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29 March 2017

Top 500 des universités mondiales.

Saoudiens, Iraniens et Egyptiens dans le Top 500 des universités mondiales: L’Algérie dans le néant

par Salem Ferdi, Le Quotidien d’Oran, 17 août 2011
Ce n’est pas vraiment une surprise de retrouver les universités américaines en tête du classement 2011 (Academic Ranking of World Universities – ARWU) de l’université de Jiao Tong (Shanghai) qui fait autorité en la matière et qui évalue essentiellement la performance des établissements en matière de recherche: nombre de prix Nobel, de médailles Fields et nombre de publications dans des revues spécialisées. Des critères exigeants qui font bouger un peu le tableau des pays sans remettre en cause la grande supériorité américaine. Celle-ci, expression nette de l’attractivité des Etats-Unis, dans le domaine de la recherche, est totale.

Dix-sept universités américaines se retrouvent parmi les 20 premières universités. Dans le pole de quatre premiers les changements se font entre américains : Harvard reste en tête, l’université de Stanford prend la deuxième place à Berkeley qui rétrograde à la quatrième place derrière le Massachusetts Institute of Technology (MIT). Mieux, sur le top 500 des meilleures universités listées, 151 établissements sont américains, 39 sont allemands, 37 britanniques. La Chine, c’est révélateur, prend la quatrième place avec 35 établissements cités tandis que la France avec 21 établissements classés recule au huitième rang. Dans les grands pays, le classement de Shanghai, lancé en 2003, s’est imposé comme une référence. Il était destiné à l’origine à comparer les universités chinoises avec les meilleures mondiales et de fournir un conseil aux étudiants chinois à l’étranger.

Le Maghreb est out

Depuis il s’est imposé comme un standard et même quand il est critiqué pour son parti pris en faveur des sciences dures (mathématiques, physique…) est scruté à la loupe par les autorités académiques. Dans le cas de l’Algérie, la réflexion éventuelle des autorités académiques est aussi simple que le néant. Aucune université algérienne ne figure parmi le top 500 des universités mondiales. Le plus remarquable, signe qu’une politique volontariste, peut avoir de l’effet est l’entrée de l’Université du Roi Saoud, en Arabie Saoudite qui se retrouve dans la liste des 300 premières universités mondiales tandis l’Université du Roi Fahd pour le pétrole et les minéraux est parmi les 400 premiers. L’Université d’Istanbul et l’université de Téhéran entrent pour la première fois dans le top 400. L’université du Caire qui avait disparu de la liste depuis cinq ans est de retour dans le top 500. Cette entrée de deux universités saoudiennes et d’une université iranienne est révélatrice, en dépit d’un système politique peu ouvert, d’un effort réel mené par les autorités de ces pays. L’absence, sans surprise, de l’Algérie est confirmée par exemple par le nombre de publications selon la base de données Scimago pour l’année 2010. Il y a eu 484.401 publications aux Etats-Unis, 91.703 en France, 30.314 en Suisse, 25.880 en Iran, 14.945 en Israël, 8.177 en Egypte, 5.508 en Arabie Saoudite, 4.322 en Tunisie, 2.652 en Algérie et 2.210 au Maroc. C’est une fausse consolation pour l’Algérie que de constater qu’elle est au même plan que les autres pays maghrébins. Cela renseigne, en dépit de la politique du chiffre, que l’investissement dans la recherche reste faible. Beaucoup de chercheurs algériens sont partis sous d’autres cieux en constatant que la politique publique reste marquée quasi exclusivement par la gestion des flux d’entrants à l’université sans réel souci pour la qualité de la formation prodiguée.




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4 Commentaires sur cet article

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  • Bladi
    18 août 2011 at 1 h 40 min - Reply

    Cher(e)s Compatriotes
    Ce n’est pas du « Rocket Science » de deviner que la médiocrité de nos universités est un objective bien précis est très bien exécuté par les services du mal dont ben bouzid n’est qu’un pion pur maintenir l’Algérie en otage. Détruire c’est très facile, construire est une autre chose.
    Je reste optimiste qu’un jour très prochain incahllah nous allons tous être appelés à faire de notre mieux pour sauver les générations futures. Soyons prêts pour les sacrifices et soyons à la hauteur de cette noble nation trahie par des lâches.
    Je rêve d’un sursaut en Algérie à la Japonaise avec des hommes et femmes sincères, ces tout ce que l’on aura besoin. Sincérité
    Sincerely Yours
    Bladi




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  • Said Salombi
    18 août 2011 at 11 h 51 min - Reply

    « C’est une fausse consolation pour l’Algérie que de constater qu’elle est au même plan que les autres pays maghrébins »…

    Mais non! S’il y a pour les publications « 4.322 en Tunisie, 2.652 en Algérie », et que l’Algérie compte une population 3.5 fois + grande que celle de la Tunisie, cela veut simplement dire qu’en Tunisie on publie prés de 6 fois plus qu’en Algérie (par tete d’habitant). Ou est l’egalité?

    Grand merci à Benbouzid, « diplomé » de la prestigieuse Université russe « Lumumba de l’amitié entre les peuples »…

    Said




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  • mohamed
    20 août 2011 at 0 h 48 min - Reply

    Bonsoir,
    ce qui serai revelateur c’est de determiner le nombre de publications publiees aux US, UK, EU dont les auteurs ou co-auteurs seraient Algeriens. Ces statistiques vous montreront le potentiel intellectuel quiexistent a l’etranger. Pour le reste, je trouve que l’idee de penser que l’Algerie figure sur une liste quelconque est tout simplement ignoble. Ah pardon! l’Algerie figure sur UNE liste…celle des pays les plus corrompus au monde. Je souhaiterai que ceux qui contribuent par des articles de cesser de comparer l’incomparable. L’Algerie est dans un etat vegetatif et le plutot on l’accepte, le mieu ca sera, et qui sait peut etre le peuple se reveillera…




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  • sofiane
    20 août 2011 at 23 h 22 min - Reply

    Le classement des universités est d actualité over the world, sauf en Algerie. Les CV de nos Nos pseudo professeurs de la génération de said bouteflika qui exhibent leurs salaires de la honte 20 million de centimes (hacha une poigner parmi eux qui ce compte sur les doits d`une main) n égalera même pas le cv d`ùn étudiant iranien a la fin de ça première graduation.
    La solution salutaire est que les jeunes algerien refusent d`àller a cette université qui le donne juste un papier (ces profs n`ont rien a vous donne) et si il reste un peu de dignité chez ces charlatans et médiocres qu ils démissionnent




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