Édition du
27 July 2017

Hadj Nacer : “La rente a fait qu’on est devenu des compradors.”

Hadj Nacer décortique la politique économique
Quand le baril s’emballe les réformes patinent

Par : Djilali Benyoub
Liberté 13 août 2011

L’ancien gouverneur de la Banque d’Algérie estime que nos dirigeants oublient vite “la cohérence”. Et, paradoxalement, les dirigeants successifs de l’Algérie ont fait de même, jusqu’à aujourd’hui.

Le pétrole est-il une bénédiction ou une malédiction ? À cette question classique, Abderahmane Hadj Nacer, ancien gouverneur de la Banque d’Algérie, auteur de La Martingale algérienne, réflexions sur une crise, tente de répondre à partir de son expérience. Une réponse, “une réflexion et une vision personnelles”, dit-il lors de la rencontre, jeudi soir, aux “mille et une news” du quotidien Algérie News. Conjugué à l’absence de vision des dirigeants du pays, le pétrole constitue un frein au développement, a-t-il déclaré en substance. Il a expliqué comment la planification a été sacrifiée à chaque fois que les prix du baril de pétrole connaissent un boom. Avant, nous avions les moyens, les compétences pour dépasser de dix ans les pays de l’Est, mais dès que les prix du pétrole se raffermissent, les plans, triennal, quadriennal…, 1973, 1986… Le premier, a-t-il considéré, “est un chef-d’œuvre de la pensée sur le moyen et le long terme”, on a dévié des objectifs. “Nous avions de bons objectifs jusqu’en 1973, on a basculé lorsque les prix du pétrole ont augmenté”, dit-il.
Les dirigeants du moment, comme il aime à désigner les détenteurs du pouvoir réel, oublient vite “la cohérence”.
Et, paradoxalement, les dirigeants successifs de l’Algérie ont fait de même, jusqu’à aujourd’hui. Et toutes les réformes préconisées ont été enterrées dans l’option pour “la rente qui a tué l’organisation et la capacité d’accumulation”.
Ainsi donc, selon lui, c’est la rente qui vient à chaque fois perturber la mise en œuvre des éléments de réflexion qui produit une grande rigueur. D’où sa sentence : “La rente a fait qu’on est devenu des compradors.”
Face à cet échec reproduit, demeure cependant, estime Hadj Nacer, un espoir sur lequel se fondent son essai et ses motivations. Car, a expliqué l’ancien gouverneur de la BA, le contexte actuel offre les éléments, ce qu’il désigne par “un cycle positif”, pour se relancer. Il ne s’agit plus, selon lui, de revenir à la base et recommencer par la réforme des systèmes, notamment l’éducation, qui demande du temps. Le temps ne s’achetant pas. Des ressources, de la terre et de la compétence, les trois éléments fondamentaux pour le développement.
Sur l’actualité économico-financière et les choix des responsables algériens, le constat de Hadj Nacer est sans appel. Il s’agit notamment des placements des réserves de changes, 170 milliards de dollars, aux États-Unis. Non seulement  cette somme ne rapporte rien mais pèse aussi sur elle le risque de perte. Le bon sens voudrait que cette réserve soit utilisée pour l’achat d’actifs réels. Il citera d’ailleurs un exemple frappant pour illustrer les mauvais choix des responsables algériens. L’Algérie négocie avec le constructeur Renault pour une usine d’emboutissage, l’Algérie paraissant dans une posture de demandeur, alors que Volvo était en vente. L’acquisition d’actifs à l’étranger permet de gagner du temps, acquérir la technologie. “Nous avons 170 milliards de dollars, il faut que ça nous serve”, dit-il. Quant au risque de perte de cette réserve placée, il renvoie au “chef de la décision” qui est ailleurs et qui peut utiliser la pression ou alors jouer, comme c’est le cas aujourd’hui, sur une inflation fabriquée pour “pomper” plus d’argent. Partant de son expérience, il donnera l’exemple sur la tentative algérienne de placer de l’or en Europe à la place de celui placé au États-Unis pour sortir de la crise. À peine a-t-il quitté ses fonctions, le projet a été bloqué par et sur injonction, paraît-il, du FMI. Idem pour le marché de la devise dont le projet a été maturé, et qui a subi le même sort. Et qui dit FMI voit derrière évidemment les États-Unis. Abondant dans le même sens, il évoquera la crise actuelle qui n’est, selon lui, ni économique ni financière, mais fabriquée. Il explique que c’est le déséquilibre entre les trois principaux pouvoirs, pétrolier, militaro-industriel et financier (des pouvoirs légalement inexistants), le pouvoir réel ou apparent n’étant qu’un arbitre, donne la crise. On crée l’hyperinflation “pour continuer à voler l’argent”, dit-il.
Pour preuve, la décision du gouvernement US de ramener le crédit à taux 0 sur trois ans. Il ne s’agit ni plus ni moins, selon Hadj Nacer, que d’une inflation programmée.
Revenant à l’Algérie, il a dressé, comme dans La Martingale algérienne…, un tableau noir de ce qui a été fait ou ce qu’il y a de bon et défait depuis 1963. Il remontera même loin dans l’histoire, la sociologie et l’anthropologie de la société algérienne pour mettre à jour les ratages, les lacunes et les “fausses pistes” qui ont amené le pays à son actuelle situation. Il remarquera que tout a été détruit, à commencer par les médersiens, terreau de l’élite, les institutions et bien avant “l’assassinat symbolique du père” ; Messali El-Hadj et dans une certaine limite, a-t-il ajouté, “Ferhat Abbas”.
Aucune des structures séculaires n’a été laissée. Seule l’institution militaire est restée debout et est devenue la colonne vertébrale parce qu’elle est une armée populaire. Pire, à l’indépendance, on a hérité d’un modèle culturel concocté par l’ancienne puissance coloniale, la France et l’Égypte. Un modèle étranger qui fonctionne par le reniement du “capital” accumulé pendant des siècles. Le système éducatif avec son contenu a produit des tares, selon un programme voulu, l’exclusion, la stigmatisation et le rejet de l’autre. Il citera deux exemples éloquents. Beni M’zab et son modèle social et la Kabylie. Deux cas qui font encore l’objet d’isolement, de marginalisation et de stigmatisation, alors qu’ils représentent des modèles “civilisationnels” avec des référents à même de structurer la société. L’ancien gouverneur de la BA propose de revenir à cet ancien modèle non pas dans son ancienne forme, mais comme référence d’organisation et de stratification. Acr, a-t-il estimé, la démocratie telle que présentée dans sa version occidentale est “une idéologie”.
Il met en garde, par ailleurs, sur les trois dangers qui guettent l’Algérie, à savoir le wahhabisme, la drogue et l’évangélisme. Avec son alliance au Royaume-Uni et aux États-Unis, le wahhabisme a donné Al-Qaïda. L’Algérie est devenue depuis un certain temps une zone de transit de la drogue. “Il n’y a qu’à se demander où vont les avions qui disparaissent au Mali”, dit-il. Et, bien entendu, les évangélistes. Tous les trois se rejoignent et remontent dans la même direction : “Le chef du moment qui organise la manipulation.” Et au sujet de la lutte contre le terrorisme, il a précisé que “nous nous battons contre des épiphénomènes alors que le combat est sur le fond.”
Il propose enfin de construire les institutions avec leur autorité et la discipline. Pour cela, il faut la démocratie, la formation pour l’accumulation et la connaissance de l’anthropologie. Pour le reste, nous avons les ressources, la terre et les hommes. “C’est ça la martingale.” Le débat, c’est d’ailleurs l’objectif de l’essai, est ouvert.


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14 Commentaires sur cet article

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  • balak89
    14 août 2011 at 0 h 53 min - Reply

    Monsieur HADJ nacer est bien peu credible et manque beaucoup de courage.Lui qui a servi si fidelement et avec zele ce regime honni par la peuple, ce regime criminel qui meprise la population , monsieur Nacer ,il faut appeler un chat un chat et ne pas tourner autour du pot.Il fallait Dire simplement que tous les ennuis que rencontre notre pays sont le fait des generaux, point barre.Tout le reste n’ est que tentative pour noyer le poisson




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  • Abdelkader DEHBI
    14 août 2011 at 11 h 07 min - Reply

    Mais enfin que se passe-t-il bon sang ?

    Voilà que subitement, en ce mois du Ramadan, vingt ans après qu’il ait quitté son poste de Gouverneur de la Banque Centrale, et après ses différentes pérégrinations dans le secteur privé, ce Monsieur Hadj-Nacer, vient de rompre bruyamment le silence pour venir nous rappeler l’âge d’or économique qu’aurait connu l’Algérie du tendem Hamrouche-Hidouci et de leurs conseillers pieds-noirs de Constantine, entre 1989 et 1991.

    Par qui est-il commandité ? Pour le compte de qui est-il entrain de s’agiter ?

    Au nom de quoi ce Monsieur s’est-il autorisé – lors de la rencontre d’ « Algérie-New » du jeudi 11 Août dernier – de distribuer des bons points à une catégorie d’Algériens, qu’il estime « marginalisés » (les Mozabites et les Kabyles) en les différenciant des autres algériens ? N’est-ce pas là une attitude de grave provocation ?

    http://www.lematindz.net/news/5068-hadj-nacer-quand-le-baril-semballe-les-reformes-patinent.html




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  • Said Salombi
    14 août 2011 at 12 h 16 min - Reply

    C’est fou ce que l’on fait comme decouvertes une fois qu’on n’est plus au pouvoir!

    Les 3 dangers: « wahhabisme, la drogue et l’évangélisme ». Ah bon!? et la police politique? Il parait que ca fait des ravages au…Maroc…

    M. Hadj: parlez-nous plutot de ce que vous savez quand vous etiez gouverneur de la BN. Du systeme Belkheir par exemple. Pour les Lapalissades, ma grand mere en connait autant que vous…

    Said




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  • Aliouette(Bab El Oued)
    14 août 2011 at 16 h 07 min - Reply

    Ceux qui ont pris en otage le pays depuis 1962, n’ont rien à voir avec le pays, ce sont des imposteurs, l’Algérie c’est le dernier de leurs soucis, ce qui les intéresse ce sont les richesses du pays, leurs rejetons formés dans les plus grandes écoles et universités occidentales, prendront la relève. Quant au petit peuple, on en fait des militants du khobzisme et de l’athéo-communisme obscurantiste et rétrogrades. L’école est sinistrée, elle forme des terroristes urbains, des gangs et de dangereux trafiquants de drogue. On ne peut prétendre combattre le terrorisme Urbain et en parallèle faire sa promotion dans les écoles, médias officiels et télévision laveuse des cerveaux. Partout c’est la désolation, on fait tout pour cultiver l’ignorance, on uniformise les pensées, pas d’esprit critique, pas de réflexion. Notre économie est à 98 % tributaire des hydrocarbures, en cas de chute du prix de ces derniers ou d’embargo, il y aura une crise, voire une famine totale ; pour un pays à vocation agricole et touristique qui ne fait rien pour cesser cette dépendance à l’énergie fossile, on a l’impression que tout est prémédité, que tout est fait dans le sens de détruire le pays volontairement.Qu’attendent les Algériens qui aiment pour arrêter cette descente aux enfers afin de sauver ce qui peut l’être ? Il est temps de faire barrage à ces mercenaires et traitres qui sont en train d’hypothéquer l’avenir des générations actuelles et futures.




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  • ferhane
    14 août 2011 at 16 h 15 min - Reply

    A Abdelkader Dehbi
    Je pense que vous n’avez pas saisi le sens de la référence de Mr.Hadj Nacer à la Kabylie et au Mzab »Il est dit dans l’article: »Beni M’zab et son modèle social ainqi que la Kabylie représentent des modèles “civilisationnels” avec des référents à même de structurer la société. L’ancien gouverneur de la BA propose de revenir à cet ancien modèle non pas dans son ancienne forme, mais comme référence d’organisation et de stratification.Car, a-t-il estimé, la démocratie telle que présentée dans sa version occidentale est “une idéologie ».Il veut dire par là que la démocratie occidentale n’est pas un modèle à adopter et il suggère de prendre comme modèle de référence la  »djemaâ ».
    Cordialement




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  • Elvez Elbaz
    14 août 2011 at 16 h 54 min - Reply

    Hadj Nacer est à la mode. Actuellement,il est la « voix » qu’on nous impose pour dire le vrai. Mais,pour ne pas ,juste avoir la mémoire courte et ne pas participer à cette amnésie paralysante et anesthésiante qui permet à une bande de « voyous »claniques » , à leurs têtes Bouteflika,qui a rendu exsangue l’Algérie, sous la bénédiction de son protecteur, donneur d’ordre, le DRS, nous aimerions qu’il nous parle, ce Monsieur Hadj Nacer, lorsque, placé gouverneur de la Banque centrale, des méandres des ayants droit , de ces pontes de généraux et des sbires et larbins du clan Bouteflika, Chekib Khelil qui sucent l’Algérie.
    Prenez votre courage à deux mains, Hadj Nacer et dites ce que vous savez ,car vous étiez au coeur de la gestion de la rente pétrolière.




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  • aghilas -kosseila
    14 août 2011 at 17 h 06 min - Reply

    azul fellawen,
    l’analyse qui a ete developpé par ce gouverneur est proche de la verité. dans un systeme comme celui-ci on ne peut rien faire…meme les gouverneurs,ministres,premier ministre reçoivent des instructions…
    etant moi meme syndicaliste pendant lomptemps on a tout fait pour changer ,faire une revolution mais en vain.
    une maffia infiltreé bloque toutes les bonnes initiatives…
    on vous presente des responsables comme des enfants de chouhadas avec des dossiers trafiques… en realité certains sont de parents etrangers comme italiens ou autres. n’ont rien avoir avec les chouhadas. et les responsables synicaux beaucoups ont doubles nationalités….ect…
    lalgerie est partie… bravo pour cet analyse
    tanemirth ar timlillith.




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  • jalal
    14 août 2011 at 20 h 30 min - Reply

    Les interviews DE Mr Hadj Nacer sont intéressantes surtout en ce qui concerne le volet économiques, je pense qu’il faut éviter de rejeter en bloc ses idées sous prétexte quelles sont téléguidées par certains clan du régime qui nous gouverne depuis 62 « Adhou bi allahi mina achaytan errégime »

    Je pense il est temps de commencer à analyser sereinement les politiques économiques et sociales du pays ,.dans tous les domaines industrielles , agricoles, gestions des ressources humaines…….. etc ,menées depuis 62, les causes des échecs admis par tous et les mesures à prendre pour son redressement. Hadj Nacer ainsi que d’autres anciens responsables économiques tel que Ben Bitour, encore un mozabite mais malikite , et d’autres apporteront certainement une contribution précieuse pour éviter au Pays de tomber en faillite économique et financière dont les conséquences sur la cohésion et l’unité nationales sont certaines.

    Les autres points soulevés par Hadj Nacer et qui concernent notre sociologie et histoire sont plus complexes et ne doivent pas parasiter l’essentiel du débat qui doit rester centrer sur l’économie et le social

    , Sa position en ce qui concerne la marginalision des communautés mozabites et à un degré moindre kabyle , qui du reste est une réalité largement admise par tous surtout en ce qui concerne la première , la doit à l’influence de son origine et celle de son épouse kabyle . Il oublie que la dynastie rostoumide qui était Zénète (ouest de L’Algérie) a été détruite par les fatimides sanhadja de l’est du Pays notamment les tribus kabyles des koutamas.

    Il vaut mieux éviter de réveiller les démons de notre histoire tumultueuse , opaque, mal connue et enseignée, ils risquent de jeter le Pays dans l’abime de l’inconnu.




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  • NEDJMA
    14 août 2011 at 21 h 31 min - Reply

    Passer quelques couches sur le modèle capitaliste d’Etat rentier,gaspilleur,parasite et clientéliste,ces couches s’écaillent de plus en plus.

    @ hadj nacer

    Il est fou de voir des rentes mirobolentes des 200 généraux incompetents qui ne servent à rien; sont-ils trop lourds pour rester encore debouts et trop gros pour tomber?

    Pour les crises et les pouvoirs réels et apparents vous savez sûrement comment on crée des prêts mauvais qui rapportent gros,des banques qui fonctionnent entre fraude et course à l’abime,les firmes réeles ou fictives pour arnaques de dealers et escrocs sans que les les barons coupables ne soient inquiétés.




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  • Averroès
    15 août 2011 at 0 h 44 min - Reply

    Bonsoir Jalal ,

    Merci pour votre intervention lucide et pragmatique. C’est de ce genre de feedback dont nous avons besoin. Genre qui aspire le débat.

    Il est par ailleurs regrettable de voir que certains consacrent du temps pour être médiocre et n’avoir que des critiques non constructives et sans intérêts ; critique de très bas niveau.

    Toujours est-il, je suis d’accord avec vous sur le fait qu’il faille analyser plus scrupuleusement l’état des lieux et de voir qu’elles sont les projets qui peuvent permettre ne serait que le début de la sortie de la situation dans laquelle nous somme. Il est certes utopique que de penser que du jour au lendemain nous pourrions, nous simple citoyens Algériens, faire changer les choses, cependant, il ne s’agit pas de penser à tout régler d’un coup, car ça serait mettre un mur face à un tsunami. Il s’agit plutôt de créer des initiatives qui pourront avoir un effet papillon.

    A mon sens, il faudrait surtout que les gens aient, tout d’abord plus confiance en leurs compétences et en leurs capacités. Aussi, faudrait il que les gens prennent des initiatives sans démarrer avec un esprit de perdant : j’ai une idée mais je ne l’expose même pas car je sais que ça ne va pas marcher.

    Bref, tout cela nécessite mures et moult réflexions, débats, échanges et organisations afin que ça prenne forme en partant du principe qu’il faille présenter une solution (ou des éléments de réponse) aux problèmes et non seulement les problèmes (ces derniers étant déjà largement exposés et exprimés par toute la population).

    Bien à vous.




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  • Averroès
    15 août 2011 at 3 h 16 min - Reply

    Bonsoir M.Jalal ,

    Merci pour votre intervention lucide et pragmatique. C’est de ce genre de feedback dont nous avons besoin. Genre qui aspire le débat.

    Il est par ailleurs regrettable de voir que certains consacrent du temps pour être médiocre et n’avoir que des critiques non constructives et sans intérêts ; critique de très bas niveau.

    Toujours est-il, je suis d’accord avec vous sur le fait qu’il faille analyser plus scrupuleusement l’état des lieux et de voir qu’elles sont les projets qui peuvent permettre ne serait que le début de la sortie de la situation dans laquelle nous somme. Il est certes utopique que de penser que du jour au lendemain nous pourrions, nous simple citoyens Algériens, faire changer les choses, cependant, il ne s’agit pas de penser à tout régler d’un coup, car ça serait mettre un mur face à un tsunami. Il s’agit plutôt de créer des initiatives qui pourront avoir un effet papillon.

    A mon sens, il faudrait surtout que les gens aient, tout d’abord plus confiance en leurs compétences et en leurs capacités. Aussi, faudrait il que les gens prennent des initiatives sans démarrer avec un esprit de perdant : j’ai une idée mais je ne l’expose même pas car je sais que ça ne va pas marcher.

    Bref, tout cela nécessite mures et moult réflexions, débats, échanges et organisations afin que ça prenne forme en partant du principe qu’il faille présenter une solution (ou des éléments de réponse) aux problèmes et non seulement les problèmes (ces derniers étant déjà largement exposés et exprimés par toute la population).

    Bien @ vous




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  • Averroès
    15 août 2011 at 3 h 26 min - Reply

    Corrections :

    3ème paragraphe, 2ème ligne : qu’elles sont ==> quels sont

    3ème paragraphe, 2ème ligne : ne serait que ==> ne serait-ce que.

    Merci pour votre compréhension.




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  • Djahida
    17 août 2011 at 0 h 41 min - Reply

    LES CHEFS DE TABLE ET LES PASSIFS

    A coté d’une masse populaire indifférente , par moments timidement indignée et des « seigneurs » auto proclamés, évoluent 2 grandes catégories de personnes :
    1. LES CHEFS DE TABLE , bienheureux dans leurs rôles , qui distribuent à coup de louches sales les restes de la marmite que les chefs cuisiniers leur ont remis après avoir envoyé les meilleurs morceaux aux maîtres

    2. LES PASSIFS qui , désignés à une fonction par leurs maîtres , travaillent ,CHACUN POUR SON MAITRE ,et en catimini pour leur propre compte en essayant de faire en petit ce que le maître a fait en grand .Ils ne croient en rien et n’ont aucune conscience .Ils n’ont peur uniquement que de leur maitre. Ils font TOUT pour ne pas perdre son estime et il ne faut surtout pas provoquer son ire. On les appelle les passifs parce qu’ils laissent faire les choses même les plus amorales même les plus négatives pour la nation. Ils ne veulent pas se faire d’ennemis ,le laisser aller est pour eux une stratégie, ils sont courtois avec tout le monde même le petit peuple .Dans leur for intérieur , ils se disent : « ce peuple ne mérite pas la sincérité , souris lui , a3tilou el l’sène a7lou mais fais le souffrir » A la demande de leur maître , ils sont prêts à tout faire :
    • Retarder une procédure ou l’accélérer
    • Falsifier des chiffres ou des PV
    • Appliquer la loi avec toute sa rigueur ou l’ignorer complètement
    • Accélérer la promotion de quelqu’un ou la bloquer
    • Faire des fausses déclarations ou des démentis pour des choses avérées
    • Assister à une réunion ou la boycotter
    • Faire tout « boulot » licite ou illicite qui puisse faire plaisir au maitre

    Jamais une nation ne s’est formée avec des faux seigneurs, des chefs de table et des passifs.




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  • RAHMANI
    19 septembre 2013 at 15 h 32 min - Reply

    Bonjour à tous,
    Avec tout mes respects pour les lecteurs pour leurs critiques
    Mr HADJ NACER a le droit de critiquer et de mettre des
    réserves sur la gestion de l’économie du pays par nationalisme, mais aussi en tant qu’ex-dirigeant et en fin connaisseur des finances d’une grande institution qu’est la banque centrale d’algérie

    Nul n’est parfait, les critiques objectives et responsables nous font avancer vers plus de justice, de transparence et de démocratie.

    Merçi et Salutations à tous
    RAHMANI Feth-ennour
    Laghouat, ALGERIE




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  • Congrès du Changement Démocratique