Édition du
28 July 2017

Décennie rouge en Algérie: Voici la vérité … pour qui veut bien savoir.

Djameleddine BENCHENOUF

Lorsque la junte avait commencé à mettre en place les mécanismes du « terrorisme pédagogique », les Algériens n’avaient pas encore découvert l’horreur de la guerre contre les civils, qui allait être mise en branle, froidement, laborieusement.

Cela a commencé par l’assassinat des intellectuels, des personnalités et des artistes parmi les plus populaires, les plus appréciés de la population, puis la logique s’est élargie à des populations entières, des populations isolées, de préférence choisies parmi celles qui avaient voté massivement pour le FIS. Le terrorisme pédagogique entra ensuite dans une sorte de tourbillon infernal, qui avalait la vie partout où il passait. Enlèvements, séquestrations, torture instituée en règle systématique d’interrogatoire mais surtout de terreur, pour installer l’effroi au sein de la population acquise aux thèses islamistes, et même à celle qui sans y adhérer voulait se servir de cette dynamique pour balayer le régime odieux qui avait pris tout le pays en otage, et s’en servait comme d’un bien privé.

Le terrorisme pédagogique parvint à un niveau d’organisation, et de redoutable efficacité grâce à la complicité active d’une certaine catégorie de la population que certains considèrent comme étant l’élite du pays. Journalistes, pseudo-intellectuels, « capitaines d’industrie », hommes d’affaires, et surtout pseudo responsables politiques, de formations qui n’avaient de représentativité que celle que leur faisait la machine à propagande du pouvoir, allaient tout faire pour que le carnage se commette à huis-clos, et inscrit à l’actif des « hordes islamistes ».

Des relais installés à l’étranger, composés d’hommes politiques marrons, de pseudo philosophes, de journalistes et d’une faune de faiseurs d’opinion en tout genre, grassement rétribués ou induits en erreur sur la vraie nature du régime, allaient étouffer la voix des suppliciés, permettre aux criminels contre l’humanité de commettre des massacres à grande échelle, et de leurrer une opinion publique qui mit longtemps à s’apercevoir qu’elle était victime d’une machination de grande envergure.

Deux cent mille morts plus tard, et un cortège interminable de malheurs, lorsque les Algériens se rendirent compte qui était le chef d’orchestre de cette sanglante partition, les jeux étaient faits. Les généraux avaient réussi à laminer l’islamisme politique, avec ses propres armes et son propre discours. Et l’opération a été menée si rondement qu’elle a permis à ses auteurs, en plus d’évacuer la menace islamiste sur le régime, d’engranger des milliards de dollars de dividendes, pris sur la bête, au moment même où elle était saignée à blanc. Deux en un ! Liquider la menace et s’enrichir dans le même temps.
Et pendant ce temps, les chantres de l’éradication, qui criaient à tue-tête qu’on ne pouvait pas faire la guerre avec des gants blancs, qui hurlaient à la mort, et tiraient à boulets rouges sur quiconque osait posait la question de savoir qui tuait qui, ces éradicateurs, comme ils se plaisaient eux-mêmes à se définir, en opposition aux réconciliateurs qui cherchaient à faire cesser le carnage, en firent tant et si bien que le monde entier à ignoré ce qui s’est réellement passé durant ces années de sang. Une vraie opération d’occultation.

Nombreux parmi eux, qui étaient sincères, et qui refusaient seulement de voir leur société basculer dans une impasse théocratique, sont revenus aujourd’hui de leurs illusions. Ils ont découvert le visage hideux de la bête immonde. Ils ont compris que la junte les a utilisés, pour pouvoir commettre des massacres de masse sans être inquiétée. Et de profiter de cette période confuse pour s’enrichir et constituer une nouvelle classe sociale, une bourgeoisie compradore sortie du chapeau, constituée des parentèles et des clientèles de la junte. Ils l’ont d’autant plus compris qu’ils ont observé, par eux-mêmes, que la junte a usé de tactiques pour ramener un Bouteflika qui a réussi à faire croire à une vaste réconciliation, entre « agents honorables de l’Etat » et « repentis ». Une vraie farce si ce n’était une autre tragédie, une autre injustice, commise contre tout un peuple, en lui extorquant un pardon scélérat, pour des crimes imprescriptibles, contre tout un peuple.

Mais s’il y avait des gens sincères au sein de ces éradicateurs, il y en avait aussi qui étaient rétribués pour leur action, qui émargeaient dans les services, qui avaient un fil à la patte, où qui y trouvaient leur intérêt. Ceux-là, même s’ils sont rentrés dans leur trou, restent toujours opérationnels, et ne manquent jamais de montrer le bout de leur museau, lorsqu’ils se sentent protégés. Ce sont les pires, parce qu’ils soutiennent un régime sanguinaire et crapuleux, non pour des convictions, ni par peur d’une quelconque menace, mais parce qu’ils mangent au râtelier sanguinolent. Et ils sont d’autant plus haïssables qu’ils tentent encore de défendre l’indéfendable, en tentant de salir ceux qui osent braver le monstre qui dévore la nation toute vive.

Aujourd’hui, il n’y a plus rien à cacher

De nombreux témoignages sont venus confirmer la vraie nature du complot contre le peuple. Un journaliste de renom, qui avaient été assassiné en ces années de violence et de confusion, particulièrement estimé de ses lecteurs, qui combattait la terreur sans pour autant appeler au meurtre et à la dévastation, Monsieur Said Mekbel, rabi yerhmou, avait confié à une journaliste, peu de temps avant d’être assassiné, qu’il était convaincu que les assassinats ciblés de journalistes étaient commandités par le principal général du DRS. Ces confidences ont paru dans un livre de Monika Bergman: « Une mort à la lettre. » Curieusement, les chantres de l’éradication, ceux qui hurlaient à la mort avec les loups de la mort, n’ont pipé mot sur ce livre majeur. Bien au contraire, ils ont tout fait pour qu’on n’en parle pas.

Eux qui partent au quart de tour, à chaque fois que la question « qui tue qui » est seulement suggérée, ont passé sous silence ce témoignage bouleversant, parce qu’il serait trop compromettant, s’il était ramené à plus de jour. Mais cela n’a pas empêché les Algériens de savoir, de tout savoir, malgré la main mise du régime sur tous les moyens d’information.
Le peuple algérien sait aujourd’hui que les crimes qui ont été commis contre notre peuple ont été délibérément pensés, et froidement exécutés par la junte qui a pris la totalité du pouvoir, au lendemain de l’interruption du processus électoral. Le complot a été prémédité dans des détails infimes, jusqu’à infiltrer patiemment les groupes islamistes qui se constituaient, souvent sous l’impulsion d’émirs à sa solde. Mais il ne faut pas dédouaner les islamistes de ce carnage. Les islamistes armés, et même parmi ceux qui appelaient au soulèvement, ont joué un rôle tout aussi criminel, dans cette tragédie.
Parmi ces islamistes, je fais personnellement la différence entre deux catégories, si je puis dire. Celle de gens sincères, souvent illuminés, endoctrinés à un point inimaginable, et qui croyaient réellement qu’ils menaient un djihad pour le triomphe de l’islam, et qui étaient à mille lieux de s’imaginer que les fetwas qu’ils mettaient en application sortaient des labos du DRS. Et l’autre, composée d’islamistes « organiques », des agents du DRS, infiltrés par ce dernier au cœur de la mouvance islamiste, et dont la mission était de faire perpétrer des carnages contre la population, par les groupes islamistes armés dont ils avaient pris le contrôle.

Mais les uns et les autres étaient des alliés objectif de la junte, soient qu’ils en étaient les agents secrets, ou qu’ils agissaient à l’insu de leur plein gré. Les groupes islamistes armés ont pleinement contribué aux massacres qui ont été commis contre les populations civiles. A côté des escadrons de la mort du DRS, ou des groupes de tueurs agissant sous bannière islamiste.

Aujourd’hui, de nombreux leaders islamistes ont eu le courage de dire la vérité, ou une part de la vérité, dans les circonstances où elle s’est produite. Mais le chemin reste encore long, et il leur faudra assumer la réalité dans toute son ampleur. Nombreux parmi ces leaders, dont Anwar Haddam et Ali Benhadj, entre autres, ont appelé à une enquête objective et totalement indépendante, pour situer les responsabilités de chacun. Mais le régime a rejeté en bloc, et de façon très énergique, toute discussion qui pourrait aboutir à une telle éventualité. Parce qu’il sait que sa responsabilité est immense.

L’affaire Zendjabil, une parmi d’innombrables autres, qui montrent combien l’implication du régime dans la gestion du terrorisme est monstrueuse, est significative à cet égard. Où l’on découvre que le trafic du kif et de la cocaïne étaient dirigés par un général major du DRS, et dont les sommes d’argent, faramineuses, en plus d’être partagées entre de nombreuses personnalités sécuritaires et judiciaires du pays, contribuaient aussi à financer le terrorisme. Nous ne sortirons de cette spirale infernale, et nous ne nous libèrerons de cette étreinte mortelle qui nous broie, que le jour où nous déciderons de faire éclater la vérité. La vérité doit être sue et dite.

D.B le 05 08 2011


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30 Commentaires sur cet article

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  • A.L
    5 août 2011 at 19 h 00 min - Reply

    Les seules victimes véritables sont celles qui n’ont appartenu à aucun des deux camps responsables de la destruction de ce pays.Je ne suis pas éradicateur mais je ne sais pas avec qui me réconcilier.Je sais que je serai toujours du coté des justes et les responsables du mal doivent être punis.Je propose une chose:soyons les éradicateurs du mal et faisons en sorte qu’aucun des deux camps ne s’en sorte indemne.C’est cela la véritable réconciliation avec le bien et notre seul Bien qui est l’Algérie.




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  • zaky
    5 août 2011 at 20 h 07 min - Reply

    Il n y a pas que l’affaire zendjabil,il y a aussi l’affaire Hattab et Abderezak El Para………….




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  • Ferhane
    5 août 2011 at 20 h 17 min - Reply

    1)-le pouvoir devrait indiquer ou il a jeté les corps des 8200 disparus, après que les militaires les ont arretés,un chiffre que le pouvoir lui-meme reconnait en etre responsabile(voir a ce sujet le combat des familles de disparus)
    2)-mettre en place une commission d’enquete qui définira les responsabilités des uns et des autres




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  • moudi
    5 août 2011 at 22 h 57 min - Reply

    LA PREMIERE VIOLENCE ET LE PREMIER ACTE TERRORISTE EST L’ANNULATION DES PREMIERES ELECTIONS LIBRES DU 26-12-91 !
    A CHAQUE FOIS QU’ON PARLE DE LA DECENNIE NOIRE LA PREMIERE CHOSE QUE L’ON DOIT EVOQUER EST L’ACTE TERRORISTE DU POUVOIR A SAVOIR L’ANNULATION DES ELECTIONS …TOUT CE QUI SUIVRA DE LA PART DES MILITANTS DU FIS N’EST QU’UNE REACTION TOUT A FAIT LEGITIME .




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  • doulay
    5 août 2011 at 23 h 17 min - Reply

    Analyse très juste et pertinente. Quelle pourrait-être la solution après ce carnage qui a plongé le peuple dans une espèce de lassitude et de renoncement ? La seule façon pacifique de lutter contre la junte au pouvoir serait de déclencher une grève générale illimitée, une désobéissance civile avec paralysie totale du pays! Le pouvoir ne tiendrait pas une semaine et bon débarras. Une pensée particulière à Saïd Mekbel Allah Yerehmou et sa famille !!!




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  • ventre – creux
    5 août 2011 at 23 h 53 min - Reply

    en 1994 un commando composé d´officiers de DRS et des HDT a attaqué les familles des militants et sympatisants du FIS de cherchel. habillés en afghans ils frappaient aux portes en disant ouvrez nous sommes (les ikhoua) les fréres, c´est a dire les musulmans! ensuite , ils égorgeaient tous les membres de la famille, hommes,femmes et enfants. en une semaine ,ils ont tué plus de cent quatre-vingts personnes. les médias algeriens n´ont jamais parlé de ce massacre. un commando a été largué par hélicoptére. deux hameaux ont été complétement massacrés, les habitants de maisons isolées dans les montagnes , soupconnés de soutenir les groupes armés,étaient tous assassinés,il était plus d´autant plus facile ensuite de dire que c´étaient des crimes terroristes. les hommes de main de smain lamari, de la société de formation des terroristes. on cache pas le soleil avec un tamis.




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  • Nazim
    6 août 2011 at 0 h 41 min - Reply

    D’où qu’elle vienne, la violence est inacceptable.
    Il n’y a pas de violence «légitime». Au risque de s’enfermer dans un cercle infernal où la violence appellera toujours la violence et d’où l’on n’en sortira jamais.
    La violence qui se légitime par l’injustice subie, entrainera rapidement elle-même d’autres injustices toutes aussi préjudiciables.
    La violence est une fausse force, la Justice est une vraie. C’est pour ça qu’il faut la cultiver.




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  • ventre – creux
    6 août 2011 at 0 h 56 min - Reply

    les généraux DAF (ould el hram)hizb-franca. mohamed lamari, smain lamari,larbi belkhier,chengriha,hamana, le plus grand saguinaire fodil cherif, ect… sont derriére la tuerie de rais,bentalha,douar zaitria,lakhdaria. surtout le massacre prémédité de bentalha.




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  • abon
    6 août 2011 at 2 h 27 min - Reply

    Le peuple a été floué et abusé il est essentielle que les responsables fassent leur mea-culpa. Réconciliation d’accord mais comment se réconcilier lorsque les familles des victimes de quelque camps que se soit n’arrivent pas à faire le deuil de leur disparu ; lorsque l’ouvrier, l’étudiant ou l’enfant portant son cartable passe de vie à trépas pour le seul motif qu’il était au mauvais endroit au mauvais moment ; si le FIS qui s’est effectivement placé en tête des suffrages du 26/12/91 avait été sur de son aura, avait proposait la désobéissance civil, le pays ne serait pas aujourd’hui piloté par le FLN qui avait recueilli moins de cinq % ; tout comme il est regrettable plus tard que des voix comme celle de Feu Hachani dont l’assassina reste inavoué, ou celle de feu Nahnah n’aient pas été entendues. Même chez les généraux, tous ne sont pas à mettre dans un même sac, et pour ne citer que Monsieur Zeroual, dommage que son appel à la Rahma n’a pas été pris comme sortie de crise et encouragé par la base, comme n’a pas été écouté la voie de Aït-Ahmed au lendemain du premier et dernier tour ; c’est aussi pour dire que des honnêtes gens, il y en a eu et il y en a dans ce pays, une pensée particulière à feu Djilali-Liabes, Said Mekbel et les milliers d’Algériens et d’Algériennes, tout comme nombre d’étranger qui se trouvaient là, souvent pour fuir une autre misère. Non la violence engendre la violence et dans ce contexte, c’est la raison de celui qui détient les meilleures armes ; dans le cas de l’Algérie, les richesses du pays profite à l’étranger, ils l’ont acheté; pour le reste, ils détiennent l’artillerie lourde pour contenir le peuple car face à une armée envahissante, je doute que nos généraux-major puissent contenir un envahisseur quelconque. S’il est une chose qui est sure pour tous, c’est que la crasse est autant dans les camps qui détient les rênes que celui qui a essayé de les lui arracher ; et si l’Allemagne et la France sont aujourd’hui complice, tout comme les USA et la RUSSIE, demain Palestine et Israël, ce n’est pas en s’affrontant sur des champs de bataille mais à travers le dialogue. C’est en tout cas mon avis de citoyen apolitique. Salam 3alikoum Djamii3en- et Bessaha Siamkoum avec une dernière pensée pour tous les Chouhadas et Chahidates. Vive l’Algérie.




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  • Sadek
    6 août 2011 at 3 h 03 min - Reply

    Mr. Benchenouf,
    Rien à rajouter à lecture que vous venez de faire de cet épisode douloureux!
    Même ceux qui prétendaient représenter le peuple n’ont pas sus comment faire éviter au peuple les abimes de cette décennie rouge.
    Je me souviens qu’au moment où Hachani Allah Yarrahmou tentait de calmer les esprits après le premier le tour des législatives, un certain Moghni (député FIS de Bab El Oued) mettait de l’eau dans le moulin des éradicateurs en faisant la une des chaînes de télé Françaises par sa déclaration dans laquelle il disait en substance que la démocratie n’était pas une fin en soit pour le FIS et que le but ultime était la prise du pouvoir.




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  • Sid-Ahmed Ouadah
    6 août 2011 at 11 h 52 min - Reply

    Très juste analyse en ce qu’elle ne fait de concession à personne.
    La stratégie de la tension (cf l’exemple italien avec les « Brigades rouges » manipulées par le Sismi, les services secrets de l’armée) qu’a mise en oeuvre l’armée algérienne était décelable dès l’épisode de l’occupation des places d’Alger par les membres du FIS. Comment un parti politique peut-il ne pas se méfier d’un premier Ministre (M. Hamrouche qui déclarait que pour se débarrasser du FLN qui sabotait ses velléités de réforme, il fallait lui mettre dans les pattes « des plus voyous que lui » -sic) ? Peut-on être naïf au point d’inviter le colonel Smaïn Lamari aux réunions du Madjless Ech-choura (du Fis) et de croire qu’ainsi on montre la pureté de ses intentions ? Lequel colonel leur soufflera qu’il convenait plutôt de marcher sur El Mouradia… ce que le Fis fera !
    La vérité (que l’article rappelle courageusement) est que pour que la stratégie (criminelle) de la tension réussisse, il faut être au moins deux : un manipulateur retors, sans états d’âme et un manipulé demeuré au stade infantile de la politique. Les services de l’armée algérienne ont de qui tenir (5° Bureau, KGB, Stasi, Securitate…) alors que le Fis était un pachyderme sans cervelle. En réalité, le Fis ne faisait que singer le Fln (dont étaient issus tous ses chefs et les trois quarts de son encadrement moyen); il ne promettait rien de plus aux Algériens qu’un système FLN bis, teinté de religiosité rétrograde et absolument sourd aux nécessités de la vie moderne.
    (De manière générale, d’ailleurs, n’est-ce pas le lot de ces mouvements islamistes que de servir -en tout cas d’avoir longtemps servi- de masse de manoeuvre aux intérêts US et à ceux des indus-occupants de la Palestine, ces « passants à la parole passagère » comme disait M. Darwich ?)
    L’islamisme politique a besoin d’un grand aggiornamento, une mise à jour, dans la définition de ses objectifs et de sa stratégie politiques. L’AKP, En Nahda de Rached Ghannouchi, les Frères musulmans égyptiens (qui viennent, moment capital, de séparer l’action politique de l’action strictement religieuse) indiquent que cet aggiornamento est déjà à l’oeuvre.
    Cela étant, je partage complètement le point de vue de l’auteur de l’article sur la terrifiante manipulation dont a fait l’objet le peuple algérien dans son ensemble, sur la lâcheté ignoble des pseudo-intellectuels qui, des deux côtés de la mer, s’assemblent et se ressemblent parce qu’ils ont troqué leur conscience contre un plat de lentilles.




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  • ventre – creux
    6 août 2011 at 14 h 29 min - Reply

    ya ibed allah il faut dire la vérité, il ne faut pas être hypocrite (hachakoum) allah wala yestha min-el haq. (la rahma de liamine zerouel pour qui, la rahma avec qui?. avec la société nationale de formation de térroristes. wache men rahma comme le massacre de bentalha,le soir de la tuerie un hélicoptére tournait au dessus de bentalha, il effectuait une mission spéciale,il filmait le massacre pour en transmettre les images a la base de cherega ou même au MDN ce qui veut dire tout le commandemant des DAF criminels et assassins pouvait suivre la tuerie en direct. ces généraux DAF criminels et assassin sont toujours la?. on peut tromper une personne mille fois,on peut tromper mille personnes une fois, mais on ne peut pas tromper mille personnes,mille fois. salam aleikoum wa rahmat allah.




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  • W A H I D
    6 août 2011 at 16 h 10 min - Reply

    Ecouter cette vidéo, un échantillon de l’opinion nationale sur ce qui s’est passé en Algérie.

    http://www.youtube.com/watch?v=qwjkf2EbjAM&feature=player_embedded#at=11

    =====================================
    Merci, cher Wahid pour cette vidéo très expressive. Des jeunes, abandonnés, brisés, marginalisés par la voyoucratie et qui ont mieux compris la triste situation du pays que certains « intellectuels » et autres ex-fonctionnaires du Front de liquidation Nationale qui se permettent sous couvert de l’anonymat, de donner des leçons de patriotisme et de « géostratégie » au peuple qu’ils traitent de « ghachi ».
    Salah-Eddine SIDHOUM




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  • Imil Chil
    7 août 2011 at 1 h 25 min - Reply

    la vérité éclatera tôt ou tard pour le reste du monde et on saura qui a tué qui….
    ce que retient maintenant le monde sur l’algérie c’est le chiffre de 200.000 morts durant la décenie 90 et non le chiffre du million de martyrs pour la libération de l’Algérie.




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  • fateh
    7 août 2011 at 1 h 58 min - Reply

    Il me semble qu’en cas de soulevement populaire la premiere chose a eviter et de porter les armes….la faute monumentale du FIS est de s’etre arroge le droit de defendre un acquis legal en prenant les armes…Abassi Madani a bien reconnu sur la chaine aldjazeera sa responsabilite quand aux consequences de cet acte irreflechit. Aujourdhui l’exemple SYRIEN doit nous servir de lecon. Il est claire que ,malgre toutes les provocations du pouvoir allaouite ,le peuple SYRIEN dans sa majorite ainsi que les OULEMAS ont repondu positivement que leur demarche s’inscrit dans la revendication de la liberte et des droits fondamentaux sans tomber dans le piege du pouvoir qui ruse par la provocation…Malheureusement les leaders du FIS assoife comme ils etaient de vengeance n’ont pas vu le piege tendu par les criminels du pouvoir et leurs ont fourni un alibi legitime que ce meme pouvoir utilise a ce jour -cad- 20 ans apres…




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    • malik
      2 octobre 2014 at 13 h 37 min - Reply

      de quelle syrie vous parlez. ils provoquent????




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  • le damné dalgerie
    7 août 2011 at 9 h 44 min - Reply

    Saha ramdankoum, cher monsieur Sidhoum j aime bien le logo de Front de Liquidation National, mais ce front de liquidation a su se servir et manipuler une Force Islamique de Soutient , On sait tous que c est les DAF et certain militaire corrompu qui ont créée la violence terroriste afin de retirer le peuple de la vie politique, bien avant ils utilisaient l’estomac mais comme le peuple en avait marre il fallait qu’il bouge et chercher un autre moyen de défense afin de récupérer le pays, mais wled lahram ont vu venir un mouvement engendré par le discours de Chadli si je me rappelle bien un certain 28 septembre 88 , alors ces DAF elharka les pions de la france ou hizb franca ou appelez les comme vous voulez mais de grâce que des qualificatifs dérivés de démon chwaten ,leklab etc etc, alors ils ont devancé le peuple en utilisant l’islam qui est ,a ne pas jouer avec,car c’est sensible , moi même j’ai applaudis la création du FIS ,comme je travaille dans un milieu d’information j ai remarqué que tous les gros ventre du fln se sont doté de kamis et barbe , au fil des mois je remarque que les sois disant, pas musulman, mais islamistes , ne reflète en rien notre noble religion ni la noblesse de notre prophète saaws, depuis je fais mes prière seul juste apres qu’ils finissent , j ai eu des menaces de mort de la part de mes collegue , juste parceque je ne partage pas avec eux les idées sanguinaire et destructrice, sans toutefois oublier mon apparence qui est sans barbes et kamis . Conjointement fis fln qu’on appellait le fis du fln , le fis ont eu une promesse de partage de pouvoir le fln ont eu des garanties du fis qu’ils vont terroriser et tuer le peuple , d’ou les grand massacre exécuté par les intégriste dirigés par les daf , en l’occurrence les chefs elpara et les autres , qui reçoivent les ordres du mdn ces derniers leurs groupes sont pas des militaires mais de simple sympathisant du fis , a celui qui réfléchie un peu , peut se poser la question ‘pourquoi la concorde nationnal, ? la reponse est , puisque ces criminels sont manipulés par le pouvoir ils deviennent des fonctionnaires avec des machines de fabrication de cadavres, alors de ce fait le pouvoir veut les blanchir ,résultat est que un repentis criminel qui a tué un citoyen et bien le parent de la victime ne peut rien reprocher a l’assassin , on deduit que laab hmida racham hmida resulatat lebled rahet fiha.

    Le pardon ne se consomme que sur la reconnaissance.
    Salam




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  • Arezki
    7 août 2011 at 19 h 58 min - Reply

    Ils ont abimé les générations présentes et futures par cette corruption instaurée sur tous les pans de la société. Le repére qui sépare le blé de l’ivraie n y est plus.




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  • raxier
    8 août 2011 at 0 h 27 min - Reply

    Mais le plus effrayant, c’ est qu ils detiennent toujours le pouvoir et leurs suppletifs( ex miliciens )sont partout dans les administrations , ils ont crees des entreprises, ils sont pères de famille, ils sont dans les consulats, dans les ambassades,leur progeniture se pavanent dans des palaces ou PDG de société privés, ils ont construits des chateaux avec des salaires de mercenaires que les militaires leur ont octroyés, Le pouvoir s’ est montré d’ une generosité illimitée avec ces monstres, qui ont sur la conscience les assassinats de milliers d’innocents sans defense, ces bourreaux , aujourd hui, ont le droit de vie ou de mort sur tous les citoyens.Comment peut on vivre normalement quand on a tués des innocents par milliers ?Cela fait froid dans le dos de savoir que l’ on est gouverné par des criminels.




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  • aboumossab
    8 août 2011 at 1 h 05 min - Reply

    A lire ces commentaires, j’ai l’impression que les auteurs sont jeunes, ou bien des gens vieux qui commencent à devenir amnésiques. Dire que le FIS a été pour 3/4 FLN, écervelé, manipulé etc., n’est pas tout à fait vrai. Car à cette époque démocratique, des années 89-90, le FIS était le seul front, et non parti, capable de déloger le pouvoir. Les partis soi disant démocratiques, n’avaient aucune assise populaire, et n’essayaient même pas de l’avoir, car ne voulant pas inscrire les constances de l’identité du peuple algérien dans leur programme. Je parle ici, d’islam surtout, car quoi qu’en dise, c’est le repère fondamental de n’importe quel musulman, qu’il soit turque, indonésien , ghanéen ou algérien.
    Maintenant, pour revenir à cette époque, d’avant les élections, et même bien avant, je me souviens que le journal télévisé commençait toujours par des profanations des tombes de chouhadas, d’interdictions de galas, et j’en passe; et qu’il ne fallait pas chercher de suspect, car l’inculpé est déjà désigné; c’est le FIS.
    Je me souviens également, que lors d’un débat telévisé entre Abdelhamid Mehri et Abbassi Madani, à une question du patron du FLN, que comment se fait-il, qu’à chaque émeute, le FIS arrive à disperser les gens; Abassi Madani, avait répondu que c’est les Moukhabarates qui essaye d’embraser la situation; et que nous accourons, à chaque fois, pour l’éteindre.
    Une fois, le processus démocratique interrompu, et le FIS décapité; il n’y avait plus personne pour arrêter le processus de destruction de l’algérie.
    Car, les partis de l’opposition, pensaient, justement, qu’ils pouvaient tirer profit de cette guerre qui opposent « la peste au choléra ».




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  • Ettaki
    8 août 2011 at 2 h 10 min - Reply

    Salam wa saha ramdhnkoum
    Le seul rempart pour une revolution en Algerie c’est le pesident BOUTEFLIKA el metkki eli ma yadhahak ma yebbaki,ma yassok ma yeffok.Ya rais kheli blastek endhefa kima Zinedine Zidane ,WELI FATOU WAKTOU MA YATMAA FI WAKT ENNAS………..




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  • batni
    8 août 2011 at 2 h 18 min - Reply

    A aboumossab, saha ftourek,
    Les islamistes ont toujours étés utilisés par les pouvoirs scelérats pour mettre un frein aux aspirations légitimes des peuples a la démocratie. Le Pakistan avec l’ISI(Service secret) qui manipule les groupes islamistes, l’égypte avec l’armée de Tantaoui qui manipule les confreries des frêres musulmans, le Soudan de Omar El Bachir avec le Service national de la sûreté et du renseignement qui manipule les islamistes de Tourabi pour terroriser le peuple, l’Algérie avec le groupe d’Oudja et les Mercenaires Algériens de l’Armée Francaise (MAAF) qui ont manipulés les islamistes du FIS pour bloquer l’aspiration des Algériens a une vie digne dans un pays moderne et social.
    Oussama ben Laden l’islamiste n’est-il pas une création des service secret Américain?.

    Ne trouvez-vous pas étranges que la majorité des leaders Islamistes ont passés plusieurs années a Londres, Washington, New-York, Paris etc..?

    Allah Yahdina et Saha Ftourek

    Mes respects,




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  • hadala
    8 août 2011 at 11 h 24 min - Reply

    cet article me parait trop théorique; il faut l’appuyer par des faits et citer des noms que ce soit du cote des criminels ou des victimes, il faut dénoncer cette junte par leur noms
    c’est comme ca qu’on peut faire découvrir la réalité et surtout pour les jeunes qui n’ont pas vécu cette période;
    la théorie s’oublie mais les noms restent greffer dans la mémoire
    j’espère que l’écrivain de cet article publiera une révision de celui ci




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  • SAID
    8 août 2011 at 11 h 38 min - Reply

    Mon cher Djamal,

    J’aurais voulu, pour completer ton article bien « documenté », que tu nous ajoutes l’interview de madani mezrag dans laquelle il reconnait avoir achevé de sang froid, un soldat, pour lui prendre son arme. c’est un acteur principal du complot. Ainsi chacun pourra faire son appréciation.
    salam alikoum




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  • SAID
    8 août 2011 at 14 h 18 min - Reply

    @ Sadek

    Merci mon frere pour ce rappel « historique ». Celà prouve qu’il y’a encore des algeriens qui se souviennent bien de la « SAGESSE » de ceux qui ont gagné les élections et qui nous préparaient un avenir bien islamique.
    Med SAID nous avait aussi prévenu de nous préparer à changer nos habitudes alimentaires et vestimentaires, comme prélude à leur prise de pouvoir.




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  • yaala
    9 août 2011 at 1 h 44 min - Reply

    vous avez la mémoire courte, monsieur qui dit que la violence a commencé avec l’arrêt du processus électoral de 1991…. non elle a commencé quand on stoppé la vie de Messali Hadj… de ferhat abbas : les vrais patriotes. Allah yarhamhoum waykhallas lliqatalhoum…




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  • hakimM
    9 août 2011 at 22 h 32 min - Reply

    Le Vietnam a vécu deux guerres et même plus, mais il a remporte la victoire avec des centaines de milliers de morts.
    L’Algérie a eu plus de 200 000 morts, de la corruption record, de l’incompétence flagrante, de la destruction, mais ceux qui ont commis tout cela ne sont pas partis et ils ont toujours le pouvoir et la machine de guerre méthodique. Les partis traitres, les generaux DAF assassins, les opportunistes corrompus occupent tout l’espace et le peuple n’occupe aucune rue.
    Notre film a un commencement, mais jamais de suite et de fin, c’est toujours des recommencements, suivis de silences complices, voir de blabla épée dans l’eau.




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  • Ali Menter
    10 août 2011 at 8 h 58 min - Reply

    Bonne analyse nous à somme la croisé des chemins d’un chemin de croix…Sans entrer dans les subtilité de lutte au sommet qui se résume en fait à savoir qui du DRS(en gros) ou de Bouteflika et son clan aura le dernier mot.Connaissant la taille des deux protagonistes c’est à la fois un combat de nains dans un pays de géant et une lutte à mort qui ressuscite le paradigme primauté du politique sur le militaire dans sa version la plus « cheap ».Mohamed Boudiaf avait pédagogiquement parlé de décideurs ce qui lui a sûrement coûté la vie, il allait faire la lumière sue « le cabinet noir » qui par définition sent mauvais jusqu’à la pestilence de corps en décomposition et avait été clair dès sa décente d’avion avec son retentissant »l’ennemi d’hier et celui d’aujourd’hui ».
    Les DAF et leurs bras armé le DRS l’ont exécuté.Toufik Mediene n’est pas DAF mais assimilé recruté et formé par Belkheir pour mettre mettre tout l’appareil sécuritaire du pays à leur botte (sans jeu de mot ).Belkheir disparu, Toufik Mediene devient le « parrain » et reprend l’ignominieux travaille de sape de son mentor.Le 11 septembre selon les mémoires de l’ex-patron de la CIA il était dans son bureau à Langley et au Pentagone.Une visite d’amitié et de travail sûrement! …Qu’y faisait-il si ce n’est « vendre » du renseignement, faire son rapport prêter allégeance ou les trois? Le mystère sera dévoilé un jour sur …wiki leaks avec album foto de ce grand moment!A partir de là tout s’explique l’affaire condor, la base américaine, le centre d’écoute de Tamanarasset,l’affaire Sonatrach etc Que faire comme dirait Lenine? Attendre l’ultime décantation qui ne saurait tarder par pesanteur biologique ou que les loups se mangent entre eux…Pourvu que l’on ne servent plus d’agneaux! Il reste bien sur le TPI et la fins peu glorieuse pour les pires criminels de l’histoire…Cela ne saurait tarder…




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  • bouder
    14 août 2016 at 23 h 47 min - Reply

    je pense que notre pays a besoin d’une meilleure gestion dans les domaines de l’éducation et surtout une meilleure pédagogie à l’enseignement car la base fondamentale d’un jeune pays comme l’Algérie c’est de le renforcer par le biais d’une meilleures éducations universelles.Afin de contré et éviter d ‘éventuelles crises à l’avenir .
    A noter aussi que notre pays est principalement exportateur de richesses minières
    et importateurs en grandes majorités.
    RÉVEILLONS NOUS ???




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  • bouder
    15 août 2016 at 0 h 14 min - Reply

    RÉVEILLONS NOUS?ET N’OUBLIONS PAS L’HISTOIRE!!! car l’histoire c’est une longue expérience…..




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  • Congrès du Changement Démocratique