Édition du
23 March 2017

Ben Bella, les deux araignées et les archives de la Révolution

Par Omar Khayam

Dans le chapitre précédent de ce roman, il était question de la rencontre, dans l’au-delà, entre l’âme du président Mohamed Boudiaf et celle du général Aboulker, l’un de ses assassins.
A une question de Boudiaf concernant les détails techniques de son exécution, Aboulker l’orienta vers l’homme blanc assis par terre, dans le coin gauche du purgatoire. Il s’agit du général Boughermoul qui était en pleine conversation avec un autre sanguinaire cannibale, le Centrafricain Jean-Bedel Bokassa. Au moment même où Si Tayeb El Watani terminait son entretien avec Aboulker dans l’au-delà, une autre discussion s’engage, mais cette fois-ci, dans le monde des vivants, entre deux araignées (R’tila et Inkabout) qui se sont rencontrées sur une étagère poussiéreuse d’une salle humide dans le sous-sol du Centre historique des Archives nationales de Fontainebleau à Paris.

Inkabout : Bonjour ma belle, C’est bizarre mais t’es le seul arachnide à ne pas avoir tissé de toile. Serais-tu souffrante ?

R’tila : Mais non, au contraire, je suis en très bonne santé. Comme tu le sais bien, nous les araignées, si nous tissons notre toile c’est surtout pour nous protéger, et moi je n’ai nul besoin de protection ici.

Inkabout : Ah bon ! Et comment ça ?

R’tila : Eh bien depuis que je me suis installée dans cette étagère en 1962, je n’ai jamais eu affaire à des éléments hostiles. C’est un endroit très sécurisé où personne n’est venu m’embêter. T’as compris pourquoi je n’ai pas besoin de me protéger en tissant une toile ?

Inkabout : Et tu ne t’es jamais demandée pourquoi il y a du mouvement dans toutes les étagères de ce centre alors que celle-ci n’a jamais été approchée ?

R’tila : Je ne sais pas. Peut-être que les archives que contient cette étagère n’ont aucune valeur….

Inkabout : Ou peut-être qu’elle contient des documents compromettants, est-ce que tu t’es donné ne serait-ce qu’une fois la peine de lire quelques passages de ces feuilles poussiéreuses ?

R’tila : Franchement, jamais ! Mais il n’est jamais trop tard. Prenons cette feuille par exemple. Qu’est-ce que tu lis en haut ?

Inkabout : Ben… Bou… be… Ben Bella je crois, c’est qui celui-là ?

R’tila : Je sais seulement que ça concerne l’Algérie. Tiens, continue, tu sais lire mieux que moi.

Inkabout : Ok. Bon, déjà ils disent que le vrai nom de ce Ben Bella est Ahmed Ben Mahjoub Ben Embarek…

R’tila : Ça ne sonne pas algérien, ça !

Inkabout : Oui, oui, c’est écrit que c’est un Marocain. Je me demande ce que fait la fiche de ce Marocain dans cette étagère qui concerne pourtant l’Algérie… Attends, attends, qu’est-ce que je vois là ? Oh Mon Dieu ! Ce Marocain a été président de l’Algérie. Mais c’est quoi cette histoire ?

R’tila : Comment ça président de l’Algérie ? Je crois que tu as mal lu, non ?

Inkabout : Pas du tout, ma belle, ils ont falsifié son origine, ils ont dit qu’il était né en Algérie, à Maghnia.

R’tila : Qui sont ces « ils » ?

Inkabout : Les services secrets français, et aussi des Algériens qui collaborent avec Paris.

R’tila : Continue, s’il te plait, ça devient très intéressant.

Inkabout : C’est écrit que le général de Gaulle, lors de la fameuse conférence de presse tenue le 11 avril 1961, évoque le «chef du FLN» alors qu’aucune question ne lui avait été posée à son sujet : «Quelqu’un m’avait posé une question au sujet de Ben Bella, je crois, n’est-il pas vrai ? », déclenchant un éclat de rire général des journalistes présents dans la salle, qui ont apprécié la subtilité.

R’tila : Ne me dis pas que de Gaulle savait que ce Ben Bella allait devenir président de l’Algérie indépendante !!!!!!!!

Inkabout : Pis encore, je crois même qu’il le préparait pour le devenir. Bon, je te lis la suite : «Jean Méo, membre du cabinet de De Gaulle a révélé que c’est bien de Gaulle et le pouvoir colonial qui ont conditionné et préparé Ben Bella depuis bien longtemps, et décidé qu’il serait le 1er président algérien.» Ce n’était donc ni Nasser, ni Hassan II, ni Boussouf et encore moins Boumediène.

R’tila : C’est donc une opération d’infiltration qui semble avoir réussi, n’est-ce pas ?

Inkabout : Tu peux le dire. Ecoute ce passage, il est très intéressant, c’est une note de la DST : «Les chefs historiques de la Révolution, notamment les Six, ainsi que Abane Ramdane, Dahleb et Ben Khedda savaient que Ahmed ben Mahjoub ben Embarek le Marocain, alias Ben Bella, représentait un véritable danger pour la bonne marche de la Révolution, et c’est ce qui explique sa mise à l’écart afin de ne pas l’associer aux grandes décisions qui engageaient l’avenir de la Révolution.» Je crois bien qu’ils le suspectaient déjà d’être un traître ?

R’tila : C’est clair, mais qu’a pu faire la France pour réussir à soigner l’image de ce Marocain ?

Inkabout : La réponse est dans cette page. Ecoute : «Pour sauver la face, nos services secrets ont alors imaginé une opération de grande envergure pour remettre en selle Ben Bella. Le 22 octobre 1956, l’avion marocain d’Air Atlas conduisant Ben Bella, Khider, Boudiaf et Aït Ahmed de Rabat à Tunis est détourné et contraint de se poser à Alger. La presse titrera à la une sur «le détournement de l’avion de Ben Bella».

R’tila : Pourtant, dans la hiérarchie de la Révolution, Ben Bella n’était rien à côté de Boudiaf et Bitat, qui faisaient partie du groupe des Six. On peut comprendre que cette opération n’avait qu’un seul but : réhabiliter Ben Bella et le mettre sur le devant de la scène. N’est-ce pas, cher voisin ?

Inkabout : 10 sur 10, ma belle. Ecoute cet autre passage, il explique tout : «Sur le bitume de l’aéroport, Mohamed Boudiaf tenait entre ses mains un porte-documents. Un des nôtres s’est avancé vers lui, le lui a pris pour le remettre à Ahmed Ben Bella. A ce moment-là, un flash a crépité pour immortaliser l’instant. Pour faire croire que c’est Ben Bella le premier dirigeant».

R’tila : Et après l’Indépendance de l’Algérie, je ne pense pas que la France ait préservé son influence sur cet homme.

Inkabout : Détrompe-toi, ma jolie et écoute ce qui est écrit au verso de cette feuille : «Après la signature des accords d’Évian, en mars 1962, Ben Bella, libéré, rentre en Algérie, se sépare de ses codétenus et provoque immédiatement le démantèlement total du GPRA. C’est de la même façon qu’il avait auparavant provoqué le démantèlement de l’Organisation Spéciale (OS). Ce sont désormais les structures extérieures créées à Oujda et Ghardimaou (Armée des frontières, MALG, fonctionnaires du Maroc) qui viendront gérer le pays, à notre place.»

R’tila : C’est très grave ! J’ai de la peine pour ce pauvre pays. Maintenant je comprends ce que voulait dire un certain Ferhat Abbas dans une déclaration que j’ai pu lire dans les archives d’une autre étagère. Si mes souvenirs sont bons, il a dit cela : «Abane Ramdane me fit un portrait peu flatteur du futur président de la République en me disant : «C’est Ben Bella qui dénonça l’Organisation Spéciale, l’OS. Le même avertissement me fut donné par Boudiaf. Sa renommée a été créée de toutes pièces par les Egyptiens et les Français. La vérité est que Ben Bella a été le démolisseur de l’union nationale réalisée durant les combats. La médaille qu’il a gagnée à Cassino sous les ordres du général Juin, n’a pas, dans le destin de l’Algérie, le poids d’une seule goutte de sang de nos Chouhada. Voilà ce que retiendra notre histoire.»

Inkabout : Moi aussi j’ai lu dehors ces deux citations concernant ce Ben Bella :
Lakhdar Ben Tobbal, chef historique, a affirmé que «la seule contribution de Ben Bella à la Révolution, est d’avoir «annoncé le début de l’insurrection aux autorités égyptiennes au lendemain du 1er Novembre.»

Mahfoud Benoune, anthropologue et historien : «L’autoproclamé Zaïm de la Révolution algérienne n’y a finalement jamais joué un rôle déterminant, ni dans son déclenchement, ni dans son déroulement, ni dans sa victoire finale.»

R’tila : Maintenant, je comprends mieux pourquoi mon étagère est si bien gardée… Il est donc interdit d’accéder à ces archives très compromettantes.

Inkabout :: Oui, c’est plus clair maintenant, passe-moi l’autre dossier, s’il te plait. Oui, celui qui est juste à côté, il me semble plus consistant.

R’tila : Tiens, le voilà, de quoi ça parle ?

Inkabout : Exécution de Amirouche et Si El Haouès. Attends deux minutes je vais me taper une fourmi et on reprendra notre lecture.

Par Omar Khayam

A suivre…


Nombre de lectures : 4891
20 Commentaires sur cet article

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  • Ben Bella, les deux araignées et les archives de la Révolution
    1 août 2011 at 19 h 19 min - Reply

    […] Le Quotidien d’Algérie Tags: araignées, archives, Bella, Deux, Révolution […]




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  • Alilou
    1 août 2011 at 20 h 20 min - Reply

    Je crois que je vais aller vomir encore une fois

    Il parait que les traitres ont longue vie de nos jour, car avant on les pendait haut et court

    Bled elkhawana…naalatou allah alaikoum




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  • Ould Bachir
    1 août 2011 at 20 h 28 min - Reply

    Bonne lecture!




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  • Hamma
    1 août 2011 at 22 h 00 min - Reply

    @Allilou, attends pas maintenant! La suite t’enlèvera sûrement les tripes.

    Fraternellement!




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  • ventre – creux
    1 août 2011 at 22 h 37 min - Reply

    @ omar el khayem. c´est le moudjahid badji mokhtar qui fait partie du commando qui cherche a s´emparer de khiari abdelkader dit rahiem de tebessa soupconné de donner des renseignement a la police coloniale. OS dénoncé par khiari abdelkader dit rahiem de tebessa.le 18 mars 1950. (manebkouch ghi enkhaltou)




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    • Mekder
      23 juillet 2016 at 1 h 02 min - Reply

      Pure mensonge !!!Abdelkader Khiari rahimoulah, était un brave homme, droit, intègre, généreux et très instruit, il n’a jamais trahi qui que soit!! C’était un homme de parole,courageux, brave et engagé. Honte à ceux qui le calomnient, les 7 tentatives d’assassinat qui lui étaient destinées ont toutes échouées, par la volonte de Dieu,Il a vécut en croyant qui craignait et venerait Allah. Étiez-vous présent lorsque certains d entre ces assassins ont demandé pardon à Abdelkader Khiari lorsqu’ils étaient au crépuscule de leur existence? Craignez Allah car vous serez jugés sur ce que vous disiez.
      Quand à ceux qui ont cherché à l’assassiner, c’est à dire Ben Bella
      et ses complices, ils répondront de leurs actes, ils sont d’ores et déjà auprès d Allah, Le tout puissant.




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  • AS
    1 août 2011 at 23 h 11 min - Reply

    rtila et la structure…c’est la meme chose… Omar a vu dans la cavrne la lueur du flambeau… il comprendra ce language…




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  • bendjaa
    2 août 2011 at 0 h 59 min - Reply

    j’ai assisté à une scène en 1963 sur le littoral à azur plage.une DS 19 S’arrête pres du bar qui surplombe la plage.un grand voyou de president en col de MAO sort de la voiture pour aller boxer les malheureux consommateurs avec l’aide de ses sbires de motards déchainés.triste scène gravée dans la tete d’un adolescent




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  • bendjaa
    2 août 2011 at 1 h 01 min - Reply

    histoire vraie que je pourrai remémorer à ce sinistre individu le moment voulu.




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  • ventre – creux
    2 août 2011 at 1 h 06 min - Reply

    @ mr.omar elkhayem. L´OS.avait été touchée par la répression du complot berbériste.elle fut démantelée par l´administration coloniale quelques mois aprés ben bella eut succédé a ait ahmed a la tête.le 18 mars 1950 un commando de l´OS., auquel participait benauoda benmostefa chargé de kidnapper abdelkader khiari dit rahiem,militant MTLD de tebessa.on lui reprochait d´être un traitre,en tout cas d´être trop bavard.dans la voiture qui servit a l´enlévement il y eut bagarre.la voiture fit une embardée et percuta un arbre. khiari parvint a s´échapper. rentré a tebessa , il dit ce qu´il savait a la police coloniale.l´arEstation de deux membres du commando permit a la police de remonter la filiére . jusque-la,le cloisonement avait bien fonctionné même si la police coloniale se doutait de quelque chose.et l´existance de la structure légale du MTLD avait peut-être agi comme un leurre. il y eut au total 363 arrestations.les gens arrêtés furent plus souvent torturés,ils furent jugés dans les grands procés de 1951-1952.les militants qui en réchappérent et ceux qui réussirent a s´évader formérent l´armature du futur FLN/ALN.arrêté belhadj djillali fut vite libéré et il commenca une carriére d´homme des services francais.souidani boudjemaa et mechati se réfugiérent dans les montagnes,dans l´algerois;ben tobbal,bitat,habachi,zighout et larbi berredjem dans les aurés.êvadé de la prison de annaba en même temps que zighout youcef,benaouda benmostefa tint compagne dans le nord constantinois,puis en kabylie.aprés son êvasion en compagnie de ben bella ,mehssas passa a la clandestinité en france.larbi benm´hidi,boussouf, benabdelmalek ramdane furent mutés en oranie.en mars 1953,le responsable du constantinois mohamed boudiaf,se retrouva responsable a l´organisation de la fédération de france,secondé par didouche mourad.les deux étaient de retour en algerie début 1954;ce fut notamment sur eux et sur ben m´hidi que reposa la préparation du 1er novembre, des neuf chefs historiques de 1954,sept étaient d´anciens cadres de L´OS ait ahmed,benbella,benboulaid,ben m´hidi,bitat,boudiaf,didouche. parmis les neufs, krim tenait le maquis depuis 1947 et khider,quoique n´appartenant pas a L´OS fut recherché pour avoir prêté sa voiture qu´elle servirait au hold-up d´oran.il refusa d´obeir au légalisme du parti qui lui enjoignait de se constituer prisonnier,ou au moins de se trouver un alibi. il parvint en juin 1951 a gagner le caire et cela grâce a l´aide de m´hamed yazid,dirigeant de la fédération de france du parti,qui désobeit ainsi a sa direction. il retrouva en égypte ,chadli mekki,ait ahmed condamné par contumace,puis ben bella arrêté et évadé de la prison de blida en mars 1952 a eux quatre, ils formérent dans la capitale égyptienne la délégation extérieure du parti qui s´agrégea avec les fréres maghrebins dans le CLMA:




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  • papousse
    2 août 2011 at 1 h 20 min - Reply

    Ben Bella était téléguidé par le sdece depuis le début des années 50.
    Les français cherchaient un « Hamid Karzai » algérien depuis 1955, parce qu’ils savaient que le Maroc et la Tunisie étaient en voie de résolution d’indépendance en nouveau mode « FranceAfrique ».
    Le mode de gestion de l’insurrection algérienne par ses « auteurs » prédisposait déjà le terrain aux services français pour une infiltration de longue durée qui s’est multipliée et variée depuis le temps et qui perdure sous d’autres facettes jusqu’à date.




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  • chenoui
    2 août 2011 at 11 h 46 min - Reply

    On a bien compris que ce Ben Bella était un traitre à la nation et que certains hauts dirigeants FLN durant la guerre d’Algérie étaient bien au courant de cette situation.

    La question qui me taraude l’esprit et qui ne cesse, presque, de me hanter est pourquoi est ce qu’ils ne l’ont pas jugé pour ensuite le passer à la trappe si, bien entendu,les faits étaient avérés et amplement démontrés ?

    J’en veux plus à ces valeureux dirigeants de ne pas avoir procédé à l’assainissement des rangs au moment voulu. C’est peut-être aussi, entre autres, pour de tels ratés que la révolution Algérienne n’a pas bénéficié des résultats escomptés.

    Par ailleurs, si Ben Bella, le Marocain a trahi son pays d’adoption, il se trouve aussi que des Algériens  »de souche »ont fait autant et même pire après la libération du pays. Il y’a trop de bruit de casseroles.




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  • abon
    2 août 2011 at 21 h 03 min - Reply

    @chenoui: Monsieur vous dites « J’en veux plus à ces valeureux dirigeants de ne pas avoir procédé à l’assainissement des rangs. » Parmi les drames de ce pays, c’est que bon nombre des valeureux dont vous parlez ONT ÉTÉ ASSASSINES lorsqu’ils ne se sont pas eux même « suicidés » (en livrant contre l’occupant un dernier combat ou une dernière bataille dont l’issu était plus que certaine) juste pour ne pas assister ou vivre ce dont nous sommes témoin. Les survivants petit nombre, ont bien essayé à l’image de Aït-Ahmed avec le FFS ou Boudiaf avec le PRS, et leur compagnons, ils ont étaient condamnés à mort, torturés. Ben-Bella leur a fait subir les pires sévices , en LES FAISANT TORTURER PAR DES HARKIS ET DES FLICS collabos et ceux en 1963 ; il faisait enlever au petit matin ces idéalistes pour les briser définitivement ; ils sont encore quelques-uns témoins silencieux de ce qui arrive à l’Algérie.




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  • aquerado
    2 août 2011 at 21 h 57 min - Reply

    Salam,
    Rien a dire sur ce ce dialogue Mr Omar Khayam, vous avez ete tres bon, j’attens avec impatience la suite. Je vous salue.




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  • Afif
    2 août 2011 at 23 h 49 min - Reply

    @ Alilou :

    Il ne faut pas tomber dans le piège. Voici ce que j’ai dit de Ben Bella dans un autre forum :

    « Par ailleurs, je vous invite à ne plus colporter des contre-vérités qui ont été distillées dans le feu de l’action par des adversaires déçus : ainsi, vous dites « Ben Bella, médiatiquement monté par les Français ».

    Alors comment expliquer que Ben Bella a été élu par ses pairs du CNRA Vice-Président dans les trois GPRA ? Les cadres du CNRA seraient-ils donc eux aussi complices de la France et de ses services secrets ? Dans ce cas, tout le FLN, son Comité des Six et son Comité des Neuf seraient une création de la France. Quelle absurdité ?

    Si les médias citent plus souvent les Chefs d’état, c’est à cause de leur fonction. C’est le même cas pour Ben Bella pendant la Révolution, car il était considéré par tous les observateurs politiques comme le Chef de la révolution : son poste inférieur de Vice Président était dû à sa situation de prisonnier.

    Quand je parle d’observateurs politiques, je peux vous en citer un de très crédible puisqu’il était l’adversaire du FLN : il s’agit de Messali Hadj qui, dans un document officiel, instruisait ses négociateurs d’exiger la signature de Ben Bella sur un accord FLN/MNA. » Fin de citation.

    Ainsi donc, De Gaulle n’était pas le seul à citer Ben Bella comme « chef du FLN ».

    Ce que je viens d’écrire n’absous évidemment pas Ben Bella de sa responsabilité écrasante dans la déconfiture actuelle du pays.




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  • MOKRANE
    3 août 2011 at 1 h 22 min - Reply

    Cette article nous confirme que l’armée des frontieres a leur tete BOUMDIEN et ses amis BOUTEF et BEN BELLA a confsiqué l’idependance de l’algerie en 62 avec la Benidiction de LALA FRANCA et de Gaulle. Vivement que tous les archives soit ouvert en 2012 !! en fin je suis pas sur !!!!! Pour mettre un peu de ESPOIR je viens de voir une chanson qui nous montre la beauté de notre pays ALGEREIE ( Dommage saboté par les monstres )et cette chonson est un hommage a toutes les personnes qui sont mortes pour l’algerie de ABANE A BOUDIAF comme dit MATOUB lui meme tué par ces IMPOSTEUBRS imposé par DE Gaulle !! IDIR sur You tube
    http://www.youtube.com/watch?v=OjA_VlfuSzs
    « Ageggigh » – Chasseurs de Lumières ; un « Hymne » plein de métaphores sur ces Hommes libres, Chasseurs de Lumières, qui se sont élevés aux cieux vers « La lumière », en quête de leur étoile, en quête de leurs rêve, synonyme de beauté, d’espoir et de « Liberté »
    voila la traduction de la chanson :
    Texte : « Les Enfants de la Liberté… »
    Ah, de ses cendres, à l’aube fleurie une « Rose »,
    Le matin s’éveil, pour lui donner naissance,
    Le soleil se lève, pour honorer sa présence

    Elle n’a vécu qu’un seul jour,
    mais le monde entier se souvient encore d’elle

    Hélas, le moissonniez est passé !!!
    pour couper court, à sa présence !!!

    Mais « mourir » ne signifie pas « s’effacer » !!!
    car demain, on verra naître, d’autres
    pour propager ses « espérances »

    Et si ma rose a donné sa « vie »,
    C’est pour que son « message » soit bien reçut !!!

    A peine réveillé !
    un éclat de toner,
    aveuglé par un coup d’éclair,
    On ne sait d’où viennent,
    ces bruits assourdissants…

    Une lumière descend du ciel !!!
    Fait trembler la terre,
    Et soulève les montagnes

    C’est bien son âme qui remonte au ciel !!!
    Elle part !!! on ne sait où !

    C’est eux ; « Chasseurs de Lumières »,
    ceux qui on prit la brume comme demeure,
    pour se protéger du tonner,
    ceux-là ; source de « Lumière »
    Ceux-là qui détiennent le savoir et la Connaissances),

    (La « lumière » est symbole du « savoir » et de la « Connaissances » dans la culture kabyle)

    Ils sont là ;
    ils sont venus la prendre,
    pour la protéger,
    il l’on soulever au ciel,
    elle a rejoint la Lune
    pour qu’elle puisse briller,
    au milieu des étoiles

    Elle a pris sa place,
    comme une reine.
    Elle éclaire nos sombres nuits
    c’est la plus « brillantes » des étoiles
    elle croyait qu’on allait l’oublier !!!
    elle ne savait pas que, désormais !
    Dans nos cœurs, elle a pris sa demeure

    les étoiles ont inscrit son nom au ciel,
    Et personne ne pourra « l’oublier »

    Regardez ! Autour de vous !

    Voyez-vous toutes ces roses,
    Qui fleurissent, au matin qui se lève !!!
    Elle l’a bien prédis !!!
    C’était sa dernière volonté !

    Elle le savait !!!
    Son message s’est répondu,
    Dans tous les recoins de ce Pays,
    Dans ces montagnes et ces vallées !
    Porté par le vent de « l’espoir »…

    Car la vie est ainsi,
    Chaque sacrifice, mérite récompense

    Et malgré les « moissonniez » et les « sauterelles »
    « L’Espoir » ne mourra « jamais »,
    car « L’Espoir » est « éternel »

    Ainsi les hommes, sont comme les roses,
    il faudra que certains « Meurent »
    pour que d’autres, puissent, mieux vivres

    Et les « Braves Hommes » meurent,
    mais leurs « idées » demeurent,

    Car l’ « idée » ne meure jamais,
    Elle rejoint le ciel et brille,
    aux milieux des étoiles

    Elles sont « éternelles »

    Jusqu’au jour où un chasseur, survient !
    un « Chasseur de Lumière »
    sortit de la brume, pour
    se laisser envahir par la lumière,
    Et de l’idée surgit « L’Espoir »,
    Et une flamme renait dans le cœur de chaque « Hommes »
    Une flamme que personne ne pourra étouffer,
    Car l’espoir, lui, est « immortel »…




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  • ventre – creux
    3 août 2011 at 13 h 44 min - Reply

    la conscience est a la fois scrupuleuse et hypocrite elle s´accuse,mais elle fuit devant la vérité,parce qu´elle veut ignorer la cause réelle de ses tourment. la haine des personnes obéses et aussi une forme de l´odieux racisme social lca l´obésité touche d´abord les milieux populaire.




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  • Farès
    4 août 2011 at 11 h 45 min - Reply

    Mon independance

    Par Fettouma Ouzegane*

    « Ils se sont partagé l’indépendance »

    C’est au cours de mon exil forcé en France, en 1960, que j’ai eu à être
    confrontée à cette mainmise de certains dirigeants de l’époque, notamment
    ceux de la Fédération de France.

    En septembre de cette année, à ma sortie d’un second séjour en prison, avec
    l’aide de Me Vergès j’ai pu obtenir le statut de réfugiée politique pour
    échapper aux camps de concentration.

    Une semaine après mon arrivée à Paris, je m’aperçois vite que j’étais dans
    le collimateur de la Main Rouge.

    Je décidais alors de quitter la France, peu sûre, pour la Tunisie où ma sur
    m’avait précédée dans l’exil.

    Pour cela, je devais passer par notre ambassade à Rome pour obtenir un
    laissez-passer.

    Notre ambassade était abritée dans une aile superbe prêtée par l’ambassade
    d’Egypte.

    Ma sur qui m’attendait à Rome m’y accompagnât.
    Habituée à la vie dure des maquis et à l’enfer de la prison, j’étais étonnée
    par le luxe qui s’étalait devant mes yeux.

    L’ambassadeur, M. Boulahrouf, encadré par ses deux secrétaires, se chargea de nous recevoir.

    Tous les trois étaient bien mis, costumes chic et cravate, et me semblaient
    au milieu de tout ce confort bien loin de nos soucis de militants de base.

    Ses explications sur les formalités à accomplir pour l’obtention de mon
    laissez-passer achevèrent de conforter mon malaise.
    « Pour les réfugiés politiques, il faut d’abord une autorisation de la
    Fédération de France », me jeta-t-il.

    En somme, je devais justifier mon parcours de militante, moi Si Kaddour,
    c’était mon nom de guerre, responsable zonale et qui venait d’être condamnée à mort par contumace, alors que lui et toute sa Fédération se pavanaient
    dans le luxe.

    C’en était trop, je lui signifiais qu’il n’était pas question que je quitte
    son bureau sans mon sauf-conduit.
    Il finit par s’exécuter.

    Après cinq ou six jours passés à Rome dans des conditions d’hébergement
    déplorables, nous rejoignîmes la Tunisie.

    Là, une autre surprise m’attendait.

    Le secrétaire général de Bentobal qui nous reçoit, une fois débarquées, nous explique que nous aurions droit en tant que « réfugiés de l’intérieur » à 150 DA de pension.

    Alors que ceux qui venaient de l’étranger, entre autres de la Fédération,
    recevaient 350 DA.

    Je lui répondis : « Pourquoi cette disparité ?
    Ceux qui viennent d’Algérie doivent donc continuer à manger avec les mains et ceux de l’étranger ont appris à utiliser la fourchette ? »
    Déjà, nos dirigeants à l’étranger se comportaient comme des roitelets.

    A la Libération ce mépris envers les militants n’a fait que s’exacerber.

    De retour au pays, les luttes pour le leadership obnubilaient nos dirigeants
    loin des préoccupations du peuple.

    Les sensibilités politiques qui se sont fondues dans le FLN le tiraillaient
    de toutes parts. Boumediène est écarté et envoyé aux frontières.

    Les assassinats, les pressions, les enlèvements commencèrent à s’abattre sur les anciens responsables de zone ralliés à Ben Bella. Alger et toute
    l’Algérie allait sombrer dans la guerre civile, en cet été 62.

    La wilaya IV avait réinvesti la capitale et instauré le couvre-feu.

    Les moudjahidine et les moudjahidate ne pouvaient plus se taire devant tout ce beau monde qui se partageait l’indépendance arrachée par les populations.

    Nous sommes alors ressortis pour crier « Sept ans ça suffit ».

    Ce sont en fait ces luttes qui se reproduisent aujourd’hui, quarante ans
    après.

    Ce que j’ai raconté plus haut et qui pourrait paraître anecdotique est en
    fait symptomatique du mépris dans lequel une minorité tenait la majorité du peuple.

    L’Algérie a vu le rêve égalitaire dont elle était porteuse se briser.

    Tant d’opposants sont morts sans qu’il y ait procès.

    Les « faux-moudjahidine » pullulent tandis que ceux qui les dénoncent
    croupissent en prison.

    Aussaresses chante et glorifie l’exécution de Ben M’hidi et le régime
    algérien s’aligne sur cette raison démente : c’est une histoire
    franco-française.

    Nos chouhada seraient-ils donc français ?

    Le Chef du gouvernement qui est fils de chahid et tous les autres ne
    trahissent-ils pas leurs aïeux en se rendant à cette raison.

    Mais je reste persuadée que la relève est là.

    Chaque génération fait sa révolution à sa façon.

    Hier, il y a eu les manifestants de 80, ceux d’octobre 88 aujourd’hui, il y
    a ceux du Printemps noir. « Nous n’avons pas tout à fait échoué.

    Les universités forment des élites qui sont le porte-flambeau du combat que nous avons commencé.

    Je ne pouvais rêver mieux à l’automne de ma vie que de vivre ma relève.

    L’Algérie est d’essence démocratique même si les pouvoirs qui se sont
    succédé nient cette donne. »

    C’est la réponse que je faisais récemment à des journalistes étrangers.

    Le relais est là et toutes ces générations qui leur disent « Faqou ! » et
    refusent de jouer leur jeu, n’est-ce pas le début de leur fin ?




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  • abon
    4 août 2011 at 13 h 42 min - Reply

    @Farès . Merci pour ce Poste rafraichissant. Il met du baume au cœur. Il y a là quelque chose d’apaisant qu’ils n’aurons Jamais.




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  • ventre – creux
    4 août 2011 at 16 h 10 min - Reply

    @ farés. – la vie en exil des cadres instantanés sur new york et tunis- une des obsessions des services colonialistes fut recueillir des témoignage pour prouver que le FLN. était corrompu afin de dresser le peuple algerien contre lui. quelques cas de corruption sont révélés par les archives des WILAYA. il y eut les 43 millions d´anciens francs enterrés prés du PC. de la W.3 que révéla le mouvement des officiers libres,dans on ne sait avec précision s´ils provenaient d´un fait de préfabrication ou d´un souci de cacher un trézor de guerre.et on ne sait pas non plus nettement qui fut la personne qui aurait été responsable d´un éventuel détournemen. un lieutnant de la mintaqa 44 aurait détourné 27 millio pour mener grande vie, entretenir plusieurs femmes, les doter de robes et de bijoux… avant d´être arrêté.mais il ne se peut que le commandant accusateur,dans cette affaire, ait voulu prendre le prétexte d´une affaire mineure pour éliminer un subordonné indésirable. des commandants de bases FLN. du maroc oriental auraient réguliérement détourné de grosses quantités de boîtes de conserves offertes par le peuple américain aux réfugiés algeriens et les auraient revendues par l´intermédiaire de commercants de melila.le même fait semble attesté en tunisie. mais, en réalité,des bénéficiaires ordinaires revendaient dans le commerce des produits du même type qui n´entraient pas dans leur consommation habituelle. le CCE et le GPRA. accusent quelques cadres et officiers superieurs de mener en tunisie un train de vie incompatible avec leur traitement,notamment un commandant et un colonel clé de l´appareil.les fonds qui servirent a financer voitures,villas,wiskies,entretien de femmes seraient provenue de trafic dans les opérations comptables et des achats divers pour se procurer de l´argent irréguliérement.un rapport du ministére des forces armées (MFA).signépar le commandant bencherif,commandant des frontiéres, accuse un commandant de l´ALN. en tunisie, outre qu´il fait preuve de sectarisme nemouchi, de menerune vie fastueuse. d´entretenir trois femmes et d´occuper indûment des maisons meublées,ledit commandant aurait détourné des dizaines de millions ,aurait eu 150 millions en dépot chez le gouverneur de gafsa (tunisie) et aurait acheté des centaines de mouons et de chamaux avec l´argent détourné.les faits reprochés a cet officier ne sont invraisemblables,mais rapport intervint en pleine crise d´autorité du commandemant des frontiéres et officiers visé était précisément l´un de ceux que les services de krim avaient tout spécialement dans le collimateurrien n´interdit d´imaginer un dossier politique noirci par des accusations de corruption, vraies ,exagérées ou imaginaires.cela dit, plusieurs renseignements concordants font état du train de vie ostentatoire de plusieurs chefs des aurés-nememcha en tunisie,avant le nettoyage opéré par ouamrane,comme aprés, mais seulement jusqu´a la reprise en main opéré par boumediene.ajoutans que les archives révélent aussi nombre de cas d´honnêteté fonciére de nombreux officies pour couper court a tout ambiguité,a la veille du départ d´amirouche qui lui avait confié le commandemant intérimaire, le commandant akli mohand oulhadj, chef intérimaire de la W3,reconnait que des bijoux en or ci-dessous décrits se trouvent effectivement dans les caisses du trézor de la W ce jour. de même,assez réguliérement, en W5 les ordres du colonel lotfi étaient que´L´ALN. respectât scrupuleusement les biens des populations,que ce fut en algerie ou au maroc.en plusieurs occasions,il sanctionna les djounoud ou des cadres prédateurs et il fit indemniser des civils victimes de vols de moutons. a tunis, de même, rien de scandaleux en général dans le train de vie de la majorité des dirigeants du FLN. certes ,il y avait bien quelques bons restaurants ,comme l´auberge de la poste, par exemple, les gens du service financier dirigé par abbas turki. mais ce dernier était ,un grand bourgeois pourvu d´une grosse fortune personnelle.les autre restaurants du FLN auraient été des établissements honnêtes du centre ville chez gastone ou la brasserie du coq d´or qu´auraient fréquentés par exemple les gens du service de presse, mais pas des quatres -étoiles. les cafés du centre ville le palmarium, le bar des platanes, levert-galant auraient été fréquentés normalement, et sans axcés,par des algeriens et si le luxuex hôtel majestic servit a accueillir ,le temps des visites, des cadres,comme le commodore ou le rex, nombre d´hôtels de seconde catégorie hôtel d´alger,l´hôtel du quercy ou le métropole étaient le point de chute de nombre d´entre eux.plusieurs se souviennent de chambres ou de studios modestes ou l´on étouffait en été.




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