Édition du
25 March 2017

Les beggarines tiennent à leur parking, les citoyens à leur Bois!

Photo : La porte d’entrée d’un appartement fracassée par les policiers.

Bois des Pins (Hydra) : Mon sang contre mon bois !

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte

El Watan le 05.08.11

 

 

Des agents des forces de l’ordre par dizaines et des véhicules des brigades antiémeute stationnés devant l’école Fatma n’Soumer qui surplombe le quartier des Bois des Pins à Hydra. Des groupes de policiers aux aguets se tiennent à l’embouchure de la terrasse qui mènent aux immeubles sur laquelle les habitants, hommes et femmes, de tout âge sont réunis.

Portes d’entrée fracassées, fenêtres brisées, débris de verre et des pierres jonchent le sol et l’effarement dans les yeux des habitants dont les demeures ont été «violées». «Violée, oui, tout à fait», insiste une dame dans l’embrasure d’une porte. «Lorsqu’on s’introduit chez les gens à 5h du matin, sans mandat de perquisition, qu’on se fait malmener, il s’agit de violation de domicile», s’indigne-t-elle. «Venez donc voir ma mère, âgée de 82 ans, malade et hémiplégique, qu’on a bousculée, je ne pardonnerai jamais», poursuit-elle, un voile sur la tête. «On a voulu emmener mon fils de 14 ans qui paraît plus âgé», s’écrie une autre dame, en colère. «On nous a insultés, Nass douar (montagnards), qu’ils disaient, moi qui vient de Sidi Yahia», s’exclame-t-elle encore. «Sans oublier ce que la pudeur m’empêche de répéter», s’irrite une dame. Violente riposte des agents de police face à l’opposition des jeunes du quartier, réveillés par «les bruits d’un engin mécanique» et qui ont essayé d’empêcher la poursuite des travaux.

Les habitants de la cité Bois des Pins se battent depuis début juillet dernier contre le saccage d’un espace vert qui a accueilli leurs jeux d’enfant et qui est rempli de souvenirs de jeunesse. Des arbres centenaires sont abattus pour céder la place à la construction d’un parking. Un résidant du quartier souligne l’absence de plaque d’identification du projet, «obligatoire, qui devrait préciser le numéro de permis de construire» et l’absence d’étude et d’enquête commodo et incommodo. Un second habitant dénonce un trafic de tuf (matériel de construction) qui serait «volé et expédié par camions». «Quel genre de chantier est gardé par les forces de l’ordre ? Où a-t-on vu ça ?» se demande-t-il. Au fond de la terrasse, des traces de sang mènent jusqu’au dernier bâtiment. «Regardez, le sang de Ghanou. Ils l’ont traîné, blessé et emmené avec eux», affirme-t-on.

Depuis, on est sans nouvelle d’Abdelghani Henni, 62 ans, porte-parole du comité des sages de la cité, selon le quotidien l’Expression. Il serait journaliste de profession, selon les habitants. Vers 9h, une délégation de la police a demandé la désignation de représentants du comité des sages, invités à rencontrer le chef de cabinet de la daïra de Bir Mourad Raïs ainsi que le chef du projet. Saïd ayant fait partie des représentants raconte, visiblement ébranlé mais déterminé, leurs pourparlers. «Nous avons d’abord exigé l’arrêt immédiat du chantier, forts de 4000 signataires contre ce projet, le retour ce soir même de Abdelghani, sans quoi nous promettons qu’après la prière du soir (tarawih), nguelbouha», déclare-t-il en frappant du poing sur la table. «Il y a deux catégories d’habitants à Hydra ! La première classe et la seconde classe. Oui, il faut parler de classe, maintenant !» insiste un second habitant.

«Il y a les milliardaires et nous, incertains d’avoir de quoi manger le lendemain», explique-t-il en évoquant comme preuve le mépris avec lequel on leur retire leur dû. «J’habite ici depuis cinquante ans, avec cinq frères», renchérit son voisin. En effet, il n’est pas rare que ces appartements exigus accueillent plusieurs familles, mais fières : «Jamais, nous n’avons osé demander quelque chose, ni khedma (emploi) ni sekna (habitat), alors que nous sommes à deux pas de la Sonatrach», clame-t-on. Plusieurs plaintes ont été déposées au tribunal de Bir Mourad Raïs ayant trait à la légalité des travaux ainsi que sur la propriété du terrain. Le verdict devrait tomber le 8 août. Abdelghani Henni serait hospitalisé, en réanimation à l’hôpital Mustapha, selon les dernières nouvelles. Contacté par téléphone, ni le chef de daïra ni la sûreté de wilaya d’Alger n’ont donné de réponse.

Zouheir Aït Mouhoub

Nombre de lectures : 6151
12 Commentaires sur cet article

LAISSER UN COMMENTAIRE

*

*

  • Les beggarines tiennent à leur parking, les citoyens à leur Bois!
    5 août 2011 at 12 h 59 min - Reply

    […] Le Quotidien d’Algérie Tags: Beggarines, bois, citoyens, LEUR, parking, tiennent […]




    0
  • amel
    5 août 2011 at 14 h 29 min - Reply

    La cité bois-des pins fait honte à la nomenklatura dont les somptueuses demeures avec piscines et zoo ne peuvent s’accommoder d’un environnement de constructions indigentes et de populations au train de vie des plus précaires
    Aujourd’ui ,c’est le bois qu’on dégarni,demain ça sera la cité toute entière qui sera démolie;;;;;;pour utilité publique ,avec armada de policiers ,peut-être même avec l’aide du GIGN français




    0
  • Alilou
    5 août 2011 at 16 h 12 min - Reply

    and So ?! on n’a qu’a se revolter et a sortir comme les autres peuples du monde qui en ont marre des beggarins.

    Les syriens sont entrain de faire la leur, les libyens sont au debut de la fin du criminel keddafi, les egyptiens jugent leurs bourreaux d’hier, les tunisiens premiers de la classe et nous ??? on attend le MESSIE….?




    0
  • salay
    5 août 2011 at 18 h 13 min - Reply

    Cinquante après, le clan d’Oujda nettoie Alger. La délocalisation des populations locales a commencé avec les troupes des frontières l’été 1962 avec l’entrée des frontaliers marocains et tunisiens en mercenaires auxiliaires. Durant la dernière décennie, le transfert de population est plus franc. Des cités gigantesques dans des villes dortoirs comme Bab Ezzouar préparent des lendemains infernaux. La mafia du foncier aidé par la police de répression se charge de vider des quartiers comme Diar Echems, Zaatcha, Bois des pins…en attendant de raser la Casbah, Bab El Oued…pour s’adonner à son sport favori




    0
  • Baya
    6 août 2011 at 0 h 25 min - Reply

    fille de ce quartier depuis ma naissance, mon pere l’un des plus vieux locataire,depuis 1961, agé de 84ans,et plein d’autres locataire de ce magnifique cartier bien que simple dans notre façon de vivre nous avons tjrs tété freres et soeurs, comment ça se fait que ce baeu cartier par ses coutumes sa serenité et son apaisement se trensforme en une boule de feu du jr au lendemain, je ne sais d’ou ce parking nous et tomber sur la tête, comment on peux detruire tte une forêt qui abriter des arbres centenaires , nous qui avons grandit et jouer dans ce beau jardin que nous avions volue garder sauvage sur sa nature et réajouter quelques arbres pour mieux le garnir et rajouter de sa beauté. ou sont les autorités??? ou sont les responsables de l’environnement??? ou sont les gardiens des espaces vert??? comment peut on pietiner les lois si l’on est pas bien placé et trés bien soutenue par je ne sais qui!!!! on est entrain de voir et avoir la conviction que l’interêt personnel prime sur l’interêt général. soyez donc sure que nous citoyens de bois des pins , hommes et femmes nous serions plus que jamais solidaire a protéger ce que nous pensions être notre espace vert, notre poumons, vous avez assez bouffer et squoiter de ce beau pays que par moment nous pensions qu’il n4appartient qu’a une certaine cathégorie de ce peuple.mais ne vous en faites pas tant qu’il ya des hommes et des femmes vous ne pouriez rien faire.




    0
  • clandestin
    6 août 2011 at 10 h 41 min - Reply

    Quand on voit moubarak et ses fistons en cage et qu’ils sont accuser entre autres , d’avoir assasiner des manifestants , et que nos dirigeants ne se sont pas remis en question quand à leurs reactions face à des manifestations , ya de quoi etre inquiets ! Voir la violence avec laquelle on a reprimé la population de bois des pins qui ne fait que revendiquer à la manière des « verts » ou des associations ecolos , un minuscule espace vert qui « naturellemnt » parlant, leur appartient et leur revient de droit !Quand on voit cette grand mere avec un oeil au beurre noir ,et quand on lit la violence avec laquelle les forces de l’ordre ont procédé ,defonce des portes ,violations de domiciles et protection des engins pour continuer les travaux ,quel combat inegal!On s’imagine alors des revendications avec bcp plus d ‘exigence politique à la manière des revoltes arabes ,je suppose que si il y aura derapages et affrontements avec engrenage dans une spirale violente , nous aurons 1 million et demi de morts coté manifestants pas en 7 ans… mais en 7 mois! Helas , nous sommes conditionnés dans la violence .
    La wilaya d ‘ALger vient d expliquer que c est effectivement un parking qui va etre construit , oui mais c est grave ya les gestionnaires! de choisir un petit bois
    d une cité populaire pour le polluer et une fois le parking
    construit , chaque matin quand les automobilistes viendront chauffer leurs vehicules pour demarrer et rejoindre immediatement les encombrements et les bouchons de sidi yahia , birmandreis et d hydra , des millions de toxines et de gazs carboniques toxiques vont etres respirés à jeun par les gens de la cité de l’ex bois des pins par les femmes, enfants et hommes .
    Nous sommes en 2011 ya bougelb ! , dommage on est pas au moyen age , sait on jamais on aurait eu un Robin des bois des pins!




    0
  • Rédaction LQA
    6 août 2011 at 13 h 00 min - Reply

    Cité Bois des Pins à alger : Les habitants vivent encore le cauchemar
    El Watan le 06.08.11

    Le traumatisme des habitants est à la mesure de la brutalité de l’assaut donné par les forces de l’ordre dans la nuit de mercredi à jeudi.

    La cité Bois des Pins est en émoi. Ses 5000 locataires ne sont pas prêts à se remettre de leur cauchemar de jeudi matin. Depuis des semaines que dure le conflit ayant trait à la construction d’un parking au cœur de la cité, c’est la première fois que les affrontements connaissent cette violence.Le bilan est de 27 blessés dans «les rangs» des citoyens. En sus, il a été enregistré deux arrestations : celles du journaliste Abdelghani Henni, 62 ans, auquel il a été prodigué 32 points de suture, ainsi que celle de Tewfik, la vingtaine. «Ils sont en grève de la faim», affirme Mohamed, un riverain.

    Il est plus de 14h, en ce vendredi, aux abords des immeubles de la cité. Une dizaine d’hommes s’activent, occupés à déblayer les gravats et les tessons qui jonchent le sol. «Nous sommes encore sous le choc», lance Saïd, la soixantaine.
    Leur traumatisme est à la mesure de la brutalité de l’assaut donné par les forces de l’ordre dans la nuit de mercredi à jeudi. Et tout peut témoigner de cette violence : vitres brisées, portes défoncées, balles en caoutchouc, douilles de balles réelles, briques et autres projectiles traînant çà et là… «Même les boîtes aux lettres n’ont pas été épargnées», commente Mohamed. «Mais qu’attendre d’autre puisque même les femmes ont été prises pour cibles ?» s’indigne un père de famille. «Ils ont déshabillé une voisine sous prétexte de la fouiller, ici même, devant la cage», poursuit-il en montrant le préau donnant sur Bois des Pins, aujourd’hui chantier poussiéreux.

    «Ils voulaient s’en prendre aux femmes de la cité»

    De nombreuses femmes et jeunes filles frissonnent encore à l’évocation de ces quelques heures. «Nous étions seules à la maison. Trois femmes et notre grand-mère, âgée de 92 ans», relate, au bord des larmes, Feriel. Sur la porte d’entrée de son logement, de larges traces noires, des empreintes de semelles. «Porte blindée. Ils n’ont pas pu la défoncer facilement», explique-t-elle. «Très tôt le matin, nous avons entendu du boucan sur le seuil. Puis le bruit de rangers qui s’acharnaient sur notre porte. D’un coup, une vingtaine de policiers ont envahi le salon, puis les chambres», poursuit la jeune fille, blême.

    «Ma grand-mère a tenté de s’interposer, mais ils l’ont violemment empoignée et ils l’ont poussée dans la salle de bains. Regardez, la machine à laver garde encore les traces de l’impact», s’emporte-t-elle en montrant la crevasse qui parcourt l’appareil. Puis les insultes et les menaces ont fusé. «En vitupérant, ils ont fouillé de fond en comble les chambres à la recherche de garçons. Puis quelques-uns ont menacé de nous frapper», raconte Feriel. Elle s’interrompt, s’éclaircit la gorge et ajoute : «Ils ont juré de violer toutes les femmes de la cité.» Et les récits similaires, rapportant de telles intimidations, sont légion.

    «Des dons Quichottes qui n’ont rien à perdre»

    L’indignation et la colère sont à leur paroxysme. Réunis dans l’appartement de Saïd, une dizaine de riverains discutent avec animation. D’autant plus qu’une invitée de marque siège à leurs côtés : la moudjahida Fettouma Ouzegane. En compagnie d’autres moudjahidate, elle apporte un soutien appuyé à la cause des habitants de Bois des Pins. «Ils ont déjà bradé toute l’Algérie. Et nous ne les laisserons pas spolier ces 10 000 m². Nous sommes tous là et nous sommes décidés à aller au pire. Nous leur donnons 10 jours pour se rétracter et laisser ces honnêtes citoyens en paix», martèle la moudjahida.
    Et les habitants se disent près à aller jusqu’au bout pour défendre leur parcelle de richesse. «Nous mourrons pour cette forêt !», s’époumone l’un d’eux. «Nous vivons en situation de guerre. Et même si nous sommes des dons Quichottes, nous ne lâcherons rien», conclut son voisin.

    Ghania Lassal




    0
  • Rédaction LQA
    6 août 2011 at 15 h 07 min - Reply

    LUTTE DES CLASSES A HYDRA

    par K. Selim, Le Quotidien d’Oran, 6 août 2011
    La lutte des classes à Hydra ? Certains pourront lire dans le combat des habitants du Bois des Pins, Algériens ordinaires, face à l’autre Hydra, celle du pouvoir et des ambassades, une expression claire de cette lutte des classes qui ne dort jamais.

    Les nantis en Algérie «souffrent» de la proximité des plus pauvres qui viennent un peu déparer leur «paysage» et n’arrivent toujours pas à dégager une nouvelle géographie sociale. Les économistes pourront dire que l’argent – comme dans de grandes villes en Europe – finira toujours par renvoyer les classes pauvres et moyennes vers les périphéries et «libérer» le centre qui deviendrait ainsi socialement plus «homogène».

    A Hydra, on ne semble pas – du moins selon les informations disponibles – vouloir attendre que le temps et le «marché» fassent leur œuvre ; on accélère. Quand une cité populaire perd son bois avec ses arbres centenaires, elle pense, à bon droit, qu’on lui coupe la respiration et qu’on lui dénie le droit d’exister sur ce territoire. Les sociologues et les politologues pourront trouver dans cette affaire des éléments de réflexion sur le pouvoir, l’argent, les classes et l’aménagement du territoire.

    Pour l’instant, ce qu’il faut relever est que les autorités locales, wilayales et nationales ne donnent toujours pas d’informations basiques : quel est ce projet qui justifie que l’on déracine des arbres dans une ville déjà trop bétonnée et polluée, et qui en sont les promoteurs ? Cette absence d’informations suffit à elle seule à susciter l’exaspération des premiers concernés et, bien entendu, une suspicion légitime chez de nombreux Algériens. Le fait est que les choses ont été faites sans ménagement, dans le style «coup de force» et «fait accompli».

    Les pauvres doivent apparemment se taire quand ils vivent sur le territoire de Hydra où ils ne seraient que «tolérés» ! Les autorités, à tous les niveaux, de l’APC au ministère de l’Intérieur, qui ne disent toujours rien, n’ont découvert que dans l’émeute que des habitants existent sur ces lieux. Ces mêmes autorités ne se rendent apparemment même pas compte qu’à Alger – et sans doute en Algérie – l’affaire du Bois des Pins est en train de devenir l’histoire d’un combat épique d’une enclave d’Algériens ordinaires face à des autorités et des puissances opaques qui viennent gâcher leurs vies. Depuis les émeutes de janvier, les autorités veulent montrer qu’il n’y a aucune raison de vouloir faire la révolution en Algérie. Comment ne pas noter dans l’affaire du Bois des Pins une étonnante provocation ? L’absence d’une communication claire et simple sur le projet, sa finalité et ses promoteurs ne fait qu’accentuer ce sentiment de «hogra» que des moudjahidates connues ont dénoncé avec véhémence. Difficile, en effet, au vu de cette béante lacune, de ne pas constater, avec les habitants du Bois des Pins, que la destruction d’un espace vert où des générations ont joué et grandi ne s’est pas faite dans le respect de la règle commune, c’est-à-dire de la loi. En Algérie, l’enquête publique dite «de commodo et incommodo» serait-elle tombée en désuétude, voire devenue inutile ? Il faut rappeler sommairement qu’une telle enquête est destinée à permettre aux autorités de prendre connaissance des avantages et inconvénients qu’un projet peut avoir pour la population.

    Manifestement, on n’a pas jugé utile de mener une telle enquête avant de s’attaquer aux arbres du Bois des Pins. Manifestement, on a estimé que les habitants n’avaient pas droit au chapitre. Manifestement, on se trompe.




    0
  • شعيب
    6 août 2011 at 16 h 22 min - Reply

    quand je vois ce qui se passe, me rappelle ce qui fait l’armée sioniste aux palestiniens quand ils viennent détruire un champs d’olivier de palestiniens, il n y a pas de différence le pouvoir algérien agit de la même façon, ces gents qui gouvernent l’Algérie sont des occupants du territoire et cherchent à profiter au maximum de ses richesses et non de le développer car ils savent bien qu’ils sont partants de ce pays
    il faut nous débarrasser de ces criminels et de ce groupe de oudjda




    0
  • Sabrina
    6 août 2011 at 17 h 10 min - Reply

    Bonjour à vous toutes et tous,
    Je suis à la fois révoltée et attristée de lire à travers ces lignes le triste sort qu`ont réservé les forces du Mal au défunt « Bois des Pins«  et à ses Honorables habitants qui ne font que défendre leur droit fondamental; qui est de vivre dignement dans leur habitation et dans leur paisible quartier, alors qu’ils sont agressés dans leur intimité par les « forces de désordre«  qui détruisent en toute impunité leur environnement boisé avec la complicité bienveillante des autorités qui encouragent leur agents incultes très grassement rémunérés (avec l’argent du contribuable bien évidement ) à commettre ce désastre écologique. Nous sommes de tout cœur avec les habitants du Bois des Pins !
    Pour reprendre les paroles du célébrissime astrophysicien et écologiste d’origine Québécoise Hubert Reeves que j’ai eu l’honneur de saluer lors de sa conférence le 22 Mai 2010; à l’Université de Montréal; à l’occasion de la Journée Internationale de la Biodiversité et qui avait pour thème : L’érosion de la biodiversité de la planète au Québec ;
    En voici le résumé que j’ai précieusement pris en note afin de vous le communiquer mes chers compatriotes, et c’est un message que je dois vous transmettre de la part de Monsieur Reeves avec qui j’ai discuté à la fin de la conférence où il m’avait demandé qu’en est-il de « L’Actualité Écologique en Algérie«  Je lui ai rapporté quelques initiatives citoyennes qui œuvrent pour la prise de conscience de la protection de notre environnement notamment à travers les réseaux sociaux et le mouvement associatif à l’échelle de certaines régions de notre territoire national. Après m’avoir écouté, il m’a parlé de l’initiative de nos voisins Marocains en matière de protection de la biodiversité et il encourage vivement toute action citoyenne en Algérie en faveur de la sauvegarde de l’environnement !
    Pour reprendre le message de la ligue ROC dont il est Président : <>.

    Résumé de la conférence du Docteur Hubert Reeves sur la biodiversité :
    A l’échelle planétaire, nous sommes à l’aire de la sixième extinction ; du fait que l’espèce humaine est victime de sa propre intelligence et saccage sa planète notre salut viendrait de notre volonté de compassion; C’est à dire de notre capacité de sentir la misère des autres et d’apporter des solutions pour retrouver des équilibres naturels grâce notamment à la sauvegarde et à la réhabilitation des espaces verts ( même en bordure des autoroutes, pour assurer les migrations animales et végétales; car chaque mètre-carré compte) , à installer des ruches dans les villes ( car l’espèce des abeilles est menacée par les pesticides !).
    Et voici ce qui ressort des débats :
    -Couper moins les forêts et planter des arbres
    – Installer des projets dans des écoles
    -Avoir recours au compostage
    -Développer les énergies renouvelables pour préserver les ressources naturelles
    J’ajouterais moi-même : développer l’agriculture urbaine (comme c’est le cas à Cuba) au lieu de détruire notre agriculture locale vivrière!
    Pour de plus amples informations : http://www.hubertreeves.info/ecologie.html
    http://www.humanite-et-biodiversite.fr/




    0
  • D B
    6 août 2011 at 17 h 57 min - Reply
  • mouloud
    7 août 2011 at 12 h 55 min - Reply

    Bonjour, je dois quand même préciser une chose, le plus grands firmes qui détruisent le bois ou qui ont déjà détruit le plupart de forêt sont des europèennes, « IKEA? CONFORAMA ETC.. » les énergie renouvelables dont vous faites allusion sont -ils rentables comme moyens de troc? vont -ils vraiment sauver la planète? ou la détruire d’avantage, afaimé la population pour manque de flux financier, je rappel juste une chose, actuellement le pétrole fait vivre plus 1 milliard de pauvre sur l’echèlle planétaire, prenons le cas du nigéria, il suffit juste a cette population précaire d’aller chercher un seau pour ramasser quelques goutes de pétrole et le vendre, vous pensez qu’on peut faire ça avec vos énergie renouvelables? c’est l’invention la plus égoiste qu’elle peut exister sur la planète et pour preuve il suffit juste d’implanter un panneau photovoltaique sur le toi et vous avez votre électricité mais vous manger koi? DE de l’argile dans le jardin ou du sable dans le désert….
    saha ft’ourkoum




    0
  • Congrès du Changement Démocratique