Édition du
24 July 2017

Retour sur la fausse démission de Chadli

Par Ait Benali Boubekeur
L’ouverture démocratique en Algérie fut de courte durée. Ce fut l’une des plus éphémères. La responsabilité de cet arrêt incombe à ceux qui ont estimé que le peuple algérien n’était capable de choisir ses représentants. Bien que le choix puisse être fait par dépit, il n’en demeure pas moins que le choix du peuple fut, lors des élections du 26 décembre 1991, sans appel. Il s’agit pour ces millions d’Algériens de sanctionner un système ne pouvant pas répondre à leurs desiderata. Mais en se trouvant devant la victoire incontestée du FIS,  les réels décideurs ont-ils agi de sorte à éviter à l’Algérie l’un des drames  les plus rudes qu’elle ait connu? Ainsi, à l’annonce des résultats officiels du premier tour des élections législatives, rien n’indiquait en apparence une quelconque manigance des militaires. Mais, derrière la vitrine, les calculs furent légion. Et si les nouveaux décideurs réclamaient la restitution des biens mal acquis, que ferions-nous alors. Cette option fut en tout cas analysée. La solution se trouva alors dans l’arrêt du processus pouvant conduire à l’alternance. Et ce qui les guida  fut  la sauvegarde des privilèges immenses. Ainsi, pour enclencher une troisième guerre d’Algérie, le haut commandement militaire avait cherché les raisons  dans une presse subordonnée. Celle-ci fut d’une allégeance infaillible au régime. Bien que  les leaders du FIS aient réagi avec une extrême vigilance à l’égard de cette presse partiale, la noria du renversement des résultats fut lancée. Car les organisateurs des élections s’étaient trompés sur les scores. D’ailleurs mêmes les vainqueurs  furent surpris par l’étendue de la victoire.  Contacté par le journaliste de RFI, Abdelkader Hachani  fut médusé par le score réalisé. Tout compte fait, il attendait à ce que  le pourcentage de sièges ne dépasse pas les 30%. Mais une fois l’effet de surprise passé, les leaders du FIS s’employèrent à développer un langage rassurant pour calmer les esprits surchauffés.  Cela dit, affirmer  que les vainqueurs avaient une confiance en ce pouvoir, qui cherchait  la moindre étincelle pour allumer le brasier, fut un leurre. Car ce dernier avait des moyens très importants, notamment en jouant sur la peur. Sa force de mobilisation fut incontestable par tous les observateurs. D’ailleurs, ce régime n’a-t-il pas joué les courants les uns contre les autres pour se pérenniser depuis l’indépendance? Qui a donné les ailes à cette mouvance depuis l’indépendance ? Car, dans un pays musulman, il est nul besoin de jouer la carte religieuse. En revanche, face à la gabegie du régime, ces militants religieux voulurent combattre les dérives du système, notamment la corruption, en s’appuyant sur les principes justes de l’Islam.

Cependant,  une fois de plus, la presse aux ordres vint au secours de ce régime. En effet, la presse thuriféraire a joué un rôle moteur dans la manipulation de l’opinion  induisant des milliers voire des millions d’Algériens en erreur. Ainsi, au lendemain de l’annonce des résultats du scrutin,  Mohammed Said a prononcé dans un prêche des propos apaisants dont  la presse a déformé.  « Nous sommes tous des frères, celui qui versera une goutte de sang de son frère ne connaîtra pas le pardon », a-t-il dit.  Il a ajouté plus loin  « tout va bien et, grâce à dieu,  il n’existe aucune pomme de discorde entre nous. Pour renforcer notre fois, il faut nous conformer aux prescriptions divines sur la façon de nous habiller ou de nous nourrir ». Les correspondants de presse,  qui couvrirent la prière, interprétèrent les propos en les reformulant pour donner à peu prés  ceci : « Mohamed Said demande aux Algériens de changer leurs habitudes vestimentaires et alimentaires ». Un journaliste d’un titre britannique  affirma dans une interview que lui avait soi disant  accordée Hachani  que ce dernier « désire rompre les accords liant l’Algérie au CEE ». Quelques années plus tard,  le journaliste reconnut  n’avoir jamais rencontré l’intéressé.  L’interview fut imaginée en analysant ses discours, reconnut-il. Ainsi cette désinformation ne fut qu’une facette de l’action des putschistes. Selon José Garçon « le 6 janvier, une assemblée réunit 181 officiers supérieurs qui signent une pétition demandant la démission du président ». Pour étayer la thèse que les dés furent déjà jetés,  l’état major de l’armée  ordonna, le 8 janvier 1992,  le déploiement d’un dispositif militaire autour d’Alger, Oran et Constantine. Bien que  la constitution algérienne fasse du président le premier homme du pays en incarnant l’Etat et l’unité de la nation,  puisse nommer et révoquer les ministres et grade ou dégrade les militaires, le réel pouvoir se trouvait hélas ailleurs. D’où la question suivante : en ayant autant de pouvoir, Chadli aurait-il décidé, de son propre chef, de partir ? Il est difficile de croire cette hypothèse. Car une délégation militaire, conduite par Nezzar et les principaux responsables militaires,  se rendit le 9 janvier 1992 à la présidence pour demander tout uniment au président de se retirer dans l’honneur et de rédiger sa lettre de démission, et ce conformément à une pétition qu’auraient signée 181 officiers. Chadli aurait résisté pendant un petit moment aux pressions  mais il finit par accepter  de partir le 11 janvier. Dans la lettre de démission,  il expliqua que son départ n’était  pas une fuite de responsabilité mais un sacrifice dans l’intérêt supérieur de la nation. Il s’agit là sûrement de récriminer les militaires qui l’ont forcé à partir. Car s’il s’était agi des islamistes,  il aurait simplement fait allusion au code  civil pour sanctionner les fraudeurs ayant permis la large victoire du FIS.  En tout cas, le départ du président ne fut pas le seul casse tête du haut commandement militaire.  La constitution de 1989 stipulait, dans ce cas de figure, que «  le président de l’assemblée nationale assure l’intérim du chef de l’état et prépare une élection dans 45 jours ». Or celui qui devait succéder au président fut éliminé en montant de toutes pièces la dissolution du parlement. D’après Ali Yahia Abdenour : « Belkhadem,  Président de l’APN,  a révélé au procès des dirigeants du FIS que Chadli,  Président qu’il avait rencontré le 7 janvier ne l’avait pas informé de la dissolution de l’assemblée (décret du 4 janvier) ». En somme,  le président ne pouvait  pas  démissionner dans un pays où il fut nommé. Son départ fut obtenu par des pressions.  Et les Algériens ont le droit de connaitre la vérité à défaut de pouvoir se prononcer sur les personnes qui les gouvernent.

Par Ait Benali Boubekeur

 


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23 Commentaires sur cet article

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  • Retour sur la fausse démission de Chadli
    24 juillet 2011 at 18 h 11 min - Reply

    […] Le Quotidien d’Algérie Tags: Chadli, DÉMISSION, fausse, retour […]




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  • ventre – creux
    24 juillet 2011 at 19 h 08 min - Reply

    pour beaucoup d´algeriens, chadli bendjedid est le president le plus médiocre que le pays ait connu. une personnalité fragile, sans aucun charisme, il est resté pourtant a la tête de l´etat pendant treize ans. au cours de son régne,aucune appétit démesuré de pouvoir, il s´est certes enrichi avec son entourage, mais en laissant une part de gateau a l´ensemble des officiers supérieurs (DAF) et aux caciques du FLN. durant son régne,tout le monde a mangé sauf le peuple. les algeriens l´avaient surnommé le bélier, les algeriens, le détestaient. il y avait de quoi. les grandes pénuries avaient atteint des proportions insuportables. a cette époque,des avions militaires décollaient réguliérement de boufarik pour ammener les épouses et les employés des hauts responsables a paris,las palmas, madrid rome ect… pour faire leurs emplettes, (nos chouakras) des pratiques qui se poursuivent encore a ce jour. et puis chadli était devenu le plus impopulaire de l´algerie. les généraux (DAF) les janvieristes qui on décidé le coup d´etat savaient que son départ n´allait, aucune maniére,compliquer la situation plus qu´elle ne l´était déja???.




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  • HAMMANA
    24 juillet 2011 at 20 h 06 min - Reply

    Bien que je suis fondamentalement contre le putsch militaire du 11 Janvier 1992 eu égard à la tournure dramatique qu’ont prit les évènements,je trouve que l’arret du processus électoral fut dans un certain sens une nécessité.En ce sens qu’il a permis de nous débarrasser dans un premier temps d’un président ignare qui endosse une très grande responsabilité dans la tragédie nationale du fait de l’appui qu’il apporta aux généraux de HIZB FRANCA particulièrement à LARBI BELKHEIR aux profits de qui il sacrifia le défunt KASDI MERBAH qui travaillait pour mettre la junte militaire hors d’état de nuire.Dans un autre temps,il a empeché les radicaux de l’ex-FIS de nous imposer la doctrine wahabite qu’ils prechent aujourd’hui.L’avenir auquel ils nous destinaient n’est pas tellement enviable à la dictature des généraux.
    En tant qu’ ex-fonctionnaire communal,il m’a été donné de travailler sous leur coupe et je suis au courant de tout ce dont ils sont capables si l’occasion leur aurait été donnée d’accéder au pouvoir.L’expérience amère que j’ai vécue m’autorise à manifester ma joie dans ce sens tout en étant triste de ce qu’il est arrivé au pays du fait de leur arrogance et de leur mépris pour la démocratie.
    J’ai rencontré ABASSI Madani tout juste après sa sortie de prison en 1984 et croyez-moi,il est loin d’etre ce leader du FIS qui manqua de peu pour affirmer que « je suis votre Dieu ».
    Le dicton arabe dit :Un ennemi sage vaut mieux qu’un ami ignorant ».




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  • Nourredine BELMOUHOUB
    24 juillet 2011 at 23 h 02 min - Reply

    Il n’ y a que les imbeciles qui ne changent pas , ouel fa3em yaf3em




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  • t.montana
    24 juillet 2011 at 23 h 09 min - Reply

    Monsieur Chadli a les circonstances attenuantes pourquoi? premierement et c’est la chose la plus importante, il ne voulait pas du pouvoir et il l’a pris avec beaucoup d’insistance de la part de ses confreres , deuxiemement il a herite d’un pays qui n’avait rien a envier a la coree du nord , troisiemement il n’a jamais ordonne d’assassinats politiques , quatriemement il a libere les prisoniers politiques , cinquiemement il a contacte Boudiaf pour son retour au bled , sixiemement il a abolis l’autorisation de sortie, septiemement il nous a debloque l’allocation devise, huitiemement le petrole etait a $10 le baril, neuviemement il a essaye de liberaliser le pays a l’occidentale malheureusement les FLniste etait plus corrompu qu’il ne le croyait , dixiemement sa politique etait vraiment « wadha  » il ne faisait pas de magouilles comme son predecesseur avec l’aide de kasdi merbah , onziemement c’est pendant sa presidence et c’est tres tres important le pays a connus la vraie democratie depuis 150 ans , douziemement il a fait de maniere que les elections ne soit pas truque comme faisait son predecesseur, treiziemement et c’est tres tres tres important il a donne l’agrement au partis islamique malgres les pressions de son entourage qui lui ont deconseille de le faire et sa prouve qu’il etait un vraie democrate et c’est la chose la plus importante en ce qui nous concerne , quatorziememnt il n’a pas annule les resultats des urnes apres la victoire du FIS car il n’est pas ingrat , et finalement il pouvait appliquer a la letre les recommendations des putchistes afin qu’il reste au pouvoir comme le fait le corrompu actuel mais il ne l’a pas fait et ca prouve que c’est un homme de principe donc………….vive Chadli !!!!




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  • Sadek
    25 juillet 2011 at 0 h 25 min - Reply

    La démission de Chadli a été sans conteste le point de rupture.
    En chef d’état élu selon les normes qui existaient alors, il n’aurait jamais du se retirer.
    La solution aurait été de dissoudre l’assemblée nationale, reporter les élections, mettre en place un gouvernement de transition pour préparer une élection présidentielle.
    Au président élu démocratiquement de mettre en place les bases pour des élections plurielles loin de toute influence militaire ou partisane.




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  • djiridz
    25 juillet 2011 at 8 h 55 min - Reply

    C’était ou la peste ou le choléra et nous en payons le prix.
    les dés étaient pipés dès le départ car la maffia qui a déclenché « octobre » pour un rééquilibrage interne n’avait, comme aujourd’hui, nullement l’intention d’instaurer une démocratie, qui de fait signifiait leur fin.
    Alors de grâce ne pleurez pas sur le sort du fis qui était un ramassis d’incultes et d’opportunistes du même acabit que les talibans (sauf une infime minorité, qui comme au fln étaient des intellos de service). j’en témoigne pour avoir était, au tout début, sympathisant de ce mouvement (étant pratiquant); mais très vite j’ai déchanté car en tant qu’universitaire d’abord et trilingue (perçu comme francophile)ensuite j’étais considéré comme un intrus, voire une menace. D’ailleurs, quoiqu’on veuille essayer de nous faire croire, l’idéologie de cette mouvance n’a pas évolué d’un iota même aujourd’hui et s’ils veulent se fondre dans le moule démocratique ils doivent élever le niveau et accorder plus de considération au savoir (au sens large)et à la modernité et se se départir de leur vision archaïque et passéiste.




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  • fess
    25 juillet 2011 at 12 h 59 min - Reply

    A lire ces quelques commentaires,une personne qui ne connaitrait pas la diversite des algeriens dirait que ce peuple n’a eu que ce qu’il merite.
    Je vois dans ces ecrits que certains se trompent(ou font semblant)toujours de cible.
    PS: Le sujet c’est la demission de Chadle et non pas le proces du FIS.




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  • brahmi16
    25 juillet 2011 at 13 h 27 min - Reply

    Meskine chadli , c ‘etait un homme sympa, modeste, je me souviens encore quand il faisait des parties de carte dans le café de la place de la bastille avec des copains du quartier ECKMUHL, tous des peres de famille modeste.Il conduisait lui meme le vehicule de fonction, et souvent sans garde du corps, les parties de peches il les faisait toujours avec ses memes copains de quartier,je me souviens egalement d un collègue de travail, agent de bureau, de son etat, qui lui a ecrit en lui demandant un logement , chose qui fut faite quelques jours après, le wali de l epoque, le convoqua et lui remit les cles de l ‘appartement .Grace a chadli beaucoup de familles modestes ont enfin realises le reve de leur vie: de voyager à l’ etranger(allocation touriste, passeport,autorisation de sortie pour tous, etc), Grace au programme anti penurie des familles modestes ont pu acceder a des jouets , a l electro menager et entre autres ,ce qui etait absolument inimaginable pour nous ouvriers a revenu modeste,du gruyere. Nous avons pu acceder egalement a des revues(paris match) des journaux(le monde, le figaro) des livres (le Quid)qui auparavant etait interdit en algerie.Voila grosso modo ce que je voulais dire de chadli, il a laissé une image debonnaire bien sympathique, bien sur cela n’enleve en rien que le pays etait mal gouverné, les vrais maitres du pays(les militaires ) etaient surement en hibernation pendant ce temps là.




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  • ventre – creux
    25 juillet 2011 at 15 h 24 min - Reply

    oui chadli meskine???. l´argent,le pouvoir,les honneurs,la jouissance,la puissance,la domination, plus (el-hogra) c´est pour eux, (la presidence, les DAF HIZB-FRANCA, et les caciques de FLN. une poignée d´élite. pour les autres (el mahgourine) le peuple,les petit, les sans grade, la pauvreté,la misere,l´obeissance,le renoncement,la soumission,le mal-être suffisanr… oui chadli meskine?. un proverbe dit: a quoi sert la lumiére du soleil si on a les yeux fermés?. moi je suis méchante: ca veut dire que j´ai besoin de la souffrance des autres pour exister. jean-paul sartre.




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  • ventre – creux
    25 juillet 2011 at 15 h 34 min - Reply

    chadli bendjedid c´est l´oeuvre de l´arbre qui cache la forêt!!!.




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  • chenoui
    25 juillet 2011 at 15 h 46 min - Reply

    Il faut aussi oser la question de savoir si on ne doit pas protéger une partie de ce peuple contre soi même ?




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  • nomade
    25 juillet 2011 at 16 h 34 min - Reply

    chadli etait un president pour la forme, le dafiste belkheir detenait le fond , un fond sans fin ou il a precipite ce pays sans espoir de repechage.




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  • Rachid Ziani cherif
    25 juillet 2011 at 17 h 25 min - Reply

    « Chassez le naturel, il revient au galop », sans vouloir trop revenir sur le passé, ni sur cette idéo’caste’ qui reproche au autres de ne pas évoluer d’un iota, sans pour autant auto-évoluer eux-memes, à force d’entendre leur litanie sur le FIS (je parle de leur haine viscérale palpable, et non pas des critiques objectives justifiées et bénéfiques), je rejoins ce qu’a écrit Fess, cette caste pré citée, semble obnubilée à chaque fois que le FIS est cité, et se régale sans modération, oubliant toujours le vif du sujet, et ainsi, alors qu’il s’agissait dans cet écrit de Chadli, c’est le FIS qui est ‘lynché’. DRS dormez tranquille! vos soutiens de fait sont bien là, démocrates à part entière, tout comme l’étaient avant eux, ceux qui on t appelé au putsch et au camps de concentration, pour ‘héberger’ les incultes, tel que les décrit un des intervenants illuminés, quand il ne les taxe pas catégoriquement d’intello de service. La révolution pacifique du peuple algérien sans exclusive n’est pas pour demain.




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  • Adel
    25 juillet 2011 at 17 h 51 min - Reply

    @ventre-creux

    Bonjour,

    L’Algérie a raté son rendez-vous avec l’histoire lorsque des hommes instruits, sages et modérés comme Ferhat Abbas et Ben Khedda ont été mis à l’écart. Parmi les radicaux, Boudiaf et Aït-Ahmed auraient probablement été aussi de bons candidats au poste de chef de l’État en 62.

    En échange, nous avons eu droit à Ben Bella, Boumédiène, Chadli, Kafi, Zéroual et boutef. Les deux premiers ont mis l’Algérie sens dessus dessous et ont toujours voulu régner sans partage en imposant leur politique. Les suivants ont été des marionnettes entre les mains du clan des officiers supérieurs de l’ANP devenus seuls vrais décideurs et qui font et défont les présidents selon leur bon plaisir. Chadli a-t-il été le président qui a fait le plus de mal au pays? Pas si sûr…

    Cordialement




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  • Adel
    25 juillet 2011 at 20 h 14 min - Reply
  • Afif
    25 juillet 2011 at 20 h 22 min - Reply

    @ Nourredine BELMOUHOUB :

    Tu dis : « Il n’ y a que les imbeciles qui ne changent pas , ouel fa3em yaf3em ». Ya Khouya, Ana Ma Fhamtch.




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  • Afif
    25 juillet 2011 at 20 h 23 min - Reply

    Le FIS était plus hostile à Chadli que l’Armée. Il le traitait fréquemment de Messamar Djha. Pourtant, c’est Chadli qui n’a pas voulu annuler les élections et qui était prêt à cohabiter avec le FIS : le FIS a en fait mordu la main amicale que lui tendait Chadli.

    La situation de l’Algérie en 1992 peut être comparée à celle de la Lybie aujourd’hui.

    En Algérie, les deux parties en conflit armé étaient d’une part l’Armée et en face les groupes armés se réclamant de l’ex-FIS. Dans un conflit armé, la neutralité est impossible et on est sommé de choisir son camp car la neutralité fait durer le conflit et augmente ses conséquences désastreuses pour tout le monde. Même notre sainte religion nous recommande d’abord de réconcilier les deux parties en conflit, et, si cela s’avérait impossible, de soutenir l’une des deux parties contre l’autre, même si aucune des deux parties ne nous satisfait politiquement.

    En Lybie, aujourd’hui, il y a d’un côté Khadafi et de l’autre l’OTAN qui soutient l’opposition. Même si au fond, les deux parties sont à rejeter toutes les deux, on est sommé de choisir un camp et ce, justement, pour écourter les souffrances des populations. Si toutes les puissances arabes et africaines ainsi que la Russie et la Chine étaient contre Khadafi, le conflit n’aurait pas duré aussi longtemps et les victimes lybiennes aussi nombreuses. Dans le cas inverse, si toutes les puissances et l’OTAN étaient contre le CNT, le conflit aurait été écourté de la même façon.

    Aussi, le fait de choisir son camp est une décision difficile : dans des cas pareils, comme en Algérie en 1992 et aujourd’hui en Lybie, le problème n’est pas de choisir le meilleur, mais de choisir le moindre mal.




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  • Ammisaid
    26 juillet 2011 at 1 h 15 min - Reply

    Faux présidents président, fausse constitutions, faux généraux, faux ministres, fausse démocratie, fausse histoire, faux socialisme, faux capitalisme, fausse guerre avec des vrais morts, faux journaux et beaucoup de faux journalistes, faux ambassadeurs, faux barrages, faux projets, faux riches, faux sénateurs, faux députés, faux moudjahidines et très peu de vrais moudjahidines, fausses promesses, fausses rumeurs, faux jugements, faux coupables mais beaucoup trop de vraies victimes…
    Alors qu’est-ce ça change une fausse démission d’un faux président…?




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  • Alilou
    26 juillet 2011 at 1 h 57 min - Reply

    Que Mr Chadli fut un bon ou mauvais president c’est du passé, comment il a eu le post est aussi du passé, ce qu’il a fait c’est toujours du passé et je peux continuer a conjuguer au passé composé ou au passé simple. Moi ce que je regarde c’est l’avenir…et ne me raconter pas encore que l’avenir se base sur le passé etc….y’e a marre du passé…qu’est ce qu’on peut faire maintenant pour un avenir meilleur c’est la question a 1 million de $ ou de roupis….

    reveillez-moi quand vous serez pret a parler de futur..en attendant je continu de fumer mon thé
    PS: de vous a moi je prefer Chadli a BenBella li kla wen’ker el mella…




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  • ventre – creux
    26 juillet 2011 at 16 h 22 min - Reply

    @nordine belmihoub. ya akhi (mefhemnech chkoun les imbeciles?. ceux qui oeuvre pour la liberté,la dignité et pour un etat véritable etat algerin. ou les partisans d´un régime de hizb franca voleur, corrompu, et anarchiste (de la fawda) la pagaille depuis 1962 a ce jour. merci.




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  • mohamed hezsr
    26 juillet 2011 at 19 h 11 min - Reply

    Je vous rappelle il y a 20 ans et Shangai n’était qu’une ville bidon, aller voir ce qu’elle est devenue!
    Bla bla bla bla bla bla, tarmime tarmime tarmime tarmie,vol vol vol vol
    barakat barakat barakat barakat




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  • birek
    27 juillet 2011 at 7 h 03 min - Reply

    Ammisaïd ; vous ne citez pas les faux musulmans. Est-ce un oubli, de l’auto-censure ou parce que vous considérez qu’il n’y en a pas ?




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  • Congrès du Changement Démocratique