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27 July 2017

Dialogue dans l’au-delà: Quand les âmes de Boudiaf et le général Aboulker se rencontrent

mardi 19 juillet 2011

Tous deux sont morts. En attendant le jour du Jugement dernier, l’âme de Mohamed Boudiaf et celle du général Aboulker se croisent et entament cette discussion :

Boudiaf : Comme on se retrouve !!! Apparemment, il n’y a pas que le monde d’en bas qui est petit….

Aboulker : Je suis très content de te retrouver ici car je tenais à te rencontrer avant le Jugement dernier, pour demander ton pardon.

Boudiaf : Et pourquoi as-tu besoin de mon pardon, ya si Laârbi ?

Aboulker : J’ai cosigné l’ordre de t’éliminer et je veux me laver de ce crime avant le jugement dernier.

Boudiaf : Ah bon ? Et vous étiez nombreux à avoir décidé ma mort ?

Aboulker : Nous étions quatre ou cinq généraux et…

Boudiaf : tu veux dire quatre ou cinq DAF (déserteurs de l’armée française)

Aboulker : C’est exactement ça, mais il y avait également des civils qui ont approuvé ta condamnation.

Boudiaf : Ah bon !!! Laisse-moi deviner… Ne me dis pas que Ali Karoun était dans le coup !!!

Aboulker : Nous l’avons mis au courant à l’instar de Si Faracha, Réda Boulahnak et d’autres parrains de la Mafia et des pontes de l’import-export à l’image de Mohamed Mogadam.Certains ont adhéré à la conspiration et d’autres ont eu peur de s’y opposer.

Boudiaf : Mais pourquoi avez-vous décidé de m’éliminer alors que, six mois auparavant, vous étiez venus au Maroc me supplier de prendre le pouvoir ?

Aboulker : A l’époque, si tu te rappelles bien, nous avions fait un triple coup d’Etat : le premier en renversant Chadli, car, contrairement à ce que beaucoup croient, Bendjedid n’a pas démissionné. Le général Bouakkaza a mis son pistolet sur la tempe du président en le traitant de tous les noms d’oiseaux. Le deuxième coup de force fut exécuté le lendemain, contre Abdelaziz Belkhadem, qui était, à l’époque, président du Parlement. Pour nous, il n’était pas question que ce barbu assure l’intérim. Nous lui avions fait signer de force sa démission antidatée. Et enfin le troisième, c’était l’interruption du processus électoral.

Boudiaf : Aussi paradoxal que cela puisse paraître, c’est pourtant ta bande qui avait organisé le déroulement de ce fameux scrutin, non ?

Aboulker : Mieux encore, c’est nous-mêmes qui avions créé le FIS. Nous l’avons encouragé et manipulé contre un clan du pouvoir. Ensuite il a changé et il fallait s’en débarrasser.

Boudiaf : Tu m’as cité des noms de quelques civils complices de mon assassinat, qu’en est-il des militaires ?

Aboulker : Je peux te citer Khaled Bouakkaza, Smaïl Boughermoul, Mohamed Boukercha, Mohamed Bouras et Kamel Boughabra.

Boudiaf : Vous savez, j’ai une certaine admiration pour vous, car vous avez réussi à me liquider après seulement six mois alors que la France, qui était la plus grande puissance mondiale de l’époque, n’a pas pu m’atteindre alors qu’elle me traquait pendant plus de 20 ans.

Aboulker : Détrompe-toi car c’était sous l’instigation de la France que nous avions décidé ton élimination. Ce n’est pas seulement parce que tu menaçais notre pouvoir et notre empire financier, mais aussi parce que tu menaçais les intérêts de la France en Algérie.

Boudiaf : Eh bien, figure-toi que je le savais car, effectivement, lorsque je suis rentré au pays, j’ai découvert que l’Algérie était gérée par une mafia de généraux à la solde de la DST. Là j’ai compris que la France était encore présente en Algérie. J’ai alors décidé de poursuivre la révolution du 1er-Novembre 54 jusqu’à l’indépendance totale du pays.

Aboulker : Oui, la DST nous a informés que les officiers honnêtes que tu as désignés secrètement pour enquêter sur les affaires de corruption s’apprêtaient à te fournir un rapport qui nous mettait directement en cause. Nous avons alors décidé de liquider tous ces enquêteurs, nous les avons tués l’un après l’autre.

Boudiaf : Je présume que le fait d’avoir limogé le général Lamari fut la goutte qui a fait déborder le vase, n’est-ce pas ?

Aboulker : Oui, d’autant plus que nous étions aussi au courant que tu t’apprêtais à nous envoyer tous à la retraite. Et c’est à partir de là que nous avions décidé, après consultations des Français, de t’éliminer…

Boudiaf : C’est Mitterrand qui a donné sa caution ?

Aboulker : Nous les DAF et les descendants de la promotion Lacoste, nous ne traitons pas avec les présidents français, mais avec la DST, la DGSE et les hommes influents tels que Pasqua, Jean-Charles Marchiani, etc.

Boudiaf : Et vous travailliez pour la France depuis l’Indépendance ?

Aboulker : C’est un peu ça, à l’issue des négociations d’Evian, la France a réussi une grande opération d’infiltration dans les rangs de l’ALN et du FLN. Les DAF ont réussi à se hisser dans la haute hiérarchie militaire, et les gens de la promotion Lacoste et les «Marsiens» ont pu accaparer les postes administratifs les plus importants. L’union de ces deux groupes a permis le renforcement de l’influence française en Algérie, d’une part, et d’éliminer tous les nationalistes patriotes, de l’autre.

Boudiaf : En tuant Krim Belkacem, Khider, Medeghri, Khemisti, Chaâbani et beaucoup d’autres ?

Aboulker : Il n’y a pas que cela… Nous avons aussi écarté du pouvoir tous les vrais révolutionnaires, en commençant par toi, ensuite Aït Ahmed, Colonel Oulhadj, Benkhedda, Dahlab, Mehri, Yazid et beaucoup d’autres. Nous avons aussi emprisonné ou mis en résidence surveillée les gens du savoir, des Ouléma comme cheikh Bachir Ibrahimi. On a même exilé Moufdi Zakaria, le créateur de notre hymne national. Pour vous dire que nous avions pour mission d’éliminer tous les nationalistes qui refusaient toute influence française dans les affaires du pays.

Boudiaf : Le colonel Chabou… c’est vous aussi ?

Aboulker : Oui, ce dernier n’est pas mort dans un accident d’hélicoptère, comme rapporté officiellement. Nous avions décidé de l’abattre parce qu’il a découvert que, même après l’indépendance, nous autorisions les militaires français à utiliser le Sud pour des essais d’armes nucléaires, biologiques et chimiques.

Boudiaf : Franchement, vous avez dépassé les limites !

Aboulker : On ne faisait que protéger les intérêts de la France en Algérie. Par exemple, lorsque Mohamed Seddik Benyahia voulait consolider les liens de l’Algérie avec les USA au détriment de la France, nous l’avons éliminé. C’était le même cas avec Messaoud Zeggar et beaucoup d’autres qui militaient pour un partenariat avec les Américains. Et c’est pour cette raison aussi que nous avons liquidé le FIS, car, pour être franc avec toi, on s’en moquait éperdument que le peuple soit géré par cette bande d’extrémistes. Nous avons créé et entretenu ce parti pour deux raisons : 1- Pour effrayer le peuple et l’occuper.

2- Pour qu’il nous aide à nous débarrasser du clan anti-français qui commençait à régner au sommet de l’Etat.

Mais les données ont changé, notamment après que la tendance Djazara a pris en mains les destinées du FIS. C’est ainsi qu’après le congrès de Batna et l’intronisation de Hachani et des Djazaristes, le FIS devenait une véritable menace pour la France et pour nous, ses serviteurs. Voilà pourquoi nous avons liquidé ce parti en faisant croire au peuple qu’on l’avait fait pour le protéger.

Boudiaf : Je savais que vous avez bloqué toutes mes initiatives, mais aller jusqu’à me tuer…

Aboulker : Pas seulement ça, dans un premier temps, nous avons tout fait pour essayer de te discréditer auprès du peuple et des pays étrangers. Je te cite par exemple les tracts placardés dans les mosquées t’accusant d’être un franc-maçon, c’est nous. C’est aussi nous qui avons lancé la rumeur selon laquelle tu t’apprêtais à lâcher la cause sahraouie. Au fait, à propos des camps d’internement de Reggane, Oued Namous et Aïn M’guel, que les gens t’ont injustement imputés, figure-toi que c’est de notre initiative, Bouakkaza et moi. Nous en avions signé les décrets.

Boudiaf : Revenons à mon exécution. Raconte-moi les détails du plan qui a été élaboré…

Aboulker : Tu vois là-bas… à gauche, le type qui est assis à côté de Bokassa, c’est le général Smaîl Boughermoul, va lui demander, il te donnera tous les détails. Alors, tu m’accordes ton pardon ?

Boudiaf : Oui, bien sûr, moi je te pardonne de m’avoir assassiné, mais je ne te pardonnerai jamais ce que tu as fait subir à ce pauvre peuple…

A suivre…


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26 Commentaires sur cet article

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  • Dialogue dans l’au-delà: Quand les âmes de Boudiaf et le général Aboulker se rencontrent
    22 juillet 2011 at 12 h 06 min - Reply

    […] Le Quotidien d’Algérie Tags: Aboulker, âmes, Boudiaf, dans, dialogue, GÉNÉRAL, l’audelà, Quand, rencontrent […]




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  • belka
    22 juillet 2011 at 12 h 09 min - Reply

    surealiste excellent.




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  • sphynx
    22 juillet 2011 at 13 h 22 min - Reply

    Rien a dire, c’est la vérité.




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  • Samir
    22 juillet 2011 at 13 h 33 min - Reply

    Tellement réaliste justement !!!




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  • Chakib
    22 juillet 2011 at 13 h 37 min - Reply

    Aboulker:Larbi Belkheir
    Ali Karoun:Ali Haroun
    Faracha:sid Ahmed Ghozali
    Boulahnak:Reda Malek
    Bouakaza:Khaled Nezzar
    Boughermoul:Smain Lamari
    Boukercha:Mohamed Lamari
    Bouras:Mohamed Touati dit El MOKH
    Boughabra:Kamel Abderahmane(trafic de Drogue).




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  • AS
    22 juillet 2011 at 15 h 05 min - Reply

    aboulker en enfer…. excellent !




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  • fess
    22 juillet 2011 at 15 h 24 min - Reply

    Ce qui me soulage, c’est qu’ils se sont retrouves,ce qui veut dire qu’ALLAH hacharhoum ensemble (pour tout le mal qu’ils ont fait subir au pauvre peuple),cela veut tout dire.




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  • t.montana
    22 juillet 2011 at 15 h 33 min - Reply

    salam alaikoum smail , alors c’est toi qui a organise toute la logistique a Annaba,
    samail: non mais ecoutes c’est Toufik qui m’a charge de la mission je n’ai fait qu’executer,
    Boudiaf: et ou est ce qu’il est ce toufik
    smail: ne t’inquites pas il est tres malade , il arrive bientot tu te debrouilles avec lui




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  • W A H I D
    22 juillet 2011 at 16 h 09 min - Reply
  • abon
    22 juillet 2011 at 16 h 22 min - Reply

    Mon pays? là où la réalité dépasse la fiction.




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  • larbi
    22 juillet 2011 at 17 h 49 min - Reply

    Toufik n’est cité nul part,bizarre…




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  • winathe
    22 juillet 2011 at 18 h 50 min - Reply
  • Nourredine BELMOUHOUIB
    22 juillet 2011 at 20 h 19 min - Reply

    Pour le mal qui nous a été fait, à titre de Porte parole du Comité de Défense des Internés des camps de la Honte, je prends à témoin l’opinion publique, que nous pardonnerons jamais, ni dans ce bas monde, ni le Jour du Jugement dernier à toutes celles et à tous ceux qui ont une part de responsabilité dans la criminelle et odieuse déportation déportation dont nous fumes arbitrairement victimes, et d’où nous sommes irradiés.
    Nourredine BELMOUHOUB




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  • Andalousya
    22 juillet 2011 at 22 h 39 min - Reply

    EXCELLENT !




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  • OURIACHI
    23 juillet 2011 at 0 h 35 min - Reply

    Excusez ma naiveté de citoyen éloigné de sa terre natale.A lire ce qui se raconte sur les personnages qui ont presidé au destin de notre peuple on finit par se demander s’il ya des algeriens capables et que cette guerre d’ independance(confisquée) etait inutile et que la voie pronée par ferhat abbas et autres messali etait de loin la meilleure; A l’exception de quelques hommes de premier plan comme Boudiaf,Abane ,Ait ahmed , etc la suite de l’histoire de notre pays révele l’existence des pinochets et autres barbie( le boucher de lyon);cela nous amene à la question:le million de chahids c’est pourquoi? triste patrie:hogra, corruption ,torture ,manipulation en tout genre;il y a de quoi désespérer!Les algeriens de bonne facture sont ils assez nombreux pour se debarrasser de ce régime au plus vite et laver notre histoire de cette desesperante passe!el jazairi.




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  • aquerado
    23 juillet 2011 at 4 h 18 min - Reply

    Salam,
    Merci mr Chamyl Barkat pour ce dialogue d’outre tombe ou Il est difficile de distinguer la realite de la fiction mais les faits sont la pour attester les raisons de ce meurte. Boudiaf Allah irahmo n’a jamais aime les manigances des Francais, et il le lui ont bien rendu. En fait ces generaux(sic) depasses par les evenements de ce coup d’etat ne savaient plus a quel saint se vouer pour faire taire la consternation et le mouvement populaire qu’allait engendrer ce push militaire. Il fallait trouver quelquechose de fort et disposant d’une stature historique pour redonner confiance a la population traumatisee par ce viol de la constitution. Malheuresement Boudiaf qui ne connaissait pas ces lascars a accepte de sauver l’Algerie en imposant ses regles de jeu et en nettoyant ce pouvoir de tous ces corrompus et surtout de ses daf qui avaient pris le controle de tout l’appareil. Se sentant en danger ces derniers n’avaient pour solution que de l’eliminer afin de preserver leurs interets et ceux de la France et garder ainsi l’Algerie sous un regime dictatorial et feodal des plus atroces et continuer leur magouilles ad veternam.




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  • Ammisaid
    23 juillet 2011 at 11 h 37 min - Reply

    Ce n’est pas de la fiction. C’est la partie la plus douce de la réalité. La forme de cette réalité que nous subissons depuis cinquante. Le fond nous le saurons justement au jour du dernier jugement. Ce pouvoir est illégitime, criminel et Anti-Algérien, il faudra bien jour cesser de croire qu’ils n’ont pas mille fois plus que ce que nous découvrons chaque seconde.




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  • alilou
    23 juillet 2011 at 15 h 04 min - Reply

    nuance chamyl
    On a meme éxilé moufdi zakaria l’inventeur de VOTRE hymne national,et non pas notre,car aboulker&co ne sont pas des notres




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  • abd el allah el muslim
    23 juillet 2011 at 23 h 24 min - Reply

    plus que realiste incontestable!!!!!
    alors qu’attendont nous pour nous soulevez?




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  • slimanihalim
    24 juillet 2011 at 20 h 45 min - Reply

    On veut la 2éme partie




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  • HARDA
    26 juillet 2011 at 14 h 42 min - Reply

    Mais alors Ya rab El Alamine pourquoi toutes ces trahisons?




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  • aboumosaab
    29 juillet 2011 at 12 h 05 min - Reply

    Dans cet article il y a une part de vérité. Mais!
    * L’envoi de plus de 20 000 algériens,à Bordj badji Mokhtar et Ain Mguel, parmi lesquels figuraient des ingénieurs, médecins, enseignants et autres, d’après mes souvenirs, c’est avec la caution, si ce n’était pas l’ordre de Boudiaf.
    * La dissolution du FIS c’est durant le règne de Boudiaf.
    * L’utilisation des chars, la mitrailleuse 12 mm, contre les manifestants qui s’opposaient à l’arrêt du processus électoral, c’est encore sous le règne de Boudiaf.
    * L’emprisonnement de Hachani, est également sous la présidence de Boudiaf.

    Donc Monsieur, ne le présente pas comme une victime de la démocratie algérienne; bien que j’avais un grand respect pour son passé révolutionnaire.

    Ghafara allahou lana jamian.




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  • abon
    29 juillet 2011 at 13 h 34 min - Reply

    @aboumosaab Salam-Alikoum.
    J’apprécie beaucoup votre « Ghafara allahou lana jamian. » en guise de salutations. Pour le reste, il aurait était juste de préciser que le camps en face n’avait rien de mieux à proposer à la nation, qu’il nous avait importé une révolution qui ne nous concerne pas, qu’il se battait pour prendre le pouvoir en massacrant le peuple Algérien et dont les stigmates sont pour longtemps incrusté dans notre paysage ; je vous dirai que notre habit traditionnel est le Haïk, le Burnous, L’Maya, Djellaba… Ghafara allahou lana jamian.




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  • aboumosaab
    31 juillet 2011 at 23 h 15 min - Reply

    @abon, salam
    Mon objectif, n’est pas de polémiquer; mais d’éviter d’autres drames à notre pays. Pour celà, il est nécessaire de connaitre nos vrais problèmes.
    Le Fis monsieur, ne « nous avait importé une révolution qui ne nous concerne pas, qu’il se battait pour prendre le pouvoir en massacrant le peuple Algérien »; mais il a été élu par le peuple. Si vous pensez que le peuple a mal choisi c’est votre affaire; mais le FIS à décembre 1992 a été un parti légaliste. C’est les putschistes qui sont à l’origine de cette décennie rouge.
    Au fait, putschiste, ne veut pas dire seulement l’hiérarchie militaire, mais également ces intellos de service, ces journalistes à la solde et autre société civile qui accepte de jouer le jeu du régime qui nous gouverne depuis cinquante ans.
    Notre problème, c’est pas le haiek, la djellaba, le djilbab ou le kamis, car pour le musulman l’habit ne fait pas le moine; mais plutôt un retour à nos sources. « NAHNOU KAWMOUN AZZANA ALLAHOU BILISLAM, WA SA YOULIDOUNA MA ABTAGHAINA ELIZZATA FI GHAIRIHI ».
    Salam.




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  • mezine abaouz
    1 août 2011 at 22 h 49 min - Reply

    jaimerais bien etres entres les deux et etre linterviwveur de ce dialogue




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  • AMINE ZAGHBENIFE
    21 décembre 2014 at 18 h 52 min - Reply

    REVELATION !….
    Lumiere eclatante fut la revelation !
    Chacun pretendait connaitre la verité !
    Chacun a sa manière faisait la relation !
    Mais personne ne voulait regarder du coté de la clarté !
    Chacun gesticulait pour faire entendre sa raison !
    L’un parlait au nom de l’histoire falsifiée !
    L’autre parlait au nom de l’histoire legitimée !
    Et chacun nageait dans cette M……comme un poisson !




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