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27 July 2017

Ya Kettal Erouh win Atrouh? ?يا قتّال الروح وين اتروح

http://www-secure.amnesty.org/fr/news-and-updates/guatemalan-former-soldiers-sentenced-6060-years-massacre-2011-08-03

Au Guatemala, des anciens militaires ont écopé de 6 060 années de prison pour leur participation à un massacre

 » href= »http://www-secure.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/guatemala-dead-procession%2003.08.11.JPG » target= »_blank »>Des centaines de milliers de personnes ont été tuées ou ont «disparu» au cours des 36 années de conflit.
Des centaines de milliers de personnes ont été tuées ou ont «disparu» au cours des 36 années de conflit.

© AP GraphicsBank

 » href= »http://www-secure.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/guatemala-dos-erres-clothing%2003.08.11.JPG » target= »_blank »>Nombre d'enfants comptaient parmi les villageois torturés, violés et tués à Dos Erres.
Nombre d’enfants comptaient parmi les villageois torturés, violés et tués à Dos Erres.

© Argentine Forensic Anthropology Team

3 août 2011

Un juge de la ville de Guatemala a condamné mardi 2 août quatre anciens soldats d’une unité d’élite de l’armée à plus de 6 000 ans de prison chacun pour leur rôle dans le massacre perpétré en 1982 dans le village de Dos Erres, dans le nord du pays. 

« Cette condamnation historique laisse à penser que le Guatemala pourrait enfin se tourner vers le chemin de la justice au bénéfice des centaines de milliers de victimes des graves atteintes aux droits humains qui ont marqué la guerre civile, a indiqué Sebastian Elgueta, spécialiste de l’Amérique centrale à Amnesty International.

« Si le massacre de Dos Erres en 1982 a été particulièrement cruel, il n’est que la partie émergée de l’iceberg, et de nombreux crimes contre l’humanité et d’autres graves violations des droits humains doivent encore être résolus au Guatemala, y compris certaines affaires qui n’ont pas encore été ouvertes. »

Le 5 décembre 1982, des soldats d’une unité d’élite guatémaltèque sont entrés dans le village de Dos Erres, dans le département du Petén (nord du pays), et ont torturé et tué 250 hommes, femmes et enfants pendant trois jours avant de raser le village. La plupart des femmes et des jeunes filles ont été violées et de nombreux villageois, les enfants notamment, ont été jetés dans le puits du village.

Les anciens soldats Manuel Pop Sun, Reyes Collin Gualip, Daniel Martínez et le lieutenant Carlos Carías, ont été condamnés à une peine d’emprisonnement de 30 ans pour chaque meurtre et à 30 années supplémentaires pour s’être rendus coupables d’un crime contre l’humanité. Cette décision de justice est surtout symbolique, puisqu’aux termes de la loi guatémaltèque ils ne peuvent purger qu’une peine maximale de 50 ans.

Une commission Vérité soutenue par les Nations unies a établi qu’au cours du conflit interne guatémaltèque, qui a duré 36 ans, quelque 200 000 personnes ont été tuées ou ont « disparu », et que les forces de sécurité ont commis plus de 600 massacres, ciblant principalement les populations indigènes et rurales.

Les autorités ont ouvert une enquête sur le massacre de Dos Erres en 1994, mais les dizaines de recours formés par la défense ont fait traîner cette affaire devant les tribunaux pendant des années.

Les victimes ayant survécu au massacre ont témoigné lors du procès et avaient précédemment raconté à Amnesty International qu’un responsable de la base militaire locale avait ordonné cette opération pour couvrir le viol d’une femme du village par un militaire.

Les soldats condamnés continuent de clamer leur innocence.

« Bien que ce jugement constitue une avancée dans la lutte contre l’impunité au Guatemala, les soldats n’ont pas commis ces crimes de leur propre initiative et les autorités doivent remonter toute la chaîne de commandement afin de déférer à la justice ceux qui les ont planifiés et ordonnés », a indiqué Sebastian Elgueta.

En 2010, Gilberto Jordán, ancien soldat ayant lui aussi pris part au massacre de Dos Erres, a été arrêté aux États-Unis. Il a avoué aux autorités américaines qu’il avait participé au massacre et avait notamment jeté un bébé dans le puits du village. Il doit être extradé vers le Guatemala après avoir purgé aux États-Unis une peine de 10 ans de prison pour infractions à la législation sur l’immigration.

Par ailleurs, les autorités guatémaltèques ont interpellé l’ancien général Héctor Mario López Fuentes au mois de juin. Il est accusé d’avoir planifié et ordonné un génocide et d’autres crimes contre l’humanité commis contre les populations indigènes mayas en 1982 et 1983.

Un autre procès se déroule actuellement en Espagne pour juger Efraín Ríos Montt, ancien président du Guatemala, inculpé de génocide et d’autres violations graves des droits humains commises dans le cadre de la politique de la « terre brûlée » visant à combattre les groupes armés d’opposition.

Le Guatemala arrête un ancien général accusé de génocide

 » href= »http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/guate-nebaj-coffins%2020.06.11.jpg » target= »_blank »>Les forces de sécurité ont pris les autochtones mayas pour cible dans les régions montagneuses du Guatemala.
Les forces de sécurité ont pris les autochtones mayas pour cible dans les régions montagneuses du Guatemala.

© AP GraphicsBank

20 juin 2011

Les autorités guatémaltèques doivent veiller à ce que l’ensemble des responsables présumés des atrocités commises durant le conflit armé interne qu’a connu le pays soient identifiés et traduits en justice, a déclaré Amnesty International après l’arrestation d’un ancien chef militaire à Guatemala, la capitale. 

Une enquête a été ouverte lundi 20 juin sur Héctor Mario López Fuentes, général à la retraite âgé de 81 ans, appréhendé vendredi 17 juin. Il a été inculpé de génocide et de crimes contre l’humanité pour son rôle présumé dans des massacres de populations indigènes il y a près de 30 ans.

« L’arrestation d’Héctor Mario López Fuentes est un grand pas en avant vers la justice pour les centaines de milliers de victimes de graves atteintes aux droits humains commises pendant la guerre civile au Guatemala », a déclaré Sebastian Elgueta, spécialiste de l’Amérique centrale à Amnesty International.

« Cependant, la plupart des personnes ayant planifié et perpétré les pires abus courent toujours et doivent être jugées. »

Héctor Mario López Fuentes est accusé d’être l’instigateur de 12 massacres ayant eu lieu en 1982 et 1983. À l’époque, il était le chef d’état-major de l’armée guatémaltèque, le troisième plus haut fonctionnaire du pays.

Sous son autorité, les forces de sécurité guatémaltèques ont tué quelque 317 autochtones mayas dans la zone connue sous le nom de Triangle Ixil, dans le département d’El Quiché (région montagneuse de l’ouest du pays).

Une commission Vérité soutenue par les Nations unies a établi qu’au cours du conflit interne guatémaltèque, qui a duré 36 ans, quelque 200 000 personnes ont été tuées ou ont disparu, et que les forces de sécurité ont commis 440 massacres de populations indigènes.

Cette commission a en particulier déterminé que les opérations anti-insurrectionnelles menées par l’armée dans le Triangle Ixil constituaient des actes de génocide, 32 tueries distinctes ayant visé la population maya-ixi. Quinze de ces massacres ont eu lieu en 1982, alors que le général José Efraín Ríos Montt était président.

Des poursuites pénales engagées en 2001 contre l’ancien général Ríos Montt, actuellement membre du Congrès, sont au point mort depuis longtemps en raison de l’obstruction pratiquée par le ministère de la Défense. En 2007, la Cour constitutionnelle du Guatemala a rejeté la demande d’extradition déposée par un magistrat espagnol afin que cet homme soit jugé en Espagne pour génocide, torture et meurtre.

D’autres anciens responsables militaires et policiers ont été arrêtés ces derniers mois pour leur rôle présumé dans des violations des droits humains perpétrées au cours du conflit armé. On peut citer l’arrestation, ce dernier mois, du colonel Héctor Bol de la Cruz et de Jorge Humberto Gómez López, tous deux anciens chefs de la police nationale en 1984 lorsque des policiers ont soumis Edgar Fernando García, un dirigeant syndical connu, à une disparition forcée.

Un officier militaire et un soldat ayant pris part à un massacre dans le village de Dos Erres dans le département du Petén (nord du pays) en décembre 1982 ont également été appréhendés cette année. Les forces de sécurité guatémaltèques ont torturé et tué 250 hommes, femmes et enfants à Dos Erres, avant de raser le village.

« Pour que justice soit rendue aux victimes de violations des droits fondamentaux et à leurs proches, il est impératif que non seulement les simples soldats mais également les commanditaires des massacres, actes de torture et disparitions ayant semé la terreur au Guatemala il y a des dizaines d’années soient traduits en justice. Depuis des décennies, les victimes et leurs familles réclament justice et réparations pour les crimes contre l’humanité dont elles ont été victimes », a conclu Sebastian Elgueta.


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2 Commentaires sur cet article

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  • mohamed
    6 août 2011 at 23 h 06 min - Reply

    Comment peuvent ils avoir des remords ?Les remords c est le propre des etres humains.Le predateur n’ a pas d’ etat d’ ame.Il est indifferent a la souffrance des autres , il tue pour le plaisir.Comme ceux qui sont au pouvoir en algerie.




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  • aghrive
    11 août 2011 at 7 h 28 min - Reply

    Salam saha ftorkoum
    La justice humaine se réveille , a en envier . A quand nos juges, avocats et défenseurs de droit du peuple se remette en question ,et réfléchir a leur noble profession , s’ils se disent musulmans ,ils n’ont qu’a mettre en évidence , la Aya : Fa idha hakemtoum, fa ahkoumou bil aadl,( au palais de justice , ce que j’ai remarqué ,au dessus de toutes les portes on y remarque de differentes aya, je pense que c’est pour la garniture des yeux et de corrompre les cœurs) ou s’ils se prennent pour des démocrates ,ils n’ont qu’a mettre dans leur profession un peu d’humanisme et mettre de coté le profit ,vu qu’ils en ont assez ,qu’ils se sentent responsable de l’injustice faites a notre peuple et se repentir devant dieu et le peuple , car la vie est très courte , il suffit que du premier pas , un seul refuse l’injustice au ordres ,les autres suivront ça c’est certain, a moins que la peur du risque les laisse sous les ordres des criminels, mais le risque est toujours devant nous même a tables , ça peut causer la mort donc ,il vaut mieux risquer et avoir la conscience tranquille , car comme on dit esamt alamat erridha, quand on se tait on est complice ,donc corrompu . Espérant qu’un jour la justice frappera aux portes des algeriens pour qu’une nouvelle ère se construira dans notre cher pays.




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