Édition du
26 March 2017

Apprécions « l’expertise » de nos intellectuels organiques concernant le Printemps Arabe !

LES EXPERTS ALGÉRIENS ET LA SITUATION DANS LE MONDE ARABE
Les révoltes avortées des peuples arabes
Par Kamel LAKHDAR-CHAOUCHE, L’Expression, 23 Juillet 2011

Les soulèvements arabes risquent de «conduire leurs peuples droit vers de nouvelles crises, d’ordre ethnique, confessionnel et politique, plus sanglantes», mettent en garde analystes et observateurs.

Le refus des dictateurs de lâcher les rênes du pouvoir, la montée en puissance des islamistes, le contrôle des richesses énergétiques, la sécurité d’Israël et l’ingérence occidentale, sont autant de critères qui déterminent le cours du processus de transition démocratique dans le Monde arabe, ont soutenu des experts du Centre de recherche sécuritaire et stratégiques (Crss). En effet, des experts et politologues notent que les révoltes arabes peuvent conduire leurs peuples droit vers de nouvelles crises, d’ordre ethnique, confessionnel et politique, plus sanglantes et plus violentes. Les événements en cours en Tunisie, en Egypte, en Syrie, en Libye et au Yémen en sont témoins. Les analystes du Centre de recherche sécuritaire et stratégique, en partagent le constat. Les dictateurs arabes – hormis Ben Ali et Moubarak qui ont dû rendre les armes – sont, certes, dos au mur, mais continuent de faire de la résistance, sans rien changer aux aspirations de liberté de la rue arabe. De fait, il y a maldonne dès lors qu’islamistes et militaires reviennent en force, s’offrant les acquis des révoltes, sous l’oeil vigilant des occidentaux, dont le seul et unique souci reste la sécurité d’Israël et surtout le contrôle du marché énergétique. Selon des experts du Crss qui se sont exprimés lors de différentes conférences- débats consacrées aux révoltes arabes, les crises induites par les révoltes en Tunisie et en Egypte d’une part, celles en cours en Libye, en Syrie et au Yémen d’autre part, renseignent sur l’avortement du processus de transition démocratique dans les pays arabes. D’où le questionnement: les révoltes arabes vont-elles conduire à de véritables changements? La montée des islamistes sera-t-elle contrôlable? Ou encore, les militaires accepteront-ils de lâcher si facilement les rênes du pouvoir? L’espoir de voir les révolutions arabes aboutir demeure, dès lors, mince et fragile notent les analystes du Crss. A ces questions, le politologue Mustapha Saïdj, catégorique, note qu’il faudra certainement, plusieurs décennies aux sociétés arabes pour remplacer le clientélisme par la compétence et le mérite, la corruption par l’égalité des chances, le monopole par la libre concurrence et l’autoritarisme par l’arbitrage pacifique. Selon lui, les soulèvements intervenus dans certains pays arabes, ont certes provoqué quelques changements sur le plan de la forme, mais rien sur le fond.

Danger islamiste et maintien du contrôle militaire sur le pouvoir
Les révoltes arabes risquent, selon Mustapha Saïdj, de conduire à deux scénarios possibles, lesquels vont à l’encontre des aspirations des peuples. Le premier scénario mènera au renouvellement des dictatures avec d’autres visages aux postes de commandes. Le deuxième scénario, estime M. Saïdj, n’est pas meilleur, pouvant déboucher sur des crises violentes, excipant le cas de l’Algérie, après l’ouverture «politique et démocratique», lors de laquelle les islamistes ont imposé au pays presque deux décennies de sang. A ce sujet, il faut dire que nombre d’experts algériens ont prévenu, à l’aube de ces révoltes, que la volonté des islamistes de confisquer les acquis des soulèvements populaires conjuguée au maintien de la dictature, constitueront un retour à la case départ, retardant par conséquent l’avènement de la démocratie en terre arabe. Dans des rapports de synthèse, il est indiqué que «le changement exige du temps, des énergies, de la bonne volonté et un travail de longue durée, pour espérer obtenir des résultats. A titre d’exemple, Mustapha Saïdj signale qu’il a fallu attendre un siècle pour que la Révolution française porte des fruits durables et que les Français viennent à bout des blocages les plus indignes de leur société. Pour M’hend Berkouk, directeur au Crss, le Printemps arabe est confronté à un Mouvement de contre-révolution. Les Mouvements contre-révolutionnaires ont, explique-t-il, montré leurs dents dans la rue en tentant d’entraîner les jeunes manifestants dans des affrontements, en provoquant des heurts à caractère confessionnel entre coptes et musulmans (en Egypte), entre démocrates et islamistes ailleurs dans le Monde arabe. De fait, la crise risque de s’aggraver en Egypte au regard des événements par, sans doute, le renforcement du courant de droite dans le nouveau régime mis en place. Un régime marqué par le contrôle militaire qui, de fait, constitue une garantie pour les intérêts des Etats-Unis et d’Israël en raison du respect des engagements de l’ancien régime vis-à-vis de ces deux pays. Selon, M’hend Berkouk, en Egypte, l’armée, qui a fourni à la République tous ses présidents, de Neguib à Moubarak, tient bien en main le pays. «La page de la révolution militaire de 1952 n’est toujours pas tournée. La révolution égyptienne n’a pas encore eu lieu», a soutenu l’ancien général-major, Medjahed Slimane, relevant, dans le même sens, qu’en Egypte, un courant contre-révolutionnaire fait suite à la chute de Hosni Moubarak. Il est, dit-il, apparu au sein du Conseil suprême des forces armées (Csfa, qui dirige actuellement l’Egypte). «Ce courant s’est exprimé à travers, entre autres, la reprise de la répression contre les manifestants, les tentatives de provoquer une scission au sein du comité des jeunes de la Révolution du 25 janvier, comme l’introduction d’amendements à la Constitution au lieu de la rédaction d’une nouvelle Constitution, mais aussi et surtout par le maintien des militaires au pouvoir», fait remarquer Medjahed Slimane, ex-directeur de l’Ecole militaire de Cherchell.

Israël, pétrole et révolte arabe
Dans ce contexte, selon l’ancien général- major, dès que les révolutions arabes ont commencé à menacer les deux priorités des Etats-Unis, Israël et le pétrole, l’administration américaine a décidé de prendre les choses en main afin d’étouffer le mouvement de contestation et d’émancipation et protéger ses principales forteresses au Proche-Orient. Donc, l’ancien général-major, Medjahed Slimane est catégorique sur le fait que, selon lui, les incidents qui ont lieu au Bahreïn sont la preuve de la détermination de Washington à empêcher les révolutions arabes d’atteindre leur objectif. L’administration américaine craint ainsi qu’un changement véritable dans les pays arabes, où le pouvoir reviendrait aux peuples, ne mette en danger son hégémonie sur les ressources pétrolières au Moyen-Orient, ou nuise à la sécurité d’Israël. Et pour preuve, relève-t-il, Washington a assuré une large couverture à l’arrivée à Bahreïn des forces du «Bouclier de la péninsule» du Conseil de coopération du Golfe (CCG), essentiellement composées de troupes saoudiennes. Ainsi, après le rétablissement de «l’ordre bahreïni», Washington s’est félicité de l’intervention de forces extérieures au Bahreïn. De même que, note-t-on, aucun commentaire n’a été fait par les Etats-Unis quant à la répression des manifestations en Arabie Saoudite, organisées en signe de solidarité avec le Bahreïn. Résumant la situation, les experts du Crss estiment que les Etats-Unis ont posé des contre-feux en lançant dans les pays arabes des mouvements contre-révolutionnaires, comme de soutenir, dans l’ombre, les régimes en place. Ainsi, en Libye, les Etats-Unis ont laissé le temps au régime de Mouamar El Gueddafi de reprendre l’initiative militaire sur le terrain, avant de lui imposer une zone d’exclusion aérienne. Dans le même temps, face à des rebelles dont la survie dépend de l’aide étrangère, Washington a imposé ses conditions, jouant ainsi sur les deux fronts sans s’impliquer directement dans la bataille sur le terrain, alors que le but ultime était d’établir un équilibre de la terreur qui aboutirait à un partage de facto de la Libye et à une mainmise sur ses richesses pétrolières.
Une telle stratégie a été également mise en place au Yémen, où les Etats-Unis ont procédé à une relecture globale de leur politique. Pour ce qui est de ce pays, le directeur au Crss, M’hend Berkouk, note que les USA ont appelé l’opposition yéménite à accepter l’offre de dialogue proposée par le président Saleh, tout en fermant les yeux sur les massacres qu’il commet contre les manifestants. Selon le spécialiste, Washington fait en sorte de déjouer tout changement réel au Yémen afin de maintenir ce pays sous tension pour préserver sa présence militaire et sécuritaire, sous le fallacieux prétexte de la lutte contre Al Qaîda.




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18 Commentaires sur cet article

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  • Apprécions « l’expertise » de nos intellectuels organiques concernant le Printemps Arabe !
    23 juillet 2011 at 18 h 05 min - Reply

    […] Le Quotidien d’Algérie Tags: Apprécions, arabe, CONCERNANT, intellectuels, organiques, PRINTEMPS, « l’expertise » […]




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  • Salah-Eddine SIDHOUM
    23 juillet 2011 at 18 h 13 min - Reply

    La conclusion que je tire de cette « expertise » est claire: « Atass, Atass, mazal alhal »
    Continuons à manger et à dormir. Nous sommes entre de très bonnes mains. Tout changement chez nous risque de nous plonger dans le chaos.

    Ces « intellectuels » me font rappeler la citation de notre Maître Malek Bennabi :  » Rien n’est pire que l’ignorance quand elle se farde de science et prend la parole ».
    Triste Algérie.




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  • cortex
    23 juillet 2011 at 18 h 48 min - Reply

    @Salah dine Sidhoum
    Vous savez mon cher frère lorsque le peuple se réunira et décidera de changer définitivement de situation ,ni les ignorants ni les intellectuels ni les criminels et ni L’OCCIDENT ne pourrons rien changer à la révolution.
    En effet,lorsque Allah guide un peuple et lui veut du bien rien ni personne ne peut s’y opposer.
    Il nous reste à faire la cause.




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  • Abdelkader DEHBI
    23 juillet 2011 at 20 h 19 min - Reply

    «  » »Le deuxième scénario, estime M. Saïdj, n’est pas meilleur, pouvant déboucher sur des crises violentes, excipant le cas de l’Algérie, après l’ouverture «politique et démocratique», LORS DE LAQUELLE LES ISLAMISTES ONT IMPOSE AU PAYS PRESQUE DEUX DECENNIES DE SANG. » » »

    Merci donc, au grand expert M. Saïdj pour ses précieuses révélations. Franchement, j’ignorais jusqu’à ce jour, que les criminels généraux putschistes qui ont des dizaines de milliers de morts algériens sur la conscience, comme les Belkheir, Nezzar, Toufik, Touati et autres Lammari(s) étaient des islamistes !

    Comme quoi, nos pauvres intellectuels de la soupe, sont encore plus cons qu’on ne pouvait l’imaginer.




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  • hakimM
    23 juillet 2011 at 22 h 00 min - Reply

    @Cortex,
    On dirait que les algériens ont un problème avec l’union et l’intersection.
    disloqués tel 35 millions de villages, de villas, de partis, de projets, de visions…. 500 ans après.
    Benabi, Ibn Khaldoun n’ont pas dit comment emboiter tout cela.




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  • NEDJMA
    23 juillet 2011 at 22 h 16 min - Reply

    La belle théorie pour nous eviter la tentation du mal,on risque de lâcher la dictature pour l’ogre islamiste tapi dans l’ombre,La stabilité de la tyrannie à l’anarchie des multitudes.




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  • cortex
    23 juillet 2011 at 23 h 08 min - Reply

    @HakimM
    Je n’ai pas compris ton message.




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  • Ammisaid
    23 juillet 2011 at 23 h 55 min - Reply

    Je préfère un tyran que j’aurais choisi qu’un tyran qui m’a choisi alors que moi je ne veux pas de lui.




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  • Malika
    24 juillet 2011 at 0 h 19 min - Reply

    Peut on comparer le pauvre harki qui souvent par la faim ou la hogra et pour 300 F trahissait son douar avec le « douctour » qui induit INTENTIONNELLEMENT son peuple pour conserver une situation illégitime.S’il y avait au temps des lumières des gens de ce type ,l’Europe ne serait jamais sortie du moyen âge.




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  • MissTmourt
    24 juillet 2011 at 6 h 16 min - Reply
  • amel
    24 juillet 2011 at 9 h 08 min - Reply

    Analyse qui épouse les contours d’un scénario minutieusement concocté par ceux dont les économies se sont retrouvées asphixiées par une mondialisation « carnivore »
    Dès les premièrs mouvements de contestation ,un qualifiant ,sur mesure,leur a été attribué:le printemps arabe » afin de donner à ce « tsunami » arabe une coloration positive ,alors qu’à défaut d’hirondelles et de tapis de coquelicots,anarchie,misère et désolation règnent avec la bénédiction de leurs concepteurs
    Si certains pays ,tel que le nôtre sont temporairement épargnés,c’est que pour l’instant les intérêts des hyènes anthropophages sont à l’abri couvés apr des dirigeants qui ont vendu leur âme au diable
    Non, il ne saurait y avoir de printemps arabe, tant que les peuples arabes se laisseront bercer par des idéologies concoctées « hors de l’oeuf » qui ne pourront les mener qu »au chaos
    Le constat,bien amer,est là:la Tunisie,l’Egypte et le reste vivent-ils réellement le printemps ?




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  • Adel
    24 juillet 2011 at 16 h 35 min - Reply

    Il y a trois acteurs :

    – les classes dirigeantes illégitimes, pourries, corrompues et discréditées, qui s’accrochent bec et ongles au pouvoir
    – les puissances occidentales, qui n’ont que des intérêts à défendre, sans aucun état d’âme
    – les peuples, qui en ont assez de subir l’arbitraire et le mépris des classes dirigeantes et qui se révoltent.

    Nos experts ne nous disent pas dans quel camp ils se situent. Peut-on dans une une situation de crise d’une telle ampleur rester neutre et faire des analyses qui ne débouchent sur aucune action? Si les experts et toutes les élites ne se rangent pas du côté de la liberté et de la justice, il est certain que les révoltes en cours seront avortées par tous ceux qui ne veulent pas que les choses changent et qu’elles ne déboucheront pas sur une véritable révolution.

    Cette attitude a un nom : trahison.




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  • Elforkan
    24 juillet 2011 at 18 h 09 min - Reply

    « En effet, des experts et politologues notent que les révoltes arabes peuvent conduire leurs peuples droit vers de nouvelles crises »…..comme elles peuvent mener vers des jours meilleurs.
    un cancéreux torturé par son mal, si on lui propose la table d’opération, je ne crois pas qu’il hésiterait un instant.




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  • Elforkan
    24 juillet 2011 at 19 h 19 min - Reply

    à tous ceux et celles qui ne voient d’ennemi que l’Islam, cessez de cracher votre venin….!!!
    Islamiste, intégriste, Taliban ou pas, bons ou mauvais,ils cherchent le pouvoir ou pas,…eux, au moins, ils ont osé,alors à votre tour de nous montrer votre bravoure!!!!!!!!!!!!!




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  • Ammisaid
    24 juillet 2011 at 19 h 43 min - Reply

    Ait menguellet a propos des experts et de ceux qui
    Nous gouvernent et de ceux qui veulent l’instauration d’un
    État de droit.

    http://www.youtube.com/watch?v=P3iJGECkpV0&feature=youtube_gdata_player

    Ceux qui ne savent pas comment ils sont arrivés au pouvoir, comment ils font pour s’y maintenir et qu’est-ce qu’ils comptent faire pour y demeurer.
    Écoutez  attentivement cette chanson que dédie un sage, vieux et qui attend tranquillement sa mort à un jeune intelligent, savant, compétent de bonne famille et de bonne éducation qui veut un changement en devenant président pour instaurer un état de droit juste, paisible, prospère…

    L’intellectuel sait maintenant à qu’il a faire, d’après le sage, il ne doit pas s’aventurer dans ce lieu que satan lui-même n’ose plus approcher.

    A écouter, à comprendre, à méditer, à diffuser, à enseigner, à ne pas oublier, à traduire en arabe et en français et toutes les langues que Dieu a crée…et surtout à tirer des enseignements pour ceux et celles qui veulent s’engager pour dégager Elghoul de la place qu’il ne mérite point!




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  • eljazairi
    24 juillet 2011 at 23 h 28 min - Reply

    Il est rare que les intellectuels ne se trompent pas !le think thank us n’ a rien prévu de la révolution tunisienne! on leur demande de nous fournir des analyses susceptibles de nous aider,de nous éclairer, des rappels d’histoire,etc.Et le savoir est une arme.Il faut savoir pour agir.malik eljazairi.




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    26 juillet 2011 at 18 h 44 min - Reply

    Pourquoi les « intellectuels organiques » n’ont-ils pas intégré dans leurs analyses, le simple constat que les occidentaux n’ont pas d’amis, mais seulement des intérêts ?
    Partant de ce principe clair, nous pouvons, sans doute aucun, affirmer que nos « décideurs », c’est-à-dire, les employeurs de nos « intellec-tueurs » n’ont aucun état d’âme, pour nous aider à nous fourvoyer aussi profondément que possible, dans des considérations si générales, pour nous faire oublier l’essentiel, à savoir, la Justice, la démocratie, et la chance donnée aux meilleurs d’entre nous, de participer à l’édification de notre pays, dans le seul intérêt du pays, ce à quoi croyaient les révolutionnaires arabes, du siècle passé, tant en Égypte, au Moyen orient, ou en Afrique du Nord, dont les Algériens de novembre 1954 !

    Non, les USA, ont certes, besoin de nos ressources énergétiques pour leur bien être et pour alimenter leurs industries, mais cela ne saurait aucunement disculper nos « révolutionnaires » de salon, qui ont organisé des pronunciamiento contre les vrais révolutionnaires, pour mettre en place leur propre système, qui mettait en tête de leurs préoccupations, la doctrine du ZAÏMISME, c’est-à-dire, le remplacement du colon, par le « révolutionnaire » devenu tel, qui, par accointance, qui, par opportunité, qui, par clanisme, qui, par régionalisme ou enfin tribalisme ethnique.

    La religion commune à tous, dans un pays comme l’Algérie, ne pouvait être instrumentalisée à priori, que par ceux qui y avaient intérêt, pour occuper les masses dans des combats périphériques, pendant qu’eux, se partageaient l’essentiel de la rente, et s’accaparaient des postes stratégiques, pour leur permettre de conserver le « pouvoir advitam eternam ».

    Le « printemps arabe » est une réalité, nous l’avons vu à l’œuvre, place Tahrir, au Caire, et à Tunis, comme nous le voyons à l’œuvre, à Manama, Bahreïn, et au Yémen, la contre-révolution se cherche un chemin à Tripoli,en Syrie,en Arabie Saoudite,au Maroc, en Algérie, et en Jordanie, avec l’aide plus ou moins ouverte des couples « intérêts occidentaux-intérêts des Nomenklatura » membres de la ligue « arabe » soumise aux puissances prédatrices et ex colonisatrices.

    Si pour les Occidentaux, les pays arabes sont bel et bien, stratégiques, du fait de leurs ressources énergétiques et de leur proximité géographique, il n’en demeure pas moins, que les peuples arabes ont leur propre besoin pour la promotion et la mise en place d’un système de gouvernance qui ne puisse plus laisser quiconque sur le « bord de la route du développement ».
    L’objectif des « révolutions en cours », ou en gestation, est partout le même dans le monde; renverser les systèmes en place qui ont failli, et les remplacer par des systèmes dont la finalité est : l’équilibre entre développement et donc coopération avec le Monde, d’une part, et la mise en place de systèmes et d’organes pour permettre à chacun des citoyens et non plus des sujets qui composent ces pays, d’avoir sa part, dans la vie de sa nation.

    L’Occident a bon dos, quand il s’agit de cacher les défaillances grossières de nos dirigeants illégitimes, la tare indélébile se trouve malheureusement en nous, qui acceptons de vivre sous perfusion, comme pour le « couffin du Ramadhan », pendant que les nantis sont approvisionnés par conteneurs…
    L’emploi, la juste répartition des richesses au profit de tous, voila un programme ressassé ad nauseum, mais qui n’aura jamais trouvé application dans aucun pays arabe, et donc, comme conséquence, pourquoi vouloir être respecté et voir ses droits sacrés, respectés par ceux qui, comme nous tous, malheureusement, se laissent aller et vivent ou végètent à l’exemple de végétaux, qui attendent de se faner ou de mourir…




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  • Moh.
    27 juillet 2011 at 21 h 20 min - Reply

    Y-a-til eu un seul intellectuel ou un seul expert , organique ou non qui ait parlé de façon honnête sérieuse et exhaustive des bilans de Boumediène , de Chadli et de Bouteflika avec des arguments documentés , des chiffres non truqués , des analyses objectives , des avis comparés?
    Il est encore loin le jour où le citoyen moyen saura , la vérité , toute la vérité sur la gestion de son pays.L’évocation de notre histoire post coloniale ressemble à la gestion de nos villes , de l’à peu près , du toc et beaucoup de fardage le jour de la visite du « boss ».




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  • Congrès du Changement Démocratique