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23 March 2017

Comment la junte janvièriste a cédé le pas au clan Bouteflika.

par Djamaledine Benchenouf, mardi 16 août 2011,  Facebook 23:32

 

 

 

Nous continuons, dans notre représentation même du régime algérien, à nous figurer que le pays est tenu par une poignée de généraux du DRS et du haut commandement de l’Armée. Nous en sommes loin pourtant. De l’eau a coulé sous les ponts, et de l’argent  aussi.

 

La « générosité » de Bouteflika.

 

Il est vrai que depuis l' »élection » de Bouteflika  à la tête de l’État, il s’est passé une sorte de profond réaménagement, voire un  bouleversement dans le premier cercle du pouvoir. Non pas seulement par la seule présence de Bouteflika, mais aussi par d’autres effets combinés, comme les immenses capitaux que le pays a engrangés, le viellissement des membres de la junte, et la disparition de certains parmi les plus importants en son sein.

 

La dizaine de Généraux qui a constitué le noyau  exclusif du pouvoir, et qui a provoqué la catastrophe que nous connaissons, en  carnage, en manipulation de la terreur, et en pillage des ressources nationales,  s’est considérablement étoffée, pour passer à un nombre effarant de Généraux, de  généraux-majors, de Généraux de Corps d’armée. Jusqu’à avoisiner le chiffre  incroyable de près de deux cents, presque tous nommés par le Président  Bouteflika. Sans compter les millliers  d’officiers supérieurs, au grade de  colonels, de lieutenants-colonels et de commandants.

 

Il ne fait pas de doute que ces nominations  massives par le Chef de l’Etat procédaient d’une logique délibérée de phagocyter  le noyau décisionnel de l’institution militaire, en le noyant de nouveaux  clients. Il y a été aidé par le ralliement presqu’enthousiaste, s’il n’était monnayé, de plusieurs généraux. Ceux qui ont  cassé le tabou. Celui qui consiste à ne jamais permettre à un autre qu’eux-mêmes  de se mêler des affaires de l’Armée.

 

Bouteflika fut servi par une chance inouïe, puisque la  flambée des prix des hydrocarbures allait lui permettre, non seulement de nommer  une pléthore de généraux, mais aussi de lui délier les cordons de cette  bourse qui se trouvait en sa possession. En sa seule possession. Une sorte de cassette royale, dont il ne rend compte à personne.

 

La « Baraka » de Bouteflika…

Sa « Baraka n’allait pas se démentir, puisque  certains généraux, parmi les plus importants de la junte qui avait provoqué  l’interruption du processus électoral en 1992, et qui avait fait main basse sur  le pouvoir, allaient être sortis du premier cercle, d’une façon ou d’une autre.  La mort et l’éjection allaient vider ce groupe de généraux de certains de ses  acteurs les plus actifs.

Khaled Nezzar n’était plus sur la place. Il avait pris sa retraite. Et d’autres y ont été doucement poussés à le rejoindre. Avec un généreux viatique pour la route.

Larbi  Belkheir, la tête pensante, celui-là même qui persuada ses pairs d’opter pour la  candidature de Abdelaziz Bouteflika, fut envoyé sur les roses, sans autre forme  de procès. Il fut rabaissé de collaborateur le plus proche du président  à celui d’Ambassadeur au Maroc. Fonction qu’il n’exerça pratiquement pas.

Mohamed Lamari, le Général le plus gradé de l’Armée algérienne, fut poliment  invité à faire valoir ses droits à un «repos bien mérité », avec un confortable  parachute doré qui se chiffre en dizaines de millions de dollars.

Smaïl Lamari, celui qui avait poussé le Président  Zeroual à la démission, en se passant de son avis dans ses contacts avec l’AIS,  pour les faire descendre du maquis, avala son bulletin de naissance, à un moment crucial de la lutte du DRS contre Bouteflika. A croire que la même providence qui avait rempli les caisses de Bouteflika, l’avait débarassé des généraux les plus coriaces.

 

D »une manière générale, tous les autres chefs  tout-puissants de l’Armée se retrouvèrent, dans des circonstances différentes,  totalement exclus du premier cercle. Eux, comme tous les autres qui rallièrent  le clan du Président Bouteflika, bénéficièrent tous d’une consistante  consolation. De véritables fortunes, et des facilitations considérables auprès  des banques algériennes. En veux-tu ? En voilà ! A la seule condition que tu fasses acte d’allégeance.

 

Bouteflika-DRS: argent contre terrorisme! …

 

Le véritable clash entre Bouteflika et le dernier  carré des chefs du DRS, qui ont évalué trop tard, et à sa juste mesure, le  grignotage laborieux de Bouteflika, a eu lieu lorsque celui-ci a tenté  d’appliquer au DRS la même tactique qui lui avait permis de rallier le plus gros  des chefs du Commandement. Les derniers irréductibles du DRS, généraux frais émoulus, et qui se sont personnellement compromis dans des carnages contres les populations civiles, ont rué dans les brancards. Ils connaissaient leur propre force, qui avait  consisté à noyauter tous les secteurs de l’Etat, jusqu’à la présidence. Ils se  sont littéralement braqués contre cette intrusion inusitée d’un civil, aussi  président soit-il, dans leurs brisées.

 

Il faut savoir, pour se faire une idée de la puissance du DRS, qu’aucun grand commis de l’Etat, de quelque secteur soit-il,  ne pouvait être nommé sans que l' »enquête d’habilitation », effectuée par le DRS,  ne lui soit favorable. C’était un préalable incontournable à la signature du décret de nomination. Ce qui en termes clairs signifiait, qu’en fait, c’était le DRS qui  nommait les grands commis de l’Etat. Tous, sans exception. L’enquête  d’habilitation existe toujours, mais elle n’est plus le sésame, depuis que le clan Bouteflika a pris le contrôle de la maison.

 

Il faut relever, cependant, que sur le plan territorial, les chefs du DRS local restent les vrais patrons locaux. Encore qu’ils ne sont plus ce qu’ils furent.

Alors que théoriquement le premier responsable  territorial est censé être le Wali (Préfet), dans la réalité, c’est le patron du  DRS local qui le chapeaute, et qui le surveille, mais il n’a plus la même influence, et il n’inspire plus la même crainte, puisque sa centrale n’a plus le contrôle total sur toute la situation.

La DGSN, qui fut, pendant longtemps le parent pauvre du régime, et dont les chefs devaient se contenter de strapontins, a désormais droit au chapitre. Elle est devenue, sur tous les rapports, autant ceux des effectifs, que des moyens, ou du poids intrinsèque de ses chefs au sein du pouvoir, une sorte de contrepoids au DRS. Et même sur le plan territorial, au niveau des wilayas, le Chef de Sûreté pèse autant, et parfois même plus que le chef local du DRS.

 

Il n’est pas exagéré d’affirmé que l’omnipotence du DRS sur la vie publique est désormais révolu.

 

Le même topo, qui était appliqué aux ministères, et  jusqu’aux Ambassades, où le représentant du DRS était investi d’une autorité non dite, mais tout à fait réelle, et pesante au point où rien de sérieux ne se décidait sans qu’il soit consulté, n’est plus d’actualité.

 

Et c’est ainsi pour toutes les charges qui ont un tant soit peu d’importance, jusqu’aux élus. Jusqu’aux représentants  syndicaux d’importance relative, au sein de l’UGTA. Et aussi, et surtout, dans  un certain secteur économique, comme la Sonatrach, Air Algérie, la Sonelgaz, et autres grosses compagnies du genre. Aucun PDG ne pouvait être nommé sans ce fameux aval du DRS. Ce n’est plus le cas vraisemblablement.

 

Cela ne se fit pas sans anicroches.

 

Ce fut, entre Bouteflika et les Chefs du DRS, une  lutte pied à pied, qui connut des développements souvent tragiques. Tragiques  pour ceux qui furent sacrifiés à l’autel des règlements de comptes, par clients interposés. Le pic de l’affrontement, par victimes in terposées, fut attenit lors de l’attentat de Batna, qui visait le cortège présidentiel, mais qui coûta la vie à d’innocents civils. D’autres attentats furent commis içi et là, pour envoyer à Bouteflika des avertissements « sans frais ».

Il y eut aussi de nombreux règlements de comptes « économiques », qui sacrifièrent des clients de l’un ou l’autre camp. Ceux du clan Bouteflika surtout. Ainsi, de temps à autre, de gros scandales économiques éclataient,  puissamment relayés par la presse écrite, qui était restée le principal outil du  DRS, alors que la Télévision nationale, dont le contrôle était entre les mains des Bouteflika, ne pipait mot.

 

La cassette et les « relations »…

 

Mais la vraie force de Bouteflika se trouvait dans  les capacités financières qui lui étaient tombées dans le giron, sans partage, et sans contrôle.

 

En plus du Budget de l’État, où il puisait en toute liberté, en dépit de toute légalité, pour s’acheter des alliés, il disposait aussi d’une caisse noire, générée et régulée par Chakib Khalil, son ministre de  l’Énergie. Cet argent, puisé dans les sombres circuits des transactions des  hydrocarbures, constituait la principale, opaque et décisive, arme de  guerre.

 

Et c’est ainsi que le ralliement des chefs de  l’armée, et du DRS, qui avait commencé timidement, presque en cachette, se  faisait de plus en plus massif. Jusqu’à tourner à la bousculade.

 

Le Général Toufik, réaliste et fatigué !

 

Le Général de Corps d’armée Mohamed Mediène, dit Toufik, le puissant patron du DRS, qui avait compris l’importance de Chakib  Khalil dans le dispositif stratégique du Président Bouteflika, avait mis en  branle, à plusieurs reprises, des attaques en règle contre celui-ci, pour déstabiliser son désormais rival. L’affaire BRC, puis celle de Sonatrach en ont  été les faces les plus visibles, puisque la presse écrite en a fait ses choux  gras. Mais, comme à l’accoutumée, un deal fut conclu, pendant que des lampistes, plus ou moins importants, mais qui restent des lampistes, firent les frais de cet affrontement sans frais. Sans frais pour les belligérants.

 

Dans cette lutte pour le pouvoir, des facteurs exogènes, particulièrement importants, ont joué un rôle déterminant. Les Chefs de l’Armée et du DRS, de façon générale, étaient plus ou moins liés,  par des rapports très équivoques, à des services étrangers, particulièrement français, particulièrement pendant tout le temps que dura l’influence de Larbi  Belkheir. Avec l’envolée des prix du baril, et les énormes ressources qui en découlèrent, les gros contrats qui allaient se multiplier, avec tout ce que cela suppose comme commissions et rétro-commissions, d’autres liens allaient se nouer, avec de tout nouveaux acteurs, dont les plus importants se trouvaient désormais au sein du clan Bouteflika, entre parents, clients, et chefs de l’armée ralliés.

 

L’arrivée de Chakib Kalil, et les amitiés moyen-orientales du Président Bouteflika, ont révélé, puis renforcé, la présence un  nouveau facteur, qui avait commencé à peser dans la balance au milieu des années  90. Les Américains. Un atout d’importance, pour le clan Bouteflika. Ou Chakib Khalil joua serré. Il faillit réussir son entreprise la plus audacieuse: Privatiser Sonatrach, et offrir les réserves pétrolières du pays aux grands majors. Les députés Beni-oui-oui se tenaient prêts à voter la fameux projet de loi de Chakib Khalil sur les hydrocarbures et Bouteflika était décidé à signer. Puis, il fit une brusque volte-face, et envoya promener le projet de loi. Certaines sources affirment que c’est le Général Mediène qui a mis son veto, son dernier baroud dit-on, d’autres affirment que c’est Bouteflika lui-même qui s’était rendu compte qu’il allait brader tout le pays en un tournemain, et qu’il se ressaisît à temps.

 

Chakib Kalil qui était déjà dans l’oeil du cyclone, était désormais l’homme à abattre. Jamais technocrate ne fut autant haï par les Algériens. Il était l’archétype même de l’arrivisme et de la grande corruption. L’attachement de Bouteflika à ses serviteurs fidèles n’était pas inaliénable, et Chakib était devenu trop encombrant.  Bouteflika, qui ne cache pas son admiration pour les grands hommes politiques qui ont laissé leur  trace dans l’Histoire, s’est vraisemblablement convaincu que la Politique n’a pas d’état d’âme. Et le moment venu, dans des circonstances que nous ignorons,  il a décidé de se délester de Chakib Khalil, et il le laissa tomber sans aucune  hésitation. Il lui laissa le temps, néanmoins, de se ménager une poire pour la soif. Quelques dizaines de millions de dollars.

 

Certaines sources affirment que le congédiement de  Chakib Khalil a fait partie d’un vaste Deal entre Bouteflika et le Général  Toufik, autour de plusieurs points de discorde, dont un très important, qui  concernait le remplacement du Général Smaïl Lamari, à la tête d’une Direction  très importante du DRS, la DCE. La dispute a été vidée, et aurait permis de rapprocher les deux hommes. En même temps que de créer un conflit majeur au sein même du DRS, entre généraux qui voulaient le poste de Smaïl Lamari. Diviser pour régner. Du pain bénit pour Bouteflika.

 

Toufik illisible…

 

Depuis, semble-t-il, les hostilités ont pris fin, hormis celles subalternes, ou périphériques, entre seconds couteaux. Sans autre conséquence  d’envoyer les clients réciproques en prison, et de les livrer au professionnalisme des « journalistes d’investigation ».

 

Et de facto, le premier cercle du pouvoir s’est  considérablement rétréci, en même temps que des cercles concentriques, des  nouveaux ralliés, s’étoffaient, et se multipliaient à l’infini. Mais tous s’activaient sous la houlette presque exclusive du  Président Bouteflika, et de son frère Saïd. Et de nouveaux venus au sein du sérail, des « hommes d’affaires », et une foule de prête-noms, de plus en plus envahissants.

 

Le rôle, et la position du général Toufik restent  assez équivoques. Mais il ne représente plus, en tout cas, le pôle le plus  important du régime. Il ne serait pas sérieux d’affirmer que le pouvoir du DRS  n’a plus d’effet sur le champ politique, si tant est qu’il existe un champ  politique dans ce pays. Le DRS a gardé intactes ses possibilités de nuisance, et son influence sur des relais importants du système, comme la presse écrite, certains partis politiques, des lobbies financiers, et plus ou moins sur  l’AQMI de Kabylie et du Sahel. Il a gardé aussi une influence relative sur une part de la rente, sur  les commissions d’achat d’armement, et des équipements militaires, et un  certain poids dans les affaires internationales, comme celle du Polisario. Mais d’autres forces, au sein même du Haut Commandement de l’Armée semblent avoir supplanté le DRS. Surtout parce qu’ils sont devenus, avec le clan Bouteflika, des arbitres de la distribution des pôts de vin et des commissions sur les achats massifs d’armements, et d’équipements militaires. C’est l’argent qui dirige la baraque désormais. Les temps sécuritaires, malgré les efforts des derniers irréductibles du DRS pour les réinstaller, ont cédé la place aux temps du gros business.

 

Le Général Toufik, qui n’est plus ce qu’il était. Agé de 74 ans, avec des problemes de santé, et vraisemblablement des problemes de conscience, il est potentiellement affaibli, à l’intérieur même du DRS, par l’impatience de jeunes loups aux dents longues qui s’estiment lésés dans le  partage du butin et des pôles d’influence. Malgré le black-out total qui l’entoure, il semble bien qu’il ait rejoint, lui aussi, le clan présidentiel, mais il n’en conserve pas moins de solides  atouts en main.

 

La déferlante arabe et le régime  algérien…

 

A leur tout début, les récents évènements de Tunisie, d’Egypte et de  Libye, ont provoqué, au sein du régime, et du DRS, une panique certaine.  Puis, certains clans du DRS, impulsés par leurs logiques habituelles de subversion,  ont été tentés de se servir de cette menace imminente de soulèvement, pour mettre en marche une manipulation qui retournerait l’équilibre des forces en leur faveur,  une démarche qui consisterait à désigner le Président Bouteflika comme  un fusible, pour court-circuiter toute mauvaise surprise. Et surtout pour évacuer ce gêneur qui s’était incrusté en maître du jeu.

 

Un plan minutieux, de  récupération de la contestation, avant même qu’elle ne puisse s’exprimer, à été mis en branle, avec des détails qui prêtent à sourire, et qui montrent bien que  tous ces gens sont désormais coupés de la réalité. C’était compter sans les  nouvelles données, en effet.

Ces clans, rejoints par des lobbies financiers, dont l’ influence à l’intérieur du pays est tout à fait négligeable, ont présumé de  leurs véritables forces. Leur entreprise était vouée à l’échec. Et elle a échoué  lamentablement. La presse privée, dont ils font grand cas, ou leurs relais  médiatiques français, ne pèsent pas le millième de la seule télévision  algérienne, qui dispose d’un impact considérable sur de très larges couches de  la population du pays profond. Et c’était compter, par ailleurs, sans les nouvelles couches sociales qui ont accédé à une prospérité relative, devenues,  grâce aux effets de la manne pétrolière, des alliées naturelles du clan  Bouteflika, et non du régime en tant que tout. L' »initiative citoyenne », une sorte de succédanné des révolutions arabes, a fait pshit.

 

Ceux qui avaient voulu utiliser la jeunesse algérienne, pour se mettre, ou se remettre en selle, en désignant Bouteflika à l’ire populaire, en furent pour leurs frais. Lamentablement.

Parce que non seulement le contexte algérien était fondamentalement différent de pays comme la Tunsie ou l’Egypte, mais qu’en plus le peuple ne se reconnassait pas en ces leaders autoproclamés de la contestation, eux qui habitaient au Club des Pins, et qui fricotaient dans les mêmes auges que les barons du régime.

 

Parce que autant les Algériens identifiaient le régime au DRS pendant les années de sang, autant ils  le personnifient aujourd’hui qu’une paix relative est revenue, et que  l’économie de bazar s’est installée, au seul Président Bouteflika. L’homme providentiel pour beaucoup.

 

Les alliés naturels du régime…

 

Il ne serait pas exagéré, je crois, d’affirmer  qu’au moins le tiers de la population lui est acquis. Toutes ces couches  populaires qui profitent un tant soit peu de tout l’argent qui a été déversé  dans le marché, et qui profite à de larges cercles concentriques, autour du  noyau Bouteflika.

Beaucoup d’argent et de privilèges de toutes sortes pour le  premier cercle, un peu moins dans le second et ainsi de suite jusqu’à ceux qui  ont pu acheter à crédit la voiture neuve dont ils rêvaient, le logement dont ils  avaient désespéré, les augmentations faramineuses de salaires, le libre exercice de la corruption vivrière, les facilitations  illégales pour l’exercice de ce sport national qu’est le « trabendo », et tutti  quanti.

 

Les populations plus défavorisées, particulièrement celles du pays profond, sont très encadrées, par un maillage savant, fait de tribalisme, de confréries religieuses, le tout saupoudré par la propagande inlassable de la télévision nationale, qui glorifie le grand frère Bouteflika, au point d’en faire le sauveur, le pater familias, celui qui a fait revenir la paix, et la prospérité.

 

Un Plan « spécial » pour éviter toute révolution…

 

Mais comme on n’est jamais trop prudent, le  Président Bouteflika vient de mettre en place un autre plan, en plus du  Quinquennal, un plan « spécial », qui est censé conjurer toute menace de  soulèvement, ou du moins, si elle se produit, de le circonscrire à une partie de  la société seulement, qui aurait, de facto, celle privilégiée en face d’elle.  Des baltaguias érigés en classe sociale.

Des mesures sociales qui  visent un impact très large ont commencé à être initiées. Augmentations de salaires, création de milliers de micro-entreprises, indemnités de chômage, ouverture  relative du champ médiatique, et de celui de l’exercice du « débat »  démocratique, mais de façon étroitement contrôlée, et autres mesures du genre.  Le champ de l’audio visuel devra attendre, parce que le Président Bouteflika y  est opposé. Parce qu’il ne veut pas que des chaînes de télévision tombent entre  les mains de lobbies qui ne lui sont pas totalement inféodés.

 

De toutes les façons, pour ce qui concerne ce  point précisément, même si des chaînes de télévision indépendantes étaient  autorisées à émettre, cela ne changerait rien à la situation du pays, et ne  représenterait aucune menace pour le régime en tant que tout, puisque toutes les fortunes du pays susceptibles de financer une chaîne de télévision, sont entre  les mains de clientèles, et de parentèles du régime. Pas un seul « capitaine  d’industrie » n’existe en Algérie, qui ne doive sa richesse au régime. La meilleure preuve en est que s’il se trouvait une personne suffisamment riche  pour lancer une chaîne de télévision, elle n’aurait pas besoin de l’autorisation du régime pour le faire, puisqu’elle pourrait financer une chaîne satellitaire  qui emettrait depuis l’étranger. Mais personne parmi ces gens fortunés ne le  ferait, parce qu’il sait que dans les jours qui suivent l’inauguration de sa  télé, il serait mis sur la paille. L’exemple de Khalifa Abdelmoumen est encore  vivace dans les esprits, lui qui a refusé d’obéir à l’injonction du Président  Bouteflika de fermer illico presto la chaîne de télé qu’il était sur le point de  lancer. Il l’a payé très cher, et sa télé n’a pas vu le jour, de toute façon.

 

La Famille…

 

Un autre élément très intéressant, qui permet une  lecture appropriée du régime algérien, et que les Algériens ignorent, consiste  dans les liens qui unissent tous les barons du régime, et même tous leurs  clients les plus importants. En fait, l’oligarchie qui dirige le pays constitue une famille. Une  famille dans les deux sens du terme, mafieux, et consanguin.

 

Mafieux, parce que toutes ces personnes, qui se  chiffrent désormais en milliers, sont impliquées, les unes avec les autres, dans  la vaste opération de rapine de tout ce qui peut générer de l’argent. C’est, en  fait, une association de malfaiteurs qui a fait main basse sur tous les  mécanismes d’enrichissement, qui sont devenus autant de monopoles qui leur sont  dévolus. Et ils le font en toute légalité, puisqu’ils disposent à volonté du  « pouvoir » législatif, pour faire adopter, au mieux de leurs intérêts, toutes les lois, et tous les règlements nécessaires, en plus des circuits bancaires, et de facilitations en tout genre qui sont gérés par leurs nervis.

 

Et ils sont une famille, au sens consanguin, parce  qu’ils sont tous liés, les uns avec les autres, par les liens du mariage. Leurs  enfants se marient entre eux. Les rares familles du bas peuple qui ont été admises dans cette  « aristocratie » sont celles qui ont eu la chance d’avoir de très belles filles,  et parfois quelques garçons vernis qui ont fait des études supérieures brillantes, ou dont  la réussite sociale exceptionnelle les a propulsés au saint du saint. Ils sont  donc tous parents les uns des autres, à des degrés divers.

 

C’est dire qu’en plus d’être une famille, ces  barons du régime, leurs parents, et leurs clients, ils savent que leur sort est lié. Si un bouleversement du genre de ceux qui ont lieu chez nos voisins se  produit, ils tomberont tous ensemble. Et ils ne sont ni fous ni suicidaires pour  se laisser aller à de vaines confrontations, en des moments aussi cruciaux.

Qui sait de quoi ils seront capables, pour défendre leurs privilèges, et leur sécurité.

 

Aujourd’hui, plus que jamais, ils sont soudés les  uns aux autres. Il n’y a plus, entre-eux, des luttes de clans qui soient  vraiment intenses. Ce sont juste des escarmouches, et des rivalités comme il en  existe dans toute famille.

 

Très vraisemblablement, hormis quelques velléités de résistance, tous les « décideurs » militaires ont rallié le clan Bouteflika.  Si la déferlante des peuples de la région passe sans provoquer de soulèvement massif en Algérie, il est certain que le problème de la succession se posera de nouveau,  et que des rivalités auront lieu entre-eux, chacun voulant la part du lion.  Comme dans toute famille riche.

 

Mais en attendant, ils vivent une veillée d’armes.  Autour du chef de famille, qui n’a jamais été aussi puissant.

 

Et lui, qui est à l’automne de sa vie, et dont la  perspicacité n’est pas à mettre en doute, doit certainement méditer que sous la  cendre de l’ignominie, couve la braise ardente.

 

Le temps nous dira.

 

D.Benchenouf


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31 Commentaires sur cet article

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  • Sassi
    19 août 2011 at 16 h 04 min - Reply

    La question que je voudrais vous poser Mr Jamel, c’est qu’est ce quíl va faire Bouteflika avec tout ce pouvoir qu’il a acquit. Maintenant que la grande machine tourne dans le sens des aiguilles de sa montre, qu’est ce qu’íl va faire avec?

    Saha Ftourkoum.




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  • Ath Ali
    19 août 2011 at 17 h 30 min - Reply

    Tres bonne analyse…partiale

    Mais que sont donc devenus tous ces islamistes clients du régime? je ne les trouve nulle part dans votre texte. Sans doute parce qu’ils sont partout à graviter dans les rouages du clan Bouteflika?

    Le commerce de gros, le trabendo, le financement occulte de mosquées et autre associations « religieuses »…. c’est bien leur spécialité .

    Bouteflika aurait donc reussi le tour de main de réunir et le DRS et les islamistes, les mamelles d’une même vache, pour lui manger dans la main.

    Cordialement




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  • Salah Bouzid
    19 août 2011 at 18 h 31 min - Reply

    Si un tiers de la population est acquise au régime, il reste donc deux tiers à prendre. Le problème, c’est qu’il n’y a pas de preneur pour ces deux tiers…




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  • debout
    19 août 2011 at 19 h 36 min - Reply

    Monsieur benchenouf,
    dans la communauté des hyennes le mot générosité,le mot céder tous cela est éxclu du dictionnaire ,et d’ailleur ils n’ont pas de dictionnaire,dans le monde des hyennes tous se negocie ,rien n’est laché ,le hasard n’existe pas,pas la moindre parcel n’est céder,le clan d’oujda et le clan des DAF ont negocier sur le dos du peuple lors du premier mandat presidentiel,et cela s’est fait avec la fammeuse réconciliation nationale,un vrai coup de poignard dans le dos du peuple.ce document pour ne pas dire ce torchon et un vrai passeport d’impunité,d’insulte,d’arrogance et du mépris envers le peuple,en meme temps ce torchon est une vraie reconnaissance des crimes d’etat de grand ampleur commis envers ce meme peuple ,tout en garantissant une tres large retraites sans inquietude a tous les généraux génocidaire.




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  • MissTmourt
    19 août 2011 at 20 h 58 min - Reply

    @ Ath Ali,

    Il a aussi réuni les « demi-crate » comme Leila Aslaoui, Khalida Messaoudi et j’en passe et des meilleures….mais certains ont une telle fixation sur l’Islam que le moindre signe de religiosité leur faire sortir leurs flingues.

    Il ne faut pas oublier que le vent islamophobe qui secoue le monde occidental est dû en partie à cette « pseudo » élite algerienne qui a accepté de jouer dans la pièce de théatre du pouvoir intitulée : « sauvons la république des gens intelligents et beaux des barbus sales et obscurantistes ».

    Honte à vous…




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  • Ath Ali
    19 août 2011 at 22 h 45 min - Reply

    @MissTmour

    Honte à qui ?

    Oui le vent d’islamophobie est dû à la faute des pseudo intellectuels pseudo « demi-crate » et tutti quanti…

    Il n’est pas dû au comportement exemplaire des islamistes qui sont un véritable exemple d’integration et de pacifisme.

    Et puis toutes ces bombes qui explosent un peu partout dans le monde muslman et qui massacrent des milliers d’innocents, ce sont surement le pseudo-intellectuels pseudo « demi-drate » qui sont derriere tout ça, en manipulant les pauvres islamistes naifs et manipulables à merci.

    Oui Honte à qui vous savez….




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  • aliouet
    19 août 2011 at 23 h 40 min - Reply

    les généraux sont parti et leur protecteur anciens protégés sont là, alors boutef n’a rien fait c’est que de la poudre au yeux. La corruption est là et rien n’avance dans ce pays. Les gens continuent de s’enrrichir grace à la corruption et d’autre continuent a s’apauvrir à cause de l’injustice




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  • AHMED
    19 août 2011 at 23 h 44 min - Reply

    Dans cette triste analyse nous avons omis le passé ET LE future de certains qui font que les enjeux,les équilibres,les centres d’interets changent au grés des départs,des décés,des mises en retraites de certaines crapules.

    -quel est le vrai role et le BUT de la police?et qui est le parrain de celle-ci aprés
    tounsi?
    _ qui a repris le relais du cardinal aboulkeir?
    _qui sont les potentiels généraux sans ethique qui vont encore nous trainer dans la….pouvons nous anticiper et mettre des noms de ces futures chikours???
    _Quel est le role de said boutef ,et il en est ou avec son future parti politique??




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  • W A H I D
    20 août 2011 at 4 h 46 min - Reply

    I
    COMPOSITION du conseil de la nation

    Président BENSALAH d’origine Marocaine naturalisé Algérien en 1965, future président du conseil constitutionnel.

    Le Conseil compte 144 membres dont :

    – 96 élus au scrutin indirect et secret (2/3) ;

    – 48 désignés par le Président de la République,(1/3

    Le nombre des membres du Conseil de la Nation est égal à la moitié, au plus, des membres de l’Assemblée populaire nationale.

    II
    Officiers-généraux
    Général de corps d’armée
    Général-Major
    Général

    Leur nombre dépasse de loin celui des sénateurs et proche du nombre des députés.

    Le Chef d’Etat Major, général de corps d’armée, le plus corrompu des généraux selon Wikileaks

    Pour avoir le nombre exact des membres de l’Assemblée Militaire des officiers-Généraux consultez ce lien.
    http://almanach-dz.com/index.php?op=recherche&keywords=ANP-promotion

    Conclusion ??????????????




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  • Bladi
    20 août 2011 at 5 h 32 min - Reply

    Très bonne observation Miss Temourt. J’ai dit presque la même chose il y a presque deux ans sur ce même site. L’islam n’a pas été cité même pas une fois par Mr DB dans son article, n’empêche que cela reste de travers la gorge pour certains illuminés.
    @ Rabah Mansour, pourtant vous avez l’accès a l’internet, alors pas d’excuses. Cherchez monsieur et vous trouveriez la vérité. On est presqu’on 2012. Oui, à l’ origine de tous ces bombes qui explosent partout dans le monde il y a un petit peuple clochardise par les plans bien étudiés des services du mal. Des plans tels que celui de ben bouzid en Algérie, visant à produire des générations d’ignorants qui ne peuvent même pas chercher la vérité pour sauver leurs propres peaux. Certains d’entre eux explosent leur corps tandis que d’autres viennent nous balancer des patates.




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  • winathe
    20 août 2011 at 6 h 22 min - Reply

    Ces corrompu sont des éléments qui font un travail pour les autres en détruisant même leur pays sans toucher aux manne pétrolière , ces gens sont dans un organigramme bien défini , qui couvre tous les pays maghrébin riche.chaque pays a sa cellule organisationnelle qui tire les ficelles du terrorisme soit démocratique ou islamiste.
    La violence créée pendant les années 90 ,toujours présente nous laisse perplexe, qui nous fait dire que l’avenir est incertain et le terrorisme ne sera plus terrorisé ni éliminé ,donc ce climat de violence meurtri le peuple et fait fonctionner la machine du mal et de la corruption.
    La machine déstabilisatrice va détruire le Maghreb et pour enfin arriver en Algérie qui fournira richesse et pétrole dans un climat de violence et les youyous de la mort.
    2 liens intéressant

    http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=6152

    http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=6148




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  • Ali Menter
    20 août 2011 at 7 h 44 min - Reply

    Bonne analyse mais spéculer sur la fatigue de Toufik semble illusoire.Il se porte comme un charme, les suppôts du diable ne se fatiguent jamais…Il veille sur sa personne comme jamais et est loin d’être fatigué.Né en 1938,il a encore de beaux-très mauvais pour nous- jours devant lui…Se faire passer pour malade voire mourant est une ruse primaire de combat très prisée chez nous…Nezzar aurait du mourir depuis des lustres d’une soi disant tumeur au cerveaux, et Boutef aussi d’un cancer de l’estomac sois disant métastasé…Le pouvoir conserve, le pouvoir absolu conserve absolument.Toufik est certes quelque peu titillé par le clan présidentiel et en contradiction d’intérêts avec ses deux tutelles principales, cia et dgse avec le Mossad en filigrane a quelque difficulté de gestion.Dans ce cas de figure il embrase en général la Kabylie via la 192 pour voir venir…avec en filigrane des menaces de partition…Etant fou de pouvoir et sans frein si deal il y a il se fait à ce niveau: « je reste maître à bord ou je fout le feu… » son message est clair.Il peut a tout moment lâcher ses chiens sanguinaires du DRS ^sur tout et tous…Son scénario est rodé :instabilité maximum,assassinat ciblé, via la branche Kidon du Mossad pour des cibles difficile ou à l(extérieur, instrumentalisation de l’islamisme, générer le chaos par des grèves, pénuries multiformes etc…Le Traître au sommet n’hésitera pas à tuer Boutef, l’épée de Damoclès plane toujours sur sa tête
    Pour la loi sur les hydrocarbures, Toufik n’a pas mis son véto …C’est Boutef qui est revenu à la raison après une visite chez Chavez…Toufik ne pense qu’en terme de durer au pouvoir, de continuer à être « reb el bled ».Il a fait semblant de mettre son véto sachant que Boutef allait prendre la bonne décision grâce aux renseignements de la CIA dont il est un pion et qu’il tienne à merci. La DGSE le titille régulièrement via l’horrible massacre des moines organisé par le DRS, le Mossad demande qu’il bouge sur le dossier de l’union méditerranéenne et qu’il bloque à tout prix l’union maghrébine,d’ou pas de réouverture de frontières terrestres pour l’instant etc.Certes un peu fatigant après tout.Le Grand Traître a voulu jouer être au centre de tout il finira rien…En général gérer autant de tiraillement et de fil qui nous agitent et nous manipulent se termine par un suicide ou la folie homicide.Il vaut mieux pencher et prévenir par tous les moyens la deuxième hypothèse, pour choisir la première il faut être au moins un homme…




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  • Iskander DEBACHE.
    20 août 2011 at 9 h 59 min - Reply

    Le vent d’Islamophobie qui secoue le Monde Occidental est conforme à un plan conçu et étudié dans les officines sionistes avant d’être communiqué aux services Français acquis aux pontes de la Françafrique depuis le retour de Jacques Foccart aux affaires c’est à dire à partir de 1987 marquant ainsi la pénétration progressive de la Françafrique en Algérie dont le fait le plus marquent a été l’affaire dite de la FERRARI Rouge qui a vu l’implication du Fils Bendjedid dans une affaire de détournements à la banque centrale. Puis ils ont progressivement noyauté les services de la sécurité militaire jusqu’à l’explosion du 5 Octobre 1988 où ils ont définitivement relégué ces services pour laisser place à celui du D.R.S. en plus d’avoir permis l’émergence du F.I.S. donc d’une forme d’Islamisme officiellement reconnu.
    L’Algérie a été non seulement le théatre d’une mise en scène maccabre concoctée en Israël et mise en oeuvre par leurs sous fifres Algériens pour la diabolisation de l’Islam.
    Les premiers ennemis de l’Islam sont les Généraux Algériens et leur représentation plus ou moins civile Abdelaziz Bouteflika….




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  • Mokdad
    20 août 2011 at 10 h 38 min - Reply

    Ya si Rabah mansour
    Ah oui les demicrates et autres ripouxblicains C’est vrai les pauvres… ils etaient ministre et autres Secrétaire d’état et ont utilisé les chars de l’armée et autres laboratoires de torture pour sauver « la république » et « la démocratie » qui était menacé par les gueux et le ghachi.. Ils s’etaient juste trompé de société…MSakene!!!
    Mais avec l’aide des BHL et autres alliés les laico khorotos ont sauvé la ripoublique de l’hydre islamiste…
    Nous ne sommes pas amnésiques ya Sahbi Khali Elbir Beghtah et contentez vous de discuter le sujet




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  • Si Salah
    20 août 2011 at 11 h 10 min - Reply

    Il y en a qui se reveillent aprés 20 ans de sommeil:
    saha ennoum!:

    « Le Rassemblement pour la culture et la démocratie a estimé, vendredi 19 août, que la recrudescence de la violence en Kabylie ces dernières semaines est la conséquence d’une guerre de clans au sein du pouvoir algérien. « Sans chercher à faire des distinctions sur l’origine et l’appartenance de ces victimes, force est de constater que la région et la période choisies comme l’engagement connu de nombreuses personnes tuées soulignent une donnée récurrente dans les phases particulièrement sensibles de la vie politique nationale : à chaque fois que les clans se déchirent à Alger, la Kabylie est mise sous tension « …

    Si Salah




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  • Iskander DEBACHE.
    20 août 2011 at 11 h 37 min - Reply

    @Ali menter
    Votre commentaire est remarquable à ceci près que s’il est certes vrai que Toufik n’a pas opposé son veto au bradage des hydrocarbures, Bouteflika non plus… Il est aussi vrai que Hugo Chavez ait formulé une vive protestation contre la loi sur les hydrocarbures mais le temps de revenir sur cette loi, il s’est passé que la plupart des plus grands gisements ont été vendus dont entre autres le gisement Gazier d’Illizi acquis une première fois à 70% par Total puis à 100% lors de la dernière visite de Raffarin (De Tarascon) à Alger où Bouteflika a dû monnayer le soutien de la France à son égard…




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  • D B
    20 août 2011 at 18 h 33 min - Reply

    Je ne parle pas des islamistes, dans ce texte, pour la simple raison que j’essaie d’y décrire les groupes qui sont dans le premier cercle du pouvoir, et que ceux-ci ne s’y trouvent pas. De la plus petite façon. Les seuls islamistes qui sont dans la périphérie du pouvoir, si tant est que nous pouvons qualifier le MSP d’islamistes, n’ont quasiment aucune importance dans les espaces de décision, malgré le rôle de membre de « l’alliance présidentielle » qu’on leur fait jouer. Il leur est permis de prendre une grosse part de la rente, mais ils n’ont aucun droit au chapitre. Aucun !
    Mais il est utile de signaler que le pouvoir a compris que plutôt que de contrer l’utilisation de l’islam à des fins politiciennes, et de conquête du pouvoir, il était plus rentable de se les approprier. Et c’est pour cela qu’une politique non dite d’islamisation rampante est mise en branle par le régime lui-même. De la récupération dans son acception la plus grossière. Mais là est un autre sujet.




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  • W A H I D
    20 août 2011 at 20 h 03 min - Reply

    L’objectif des récents évènements sécuritaires sont dans la continuité de la politique des années 1980, Les laico-berberristes contre les islamo-jihadistes. Le choix de l’arène, les monts du Djurjura en passant pas les monts du Ouaresnis et fief du FFS.

    Ces deux entités politiques sont vulnérables, manipulables et manipulées et mutuellement antipathiques, dans un passe récent ils ont échoué a faire adhérer le peuple Algériens dans leur projet utopique et de délire, ils devraient évacuer la scène politique, sociale et culturelle.

    Le peuple Algérien dans sa souveraineté aura un jour la liberté de trancher sereinement et définitivement sur cette question pour faire asseoir un grande démocratie.

    La manipulation a commencé en activant l’élément déclencheur de cette recrudescence de la violence, -les attentats manquées et « l’élimination » d’un groupe qui se dirigeait vers Alger pour commettre des attentats en ce mois de carêmes- les évènements dans la région, la rébellion en Libye, le Yémen, et la Syrie, et le projet de reforme de Bouteflika- Général Major Touati.

    C’est une tentative de retarder l’inévitable, une forme de résistance au vent du changement.

    Encore une fois, le changement en Algérie il va se faire, veut, veut pas, une fatalité, quoi qu’ils fassent, qu’ils résistent, qu’ils menacent, qu’ils usent des ruses, qui’ils manipulent, ils ne seront plus au pouvoir pour le cinquantenaire de l’Algérie indépendante. La libye de Khaddafi est au aboies, la Tunisie, l’Égypte se stabilise.

    Notre ‘OGRE » est sur un brasier, impuissant et impatient il attend le verdict.

    Les pays du monde vont être avec ce grand peuple, hélas meurtrie, martyrisé, terrorisé, pillé,et qui malgré les souffrances, l’oppression, le chantage, les menaces, les manipulations reste debout.

    Une certitude, le peuple Algérien fera une des plus belle et propre revolution jamais produite dans la region, la plus pacifique, la plus ordonnée, plus réfléchie, la plus maturée et la plus susceptible de réussir pour construire un modelé d’état démocratique, moderne dans le Maghreb.

    Nos disposons des moyens humains et financier, l’expérience, le courage, la volonté et la détermination et le rêve de la liberté, le droit et la justice.




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  • MissTmourt
    20 août 2011 at 20 h 53 min - Reply

    @ Ath Ali & Rabah Mansour

    Les « islamistes » en algerie, du moins ceux que le pouvoir met en avant, n’ont aucune maturité politique et sont des caricatures. Ils jouent, volontairement pour certains, un rôle qu’on leur a attribué, celui du « méchant barbu » à l’assaut de « la belle république démocratique algerienne » défendue par de « valeureux généraux ».

    Les « islamistes », je n’aime pas ce terme mais je vais le conserver pour ne pas dévier du débat, ont un énorme travail doctrinal et dogmatique à faire. Ceux qui auraient pu mener à bien ce travail ont été assasiné, je pense entre autre à Hachani, athrihem rebbi. Ou encore à la Djazara, diabolisé par les « islamistes » de service.

    Ce que je reproche, pour reprendre les termes de Rabah Mansour, qui, si ce n’était la tragédie algerienne, seraient comique, aux « démocrates modernistes » et « aux lions à l’haleine fétide » c’est de refuser de comprendre que le pouvoir utilisent les « islamistes » pour empêcher toute démocratisation de l’algerie. Ils ont accepté sciemment d’être co-scénariste de cette fable de la « famille qui avance » contre la « famille qui recule ». Cette pièce de théatre des « modernistes » contre ceux qui veulent nous renvoyer au moyen-age (certainement dans une machine à remonter le temps gigantesque).

    Ce subterfuge de défense de la démocratie contre les barbus a été utilisé par Ben Ali, Moubarak, M6 ou encore Kaddafi. Cela n’aurait pas pu se faire sans la complicité de certaines élites (artistes, écrivain, journalistes, politiciens) qui se revendique pourtant de valeurs qu’ils ne pratiquent pas.

    Alors comment des « démocrates » peuvent ils être contre une démocratie véritable ? La réponse à cette question tient essentiellement au fait que nos « lions modernistes » ont une profession de foi:

    L’islam est incompatible avec les valeurs démocratiques !!

    Cette profession de foi a pour corollaire que les adeptes de l’islam, les musulmans, sont indignes qu’ils se battent pour eux. Encore moins qu’ils défendent leurs droits lorsqu’ils sont bafoués par des dictateurs, mieux il faut aider ces derniers sinon « L’islam » va prendre le pouvoir et tuer la démocratie virtuelle qui existe que dans leur tête.

    J’accuse « les lions modernistes » de n’être que de vulgaire islamophobe, d’être des individus complexés et sans aucun honneur pour aller pleurer et chercher du réconfort dans les médias occidentaux qui rafolent de ces histoires de « femme debout » qui lutte avec ses petites mains frêles contre la tyrannie du méchant « arabe musulman ».

    J’accuse également ces pseudos « modernistes » d’avoir non seulement permis à la junte de rester au pouvoir mais d’avoir permis le développement d’un courant puissant islamophobe en occident. Mille fois honte à vous !!!

    Messieurs,

    Croire en Dieu et être démocrate dans son sens le plus noble ne sont pas incompatibles. Cessez de prendre pour référent ces pseudos « Lumières » françaises qui quqoique vous fassiez vous considérerons toujours comme des êtres « culturellement inférieurs ». Aux Etats-Unis, il est impossible pour un politique athé de se faire élire car le pays est majoritairement croyant et pratiquant, au Japon, jamais un responsable politique n’irait prendre en raillerie leurs coutumes ancestrales, en Allemagne et en Italie, personne ne revendique, même leurs communistes, l’interdiction de parti démocrates chrétiens, au Tibet personne ne parle de laicité au Dalai Lama, dirigeant religieux. La liste est longue…..

    Les réovlutions arabes, le Dr Marzouki en tête ainsi que l’Egypte, ont permis de démasquer ces faux démocrates. Bientôt ce sera le tour de l’algerie, inch’Allah….et je suis d’accord avec vous Mansour, « les modernistes » ont une mauvaise haleine…




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  • fethi
    20 août 2011 at 23 h 30 min - Reply

    Envoyé le 20/08/2011 à 23 h 30 min

    miss tmourt@
    Ne faites pas référence a des noms tel que hachani ou autres,mais faites référence au programme politique du FIS qui a eté élaboré par l’ensemble des islamistes du FIS et a leurs téte ali benhadj et abbassi madani,heureusement que les vidéo éxistent,les debats télévisés existent,les préchent incendiaire éxistent,dans la rue algerienne ont a tous véçu les YADJOUZ ET LAYADJOUZ.
    Maintenant il faut posé la bonne question comment se déffére de la péste des pseudo islamistes completement rétrograde et violent et du choléra des généraux et leurs corollaire démi-crate,journaleux et opportuniste,et d »ailleur chadli aprés la faillite législative a faillit faire un gouvernement de coalition avec eux,a l’éxemple du soudan du général omar el bachir et l’islamiste hassane tourabi .




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  • SAMI
    21 août 2011 at 1 h 35 min - Reply

    A Rabah.

    Il ne suffit pas de vivre à Alger pour avoir un avis lucide sur tout! le fait d’être à Paris non plus. Essayer d’avoir des arguments plus convaincants du moins. J’ai toujours vécu en Algérie et gérer même une ville, j’en connais plus maintenant du fait que j’ai pris du recule par rapport à mon pays. J’essaye toujours d’aider de ce que je peux. Ce recule de 10 ans m’a ouvert les yeux sur les grands pêchés capitaux de mon pays pris en otage par un système mafieux et une société qui refuse de voir sa sale vérité en face. D’abord, arrêter de se focaliser sur les expériences occidentales surtout françaises. Vous empruntez même le lexique « démocrates » islamistes » à qui on veut lui faire dire n’importe quoi, alors qu’il s’agit souvent de constructions médiatiques! ce que vous ne voulez pas voir, c’est qu’il y a des expériences (pas de modèle) qui réussissent mieux que d’autres! regardez du côté de la Turquie, la Malaisie, l’indonésie et autres expériences réussies. C’est vrai que nos « islamistes » sont à court d’idées s’ils en ont d’ailleurs! Erdogan lui même, avant de penser à appliquer la Charia, il a plus penser en premier à faire de la Turquie une nation capitaliste prospère! réussir une croissance fulgurante. La Turquie, actuellement est l’un des pays qui réalise le plus de croissance! Alors que chez nous, on veut faire une république avec des gueux et des morveux! Là, je suis d’accord, on est loin du compte!

    Sami.




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  • SAMI
    21 août 2011 at 1 h 56 min - Reply

    Voici un extrait d’un article de M. Lacheref, que j’ai sélectionné un jour sur les colonnes de ce Quotidien. C’est vraiment hallucinant ce que cette élite dites à tord moderniste peut faire. Je veux dire les responsables du journal el Watan qui censure un extrait d’un interview de Jamal Zenati. C’est illustratif d’une haine de soie et de sa religion. Sauf que cette pseudo-élite, amarrée à la dictature, alimente les fausse perceptions de l’islam et fait augmenter l’islamophobie dont on souffre chaque jour! Voilà, si Rabah, votre élite moderniste juste devant la porte du voisin!!!

    Cependant, une question se pose : pourquoi le rédacteur Suprême d’El Watan ne censure-t-il pas Arezki Ait Larbi lorsqu’il dévoile, d’une façon aussi brutale, une telle information sensée discréditer toute la presse nationale, machine de propagande pro-militaire par excellence et s’acharne-t-il à censurer, avec des ciseaux bien affûtés, Djamel Zenati lorsqu’il dit «Faut-il rappeler que la philosophie libérale, fondement de la démocratie occidentale, tire ses racines du christianisme. Pourquoi l’islam serait-il alors un obstacle à la démocratie ? Pourquoi ce qui est admis pour le christianisme ne le serait-il pas pour l’islam ? » « Je reste convaincu que l’islam, tant dans son corpus que dans son histoire, recèle énormément d’idées et de faits à même de contribuer à fonder ce que l’on pourrait appeler la voie algérienne de transition démocratique. Sur diverses questions l’islam est en avance sur beaucoup de philosophies se réclamant de la libération de l’homme. » « Ce qui est universel c’est l’aspiration de l’homme à la liberté et au bien être. Et il s’y emploie à les atteindre par des chemins toujours plus singuliers les uns que les autres et c’est ça qui est passionnant dans l’Histoire. » « Une chose est cependant certaine, l’Algérie est condamnée à faire sa transition démocratique. Regardez le monde. Des grands ensembles se créent, des alliances se nouent, des stratégies s’ébauchent et des dynamiques se développent. Doit-on et peut-on rester en marge de cette effervescence planétaire et se complaire dans cette hallucination collective ? »




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  • Ath Ali
    21 août 2011 at 1 h 58 min - Reply

    @MissTmourt

    Tu peux glorifier la periode FIS avec son cortege de milices barbues qui faisait la police des moeurs dans les rues, avec ses troupes de choc qui interdisait tout concert et toute haramité certifiée.

    Sans parler des discours de Belhadj sur la femme, la democratie et j’en passe ( les archives restent, meme si les paroles s’en vont)

    C’est ton projet de société conforme à ton ideologie.

    Ce n’est pas le mien et le combatterai de toutes mes forces, pacifiquement, par les idées, pas par les bombes et les massacres.

    C’est peut etre cela aussi la democratie dont nous rêvons ? un combat d’idées et pas un bain de sang.

    Cordialement




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  • sami
    21 août 2011 at 2 h 04 min - Reply

    Voici les coordonnées à qui veut lire l’article dans sa totalité. Juste pour dire à Rabah and co, que cette élite corrompus et incompétente est la source de nos malheurs. Je le dis même à certains ici à Paris à qui je donne des cours. Des élites 3roubi qui profite de la rente pour venir à Paris faire un stage. Des gens vraiment qui chez vous à Alger sont de vrais chouakar!J’en profite souvent pour leur dire ce que je pense crument!

    A propos d’une certaine presse privée Ou la machine destructrice médiatique au service de la corruption et de la désarticulation de notre imaginaire.
    Par Mahieddine Lachref




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  • OrO
    21 août 2011 at 12 h 55 min - Reply

    Permettez-moi,Monsieur Benchennouf de ne pas être d’accord avec vous.Il y a au moins deux éléments qui permettent de penser que la mainmise de Bouteflika n’est pas aussi totale que vous l’affirmez.La première est la manière avec laquelle le président du RCN,une officine qui roule pour Said Bouteflika,a été contraint ,il y a un peu moins d’un an d’avaler publiquement son chapeau 24 heures après avoir annoncé publiquement la candidature de Said à la succession de son frère.Il s’agissait clairement d’une tentative de pénétration en force de la part du clan présidentiel qui a lamentablement échoué.Il faut rappeler que c’était AVANT(décembre 2010) la vague de révolutions arabes qui a rendu complètement caduc le « schéma » des successions dynastiques.
    L’autre élément est le fait de plus en plus évident qu’il y a aujourd’hui au moins deux candidats à la succesion de bouteflika.Le premier qui bénéficie clairement du soutien du Président est A.Belkhadem,alors que le second A. Ouyahia est le candidat « naturel » du DRS,ce qui tend à montrer que le DRS est loin d’avoir capitulé.




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  • aurélien
    21 août 2011 at 13 h 09 min - Reply

    Wech,mr benchenouf,c’est le syndrome de stockolm qui vous inonde de ses émanations versatiles ,ou bien c’est une sorte de dépit d’un combattant fatigué?Je vous ai connu moins naïf et plus incrédule que çà…
    Bouteflika ,a contribué ,de prés ou de loin,à tous les malheurs et tous les coups tordus que le systéme illégitime et maffieux qui l’a enfanté,avec sa fraterie de prédateurs,parrains et larbins,, font endurer à notre chére patrie l’immortelle algérie.
    Zerhouni,le gobbels algérien,ex N°2,de la SM du tristement célébre khalef abdellah dit marbeh kasdi ,ne menaceait il pas les algériens ,devant les caméras de l’inique unique entv,de represailles ,juste parceque ,nos citoyens déshérités par le systéme maffieux qui les oppresse ,réclamaient un toit ,aprés le seisme de boumerdes…
    Bouteflika est honni,haï par notre peuple….
    La BARAKA à laquelle vous faisiez allusion,le lâchera bientôt …leur protecteur et frére dans la prédation de peuple,kadafi est entrain de sentir la corde de sadam ,leur modéle arabobâathiste,lui « chatouiller » son cou de dictateur heroinisé et opiumisé jusqu’à l’illimination.le systéme qui a placé bouteflika et le clan de ce dernier ,dans leur refuge de vampires de l’algérie,CLUB DES PINS ,sont entrain de faire dans leur froc,LA PEUR COMMENCENT A TIRAILLER leurs entrailles adipeuses et nauséabondes d’orgies et de luxures maffieuses qu’ils se permettaient avec l’argent du peuple,de la sonatrach,qu’ils ont transformée en société familiale rentiére..
    Même leur « terrorisme pédagogique »EN KABYLIE,qu’ils croient crimes parfaits commis à bentalha ,rais,mascara,medea,jijel..les rattrapera et les les perdra…Bientôt ils sentiront les ondes de la corde de sadam….Bientôt!




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  • Djahida
    21 août 2011 at 15 h 41 min - Reply

    Que ce soit haoulai ou haoulai qui ont pris le dessus , une chose commence à se dessiner clairement,dans quelques petites années quand les grosses erreurs du pouvoir commenceront à donner leurs « fruits », rares seront les prétendants à la direction d’un pays qui deviendra ingérable YOTALEMENT.Aujourd’hui, il « tourne » autour de 5% de sa capacité avec des secteurs entiers en perte de vitesse.Qui vivra verra.




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  • MissTmourt
    21 août 2011 at 20 h 23 min - Reply

    @ Ath Ali et Fethi

    Où avez vous lu que je suis un partisan du FIS ? Je vous ai dis, je ne sais combien de fois, que le FIS et ses dirigeants, à de rares exceptions, étaient des caricatures au service du pouvoir et vous me cataloguez comme un partisan de « femmes à la maison », « mains coupés », « musique haram » et autre sujet hautement important pour créer un état de droit et de justice en algerie. Continuez la diversion si cela vous chante, mais croyez moi, la jeunesse n’est plus dupe de ces faux débats qui ne règlent rien du tout et ne serve qu’à engraisser certains ….

    Finalement, vous vous comportez comme les intégristes que vous prétendez combattre. Votre terrorisme intellectuel, votre simplisme manichéen, votre clash de civilisation en algerie même, avant Bush & Co, ont causé beaucoup de tragédie.

    Les abus de pseudo représentants divin sur terre se combattent par la loi, par des plaintes, par des procès…pas avec le suplice du chiffon ou du chalumeau ou encore des camps de concentration dans le désert….chose qui n’a trés peu dérangé les « demi-crate » comme SS et le PAGS…

    Je me rejouis que maintenant vous allez employer des moyens pacifiques…que de temps perdu et de sang versée !!!

    @ Mansour,

    Vous avez raison, les musulmans sont des animaux sales et répugnants, ils ne méritent pas de vivre à vos côtés…vous le seul être propre et honnête d’Alger…




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  • bentalhi
    24 août 2011 at 14 h 18 min - Reply

    Khouya miss tmourth ,ces demi crates voient que ,même un simple musulman pratiquant un danger potentiel pour leur pseudo démon-crate à la BHL
    Merci miss n’tmouth




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  • Militant pour la citoyenneté
    27 août 2011 at 5 h 41 min - Reply

    le drame de tous les algériens, y compris moins, c’est que nous n’avons pas la patience de la lutte pacifique car la lutte pacifique est plus dure et longue dans le temps, nous sommes impatients d y arriver à nos objectifs le plus rapidement possible faute de quoi nous utilisons la violence, verbale et physique, et là le pouvoir en place trouve bien son compte c’est bien de la violence que se nourrit ce système. alors le changement arrivera le jour ou la majorité des algériens admet qu’on peut vivre ensemble avec nos différences, religieuse, vestimentaire,…etc et on peut lutter pacifiquement ensemble pour que chaque citoyen puisse s’exprimer sans qu’il se sente menacer, ni inquiéter; ce jour là, nous dirons que la nation algérienne est une réalité et ce pouvoir va vraiment tomber mais pour l’instant nous (algériens) sommes encore des figurants dans le film que le pouvoir continue de jouer depuis 1962…..intitulé : L’Etat (militaro-policier)algérien sans Nation Algérienne.




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  • hamid
    29 août 2011 at 10 h 12 min - Reply

    barakAllahoufik misstmourt pour le commentaire ,c’est exactement ce que je pense;
    alhamdoulIllah il y a des algeriens qui ne dorment pas .




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  • Congrès du Changement Démocratique