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28 March 2017

Les dessous de l’affaire Mouhib Khatir

La chambre d’accusation de Blida doit statuer ce matin

Les dessous de l’affaire Mouhib Khatir

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El Watan le 25.07.11

 

Depuis l’arrestation inattendue du maire de Zéralda, Mouhib Khatir, le 6 juillet, une véritable boîte de Pandore s’est ouverte : accusations croisées, corruption, affaires de mœurs et stratégies politiques.

Un sentier à quelques mètres du village des Artistes, à Zéralda. Près d’une benne à ordures, trois voitures banalisées sont postées sur la route menant au complexe touristique. Un 4×4 noir passe, les policiers en civil l’arrêtent brusquement et réclament la pièce d’identité du conducteur. Ces officiers dépendant du commissariat de Châteauneuf (Alger) ne connaissent pas les gens de la région. Ils ont fait erreur sur la personne ; le conducteur, un habitant de Zéralda, est invité à poursuivre son chemin. Le maire de Zéralda quitte au même moment le siège de l’APC et se dirige vers son domicile, en ce
6 juillet 2011, sans se douter que sa vie est sur le point de basculer. A 18h, sur cette même route menant au complexe touristique de Zéralda où habite le président de l’APC, un 4×4 noir est encore une fois bloqué. Cette fois, c’est la bonne.
Le maire résiste et se débat, ne comprenant pas qu’il a affaire à la police. L’arrestation sera musclée.

Les habitués des lieux qui ont assisté à la scène sont sous le choc. Les proches du maire parlent d’un vice de procédure dans l’arrestation, étant donné que le mandat n’a été signé que le 11 juillet et que la perquisition de la maison, le lendemain, n’a pas été faite dans les normes. Le chargeur de son arme a été réquisitionné sans qu’aucune décharge n’ait été remise à sa femme, sur place. La famille et la presse sont aussitôt informées : on parle d’une affaire d’escroquerie et de corruption.
600 000 DA de cafés impayés et un achat non honoré de 15 portables destinés au personnel de l’APC. Rien que cela ? Bien sûr que non.
Avec cette arrestation inattendue, c’est une véritable boîte de Pandore qui s’ouvre ; s’y mêlent accusations croisées, corruption, affaires de mœurs et stratégies politiques. Depuis le
6 juillet, Mouhib Khatir, maire de Zéralda, est en détention. Il comparaît aujourd’hui devant la chambre d’accusation de Blida. Ses proches crient à l’acharnement judiciaire sans fondement. Ses détracteurs, eux, l’accusent de corruption et d’escroquerie. Retour en arrière.
à l’origine, le centre des affaires
A son arrivée à la tête de l’APC, le 15 décembre 2007, ce maire indépendant n’a pas perdu de temps pour rendre public «l’état alarmant des finances de la commune». Vidéos sur YouTube et sur facebook, conférences de presse se succèdent pour dénoncer toutes les anomalies rencontrées, dont spécialement le refus de l’ancien maire de faire la passation de consignes. L’hostilité entre Mouhib Khatir et ses prédécesseurs prend forme. La situation devient encore plus tendue entre les anciens élus et le nouveau premier responsable de la commune, lorsqu’il découvre que les comptes de l’APC sont bloqués par la CNEP. La cause ? Un crédit de 26 milliards de dinars accordé à l’APC en 1994 pour la construction d’un centre d’affaires censé apporter développement et prospérité. Mouhib Khatir ouvre alors une enquête pour comprendre les raisons pour lesquelles ce centre d’affaires, qui était censé rapporter de l’argent à la commune, lui a fait perdre quelque 3 milliards de dinars. Le résultat de l’enquête n’est pas réjouissant : le centre d’affaires, qui comprend un hôtel, un cabaret, un bar, un grand parking et plusieurs commerces, pose problème. L’hôtel, le cabaret et le parking sont gérés en concession par la SARL Prestotel, managée par Issad Lylia, dont l’entreprise est en location sur les lieux depuis 1994. «Derrière cette Lylia Issad se cache un actionnaire de l’entreprise qui n’est autre qu’un élu RND de l’APC, Matari, qui travaille par ailleurs avec d’autres élus contre lesquels Mouhib Khatir a déposé des plaintes», révèle, documents à l’appui, Sabrina Khatir, épouse du maire emprisonné. Elle explique : «Mon mari se bat depuis des années contre un réseau mafieux qu’il voulait démanteler. Ils ont accaparé le centre des affaires sans payer de loyer depuis des années. Mon mari n’a pas voulu jouer leur jeu. Ce sont eux qui sont derrière cette arrestation arbitraire qui ne répond à aucune logique juridique étant donné qu’un litige commercial relève du civil et non du pénal.» Près d’une vingtaine de plaintes ont justement été déposées par Mouhib Khatir depuis 2007. Aucune n’a abouti. Parmi celles-ci, une sort du lot : celle qu’il a déposée contre le procureur général de Blida, Abdeli Mohamed, que le maire accuse «de couvrir le réseau mafieux qui sévit à Zéralda en bloquant toutes les plaintes du P/APC».
Premier maire à s’attaquer à un procureur général
«Cet homme a tenté de me corrompre parce que j’ai refusé que son frère devienne mon associé, alors il s’acharne contre mon établissement hôtelier qu’il veut revendre», assène Lylia Issad, gérante de l’hôtel Nour, qui précise que l’arrestation du maire n’a rien à voir avec l’affaire qui l’oppose à lui : «Il a escroqué des gens, il paye pour ça aujourd’hui.» Un conflit connu de tous oppose justement Issad Lylia à Mouhib Khatir depuis 2008, date à laquelle le maire a ordonné «la fermeture de la salle des fêtes du centre des affaires transformée en cabaret», selon plusieurs habitants de Zéralda. Toutes les plaintes que Mouhib Khatir a déposées à la cour de Blida contre elle et ses «associés» se sont vues bloquées. Le maire décide alors d’aller plus loin en prouvant les alliances qui existent entre le procureur de la cour de Blida, Mohamed Abdeli, et les «associés» de Lylia Issad.
Dans une vidéo postée sur YouTube, Mouhib Khatir cite nommément ces personnes «associées» à l’affaire de l’hôtel Nour, dont quatre élus actuellement en poste : Matari (actionnaire de la Sarl qui gère l’hôtel Nour), Mohamed Mezhoud (vice-président de l’APC), Mohamed Bensalah (ancien maire et actuellement second vice-président de l’APC), Tifaghi Malika (élue FLN, ancienne directrice du centre des affaires). L’histoire se complique lorsque le maire rend publics des documents qui prouvent que Bensalah et Mezhoud ont établi une fausse résidence au nom du jeune frère de Mohamed Abdeli, Lounès, qui lui a permis de bénéficier d’un logement participatif à Zéralda. Les faits remontent à 2005. La plainte de Mouhib Khatir concernant cette affaire de logement a été déposée le 13 février 2011 au président de la cour de Blida contre les deux vice-présidents de l’APC et le procureur général de Blida.
Quelques coups de téléphone autour d’un café
«Lylia Issad (qui gère un réseau de prostitution) et ses associés ont invité l’employée que j’ai placée à la tête du centre des affaires à mon arrivée à l’APC à prendre un café. Je lui ai demandé d’y aller pour les prendre au piège. Ils lui ont proposé 2 millions de dinars contre mon silence. Le mari de Lylia Issad, qui s’appelle Amara, a appelé le procureur général en présence de cette employée pour lui garantir qu’elle serait couverte.» Ce sont là les déclarations incendiaires qu’a faites Mouhib Khatir lors d’une conférence de presse suite à son dépôt de plainte pour tentative de corruption, le 12 octobre 2008. Une plainte restée sans suite.
Une autre finira cependant par aboutir : après insistance du maire, le wali d’Alger finit par ordonner la fermeture de l’hôtel Nour pour une durée de 6 mois à compter du 13 juin 2011, soit près d’un mois avant son arrestation. «Ces gens-là ont organisé une cabale judiciaire contre Mouhib Khatir pour l’écarter parce qu’il devenait trop gênant pour leurs affaires», soutient Sabrina Khatir. Des dizaines de documents en main, l’épouse du P/APC fait le tri et tend toutes les lettres administratives relatives à l’affaire d’escroquerie sur les téléphones portables. Mouhib Khatir a déposé plainte le 5 mai 2010 contre le propriétaire du magasin de téléphones pour surfacturation.

«Le magasinier de l’APC et d’autres employés l’ont vu distribuer ces 15 portables aux élus de la commune de façon complètement informelle. Il n’y a aucun bon de livraison et cet homme n’a même pas porté plainte contre mon mari, rien ne justifie son arrestation pour cette affaire», explique l’épouse du maire. Qu’en est-il de l’affaire des 600 000 DA de cafés impayés ? «Il s’agit du café situé juste en face du siège de l’APC et cette plainte a été retirée.»
Qu’est-ce qui retient Mouhib Khatir encore en prison ? «Un dépôt de plainte de la police pour coups et blessures survenus lors de son arrestation, sur lequel la justice doit statuer dans quelques jours, et l’affaire des portable dont le sort sera connu ce lundi (aujourd’hui, ndlr)», explique-t-elle en qualifiant cette affaire de «comique cabale judiciaire». Elle menace d’ailleurs de saisir la Cour internationale au plus vite pour faire la lumière sur ce qu’elle qualifie de «dérives graves pour ce pays».
En attendant, le centre des affaires de Zéralda, situé à la cité Frères Boussalem, continue à recevoir les estivants, notamment pour son centre commercial. L’hôtel est fermé, mais des sources affirment que cette «fermeture provisoire» est exploitée pour travaux…
Le comité de soutien du maire continue, pour sa part, à se poster tous les soirs à partir de 19h en face du siège de l’APC pour réclamer la libération de Mouhib Khatir.

Bio express :

Qui est Khatir Mouhib ?
Agé de 48 ans, Mouhib Khatir, président du Forum des maires, est un élu indépendant à la tête de l’APC de Zéralda depuis le
15 décembre 2007. Avant cette date, il était commerçant, patron d’une entreprise de décoration gérée avec sa femme depuis 1993.
C’est ainsi qu’il a eu à s’occuper de la décoration de sites connus, tels que les salles de cinéma ABC et Algeria, des théâtres de Constantine et d’Alger ainsi que de la résidence Djenane El Mithak et l’hôtel Hilton, entre autres. La décision de son engagement politique, en 2007, répondait à «sa frustration de voir la commune de Zéralda s’enliser dans la dégradation», expliquent ses proches.
En créant le Forum des maires en 2008, il a formulé plusieurs revendications portant
sur la revalorisation du salaire des maires fixé à 15 000 DA, sur l’accès à l’immunité pour justement échapper à toute cabale judiciaire susceptible d’amoindrir les capacités d’action de l’élu, mais aussi sur un statut particulier censé réglementer les devoirs et les droits des 1541 présidents d’APC que compte le pays.

Pour faire aboutir ces revendications, les 1000 élus qu’il a réussi à fédérer ont même menacé d’une démission collective en mars dernier et se sont accordé sur la date du 1er septembre pour mener une marche des maires sur Alger pour demander que leurs revendications soient prises en charge.

Fella Bouredji

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9 Commentaires sur cet article

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  • Les dessous de l’affaire Mouhib Khatir
    25 juillet 2011 at 15 h 24 min - Reply

    […] Le Quotidien d’Algérie Tags: dessous, Khatir, L’affaire, Mouhib […]




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  • hadj
    26 juillet 2011 at 10 h 27 min - Reply

    La population de zeralda devra sortir manifester contre l’arrestation de son président d’APC.Malheureusement,les maires sont imposés soit par l’achat de la tête de liste,soit par un vote sanction,ce qui est apparemment le cas.Les maires sont choisis pour s’enrichire et laisser ceux qui l’ont imposé s’enrichir ;mais pour les démasquer.BOUDIAF ne vous rappelle rien?.Le maie de Zéralda a eu la chance de ne pas être victime d’un attentat térroriste ou d’une démission.(CHADLI).




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  • HOUARI
    26 juillet 2011 at 17 h 59 min - Reply

    Ca me degoute!!!!!!!!!!!!!!!!
    Lire cet article, je me demande si je suis dans un pays MUSULMAN, avec des MUSULMANS.
    DEGOUTANT




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  • Lakhal Lyes
    26 juillet 2011 at 18 h 18 min - Reply

    Ce qui me choc, c’est le silence assassin des habitants de Zeralda. Je suis sure que si les habitants bougent, cette affaire déclenchera un véritable tsunami populaire qui emportera tout le régime.
    En attendant ce jour, je vous souhaite une bonne fin de journé.




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  • Badis
    27 juillet 2011 at 4 h 00 min - Reply
  • mouloud
    28 juillet 2011 at 4 h 39 min - Reply

    je suis dégoute de ce pays qui est géré par des pourris , des minables , des prostitués , des sanguinaires , des analphabète, ect ect




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  • Messaoudi Z
    8 août 2011 at 13 h 39 min - Reply

    la mafia aux pouvoirs combinée avec la justice aux ordres liquidera tous les nationalistes et prendra les régnes du pays.Feu Boumedienne disiat: »quand le privé algerien arrivera au pouvoir,ça sera pire que le cololnialisme.
    maintenant que la mafia politicofinanciére a pris les régnes du pays,il ne reste au peuple que vivre le cauchemar ou réagir.
    l’affaire du maire de zeralda n’est qu’une face apparente de l’iceberg.
    au fait quelle est la réaction de son parti?




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  • LIBRE
    15 août 2011 at 16 h 25 min - Reply

    Posté par le

    Le Président de l’Assemblée populaire de la wilaya de Tizi Ouzou a tenu, dimanche 13 mars, une conférence de presse pour informer l’opinion publique du rejet du ministère de l’Intérieur de la délibération portant création d’une commission d’enquête sur la gestion du secteur de la culture dans notre wilaya. Le Président de l’APW nous apprend aussi que toutes les délibérations adoptées par l’Assemblée de wilaya depuis son élection (64 délibérations exactement) ont été approuvées sans aucun problème sauf bien sûr cette dernière où il est question d’enquêter sur la gestion des dépenses du secteur de la culture.

    On se souvient que lors de la cérémonie de réouverture du théâtre Kateb Yacine, le 9 novembre dernier, le directeur de la culture de la wilaya a annoncé, non sans fierté, que les travaux de rénovation de cette infrastructure culturelle ont couté la bagatelle de 380 millions de Dinars (38 milliards de centimes).

    Pour les non avertis, ce montant peut ne pas signifier grand-chose, mais pour les initiés et surtout les professionnels de la construction, il s’agit là d’un montant faramineux d’autant plus qu’il n’a été question que de travaux de rénovation. Car en dehors d’un rajout de quelques poteaux à l’extérieur, ceux qui connaissent l’édifice en question auront remarqué que l’ensemble des éléments de la structure, c’est-à-dire les fondations, les poteaux, les poutres et chainages, les planchers, les escaliers et même les cloisons (murs en pierres) extérieures et intérieures n’ont pratiquement pas été touchés.

    Pour mesurer l’ampleur de la somme engloutie par des travaux de rénovation, je ferai appel à une comparaison avec des exemples concrets en évoquant, chiffres à l’appui, le tout bien sûr facilement vérifiable, quelques opérations récentes à lancer ou en cours de réalisation dans le territoire de la wilaya de Tizi Ouzou dans le domaine des équipements publics, précisément des infrastructures scolaires (lycées et collège). Il serait intéressant aussi de pouvoir apprécier, à l’aide d’un bref calcul mathématique, le nombre de logements sociaux qu’on aurait pu réaliser avec une telle enveloppe financière. Il demeure entendu que tous les projets cités et tous les chiffres avancés peuvent facilement être vérifiés.
    . Dans le domaine des infrastructures scolaires :

    Pour la réalisation d’un lycée 800/200 à Tizi Rached (800 élèves dont 200 internes) comprenant les blocs enseignements (les classes), les blocs hébergements (les dortoirs), le bloc administration, l’auditorium, le gymnase, le bloc services (réfectoire + cuisine) et le bloc logements de fonction, l’enveloppe prévue est de 234.672.000 DA.

    Il en est de même pour le lycée 1000/300 (1000 élèves dont 300 internes) à Mekla, en cours de travaux, dont l’enveloppe est de 223.870.000 DA et le lycée 1000/300 à Aït Yahia dont l’enveloppe est de 230.645.000 DA.

    Une simple règle de trois nous indique que ces importantes infrastructures éducatives (comprenant plusieurs bâtiments) qui seront construites à partir des fondations couteront chacune 40% moins chère que les travaux de rénovation du théâtre Kateb Yacine.

    Un autre exemple : le collège Mouloud Feraoun, l’un des premiers collèges de la wilaya de Tizi Ouzou, qui a été complètement rasé et reconstruit en totalité. Le montant de cette opération est de 95.890.000 DA soit près de quatre fois moins que la rénovation du théâtre Kateb Yacine.

    2. Dans le domaine du logement social :

    Le prix du logement social réalisé par l’OPGI de Tizi Ouzou ne dépasse en aucun cas (je dis bien en aucun cas) les 40.000 DA le m² (montant encore une fois vérifiable auprès de l’OPGI ou auprès des entrepreneurs et bureaux d’études qui participent à la réalisation de ce type de logement). Pour des logements de type F3 d’une surface habitable de 65 m², les 380.000.000 DA, nous permettront de réaliser : 380.000.000/ (40.000 x 65) = 146,15 logements.
    Oui, vous avez bien lu, il s’agit bien d’une cité complètement aménagée et viabilisée de 146 logements.

    Tels sont les quelques éléments d’appréciation que je mets à la disposition du lecteur.

    En ce cas d’espèce, n’est-il pas légitime ou même du devoir pour une institution élue de s’interroger sur l’utilisation qui a été faite de l’argent public et de se soucier de la manière dont il a été dépensé ?

    En déniant à l’APW le droit d’exercer une prérogative pourtant garantie par la loi, le ministère de l’Intérieur confirme les doutes sur la gestion du secteur de la culture dans notre wilaya et nous autorise à croire que, malheureusement, les autorités au plus haut niveau cautionnent cette gestion et la couvrent.

    Ingénieur en génie-civil

    Directeur d’entreprise de promotion immobilière




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  • bonnet
    13 janvier 2016 at 10 h 54 min - Reply

    Non mais quel blague, vous parlez de cet homme répugnant comme étant un homme bon, allez plutôt vérifier au delà des frontières.
    Que les vrais journalistes s’informent au lieu de pondre des torchons sur cet homme
    Lui lutter contre la corruption alors que la vérité est tout autre lol mais quel connerie il est tellement bon qu’il a même pas été élu comme députés lol lol
    a croire qu’en algerie les journalistes ne regardent pas plus loin que le bout de leur nez.
    Pourquoi a t-il été s’installer en algerie alors qu’il fuit la france on se le demande !!!!!!!!!!!!
    il n’y a pas de fumée sans feu dieu est grand et les gens mauvais finissent toujours pas payer




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  • Congrès du Changement Démocratique