Édition du
24 March 2017

Pourquoi pas une démocratie musulmane?

Adel H.

La politique au sens moderne du terme est une création de l’Occident et elle n’existe pas dans la culture islamique traditionnelle proche de nous, celle de l’empire ottoman. Dans cette culture, il y a le musulman et le kâfir, le bon musulman et le mauvais musulman. Le hâkem injuste est un mauvais musulman.

Dans cette logique, il ne peut y avoir compétition entre des partis politiques ayant des projets de société différents (capitaliste, socialiste, écologiste, etc.) Le défi auquel sont confrontés aujourd’hui les musulmans, c’est justement d’accepter la libre confrontation des projets au niveau politique, sans pour autant renoncer à la personnalité islamique. Dans les années 30-50, la lutte politique était d’abord et avant tout une lutte contre le colonialisme européen (judéo-chrétien). Aujourd’hui encore, beaucoup d’Algériens voient la lutte politique comme une poursuite du combat contre le néo-colonialisme, les dirigeants actuels étant assimilés à des agents de la France. En Libye les deux camps qui s’affrontent actuellement le font aux cris d’«Allahou Akbar» et disent que ceux qui sont morts au combat sont des chouhâda qui iront au paradis. La simple logique permet cependant de comprendre que l’un des deux camps ne mérite pas ce qualificatif! Pour dépasser cette contradiction, il faut admettre que de bons musulmans peuvent diverger sur la manière de gouverner le pays, accepter le pluralisme.

Le cas de l’Iran est intéressant. Après la révolution khomeyniste, les communistes et autres courants «modernistes» qui avaient pris une part active au processus révolutionnaire furent éliminés. Mais on voit se former aujourd’hui deux camps au sein du mouvement khomeyniste dominant, un camp conservateur et un camp réformiste. Une fois les courants politiques considérés comme étrangers à la culture islamique éliminés, les Iraniens essaient de construire le pluralisme dans un cadre purement islamique, car la société est traversée par des contradictions, même si L’État iranien étant un État pétrolier rentier, il fonctionne par la distribution de la rente, tout comme les autres États pétroliers du monde arabo-musulman et les contradictions de classes sont amorties.

Les grands courants politiques et économiques qui sont nés en Europe seront-ils reformulés d’une manière originale dans l’aire de civilisation islamique? Y-aura-t-il un libéralisme, un socialisme, une écologie islamique?

Certains pays musulmans tels que la Turquie ou la Malaisie ont opté pour une économie libérale, mais la spécificité islamique de ce libéralisme n’apparaît pas encore clairement. Jusqu’à présent les pays qui ont opté pour une économie socialiste (Algérie de Boumédiène, Irak de Saddâm, Libye de Kadhafi, Syrie de Hâfedh-El-Assad, Égypte de Nasser) ont connu de sérieux problèmes internes et l’unanimisme «révolutionnaire» du passé a cédé la place à une situation chaotique faite de prédation et de corruption, sur fond de guerre civile et de violence généralisée.

De quoi sera fait l’avenir? Si l’industrialisation demeure toujours un défi incontournable, sa réalisation paraît aujourd’hui un rêve impossible tant les difficultés sont immenses. Le socialisme reste, malgré l’effondrement de l’URSS, un idéal de solidarité et de justice sociale attractif pour les populations les plus démunies de la planète. La médecine, l’éducation, le transport et les moyens de communication, le logement et même certains produits alimentaires de base peuvent très bien devenir un jour totalement gratuits et accessibles à tous dans un pays ayant une économie moderne performante. Des pays capitalistes développés comme la France, le Canada ou les pays scandinaves s’en rapprochent déjà. Des partis politiques islamiques «socialistes» pourraient très bien appliquer un tel programme, parfaitement en accord avec les principes islamiques de solidarité. Ces partis pourraient entrer en compétition avec d’autres partis islamiques qui seraient en faveur d’une privatisation de ces mêmes services, dans une vision libérale de l’économie. Il n’est donc pas absurde d’envisager un État islamique démocratique, c’est-à-dire un État ancré dans l’aire de civilisation islamique, dans lequel les intellectuels reformulent les questions politiques, économiques et sociales et en débattent de manière contradictoire et libre dans le cadre d’un repère global islamique, un État qui autorise le pluralisme politique et la liberté d’opinion. Après tout le libéralisme et le socialisme marxiste sont tous deux des produits de l’aire de civilisation occidentale judéo-chrétienne et ils se sont fécondés mutuellement depuis deux siècles pour donner les démocraties occidentales modernes, qui n’ont rien à voir avec les États capitalistes du 19ème siècle. Qu’est-ce qui interdit en théorie le développement de courants islamiques équivalents, respectueux des principes islamiques de base?


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59 Commentaires sur cet article

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  • Pourquoi pas une démocratie musulmane?
    30 juillet 2011 at 1 h 15 min - Reply

    […] Le Quotidien d’Algérie Tags: démocratie, musulmane, pourquoi […]




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  • Nazim
    30 juillet 2011 at 1 h 26 min - Reply

    D’accord avec vous pour une démocratie «Hallal».
    Le seul bémol, c’est que cela a failli se réaliser dés les débuts de l’Islam lorsqu’un groupe de musulmans s’insurgèrent contre le pouvoir «héréditaire» et demandèrent à ce qu’on leur permette de choisir leurs guides parmi les musulmans les plus méritants.
    Ils firent l’unanimité contre eux de la part des deux grandes familles (sunnites et chiites pour une fois d’accords). On les appela les Kharidjites et ils furent impitoyablement pourchassés.
    Il n’est pas dans la culture clanique de l’arabe de céder la moindre parcelle de pouvoir aux autres. Chose qu’ils nous ont bien transmise.




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  • SAID
    30 juillet 2011 at 2 h 05 min - Reply

    Dans votre logique islamique, les projets peuvent etre portés par des individus et la competition se fera sur les projets de chacun.
    La competition sera balisée par des criteres liés aux capacités de chacun : scolarité, travaux de recherche, projets pour la communauté etc …
    Mais, helas, depuis la nuit des temps, quand est-ce que les populations musulmanes ont choisi LIBREMENT leurs emirs ??
    Ce n’est pas l’Islam qui pose probleme, c’est les hommes !!!




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  • cherifi
    30 juillet 2011 at 2 h 33 min - Reply

    Salut, De prime abord,il est judicieux de donner une définition éxacte du mot « culture ».Ce qui parait très délicat et par conséquent on ne peut avancer.
    Ce terme,très difficile à définir,n’a jamais éxisté dans le langage des arabes avant l’islam et meme après.Malek Bennabi(allah yarahmou) puisant dans les bas-fonds de l’histoire de la civilisation européenne,pense que la culture est  » l’ensemble des productions de l’esprit dans les differents domaines…en se referant au monde agricole dans lequel la culture signifie  » la moisson des differents produits suite à plusieurs actions de semailles,labourage,irrigation…jusqu’a la récolte du produit.Donc,c’est à la suite de plusieurs actions que le paysan est arrivé à la récolte.
    Ce terme de culture ne peut éxister dans un environnement desertique et stérile,fief des nomades,ou aucune culture ne s’y pratique,car l’homme ne vit que de la chasse,contrairement à un environnement plus ou moins fertile,lieu de résidence des sédentaires,et dans lequel on pratique plusieurs cultures (blé,orge,légumes et fruits).
    Les démocraties sont,aussi,une création occidentale,ce qui veut dire que les termes culture, démocratie,émancipation,libérté,femme etc sont des inventions occidentales et,par conséquent,judéo- chrétiennes qui vont à l’encontre de l’esprit et des principes de l’Islam.Dans ce cas « une démocratie musulmane » n’est qu’un mirage et ne pourra jamais etre appliqué sur le terrain.
    Cette impossibilité vient des musulmans qui n’arrivent meme pas à s’entendre sur la définition de  » l’Etat Islamique » ainsi que sur ses principes, ses contours et ses objectifs,alors évoquer le mot  » démocratie » devant cette communauté, c’est,purement et simplement,blasphémé et porter atteinte à la sacralité de la religion.
    Meme ce terme de démocratie a perdu sa véritable signification dans certains pays occidentaux qui ne croient qu’en la puissance de l’argent et des armes,donnant un avantages aux sciences qui leur permettent se sevir et rester fort.
    Le monde arabo-musulman dirigé par des dictateurs qui ont avili leurs peuples par la peur et l’ignorance ne sortira de son esclavagisme que pour tomber dans un autre plus pire.Le jour ou ces peuples dans leur majorité sauront ce que sont:la citoyenneté l’égalité,la liberté de conscience,les droits et les devoirs…il faut dire qu’ils ont fait un grand pas vers la prise de conscience(et cela prendra des années et des années),en conséquence,ils finiront par ne pas preter allegeance à n’importe quel bandit venu les duper pour les diriger comme des gnous soit en utilisant la religion (qui ne doit pas etre utilisé à des fins politiques)pour les endormir en leur promettant le paradis ou la la fausse légitimité révolutionnaire pour les diviser en faux nationalistes et véritables traitres et demeurer maitre des lieux.
    Le problème qui se pose pour le moment c’est comment nous débarrasser des dictateurs accomplis,des rois de la corruptions,des émirs des détournements et des valets de la hogra tout en restant lucide devant leurs succésseurs.Quant à la  » démocratie musulmane »,elle n’a jamais éxisté,elle n’éxiste pas et elle n’éxistera jamais.




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  • mouloud
    30 juillet 2011 at 10 h 27 min - Reply

    Je dirais Judio-Latine, car le chréstianisme n’est pas une race….
    Coradialement Mouloud.




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  • Sid-Ahmed Ouadah
    30 juillet 2011 at 10 h 43 min - Reply

    Juste une remarque à propos de cet excellent article : elle concerne la notion tendancieuse (et historiquement fausse) de « judéo-christianisme ». Le christianisme, à sa naissance, a intenté un véritable procès en rupture avec le judaïsme; il a été sa négation et nullement en continuité avec lui. Cette notion de judéo-christianisme (qu’on doit à Nietzsche et à ses approximations) fait bien les affaires des tenants de l’idéologie du choc des civilisations : « notre ennemi commun, nous civilisés, est l’Islam ». C’est Sharon s’écriant le 11/9/01 « c’est une divine surprise ! » On connaît la suite.
    S’il y a quelque rapprochement à faire entre judaïsme et christianisme, ce serait plutôt entre protestants sionistes et judaïsme sionisé. (Car tout judaïsme n’est pas sioniste : Y. Arafat avait 2 rabbins comme conseillers).




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  • jamil
    30 juillet 2011 at 11 h 46 min - Reply

    Bonjour

    Le monde musulman vit depuis la chute de Grenade en 1492 dans ce que Malek Bennabi appelle,la post civilisation . Aprés avoir été pendant de nombreux siécles à l’origine de nombreuses découvertes scientifiques,le monde musulman sombra progressivement dans la médiocrité à tous les niveaux . En 6 siécles d’hibernation,le reste du monde s’est lancé dans le progrés,la recherche et la modernité . L’andolou Ibn Rochd a bien traduit et developpé les travaux de Socrates et de Platon pour les transmettre aux occidentaux qui les ont devellopés à leur tours en les considérant comme des acquis le l’humanité .
    Le probléme du monde musulman aujourd’hui,c’est que les musulmans pour des raisons dogmatiques,rejettent les différents acquis de l’humanité sous prétexte que ces acquis ne sont pas d’origine musulmane!
    Peut on rejeter aujourd’hui la pénicilline,le téléphone,l’avion ou l’éléctricité pour aller à la recherche d’une pénicilline,d’un téléphone ou d’une électricité musulmane ?
    La réalité est que toute invention est humaine et appartient à toute l’humanité . Rejeter le progés,est un comportement dogmatique qui ne fera qu’aggraver la situation du monde musulman qui est déja catastrophique . Il n’y a pas de démocratie musulmane,la démocratie est un acquis de l’humanité ,elle est le fruit des travaux de Platon,Socrates,Ibn Rochd,Ibn Khaldoun,Montesquieu,Voltaire….
    L’Islam,n’est pas une tendance politique,sa politisation nous conduit vers des débats et des conflits sans fin . Tant que cette question n’est pas réglée,le monde musulman,risque de connaitre d’interminables guerres civils et risque de s’isoler pour des raisons un peu plus . La chine risque une explosion démografique,les Etats unis d’amériques sont en crise économiques . Ces deux géants ont besoin d’argent et d’espace pour regler leurs problémes . Le monde musulman par l’étendu de ses territoires,la richesse de son sous sol et par la faiblesse qu’il affiche dans tous les domaines,est un bon condidat pour d’éventuelles invasions provenant soient de Chine soient des Etats unis d’amérique . Nous avons raté la révolution industrielle,du début du 19e siecle,la révolution informatique du 20e siécle,ne ratons pas la démocratie pour des raisons dogmatiques.




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  • boukezouha abdelouahab
    30 juillet 2011 at 12 h 55 min - Reply

    pour quoi pas la démocratie musulmane ? la démocratie musulmane existe il faut voir le site http://parti-udma.com . salam




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  • A.L
    30 juillet 2011 at 13 h 23 min - Reply

    L’islam c’est la foi que possède un individu dans ses
    rapports avec Dieu et chacun individuellement est libre d’avoir les rapports qu’ils veut avec son créateur.Les musulmans de France ,de Scandinavie ,d’Amérique ,de Russie ou de Tataouine-la-Proche ont tous des rapports identiques avec leur créateur.Tout cela fait partie du domaine religieux.
    Intégrer une quelconque idéologie dans la vie sociale d’un groupe d’individus,devient de la politique. Intégrer en politique les principes islamiques de base devient de l’Islamisme.L’Islamisme n’est plus le démocratie.
    Il faut préciser seulement qu’un musulman peut vivre
    indifféremment dans un système démocratique quel que
    soit le courant politique dominant:capitaliste,
    socialiste,écologiste,centriste,républicain ou autre ou tout autre système basé sur l’alternance.
    Les dicatures sont: maoiste, leniniste, nacériste, boumedienniste,khomeyniste,ou tout autre système basé sur les mêmes principes.
    Mais un parti islamiste-socialiste ,c’est à ne rien
    comprendre surtout s’il doit être aussi démocratique et ancré dans une aire de civilisation quelconque.
    Déjà que la vie est difficile comme ça ,se la compliquer encore plus nous plongerait dans un véritable enfer.




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  • ahmed
    30 juillet 2011 at 14 h 43 min - Reply

    Entiérement d’accord avec jamil,si nous continuons à débattre de choses évidentes,les chinois souffrants d’une démographie sans précédent et les américains en déficit budgétaires,risquent d’être tenté par nos réserves en pétrole,par l’immencité de nos territoires et surtout par notre faillite idéologique .
    El Maoudoudi et Sayed Kotb,ont fait beaucoup de mal à l’Islam en soulevant la notion de « HAKIMIAT ALLAH » La souverainté de dieu . Dieu est le créateur de tout:des cieux,de la terre de l’homme…
    C’est l’homme qui transforme la farine en pain et c’est l’homme qui rédige des lois au sein d’un parlement élu pour diriger son pays et donc la souverainte est au peuple et non pas à dieu car dieu ne peut pas donner à l’homme la terre,la pluie,la farine et le pain . Si dieu donne tout ceci à l’homme,on finira par appeler ça de l’assistanat . Dieu nous a donné un cerveau et c’est à nous de ridiger des lois dans le cadre d’un parlement élu par un peuple souverain .l’Islamisme politique est le fruit du sous developpement du monde musulman . La démocratie n’a pas d’appartenance,elle est l’héritage de toute l’humanité .




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  • Jim Canada
    30 juillet 2011 at 16 h 57 min - Reply

    A Adel H.(réflexion à la va vite)
    A la base de l’islam, il y’a la culture traditionnelle:Le patriarcat(définition du rôle de l’homme et la femme en société et dans la famille,importance de la famille,élimination de la femme de l’espace publique, séparation des sexes,etc…).L’islam s’est propagé sans difficulté dans la société algérienne car il ne faisait que renforcer ce patriarcat.Il ne s’est nullement opposé à cette culture.Le patriarcat se retrouve dans toutes les sociétés mediterrannéennes.Les sociétés européennes en adoptant la démocratie ont désintégré le patriarcat, ont entrainé l’irruption de la femme dans l’espace publique entrainant, en théorie,l’égalité des sexes mais pas toujours.Dans certains cas,c’est la femme qui porte le pantalon.Donc, au niveau culturel, il y’a une antinomie entre la démocratie, d’un côté et le patriarcat et l’islam qui en fait est du patriarcat codifié, de l’autre.De plus, le patriarcat pose, comme postulat,l’importance de la communauté, en plus de la famille:L’individu est soumis au groupe.La femme est sousmise à l’autorité de la famille,de son frère et de son époux.En démocratie,l’individualité est le primat de base.Aussi bien, en ce qui a trait à l’homme qu’à la femme.De fait, la femme a les même droits que l’homme:elle peut voyager seule,rentrer tard la nuit, refuser l’autorité de l’homme qui,par ailleurs, doit faire comme elle les tâches ménagères, s’occuper aussi des enfants…Les Algériens, que ce soit par rapport à l’islam ou au patriarcat peuvent-ils accepter cela?




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  • Adel
    30 juillet 2011 at 18 h 21 min - Reply

    On peut supposer que les musulmans deviendront avec le temps identiques aux Occidentaux et qu’il finiront par adopter tous leurs comportements et leurs modes de pensée. Comment expliquer alors la révolution iranienne, le changement radical qui a lieu en Turquie, le FIS, etc.?

    Si on balaie d’un geste hautain toutes les convulsions que connaît le monde musulman depuis quelques décennies, les considérant comme des épiphénomènes insignifiants, de simples cailloux dans la chaussure du Musulman moderniste-progressiste qui avance à grand pas vers la Terre Promise préparée par l’Occident, alors tout devient simple.

    Dans le cas contraire, les intellectuels musulmans sont condamnés à se replacer dans le repère de la civilisation islamique et produire une pensée originale qui soit adaptée au monde industriel moderne et qui plonge ses racines dans la culture islamique.

    Il y a de nombreuses questions au sujet desquelles sociétés musulmanes demandent à leurs intellectuels des réponses spécifiques différentes de celles qu’y ont apportées Montesquieu, Voltaire ou Marx. Il ne me semble pas absurde de considérer qu’il y a une manière spécifique aux sociétés musulmanes de comprendre le libéralisme, le socialisme ou le féminisme. Tant que les intellectuels « modernistes » refuseront de considérer cette spécificité et refuseront l’ancrage dans la culture islamique (au sens large), ils seront inévitablement amenés à considérer le hidjâb ou le refus de l’intérêt bancaire, par exemple, comme de simples manifestations de « l’obscurantisme islamiste rétrograde ».

    Pour ce qui est des priorités, en Algérie, nous avons connu sous Boumédiène cette façon de procéder qui a donné la priorité à l’industrialisation la plus sophistiquée, sans tenir compte des contraintes objectives de la société algérienne. 30 ans après que reste-t-il de cette industrialisation? Tant que l’Homme n’est pas considéré dans sa globalité et tant que tous ses besoins matériels et spirituels ne sont pas pris en compte, le résultat de toute action de transformation rapide de la société risque d’être décevant.




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  • fateh
    30 juillet 2011 at 19 h 52 min - Reply

    Je crois que l’absence d’un systeme democratique Islamique est due a l’aveuglement des Islamistes a imposer la CHARIAA sans les outillages…En effet le fait de parler d’une DOULA ISLAMIA dans une societe Musulmane dans sa grande majorite comme c’est le cas en Algerie demontre a quel point les porteurs de ce projet sont totalement deconnectes non seulement de l’histoire de l’evolution de la societe occidentale, et pire, de l’approche du PROPHETE SAW quand a la construction de cette societe et non de l’ETAT ISLAMIQUE comme on veut bien nous le faire admettre…
    lE PROPHETE saw voyant un groupe de gens essayant d’abattre une palmier, leur recommanda de ne pas le faire. Un an apres, ces gens vinrent voire le prophete et lui dirent que le palmier qu’il leur a deconseille d’abattre n’a tjrs pas donne de dattes. Le Prophete leur repondit : (( ANTOUM ADRA BI CHOUOUNI DOUNYAKOUM))
    Il est claire que par cette reponse, le Prophete SAW venait de signaler qu’il n’etait pas au courant que le palmier etait malade et qu’il ne donnait plus de fruits d’ou son abattage par son proprietaire…D’autre part il nous fait comprendre que la gestion des affaire de la OUMMA obeit egalement au savoir du fonctionnement de celle-ci que ce soit dans l’agriculture ou tout autre activite. Dans cette optique l’Islam reste un cadre de reference qui permet de garder le cap sur ce que nous appelons -RIDHA ALLAH- CAD une action qui plaise a ALLAH, ce qui veut dire qui ne doit pas contredire les recommandation de l’ISLAM ou la CHARIAA pour etre plus claire…
    Moi de la j’en deduis que l’Islam dans son livre nous apprend une chose fondamentale en matiere de democratie, c’est le verset qui dit : OUA AMROUHOUM CHOORA BAYNAHOUM.
    De ce verset il n’est pas question de la forme de democratie qu’il faut appliquer mais de l’essentiel cad la consultation, comme ca se fait dans les pays civilises…
    Je crois que appeler a une democratie Musulmane, fait de la democratie un systeme variantes multiples. Cette appelation de democratie Musulmane, releve plus d’une volonte de vouloir marquer sa difference religieuse, pour la simple raison que les pays democrates sont d’abord des pays de confession CHretienne. Il s’agit a mon avis d’une reaction qui demntre une approche revencharde sur l’histoire que nous avons subit pour dire que nous aussi nous avons quelque chose qui vautmieux que le votre…Dans cette optique ce que nous oublions c’est que la democratie est avant tout un outil qui cree le consensus sur la gestion d’une ou des affaires d’une societe…Elle n’a jamais ete l’expression ideologique du fonctionnement d’une societe, mais de la defense des interets geraux de celle-ci-la societe- …OUA AMROUHOUM SHOURA BAYNAHOUM est le moteur pour le fonctionnement de la societe pour la defense de ses interets tout en exprimant le sens de JUSTICE qui semble surtout echappee aux partisans du CHARIISME…




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  • A.L
    30 juillet 2011 at 20 h 02 min - Reply

    Je vis dans un patelin musulman à presque 100% avec de fortes traditions séculaires où l’on ne rencontre pas que des barbes,heureusement,et où les femmes voilées vivent en parfaites symbiose avec des filles en jean et chemise ou carrément en robes traditionnelles héritées de nos arrières grands-mères.Aucun conflit de civilisation et chacun vit sa foi,à sa façon,même s’il ne va pas forcément à la mosquée,bien que la région en possède le plus grand nombre par rapport au reste du pays.Chacun accepte l’autre bien que démocratiquement on soit encore loin d’être au top.Jusqu’à présent personne n’impose quoi que ce soit à l’autre et la paix continuera de régner tant qu’aucun intrus ne joue au perturbateur de ce climat serein.C’est un bon présage et peut-être arriverons-nous à instaurer un véritable climat démocratique dans le seul cadre de nos valeurs traditionnelles ancestrales,sans mêler à cela tout ce qui relève de Dieu et des croyances et convictions individuelles de chacun.
    Et Dieu sait que des problèmes de vie communautaire très complexes ont pu être surmontés par le passé sans faire appel à aucune personne étrangère ni importer sa doctrine.
    Les fondements démocratiques existent donc,il suffit seulement de quelques adaptations pour rivaliser avec ce qui est universel et qui a permis à beaucoup de nations de vivre pleinement leur bonheur.




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  • abon
    30 juillet 2011 at 21 h 44 min - Reply

    @A.L
    Si seulement c’était vrai partout ; en cinquante ans nous n’aurions pas réussi le minimum du minimum pour VIVRE ENSEMBLE que ce à la mode athée, judéo-chrétienne, et encore moins Islamique. Avant de chercher à édifier la plus grande mosquée du monde ou presque, on pourrait recommander pour être bon Musulman respectable, le respect de ces recommandations tirées de -Conseils pratiques à l’attention de tous les pèlerins- et nous aurons fait un très grand pas vers la démocratie.

    Extrait de « Conseils pratiques à l’attention de tous les pèlerins durant le Hajj ou la Omra »
    La propreté est une obligation à la fois religieuse et sanitaire tout comme l’ordre, la discipline et le respect des autres.
    Garder son calme et son sang froid et éviter les bousculades
    Eviter d’emporter des boissons ou des aliments dans la Sainte Mosquée pour ne pas salir les lieux et gêner les autres fidèles
    Eviter de gêner les autres
    Se contenter des endroits spécialement conçus pour …
    Veiller à économiser sa consommation d’eau et faire bon usage des salles de bain et des sanitaires.
    Eviter de jeter ses ordures ou quoi que ce soit d’autre à l’intérieur des tentes ou dans les camps.
    Eviter les bousculades à l’intérieur des bus et des moyens de transport collectifs et toujours donner la priorité aux femmes et aux personnes âgées ou handicapées.
    Veiller à garder sa tente et sa résidence toujours propres et s’entraider avec les autres.
    Eviter de rester dans les rues et les chemins conçus pour les voitures et autres moyens de transport afin de ne pas risquer sa sécurité ou d’entraver le
    Eviter le surpeuplement et rester calme et cool en toute circonstance. Saha Ramdan-koun Djemii3ene




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  • titiche
    30 juillet 2011 at 23 h 53 min - Reply

    muslim democracy ???? It’s a new context or what ???
    if you define the democracy as seen by the occident, you will see that there is no link with the basics of the islamic society.I think a part of the scandinavia society project (it doesn’t exist anywhere in europe especially not in USA) has some link with the islamic rules, but the real question nowadays is : are there really muslims ? Do you see our senior politic flying on economic class ? Do you see our politicians paid their taxi from the airport to their home ?
    Do you see our leaders solve our daily problems ?
    I don’t think so ????
    Allah protects his believers.




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  • Ezzoufri
    31 juillet 2011 at 1 h 30 min - Reply

    Salam,
    L ISLAM EST ET A TOUJOURS ÉTÉ DÉMOCRATIQUE !!!
    Ce qui me dérange et que tous les commentaires ou presque est que les regards sont toujours braqués sur l’Islam. Entre, peut t il être ou non démocratique ?
    Mais personne ne se pose la question, qu’est ce que la démocratie ? Vous semblez tous, ou presque dans le paradigme : démocratie = multipartisme / Débats… Or, la démocratie dans ses principes fondateurs est l’alliance entre deux choses : La première est la liberté et la seconde est l’égalité.
    Il me semble, qu’outre l’aspect spirituel de l’Islam, le volet social de l’islam se veut libérateur et égalitaire. Sans vouloir avoir un discour de Akhina de base, l’Islam dans ses principes aussi, est démocratique parce que justement il allie la liberté et l’égalité (ne me sortez pas l’égalité des droits de succession de la femme svp, ce n est ni l endroit ni le moment lol).
    Liberté parce qu’il n’interdit en aucun cas la circulation et des biens et des personnes. Il autorise la liberté d’entreprendre, la liberté de pensée,… et tant d’autre !
    L’égalité, avec le système de Zakat par ex. Certes, il peut y avoir des choses a revoir mais bon… on est jamais satisfait,n nous autres les humains !!!
    Donc, du moment qu’on peut avoir le mixe de ces deux choses, l’Islam est profondément DÉMOCRATIQUE !!!!




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  • Mokrane ( Pas Amokrane )
    31 juillet 2011 at 1 h 57 min - Reply

    la démocratie c’est le droit de la majorité de disposer du pouvoir par un vote « transparent » tout en respectant le droit de la minorité à une marge de liberté de disposer d’elle meme.le reste c’est de la dictature. Pour le moment aucun pays arabo-musulman n’est democrate… Je me souviens des anneés 1989, 90 ou les militants du FIS disait «  » La démocratie,c’est du koufr,sa fait partie du taghut, »pouvoir au peuple »,hors le pouvoir Absolu appartient à Allah ta’ala et puis la démocratie,c’est juger selon autre de ce qu’Allah ta’ala à révéler «  » No Comment …




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  • cherifi
    31 juillet 2011 at 2 h 10 min - Reply

    Salut, Nazim, Si je ne me trompe pas,c’est Mouaaouya qui n’a pas reconnu l’autorité du calife Ali,après que ce dernier a ordonné sa destitution ainsi que celle de Amr Ibn El Aas.Cette décision qui parait juste et justifiée n’a pas plu ni à Mouaaouya (le pouvoir fait tourner la tete aux arabes)ni à Amr (un converti de la dernière seconde)qui ont déclaré la guerre au calife Ali avec la bénédiction de Fatima(qui voulait se venger de l’évèment ou l’histoire d’El Ifk)qui s’est terminée par la victoire des troupes du calife Ali et le chiffre effarant de plus de 45000 morts.Cest à ce moment que l’astucieux Amr (dans le sens négatif)proposa une médiation qui s’est conclue par la trahison de Ali par ce dernier et la division des musulmans en sunnites(le groupe qui a suivi Mouaaouya et Ibn El Aas),chiites (groupe favorable au calife Ali)et Kharijites(les musulmans qui ont refusé de suivre les deux camps.
    Bennabi (que Dieu ait son ame)impute la stagnation du monde arabo-musulman à la proscription de « l’ijtihad » et l’application de la devise:MEN TAMANTAQA TAZENDAQA C’est-à-dire qui applique le principe de la logique est un hérétique.Seulement,et s’arretant au 4 premiers califes,le seul qui était honnete,juste et compétent c’est Omar Ibn El Khattab qui sous son règne la communauté avait trouvé la sécurité,la justice,le droit,les devoirs,l’égalité etc,la Oumma vivait dans une véritable démocratie.Il n’est pas du tout utile de revenir sur la période de Abu Bakr qu’il avait presque consacrée à combattre El Mourtadine(Houroub errida),celle de Othman caractérisée par le népotisme et le clanisme et celle de Ali qu’il a consacré à lutter contre la désobéissance,les dissenssions et les rebellions. Quand mouaaouya s’empara du khilafa ce fut le début d’une époque et une politique presque contraire à celle qu’a connue et menée le Prophète(qsssl)et Omar Ibn El Khattab.
    Depuis Mouaaouya à nos jours la monde arabo- musulman n’a connu que des despotes,des dictateurs, et des fascistes sanguinaires qui sont et seront prets à sacrifier,sans le moidre scrupule,les quatre cinquième de leur peuple rien que pour démeurer au pouvoir.Alors parler de « démocratie à la musulmane » dans les pays arabo-musulmans ou musulmans c’est vouloir islamiser l’aile éxtrémiste juive.Et je crois qu’il faut faire la difference entre musulman(qui à la foi et qui est pratiquant en appliquant dans son quotidien les pricipes de l’Islam)et islamiste(qui ne jure que par la chariaa,sans la connaitre,et veut l’appliquer sans mesurer ses conséquences).
    L’arabo-musulman doit aller à la bonne école,apprendre,en plus du fiqh,les mathématiques, les sciences physiques et naturelles,les sciences humaines,lire Marx et Engels,Adam Smith et Ricardo, Mohamed Abdou et Taha hussein et enfin Farag Fouda pour pouvoir voir plus clair et avoir une idée sur la démocratie,les droits de l’homme,la place de la femme dans la société,la citoyenneté etc.S’il reste coincé entre les preches de l’imam Kichk(que Dieu ait son ame)et celle de l’imam El Qaradhaoui il n’avancera pas d’un iota et finira par se convaincre que tout est HARAM.D’ailleurs,ce sont ces comportements et ces agissements qui font que nos dictateurs s’étérnisent sur les trones et préfèrent mourir que ceder ne serait-ce qu’une partie de leur pouvoir.Au lieu de penser à inventer une »démocratie à la musulmane »,il est plus qu’urgent d’unir nos efforts,de s’arreter de gueuler et de passer aux choses sérieuses,celles d’inventer les moyens nécessaires et mobiliser les forces vives de la nation pour nous débarrsser de la vermine qui nous gouverne depuis 62.




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  • Alilou
    31 juillet 2011 at 14 h 45 min - Reply

    NB: Il est ou mon post d’hier ????

    @Cherifi, ya rien a redire, vos comments ont fait mouche.

    a presque l’unanimité nous sommes tous d’accord qu’il est impossible voir utopique la creation d’un etat ou d’une democratie musulmane ni en algerie ni ailleur.

    Nous n’avons jamais eu la culture d’alternance au pouvoir, je crois que c’est genetique, l’arabe est un tribal, patriarcal et macho double d’un narrow minded,

    Hier dans mon post j’ai resumé en 3 mots tous vos commentaires

    mais je crois qu’il a ete mal interpreté, mais je persiste a dire que nous ne sommes pas encore des musulmans comme Dieu veut que nous le soignons.
    D’ailleur de vous a moi ca fait une belle lurette que Dieu est ailleur qu’il nous tourne le dos (ca fait 8 sicles ou plus)

    Supposons que nous puissions arriver a creer une democratie halal (il faut que je fume bcp de thé pour l’imaginer) comment pourrons nous trouver des lois musulmanes pouvant traiter d’economie de marché avec un monde occidental liberal sans scrupules qui est basé sur l’interet, la speculation, la corruption, le loby etc…?

    Laissons la religion a ceux qui croient encore a Dieu comme createur universel et non un ET local et la politique a ceux qui croient que Dieu est $$$$$$$




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  • elforkan
    31 juillet 2011 at 18 h 31 min - Reply

    Si l’Islam est une affaire entre la personne et son créateur……….je dirai que la laïcité est une affaire entre la personne et elle même !
    S’il faut séparer la religion de la politique pourquoi, alors ne pas séparer la laïcité de la politique, donner nous des arguments valables, convaincants et objectifs….mais pourquoi ??? convainquez-nous SVP et demain, on fera pas le ramadhan, et cette nuit on va prendre un verre de whisky !!!
    Et à ceux qui vantent la démocratie occidentale,qu’ils sachent qu’un SDF crèvera SDF et un ouvrier crèvera ouvrier, que ça soit à Paris , Londres ou New York ……..si la démocratie existait, je ne crois pas qu’un Obama (inconnu du bataillon) surclasserait un américain de souche et qu’un Hongrois régnerait sur des français.




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  • Nazim
    31 juillet 2011 at 18 h 38 min - Reply

    Salut Cherifi. Sans rentrer dans les détails du conflit de pouvoir entre le clan Mouawiya et celui de Ali, je voulais juste rappeler dans mon intervention, qu’il y avait un groupe de musulmans qui avaient refusé, en ce temps –là, de suivre les 2 camps et qui préconisait le libre choix des chefs. Personnellement, il semble déceler comme une odeur de démocratie. Malheureusement, ils furent aussitôt assimilés à des hérétiques et traqués en commun par nos 2 frères ennemis.
    Car un système, quel qu’il soit (surtout le dictatorial), se laisse critiquer mais ne se laisse jamais ébranler. Quant à, Omar Ibn-Khettab, tout comme les autres leaders, il n’a jamais foncièrement remis en question le système en place. Même si individuellement il semble qu’il soit plus éclairé que d’autres et que son honnêteté est proverbiale.
    À ce propos, il me semble (peut-être ai-je tort ?) que Boumediène fut très honnête mais a également beaucoup renforcé le système ; Zéroual le fut aussi (honnête) mais il a été débarqué dés qu’il a tenté d’imposer un point de vue propre à lui ; quant à Boudiaf, il a été immédiatement exécuté car il a failli ébranler le système. Je fais ce parallèle entre les débuts de l’Islam et l’Algérie d’aujourd’hui pour illustrer mon propos quand je disais que cette vision du pouvoir est une donnée culturelle qui nous a été bien transmise. Je ne faisais pas seulement allusion au système en place, mais aussi à ceux qui le «critiquent» et qui sont confortablement installés dans «l’opposition officielle». Par ailleurs, on peut pousser la réflexion plus loin et se demander dans quelle mesure nous ne défendons pas nous même ce même système ?
    Est-ce qu’il y a beaucoup d’entre-nous qui oseraient remettre en question des dogmes comme : «l’Islam religion d’état» ? L’Arabe comme « unique langue officielle» ? Le caractère «jacobin» de la gouvernance ? Etc.…
    Je m’arrêterais là (autocensure oblige et aussi, nécessité de faire court). En fait, mon opinion est que (j’étofferais cela si nécessaire) l’Islam n’est nullement incompatible avec la démocratie. Bien au contraire : ses valeurs de solidarité et de générosité, la quête du savoir qu’il prône, le refus des «castes» qu’il exige et tant d’autres valeurs qu’il préconise (justice, égalité, humilité…) sont les meilleurs garants d’une démocratie accomplie. En revanche, je considère notre héritage arabe comme un obstacle majeur à cette démocratie car cela nous confine dans un nationalisme étroit et improductif (sinon d’isolement et de haine de l’autre).
    L’Islam est Divin, l’arabe est Humain.




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  • djelloul
    31 juillet 2011 at 18 h 58 min - Reply

    Décidément, on est loin de sortir de l’auberge. En effet, on évoque Dieu à tout va, à tout moment et dans n’importe quelle circonstance. On parle de Dieu comme si on parlait de son ami. Dieu par-ci, Dieu-par là. Le problème se situe justement à ce niveau, dans la mesure où on a fini par perdre le sens des réalités pour planer dans les nuages et de trop attendre de la providence au lieu de se prendre réellement en charge en comptant d’abord sur soi.




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  • elforkan
    31 juillet 2011 at 19 h 02 min - Reply

    « Intégrer une quelconque idéologie dans la vie sociale d’un groupe d’individus,devient de la politique » !!!!

    Comme certains sont malins, la laïcité ça convient, le socialisme ça convient, le communisme ça convient et.. l’Islam ?? non, il ne convient pas ! pourquoi ? parce qu’il se mêle de notre liberté !!!!!!
    Moi aussi je suis libre de bruler ma maison, mais les laïcs me l’interdisent !
    ça me chante de faire du vacarme à minuit , la police laïque me mettrait en taule !
    J’ai envie de stationner dans un endroit où le stationnement est interdit, si je le fait, je reçoit un PV laïc !!!!
    Je veux monter en haut d’un minaret à Pris et appeler à la prière, on me dit que c’est interdit parce que la laïcité ne tolère que ce qui est jugé tolérable !
    Et comment juge t’ont qu’une chose est tolérable ou pas ? elle est tolérable si je l’accepte et ne l’est si je ne l’accepte pas !!!
    et autre chose, je veux égorger un mouton ! c’est de la sauvagerie !!!
    Non, je m’excuse, je veux planter des planter des banderilles sur le dos d’un pauvre taureau ! Ah! pour t’amuser et amuser la galerie, fait le, ce n’est qu’un jeu !!!!!
    lahawla wala kowa illa billah !!! on comprend rien !!




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  • benlamine
    31 juillet 2011 at 21 h 29 min - Reply

    je crois que ce que vous dites dans l’article n’a aucun fondement (je m’excuse) vous incitez a une démocratie musulmane, en lisant le titre je croyait que vous alliez faire une approche avec la démocratie chrétienne mais finalement ça n’était pas ça. la démocratie est un terme et un concept claire atre democrte aussi est claire vous me rappelez certains islamistes qui parlent de democratie respectueuse de l’islam (bizarre) ceux qui parlent et qui se disent protecteurs des droit de l’homme(musulmans) nifaaaaaaaaaaaq

    ======================================
    Quand il s’est agit de la démocratie chrétienne qui existe en Europe et en Amérique latine, on ne s’est jamais offusqué de voir s’ajouter à ce concept de démocratie, un concept religieux (chrétienne). Quand des intellectuels algériens essaient de parler de démocratie musulmane, c’est le grand scandale. Non pas des intellectuels occidentaux mais des « nôtres ». Jusqu’à quand ce complexe de la colonisabilité ? Pourquoi ces procès d’intention à chaque fois que notre société essaie de trouver sa propre voie et de se libérer des reflexes coloniaux? Ce qui se passe en Turquie n’est-il pas une forme de démocratie musulmane?
    Cordialement.
    Salah-Eddine




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  • Mouloud Y
    31 juillet 2011 at 22 h 04 min - Reply

    Je suis entièrement d’accord avec Jamil.
    Et je rajoute quelques choses :
    Le mot dieu est la création de l’homme comme avait dit voltaire. Les religions sont une affaire de l’homme avec son dieu même si il se réfère à une religion quelconque et non des hommes. Depuis toujours dans les sociétés, il y a eu des violences, après l’avenu des religions sacrées, la violence est érigée pour chacune de ces religions monothéiste comme religion vraie sur l’autre (selon Mohamed Arkoun) ainsi nous arrivons aux société moderne qui n’a rien changé au ntriangle (sacré, violence, vérité ) a part le sacré est remplacé par modernité (démocratie). Les guerres actuelles en lybie est un exemple. Quelle est alors la solution ? L’instruction, la culture, l’instruction, la culture, l’instruction, la culture …. Pour arriver à subtituer dans le triangle violence par liberté !




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  • SAID
    31 juillet 2011 at 22 h 34 min - Reply

    Il ne faut pas melanger les concepts si on veut débattre d’un sujet et echanger les idées.
    L’Islam est une religion. Ce n’est ni Le communisme ni le socialisme ni le capitalisme. La laicité est un systeme de gouvernance qui exclu justement la religion du champs politique.
    L’Islam est la dernière religion révélée et Mohamed (QSSL)est le dernier prophete. Le prophete n’a laissé aucun héritier (du poste) et au contraire, l’Islam dit que le pouvoir est l’objet de la choura entre vous (entre musulmans, bien entendu). Or au jour d’aujourd’hui, qui a la pretention d’etre un vrai musulman au sens strict du terme ? Il ne suffit pas de s’afficher dans une mosquée ou reciter quelq versets ou hadith pour se prevaloir d’etre un « vrai musulman ». L’Islam c’est la MOUAAMALA d’abord, c’est la justice, la droiture, le partage, de faire le bien autour de soi et de ne pas faire du mal.
    Lorsque le fis a participé aux elections, son mot d’ordre etait : la démocratie est KOFR.
    Pourquoi alors l’utiliser et la réclamer puisque c’est KOFR ?
    Est-ce que les pays qui se pretendent gérés par l’Islam sont exempts de déviations ? est-ce que la corruption est moins importante dans ces pays que dans les pays nordiques par exemple ??
    La laicité n’a jamais empeché quelqu’un de prier ou de faire le ramadhan et d’autre part n’a obligé personne à devenir alcoolique ou se prostituer : c’est le libre arbitre de chacun. Si les gens sont musulmans dans leurs comportements de tous les jours, la société deviendra musulmane de facto, sans forcer personne à le devenir.
    En tout cas l’histoire de l’empire ottoman est là pour comprendre la « khatima » de son systeme politique basée sur la religion. S’il était assis sur une base juste, il serait encore en vigueur.
    cordialement




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  • Alilou
    31 juillet 2011 at 22 h 50 min - Reply

    @Elforkan,

    Ya mon frere, je lis toujours tes posts et je sens ce que tu veux dire surtout que tu es honnete et on le constate,

    Ya mon frere on vit une epoque ou il ne reste de l’islam que le nom, notre religion soidit en passant a perdue de sens le jour ou elle a ete deviée de son objectif principale CAD l’emancipation de l’individu, la sortie des tenebres a la lumiere, le jour ou l’islam a ete instrumentalisé comme outil de pouvoir et d’endoctrinement, l’islam a cessé d’etre cette lumiere.

    les chayatines sont les hommes qui l’utilisent a tord, pourqu’un jour l’islam puisse briller de toutes ses lumieres, il faudra becp de generations et le passage par un temp d’oubli afin que l’individu sente enfin le vide de sa vie pour qu’il puisse decouvrire l’islam a nouveau et l’adopter definitivement comme un besoin vitale qui lui manque pour s’elever a un niveau plus haut que le sol.

    J’ai rencontré un americain un jour a un congrés aux states, tres aisé dans sa vie, mais comme il aimait les sciences il continuait a faire de la recherche et d’un sujet a un autre, je sentais la question lui brulait les levres et je lui ouvre la porte et je sentais a quel point cet homme riche et fort etait si faible et pauvre a l’interieur de son coeur, mais au moins il a essayé de savoir ce qu’il lui manquait, il voulait connaitre cette religion dont tout le monde avait peur, de vous a moi j’espere que cet homme aujourd’hui ait trouvé un sens a sa vie.

    A mon ami Elforkan, je prefere vivre dans une societé laic et vivre ma vie spirituelle libre, que de vivre dans un etat musulman (soit disant) et sentir que je pratique une religion par la force….

    Amicalement et saha ramdankoum a toutes et a tous…




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  • jamil
    1 août 2011 at 0 h 05 min - Reply

    bonsoir,
    Au Docteur Sidhoum,
    Ce qui se passe en Turquie est le fruit d’un système éducatif qui a mis sur la scène politique turque des gens dont le niveau d’éducation et de formation les empêchent de s’entre-tuer tout en conservant la branche sur laquelle tous les turques sont assis à savoir le pays . Le mouvement islamiste turque est le seul mouvement sunnite ayant accédé au pouvoir . Les autres mouvements islamistes,en Egypte,en Algérie et ailleurs n’ont pas pu accéder au pouvoir qu’ils réclament pourtant . L’échec des mouvements islamistes arabes est à rechercher dans leurs références idéologiques . Khamani l’ancien président iranien et Erdogan l’actuel premier ministre turques ont plus de culture politique et philosophique . En dehors de Ibn Rochd et Ibn Khaldoun,ils s’interressent à Jean Jacques Rousseau,Montesquieu,Platon et Socrates . L’ouverture d’esprit et la tolérance des islamistes turques et iraniens les a conduits au pouvoir . Les islamistes arabes et algériens malheureusement se sont enfermés dans des considérations dogmatiques refusant ainsi un héritage humain aussi précieux que la démocratie sous prétexte qu’elle n’est pas d’origine musulmane comme si la pénicilline,le téléphone,l’électricité ou l’avion été d’origine musulmanes . L’enferment dogmatique de nos islamistes,bloque en partie notre vie politique . L’autre responsable de ce blocage est l’armée qui refuse de se moderniser en se retirant de la vie politique et en levant le paternalisme qu’elle exerce sur la société algérienne .

    ============================
    Bonsoir
    Je partage en grande partie votre analyse. Mais je crois que nous sommes d’accord pour dire que c’est le système illègitime imposé par la force des armes en 62 par la bande d’imposteurs des frontières qui a détruit notre système éducatif et qui a produit cette culture de violence (inaugurée en 62 par le massacre de près de 2000 maquisards de l’ALN par l’armée des frontières). Une violence qu’on retrouve à tous les niveaux. Et nous connaissons tous ses dégâts durant la décennie de sang et de larmes (tortures, exécutions sommaires, disparitions, égorgements, viols, massacres à grande échelle….). Une violence pathologique.
    Tout comme c’est ce système par le verrouillage de la société qui a produit les extrémismes. C’est le déni identitaire qui a produit l’extrémisme berbériste. C’est la manipulation de l’Islam par le pouvoir et l’importation d’idéologies contraires à nos valeurs (socialisme folklorique entre autre… ) qui a produit l’extrémisme religieux. Je ne pense pas que si le pouvoir avait écouté un homme sage comme Mouloud Mameri, on aurait eu aujourd’hui des mouvements séparatistes qui voudraient séparer la Kabylie de l’Algérie. Je ne pense pas que si le pouvoir avait laissé des hommes de la trempe de Malek Bennabi et de Cheikh Mohamed Al Bachir Al Ibrahimi développer leur vision de l’Islam, on aurait eu des mouvements extrémistes qui voulaient « réislamiser » (à leur manière) la société.
    La description que vous faites des mouvements islamiques arabes de manière générale et algérien de manière particulière est celle des mouvements extrémistes et non des mouvements éclairés. Laissons le peuple s’exprimer et la société s’épanouir dans un véritable Etat de Droit balisé par des lois acceptées et respectées par tous, sans exception et vous verrez que ces extrémismes vont s’atténuer pour laisser place à un mouvement berbère qui défend la berbérité comme composante de l’identité nationale et non comme antagoniste. Tout comme nous verrons se développer des mouvements politiques islamiques, loin de toute théocratie, respectueux des lois de la République Algérienne, des lois votées par de véritables représentants du peuple et non décidées ailleurs et cautionnées (faute d’être votées) par des potiches des chambres d’enregistrement. Nul n’imposera alors sa loi par la force ni au nom de Dieu, ni par les blindés. Le peuple souverain étant le seul arbitre de la vie politique et seul maître de son destin.
    Or à ce jour, on refuse ce processus d’émancipation du peuple. Les tuteurs en képi ou en col blanc ont décidé que ce peuple est immature et qu’il faut le guider comme on guide un aveugle. Et le plus grave est qu’une certaine « élite » politique et intellectuelle participe à cette imposture historique et la cautionne.
    Merci pour votre intervention.
    Cordialement.
    Salah-Eddine




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  • riad
    1 août 2011 at 13 h 34 min - Reply

    @habib : vous connaissiez l’algérie? on est tous peintre au même temps électrécien, soudeur, prof; plombier mécanicien, c’est un société a part dans le monde, et si vous venez en algérie et vous n’aviez pas de famille vous risquer de vous perdre
    je conseille de ne pas venir seul non accompagné par un originaire de ce pays…




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  • Mohand Tahar
    1 août 2011 at 17 h 13 min - Reply

    « Qu’est-ce qui interdit en théorie le développement de courants islamiques équivalents, respectueux des principes islamiques de base? ».

    En théorie rien mais en pratique, il en va tout autrement. L’O.N.U dite « communauté internationale », faux-nez de l’impérialisme américano-sioniste, s’est clairement déterminée sur le fondamentalisme religieux désignant l’attachement strict aux valeurs et principes originels.

    En effet, en 1997, l’ex-Secrétaire général de cette organisation mondialiste, un certain Chrétien arabe d’Egypte, Boutros-Boutros Ghali s’était exprimé sans détour et frontalement sur les conditions d’obtention du « ticket d’entrée » à l’immeuble de verre new-yorkais :

    « L’Islam fondamentaliste est contraire aux principes de la charte des Nations-Unies. »

    Langage très peu diplomatique reconnaissons-le mais qui a le mérite de mettre à nu le vrai visage de cette institution dont la Convention internationale, semble –t-il, codifie les grands principes des relations internationales basées sur la souveraineté nationale que caractérise l’indépendance de l’Etat-nation par rapport à d’autres Etats ou à des instances internationales.

    Les Etats islamiques telle l’Iran de Khomeiny , les partis politiques de cette obédience religieuse tel le Hamas palestinien ou la Résistance afghane rencontrent et subissent donc tout naturellement l’hostilité agressive de la bien-nommée « communauté internationale » . Sous de fallacieux prétextes, les très « démocrates » autoproclamés chefs de files de « l’Axe du Bien », le quatuor guerrier Obama-Netanyahou- Sarkozy-Cameron s’appliquent conjointement et méthodiquement à mettre en œuvre leur plan de « Nouvel Ordre Mondial » en phase avec leur idéologie mondialiste hégémonique et totalitaire.

    Note : Sarkozy veut imposer un « Nouvel Ordre Mondial ». http://www.youtube.com/watch?v=aeXhEp7dhvw&feature=player_embedded

    RAMADAN MOUBARAK




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  • A.L
    1 août 2011 at 18 h 30 min - Reply

    Je me demande que viennent faire Boutros ghali,Obama ou la démocratie chrétienne dans ce débat.
    A mon sens nous sommes en pleine démocratie islamique dans notre pays.Il suffit de regarder autour de soi,dans la vie de tous les jours.Il suffit de regarder les lucarnes officielles ou officieuses qui nous dictent la façon de nous comporter ,de nous habiller,de nous conduire ,de travailler et de nous reposer:tout à mon sens repose essentiellement sur les principes de base de l’Islam.L’école et l’histoire ne nous parle que de ça.Les mosquées ne désemplissent pas.En moins de 30 ans nos habitudes vestimentaires sont chamboulées.
    La seule démocratie qui existe dans ce pays,c’est celle relative à l’Islam.
    Mais le résultat est là:tout le monde se plaint et tout le monde constate que ça va très mal.On réclame tous le changement ,ici et ailleurs.Et on veut que ce changement soit une véritable révolution.Pas seulement un remplacement de personnes à la tête du pouvoir:Changer Kaddour par Boukandour pour appliquer la même …démocratie.
    On veut une démocratie réelle ,comme en Turquie par exemple,ce pays exemplaire façonné par quasiment un siècle de laicité.




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  • jamil
    2 août 2011 at 8 h 32 min - Reply

    Le docteur Sidhoum parle de mouvements islamistes algériens modérés qui seraient prés à adopter la démocratie contrairement aux extrémistes qui sont le fruit de la répression exercée par le pouvoir . Je vous rappelle qu’un mouvement comme Rachad,qui se dit pourtant modéré,n’a jusqu’ici jamais mentionné le mot démocratie dans ses déclarations ou publications . Se cachant derrière l’expression el hokm errachid,en se référant à l’époque des kholafaa errachidines . Cette référence masque ses intentions d’instaurer dans notre pays ,un État théocratique .Elle montre à quel point nos islamistes sont en retard par rapport à Erdogan . En réalité,nos islamistes qu’ils soient modérés ou pas, continuent à rejeter la démocratie sous prétexte qu’elle soit d’origine occidentale et non conforme aux préceptes islamistes . Cette approche dogmatique et conservatrice est à l’origine en partie de l’échec du projet de démocratisation entamée en Algérie à la fin des années 80 .Le journaliste Abed charef considère l’Algérie comme un pays en avance sur les autres pays de la région d’un échec . Le comportement et l’indigence intellectuelle et idéologique de nos islamistes ainsi que celles de nos généraux expliquent cet échec .

    ======================
    Mon cher compatriote,
    Balisons le terrain politique et que toutes les tendances, sans exception ni exclusion s’entendent sur un compromis politique et le respectent à la lettre et laissons la société choisir sa voie, ses représentants et ses institutions, comme dans tous les pays émancipés et vous verrez que ces extrémismes de tous bords n’auront aucun effet nuisible sur la vie politique. Débarassons-nous de ces procès d’intention. Loin de comparer la classe politique turque à la nôtre, mais en 2002, les extrémistes laïques et la caste minoritaire des généraux turques avaient brandi l’épouvantail du bourourou islamiste. Nous connaissons le résultat : une vie politique la plus stable depuis plus de 70 ans, une croissance économique qui explose, une politique étrangère admirable….. Leurs élites civiles et militaires n’ont jamais été antinationales et n’ont pas sorti les chars pour « protéger la laïcité et la démocratie ».
    Quant à l’indigence intellectuelle et idéologique, elle touche aussi bien le courant islamiste que les autres courants, qu’il s’agisse des démocrates sincères ou des faux démocrates des officines. C’est une très réalité et comme dit le dicton de notre terroir : hada ma halbat el bagra.

    Amicalement.
    Salah-Eddine




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  • HOUARI
    2 août 2011 at 17 h 35 min - Reply

    Entierement d’accord avec ton analyse monsieur Adel.
    Pourquoi pas un etat islamique democratique?????????. Ou est le probleme ???????????????????????????.
    D’autant plus que le coran en parle de cette democratie puisque que DIEU le tout puissant a envoyé a son messagé MOHAMMED (que le salut et paix soient sur lui) la sourate ECHOURA (consultation) qui repond pleinement aux principes democratique occidental a savoir consultez le peuple puis respectez son choix.
    Pour ne pas ainsi dire que l’occident s’est inspiré du coran pour batir sa civilisation.
    Alors pourquoi pas????????????????????????????????. Pour se developper le musulman doit-il renoncer a sa personnalité ???????????????????????.
    En voici des contres exemples les Boutef, les Kaddafi, les Ben Ali, les Hosni , les Assad, les Salah….etc se pretendent musulmans, mais dirigent voyoucratiquent car ce ne sont ni plus ni moins que des HYPOCRITES et a ce sujet le coran en parle dans la sourate ELMOUNAFIKOUN. Donc voyez vous le coran traite de tout ce qui touche a la vie humaine et a la vie en societe ( le mariage , le divorce, la justice le penal, l’heritage, l’economie,la corruption, le politique, les langues, la science, la richesse la pauvreté, les riches et les pauvres…etc. c’est la raison pour laquelle et contrairement aux faux democrates et laics qu’en islam le politique ne peut etre dissocié du religieux
    Maintenant pour ceus ou celles qui pensent que tout se qui vient de l’occident est une THERAPIE et tout ce qui peut provenir d’une pesée musulmane est vouée a l’echec , a ces gens je dirais que vous vous enfoncez la tete dans le sable et que oui je suis personnellement pour un vrai etat islamique democratique et non pas pour une republique islamique democratique et voyoucratique singeant l’occident .




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  • MOHSEN
    2 août 2011 at 21 h 08 min - Reply

    @Sidhoum

    SCIENCES ET PROGRÈS EN RÉPUBLIQUE ISLAMIQUE D’IRAN.

    Voilà un bel exemple de réussite de tout un pays islamique qui, bien que sous embargo depuis 30 ans et frappé de sévères sanctions par l’Occident, fait l’admiration dans les hautes sphères scientifiques internationales :

    Science-Metrix : la vitesse du développement de la production scientifique en Iran est astronomique.

    1 / Un institut de recherches américain, Science-Metrix, a estimé dans un rapport sur les productions scientifiques dans diverses régions du monde, que la vitesse du développement de la production scientifique en Iran était astronomique par rapport à la moyenne mondiale.
    Le rapport met en examen les évolutions politiques survenues ces 3 dernières décennies dont la victoire de la révolution islamique en Iran, l’offensive militaire du régime de Saddam, soutenu par l’Occident, contre l’Iran, les sanctions anti-iraniennes des Etats-Unis et de leurs alliés, l’effondrement de l’URSS et les retombées de ces évolutions sur la situation scientifique de divers pays.
    Le rapport fourni par Science-Métrix conclut que la croissance des capacités scientifiques au Moyen-Orient a été 4 fois plus rapide que l’échelle mondiale et que l’Iran et la Turquie ont joué le rôle majeur à cet égard. Or la part de l’Iran a été 2 fois plus importante que celle de la Turquie. L’institut américain estime que l’indice de la croissance scientifique au régime occupant Al-Qods est le pire au Moyen-Orient.
    A rappeler que Science-Metrix est un institut privé et indépendant américain qui coopère avec les gouvernements et les centres universitaires.
    ——————————————-
    2/ L’Iran est un exemple d’un pays qui a fait des avances considérables par l’enseignement (éducation) et la formation, malgré des sanctions internationales dans presque tous les aspects de recherche pendant les 30 ans passés. La population universitaire de l’Iran s’est gonflée de 100,000 en 1979 à 2 millions en 2006. Soixante-dix pour cent de sa science et des étudiants d’ingénierie sont des femmes. [5] le progrès de science de l’Iran est le plus rapide dans le monde. L’Iran a fait le grand(super) progrès dans des secteurs différents, y compris la science aérospatiale, nucléaire, le développement médical, aussi bien que la cellule souche et multipliant la recherche. [6]

    http://en.wikipedia.org/wiki/Science_and_technology_in_Iran

    Ramadan moubarak oua koul sana ountoum bikhir




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  • jamil
    3 août 2011 at 10 h 01 min - Reply

    Dr Sidhoum,
    La question est simple,nos islamistes qu’ils soient extémistes ou modérés comme le mouvement Rachad,sont ils prêts à se prononcer sans ambiguité au sujet de la démocratie ?
    Pourquoi le mouvement rachad contourne le sujet en évoquant el hokm errachid ?
    Sont ils capables de se dires démocrates comme le fait Erdogan ?

    ===========================
    Nos compatriotes de la direction de Rachad sont invités à répondre à vos interrogations.
    Salah-Eddine




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  • Mouloud Y
    3 août 2011 at 12 h 09 min - Reply

    Dans notre imaginaire, quand on parle de démocratie, on fait toujours une comparaison à la norme définit par le christianisme (il a subit les évolutions, modernité, laïcité, droits de l’homme, démocratie). Mais toujours est-il que l’on distingue la chrétienté (La chrétienté, ou le monde chrétien, est une notion désignant, dans son acception culturelle, une assemblée de croyants ) et le christianisme (Le christianisme est une religion abrahamique fondée sur la vie et les enseignements de Jésus de Nazareth ). Par ce manque historique récent (laïcité et démocratie) aux sociétés dites musulmanes ce qui les amènent à confondre le temporel et le spirituel c’est à dire où l’état est l’instrument de l’ordre morale que la religion doit imposer.
    Actuellement dans les sociétés musulmanes on est dans l’opposition : ordre morale contre corruption généralisée, mais les individus ont à l’esprit une chose importante un ordre démocratique qui marche qui est un compromis entre aujourd’hui (l’ordre dictatorial) et hier (ordre religieux). Ce qui est sûr, c’est que dans les pays musulmans la démocratie ne serait pas un accident comme dans les pays occidentaux mais un combat où la démocratie prendra le dessus.




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  • MOHSEN
    3 août 2011 at 16 h 04 min - Reply

    Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément.

    De la Démocratie. Principes élémentaires. Étymologie: du grec dêmos, peuple, et kratos, pouvoir, autorité. La démocratie est le régime politique dans lequel le pouvoir est détenu ou contrôlé par le peuple (principe de souveraineté). En majorité « démocratie représentative », le pouvoir s’exerce par l’intermédiaire de représentants désignés lors d’élections au suffrage universel. La démocratie est une manière de gouverner.

    De la République (res –publica) qui signifie «la chose publique ». Une république est une forme de gouvernement dans laquelle les gouvernants sont désignés par l’élection du peuple, ou d’une partie de celui-ci. La république est aujourd’hui la forme d’État la plus répandue.
    Dans leur sens originel les termes « république » et « démocratie » sont donc assez proches.

    De la Laïcité à présent. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, sous la IIIe République française, est fondé le principe de SEPARATION juridique des Eglises et de l’Etat (loi de 1905 en France), en particulier en matière d’enseignement.
    La laïcité est-elle neutre ou la prolongation de l’athéisme ? Laissons l’initiative de la réponse au « p’tit père» Combes Emile (1835-1921) président du Conseil en 1902. Chef de file du Bloc des gauches, il est un acteur majeur et farouchement résolu de la Séparation, déposant son propre projet en novembre 1904.

    Le 4 Septembre 1904, le président du Conseil Emile Combes prononce un discours à la Chambre des députés. Extraits :
    –« Messieurs, le SYSTEME POLITIQUE en question consiste dans la SUBORDINATION de tous les corps, de toutes les institutions, quelles qu’elles soient, à la suprématie de l’État RÉPUBLICAIN et LAÏQUE.Il a pour base,en thèse générale, le principe fondamental de la Révolution, la souveraineté nationale,pour formule dernière et pour conclusion,la SÉCULARISATION COMPLÈTE de la société ».

    — « La République de 1870 a débarrassé la France de la dernière forme de la Monarchie. Le Ministère actuel entend que la République de nos jours l’affranchisse absolument de toute dépendance, quelle qu’elle soit, à l’égard du pouvoir religieux ».

    –« Messieurs, quand nous avons pris le pouvoir, nous avons trouvé la France envahie et à demi conquise par les ordres religieux. Notre premier soin a été de refouler les envahisseurs au delà des frontières ».

    — « L’Eglise conserve une incompatibilité radicale de principes avec la république. Il ne reste donc que « la voie ouverte aux époux mal assortis: LE DIVORCE».

    –« Je n’ajoute pas, remarquez-le, pour cause d’incompatibilité d’humeur. Car il ne saurait être question, dans l’espèce, d’accès d’irritation et de mauvaise humeur. Il s’agit d’une chose bien autrement SERIEUSE ET GRAVE. IL S’AGIT D’UNE INCOMPATIBLITE RADICALE DE PRINCIPES » . FIN.

    C’est on ne peut plus clair et définitif. Le terme « républicain » et « laïque » signifie,d’après le contenu du discours, antireligieux.

    Pour les Algériens désireux de se déterminer, ce manifeste laïc a le mérite de la clarté. Les valeurs républicaines à la française, c’est donc bien cela. C’est leur affaire,leur histoire et cela ne doit,en principes, pas nous concerner.

    Concrètement, est-ce que le système politique laïque à la française et le système politique islamique, seraient « deux époux mal assortis dont la voie ouverte serait le divorce ? ». Et, « est-ce qu’il s’agit d’une chose sérieuse et grave, d’une incompatibilité radicale de principes » ?

    Source : http://www.jlturbet.net/article-1371303-6.html




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  • Mouloud Y
    3 août 2011 at 20 h 03 min - Reply

    Après l’instruction et la culture, viendra automatiquement la réclamation de démocratie, on le voit en Iran, en Turquie et maintenant en Irak. Une question :
    Pourquoi il s’est formé un judaïsme libéral, alors même que les prescriptions de la torah sont beaucoup plus contraignantes que celles du Coran. Mais les juifs libéraux appellent la torah <>, ou pour la bible <> en opposition au Corant <>. Voila l’issue obligée ?




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  • Mouloud Y
    3 août 2011 at 20 h 05 min - Reply

    Le livre de Moïse
    Le livre de Jésus
    Le livre de Dieu pour le Coran




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  • Djahida
    3 août 2011 at 23 h 01 min - Reply

    L’Islam est d’essence démocratique; »amroukoum choura baïnakoum »
    « yad Allah ma3a el djamaâ »
    Quand on ajoute au mot démocratie le qualificatif de musulmane,il y a des non dits.Le problème des pays musulmans c’est le fait qu’une caste dirige A VIE un pays et pour ses propres intérêts alors que l’Islam PUR ;l’Islam du Prophète Mohammed QSSL est fondamentablement contre la tyrannie même exercée en son nom.




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  • Mouloud Y
    4 août 2011 at 19 h 51 min - Reply

    à Djahida,
    L’Islam est une religion, au moment où elle s’érige en état :
    1°/ elle exclu tous les citoyens qui ne sont pas musulmans à cette appartenance
    2°/ La gouvernance se fera selon le Coran et la Chariaa qui est l’interprétation du Coran par le prophète au moment de son existence. La vie sociale de l’humanité a enregistré des évolutions à tous les points de vue…
    3°/ la religion et le hadith sont des expressions destinés à chaque individu, donc ils construisent la relation selon la capacité de l’interprétation de chacun.
    l’histoire a montré que tout ce qui se rapporte à dieu doit rester une affaire privée de chacun et les humains doivent se débrouiller pour inventer un vivre ensemble meilleur qui est pour aujourd’hui l’aspiration à un état démocratique comme système politique.
    Tant que nous ne sommes pas convaincu que la religion est de l’ordre privée, nous ne pourrons pas avancer. En Israël, on a des musulmans qui réclament leur droit et ils ont raison, en Iran il y a des non musulmans et ils réclament leur droit et ils ont raison ainsi de suite… inéluctablement la laïcité se posera un jour à la démocratie, les deux vont de paires, c’est à dire la séparation des pouvoirs le temporel et le spirituel. Là, où je peux te rejoindre, c’est que le pouvoir religieux musulman se structure démocratiquement à l’échelle mondiale et pour cela, il faut le savoir et la connaissance pour intégrer la raison, c’est à dire l’instruction, la culture, l’instruction, la culture ….




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  • Ammisaid
    5 août 2011 at 2 h 56 min - Reply

    Cinquante ans combien de plus?

    Les slogans creux, les discours pompeux et les promesses sans lendemain ne profitent qu’à ceux qui les inventent, les diffusent et les propagent pour qu’ils envahissent les esprits et détruisent les consciences.

    Dans le jardin je ne voix que des ronces et lui, il m’avait juré d’avoir planté des tomates.

    Sur les routes je ne voix que des trous et des bosses et lui, il m’a juré qu’il est entrain de construire des autoroutes.

    Sur les murs je voix scotcher notre jeunesse et lui, il m’a juré qu’il est entrain d’éradiquer le chômage.

    Dans les faits je ne voix que la hogra, la corruption et le piston et lui, il m’a juré qu’il allait tout faire pour que les responsables de ces crimes passent devant le juge et dégagent.

    Que ceux qui gèrent l’Algérie depuis cinquante viennent enfin devant le peuple présenter le bilan de leurs actes et de leurs oeuvres en totalité et ensuite nous croirons qu’ils ne sont pas responsables de nos soucis, de nos maux, de nos divisions, de nos retards, de nos, de nos peurs, de nos deuils, de nos morts, de nos irradiés, de nos exilés, de nos souffrances, de nos douleurs…

    Sinon continuez vos massacres et nous continuerons nos pleures.

    Sinon continuez vos mensonges et nous, nous continuerons à vous croire.

    Sinon continuez à vivre dans le luxe, la sécurité et le bonheur et nous nous continuerons à vivre dans la terreur, le malheur et la misère.

    Sinon continuez à vivre entouré de roses et des fleurs entre lesquelles couleront des rivières et nous, nous continuerons à aller visiter ou vivre dans les cimetières.

    Sinon continuer à vous unir et nous, nous continuerons à nous désunir et comme ça nous continuerons à vous subir et vous, vous continuerez à sévir pour votre satisfaire votre Auguste plaisir.
     




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  • Djahida
    5 août 2011 at 10 h 49 min - Reply

    @Mouloud Y
    Je respecte votre analyse et votre dernière phrase peut constituer une des clés principales du problème. Le Prophète Mohammed, QSSL était totalement contre l’exclusion de quelque nature qu’elle soit. Juifs et chrétiens avaient leur statut bien défini et ont occupé dans les gouvernements arabes des fonctions très importantes , à cette époque tumultueuse , déjà. Si ceux qui refusaient de se conformer à un SMIG de citoyenneté , nécessaire à la paix sociale et à l épanouissement de la société se voyaient sanctionnés , quand l’Islam se sentait menacé, ceci peut se comprendre quand on voit le « champion » des libertés ,les USA en l’occurrence ,retirer la majorité des libertés individuelles avec des moyens sophistiqués y compris la liquidation extra judiciaire, à la suite du 11/09/01.
    Les récentes révolutions arabes ont été essentiellement soutenu par un courant islamiste ECLAIRE,CULTIVE et OUVERT SUR LES AUTRES CIVILISATIONS. Un islamiste qui milite pour un Etat du type Democracia cristiana peut arriver à faire un consensus mais un islamiste qui veut répliquer le parti unique en changeant la légitimité révolutionnaire périmée par la légitimité divine a peu de chance de réussir même si cela doit mener à des situations type chébab ou taliban.Mes respects




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  • Mouloud Y
    5 août 2011 at 13 h 45 min - Reply

    à Djahida
    Si l’on se réfère à l’état turque, c’est bien un parti islamique qui est au gouvernement l’AKP (élu au suffrage universel) et à sa tête Erdogan qui dit :
    – Droits élargis pour les minorités, autorisation de la diffusion de programmes audiovisuels en langue kurde, et possibilité d’apprendre en privé la langue kurde.
    – La liberté d’expression et d’association.
    – Limitation de la répression des manifestations publiques.
    – Élargissement des droits des instances religieuses non musulmanes.
    – Droit de critiquer les forces armées et les autres piliers de l’État turc.
    et il rajoute :
    les trois idéologies que combat l’état turc :

    * le nationalisme ethnique ;
    * le nationalisme régional ;
    * le nationalisme religieux.
    Erdoğan récuse les accusations d’islamisme et se déclare « démocrate conservateur » ou « démocrate musulman » (en référence aux démocrates chrétiens européens), il s’affirme respectueux de la démocratie et de la laïcité et relègue la religion à la sphère privée. Erdoğan est proche des partis chrétiens-démocrates européens. Il a gommé toute référence à l’islam dans ses discours et son programme est pragmatique : économie, vie quotidienne, etc.
    Voilà l’exemple s’il fonctionne auquel il faut réfléchir / la séparation du pouvoir spirituel et temporel. Donc à la fin Le premier ministre Turque Erdogan se dit démocrate et laïc ce qui veut dire séparation des deux pouvoirs). Je pense si ceux que tu veux dire dans « Democracia cristiana »




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  • aissa
    5 août 2011 at 14 h 43 min - Reply

    a part quelques democrates qu’on compte sur le bout des doigts la majorite n’a rien a voir avec la democratie dans le sens simple du mot et avant de demander aux islamistes des garanties sur l’ alternance au pouvoir ,ce qui est bizare parceque ils n’ont jamais eté au pouvoir,il faut non seulement leur donner un autre nom que celui de democrates probablement democrateurs 3la wazne dictateurs et qu’ils donnent des garanties ecrites qu’ils ne vont pas arreter le processus electoral comme ils l’ont fait auparavant .
    -pour ce qui est religion et politique je vois pas ou est le probleme. les dernieres elections presidentielles au bresil les deux futurs presidents ont debattu sur l’abortion du point de vue religieux et encore plus un candidat a distribué des tracts avec des versets bibliques de meme en philipine un debat politique sur l’usage des preservatifs a fond religieux parceque c’est un pays catholique et dernierement on a vu un referendum à chypre et qui fait partie du communaute europeene sur le droit au divorce -un droit donne aux musulmans 14siecles auparavant et dernierement le leader de l’eglise anglicane rowen williams -que j’espere que nos imams et « islamistes » prennent comme exemple parcequ’il maitrise 11 langues et un erudit examplaire -a critique la politique du gouvernement de david cameroon en citant meme des versets bibliques dans sa lettre et le pm anglais a meme dit qu’il accepte les critiques du leader anglicain.et il n’a pas dit ferme la et occupe toi de ton eglise alors nous soyons pas democrates plus que les anglais qui ont leur magna carta depuis plus de dix siecles..
    -ce qui est de la democratie « musulmane » ce titre me rappelle un peu du livre de mustapha assiba3i des annees 60 ou 70 lorsequ’il a ecrit un livre intitule le socialisme en islam et a essaye de faire montrer les points commun entre islam et socialism parcequ ‘il ete a la mode. d’ailleurs c’est ce que font bon nombre de penseurs et philosophes musulmans parmi eux « le martin luther de l’islam » l’iranien abdolkarim soroush et d’autres …on peut s’enrichir de toutes ses experiences je dis pas seulement musulmane mais d’autres aussi pour etablir une societe moderne ..mais je suis tres pessimiste parceque comme ils n’y a pas de difference entre la droite et la gauche en occident je vois pas pourquoi on peut pas s’entendre sur un minimum ,une plateforme commune ..je m’excuse je ne fais pas de la politique mais juste espere d’un jour meilleur




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  • Mohand Tahar
    5 août 2011 at 14 h 45 min - Reply

    DE LA LAÏCITE : INVENTION FRANCAISE ET RELIGION DE LA REPUBLIQUE.

    Avoir chassé Dieu de l’espace public pour le reléguer dans la sphère privée ne suffit pas à la République et aux Loges maçonniques ; les pressions sont fortes pour substituer au culte divin une véritable religion républicaine ritualisée avec l’homme au centre : la laïcité.

    Le sens du terme ‘laïcité’ et de sa dérive idéologique : le ‘laïcisme’.

    La laïcité exclut la religion de l’exercice de tout pouvoir civil, en particulier de l’enseignement alors que ……

    le laïcisme s’affirme comme un principe indiscutable cherchant à limiter, voire à supprimer, l’influence de la religion sur la vie publique. C’est une laïcité de combat, c’est-à-dire Dieu détrôné et l’homme mis à sa place.

    Il faut noter la place éminente prise par la question scolaire. C’est là, la marque évidente de l’idéologie. L’esprit laïc veut s’assurer la maîtrise de l’enseignement afin de mieux dominer les jeunes esprits plus malléables et les âmes plus sensibles, génération après génération. A ce titre, le ministère de « l’instruction publique » prend le vocable de « ministère de l’éducation nationale » pour nouvelle appellation. Il s’agit en effet pour un laïcisme de combat, de faire une « école sans Dieu ».

    **(Jules Ferry à la chambre, 26 juin 1879) : “Non, certes, l’État n’est point docteur en mathématiques, docteur en lettres ni en chimie. (…) Si il lui convient de rétribuer des professeurs ce n’est pas pour créer ni répandre des vérités scientifiques ; ce n’est pas pour cela qu’il s’occupe de l’éducation : il s’en occupe pour y maintenir une certaine morale d’État, une certaine doctrine d’État, indispensable à sa conservation.”

    ** Jules Ferry : “Vous n’êtes pas seulement, messieurs les professeurs, des maîtres de langue, d’arithmétique ou de technologie, vous êtes, vous devez devenir des éducateurs. (…)

    **Jules Ferry, lettre circulaire aux instituteurs : « L’instruction religieuse appartient aux familles et à l’Eglise, l’instruction morale à l’école. ».

    L’objectif réel et prioritaire de l’école d’Etat au terme d’une redéfinition du rôle de l’école publique, est de devenir le véhicule d’une révolution culturelle et éthique destinée à modifier les valeurs, les attitudes et les comportements.

    Par ailleurs sur le plan législatif, par exemple, les lois ne tiennent plus aucun compte des principes religieux : avortement, divorce, bioéthique, homosexualité, Pacs. Les autres Etats européens ne sont pas épargnés puisque nous voyons dans le préambule du projet de la constitution européenne, le rejet de la mention de l’héritage chrétien.

    Un incident que tout le monde a gardé en mémoire (le « Scandale » provoqué par Mme Boutin, députée ayant présenté une Bible au cours de son intervention à la tribune de l’Assemblée Nationale.) a bien montré que Dieu n’a plus sa place parmi les législateurs. Au cours de cet incident, aucun élu, même chrétien, n’a osé protester contre cette exclusion de Dieu.

    L’homme moderne prétend décider seul sans autre référence que sa volonté propre. On en arrive logiquement à cette sentence de reniement : « Il n’y a pas de loi supérieure à la République. »

    Ingérence du pouvoir temporel dans le domaine spirituel : les gouvernants manifestent leur intention de tenir les religions en tutelle. Ces dernières doivent se plier aux exigences de l’idéologie dominante quitte à trahir leurs dogmes et leur mission. Elles doivent être compatibles avec la modernité ! L’État républicain, écartant le principe de séparation qu’il a lui-même imposé à la France, contre toute sa tradition historique, intervient quand il le juge conforme à ses intérêts.

    La laïcité des pères fondateurs s’est mue en un laïcisme totalitaire et instigateur d’une véritable religion républicaine obligatoire remplaçant les dogmes religieux.




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  • Adel
    5 août 2011 at 19 h 47 min - Reply

    @Djahida

    Vous dîtes :

    « L’Islam est d’essence démocratique; »amroukoum choura baïnakoum »
    « yad Allah ma3a el djamaâ »
    Quand on ajoute au mot démocratie le qualificatif de musulmane,il y a des non dits. »

    L’islam, le christianisme et le judaïsme ont eu pour fondateurs des prophètes qui ont combattu la tyrannie et le despotisme et qui ont défendu les faibles et les opprimés. Le Coran, les Évangiles et la Thora font clairement ressortir cette orientation résolument démocratique et hostile aux tyrans, aux despotes et aux possédants qui ignorent leurs semblables dans le besoin.

    L’histoire nous montre, cependant, que cet esprit démocratique n’a régné en terre d’islam que quelques décennies. Depuis le règne de Mou3âwiyya et jusqu’à l’empire ottoman, la monarchie héréditaire et le despotisme ont constitué la règle. Cela signifie que la démocratie inscrite potentiellement dans le texte sacré n’a pas pu s’imposer dans les faits. La raison de cette lacune est à trouver dans les conditions historiques objectives, qu’il serait trop long de décrire ici. Aujourd’hui, encore, beaucoup de musulmans vivent dans des monarchies absolues héréditaires.

    Faut-il en conclure que l’histoire des musulmans depuis Mou3âwiyya est l’histoire d’une déviance? Je ne crois pas. Je pense plutôt que la démocratie et la justice sociale prônées par le Coran ne pouvaient pas connaître une application effective et complète sur le terrain, vu la faiblesse des moyens de production, de communication, l’illettrisme des masses, etc. Aujourd’hui, toutes les conditions sont réunies pour que la démocratie «potentielle» de l’islam connaisse une application effective.

    Un État islamique n’est donc pas automatiquement démocratique. La démocratie doit être explicitement revendiquée par la population pour que cet État devienne démocratique.

    Par ailleurs, la question qui me préoccupe et que j’ai abordée rapidement dans l’article est avant tout celle de la réconciliation des élites algériennes. Nous savons que ces élites sont le produit de la colonisation (rappelons en passant que les élites algériennes autochtones n’ont pas participé à la gestion de l’État central de 1518 à 1962, soit 450 ans de subordination à un pouvoir dominé par des étrangers). Depuis les années 1930, elles se divisent en gros en partisans de la tradition islamique, d’un côté, et adeptes des principes occidentaux modernes de gouvernement, de l’autre. Le PPA-MTLD, principal parti nationaliste, bien que revendiquant le respect des principes de l’islam, ne s’était cependant pas rangé derrière Ben Bâdis et l’Association des Ouléma.

    Le poids négatif de l’acculturation et de l’occidentalisation des élites a lourdement pesé sur le destin de l’Algérie indépendante. Avant 1830, les élites autochtones – maintenues en marge par les janissaires turcs – se divisaient en djuwâds (aristocratie guerrière) et leaders religieux (chefs de confréries et de zâwiya, familles maraboutiques). La compétition entre les deux groupes a toujours existé, mais tous deux s’inscrivaient dans le même repère, celui de la civilisation islamique.

    Après que la colonisation eût accompli son travail de déstructuration de la société algérienne traditionnelle, de nouvelles élites urbaines firent leur apparition – les élites religieuses traditionnelles (confréries, zâwiya et marabouts) continuant à avoir un ascendant sur le monde rural. Ainsi apparut, dans la foulée du mouvement de la Nahda d’El-Afghâni, Ridhâ et Abduh, le salafisme de Ben Bâdîs, qui combattit les confréries et le maraboutisme. Émergèrent également des élites modernistes nourries au discours marxisant du mouvement ouvrier français (dont le leader charismatique était le plébéien Messali – dont le père était membre de la confrérie des Derkâoua), ainsi que des libéraux adeptes des idéaux de la révolution française de 1789 (Bendjelloul, Ferhat Abbas).

    Après l’indépendance, la compétition entre les différentes tendances – absorbées par le FLN durant la guerre de libération – reprit. Le paroxysme de cette compétition, qui devint violente, fut atteint durant les années 90.

    La question de l’amazighité, évacuée de manière autoritaire, au nom de l’unité des rangs, durant la colonisation, est réapparue et se pose avec insistance depuis 1980. De même la question de la place et du rôle de l’islam a pris une importance cruciale. Les élites occidentalisées, bien que fortement contestées, gardent la haute main sur la gestion du pays, grâce notamment à l’alliance de la frange de ces élites la plus radicale et la plus hostile aux «islamistes» avec les généraux DAF, dont la politique à l’égard du peuple algérien n’a rien à envier à celle des gros colons d’hier.

    Les élites algériennes peuvent-elles se réconcilier et entamer une nouvelle ère de cohabitation pacifique, comme le font libéraux et marxistes en Europe depuis les années 30? A quelles conditions cette réconciliation pourra-t-elle se faire? Il est certain que tant que les questions de l’amazighité et de la place et du rôle de l’islam n’ont pas été résolues de manière satisfaisante pour l’écrasante majorité de la population, notre pays connaîtra encore des convulsions et des périodes de violence et d’instabilité.

    Il me semble que seul le retour à un repère commun islamique (mais pas dans le sens d’application de la chari3a telle que préconisée par les radicaux) pourra régler le problème. Tant qu’il y aura d’un côté des intellectuels qui citeront le Coran, les Hâdiths, El-Ghazâli et Ibn Taymiyya et de l’autre d’autres intellectuels qui ne jureront que par Hobbes, Rousseau, Marx ou Sartre, le fossé sera infranchissable et le conflit inévitable. La solution est que tous se replacent dans le même repère qui, à mon avis, ne peut être que celui de la civilisation islamique. Que les rationalistes parmi les intellectuels algériens prennent la peine de lire le Coran, les Hadîths, Ibn Rochd et Ibn Khaldûn. Qu’ils répondent aux arguments des adeptes d’une stricte application de la chari3a en puisant leurs arguments chez les penseurs musulmans.

    Kateb Yacine – pour qui j’ai une grande admiration en tant qu’intellectuel honnête et intègre et en tant qu’écrivain – a été l’un des chefs de file des intellectuels marxisants qui avaient une attitude plus ou moins critique vis à vis de l’islam. Malek Bennabi, d’autre part, a représenté l’intellectuel musulman éclairé qui revendique l’hégémonie de la culture islamique. Mouloud Mameri a pour sa part été le porte-flambeau de l’amazighité. Ces trois intellectuels n’auraient-ils pas pu trouver un terrain commun à partir duquel ils auraient dialogué et façonné un univers de la pensée moins intolérant et plus apte à mettre l’Algérie sur une voie moins chaotique? Mohamed Arkoun a tenté cette synthèse entre toutes les composantes de la personnalité algérienne en n’en reniant aucune partie et en mettant en valeur le contenu humaniste du discours coranique, contenu qui a été mis en exergue par de nombreux penseurs musulmans à travers l’histoire. Il n’a malheureusement pas eu beaucoup d’adeptes dans notre pays jusqu’à présent. Mais il me semble que c’est sur le terrain qu’il a commencé à défricher que nous devons nous engager. Revendiquer sans complexe et sans arrière-pensées toutes les dimensions de notre identité et approfondir la connaissance de notre histoire et de notre patrimoine dont le territoire se situe au carrefour de plusieurs domaines : celui de Tamazghâ, devenue le Maghreb, la civilisation arabo-musulmane, la Méditerranée et l’Afrique, à laquelle nous lie le Sahara.

    Cela demande un immense travail sur soi de la part de tous nos intellectuels, un retour aux sources de l’histoire de notre pays et de notre région, le Maghreb, et la mise en valeur de tous les personnages qui ont contribué à en façonner les contours à travers les âges, à commencer par le père fondateur, l’illustre Massinissa.

    Cordialement




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  • CartonVert
    6 août 2011 at 3 h 43 min - Reply

    Bon article. Merci.
    La demarcation du present fondateur d’un meilleur future,devrait se faire sans rester braques vers les multiple echecs du passe q’elle soient d’origine religieuse ou autres.
    La societe algerienne a besoin de son propre secularism qui lui permettra de se regarder de face et de prendre des decisions ecrites maintenant et non pas puiser ses projets a travers des scriptures du moyen age.
    Dans beaucoup de pays arabes surtout, les leaders (generalement poour des interets bien mondains) instrumentalisent la religion et essaient de se voir comme modernes et seculaires. Ceci est bien sure l’hypocrisie qui infeste tout debats modernes realistes.




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    6 août 2011 at 3 h 52 min - Reply

    Assalam;

    Voici une interview du disciple le plus proche de Si Malek Benabi, qu’Allah l’accueille dans Son Vaste, Paradis, je veux dire, cet intellectuel musulman, inconnu dans son pays, parce qu’il OSAIT des le début des années 70’s, et même avant, militer pour les valeurs fondatrices de novembre 1954, je veux dire, Rachid Benaissa, le fondateur des « séminaires de la pensée islamique avec le regretté Mouloud Kassem Nait Belkacem, ra.

    Certains n’apprécieront pas, évidemment, car il est interviewé sur une chaîne iranienne, le SEUL ennemi des arabes qui considèrent ISRAEL, leur parapluie nucléaire, contre l’Islam iranien, mais il vaut la peine d’être écouté parler de démocratie,en VULGARISANT, bien entendu, car très peu d’iraniens parlent français, donc il fallait leur servir un discours « rapide », et surtout pas docte, en quelques minutes.

    Mais, il résume largement la pensée de son maître Si Malek Bennabi.

    Ecoutez : http://youtu.be/GGiXGTqqcco

    Certains




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  • Selim Ier
    7 août 2011 at 17 h 17 min - Reply

    En ce mois sacré de Ramadan 2011, les Musulmans, face aux défis mortels des oligarchies financières anglo-saxonnes et de leurs instruments que sont les technocrates internationaux (O.N.U – U.E – F.M.I – Banque Mondiale – UNESCO – O.M.C ….etc.) et la machine de guerre de l’O.T.A.N, doivent impérativement et plus que jamais remettre en ordre tant de choses après la trahison de la plupart des autorités chargées du « bien commun ».

    . L’idéal poursuivi doit nous unir. Le combat solitaire est un combat perdu. D’autant plus que nous avons les moyens humains et des richesses fabuleuses en pétrole et gaz naturel.

    Les pays arabes resteront des décennies les principaux fournisseurs d’énergie du monde. Quant aux ressources de l’Asie centrale, de l’Afrique, elles deviennent un facteur important dans l’équation de l’énergie.

    Le développement de ces ressources et leur exportation vers les marchés mondiaux renforceront l’indépendance, la souveraineté , la croissance économique et l’unité des Musulmans.

    Les ennemis de l’Islam et des Musulmans le savent et, c’est pour cela que leur politique de la « stratégie de la tension » est de créer des conflits interreligieux, interethniques entre les Musulmans du monde entier. Le but réel est de provoquer en finale le morcèlement de ces pays pour mieux les contrôler.

    L’exemple de ce grand pays islamique qu’est l’Iran qui est agressé, encerclé et menacé par l’armada des Occidentaux, est significatif à plus d’un titre. Cela doit nous servir de leçon et nous indiquer clairement qui sont les véritables responsables de tous nos malheurs.

    Rappelons-nous de cet appel solennel du Musulman américain Malcom X :

    «Nous avons cela en commun. Nous avons un oppresseur commun, un exploiteur commun et un discriminateur commun. Mais une fois que nous réalisons que nous avons un ennemi commun, alors nous pouvons nous unir -. Sur la base de ce que nous avons en commun … »

    Ramadan moubarak oua koul sana ountoum bikhir.




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  • jamil
    8 août 2011 at 13 h 26 min - Reply

    @adel,

    Bonjour,vous citez les déserteurs de l’armée française(D.A.F) comme une élite occidentalisée . Je vous rappelle que les D.A.F,sont des sous officiers de l’armée française et non pas des officiers . Boumédiene pour créer le vide autours de lui et imposer son pouvoir par la force et la ruse,les a utilisé car ils n’avaient aucune légitimité historique et donc ils ne pouvaient pas le renverser par un coup d’Etat militaire . Les D.A.F,ont arrêté le processus démocratique en 92 non pas pour des raisons idéologiques mais surtout car leur intérêts été menacé . Le discours populiste et irresponsable de certains responsables islamistes,fut instrumentalisé par les F.A.F,pour justifier leur acte . Le D.A.F,ont un niveau d’éducation primaire et sont incapables d’analyser une situation politiques . Ces sous officiers,n’ont rien à voir avec Bourguiba ou Ataturque . Aujourd’hui,la Turquie et la Tunisie,sont les rares pays du monde musulman où on peut lancer un projet de démocratisation sans risques de déboucher sur une dictature religieuse . Les réformes de Bourguiba et d’Ataturque,ont permis à leurs compatriotes de différencier le politique du religieux . Erdogan et Guenouchi,sont paradoxalement le fruit des réformes des deux leaders historiques ,laïcs et contestés . Influencés par le progrès occidental dans tous les domaines, Bourguiba et Ataturque,ont compris que le dogme et l’isolement ne mènent que vers plus de sous développement . Les fruits de ces réformes pourtant contestés sont là . Sans tentatives de déstabilisation provenant d’ici et là,la Tunisie forte des réformes de Bourguiba décollera pour atteindre le niveau d’une Turquie gouvernés par des islamistes qui doivent leurs clairvoyances aux réformes de Ataturque .
    En Algérie,le processus de démocratisation,ne réussira que si on prend conscience du degrés de notre sous développement . Vous parlez de 450 ans d’occupation étrangères,moi je vous dis que les romains nous ont occupé pendant 575 ans,les Byzantins pendant 120 ans,les vandales prés d’un siècle,les turques pendant 300 ans et les français pendant 132 ans . On a un retard énorme dans tous les domaines . Pendant que nous passons d’un occupant à l’autre,l’humanité a progressé,des outils efficaces sont apparues . La démocratie,n’appartient à personne,elle est le fruit des travaux de nombreux penseurs y compris des penseurs musulmans comme Ibn ROCHD . Que faire ? Doit on continuer à nous isoler en brandissant des slogans qui risquent de nous enfoncer un peu plus ou doit on adopter ces outils pour assurer notre stabilité et notre progrès ?
    En 1962,la Corée avait la même situation économique que notre pays . En s’ouvrant sur la technologie et adoptant la démocratie,la Corée du sud nous dépasse aujourd’hui largement . L’Algérie,sans le pétrole,est à peine au même niveau que les pays du sahel . Vouloir se distinguer du reste du monde,en réclamant une démocratie musulmane, relève de l’arrogance surtout quand on est le dernier de la classe .




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  • Adel
    8 août 2011 at 17 h 34 min - Reply

    @jamil

    Bonjour.

    Je pense que vous faites allusion à la phrase suivante :

    « Les élites occidentalisées, bien que fortement contestées, gardent la haute main sur la gestion du pays, grâce notamment à l’alliance de la frange de ces élites la plus radicale et la plus hostile aux «islamistes» avec les généraux DAF, dont la politique à l’égard du peuple algérien n’a rien à envier à celle des gros colons d’hier. »

    Je dis simplement que la frange des élites occidentalisées la plus hostile aux «islamistes» s’est alliée aux DAF, que je ne considère pas personnellement comme une élite.

    Par ailleurs, vous minimisez les fractures qui traversent l’intelligentsia dans notre pays et vous ne dîtes rien sur la façon de les surmonter aujourd’hui – pas dans 100 ans.

    Je pense que du fait de leurs échecs répétés, les élites «modernistes» ont aujourd’hui perdu une grande partie de leur légitimité au profit des élites «islamistes». Les «modernistes» veulent cependant continuer à imposer leur suprématie en s’appuyant sur l’Armée et en affirmant que le peuple a fait le mauvais choix en 92 et qu’il est immature et incapable de faire le bon choix, celui de la laïcité et du modernisme à l’occidentale.

    N’est-il pas temps de se débarrasser de toutes les œillères et de tous les préjugés et d’affronter la réalité de notre pays dans toutes ses dimensions?

    Cordialement




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  • jamil
    9 août 2011 at 7 h 47 min - Reply

    Bonjour,
    @Adel,
    Vous appeler au dialogue entre les différentes tendances intellectuelles du pays,mais vous qualifiez les modernistes d’occidentalisés,une sorte de 5e colonne ! Vous dites que les modernistes ont fait appel à l’armée mais vous n’évoquer aucun nom de véritables modernistes . Le modernisme pour moi est représenté par les pensées de Farhat Abbas et de Ait Ahmed . Or,le premier mort en 85 , fut la grande victime de la suprématie du militaire sur le politique . Pour ce qui est de Ait AHMED,il a refusé l’arrêt du processus électoral ainsi que le poste de président en remplacement de Chadli . Par contre,le discours populiste et irrésponsable de certains responsables islamistes a toujours été intrumentalisé par l’armée pour justifier ses interventions . Je vous laisse deviner qui fait appel à l’armée .
    Amicalement,




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  • dilmi kouraiche
    9 août 2011 at 12 h 32 min - Reply

    Salam azul à toutes et à tous

    Là démocratie musulmane c’est la liberté et la justice sociale sans exclutions ,il faut juste l’aplications par des responsables honnêtes pour l’intérêt générale de la nation.

    Ramadhan moubarek.




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  • Adel
    9 août 2011 at 18 h 26 min - Reply

    @jamil

    Bonjour,

    Je fais partie de ces élites occidentalisées et les nommer ainsi n’a rien de péjoratif. C’est prendre acte d’un fait historique. Nous sommes les produits de la colonisation et nous sommes appelés à disparaître tôt ou tard.

    Cordialement




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  • jamil
    9 août 2011 at 23 h 42 min - Reply

    Le modernisme n’a rien à voir avec l’occident . De trés nombreux occidentaux sont conservateurs . La France,par exemple,est un des pays occidentaux les plus conservateurs . L’économie dirigée,l’interventionisme de l’Etat à tous les niveaux,l’approche des questions se rapportants à l’émigration,représentent des symptomes de ce conservatisme .
    Le modernisme,chér compatriote,c’est la lutte contre les archaismes qui bloquent une société et l’empêchent d’avancer . Considérer la démocratie comme un produit occidental interdit aux musulmans,est une approche archaique qui risque de nous coûter chér .




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  • Sirrahoum, charihim
    13 août 2011 at 12 h 45 min - Reply

    @jamil

    Les mots ont un sens. A propos du Modernisme en politique à l’occidentale..

    Le modernisme est la tendance à préférer ce qui est moderne et à se détacher de la tradition. C’est la recherche à tout prix de la modernité.

    La civilisation occidentale novatrice du modernisme politique semble pourrir désormais sur pied, soutenue dans cette agonie horizontale par le seul vacarme de sa puissance technologique. Mais sous le vacarme: le vide.

    La course effrénée au divertissement, à l’étourdissement, à l’accumulation des biens, à la possession des dernières technologies bref, à la Consommation est devenue le sens et la finalité de la vie, annihilant souvent efficacement toute velléité d’introspection, individuelle ou collective. « Je dépense donc je suis » résume bien l’idée d’une civilisation dont le message ultime est d’inviter chacun à remplir son vide intérieur, l’absence de sens, par un acte d’achat sans cesse renouvelé.

    Arrivé désormais à sa pleine maturité, le système capitaliste qui fonde l’architecture de nos sociétés s’est révélé un système monstrueux, nihiliste à l’extrême, anthropophage dans sa nature profonde. Un système qui corrompt tout ce qu’il embrasse, de l’esprit à la biosphère, se dévorant finalement lui-même, imposant aux sociétés qui lui sont soumises la décadence des moeurs, le desséchement de la pensée et de l’âme, le meurtre de l’environnement. A suivre.




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  • Peresse
    14 août 2016 at 15 h 15 min - Reply

    Quelle peut-être la place des minorités dans une démocratie islamique?




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  • Congrès du Changement Démocratique