Édition du
23 March 2017

Abderrahmane Hadj-Nacer : «Nous reproduisons l’échec en permanence»

El Watan le 05.08.11

La Martingale algérienne, réflexions sur une crise, l’essai de Abderrahmane Hadj-Nacer, publié en juin 2011 à Alger aux éditions Barzakh, est sans conteste le livre de la rentrée sociale. Il fait déjà débat dans un pays où l’on parle rarement des problèmes réels qui menacent les fondements même de l’Etat.

L’ancien gouverneur de la Banque centrale a été marginalisé pour avoir cru, un moment, à la possibilité de réformes économiques en Algérie, seule voie pour sortir de l’enlisement. Il est évident que le livre, destiné surtout aux jeunes, doit être lu par tous. Les vérités sont dites d’une manière crue avec un sens aigu de l’analyse et de l’explication. Abderrahmane Hadj-Nacer ne se contente pas de faire un constat mais propose des solutions, des formules, des idées, des clefs, pour sortir de la crise, à commencer par celle de la légitimité.

-Dans La Martingale algérienne, réflexions sur une crise, vous écrivez : «Mais qu’a-t-on fait de nos enfants ? On ne leur a rien transmis.» Rien transmis, pourquoi ?

L’origine du livre est celle-là. C’est le fait de rencontrer des jeunes, des gens de 20-30-40 ans, qui, dans le fond, ne comprennent pas ce qui s’est passé et pourquoi on en est là. Des jeunes qui n’ont pas connaissance de leur histoire, de leur profondeur sociologique et historique. Après analyse, on constate qu’on ne leur a pas enseigné l’histoire ancienne, préislamique, musulmane et celle de la colonisation. De temps en temps, on leur jette en pâture des mythes, des bribes d’histoire souvent écrits par des personnes qui ont essayé de nier l’histoire de l’Algérie. Nos enfants sont le fruit de la négation de leur propre histoire. Ils sont le fruit d’une tradition de nos dirigeants de zapper l’histoire et d’essayer de forger un homme nouveau à partir de leurs propres fantasmes.

Nous sommes dans un système d’éternels recommencements des erreurs. Des erreurs qui s’approfondissent parce qu’on ne tient pas compte de celles de nos ancêtres ni de celles de la génération précédente. A 15 ou 20 ans, le jeune est merveilleux, on voit que c’est de la bonne pâte. Au fur et à mesure qu’il avance dans l’âge, il devient une espèce d’ectoplasme qui rend service à ce système. D’où ma question : qu’a-t-on fait de nos enfants ? Je sais que c’est prétentieux, mais j’espère que ce livre sera lu surtout par des jeunes. Je souhaite que les 20-30-40 ans m’interpellent pour me donner leur avis et qu’ils sollicitent un débat.

-Pourquoi l’histoire de l’Algérie n’a pas été enseignée ?

Parce que les dirigeants ne connaissent pas l’histoire. L’histoire n’a pas été enseignée parce que ceux qui dirigent ne sont pas légitimes et ont peur de remonter le fil du temps et de démontrer leur illégitimité. Ils ont bien tenté de produire des fictions «légitimantes» qui n’ont pas réussi à s’installer dans le paysage mémoriel des Algériens. En 1962, ceux qui ont pris le pouvoir n’avaient pas légitimité pour le faire. Donc, ils ont zappé tout le passé, y compris préhistorique. Dès qu’on commence à construire un mythe historique, on est obligé de revenir aux fondamentaux, aux origines des royaumes, des dynasties, des institutions et, donc de remonter à eux.

-Vous écrivez qu’il est toujours difficile d’expliquer aux jeunes que l’Etat rustumide est la matrice du Maghreb central…

Un historien algérien, non mozabite, non ibadite, a dit que la matrice du Maghreb central est l’Etat rustumide. C’est une évidence. Pour la période islamique je veux dire. De la même façon que la matrice des Tunisiens sont les Hafsides et celle des Marocains les Idrissides. Mais il est difficile d’enseigner à des Algériens qu’ils furent tous rustumides, car cela signifie que nous avons tous été des ibadites. Dans l’exclusion permanente que nous avons de nous- mêmes, on leur dit oui, les Rustumides est un royaume qui a existé mais qui appartient aux mozabites. Or, les mozabites n’ont rien à voir avec les Rustumides.

La vallée du M’zab n’a jamais obéit à cette époque-là au royaume de Tihert. D’ailleurs, elle n’a pas été peuplée de gens originaires du royaume de Tihert qui furent minoritaires. Ce processus d’exclusion permanente fait qu’on ne peut enseigner à nos enfants l’histoire de leurs propres ancêtres. Ils sont donc dans le rejet. Rustumide = mozabite = minoritaires = khamssine fi eddine, etc. Si l’on arrive à dire à nos enfants qu’ils ont été ibadites puis chiites, devenus malékites, on peut renouer le fil et compléter le puzzle. On ne donne jamais à l’Algérien les éléments constitutifs de son puzzle pour qu’il élabore une personnalité dont il sera fier, ce qu’il lui permettra d’avancer.

-D’où votre insistance sur «la conscience de soi» dans l’essai…

Je travaille énormément en Tunisie, au Maroc, en Mauritanie et je constate que l’on s’accapare des éléments de notre propre histoire. Notre histoire est non seulement en jachère, mais elle est offerte aux autres. En Tunisie, ils disent que Massinissa comme saint Augustin leur appartiennent et que la Numidie et les Fatimides c’est eux ! Badji Caïd Essebssi, Premier ministre tunisien, a déclaré récemment : «Nous n’allons quand même pas régresser à l’ère de la Numidie.» Ilsrécupèrent tout. Idem lorsqu’on va au Maroc, ils revendiquent le roi Abdelmoumen qui a bâti des institutions au-delà de la constitution de la dynastie des Almohades.

Ce réflexe n’existe pas en Algérie du fait qu’on ait méprisé notre propre histoire. On n’a pas conscience de ce qu’on est. Donc, on n’existe pas. Au lieu d’exister positivement avec une stratification de notre histoire, nous existons négativement. Nous ne sommes pas des Marocains, des Tunisiens ou des Français. Qui sommes-nous ? Une case essentielle nous manque et fait qu’on n’avance pas.

-Cependant, dans le discours officiel, on évoque souvent «la légitimité révolutionnaire», la guerre de Libération nationale, cela revient régulièrement…

La seule légitimité sur laquelle repose le régime, c’est la légitimité dite révolutionnaire. Ce n’est pas la légitimité historique. Si nous étions dans la légitimité historique, nous aurions dû, dès 1962, reconnaître que la présidence aurait pu se jouer entre Ferhat Abbas et Messali Hadj. Or, on a voulu nier leur combat. Un combat fondamental. Après le Congrès de Tripoli, la révolution était celle de quelques hommes. La révolution signifiait alors la force contre la légitimité de l’histoire…

-Pourquoi les élites algériennes donnent l’impression parfois d’être soumises et peinent souvent à échapper aux manipulations diverses, comme vous le mentionnez dans le livre ?

Un peuple vaut ce que valent ses élites quelle que soit la période, quel que soit le pays. Les élites, c’est un enjeu fondamental. Les Français l’ont compris. Ils ont mis en place un processus d’exclusion et d’élimination des élites. Malheureusement, nous avons eu affaire à un régime post-indépendance qui était issu de la matrice technique française. N’oublions pas que certains, des anciens de l’armée ou de l’administration françaises, ont perpétué cette logique parce que eux-mêmes n’ayant pas de légitimité. Ils ne pouvaient pas faire face à une structure, à une élite organisée qui aurait permis non seulement de remettre en cause leur pouvoir mais de les amener à partager ce pouvoir avec eux et avec le reste de la population. Que fait-on à l’élite ? S’il n’y pas mort accidentelle, c’est le départ vers l’étranger ou l’achat par les promotions.

-Les nombreux assassinats d’intellectuels algériens durant les années 1990 obéissaient-ils à la même logique ?

Je ne vais pas entrer dans le débat du «qui tue qui». Je n’ai pas les moyens d’y entrer. Quels que soient les initiateurs de cette opération d’élimination des élites, cela correspondait tout à fait à la logique des maquis islamistes. On a vu la naissance de la violence au début des années 1990. Une logique exprimée dans la prise du pouvoir en 1962 comme au déclenchement de la guerre en 1954 même si la légitimité historique est tout autre. Cette logique de violence imposait l’élimination de ceux qui étaient capables de produire une idéologie contre la reproduction de cette logique de violence. Aujourd’hui, la violence n’est pas l’apanage du pouvoir, même si le pouvoir a en théorie le monopole de la violence. En Algérie, nous avons inversé les choses : c’est la violence qui a le monopole du pouvoir. C’est pour cela que pour arriver au pouvoir, il faut faire preuve de capacités supérieures à celui qui en détient le monopole.

Les seuls qui peuvent avoir des grilles de lecture sont les élites. La population le comprend, mais le rôle des élites est de conceptualiser et de proposer des alternatives. Aussi peut-on dire que, dans le fond, cette élimination d’intellectuels a été le fait de maquis islamiste, mais cela a servi les intérêts du pouvoir, car lui aussi était remis en cause. C’est pour cela que l’on est dans une situation trouble. A la limite, peu importe qui est l’initiateur. Il y avait comme une alliance objective de deux ennemis qui pouvaient se mettre d’accord sur le fait que les élites étaient là pour déranger.

-Une partie de l’élite n’est-elle pas complice du pouvoir en jouant le jeu?

La trahison des clercs existe. C’est quelque chose d’historique. D’abord, ce ne sont que des êtres humains. Vous pouvez les corrompre, leur faire du chantage. Il y a aussi des pleutres et des veules. Certains ont trahi et fonctionné avec le système. Sur le plan statistique, ils représentent la part de lâcheté qui existe dans chaque groupe social. Il y a aussi les autres qui n’ont pas accepté cette offre de service. Ce n’est donc pas inquiétant, c’est presque normal. Le taux de gens qui sont capables de liberté et d’autonomie est toujours faible… mais il existe et ce serait vouloir renoncer que les ignorer.

-Le pouvoir, il faut le dire, a joué sur la division des élites, arabophones contre francophones par exemple…

Soyons clairs : les élites ont joué aussi sur cela. En Algérie, l’arabe règne mais le français gouverne. Cette situation a été voulue dès l’indépendance par le nouveau régime. Il y a un accord de gestion post-colonial entre la France et l’Egypte au détriment de l’Algérie, devenu une espèce de condominium franco-égyptien. Il y a eu cette volonté d’affaiblir cette élite algérienne qui a montré une capacité d’absorption de la culture occidentale et d’adaptation au monde moderne tout en revendiquant son algérianité. Cette situation a déstabilisé les Français. Les Français ont pu enregistrer quelques victoires militaires mais pas sur le plan politique grâce à cette élite. Donc pour éviter que cette élite ne se reproduise à grande échelle, on a mis en place un système qui a défavorisé la culture du français et qui n’a pas favorisé la culture arabe.

On a vendu une espèce de sous-culture arabophone en réduisant les capacités intellectuelles de la population. Là, ni les élites ni les médersiens n’ont joué leur rôle. Les médersiens auraient pu faire alliance avec les élites francophones. Les médersiens se sont trouvés grugés par l’indépendance puisqu’ils ont perdu le pouvoir technique, alors qu’ils s’estimaient plus légitimes. Il est vrai qu’on les a écartés de l’administration. Les francophones ont eu une tendance à regarder les arabophones comme des infrahumains qu’il fallait contrer. Ceux-là se sont vengés en créant une base sociale qui a été ignorée et méprisée par l’élite francophone. Cette base a permis plus tard l’émergence de personnes pour qui la religiosité est adoptée plus par réflexe pavlovien que par réflexion. En outre, il faut le souligner, les élites francophones et arabophones, occupées à des oppositions factices parce que loin des intérêts nationaux, ont participé à la suppression de l’histoire et de la philosophie dans l’enseignement.

-Vous dites que personne ne fait confiance à l’existence d’un l’Etat malgré l’existence «d’une administration pléthorique et d’une police répressive». D’où vient ce manque de confiance ?

Prenons l’exemple du maire de Zéralda. Encore une fois, je prends mes précautions, je ne connais pas la réalité. Ce que rapportent les journaux signifierait qu’aujourd’hui, la mafia a la prévalence sur le fonctionnement de la justice concernant un citoyen devenu maire qui a essayé de faire son travail. Tout est comme cela. A partir du moment où l’arbitraire l’emporte sur la règle de droit, évidemment, il n’y a plus d’Etat. Il y a une expression d’Alger que j’adore et qui m’a permis de travailler convenablement à la Banque centrale et que m’a rappelé un jeune employé qui m’a dit : «El Had,j a’tina gramme qima ou khatik.» Il suffit de donner à l’Algérien son droit, y compris le plus basique. Ce n’est pas de l’argent. Ce qui motive le plus l’Algérien est l’égalité du traitement. Si l’on est juste avec lui et que l’on fasse en sorte qu’il participe à la décision, on peut faire ensemble ce qu’on veut. C’est une richesse exceptionnelle. C’est le rôle de l’Etat.

La légitimité de l’Etat, c’est la justice, le droit à l’Etat de droit. Or, c’est cela qui est remis en cause aujourd’hui. Je peux multiplier les exemples. Quand vous avez un policier qui refuse d’intervenir alors qu’il assiste à l’agression d’une jeune femme dans la rue… Petit à petit, des tas de couches se superposent permettant de dire qu’il n’y a plus d’Etat. Idem pour l’économie. Pour la même marchandise, un importateur paye les droits de douane et un autre fait entrer ses containers en pleine nuit sans rien payer ! Avec le temps, tous les pans de l’Etat finissent par disparaître. Il n’y a plus de confiance. Aujourd’hui, si vous avez un problème de sécurité, vous avez peur d’aller au commissariat déposer une plainte car vous ne savez pas comment vous allez être accueilli. Dans le domaine économique, on favorise les rentiers par rapport aux producteurs, l’informel au détriment du formel.

-Et pourquoi l’informel est-il favorisé ?

Parce que le pouvoir est informel, parce que l’adresse qu’on nous montre ne correspondant pas à l’adresse où se prend la décision. En économie, l’adresse où se font les transactions n’est pas celle où elle devrait être. Et tout est comme cela. Ce n’est pas un hasard. C’est une logique qui est évidente. Ce n’est pas une question d’incapacité de contrôler des marchés tels que Tadjnent, Bir El Ater ou tous les «Dubaï» qui apparaissent ici et là. C’est le véritable reflet de l’administration et du pouvoir aujourd’hui. Or, la fonction de l’Etat est essentielle. N’oublions pas que pour pouvoir aller vers une économie libre, il faut un Etat fort. Plus l’Etat est fort, plus vous pouvez libérer les énergies des citoyens…

-Et si l’Etat est faible, il devient répressif…

La répression signifie que l’Etat s’est affaibli. Aujourd’hui, on pense que l’époque de Boumediène était celle d’une «libéralité» absolue. Or, notre génération l’a bien vécu, les gens avaient peur de la répression. Il y avait une forme d’Etat qui se constituait. Aujourd’hui, c’est le dépérissement total. Vous n’avez pas accès à la santé, aux services de base que l’Etat doit fournir et donc vous tournez le dos à l’Etat. Vous êtes obligé de constituer un Etat parallèle. Cela existe au niveau de chaque citoyen. C’est une logique voulue. C’est également une logique de l’organisation du pouvoir. En ce sens-là, c’est une forme de suicide. Le dépérissement de l’Etat, même voulu, conduit ceux qui en bénéficient en premier lieu à une forme de suicide collectif. Suicide vers lequel est entraînée toute l’Algérie.

-Le changement de cette situation doit-il signifier la fin du régime politique actuel ?

Le régime avait une possibilité d’évolution dans les années 1980 et 1990. En 1987, nous étions conceptuellement en avance sur l’Europe de l’Est. Il faut reconnaître que le pouvoir n’était pas prêt psychologiquement et conceptuellement à comprendre la nécessité du changement, néanmoins ces vingt ans de ratage absolu n’ont pas permis à ce régime de tirer profit de ce temps. Or, le temps ne joue jamais en faveur d’une situation de statu quo. Une politique de statu quo est toujours une politique de répression et de maintien en l’état des rapports. On se retrouve aujourd’hui dans une situation internationale marquée par des changements. Les vrais acteurs à l’étranger étaient favorables au statu quo, il y a vingt ans. Ils ne le sont plus actuellement pour leur propre survie. Ils ont estimé qu’on a perdu du temps et qu’on leur fait perdre du temps.

On ne semble plus être apte à comprendre comment renverser les choses pour être à la mesure des exigences internationales. Disons les choses simplement : face à l’émergence de la Chine, le monde occidental a besoin de mettre de l’ordre derrière le chef de file que veulent rester les Etats-Unis. Ils ont besoin que le monde arabo-musulman, à cause des réserves pétrolières, mais aussi que la population et l’idéologie se mettent en ordre. Et dans ce cas de figure, croire qu’on peut jouer les prolongations avec un statu quo renouvelé, c’est commettre une erreur fondamentale. Toutes les populations arabo-musulmanes expriment un besoin de changement en raison de l’éducation, d’Al Jazeera, de la télévision, de l’internet, des voyages, etc. Donc on a une poussée interne et une poussée externe. Certains croient que le statu quo se gère dans un tel contexte général.

-Et pourquoi le pouvoir algérien n’arrive pas à s’adapter, à changer ? Il y a toujours les mêmes pratiques, les mêmes réflexes. Cela est-il lié à la rente pétrolière ?

Ils pensent que l’argent achète tout parce qu’ils n’ont pas compris la signification de l’argent. Là, je parle en tant que banquier. La Banque centrale n’émet pas de la monnaie, elle émet de la confiance. C’est supérieur à la monnaie. Une monnaie fonctionne tant que les gens ont confiance en elle. Dès que cette confiance est perdue, la monnaie ne vaut rien. Or, eux, quelle monnaie émettent-ils ? Ils sont en train de détruire la confiance qu’a toujours eue la population en l’administration. Celle-ci a toujours fonctionné sur la base d’un minimum de contrepartie. Même s’ils s’accaparaient des pans entiers de la rente, il y avait une espèce d’équilibre. A l’ex-ministère du Plan, une direction s’occupait des équilibres sociaux pour qu’il y ait une distribution équitable des revenus en faveur de la population. A partir du moment où vous rompez ce pacte social, cet équilibre, vous détruisez la monnaie essentielle, la confiance. Voilà le problème du régime aujourd’hui auquel il n’arrive pas à faire face. Voilà pourquoi les augmentations de salaire octroyées semblent si injustes même pour leurs bénéficiaires.

-Il y a une question terrible dans votre livre : «Qui décide en Algérie ?» Il n’y a pas de réponse…

A partir du moment où le rapport économie informelle-économie formelle correspond à celui du pouvoir apparent et pouvoir non apparent, vous ne saurez évidemment qui dirige aujourd’hui. Dans les années 1990, j’étais étonné d’apprendre l’existence d’une Bourse du sucre et qu’elle était établie à la cité La Montagne à Alger. Une cité censée être un fief islamiste. Tout se gérait à deux chiffres après la virgule. Si le bateau, qui arrivait au port, n’était pas dans «la logique» de la cité La Montagne, il était, comme par hasard, bloqué par les douaniers, les dockers (…). Personne n’était en mesure de vous dire qui était le patron de «la Bourse» du sucre. Cela s’est instauré comme système. On ne sait pas qui. C’est la même chose pour le pouvoir.

-On dit généralement que c’est le DRS qui gère tout…

A chaque fois qu’on vous montre du doigt quelque chose, ne regardez pas la direction qu’on vous indique, regardez d’où vient le doigt et qui désigne cette direction. Dès qu’on me dit que c’est le DRS, que c’est le patron du DRS, je dis que c’est plus complexe et qu’il faut chercher où se trouvent les raisons profondes de cet état de fait. Cela peut être «l’étranger», mais c’est une fausse réponse. La réponse est toujours en nous. Ce système opaque dessert même ceux qui en bénéficient aujourd’hui. Sont-ils heureux ? J’ai des doutes sur le bénéfice qu’ils peuvent tirer de cette situation.

-Justement, pour vous, tel qu’écrit dans l’essai, «la main de l’étranger» est une des «ruses» du régime pour fédérer les appuis autour de lui…

Un étranger a ses propres droits et sa propre logique. On ne va pas demander à Israël de nous aider. Nous sommes en guerre virtuelle avec Israël…

-Quoique…

Je dis bien virtuelle ! Nous sommes dans un monde informel. Le discours tenu est un discours de guerre contre Israël. Aussi ne pouvons-nous pas exiger d’Israël d’avoir un comportement amical vis-à-vis de nous. Donc, ils font leur travail. C’est légitime. On ne peut pas exiger de n’importe quel pays de ne pas défendre ses propres droits. Mon problème n’est pas de dire que les Français ne nous laissent pas travailler ou que les Israéliens auraient liquidé l’ex-patron du nucléaire en Algérie, le lieutenant-colonel Sari (le lieutenant-colonel Redouane Rédha Sari, docteur en physique nucléaire et en informatique, a été assassiné à Bouzaréah à Alger, le 4 juillet 1993, ndlr). Les étrangers font leur job, mais notre job à nous est de nous défendre et éventuellement de faire la même chose chez eux. L’explosion du groupe Khalifa est une conséquence d’une faute de la Banque centrale, mais c’est aussi le travail des services de renseignements de toute couleur que de faire de la prévention. A quoi servent donc l’armée, la police ?

-Le contre-espionnage algérien ne fait-il pas son travail comme il le faut ?

C’est une question technique. Je ne sais si l’on sait piloter un Mig 23. Je constate en tant que citoyen et en tant que praticien dans certains domaines qu’il appartient aux services de sécurité, de toute nature, comme dans tous les pays, de participer à la défense du territoire national. Cette défense ne signifie pas de mettre des cartouches dans un fusil. De nos jours, il existe d’autres formes de cartouches. L’intelligence économique est beaucoup plus importante que l’intelligence militaire classique. Quand les Marocains pénètrent dans toute l’Afrique, ils sont devenus plus puissants que les Algériens. Ici, nous en sommes encore aux réflexes des années 1970 sans avoir l’aura de la diplomatie algérienne des années 1970. Les armements ont évolué dans le reste du monde. Les autres pays se sont adaptés. C’est pour cela que je dis que «la main de l’étranger» est une ruse du système.

Va-t-on accuser les Français de nous faire la guerre en Libye ou dans le Sahel ? Ils ne font pas la guerre mais poursuivent une logique qui leur appartient, ils défendent leurs intérêts. Idem pour les Marocains. Est-ce la faute aux Marocains si nous n’avons pas de système bancaire et qu’il n’existe aucune facilité pour les entreprises algériennes qui veulent exporter ? La bureaucratie algérienne empêche les entrepreneurs algériens de s’installer au Burkina Faso ou dans un autre pays africain. Nous avons pourtant historiquement l’habitude de nous mouvoir et nous installer à travers tout le Sahel. Nos populations le font depuis longtemps. C’est une ancienne tradition. Tout cela se fait dans l’informel. Allez demander à la Banque centrale de faire une exportation de capitaux ou même de faire une importation de capitaux ! On traite les gens comme des voleurs obligés de se justifier à chaque fois dès lors qu’ils le font honnêtement.

-Cette situation n’est-elle pas liée à «la malédiction» du pétrole ? Vous le dites dans le livre, à chaque augmentation des cours pétroliers, c’est l’immobilisme qui s’installe en Algérie.

C’est vrai. Le Brésil du début du siècle, c’était la malédiction du caoutchouc. Mais les grands peuples, comme les Brésiliens ou les Norvégiens, savent tirer les leçons des malédictions et mettent en place des mécanismes afin de les changer en bénédictions. En Norvège, des systèmes de transparence et de contrôle ont été mis en place, bref, de démocratie. Dès que vous avez un équilibre des pouvoirs, il n’est plus possible qu’une personne s’accapare de la rente, et pour perdurer, se mettre à gérer cette rente en la distribuant à tous les nervis du système. La démocratie est une condition de base pour moi puisqu’elle correspond à notre peuple. Nous sommes un peuple amazigh, il ne faut pas l’oublier. Chacun d’entre nous doit participer à la décision sinon il s’oppose puis se rebelle. C’est fondamental.

C’est dans nos gènes depuis des millénaires. Nous avons vu qu’à chaque fois qu’un dirigeant dans ce pays a mis en place un système d’équilibre de pouvoirs, cela a marché. Si l’on installe des institutions et de la transparence, la malédiction se transforme en bénédiction. J’avais comme programme à la Banque centrale, fin 1992, la convertibilité du dinar. Cela n’a pas été réalisé. La convertibilité assure la transparence. Contrairement à ce que les gens disent, la convertibilité du dinar ne signifie point la fuite des capitaux, bien au contraire, c’est la stabilisation des capitaux. Certains pensent que le dinar n’est pas convertible. Le dinar est à l’image du pouvoir. L’informel est une convertibilité plus souple que le formel, mais arbitraire puisque soumis à la traque, au chantage et à la manipulation. Si vous créez les condition de formalisation de la convertibilité de la monnaie, vous êtes obligé de tout faire apparaître. C’est la transparence, et la bureaucratie est supprimée. Le transfert des fonds sera plus fluide et les opérateurs seront tranquilles. Ils n’auront pas besoin d’aller dans l’informel et de se cacher…

-Aujourd’hui, on ne sait pas quel est le véritable rôle de la Banque d’Algérie. Une banque non autonome avec un gouverneur qui parle peu…

La Banque centrale est à l’image du pays. A partir du moment où l’on a changé la loi sur la monnaie et le crédit sur la base seulement de la déclaration du chef de l’Etat qui a dit être seul légitime dans le pays, sachant qu’il a été désigné avec un quiproquo en ce domaine (la présidentielle de 1999 a été marquée par le retrait de tous les candidats sauf Bouteflika, ndlr). Un quiproquo déstabilisant. Malgré cela, le chef de l’Etat a dit qu’il ne peut avoir sous ses ordres un responsable nommé pour une durée déterminée alors que celui-ci n’est pas élu. La loi a été modifiée et on a supprimé l’autonomie de la Banque centrale. Résultat : aucune décision ne peut être prise sans l’aval d’une autorité supérieure, formellement la Présidence de la République. On ne peut pas fonctionner dans ce cas de figure. On peut constater une situation de fait : il n’y a plus d’autonomie, mais cela ne devrait pas empêcher de former des cadres. Le jour où véritablement ça recommencera à fonctionner, où trouver les cadres ? L’effort de formation a été détruit, tous secteurs confondus. Il n’y a pas de relève. Il y a des diplômés mais pas de relève ! La capacité future de l’autonomie est grevée par la non-mise en place d’un système d’avenir.

-Comment expliquer l’absence de prospective et d’études futuristes en Algérie ?

Je n’ai jamais compris pourquoi le pouvoir a cassé tous les instruments d’analyse, de statistiques et de projections sur le futur. On nous a imposé la suppression du terme planification, avec le libéralisme qui avait le vent en poupe. Cela n’a pas été le cas pour eux, ceux qui ont exercé des pressions sur nous. Je ne connais pas un seul pays ultralibéral qui n’ait pas d’institut de prospective. Peu importe le mot. Au japon et en Corée du Sud, les instituts de planification sont essentiels. Quelle que soit la personne à la tête d’un institut, la structure aura sa propre logique. Elle continue à produire des éléments de comparaison. Or, comme si on a voulu, à un moment déterminé, briser une machine qui était capable de produire. C’était la période de la destruction de 500 000 emplois et de la mise en prison de presque 4000 cadres.

-La période Ahmed Ouyahia…

Je ne veux pas nommer non par peur mais parce que c’est sans intérêt. C’est un système qui produit ce résultat. Je ne citerai pas Ouyahia, pas même Bouteflika ou Tewfik. Ce n’est pas un problème d’individus. On a cité des noms par le passé, Benahmed Abdelghani, Larbi Belkhir, Smaïl Lamari… Ils sont tous partis. Eddayem rabi. Cela a-t-il amélioré le fonctionnement du système ou la vie quotidienne des citoyens ?

-Alors c’est quoi le système ?

Le système est une logique à laquelle adhèrent quelques individus. Ce n’est pas X qui crée une logique d’adhésion autour de lui. C’est pour cela qu’il faut travailler sur la nature du système et non sur les individus.

-Vous évoquez dans le livre le manque de discipline et d’autorité en Algérie. Comment faire pour que le manque de discipline et d’autorité ne servent d’alibis pour augmenter la répression ?

La répression ce n’est pas de l’autorité. La répression ne mène pas à la discipline. L’Algérie est constituée par un peuple rural qui s’est citadinisé en deux générations. Nous sommes passés de la discipline de la famille élargie du village et de la tribu à la ville, sans acquérir les repères de la ville, sans transition.

-Bien que dans le passé, l’Algérie avait des villes…

Bien sûr, mais les villes ont été vidées par les Français. Pendant la période coloniale, la culture citadine de ces villes a été vidée sinon violée. On revient à l’histoire de l’exclusion des élites et des classes bourgeoises, par la prison, le meurtre ou l’exil. Les villes ont été désurbanisées sous l’angle arabe pour les urbaniser sous l’angle européen. La campagne a été déruralisée. Il fallait occuper de façon militaire ces campagnes par les colons français. Nous avons affaire à une paysannerie qui a perdu ses repères. Des paysans qui ont accès brutalement à la ville au lendemain de l’indépendance. Tout cela a amené à la perte de la discipline après celle des repères. Cela s’est exprimé à l’intérieur des familles avec le rôle des parents qui a changé. Même chose pour les relations frères et sœurs. Ce changement de discipline a induit des comportements négatifs.

Ce qui est constaté à l’intérieur des familles, l’est également au sein de l’Etat et de son administration. C’est un Etat qui n’est pas parti de repères faisant le lien avec notre histoire, notre sociologie et notre anthropologie et la nécessité d’un monde moderne. On ne pas faire fonctionner une APC quand on tourne le dos à la tradition de la djemâa. Quand vous avez une Assemblée communale qui ignore cette tradition reconnue par la population, le citoyen ne sait pas quelle discipline il doit adopter. Il est quelque peu perdu. D’autres logiques se mettent en place. L’institution du service national était une bonne idée au départ dans les années 1970. Cela a créé une situation avec de nouveaux repères positifs comme celui de la nation. C’était un moment où l’on pouvait organiser le brassage de la population.

L’université était un autre moment pour réaliser ce brassage avec une autre discipline et accepter de nouvelles normes, avec une université par wali ce brassage a disparu… Mais c’étaient des moments où l’Etat n’a pas émis de règles. Cela ne vient pas tout seul. C’est le rôle de l’école aussi d’émettre des règles et des normes. La discipline est l’une des fonctions essentielles de l’Etat. A partir du moment où la justice n’est pas rendue, où l’éboueur ne fait pas son travail, où l’on jette les ordures par terre, où l’on ne respecte plus les voisins, toute la discipline s’effondre, parce que l’autorité n’est pas reconnue en tant que telle. Malheureusement, il faut revenir à une autorité plus forte, ce qui ne signifie pas l’autoritarisme. Revenir aussi à des règles de discipline. Des règles qui s’écrivent, cela ne s’invente pas. L’école n’assure pas la discipline, car elle ressemble au pouvoir et à tout le reste. Pour réussir de nos jours, il faut aller à l’école en dehors de l’école, suivre des cours particuliers et s’expatrier…

-L’absence d’accumulation culturelle et scientifique est un autre problème de l’Algérie, comme vous l’expliquez dans l’essai. Quelle est l’origine de ce problème ?

Il y a même une volonté de désaccumulation. Ce n’est pas un hasard si à chaque fois qu’une équipe technologique se forme dans l’éducation, dans la pétrochimie, dans le gaz, dans les banques, on fait en sorte de supprimer l’équipe et de la faire disperser. Pourquoi le fait-on ? Pour faire plaisir aux étrangers qui nous dominent ? Oui. C’est le rôle du comprador dont les intérêts sont liés aux intérêts étrangers. Est-ce pour éviter qu’on accumule ? Oui. Car si l’on accumule, cela signifie une capacité autonome de production et de reproduction. Cela peut remettre en cause les circuits de rente et de prédation mais aussi le pouvoir. Parce que le pouvoir repose sur l’opacité et sur des règles d’indiscipline. Donc, ce n’est pas le fruit du hasard. C’est une nécessité objective parce que nous avons affaire à des institutions illégitimes qui ne sont liées qu’aux intérêts de l’étranger. Encore une fois, ce n’est pas la faute de l’étranger (…).

La nature a horreur du vide. Les ingénieurs algériens font fonctionner actuellement des groupes pétroliers et gaziers dans le Golfe comme au Qatar. Objectivement, si ces ingénieurs algériens ne sont plus en Algérie, leurs places sont prises par des étrangers. Ils finissent donc par avoir la mainmise. Sonatrach est obligée de sous-traiter tout ce qui est complexe. Sa dépendance est plus forte qu’elle n’était avant alors qu’on produit plus d’ingénieurs que par le passé. La mainmise vient de cette situation de peur d’une élite qui accumule et qui peut prendre le pouvoir et remettre en cause certains statuts. Aussi met-on dehors cette élite algérienne et on la remplace par des étrangers qui, de plus en plus, prennent du pouvoir.

-Pourquoi la publication de cet essai critique aujourd’hui ? Aujourd’hui qu’un vent de révolte souffle sur les pays arabes et que des appels au changement sont de plus en plus audibles, de plus en plus forts ?

Le livre a été écrit il y a deux ans. Le monde arabe ne connaissait pas de révoltes. J’ai constaté qu’il y a un désir chez les jeunes de prendre une part du pouvoir. Je n’oublie jamais que j’étais gouverneur de la Banque centrale à 39 ans. A 39 ans, si l’on n’est pas général, vaut mieux être homme politique ou entrepreneur. On ne peut pas être rien. Je trouve légitime que les gens de 39 ou 40 ans appellent à changer les choses. Voyant que j’étais toujours considéré comme jeune par les tenants du pouvoir, alors que je suis grand-père, et voyant que ces jeunes refusaient même d’écouter ce que l’on avait à leur dire, je me suis dit je vais donner quelques clefs de compréhension à travers ce livre. C’est un algorithme, ce n’est pas de la littérature. Il s’agit de clefs qu’il faut manipuler. Par ailleurs, je me sens humilié.

Dans cet hôtel (hôtel El Djazaïr où l’interview a été réalisée, ndlr), une belle collection de lustrerie existait. Il y a deux pays arabes qui faisaient de la belle lustrerie, la Syrie et l’Algérie. Cette lustrerie a été remplacée par du plastique, du toc. Regardez ce décor du salon : ce n’est pas celui d’un hôtel de classe. Tout ce qui est ancien a disparu de cet hôtel. Les céramiques de Boumahdi ont été remplacées par de la faïence de salle de bain. Il y a un problème de respect et de conscience de soi. (…) On aurait pu enlever les meubles et les céramiques de cet hôtel et les mettre dans un musée, au moins provisoirement. Rien ! De la destruction permanente. Cela est humiliant. Les Algériens ne sont pas des bras cassés. Pourquoi les Marocains et les Tunisiens s’en sortent-ils ? Tous les pays ont avancé, et nous, nous passons notre temps à faire des constats. Nous sommes les derniers de la classe en tout. Prenez l’exemple de l’équipe nationale de football. Quel a été son problème ? Le manque de discipline ! Ce n’est pas un problème d’individus.

Collectivement, on est tellement hors du temps. Ce n’est pas l’échec d’un individu, Saâdane Rabah ou autre. C’est un échec collectif. Nous faisons appel à des joueurs avec une culture de discipline et on les met dans notre ambiance d’indiscipline. Donc ça suffit ! Des sommes considérables ont été dépensées pour cette équipe de football. Nous avons acheté de l’échec. Ce n’est pas les joueurs qui sont en cause à titre individuel. Parce que nous reproduisons l’échec en permanence. Cette équipe de foot est significative de l’état de notre pays. Je ne suis pas fier. Je pense à mes enfants qui ont le droit d’avoir un pays. Nous sommes à un moment de l’histoire où se reproduisent les conditions positives que nous avons eues pendant la préhistoire, une situation où le Maghreb central peut advenir de nouveau comme une position géographique de production intellectuelle et institutionnelle importante.

Mon livre peut être lu politiquement évidemment. On peut même le lire comme un programme politique. C’est pour cela que j’ai expliqué dans le livre ma relation avec Mouloud Hamrouche. J’ai tenu à dire que c’est quelqu’un que j’apprécie et pour qui j’ai un profond respect. On peut estimer quelqu’un en étant libre. Je travaille avec des gens qui acceptent mon point de vue. Cela a été le cas avec Abdelhamid Brahimi, Mouloud Hamrouche ou Ghazi Hidouci. C’est un hasard qu’il y ait eu le printemps arabe. J’ai dit que tout est possible puisque l’étranger est prêt. Cela n’était pas possible de notre temps parce que l’étranger ne voulait pas de changement. Il y avait une alliance objective entre les tenants du statu quo à l’intérieur et à l’extérieur.

Actuellement, les choses ont changé. Je pense que nos dirigeants n’ont pas compris la nécessité du changement. Ils croient que le temps peut se gérer et qu’on leur donne la possibilité de perdurer. Comme je suis contre la violence, il faut rompre avec la nécessité d’arriver au pouvoir par la violence. On peut toujours faire évoluer les choses. Chez nous, l’armée est essentielle. On peut être antimilitariste, ne pas aimer l’armée, mais pour autant considérer que c’est la colonne vertébrale du pays. Il faut absolument sauvegarder cette colonne vertébrale. C’est une nécessité absolue et objective quelle que soit la philosophie de tout un chacun. Il faut éviter qu’il y ait un collapsus à l’intérieur des institutions pour qu’elles restent vivantes.

Bio express :

Né à Alger en 1951, enfant de La Casbah d’Alger, Abderrahmane Hadj-Nacer appartient à une famille de lettrés de la vallée du M’zab puisqu’il est l’arrière-petit-fils de cheikh Teffayech et le cousin de Moufdi Zakarya. Introduit très tôt, par son cercle familial, aux débats politiques et culturels du siècle, il n’a jamais cessé de s’intéresser aux questions les plus centrales de l’Algérie, du monde musulman et de la région méditerranéenne.

Des études à Namur et Louvain, après un passage à l’Ecole polytechnique d’Alger, lui ont permis de nourrir des réflexions et une carrière d’économiste et de banquier national et international. Il a fait ses premières armes au ministère algérien du Plan, puis à la Présidence de la République, ce qui lui a permis de participer activement à la conception et à la réalisation des réformes nécessaires à l’évolution de l’économie algérienne. Il a donc été gouverneur de la Banque centrale d’Algérie, conseiller pour le monde musulman à la Banque Lazard Frères et Compagnie, dirigeant auprès d’autres entités comme la Société marseillaise de crédit ou Natexis-banque populaire, à Paris.

Initiateur de la loi sur la monnaie et le crédit d’avril 1990, il est à l’origine de la création d’établissements financiers privés à Alger. Il dirige aujourd’hui, un holding à Paris (HBC), et est partenaire fondateur d’une banque d’affaires à Tunis (IM Banque). Abderrahmane Hadj-Nacer est par ailleurs membre de groupes de réflexion internationaux. Ainsi, il est président du comité de parrainage politique et dirige, avec l’économiste Christian de Boissieu, le conseil scientifique de l’Ipemed (Institut de prospective économique du monde méditerranéen).


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59 Commentaires sur cet article

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  • Abderrahmane Hadj-Nacer : «Nous reproduisons l’échec en permanence»
    5 août 2011 at 13 h 54 min - Reply

    […] Le Quotidien d’Algérie Tags: Abderrahmane, HadjNacer, L’échec, permanence», reproduisons, «Nous […]




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  • Tatawin
    5 août 2011 at 14 h 59 min - Reply

    Quand on lit ça .. on comprend que ceux qui dirigent l’Algérie, comme ceux qui l’ont dirigée avant … savent très bien dans quel pétrin ils ont mis (mettent toujours) notre pays.

    On pourrait donc appeler ça, crimes commis en toute connaissance de cause, avec lucidité et froideur, et avec préméditation dans la plus part des cas.




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  • Jeff
    5 août 2011 at 16 h 19 min - Reply

    Le père de Hadj Nacer fut professeur de l’Arabe à la rue Randon en basse Casbah à coté de Djamaâ L’yahoud, actuellement mosquée Fares. En plus de son travail dans l’établissement scolaire officiel, il donnait des cours gratuits, en premier temps destinés à la communauté Ibadites ensuite généralisés à tous, pour ceux qui ont besoin. Je suis très reconnaissant envers son père un grand érudit. Or aujourd’hui, ce pouvoir criminel veut semer les dissensions dans la vallée des M’zab entre Malikites et Ibadites. Il ne réussira pas, nos lien sont très forts.




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  • jamil
    5 août 2011 at 18 h 10 min - Reply

    Aprés 1945 et les évenements de Sétif,la rupture entre population algérienne et l’autorité coloniale est devenue totale . Malgré le vent de décolonisation qui soufflait sur la planéte,la guerre d’Algérie est devenue inévitable . L’équipe dirigeante actuelle est le fruit de cette évolution . Sans la guerre de 54,l’Algérie aurait connu une autre évolution avec des dirigeants comme Farhat Abbas . Je ne pense pas que nos actuels dirigeants soient moins nationalistes . Ils sont le fruit d’une évolution de l’histoire de la colonisation de notre pays . Une révolution armée ne profite jamais aux modérés comme Farhat Abbas,au contraire elle est source de bouleversements et de souffrances . Si on veut éviter les mêmes erreurs,évitant dans l’avenir un soulevement populaire en proposant une mutation pacifique . L’armée est effectivement la
    colonne vertébrale du régime . Le changement se fera avec ou contre elle . La situation actuelle dans le monde et dans la région,me laisse croire que ce changement se fera avec l’armée . Les intellectuels,les politiques et les officiers superieurs de l’armée sont appelés à un compromis historique .Un systeme parlementaire peut être une solution qui conduira le pays vers la stabilité et le progrés sous le regard d’un conseil des sages fait de civils et de militaires . Ce conseil des sages,veuillera à la conformité des lois par rapport à l’esprit de la future constitution,ils préservera la république contre d’éventuelles poussées extrémistes . Ce projet,a l’avantage de nous éviter une révolution qui risque d’être couteuse,il assurera un mutation pacifique,il permettra l’emergeance d’une nouvelle classe politique .Le conseil des sages,désignera un de ses membres au poste de président de la république . Les critères de choix des membres de ce conseil restent à définir .

    ======================
    Concernant le rôle de l’institution militaire, c’est ce que nous avons préconisé clairement dans le compromis politique du FCN. C’est la voie la plus sage. Merci pour votre contribution.
    Salah-Eddine




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  • NEDJMA
    5 août 2011 at 22 h 16 min - Reply

    les vieilles élites du vieux régime et mon doigt:

    Pour les élites proches du pouvoir vaut mieux des mots sur les maux que de s’enliser dans un silence génant, leur fiasco général a une teinte de nationalisme élititiste et chauvin.

    Leurs propositions au mieux le golobal le libéral.

    À quoi sert l’armée? à règner et à gouverner
    À quoi servent les 200 généraux? à faire la guerre sociale au peuple, à chercher du fric et à le manger.




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  • Abdelkader DEHBI
    6 août 2011 at 0 h 54 min - Reply

    Pour avoir été reconduit dans ses fonctions de gouverneur de la Banque Centrale d’Algérie par les généraux-daf putschistes, M. Hadj-Nacer est malvenu aujourd’hui, de chercher à se faire une nouvelle virginité en se défaussant du régime illégitime et criminel auquel il a appartenu et continue d’appartenir.
    M. Hadj-Nacer aurait été beaucoup plus crédible s’il avait dénoncé – même à posteriori – les vraies « martingales » que furent certaines opérations financières aventureuses et illégales comme les swaps intervenues durant sa gouvernance. Sans parler des nombreux décaissements illégaux en devise, en faveur d’une poignée de barons du régime, en pleine crise financière nationale.

    Quant à sa tentative ridicule de nous faire accroire que les liquidations physiques des intellectuels ont été le fait des islamistes, cela procède de la même démarche adoptée par les vrais auteurs de ces liquidations que sont les Services et leurs commanditaires. On a presque envie de lui demander : Et les milliers de disparus, ils sont où ? A Peshawar ?

    Par ailleurs, et sur un tout autre registre, affirmer que la bourse du sucre était contrôlée par les islamistes du quartier La Montagne est une blague indigne. D’autant plus que l’auteur affirme, quelques lignes plus loin, que :
    « « « Pour la même marchandise, un importateur paye les droits de douane et un autre fait entrer ses containers en pleine nuit sans rien payer ! » » »
    Faudrait-il croire là aussi, que ce sont les camions des islamistes qui entrent en pleine nuit au port, pour sortir leurs containers sans rien payer ?
    Allons-donc, un peu de sérieux !
    Enfin, une dernière observation : Cessez donc, les uns et les autres, de chercher encore et toujours, à vendre du Mouloud Hamrouche, du Abdelhamid Brahimi et autres Hidouci, des gens qui, pour aussi respectables qu’ils peuvent être, sont biologiquement dépassés et politiquement démonétisés. Laissez donc le peuple algérien choisir librement ses représentants et ses gouvernants.




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  • Ya Sidna II
    6 août 2011 at 11 h 17 min - Reply

    Bonjour Messieurs et Monsieur Salah-Eddine. J’avais lu auparavant l’article de Monsieur Hadj Nacer figure bien connue de la Casbah et dont Jeff rappelle avec une certaine érudition l’historique de cette famille algéroise que j’ai connue. Pour en revenir à cet interview : C’est une très belle réflexion, pleine de sagesse et de bon sens. Sa connaissance du monde économique, social, culturel nous a éclairé d’avantage sur les enjeux planétaires et ceux « personnels » de la Nomenklatura algérienne.! de plus: avoir côtoyé les pontes du régime actuel donne une très grande crédibilité et lisibilité à ses commentaires qui sont tout en nuances. Toutefois et là je ne suis pas d’accord avec Monsieur Salah-Eddine : associer les militaires à une sortie de crise c’est répéter excatement les mêmes erreurs du passé car cette institution est insaisissable, imprévisible, sournoise…… Les militaires dans une démocratie ont une seule mission : celle de protéger la Nation, celle d’aider le pays en cas de crise majeur, celle enfin de suppléer la Nation en cas d’une grave catastrophe naturelle. Elle doit être enfin le porte drapeau de la Nation et rien d’autre. Cependant, en Algérie le problème se pose différemment : c’est l’armée – véritable colonne vertebrale du pays comme il est rappelé ici – , la DRS, Boutef et ses appendices qui dirigent le pays alors comment se sortir de ce cercle diabolique ? Peut être faudrait-il repenser l’Armée , par exemple démobiliser l’ensemble du corps militaire en Algérie et créer une armée de professionnels à l’image de la Suisse oùchaque est un militaire en puissance, que l’Algérie se déclare auprès des Nations comme un pays NEUTRE et par ricochet cela nous épargnera les millards de dollars dans l’achat d’armement qui deviendra obsolète au bout de quelques mois tant les technologies en armement avancent à grands pas et changent presque tous les jours. Oui vous me direz que cela fragiliserait l’Algérie, que cela attisera les convoitises et peut être même les véléités de notre voisin de l’Ouest ? alors qu’un conflit entre ces deux pays détruira tout leur potentiel économique, social, et militaire et mettront des années à se relever !! Autrement dit, lorsqu’un pays ce place sous la banière de la neutralité, il est par définition sous la protection des autres nations ! alors de grâce laissons les militaires faire leur job aujourd’hui en Algérie : celui de neutraliser les dernières poches terroristes et réflechissons pour une sortie de crise responsable.

    Bien fraternellement à vous toutes et tous.




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  • Aliza
    6 août 2011 at 12 h 13 min - Reply

    Ce débat, qui concerne notre pays, a fait coulé tant d’encre qu’on pourrait croire qu’il est épuisé. En vain, puisque la vérité, beaucoup l’évite, s’en détourne. Dans la grande majorité des prises de positions, le bouc-émissaire est le gouvernement. Lui, c’est lui le coupable. Mais que dit le Prophète au sujet des gouvernants? Voici l’explication syntétisée de l’un de ses Hadits autentifiés : Ne t’occupes pas des gouvernnats, ils sont nommés par Allah. Si la Nation s’améliore dans le chemin de l’Islam, alors Allah élève les meilleurs d’entre les croyants au poste de gouverneurs. Mais si la nation régresse, alors il fera sorti les plus vils, leur donnera le pouvoir pour qu’ils se retournent contre le peuple (punition). Si nous n’acceptons pas cette vérité et que nous travaillons énergiquement sur nous même, nous continuerons dans la régression. Et le pire pourrait arriver. Qu’Allah nous protège et nous aide dans le repentir.




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  • Elias
    6 août 2011 at 12 h 55 min - Reply

    Ya Si Abdelkader,
    Il est obligé de critiquer les islamistes pour faire bien à la page. Tout auteur doit critiquer l’Islam ou à défaut au minimum casser du sucre sur le dos des islamistes… c’est la condition sine qua non posée par le syndicat de la mafia intellectuelle.




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  • jamil
    6 août 2011 at 13 h 34 min - Reply

    Bonjour tout le monde,

    L ‘intervenant Ya sidna,veut réduire le rôle de l’armée à sa mission constitutionnelle,à savoir la défense du territoire national . Chér compatriote vous avez complétement raison,l’armée n’a pas vocation à faire de la politique . Cependant,pour des raisons historiques,l’armée qui est l’héritiére de l’A.L.N,s’est retrouvée au pouvoir . L’Algérie ne fait pas l’exception dans le monde . En Turquie,au Pakistan est ailleurs,l’armée représente le centre du pouvoir . Cette situation est anormale,la question qui se pose est la suivante: Comment faire pour aller vers un changement sans effusion de sang ?
    La solution me semble une mutation progressive vers un systéme démocratique en définissant au préalable le rôle de chacun .
    Pour revenir aux erreurs d&ja commises,nous avons lancer l’industrialisation du pays dans les années 70 sans préparation ni formation,le résultat est que nous importons tout y compris les marteaux et les clés !
    Nous avons lancé une révolution agraire avec beaucoup de slogans et d’excitation,le résultat est que nous importons le moindre produit agricole . Fin des années 80,nous avons lancé un projet de démocratisation du pays sans aucune préparation ni orientation,le résultat est une guerre qui nous a coûté 200000 morts . Il est temps,qu’on apprenne à préparer un projet pour s’assurer de son efficacité . Le prochain processus ne réussira que si on régle la question de l’armée et des islamistes . Sans ce préalable,nous retomberons rapidement sur nos pas pour se retrouver de nouveau dans des conflits interminables . L’Europe a réglé le probléme des risques de confrontations armées avec l’Allemagne en l’intégrant au sein de la C.E.E . L’Algérie est appelée à régler des questions vitales telles que l’armée et les islamistes le plutôt que possible . Je pense qu’un systéme parlementaire à la proportionnelle et un conseil de sages, où siegent des civils et des militaires peut être une solution . Le conseil des sages nommera un des siens au poste de président de la république . Le président ne gouvernera pas,il interviendra pour arbitrer d’éventuels différents politiques . La nomination des membres de ce conseil,se fera en fonctions des puplications de chacun ou en fonction des services rendus à la nation .
    Le premier ministre issu de la majorité parlementaire gouvernera .




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  • Ya Sidna II
    6 août 2011 at 20 h 12 min - Reply

    Non @Jamil ! en démocratie le président de la république n’est pas nommé, n’est pas copté c’est un homme qui représente la nation et qui va à la rencontre de son peuple et donc ELU AU SUFRAGE UNIVERSEL. Vous faites référence au Pakistan, à la Turquie; bien que le role de l’armée en Turquie reste marginale,l’on voit bien ce qui se passe au Pakistan : une tuerie comme il en exista en Algérie entre frères de lait entre frères de sang dans la même religion !!! cela ne vous suffit pas ? et que fait l’armée dans tout cela, les militaires au pouvoir ? Rien. Moi je ne parle pas des islamistes qui ont toute leur place en Algérie dès lors où la religion n’est pas erigée en DOGME, en LOI, en passage OBLIGE pour l’eau delà : LE PARADIS PROMETTEUR ! En revanche une Algérie où chacun et quelque soit sa religion, sa croyance, sa
    couleur, son origine y trouve sa voie, sa foi, son espérance dans ce GRAND pays. ! c’est un peu cela la Turquie Moderne grâce au grand précurseur Mustapha Kemal Pacha. Mais j’ai des doutes : l’Algérie n’est du tout prête à aller dans cette voie ! regardez se qui se passe en Algérie pour les non jeuneurs qui ne sont pas musulmans ! Regarder et apprenez aussi qu’un ecrivain faisant décrouvrir son nouveau livre dans une librairie à Alger tout recemment et parce que le mot Dieu est institué dans le titre qu’une fetwa à B.E.O vite faite bien faite vient à vouloir le condamner, lui interdire la publication de son livre et l’on crie « HARO SUR LE BAUDET ». Quelle intolérance mon cher ami ! vraiment désolant. Enfin je vous rappelle qu’en Démocratie pour diriger un pays il faut effectivement un Président ELU, mais également des députés également ELUS du PEUPLE, des PARTIS POLITIQUES, Une CHAMBRE OU TOUTES LES TENDANCES POLITIQUES REPRESENTAVIES PEUVENT SIEGER AU NOM DU PEUPLE !!!! un SENAT, UN CONSEIL CONSTITUTIONNEL etc…. où les membres sont nommés par leurs paires non par pas rapport aux services rendus à la NATION mais par rapport à LA COMPETENCE DE CHACUN. Voyez-vous à force de nommer les copins et les copines regardez dans quel état se trouve aujourd’hui l’Algérie. Alors de grâce Ya JAMIL revenons à des fondamentaux qui ont fait leurs preuves ailleurs qu’au Pakistan ou à KABOUL. Encore une fois vouloir à tout prix faire de l’armée la clef de sortie de crise de l’Algérie c’est faire fausse route, c’est encore une fois prendre le risque de répéter les mêmes errements qui produiront les mêmes effets et dans 100 ans nous y seront encore !!

    Enfin, moi je voudrais que l’Algérie fasse exception pour ne pas s’appuyer sur l’armée; pour un autre sort, pour une autre expérience qui n’ont jamais été mise en oeuvre ensuite l’on pourra juger.

    Bien fraternellement.




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  • kaddour
    6 août 2011 at 20 h 40 min - Reply

    Curieusement, presque l’ensemble de tous ceux qui ont des comptes à régler avec certains officiers supérieurs de l’ANP, en retraite ou en exercice, souhaitent de tout cœur que le  »fameux peuple » puisse choisir librement ses représentants.
    Ce même peuple qui criait en 1962  »sebaa s’nine barakat ».

    Après un demi siècle d’abrutissement, de formatage des esprits et d’endoctrinement à la sauce islamo-baathiste, ces bien pensants, ces Robin des bois et ces redresseurs de torts estiment qu’il y’a un peuple assez conscient de ses intérêts pour pouvoir choisir  »librement » ses représentants au niveau de toutes les instances électives.

    Ces gens là ne sont animés que par un esprit de revanche, chacun pour ce qui le concerne, et même si cela devait se réaliser au détriment des véritables intérêts du pays.

    Les militaires qui sont au pouvoir par la force depuis la libération du pays, ont une grande responsabilité qu’ils doivent assumer, à savoir de remettre d’abord de l’ordre dans un pays qui a presque perdu son âme. Cela prendra le temps qu’il faut, mais il est impératif de procéder à l’assainissement de la situation avant d’entreprendre quoi que ce soit qui engagerait l’avenir des futures générations.

    Il faut déconstruire la structure mentale de l’Algérien lambda d’aujourd’hui pour en construire une nouvelle sur des bases saines. Il faut, avant tout, former un citoyen conscient non seulement de ses droits mais aussi de ses devoirs, il faut entreprendre une thérapie de désintoxication des esprits, malheureusement, aliénés du fait d’opérations dignes d’un lavage de cerveau, bref, il faut que l’Algérien retrouve ses marques et ses repères pour lui permettre effectivement de prendre conscience de soi.

    L’institution militaire doit baliser le terrain, veiller aux équilibres nécessaires, assurer une transition sans heurts et être garante de la stabilité du pays avant de remettre les clés à une société civile assez mûres.

    Il ne s’agit pas seulement de laisser le peuple s’exprimer par les urnes, il faut aussi, fondamentalement, s’assurer que l’on aboutisse à l’instauration d’une Algérie démocratique et sociale. N’est-ce pas que c’est pour ces idéaux que nos martyrs se sont sacrifiés pour mettre fin au colonialisme.




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  • Alilou Ezawali
    6 août 2011 at 23 h 36 min - Reply

    @ Hadharat Kaddour
    Une toute petit question d’un minable citoyen du peuple que vous méprisez :
    est-ce que ceux qui ont durant 49 ans instauré hagra, anarchie, désolation et désordre dans le pays à l’ombre des baionettes sont aptes aujourd’hui à remettre de l’ordre?
    Mes salutations hadharat.




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  • jamil
    7 août 2011 at 0 h 04 min - Reply

    Après plus de 500 ans d’occupation romaine,120 ans de domination byzantine,prés d’un siècle d’occupation vandale,300 ans de présence turque et 132 ans de colonialisme français,l’Algérie a atteint le niveau zéro en 1962 comme le dit un écrivain algérien . Notre retard est remarquable dans tous les domaines . Nous faisons effectivement les mêmes erreurs depuis des centaines d’années . Il est temps de développer une capacité d’intuition,d’anticipation et de gestion qui nous permettent à moyen terme d’accéder à la stabilité et au progrès . Je rejoint Kaddour,nous devons baliser le chemin pour éviter les errements du passé . L’armée certes n’a pas vocation à faire de la politique . Elle peut accompagner le processus de démocratisation . Jusqu’ici,l’armée s’est isolée en marginalisant les élites civiles . Le mépris du civil est un héritage de la guerre de libération . Le FLN est le fruit des évènements de Sétif en 1945,il est la conséquence de la radicalisation du mouvement nationaliste algérien.
    Dés 1954,les plus radicaux du mouvement nationaliste ont imposé la primauté du militaire par rapport au civil,le mépris des cadres civils par des militaires qui se sont octroyés le monopole du nationalisme et de la compétence . Ces données sont à prendre en considération si on veut mettre fin aux erreurs du passé . Qu’on le veuille ou pas le changement se fera avec ou contre l’armée . Il est à rappeler que ni l’armée ni la population,sont aujourd’hui prêts pour une nouvelle confrontation . L’intérêt de notre pays exige un compromis comme le dit clairement l’appel du F.N.C . Chacun de nous est appelé à réfléchir à une solution qui intègre le maximum de partenaires et qui nous conduit à une mutation pacifique .




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  • Abdelkader DEHBI
    7 août 2011 at 0 h 41 min - Reply

    «  »Les militaires qui sont au pouvoir par la force depuis la libération du pays, ont une grande responsabilité qu’ils doivent assumer, à savoir de remettre d’abord de l’ordre dans un pays qui a presque perdu son âme. Cela prendra le temps qu’il faut, mais il est impératif de procéder à l’assainissement de la situation avant d’entreprendre quoi que ce soit qui engagerait l’avenir des futures générations. » »

    tatatatata…. On se croirait presque dans la cour d’une caserne en train d’écouter les âneries d’un gros officier abruti et boursouflé, ânonnant un Ordre du Jour émanant du Commissariat politique de l’Armée…

    Merci à Alilou Ezawali pour son commentaire intelligent ; du coup çà m’évite d’en rajouter une couche….




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  • abon
    7 août 2011 at 1 h 04 min - Reply

    Monsieur Kadour à mon avis, vous êtes entièrement dans le VRAI. Je dirai même le VRAI du VRAI la question est comment reprogrammer ces cerveaux qui ont subit un formatage durant plus d’un demi siècle et surtout avec quel encadrement ? L’école a été complètement ruinée avec une accélération particulière cette dernière décennie, et chaque jour perdu aujourd’hui nous enfonce et nous éloigne un peu plus des objectifs qui ont forgés nos rêves durant la guerre de libération, et qui étaient là à porté de nos mains à l’indépendance. Comment ces rêves pourraient-ils se réaliser lorsque le FLN et le RND qui pourtant ne sont pas toujours en synchro, se plaisent à dire qu’ils attendent que la France mette à niveau l’Algérie ? Combien même si cette France venait à décider un jour de le faire, comment y arrivera-t- elle avec une Algérie complètement sinistré sur tous les plans, agricole, éducatif, productif, et un changement climatique qui n’est pas des plus favorable. Comment y arriver objectivement ?




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  • A.By
    7 août 2011 at 4 h 53 min - Reply

    @ Abdelkader Dehbi .Ramadhan Moubarek

    Merci d’avoir mentionner l’affaire des swaps de la banque centrale aux débuts des années 90 pendant le gouvernement de Hamrouche. La plus importante transaction fut le transfert des lingots d’or algériens de New York vers Londres. Une opération qui avait permis de « swaper » des lingots d’or de 900g chaque en lingot de 450g. On avait dit à Chadli à l’époque que l’Algérie garderait le même poids transféré, mais on avait oublié de lui dire que le lingot de 900g était beaucoup plus côté que sa moitié en bourse.
    Ce qui avait permis d’engranger quelques centaines de millions de dollars pour ne pas être en cessation de payement du service de la dette algérienne qui était à son pic pendant la crise financière et la chute des prix des hydrocarbures.
    Je serai curieux de savoir qu’est ce qu’il en reste encore des 600 millions en lingot d’or que l’Algérie avait déposé à la réserve fédérale américaine du temps de Boumediene.
    Eh bien sûr, sans parler actuellement, de l’usufruit secret des 175 milliards en bons trésors américains qui perdent environ 1.8% par année depuis la crise mondiale des sub-primes de 2008. Faites le calcul : environ 7 milliards de perte depuis ce temps là…et ce n’est pas fini. Sans vouloir être pessimiste, l’Algérie ne pourrait jamais recouvrir même pas 50% du montant à l’avenir. C’est ce qui s’est passé pour la Lybie de Kadhafi qui s’est fait escroqué par Wall Street de quelques 65 milliards de dollars. La cause réelle du conflit actuel et non une quelconque « saison » qui avait frappé le peuple lybien.

    Cordialement et bon appétit.




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  • Ya Sidna II
    7 août 2011 at 10 h 40 min - Reply

    Bonjour tout le Monde. MERCI ALILOU EZAOUALI !!! Mais RANI MAAK.Je crois bien que le sieur ou Hadharat Kaddour n’a rien compris ou peut être et surtout n’avoir rien VECU !!! alors : bien essayé que de vouloir nous faire croire au miroir des alouettes ! mais……ça ne marche pas, ça ne marche plus mon cher Kaddour.




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  • Abdelkader DEHBI
    7 août 2011 at 18 h 35 min - Reply

    @ — A.By :

    Tout d’abord, je vous souhaite également bon Ramadan, ainsi qu’à tous les intervenants sur notre site. Ensuite, laissez-moi vous dire combien çà me fait plaisir de retrouver vos commentaires. –
    Et puisque vous nous avez donnés certains détails précis que je n’avais pas, j’en profite pour rajouter un autre détail sur un autre registre, mais tout aussi important : Celui de la « Biographie » où il est mentionné :

    «  » »Il a donc été gouverneur de la Banque centrale d’Algérie, conseiller pour le monde musulman à la Banque Lazard Frères et Compagnie,… » » »

    Tout le monde connait les liens de la Banque Lazard avec les milieux sionistes, en particulier en France avec le CRIF. Et M. Hadj-Nacer a omis de nous dire que du temps où il était Gouverneur de la Banque Centrale, il a confié plusieurs contrats d’ « Etudes » bidon à cette même banque Lazard, dont on se demande bien, quelles compétences particulières elle pouvait avoir, pour venir mettre le nez dans les Comptes de la Nation, à travers les données, comptables et statistiques détenues par la Banque Centrale. — Sauf que les dirigeants sionistes de la Banque Lazard n’ont pas été ingrats, puisqu’ils ont su renvoyer l’ascenseur à leur bienfaiteur M. Hadj-Nacer, une fois qu’il a quitté ses fonctions : en lui confiant quelques « expertises »… En particulier comme VRP en direction du Sultanat d’Oman, qui comme chacun sait est un Etat d’obédience Ibadite.

    Il faut rappeler que durant la période du tandem Hamrouche-Hidouci, certaines officines de pieds-noirs juifs installées à Paris ou à Genève, avaient bizarrement fleuri dans les couloirs de l’Administration pour glaner des contrats en tous genres, comme le Bureau d’Etudes ACT, alors dirigé par Raymond Benhaïm, que M. Hidouci présentait comme « membre de l’OLP !!! » et dont l’ « expertise » était requise comme par exemple, pour…l’achat de grosses quantités de sucre ! Mais passons.

    Ce qui est grave, inacceptable, et plus que suspect, c’est cette véritable provocation qui consiste à nous présenter cette période Hamrouche-Hidouci comme une sorte de paradis perdu et subséquemment, de chercher à vendre du Hamrouche, le candidat DRS à la succession de Bouteflika. Un M. Hamrouche à qui il faudra constamment rappeler qu’il ne doit jamais perdre de vue son fameux « Si Khaled, à toi de jouer !» – traduisez : à toi de massacrer – à l’adresse du criminel général Khaled Nezzar, lors des évènements de Mai-Juin 1991, durant lesquels M. Hamrouche était chef de Gouvernement.




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  • Adel
    7 août 2011 at 19 h 22 min - Reply

    @kaddour,

    Bonjour,

    Oui, mille fois oui pour une république algérienne démocratique et sociale, mais qui construira cette Algérie-là?

    1962 : Ben Bella soutenu par l’armée des frontières – Boumédiène devenant en fait le véritable homme fort du régime – prend le pouvoir et nationalise les hammam.

    1965 : L’homme de l’ombre, le colonel Boumédiène, passe à la vitesse supérieure, liquide l’agriculture et nous laisse à sa mort un État policier et une industrie « industrialisante » qui accumule les déficits.

    1979 : Les colonels réunis en conclave désignent l’officier le plus ancien dans le grade le plus élevé comme président de la république. « Enrichissons-nous! » fut le seul mot d’ordre inventé par les nouveaux bâtisseurs, les colonels-prédateurs, plus affamés que jamais.

    1992 : Les colonels devenus généraux réunissent de nouveau leur cabinet noir, « démissionnent » Chadli et engagent le pays dans l’ère de l’Apocalypse. Bilan : 200 0000 morts, 20 000 disparus, une économie razziée, la torture institutionnalisée…

    1996 : Rebelote. Les mêmes posent Zeroual sur le fauteuil présidentiel, tout en massacrant le petit peuple à la tronçonneuse. Bentalha, Raïs, Sidi Youcef…

    1999 : Encore une fois, boukaskita se charge de décider à la place du peuple et parachute le petit boutef à El-Mouradia où il a pris racine. Pillage et corruption à grande échelle deviennent un mode de gouvernance breveté par la RADP.

    Que voulez-vous de plus? Depuis 62, les molosses en kaki font et défont les présidents, les gouvernements, les constitutions, les programmes économiques, les partis politiques, etc., et s’enrichissent et grossissent à vue d’œil pendant que le peuple s’appauvrit et se clochardise et que tous les indicateurs n’ont jamais quitté le rouge.

    Ils ont eu tous les pouvoirs depuis 62 et ils ont échoué mille fois.

    Que vous faut-il de plus pour comprendre que ce sont eux le problème et que la condition sine qua non pour que notre malheureux pays voie un jour la lumière est que boukaskita laisse les civils se débrouiller tous seuls?

    On les a assez vus. Qu’ils aillent s’empiffrer et grossir ailleurs! Puissent-ils brûler en enfer pour l’éternité avec les milliards de dollars qu’ils ont volés au peuple algérien!

    Cordialement




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  • Alilou
    8 août 2011 at 1 h 53 min - Reply

    @Adel.

    Ya mon frère tu as tout faut, non et non et non ce n’est pas eux le problème c’est NOUS le problème, pour accepter autant de fois que ces voleurs nous tiennent la drague haute c’est que nous sommes un peuple composé a majorité d’idiots.

    Ceux qui ont compris sont partis et ceux qui ont compris sont restés…

    Devinez qui est qui ????




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  • Aliza
    8 août 2011 at 16 h 24 min - Reply

    Je poursuis mon précdent commentaire et tire la première déduction : le gouvernement actuel n’est pas né spontanément. certes, si l’on se fie à certains historiens, il a été instauré par l’ancienne puissance coloniale. Alors cette dernière a tout pouvoir? Non, rappelez vous cette invocation populaire « Allahuma sselet el kouffar âla lfoujar ». Or, notre grand problèm et que nous hésitons tous à prendre la direction que nous connaissons. A preuve du contraire, le muezzin, ne nous appelle pas à la course vers l’argent, les bâtiments, les vêtements et voitures de luxe…
    Nous avons les dirigeants que nous méritons. Pourquoi pratiquons nous le Ramadhan, alors que nous gaspillons, volons, salissons, mentons, envions…




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  • kaddour
    8 août 2011 at 17 h 04 min - Reply

    @ ADEL, Bonjour

    Le constat que vous faites concernant le rôle négatif de l’institution militaire Algérienne est connu et reconnu par tous ou presque. Cependant, pour diverses raisons, peut-on se passer en ces temps troubles de sa contribution pour sortir d’une crise qui ne cesse de s’accroitre et de prendre des tourneurs inquiétantes.
    Vous conviendrez que nous ne devons pas confondre l’institution avec certains ex ou actuels charognards qui, malheureusement, étaient ou sont tjrs aux commandes. Il y’a aussi, Dieu merci, des officiers intègres, compétents, honnêtes et patriotes auxquels il faut rendre hommage. C’est à eux que je pense quand j’évoque le rôle de l’ANP.

    Quant aux autres officiers supérieurs qui ont causé le malheur du peuple, ils l’ont fait avec la bénédiction, la complicité et la traitrise de tous les harkis du système en col blanc, ceux-là qui ont préféré être au service de leurs maîtres au lieu de servir le pays.

    on doit interpeller l’institution militaire parce qu’elle est justement, en grande partie, à l’origine de la situation actuelle du pays, qu’elle ne peut, en aucune façon, abandonner le navire en perdition, qu’elle doit assumer ses responsabilités et sauver le pays et non pas le système qui risque de causer la perte de tout le monde sans exclusif.
    Elle a désormais une mission historique qui consiste à restituer au peuple un pays stable, sûr et invulnérable.
    Cette institution doit revenir, réellement, à ses véritables missions naturelles, se soumettre aux lois de la république tout en se tenant prête à défendre ces mêmes lois en toute circonstance.
    Elle (institution) a pris le pays en otage, qu’elle le libère d’abord et avant tout.

    Ce n’est qu’à ce stade que la société civile, bien encadrée par nos élites engagées et non serviles, pourrait reprendre le flambeau.

    Pourquoi tant se focaliser sur certains généraux, fussent-ils des Dafistes ou janviéristes, alors que la plupart d’entre eux ne sont plus aux commande ou qu’ils ne font plus partie de ce monde?

    Que représentent-ils devant l’Algérie éternelle? Ils ont fait leur temps, ils ont fait de la casse, ils ont pillé, torturé, assassiné, fait disparaitre des citoyens, bref, ils ont causé le malheur d’une partie du peuple. Ces gens là, constituent une tâche noire dans l’histoire contemporaine de notre pays, ils en sont la honte. Et s’il n’y avait qu’eux à la tête de cette institution, l’Algérie serait actuellement au même niveau que la Somalie, ce n’est pas le cas et Dieu soit loué.

    Les boukaskita mis à part, qui est à la tête de la république  »couscoussière »depuis maintenant presque 12 ans ? pourquoi, même à juste titre, s’en prendre uniquement à l’Armée et épargner BOUTEFLIKA, pourquoi ces deux poids et deux mesures ? à moins de vouloir être un trois quart de patriote, sinon, le bon sens et l’amour de la patrie exigent qu’on dénonce tous ceux, civils ou militaires, qui portent atteinte aux intérêts suprêmes du pays.

    Bouteflika qui s’est permis de violer la constitution pour briguer un 3ème mandat présidentiel, alors que c’était limité à deux mandats dans celle élaborée en 1996 du temps de ZEROUAL, le militaire.

    Si on devait incriminer les Généraux Dafistes dans le malheur du pays, on ne doit surtout pas oublier aussi d’inclure les Malgaches (anciens du MALG) non moins responsables de la situation actuelle du pays. Ce sont deux faces d’une même réalité.

    Non ADEL, le problème, ce n’est pas uniquement les militaires, tout le monde est responsable à des degrés divers, désolé de te le dire, mais je ne crois pas que ce soit responsable de tenir un tel raisonnement, disons que c’est un peu léger même trop.

    Contrairement à ce que tu suggères, je crains que dans la situation actuelle,les civils se déchireront plus qu’ils ne se débrouilleront. Tout cela parce qu’on a pas un projet de société commun, parce qu’on ne partage pas les mêmes valeurs et qu’on ne regarde pas dans la même direction. Parce que l’Algérie, telle que façonnée par ses fossoyeurs, n’est pas elle même. D’où l’urgence qu’elle le devienne et en cela je partage dans une grande proportion l’analyse de Mr HADJ NACER.

    Un éventuel changement se fera avec l’Armée et non contre elle. Qu’on se le dise.




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  • Jalal
    8 août 2011 at 20 h 10 min - Reply

    Votre, acharnement, Monsieur Dehbi, pour discréditer l’interview de Mr Hadj Nacer me parait pour le moins, mal placée , il fallait critiquer son contenu plutôt que la personne et sa carrière. Je pense objectivement c’est une analyse sur beaucoup de points de lucide et pertinente . Chacun de nous doit se doter d’un miroir pour bien s’observer et s’analyser avant de critiquer les autres surtout quand on occupé des hautes responsabilités durant la période de Boumediene qu’on a été un proche dans tout les domaines de Chérif Belkacem ,de Bouteflika même durant sa traversée de désert. Quand , a été homme d’affaire dés les premières années de la résolution alors qu’on occupait des hautes responsabilités politiques Il vaut bien laisser le couvercle du puits en place




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  • NEDJMA
    8 août 2011 at 22 h 33 min - Reply

    À tous mes compatriotes exigeants et résolus,une transition qui serait boulversement, quelque peu désordonnée n’est pas forcément désastreuse.

    Il n ya pas de révolution vraiment révolutionnaire sans un effondrement,il s’agirait surtout de développer la puissance de la lutte de notre peuple moins de gagner des positions.

    Il faut qu’on se souvienne de CEUX qui sont morts pour nous,il faut se ranger du côté de ceux qui n’ont pas dans leurs rangs de généraux coupables de crimes graves envers notre NATION.




    0
  • Adel
    8 août 2011 at 23 h 13 min - Reply

    @kaddour,

    Bonjour,

    1- Il est certain que l’ANP a un rôle important à jouer. Il n’y a cependant aucun compromis possible avec les fossoyeurs de l’Algérie, les tortionnaires et les assassins et tout le monde les connaît. L’ANP devra être dirigée par des officiers honnêtes et patriotes.

    2- L’ANP aura pour principaux rôles la défense du territoire national et d’assurer la sécurité et la paix à l’intérieur du pays. Seuls les civils feront de la politique et seules les urnes départageront les partis en compétition. Si une quelconque partie envisage d’employer la force pour accéder au pouvoir, alors l’ANP devra utiliser la force légitime de l’État contre elle afin de protéger le peuple algérien et préserver la paix.

    Cordialement




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  • abon
    9 août 2011 at 0 h 33 min - Reply

    Il m’est difficile d’entendre dire que les militaires ont un rôle à jouer dans la transition d’une situation chaotique vers une stabilisation en vue d’un nouveau départ.
    La situation actuelle n’est ni plus ni moins le résultat de l’implication de l’armée dans la gestion du pays. Son rôle est de garantir l’intégrité territoriale. L’ordre public doit être assumé par la police, une police au service du civil citoyen, s’il y a de l’agitation à l’intérieur, c’est le rôle de la gendarmerie et respectivement chacun de ces corps, police ou gendarmerie peuvent au besoin avoir recours et solliciter le concours de l’armée qui interviendra sous leur commandement et non le contraire ; mais avant tout ça c’est la dissolution des deux chambres, des députés comme des chefs de partis qui ont osés modifier une constitution à bras levé sans le consentement du peuple devraient être destitué de leur droit civique… In’Challah.




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  • Abdelkader DEHBI
    9 août 2011 at 1 h 53 min - Reply

    @ — Jalal :

    Je ne m’acharne pas contre Hadj Nacer, je critique seulement ce qu’il a fait, quand il était gouverneur de la Banque Centrale. Il suffit que vous relisiez mes commentaires.
    Pour ce qui est de ma collaboration avec les défunts Si Boumédiène et Chérif Belkacem, je n’ai pas à en rougir. On peut sans doute leur faire certains reproches mais ils n’ont été ni des corrompus ni des traitres.
    Je vous signale que j’ai quitté la fonction publique fin 1974, pour m’installer comme Ingénieur Conseil à Kuwait et à Paris, jusqu’en 1988.




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  • batni
    9 août 2011 at 3 h 28 min - Reply

    A mr Adel,
    Vous dites … et d’assurer la sécurité et la paix à l’intérieur du pays’,
    Si je comprends bien, l’armée doit combattre toute entité hégémonique qui veut remettre en cause les fondements démocratiques de l’état, même si cette entité dispose de la majorité des suffrages. En d’autres mots l’armée va-t-elle permettre la remise en cause des équilibres du pays par une partie disposant de la majorité des suffrages?.
    Ce que vous proposé est idéal pour un pays stable mais inapplicable pour un pays comme le notre. L’expérience des années 90 nous enseigne a ne pas se satisfaire des solutions toutes faites et qui paraissent a première vue parfaites mais qui se révèlent mortelles pour des pays sans traditions démocratiques (200000 morts dans le cas de L’Algérie).
    Nous sommes dans une quadrature du cercle car l’Algérie ne dispose pas a l’heure actuelle, au contraire de la Turquie, de généraux patriotiques et ayant une haute idée de l’état, doit-on comme même faire confiance aux généraux actuels pour aider et encadrer le passage a la démocratie sans heurs et avec le moins de casse possible ?.
    A-t-on des leaders politiques Algériens de la trompe du visionnaire, pragmatique et conservateur le turc Erdogan, vous conviendrai avec moi qu’a l’exception du docteur Saadi et de quelques visionnaires c’est le désert.

    Saha ftourkoum aux jeuneurs et aux autres lecteurs,

    Mes respects,




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  • batni
    9 août 2011 at 3 h 41 min - Reply

    A NEDJMA
    Vous dites en copié-collé ‘À tous mes compatriotes exigeants et résolus,une transition qui serait boulversement, quelque peu désordonnée n’est pas forcément désastreuse’

    Et pourtant dans la cas de l’Algérie cela nous a couté 200000 morts, des orphelins pas milliers, des veuves et veufs a la fleur de l’age, des milliards de dégats matériels, des millions d’exilés, sans parler des dégats psychologiques non mesurables mais plus incidieux car s’attaquant a l’équilibre affectif et psychologique des personnes.
    C’est le raisonnement des leaders du parti islamiste dissous, du groupe d’Oudja et des Militaires Algériens de l’Armée Francaise (MAAF ex DAF)lorsqu’ils ont décidés de foutre la fewdha dans le pays.
    On dirait que l’expérience ne nous a servi a rien.

    Mes respects,




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  • Zineb Azouz
    9 août 2011 at 20 h 36 min - Reply

    C’est un plaisir de lire le point de vue de Monsieur Haje Nacer, certes, il m’a personnellement laissée sur ma faim à propos du rôle effectif du drs, en continuité de l’action du MALG car nous ne savons toujours pas comment dans le détail on en arrive à une monnaie de chekara qui s’échange au rabais sur la place publique au vu et au su de tous pour le plus grand bonheur des barrons du régime et de tous ceux qui ne survivent que de spéculation et de plus valus.
    Haje Nacer a bien expliqué en effet que là dedans tout le monde se sert et se goinfre à coup de cabas bourrés d’euros ou de petites enveloppes.
    C’est d’ailleurs hallucinant de voir que dans ce pays, c’est ceux qui profitent le plus du taux de change parallèle, de l’entrisme, et de l’affairisme qui s’acharnent à accuser le mieux de trahison les seuls à avoir tenté de créer en Algérie une banque centrale autonome dans l’espoir d’arriver à un Dinar convertible qui échappe enfin aux mécanismes de main mise, de dirigisme, de spoliation, de haut banditisme, de fuite des capitaux et de démolition du pouvoir d’achat, des mécanismes si chers aux sphères et strates diverses et variées que le MALG a instauré dès ses premiers pas, et quels pas géants ! Ceux qui ont commencé par faire disparaitre le fameux trésor du FLN.

    Saha F’tourkoum,
    ZA




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  • NEDJMA
    9 août 2011 at 21 h 27 min - Reply

    @ batni

    Vos paroles ne vont pas apporter la paix à tous ceux et celles qui reposent sous le cimetière de l’armée depuis 50 ans.

    Attribuer à la mouvance islamiste le même rôle funeste et nuisible que les limiers de l’armée relève de la malhonnêteté.

    Pour votre chef doctor psycho-boulitique bien allumé, je suis toute confuse et je m’en veux d’avoir négligé cet aspect de son COMBAT-CONTRAT depuis 20 ans pour insubordanation au DRS.

    sans mes respects




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  • Adel
    9 août 2011 at 21 h 32 min - Reply

    @batni

    Bonjour et heureux de vous lire de nouveau.

    Il me semble que j’ai dit le contraire de ce que vous avez compris :

    « Seuls les civils feront de la politique et seules les urnes départageront les partis en compétition. Si une quelconque partie envisage d’employer la force pour accéder au pouvoir, alors l’ANP devra utiliser la force légitime de l’État contre elle afin de protéger le peuple algérien et préserver la paix. »

    En d’autres termes, l’ANP ne se mêlera pas de politique. Elle ne pourra ni décider qui peut ou ne peut pas former un parti, ni sur quelle base. C’est l’affaire des civils (désarmés!). Le parti qui obtiendra la majorité des voix gouvernera et il quittera le pouvoir s’il perd cette majorité aux prochaines élections.

    Par contre, si un groupe ou un parti politique voulait conquérir le pouvoir par la force (insurrection, maquis, terrorisme urbain, etc.) et que les forces de police ordinaires étaient débordées, alors l’ANP aurait le devoir d’intervenir afin de rétablir la sécurité. C’est cela la démocratie dans son acception moderne. Cette vision ne s’accommode pas des groupes et partis qui ont une stratégie révolutionnaire, car celle-ci ne se justifie que pour passer d’un État despotique ou tyrannique à une démocratie. A partir du moment où la démocratie règne, alors tout projet de changement doit être sanctionné par les urnes avant de connaître une application effective.

    Un parti peut très bien militer pour le communisme, par exemple, mais il doit convaincre l’électorat du bien-fondé de sa démarche et non pas miser sur un coup de force et pratiquer la conspiration permanente.

    Cordialement




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  • batni
    10 août 2011 at 1 h 16 min - Reply

    @adel
    Soyons pratico-pratique est supposant qu’un parti disposant d’une majorité ecrasantes aux suffrages.
    Ce parti dans le slogan et le but est la mise en place d’un royaume en Algérie : Appelant-le
    Royaume éternel de Tlemcen.
    Dans ce cas l’armée doit-elle intervenir ou accepter et laisser faire?

    P.S : Le royaume de Tlemcen etant ma marque déposée, elle ne doit en aucun cas être utilisé en Algérie. 🙂




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  • Ya Sidna II
    10 août 2011 at 10 h 54 min - Reply

    Boujour tout le monde. @ Adel. Votre analyse semble très juste et je la partage complètement. Mais alors comment expliquer l’exuberance de quelques uns à vouloir à tout prix nous imposer comme altérnative ou comme solution de sortie de crise : les militaires ? Allilou Ezaoualy dans une excellente métaphore nous délivre les 49 ans de règne sans partage de l’armée en algérie. Que ferait-elle de mieux aujourd’hui ? Je crois bien que le manque de maturité politique et économique, le manque de discernement de quelques uns ou peut être leur aveuglement les conduits à cette fausse bonne idée que la solution passerait nécessairement par les militaires. A force de le répéter : ces gens là ont fait leurs preuves par le sang de leur  » amour pour l’Algérie ». Qui a amené Boutef au pouvoir ? qui a réduit en miettes et à l’état de déliquescence notre beau pays ? qui a réduit les algériens en indigents aptes seulement à la « procréation » ? Qui a conduits ces rois-fainéants à faire des Algériens leur semblables en corruption, en tchipa ? Qui a réduit le cervau des algérien en une valise où l’on peut mettre tout dedans sauf le savoir et le bon sens ? Qui, qui, qui….. à n’en plus finir parce que cela dure depuis 1962 ! jamais rassasiés, jamais satisfaits, jamais plus hauts, jamais plus grands. Où est toute la substance, la force intellectuelle, culturelle, familiale, sociale en Algérie ? J’arrête là car je crois bien que je suis en train de prêcher dans un désert tant certaines mentalités sont figées et dont le compteur marque : 5 JUILLET 1962.

    Une véritable imposture, une trahison de haute voltige, un viol collectif, savamment orchestrés que j’ai du mal à digérer malgré le temps et mon âge avancé.

    Enfin; entendons nous bien : tous les militaires ne sont pas à jeter à la poubelle de l’histoire, car des intègres, des honnêtes, ceux qui ont l’amour de leur patrie – l’Algérie – dans le coeur, ils existent et heureusement pour nous tous. En revanche, les autres se reconnaitront facilement et leurs FATCHA est gravée dans ma tête.

    Bien fraternellement à toutes et à tous.




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  • Zineb Azouz
    10 août 2011 at 14 h 52 min - Reply

    Cher compatriote Ya Sidna II, laissez moi vous remercier pour cette intervention et cette analyse à propos de l’armée, je tiens également à saluer Adel pour le tableau sans concession qu’il fait du règne de Boumédienne et autres Bouchleghouma.

    A ceux qui veulent encore s’induire erreur et nous induire en erreur sur la nature d’une armée dirigée contre le peuple et le pays et qui, bien sûr, compte malgré tout dans ses rangs des militaires intègres, des militaires de tout rang qui doivent en souffrir au moins autant que nous et même plus car eux en savent encore en plus, mais le résultat est là !

    On joue encore à la prolongation et à la pérennité du système né de la trahison, du mensonge et du crime et ce système n’est pas fou pour se restructurer en faveur d’une nation captive dont les citoyens restent pour lui des ennemis, des gueux et des rivaux.

    Les militaires qui au péril de leur vie ont osé braver la loi du silence, dénoncer et crier au complot contre l’Algérie, l’ont payé très cher et le paient encore, pour ceux parmi eux qui, miraculeusement, ont pu échapper aux morts atroces que les bourreaux « sauveurs de la rIpoublique » leur avaient réservées.

    Notre armée et à travers ses chefs éternels fera toutes les concessions et les courbettes possibles et imaginables pour les Africom & et autres prédateurs sauveurs du monde, mais jamais au grand jamais elle n’envisagera une once d’effort pour que ce pays s’en sorte, il y a va de leur survie et ils ont été pour cela, à bonne école.

    Le peuple ne croit plus en rien ni en sa monnaie ni en son pays ni en son opposition, il est presque devenu à l’image de son armée qui l’a façonné, perverti et surtout terrorisé, le peuple ne pense qu’à survivre par la débrouille, la magouille, les accointances et le profil bas.

    Le changement ne viendra que d’une autre génération, celle qui ne se sent redevable à aucun système pourri, à aucun putschiste, aucun Malgache, aucun fossile de l’histoire et surtout pas à ces gladiateurs vieillissants, qui après avoir longtemps amusé leurs césars en se défoulant tantôt sur les verts tantôt sur les rouges, et une fois qu’ils se sont faits de belles situations en territoire bienveillant pour eux et surtout pour leur progéniture, se découvrent aujourd’hui une âme d’opposants comme si les Dafistes imposés et propulsés par leurs chef héros, ils ne les avaient découverts qu’après 2007.

    Oui Monsieur Ya Sidna, personnellement, je n’attends rien de ceux qui n’ont rien, et l’armée n’a rien à offrir tant qu’elle ne risque rien.

    Cordialement,

    ZA




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  • Adel
    10 août 2011 at 16 h 20 min - Reply

    @batni

    Bonjour,

    Je ne suis pas juriste mais il me semble que si la Constitution consacre le caractère républicain de l’État, alors pour que l’Algérie devienne (ou redevienne) un royaume (ce qui me semble être une hypothèse hautement improbable), il faudrait d’abord modifier la Constitution.

    Cordialement




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  • Aliza
    10 août 2011 at 17 h 23 min - Reply

    A la lecture des commentaires des internautes, une question vient à l’esprit : qui commande l’univers? Vous allez me dire pourquoi cette question. C’est très simple. Si nous prononçons souvent les termes « Rabbi où Allah » cela signifie que nous croyons en son existence. Et de ce fait,nous devons étudier, apprendre et pratiquer comme l’on fait les premiers musulmans. Pensez-vous que si nous suivions les préceptes d’honnêteté, de respect entre nous, d’entraide désintéréssée et d’abnégation au travail, nous serions volés par ceux censés nous protéder! Impossible!




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  • Averroès
    10 août 2011 at 20 h 53 min - Reply

    Bonsoir,

    J’ai lu le livre et je lis vos commentaires et j’ai du mal à comprendre une chose : dans le livre il est question de règles et de postulats pour avancer (un cadre qui a permis l’évolution de plusieurs civilisations que nous retrouvons dans le livre, notamment le Japon). En parallèle, vos commentaires renouent avec les débats des cafés où il est question de se plaindre et de se chamailler non seulement de manière anarchique mais aussi sans but, sans vision et encore moins un résultat in fine.

    Ainsi, alors que j’ai 30 ans, et que je n’ai connu que pénuries, terrorisme, inquiétude, malaise social et j’en passe, il est à mon sens important de penser l’avenir et d’essayer de rattraper le temps perdu.

    Rattraper le temps perdu non pas en étant nostalgique où en camouflant les erreurs, mais le faire, comme il est clairement dit dans le livre de M.HADJ NACER en reconstruisant des institutions qui puissent permettre la perpétuité des règles de bases et donc l’évolution.

    L’espoir est devenu denrée rare. Cependant, humainement nous avons besoin de croire en quelque chose, hélas il est triste de constater que nul sentiment d’appartenance ou de volonté d’évolution n’est rattaché à l’Algérie. De ce fait, certains accordent leurs rêves avec l’Europe que ce soit légalement ou en devenant HARAG. D’autres, trouvent refuge dans la routine quotidienne en s’occupant tant bien que mal. Et puis restent ceux qui vivent amèrement et qui n’ont d’espoir que de manger et boire.

    Soit! Inutile de rééditer le livre. Ce que je voulais dire, c’est qu’il nous faut construire et le faire avec ce que nous avons. Alors certes il faut connaitre son histoire mais il faut construire son avenir aussi. Une citation dit : « si tu ne sais pas où tu vas, regardes d’où tu viens ». Ainsi, la nécessité de regarder d’où on vient émane essentiellement du besoin d’évolution.

    Bien à vous.




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  • batni
    10 août 2011 at 21 h 12 min - Reply

    A @Adel

    Et pour pouvoir modifier la constitution, il faut avoir la majorité aux deux chambres (assemblée nationale et sénat). La modification est ensuite soumise a un référendum populaire, elle est approuvée a 90%.
    Bienvenu au nouveau royaume. 🙂

    Il est important que des lignes rouges soient établies pour tout le monde pour éviter que les équilibres soient rompus.

    Mes respects,




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  • Afif
    11 août 2011 at 1 h 49 min - Reply

    Ce qui se pratiquait du temps du gouvernement Hamrouche, à savoir l’autonomie de la Banque centrale et la gestion des carrières des magistrats par un Conseil Supérieur de la Magistrature autonome sont-ils un signe de bonne gouvernance ou le contraire ? Pourquoi avoir arrêté cette expérience et être revenu à la centralisation ? Cette centralisation a-t-elle permis une meilleure gouvernance ?

    @ Aliza :

    La citation du hadith du Prophète SAAWS relatif au comportement du peuple est vraiment opportune.

    Prenons l’exemple de la France ou tout autre pays européen : ces pays ont bien une armée comme la nôtre, mais il ne viendrait jamais à l’idée des chefs de l’Armée de prendre le pouvoir. Pourquoi : la réponse est simple, le peuple ne le permettrait pas malgré qu’il soit sans armes. Chez nous, si le pouvoir est entre les mains de l’Armée, c’est parce que celle-ci sait que le peuple permet cette situation et ce, jusqu’à nouvel ordre.




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  • fatima
    11 août 2011 at 9 h 29 min - Reply

    salam

    Ya Si DEhbi ATTAKI ALLAH
    C’est bien les Si Boumédiéne et les Si Cherif belkacem qui ont ramené les DAF et ouvert la voie aux opportunistes.. C’est Boukharouba et sa bande qui ont ecarté les nationalistes des postes clefs… par la liquidation physique, l’emprisonnement l’exil…. C’est Boukherrouba et sa clique de parvenu qui ont institué la corruption comme mode de gestion et pillé l’Algérie et ruiné l’agriculture et la culture…
    Vous ne pouvez pas continuer dans cet exercice intellectuel impossible et stupide de critiquer le système et faire l’éloge du colonel qui a était l’artisan de la faillite sanglante de l’Algérie.




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  • Ya Sidna II
    11 août 2011 at 10 h 52 min - Reply

    Bonjour tout le monde. @Alif et @Aliza. Vous citez en exemple un pays Européen ou la France, pour dire que l’armée ne peut prendre le pouvoir pour les raisons que vous invoquez, et vous relevez en même temps la passivité de notre peuple en Algérie. Je vais essayer de vous donner la ou les raisons : En Europe et France, l’armée ne tire pas, ne tire plus sur le peuple. Elle l’a fait en 1789 pour ce qui concerne la France pour contenir la Révolution, qui consacra enfin la libération du peuple rongé par la misère, la disète, les maladies, les guerres, les impôts…..Ce peuple n’était pas seul : il était accompagné par de grands intellectuels, des poètes et écrivains, des gens de la haute noblesse française, des hauts dignitaires de l’armée…..Citons quelques uns : Danton, Robespierre, Dugommier, Le Duc d’Aiguillon, Fabre d’Eglantine, Hoche, Barras, Le Comte de clermont-Tonnerre, Rouget de Lisle……Pour revenir à l’Algérie : si le peuple sort dans la rue, on appelle d’abord la police en masse, la DRS, la Gendarmerie, puis l’armée qui n’hésiterait pas elle, à tirer sur le peuple esseulé. Elle l’a déjà fait et le fera encore sans l’ombre d’un doute!!!! L’exemple de la Syrie pour ce citer que lui fait en ce qui nous concerne, réfléchir plus d’un. Cependant, je n’exclue nullement l’esprit de sacrifice de notre peuple lorsque celui-ci sera réveillé de sa grande léthargie, alors peut être, je dis bien peut être qu’il ne sera plus seul pour n’en faire QU’UN pour destituer les despotes, les voleurs, les corrompus, les traitres de la NATION des MORTS ET DES VIVANTS.

    Merci à Zineb Azzouz Toujours pour son mot plein de générosité et d’amour pour l’Algérie.

    Bien fraternellement à toutes et à tous.




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  • boukezouha abdelouahab
    11 août 2011 at 13 h 10 min - Reply

    salam je tiens attirer votre attention sur un nouveau livre dans l’édition hoggar ecrit par M lyes LARIBI intitulé (du MALG au DRS )téléchargeable gratuitement en pdf. bonne lecture .saha ftourkoum.

    ==========
    Merci pour l’information. Pouvez-vous nous adresser le lien en vue du téléchargement.?
    La Rédaction LQA




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  • Abdelkader DEHBI
    11 août 2011 at 16 h 43 min - Reply

    @ — fatima

    «  » »Vous ne pouvez pas continuer dans cet exercice intellectuel impossible et stupide de critiquer le système et faire l’éloge du colonel qui a était l’artisan de la faillite sanglante de l’Algérie. » » »

    1. – Dont acte pour la récupération des « daf », une faute politique grave dont il porte la plus grande responsabilité. Mais j’ai l’impression que vous n’êtes pas au courant que Boumédiène est mort depuis 33 ans déjà !…

    2. – Pour l’intérêt de la vérité, son bilan n’est pas celui que vous dressez injustement, à commencer par l’Enseignement et la formation, en nombre comme en qualité.

    3. – Parler de corruption sous Boumédiène en occultant les milliards détournés du temps de Chadli, du HCE, et autres scandales Blikaz et Betchine sous Zeroual, c’est être atteint de cécité. — Quant à l’ère de Bouteflika, c’est sont de dizaines et de dizaines de milliards qu’il vous faudra parler, sans oublier les placements quasi perdus aux Etats-Unis.

    4. – Il y a eu incontestablement des liquidations physiques d’hommes politiques de premier plan, pour ne parler que de Krim Belkacem, de Mohamed Khider…etc Mais ces crimes ne sont en rien comparables avec les massacres commis durant la décennie noire.

    Enfin, je vous défie de trouver le moindre écrit de ma part, faisant « l’éloge du colonel » comme vous prétendez ; je m’élève seulement contre cette manie de sauter au-dessus de dizaines d’années en arrière pour mettre tous les malheurs de notre pays sur le dos de Boumédiéne, en faisant l’impasse sur les vrais criminels aujourd’hui au pouvoir.




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  • NEDJMA
    11 août 2011 at 21 h 11 min - Reply

    Une banque centrale Pourquoi faire?
    Un dinar devenu de la caillasse pourquoi?

    Ce que ne dit pas l’un des responsables de l’économie(nationale),c’est que la crise permanente des caisses politiques( guerre des clans,guerre sociale) dans l’économie est à l’origine des crises bancaires.

    l’effondrement du dinar au profit de l’euro-dollar(des pays dominants) mesure et exprime la perte de souvraineté nationale.

    1)Les premiers usagers à modifier leurs comportements ce sont ceux qui possèdent les plus hauts revenus et un patrimoine( immobiliers, restos,placements à l’étranger,voitures de luxe).

    2)Les usagers occultes du régime dans la fuite des capitaux,la grande corruption et les trafics divers(drogues,armes,financement aqmi-drs,caisses des partis made in drs et partis françafrica).




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  • sharif hussein
    11 août 2011 at 22 h 14 min - Reply
  • abon
    12 août 2011 at 0 h 07 min - Reply

    Salam et Saha f’tourkoum. Pour ceux et celles qui pensent encore armée, cette semaine l’Angleterre a connu une véritable guérilla urbaine et nombreux sont ceux qui ont demandé l’intervention de l’armée pour contenir ces hordes sauvages destructrices (notre 11 janvier à la puissance* n>2).M.Cameron s’est refusé à faire sortir l’armée des casernes, a utilisé la fermeté, la police et promis des sanctions exemplaires aux responsables des troubles dans le respect de la loi. Et a montré du doigt L’ECOLE ET LE SYSTÈME EDUCATIF COMME DEFAILLANT à revoir.




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  • Aliza
    12 août 2011 at 5 h 25 min - Reply

    Il faut comprendre que la crise algérienne est identitaire. Tant que nous ferons le lit de nos adversaires, en entrant tête baissée dans la mondialisation athée obscurantiste et en amplifiant nos divisions, nous ne faisons que régresser. Que voulons-nous réellement? Une Algérie calquée aveuglément sur le modèle français (occidental de manière général), ou une nation responsable, tolérante, structurée et entreprenante qui, à l’exemple de Khaled Ibn Walid (et des Califes bien éclairés), a permis à des peuples sous le joug de la dictature romaine ou perse, de retouver leur dignité après avoir été libéres (ou l’Inde sous le despotisme des Maharadjas, la liste des exemples est longue).
    Si notre choix se porte sur le modèle occidental, nous devrons alors aller piller d’autres nations pour nous enrichir, comme aujourd’hui, nous sommes pillés.
    Lorsqu’Ibn Badis déclarait que l’Algérie ne serait jamais la France, sa vision était claire : cette terre n’appartiendra jamais de manière définitive à la zone du marché consumériste aveugle.
    Certes, aujourd’hui, nous sommes dans une situation catastrophique. Mais le Maître des Mondes n’est pas mort et le sang des Chouhadas n’a pas coulé en vain.
    « Ils veulent éteindre la Lumière d’Allah, mais Allah tient fermement sa lumière ».




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  • Si Salah
    13 août 2011 at 10 h 25 min - Reply

    « Interrogé sur le rôle de l’armée, Hadj Nacer n’a pas mâché ses mots:«L’armée nationale populaire (ANP), est la seule institution nationale qui est restée homogène et digne», a-t-il dit.
    Plus explicite, il a ajouté que «s’il y a des divergences entre individus, il n’est pas judicieux de livrer un jugement surtout sur une institution militaire digne de ce nom et qui a fait preuve de patriotisme authentique pendant et après la Révolution 1954-1962». La sauvegarde et la consolidation de l’institution de l’ANP, est à la fois une responsabilité individuelle et collective à l’échelle nationale. «L’Armée est devenue la colonne vertébrale du pays. A l’exception de cette institution, toutes les autres ont implosé», a-t-il regretté. »

    Allah i3afik!

    Si Salah




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  • mohand ibn echahid
    13 août 2011 at 22 h 23 min - Reply

    J ai commence a lire cet intevw mais me suis arrete kand il dit ke les tueris des elites fut l´euvre des islamiste g tt de suite compris ce k´est cet intelectueur tt le monde c ki tue ki directement ou indirectement vs avez participez au malheur de ce pays.
    Mr croyez moi je n´est rien d´islamiste mais je ss un uliminé mais pas vs g l´impression. La destruction de tte une nation d´une oumma vs suffit de comprendre a kel point vos protegé ouyahia, toufik, boutef, etc etc sont capable de faire. Les elites c une bagatelle pr eux REVELLEZ VS! vs avz fé autant de mal jusk´ici




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  • kako71
    15 août 2011 at 7 h 33 min - Reply

    Je suis equeure de voir des gens qui ont fait les beaux jours du system et qui ont occupe les postes les plus strategiques d’un etat en faillite s’exprime avec aussi de retard sur la crise algerienne. je me demande qu’est ce qui fait que ces pompom girls qui ont saute et dance au rythme de la dictature viennent nous annoncer des choses evidentes pour le plus immature des Algeriens. Auraient’ils enlever leurs œillères et leurs cravates pour mieux observer le spectacle ou il se sont mis sur le flan de la montagne pour mieux admirer son pic. Ma conscience et mon inteligence ne me permettent pas de croire a ce qu’un chiffon aussi degrade, malmene pendant trente ans dans les mains d’un pouvoir obscure puisse me servir pour essuyer ma table est de servir a manger aux nouveaux invites.




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  • Ali Menter
    15 août 2011 at 13 h 11 min - Reply

    Après lecture de l’excellent livre de Hadj Nacer et des commentaires parfois acerbes qu’il a suscité il n’est pas inutile de rappeler que d’une part l’ex-gouverneur même s’il ne veut parler de personne cite le général Toufik ce qui reste une première je crois de la part d’un ex haut responsable de l’Etat et dévoile en filigrane les blocages de réformes qui ne sont imputables qu’à Toufik qui avait la haute main en tant que DAF assimilé chargé de la sécurité du clan sur nombre de décisions.Toufik via Meguedem et des journaux à leur bottes ont mis en branle la plus puissante machine médiatique contre les réformes à base de calomnie, manipulations et autres.L’histoire est connue et à culminer avec le limogeage de Hamrouche. Toufik de part son niveau intellectuel d’autodidacte très limité mais doué d’un sens innée et machiavélique de la maonoeuvre et de la manip héritée de son maître Belkheir déteste tout ce qui le surpasse au plan intellectuel d’où les assassinats des cerveaux de ce pays qui ne lui ont pas prêté allégeance. Cet ancien brancardier sans aucun niveau peut-être le cour fin d’étude a senti instinctivement le danger des réformes pour sa personne.Le niveau de débat et d’analyse était trop haut.Le rêve de Toufik est d’avoir à sa botte un pays d’écervelés d’où Benbouzid qui est en poste depuis aussi longtemps que lui…Car au lieu de se contenter de son rôle de parrain compradore, il veut montrer une main mise intellectuelle dont il n’a absolument pas les moyens même dans son « domaine » de formation qui est l’espionnage.On aimerait voire son bulletin note du KGB dans la promotion tapis rouge…Cet immense complexe d’infériorité explique l’assassinat de personnalité d’envergure dans le domaine comme Kasdi Merbah et d’autres…Toufik mène à son profit et au profit de ses maîtres « externes »…une guerre totale contre l’Intelligence Nationale à tout les sens du terme…




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  • Abdelkader DEHBI
    15 août 2011 at 16 h 57 min - Reply

    @ — Ali Menter :

    Ni Toufik ni Hamrouche ! Qu’ils aillent en enfer, eux et tous les symboles du régime en place !

    Laissez donc les algériens choisir les hommes qui doivent les représenter et les diriger à travers la seule alternative possible :
    – l’organisation d’élections d’une Assemblée Nationale Constituante, sous l’égide d’un Gouvernement de transition.

    Point/Barre !




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  • Imaginarium
    16 août 2011 at 0 h 09 min - Reply

    ’Laissez donc les algériens choisir…’’

    Choisir, Monsieur Dehbi , c’est exercer son jugement, c’est être apte à former des appréciations lucides et justes, les Algériens le sont-ils dans leur majorité, malheureusement je ne le crois pas.

    Si maintenant on doit tirer sur MM. Hadj Nacer, Hamrouche, Mehri, Benbitour etc. on ne doit pas s’arrêter à tel ou tel personne, se serait injuste et vous en conviendrez, mais on se doit de remonter le fils jusqu’à…nous.

    Celui qui n’a rien fait…c’est celui là le vrai coupable !

    Cordialement




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  • Amad Malik
    17 août 2011 at 12 h 19 min - Reply

    Hadj Nacer a cree Khalifa Bank, Union Bank…ect et on connait la debacle et les resultats catastrophiques qui ont suivis. Son « essai » n´apporte rien de productif dans le climat deletere algerien, car il est un pur produit du systeme pourri alger.
    Malik




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  • Yacine Mlih
    17 août 2011 at 17 h 07 min - Reply

    @——Amad Malik:

    D’ou ta ue ses information?? Mr Hadj Nacer et un cerveau et un grand expert de son domaine, donc fait gaf à tes écrit et ne dit pas n’importe quoi… Jusqu’a présent le forum se lance en haut niveau ne le pollue pas….Merci




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  • Imaginarium
    18 août 2011 at 23 h 47 min - Reply

    L’occident est sur le point de sombrer dans les ténèbres du Chaos et de la confusion, faute d’une gouvernance par la Moralité.

    La France, ancienne puissance coloniale, n’ayant jamais renoncé à son statut, plonge de fait dans les abîmes et va entrainer avec elle son plus vieux système au monde, celui qui a mis à genou la mère de tous nos pères, l’Algérie.

    Nous sommes au rendez vous d’un fabuleux tournant historique. Si on ne prend pas notre destin en main, d’autres le feront à notre palace…et à leur façon.

    La nature à toujours eu horreur du vide.




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  • Imaginarium
    19 août 2011 at 23 h 55 min - Reply

    Le message que veut faire passer Monsieur Hadj Nacer (que je n’ai pas eu le plaisir de rencontrer jusque là) à travers son livre, est à mon sens le suivant :

    Nous sommes devant une opportunité historique qui pourrait nous faire gagner du temps et nous propulser vers les grands chemins du progrès et du bien-être social.

    Ce n’est pas une possibilité, c’est une réalité.

    A mon avis, à défaut de réunir les personnes qui interviennent sur la scène politique, qui sont pourtant contre cette tragédie qui nous arrive (divergences de points de vue), l’idée serait de réunir ceux qui sont d’accord sur cette nouvelle réalité mondiale qui nous est favorable et qui n’arrive que très rarement dans l’histoire d’un peuple.




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  • Congrès du Changement Démocratique