Abdelhakim Chenoui. Arrêtés en 1999, ils ont été sauvagement torturés dans un centre du Département du Renseignement et de la sécurité (DRS). Tous deux ont été maintenus pendant douze ans en détention provisoire et viennent d’être condamnés à une peine de 12 ans de prison pour un crime qu’ils n’ont pas commis.
Malik Medjnoune a toujours clamé son innocence. Fan de Lounès Matoub, il était surnommé « le petit Matoub ». Et voici qu’il était accusé d’avoir assassiné celui qu’il admirait. Selon la version officielle un groupe terroriste aurait organisé un guet-apens et arraisonné la voiture du chanteur dans laquelle il se trouvait en compagnie de son épouse et deux belles-sœurs causant sa mort et blessant les trois femmes. Dès que la nouvelle de son assassinat s’est propagée, la région s’est embrasée et le pouvoir algérien a été accusé ouvertement par les manifestants d’avoir commandité ce crime. Afin de clore ce dossier « politiquement sensible », il fallait absolument trouver des coupables. Malik Medjnoune et Abdelhakim Chenoui ont été désignés mais, à ce jour, ni les commanditaires, ni les exécutants n’ont été identifiés.Enlevé le 28 septembre 1999 à Tizi-Ouzou par les agents du DRS, M. Medjnoune est gravement torturé et interrogé à la caserne «Antar » de Ben-Aknoun (Alger). Dans une lettre à Me Rachid Mesli, son avocat de l’époque et directeur juridique de l’organisation Alkarama, il témoigne : « Tout y est passé : les coups avec un manche de pioche sur toutes les parties du corps (…) Ensuite (…) ils ont commencé à me torturer à l’électricité ».

Présenté une première fois devant le Procureur général de Tizi-Ouzou dans le courant du mois de mars 2000, en même temps qu’Abdelhakim Chenoui, le magistrat refuse de le déférer devant le juge d’instruction en raison de l’inconsistance de l’affaire. Plus grave encore, celui-ci demande aux agents du DRS de le « reprendre » ce qui équivaut dans le contexte de l’époque à le faire disparaître définitivement. Ce n’est que deux mois plus tard qu’il est à nouveau présenté au juge d’instruction. Il apprend alors qu’on l’accuse de l’assassinat de Lounès Matoub. Il n’en revient pas : « Je pensais même qu’il plaisantait et qu’il voulait seulement me tester et me faire peur avant de me libérer ». Il avait toutes les raisons de croire à une plaisanterie, puisqu’au moment du crime, il se trouvait avec ses collègues dans un restaurant à Tizi-Ouzou où il était employé. Mais au moment de sa comparution, on est en mai 2000, cela fait huit mois que Malik Medjnoune est détenu au secret sans aucun contact avec l’extérieur. Il est alors placé en détention provisoire en attente d’être jugé.

Malgré les nombreuses grèves de la faim entamées par Malik Medjnoun et les nombreuses communications adressées par Alkarama entre 2004 et 2011 au Comité des Droits de l’Homme et au Rapporteur Spécial de l’ONU contre la torture, il a fallu attendre douze ans avant que les deux hommes puissent enfin s’exprimer devant un tribunal.

Le 18 juillet s’est donc tenu un procès qui n’a duré que quelques heures et au cours duquel les parties civiles représentées par la sœur, la mère de la victime, la veuve et ses sœurs se sont retirées, considérant avec raison ne pas vouloir participer à une mascarade judiciaire qui ne concerne en rien l’assassinat du chanteur. Selon celles-ci, le procès et les deux personnes accusées n’ont aucun lien avec le crime.

Quatre témoins de Malik Medjnoun comparaissent pour déclarer sous serment avoir été avec lui dans un restaurant de Tizi-Ouzou où ils étaient tous employés au moment du crime. Mais ces témoignages n’empêchent nullement le procureur général de requérir la peine capitale affirmant que « beaucoup d’indices » tendent à confirmer leur « complicité dans l’assassinat de Matoub ». Il est à noter que l’accusation n’a jamais pu produire le moindre indice pour étayer ses allégations. Les avocats constitués déclareront dans leur plaidoiries que les dossiers sont vides et les charges inconsistantes. Le tribunal criminel était présidé par M. Abdelhalim Mezouache, président de la chambre pénale de la cour et ancien vice-président de la Cour de Boumerdes, muté à la Cour de Tizi-Ouzou en 2008. La condamnation à douze ans de prison ferme des deux accusés a de fait uniquement permis de valider toutes les violations commises contre les accusés depuis leur arrestation et constitue un grave précédent dans les annales de la justice algérienne. Ce n’est pas sans raison que le prononcé du verdict a soulevé de vives protestations dans une salle d’audience surchauffée où le public qui s’attendait à un acquittement pur et simple de Malik Medjnoune, s’est mis à scander «  Ulaç smah » et « pouvoir assassin ».

Une fois de plus, la justice algérienne a fait preuve de sa soumission totale au pouvoir et montré que dans des affaires politiques de ce type, les verdicts sont dictés par certaines officines. Dans « l’affaire Matoub », il était temps de clore ce dossier embarrassant car non seulement s’est constitué un comité de soutien à Malik Medjnoun mais le déni de justice dont sont victimes les deux mis en cause était régulièrement dénoncé dans les rapports de l’ONU sur l’Algérie. Si l’affaire Malik Medjnoun et Abdelhakim Chenoui a enfin connu un semblant de dénouement, il n’en demeure pas moins que celle de l’assassinat du célèbre chanteur n’est pas prête de connaître son épilogue. La famille vient d’annoncer qu’elle porte plainte contre X et les deux accusés ont formés aujourd’hui un pourvoi en cassation contre leur condamnation.


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4 Commentaires sur cet article

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  • Algérie : Malik Medjnoune condamné pour un crime qu’il n’a pu commettre lors d’une mascarade judiciaire
    22 juillet 2011 at 23 h 09 min - Reply

    […] Le Quotidien d’Algérie Tags: Algérie, commettre, condamné, crime, d’une, judiciaire, lors, Malik, mascarade, Medjnoune, n’a, pour, qu’il […]




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  • Mouvement algerien pour la Liberté et la Justice Sociale
    23 juillet 2011 at 14 h 01 min - Reply

    Retour sur un crime qui a ébranlé la Kabylie

    Le 25 juin 1998, le Rebelle est tué
    matoub.

    Un télégramme du chef de la brigade de gendarmerie de la localité d’Ath Douala est adressé au procureur de la République près le tribunal de Tizi Ouzou stipulant que le jour même aux environs de 13h30, au lieu-dit Tala Bounane, commune d’Ath Aïssi, et dans une zone inhabitée et boisée, la voiture de Matoub Lounès de type Mercedès, immatriculée 15.192.00298, est attaquée à l’arme à feu par un «groupe armé non identifié». A l’intérieur du véhicule, il y a, en plus du chanteur, son épouse Nadia et ses deux belles-soeurs Warda et Farida. Matoub Lounès reçoit sept balles tandis que soixante-dix-huit impacts de balles sont relevés sur sa voiture. Les autres passagères sont blessées.

    Le 30 juin 1998, une enquête judiciaire s’ouvre contre X pour homicide volontaire avec préméditation. Le 1er août 1998, les services de sécurité recueillent les témoignages de la veuve de Matoub Lounès, Brahimi Nadia, et de ses soeurs Warda et Farida.

    Le témoignage de Nadia Matoub

    images nadia.jpg

    En date du 13.10.1998, Nadia Matoub se présente devant le juge d’instruction pour apporter son témoignage. Elle raconte que le 25 juin 1998, ils sont de retour vers Ath Douala après avoir déjeuné à l’hôtel Le Concorde, sur invitation de son mari. Arrivé à un virage au niveau du lieu-dit Tala Bounane, leur voiture est ciblée par des coups de feu à partir d’une colline. Ce qui pousse Matoub Lounès à faire usage de son arme de type Kalachnikov. «Il a tenté de descendre de la voiture mais nous l’en avons empêché mes soeurs et moi car nous avions peur pour lui. Il a alors continué à tirer à partir de son siège dans le véhicule», indique Nadia Matoub au juge d’instruction. Elle ajoute qu’elle avait perdu connaissance à deux reprises. Lorsqu’elle se réveille la deuxième fois, elle trouve son mari allongé par terre en dehors de la voiture. «J’ai entendu des pas. Un individu s’est avancé en ma direction alors que j’étais encore à l’intérieur du véhicule. J’ai fait la morte. Je les ai entendus demander à fouiller la voiture. J’ai aussi entendu des cris de «Allah Akbar», explique Nadia Matoub qui enchaîne que les agresseurs se sont emparés de l’arme de son époux ainsi que d’un pistolet automatique. Ils ont également pris les documents personnels de Matoub ainsi que le dernier album du chanteur, qui n’était pas encore sorti sur le marché. Nadia Matoub ajoute qu’elle ne peut pas reconnaître ses agresseurs car au moment de l’attaque, elle a fait semblant d’être morte.

    Quant à Warda, la belle-soeur de Matoub Lounès, elle a affirmé au juge d’instruction qu’elle a reconnu l’un des terroristes ayant participé à l’attentat lorsque sa photo avait été publiée dans le journal El Watan le 8.10.1998. Il s’agit, selon elle, de Nacer Bellaouèche. Warda Brahimi a affirmé qu’elle pourrait reconnaître un deuxième terroriste si on lui montrait sa photo. La deuxième belle-soeur de Matoub, Farida, a indiqué qu’elle pouvait reconnaître le terroriste qui a entraîné sa soeur Nadia en dehors de la voiture.

    R.R., un témoin qui passait à bord de sa voiture de marque Peugeot 405 sur les lieux de l’attentat au même moment, a été entendu par le juge le 20.10.1998. Il a affirmé que sa voiture a été touchée de sept balles. Lui, il se dirigeait en sens inverse (vers Tizi Ouzou). Il a révélé qu’à son arrivée, il avait vu des coups de feu nourris provenir de derrières les arbres, à partir du talus du côté droit.

    Malika Matoub accuse Nadia de complicité

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    L’enquête enclenchée par la justice a connu un rebondissement inattendu avec les accusations formulées par la soeur de Matoub Lounès et sa mère Aldjia Méhari. Ces dernières ont été entendues par le juge le 20.10.1998. La mère de Matoub a affirmé que son fils avait une garde rapprochée dont il s’est départi à la demande de son épouse Brahimi Nadia juste après leur mariage. Aldjia Matoub a ajouté que son fils était en France et qu’il n’est rentré en Algérie que suite à un appel téléphonique de la part de Nadia. «Cette dernière lui a demandé de revenir au pays pour une question urgente. A son retour, il a été assassiné», a ajouté Aldjia Matoub au juge. Cette dernière a indiqué que juste après l’assassinat, la soeur de Nadia et son frère sont venus à la maison à Taourirt Moussa et ont pris toutes les affaires personnelles de la victime. De son côté, Malika Matoub a exprimé des doutes envers sa belle-soeur et sa famille. Pour étayer ses dires, Malika Matoub a déclaré au juge d’instruction qu’il n’y a pas eu d’expertise sur la voiture immédiatement après l’attentat. Malika Matoub parle de la disparition des sacs à main de Nadia et de ses soeurs, la récupération par la soeur de Nadia d’un cahier intime de Matoub et sa non-restitution à ce jour. Malika Matoub parle de trois lettres «suspectes» écrites au stylo par Nadia et adressée à sa soeur Fatima. «Le contenu de ces lettres prouve qu’il y avait des choses qu’elles voulaient cacher et Nadia avait demandé à sa soeur de brûler les lettres juste après les avoir lues. Nadia a aussi écrit qu’elle est très surveillée», a déclaré Malika Matoub au juge d’instruction le 20.10.1998. Cette dernière a ajouté qu’elle a trouvé à la maison un plan qui ressemble au lieul’attentat. http://ahfe.unblog.fr/




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  • Ameziane
    28 juillet 2011 at 15 h 26 min - Reply

    «  Nul et non avenue ». L’accord secret passé «derrière le dos» de la partie civile peut être invalidé par le Bâtonnier, si celui-ci est saisi d’une protestation demandant les sanctions disciplinaires à l’encontre de l’avocat véreux et mafieux qui avait enfreint le « code de la déontologie » et commis une grave entorse à « l’éthique professionnelle ». Le Conseil de l’ordre des avocats pourra le suspendre définitivement et mettra à jamais fin à l’exercice de sa fonction. Un « Collectif d’avocats » pourra jouer un grand rôle dans cette affaire. Il pourra faire dessaisir le Juge d’instruction, agir sur les magistrats, contraindre les avocats, dénoncer les entraves et manquements divers, publier un manifeste, un livre collectif, associer des journalistes, juristes et universitaires. D’ores-et-déjà un Livre noir sur cette scabreuse affaires: les trtextes des blogs « algérie politique, algeria watch, le maghrébin.com, LQA, du MAOL….sont déjà là, prêts.
    On se souvient de l’Affaire Georges IBRAHIM-ABDELLAH, le militant révolutionnaire libanais, qui portait un Passeport algérien établi à la S/Préf. d’El Madania, à Alger, et qui a été trahi par son avocat Jean-Paul M, au profit de la DST, la police secrète française (les RG une « police politique»). Cette taupe d’avocat se complait dans l’obscurité. Il était devenu vulnérables quand ses agissements souterrains étaient apparus au grand jour. De nos jours on connait le fonctionnement milieu des agents qui infiltrent des groupes, des filières ou des partis et associations pour renseigner les Services secrets. Leurs ressorts psychologiques oscillent entre l’orgueil, l’argent, l’idéologie, le collaborationnisme et la bassesse tout court, tout simplement…

    Lire : L’agent noir, de Laurent GALLY, Ed. Robert Laffont .




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  • Me Boubaker AIT–Habib
    30 juillet 2011 at 23 h 08 min - Reply

    Deal entre moi et « le pouvoir judiciaire »?selon Mme Malika boukhtouche?

    Nous sommes consterné par les déclarations infondéesde Mme Boukhtouche née MATOUB sur un éventuel accord que nous aurions passé avec un éventuel furoncle du pouvoir.Nous avons été et nous le sommes encore certain de l’innocence de M Malik MEDJNOUNE.Nous l’avons démontré et tous ceux qui étaient présents ont entendus quatre témoins auditionnés sous serment que M MEDJNOUNE était au fast food servant uniquement de la sardine le 25 juin de 8h30mn à 14H 30 et qu’il servait sans interruption les clients et qu’une absence de sa part ne futce 5 mn se ferait remarquer.Ces témoignages ont été entendu par tous y compris par Mme Boukhtouche née MATOUB.La famille du défunt a elle même appelé à innocenter Malik.Ces faits sont établis.Quant à ma petite personne je n’ai jamais adhéré à un quelconque parti,ni au RCD ,ni au FFS et jamais je n’ai été ni ne serais du FLN.Léo Ferré , mon inspirateur disait: Je ne suis d’aucaun parti mais de tous paris.Dans cette affaire nous ne pouvions » dealer avec le diable »Le pouvoir judiaciare soit dit en passant n’est qu’un instrument aux mains de l’exécutif.Mon confrère Me Mohand Amokrane BOUBCHIR a résumé le procèsen écrivant »

    L’affaire criminelle concernant l’assassinat du chantre de la chanson kabyle MATOUB Lounès est une tache noire pour la justice algérienne. Elle n’a été jugée qu’en date du 18/07/2011 à cause des reports successifs, alors que l’arrêt de renvoi à été rendu par la chambre d’accusation de la Cour de Tizi-Ouzou en date du 10 décembre 2000. Ce retard à été prolongé par l’instruction complémentaire suite au jugement du tribunal criminel du 9 juillet 2008 (71), sachant que deux prévenus étaient en détention  » provisoire  » depuis le 28 septembre 1999 , sans qu’ils aient droit à un procès, quand bien même « non équitable ».

    Pour mettre fin à cette affaire et justifier la détention arbitraire des détenus pendant plus de 11 ans, le tribunal criminel à condamné les deux accusés a 12 ans de réclusion ferme, suite à un procès expéditif sous la pression des parties civiles (73), entaché de viols de plusieurs formes substantiels de procéder « sic Me M A BOUBCHIR.

    Remettons notre robe et constatons que le seul qui s’est pourvu en cassation est M Malik MEDJNOUNE.Ni le Parquet Général, encore moins CHENOUI et sa défense n’ont cassé l’arrêt du tribunal criminel contrairement à la déclaration intempestive de son Avocat à l’AFP.dont act.Revenons un temps soit peu au procès ou au simulacre de procès.La famille du défunt a interdit de pronocer le nom de M Lounès MATOUB ,elle a été entendue ezn contrario du respect du code de procédure pénal.Certain se sont félicité d’avoir gagné une bataille ils ont peutêtre leurs raisons mais ils ont perdu la guerre;car le dossier de l’assassinat de M Lounès MATOUB est malheureusement clos pour la justice Algérienne.Le seul argument qui nous reste pour contrer cette justice du téléphone est le fait que les deux condamnés l’ont été pour complicité d’ou la question de savoir et de demander un supplétif d’enquête pour déterminer les instigateurs et les responsables principaux.Quant à la récusation de Me A SIDHOUM ,il a été refusé par M Malik MEDJNOUNE car il le tient pour responsable pour avoir demandé le 09/07/2008 un supplétif d’informations qui ont ajouté trois années de calvaire à M Malik MEDJNOUNE.N’en déplaise à Mme Boukhtouche née MATOUB en Droit le procès porte le nom des accusés pas celui de la victime.Le complément d’informations ne concerne pas l’enquête baclée sur la victime mais la véracité de l’accusation portée à l’encontre des deux accusés.Par ailleurs elle a certainement remarqué que le Magistrat ne s’est même pas intéressé à convoquer les personnes inscrits dans la liste.Son travail s’est résumé à entendre les mêmes personnes déjà auditionnées sans y apporter un quelconque nouvel élément.Chère Madame , nous comprenons votre douleur,pas votre courroux à notre égards et nous nous associons avec vous pour demander la vérité sur l’assassinat de ce grand défenseur de la cause nationale ,AMAZIGH et nous nous tenons à vos cotés pour démasquer les vrais assassins de Monsieur Lounès MATOUB .Monsieur Boubaker AITHABIB partage toujours beaucoup d’idées avec ce Géant de la cause berbère: »Je ne suis pas arabe et rien ne m’oblige à être musulman! »
    J’ai l’honneur d’être Me Boubaker AIT-HABIB avocat de Malik MEDJNOUNE innocent .




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  • Congrès du Changement Démocratique