Édition du
20 July 2017

Un crime écologique pour satisfaire un beggar du système !


 

Le Soir d’Algérie

2 août 2011. Bois des Pins, à Hydra. Il est 10h. Les 120 arbres dont cinq centenaires ont disparu, laissant place à des eaux usées qui jaillissent de partout, attirant de jour les moustiques alors que de nuit, les habitants ont droit aux odeurs les plus nauséabondes. Des engins assurent sans arrêt le transport du tuf de la colline où le fameux projet de construction d’un parking sera réceptionné. Le tout encerclé par un impressionnant dispositif policier mobilisé sur les lieux pour assurer la poursuite des travaux.

Tout a commencé hier, à 8h du matin, lorsque de jeunes de la cité Bois des Pins s’en sont pris aux ouvriers assurant les travaux de construction du parking qui a pris la place de l’un des rares poumons de la capitale qui demeurait encore debout. Les protestataires qui n’ont pas fait preuve de violence à l’égard des ouvriers les ont tout simplement priés d’arrêter les travaux et quitter les lieux. La police qui a, depuis le début du conflit, installé un dispositif H24 sur place n’a pas tardé à intervenir et les affrontements ont repris de plus beau, même si la situation n’a duré qu’un bref instant. Le comité des sages du quartier a fini par raisonner tous ces jeunes qui juraient de mettre le feu partout.

A 10h, le calme était déjà de retour, mais les agents de la police antiémeutes continuaient d’arriver en force. Pour cette fois-ci, la police de Hydra a dû faire appel aux renforts du 6e arrondissement. Les agents du rétablissement de l’ordre public ont aussitôt encerclé les lieux avant de prendre position sur les terrasses des six immeubles que compte la cité. Les habitants qui attendaient l’arrivée des deux moudjahidate, en l’occurrence Djamila Bouhired et Fettouma Ouzegane, assistaient au spectacle à partir des cages d’escalier des immeubles. Il est 13h. La chaleur de plomb qui s’impose sur les hauteurs de la capitale ne fait qu’accentuer l’odeur des eaux usées qui jaillissent de partout. Les engins ont, selon les habitants, agi sans prendre acte des plans du quartier et c’est pratiquement toutes les conduites d’égouts, endommagées, qui refoulent aujourd’hui au pied des immeubles. «Nous vivons dans un climat insupportable. Alors qu’avant, on respirait l’air pur des 120 arbres qui ont été massacrés, aujourd’hui nous respirons les odeurs les plus nauséabondes et la présence des cafards et des moustiques s’est considérablement accrue. Pour l’abattement d’un arbre, la loi prévoit 10 ans de prison, 120 arbres ont été déracinés au su et au vu de tout le monde et personne n’a réagi», lance un habitant. Les deux moudjahidate n’ont pas, en effet, tardé à arriver, Fettouma Ouzegane en premier et ensuite Djamila Bouhired. «Il est inadmissible que les travaux se poursuivent alors que l’affaire est actuellement en justice. Mais lorsque des gens aux épaules larges sont derrière, on peut toujours enfreindre la loi», ont-t-elles clamé dès leur arrivée.

M. M.

 


Nombre de lectures : 2008
14 Commentaires sur cet article

LAISSER UN COMMENTAIRE

*

*

  • Un crime écologique pour satisfaire un beggar du système !
    3 août 2011 at 13 h 45 min - Reply

    […] Le Quotidien d’Algérie Tags: Beggar, crime, écologique, pour, satisfaire, système […]




    0
  • mohamed
    3 août 2011 at 15 h 44 min - Reply

    Republique bananiere ou la loi de la jungle! pourquoi s ‘en etonner???




    0
  • liberte
    3 août 2011 at 16 h 02 min - Reply

    Les citoyens de la cité bois des pins remércient tous ceus qui soutienne leur combat est surtout les Moudjahidate qui ont affrontées avec les habitants une population de policiers « Djamila bouhired, fettouma ouzegane, louiza ighil ahriz,zoulikha bekadour, malika ousliha » et la lutte continue.




    0
  • belka
    3 août 2011 at 17 h 13 min - Reply

    « l etat de droit commence ds la police » ce genre de devise creuse et qui veut rien dire vous les trouver a l entréé de tout les commisariats les policiers eux meme ni crois pas alors mesSieurs les « gouvernants » DEGAGEZ sa suffit la regression barakat 50ANS.




    0
  • belka
    3 août 2011 at 17 h 24 min - Reply

    folkloric country.




    0
  • clandestin
    4 août 2011 at 0 h 19 min - Reply

    voila avec ce malheureux Bois des Pins le resultat de la gestion de la la cité dans toute sa splendeur et sa catastrophique face hideuse ! au lieu de conserver les espaces restants dans la capitale (et dans les grandes villes aussi ) voila comment les beggaras ont tout vendu entre eux (ils ne savent que bi3 wé chra ) comme lots de terrains , terre marginales , champs abandonnés , au lieu de controler l ‘arrivée massive d ‘habitants hors Alger , ils ont laissé faire , au lieu de stopper les constructions et limiter et interdire d autres construction , on a laisser faire! parlons de bois des pins et les environs : comment ont a laisser faire et creer tout un nouveau quartier a sidi yahia et les alentours sans penser et reflechir a creer toutes les commodités pour un nouveau quartier y compris un parking a etages ? qui sont les nouveaux residents de sidi yahia ? pourquoi nous les enfants d alger n avons pas eu droit à un lot de terrain à construire dans ce quartier ? voila le resultat du systeme qui s est approprié Alger :on ettouffe , tres peu de routes ,bcp de batis bcp d habitants : bouchons du matin au soir , ya pas de quoi etre fier de nos gestionnaires ! ouin rayha ouin ?j ajouterais qu il ya quelques jours de passage a alger ( car comme bcp d Algerois j ai quitté alger à contre coeur ou rahi lihoum)j ai été faire un petit tour à Hydra , petit Hydra , val d ‘HYdra pour replonger dans mon enfance et que je connais coin par coin ,idem au golf , la colonne voirol, et bien je suis resté sidéré par le detournement , la confiscation et la disparations ( par des privés residents ) de combien d escalier publics , de sentiers , d impasses, de raccourcis qui exister depuis la france et jusqu’au anneés 80 et qui ont au jourdhui disparus de la cartographie !!! predateurs , ils ont completement defiguré hydra qui n est plus un quartier residentiel avec villas et les grands grands jardins et les arbres fruitiers que je connaissais , un par un parceque j etais un grand marrodeur de fruits ! les cerisiers , les abricotiers , les pechers , etc ont aussi été arrachés et on a plantés a la place des cubes quatres etages quatres garages et ils disent : « j ‘habite Hydra , j ‘habite le Golf  » ya lél krérchas déguedeguétoulna lebléd tfou a3likoum!




    0
  • Rédaction LQA
    4 août 2011 at 10 h 52 min - Reply

    Alors que le début des travaux cause d’importants dégâts
    Le conflit du Bois-des-Pins vire à l’affrontement
    Par : Nabila Afroun, Liberté, 4 août 2011

    Les affrontements entre la police et les habitants du quartier du Bois-des-Pins se sont enclenchés avant-hier en fin d’après-midi et ont continué jusqu’à hier matin.

    Après une journée ponctuée par des affrontements entre la police et les habitants du quartier du Bois-des-Pins (Hydra), ils étaient, hier encore, des centaines de citoyens à manifester leur colère et à réclamer l’arrêt des travaux du chantier du projet du parking. Durant la nuit de mardi à mercredi, les habitants de cette cité avaient installé des barricades bloquant toutes les issues au quartier et l’isolant de la placette d’Hydra. Tout a commencé mardi en fin d’après-midi lorsque des habitants de ce quartier ont demandé au conducteur de travaux d’arrêter les engins chargés de terrasser le terrain de l’espace vert du quartier.
    L’affaire a vite tourné à l’affrontement entre la brigade antiémeute et les habitants de la cité Bois-des-Pins. L’émeute a duré plusieurs heures jusqu’à la rupture du jeûne. Les affrontements ont repris hier tôt le matin avec l’arrivée des engins de la société de réalisation du projet. En quelques instants, le quartier s’est transformé, encore une fois, en un champ de bataille : jets de pierres, cocktail Molotov, pneus brûlés… La brigade d’intervention a riposté en faisant usage de bombes lacrymogènes. Les affrontements étaient tellement intenses que les employés de Sonatrach (direction technique et association), limitrophe à la cité Bois-des-Pins, ont été libérés hier. Ce n’est que vers 9h30 que le calme est revenu au quartier avec le retrait des engins de l’entreprise de réalisation du projet de construction du parking ainsi que le repliement de la brigade d’intervention. “Elles (les autorités locales, ndlr) veulent le pourrissement, c’est fait. Il n’est pas question qu’on cède nos droits. Ce jardin est un bien commun qui dépend de la cité, de quel droit le maire l’offre à la wilaya ?”, s’interrogent les riverains. Les habitants accusent la société de réalisation d’avoir cassé une canalisation des eaux usées et risque d’endommager aussi une canalisation de Sonelgaz. “Ils creusent sans faire aucune étude de terrain, la preuve est là, voyez ce qu’ils ont fait et nous avons peur qu’ils touchent aussi la canalisation de Sonelgaz qui est juste à côté”, disent-ils. Ils précisent également que l’immeuble G de la cité Bois-des-Pins, qui est construit sur un terrain accidenté, a été classé par les services de CTC en 2003 en zone orange 4. “Lorsque les bulldozers commencent à creuser, nous ressentons des secousses jusqu’au dernier étage”, précisent-ils. Les riverains ne cessent de s’interroger : pourquoi ce chantier continue à fonctionner malgré l’absence d’une étude de terrain ainsi que le permis de construire ?
    Ils dénoncent, également, “le flou” qui entoure ce projet et les autorités — APC et wilaya d’Alger — qui se rejettent la responsabilité, estimant que l’implantation du parking s’est faite “sans le respect des lois et qu’il n’est d’aucun intérêt public”. Pis encore, ils affirment que les travaux de déboisement de Bois-des-Pins ont été réalisés à l’insu et sans l’accord de la direction générale des forêts. “Tout le monde sait que la forêt du Bois-des-Pins est convoitée par un ponte du régime”, soulignent-ils avec force. Les résidents de ce quartier lancent un ultime appel au ministre de l’Environnement ainsi qu’à celui de la Justice pour intervenir avant qu’il soit trop tard.




    0
  • moh midj
    4 août 2011 at 14 h 16 min - Reply

    khouya clandestin berdtli kelbi.les paroles les plus sages se trouvent dans les pensees les plus sinceres.encore merci et bon courage aux habitants des bois des pins . c est fou comme c est agraires n aiment pas la terre et pourtant il ya une cinquantaine d annees ils etaient de pauvres fellahs




    0
  • arbous
    4 août 2011 at 17 h 17 min - Reply

    Tfou allihoum .gouvernement voyou




    0
  • amel
    5 août 2011 at 11 h 20 min - Reply

    Je pense que dans cette affaire ,toute la population de la capitale est concernée.Ce qui se passe aujourd’hui à la cité bois-des-pins ,se passera demain dans un autre quartier au profit d’una autre hyène.Alors, mobilisons-nous ,on pourrait décider d’une journée de colère ,autour de la cité et à laquelle participera la population algéroise
    Qu’en pensez-vous? car la destruction du pays prends des proportions alarmantes sous la gestion de décérébrés cupides et inconscients




    0
  • Rachid Mélancolie
    5 août 2011 at 15 h 10 min - Reply

    République de l’hégémonie;et du passe droit pour une poignée de citoyens hors du commun.une frange de carnivores insatiables qui ne reculent devant rien pour réaliser leur projets diaboliques; même au prix de sacrifier la béatitude du peuple Algérien réduit à néant.




    0
  • clandestin
    5 août 2011 at 16 h 45 min - Reply

    @amel :effectivement demain on viendra dans un autre quartier detourner un terrain , un jardin public pour une utilité publique .On a deja dis hélas ,que la société n ‘existe pas ou plus exactement ne peut pas exister dans cette Algerie .Le propre de la democratie c est le respect des autres , c est de demander l ‘avis des autres . Avant la naissance de la democratie kif kif ,le premier devoir de l’etre humain sur terre c est de respecter l etre humain , ses semblables ne serait ce que par lui dire bonjour .Dans cette affaire ex bois des pins puisque le mal est fait et il n existe plus , on a respecter personnes , ni les riverains , ni les hommes ni les enfants et ni les femmes agées à qui on a beurées l ‘oeil ! on a mem pas respecter les arbres !C est l ‘image de la relation gouvernés gouvernants dans toute sa triste realité , aucun respect !c est ca le probleme , aucun respect depuis 1962 pour toute la population.Pour ceux qui connaissent la configuration du quartier des bois des pins , c est vraiment tragicomique comme situation ! on a toleré des constructions illegales au bas de sidi yahia et c est des arrivistes hors alger qui ont commencé a construire illegalemnt et maintenant ils sont regularisés , puis le quartier des sois disants riches ! qui habitent sidi yahia , voir birmandreis et qui te disent  » : j ‘habite Hydra « bessif il doit habiter Hydra « !!!ou etaitent les maires , les walis succesifs ? ou est le plan d amenagement quand on construit un nouveau quartier et les commodités qui doivent suivre ?il y avait des tas de terrains abandonnés autour du cimetiere de sidi yahia , pourquoi n a ton pas pensé au parking ,et meme à la construction d autres petites forets ou jardins publics ? pourquoi avoir tout vendu en lot de terrain pour des nouveaux riches ?j attends des reponses monsieurs le wali d alger ! dans les pays que nos gouvernants et leurs familles copient seulement en signes de richesses exterieures , je veux dire les pays occidentaux , quand il ya une decision pour couper un seul arbre , le maire va demander l’avis de la famille la plus …ancienne du qurtier ou de la ville ,et si l avis de cette famille est non et bien c est non ! à bois des pins on a demander ni l ‘avis de celui qui aplanté l arbre , ni l ‘arbre lui meme !allah yarahmak ya bois des pins !




    0
  • amel
    5 août 2011 at 23 h 03 min - Reply

    Il ne nous reste rien ,plus rien ,que les larmes pour pleurer notre cher pays et pleurer la mort inutile de nos braves martyrs, qui ont sacrifié leur vie pour ce triste et ô combien tragique résultat




    0
  • ahmed
    8 août 2011 at 5 h 18 min - Reply

    Vous militer contre un crime écologique en comettant un crime économique . Dans un pays en décomposition où de trés nombreux métiers ont disparus et ou l’économie informelle dépasse l’économie formelle,vous insulter le peu de monde qui continue à travailler . Les beggars comme vous dites,produisent avec beaucoup de difficultés de la viande et du lait pour limiter les importations en produits alimentaires qui coûtent 8 milliards de dollars chaque année. Dans ma famille on est des éleveurs « beggar » mais on a jamais pris ce qui ne nous appartient pas alors de grace ne nous insulter pas .




    0
  • Congrès du Changement Démocratique