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24 July 2017

Le début de la fin du dément de Tripoli

Libye: combats à Tripoli, les rebelles se rapprochent de la capitale

– Publié le 21/08/2011 à 12:26

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Selon des témoins, des Tripolitains ont brûlé cette nuit des pneus et les hauts-parleurs des mosquées diffusaient des messages hostiles au régime appelant la population à se soulever, alors que des affrontements entre insurgés et pro-Kadhafi étaient signalés.

Les rebelles libyens étaient à une vingtaine de kilomètres de Tripoli où des explosions et des échanges de tirs nourris se poursuivaient dimanche matin, selon des témoins, qui font également état d' »affrontements » dans la capitale.

Les rebelles ont pris dimanche matin une forêt à 24 kilomètres à l’ouest de Tripoli après des combats meurtriers contre les forces fidèles au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, a affirmé à l’AFP un insurgé.

« Les rebelles ont pris la forêt de Ghadayem », une zone boisée stratégique sur la route de Tripoli, a déclaré cet insurgé, se présentant sous le nom de Mohammed, tout en soulignant que des soldats kadhafistes étaient encore positionnés aux abords de la forêt.

Un correspondant de l’AFP sur place a vu deux véhicules de soldats kadhafistes brûlés. « Quatre mercenaires, qui n’étaient pas libyens, ont été tués », a par ailleurs annoncé la rébellion.

Des sources médicales ont fait état de quatre morts rebelles et d’au moins dix blessés légers.

« Nous voulons aller à Tripoli aujourd’hui », a déclaré Bassam, un autre insurgé, qui n’a pas souhaité donner son nom de famille.

A l’approche des combattants rebelles, de nombreux quartiers de la capitale étaient en ébullition dimanche matin et des affrontements étaient signalés entre pro-Kadhafi et insurgés, selon des témoins.

Le régime, qui a reconnu des infiltrations « de groupes isolés », a adressé dimanche matin des messages sur les téléphones portables appelant « le peuple à sortir dans toutes les villes pour éliminer les traîtres et les agents avec des armes et pour les piétiner », a indiqué un journaliste de l’AFP.

Peu avant, Seif al-Islam Kadhafi, un des fils du dirigeant libyen a réaffirmé que le régime « n’abandonnerait pas la bataille » tout en invitant la rébellion au dialogue, dans un discours diffusé tôt dimanche par la télévision officielle.

« Nous sommes sur notre terre et dans notre pays. Nous résisterons six mois, un an, deux ans,… Et nous gagnerons », a-t-il lancé devant des jeunes. Il a toutefois appelé la rébellion au dialogue: « si vous voulez la paix, nous sommes prêts », a-t-il affirmé, en rappelant avoir supervisé l’élaboration d’un projet de Constitution.

Selon des témoins, des Tripolitains ont brûlé cette nuit des pneus et les hauts-parleurs des mosquées diffusaient des messages hostiles au régime appelant la population à se soulever, alors que des affrontements entre insurgés et pro-Kadhafi étaient signalés.

Hormis une accalmie d’une heure à l’aube, les tirs et les explosions se sont enchaînés dans la nuit de samedi à dimanche dans Tripoli venant notamment des quartiers sud.

Peu après 04h00 (02H00 GMT), quatre puissantes explosions ont secoué la ville, survolée par des avions. L’Otan, qui bombarde quasi-quotidiennement des objectifs à Tripoli, a annoncé dimanche avoir détruit samedi 22 objectifs militaires dans la capitale.

Samedi tard dans la soirée la télévision officielle a diffusé un message sonore du colonel Kadhafi exhortant ses partisans à « marcher par millions » pour « libérer les villes détruites ».

Qualifiant les rebelles d' »agents, de traîtres et de rats » qui « profanent les mosquées », il a ajouté qu’ils étaient « des agents du (président français Nicolas) Sarkozy qui veut prendre le pétrole libyen ».

Dans la nuit, l’ancien numéro deux du régime libyen Abdessalem Jalloud, qui a fui Tripoli vendredi, a pour sa part appelé la tribu du colonel Mouammar Kadhafi à renier « ce tyran », dans une déclaration diffusée dimanche par la chaîne de télévision Al-Jazira.

« Vous êtes une tribu honorable (…). Vous devez préservez votre histoire et votre honneur (…). Reniez ce tyran car il va partir et vous aurez à supporter son héritage », a déclaré M. Jalloud à l’adresse de la tribu des Guedadfa.

A l’étranger, de nmbreuses capitales se félicitaient des derniers développements en Libye.

La « tragédie » du conflit en Libye « touche à sa fin », a ainsi jugé le chef de la diplomatie italienne Franco Frattini dans une interview à Il Mattino parue dimanche, dans laquelle il estime que la chute du régime Kadhafi créera de « grandes perspectives » pour les entreprises italiennes.

Le « soulèvement à Tripoli » a commencé, et la situation dans le pays est « à un point extraordinairement crucial », a de son côté estimé dimanche le secrétaire d’Etat britannique aux Affaires étrangères Alistair Burt sur la chaîne Sky News.


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3 Commentaires sur cet article

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  • Rédaction LQA
    21 août 2011 at 14 h 51 min - Reply

    Libye – Offensive rebelle sur Tripoli

    Le Point.fr – Publié le 21/08/2011 à 09:29 – Modifié le 21/08/2011 à 09:45
    Des affrontements ont éclaté dans la capitale libyenne, bastion du colonel Kadhafi.
    Libye – Offensive rebelle sur Tripoli

    Des explosions et des échanges de tirs nourris ont retenti dans la nuit de samedi à dimanche à Tripoli où des témoins ont fait état d' »affrontements » dans certains quartiers de la capitale libyenne vers laquelle les rebelles progressent. Dans un message sonore diffusé pendant la nuit par la télévision officielle, le colonel Muammar Kadhafi a exhorté ses partisans à « marcher par millions » pour « libérer les villes détruites ». Qualifiant les rebelles d' »agents, de traîtres et de rats » qui « profanent les mosquées », il a ajouté qu’ils étaient « des agents du [président français Nicolas] Sarkozy qui veut prendre le pétrole libyen ».

    Des affrontements entre des insurgés et les pro-Kadhafi ont été signalés par des habitants en début de soirée dans plusieurs quartiers de la capitale, notamment dans la banlieue est, où des cris d’Allah Akbar étaient diffusés par les haut-parleurs des mosquées. Peu après 4 heures, quatre puissantes explosions ont secoué la ville, survolée par des avions. L’Otan bombarde quasi quotidiennement des objectifs à Tripoli.

    Le porte-parole du gouvernement, Moussa Ibrahim, a simplement confirmé de « petits affrontements » avec de petits groupes dans des quartiers comme Tajoura, Soug Jomaa ou Ben Achour. Selon lui, les forces loyalistes sont venues à bout des insurgés et les affrontements n’ont duré qu’une demi-heure. « La situation est désormais sous contrôle », a-t-il affirmé dans des déclarations diffusées par la télévision officielle. Toutefois, des tirs nourris et des explosions retentissaient toujours dans la capitale vers 4 h 30.

    Liesse populaire

    À Sabratah (50 kilomètres à l’ouest de Tripoli), la population, massée autour des téléviseurs, manifestait sa joie dans les rues, jugeant que la fin du régime était proche, a constaté un journaliste de l’AFP. À Benghazi, « capitale » rebelle dans l’est de la Libye, des milliers de personnes en liesse se sont rassemblées samedi soir pour soutenir le « soulèvement » à Tripoli, a constaté un photographe de l’AFP. « Au revoir, Kadhafi ! », « Dieu est grand ! » scandaient les manifestants. À Tunis, des milliers de personnes, en majorité des Libyens, se sont également rassemblées samedi soir devant l’ambassade de Libye, où le drapeau des insurgés a été hissé sur le toit du bâtiment, a constaté un photographe de l’AFP. « Kadhafi, traître ! » « le peuple veut ton départ ! » criaient les manifestants.

    Plus tôt samedi, le chef de la rébellion, Moustapha Abdeljalil, avait affirmé que la fin du colonel Kadhafi était « très proche ». « Nous avons des contacts avec le premier cercle du colonel Kadhafi […], tout montre que la fin est très proche », déclaré Moustapha Abdeljalil, président du Conseil national de transition (CNT, organe politique des rebelles) lors d’une conférence de presse à Benghazi. « Je m’attends à une fin catastrophique pour lui et les siens. Je m’attends aussi à ce qu’il crée une situation [d’anarchie] dans Tripoli. J’espère que je me trompe », a-t-il ajouté. En prévision des combats à venir dans la capitale, Moustapha Abdeljalil a appelé ses habitants à « protéger la vie et les biens de la population », mais également à « protéger les institutions et les biens publics ». Il a aussi appelé les combattants rebelles « à protéger et à traiter avec justice » les soldats du régime qui seront faits prisonniers ou qui se rendront.

    Violents combats

    Parallèlement, les rebelles qui avaient nettement progressé dans Brega (240 kilomètres au sud-ouest de Benghazi) vendredi rencontraient, samedi, une résistance dans ce poste avancé des pro-Kadhafi dans l’Est. Brega est le théâtre de violents combats depuis fin juillet. Après avoir annoncé qu’ils s’étaient emparés vendredi de l’ensemble de la ville, les rebelles ont reconnu samedi après-midi qu’ils avaient été repoussés de la zone pétrolière par des tirs d’artillerie.

    Vendredi, les rebelles avaient annoncé avoir pris Zliten et Zawiyah. Des journalistes de l’AFP sur place ont confirmé les progrès à Zawiyah, à 40 kilomètres à l’ouest de Tripoli, mais il n’a pas été possible d’obtenir d’information indépendante sur Zliten (150 kilomètres à l’est de Tripoli). À Zawiyah, la ville est « libérée », ont déclaré d’autres rebelles tout en prenant possession de l’hôpital, dernier grand bâtiment tenu par les pro-Kadhafi. Samedi, « il y a eu de violents affrontements à la porte est de Zawiyah. Nous avons subi quelques pertes », a déclaré un porte-parole des rebelles sur place. L’atout principal de Zawiyah reste sa raffinerie – unique source d’approvisionnement de la capitale en essence, gazole et gaz -, prise jeudi par les rebelles.

    Défection

    Des milliers de Tripolitains, qui subissaient déjà de longues coupures d’électricité, tentent désormais de fuir le bastion du régime. Ainsi, l’ancien numéro deux du régime, Abdessalem Jalloud, a fui Tripoli vendredi. Selon un responsable gouvernemental tunisien, Jalloud est passé en Tunisie et est reparti à l’aube « avec sa famille » vers l’Italie. Abdessalem Jalloud, l’un des principaux officiers ayant participé au coup d’État qui a porté Muammar Kadhafi au pouvoir en 1969, a longtemps été considéré comme le numéro deux du régime, avant d’être discrètement mis à l’écart à partir de 1990.

    Tripoli comme les rebelles ont minimisé la portée de cette défection. Abdessalem Jalloud avait « abandonné la politique, de son propre gré, depuis un bon moment » et « passait la plupart de son temps à l’étranger pour des soins », a affirmé l’agence officielle Jana. « Je ne pense pas qu’il puisse être utile à la révolution […]. Il est marginalisé depuis longtemps », a déclaré le colonel Bani à Benghazi.




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  • ALGERIEMEILLEUR
    21 août 2011 at 20 h 24 min - Reply

    Une dectature de moins en Afrique du nord ca fait plaisire hummmmm a qui le tour ????? abdelke et saidoo preparer vos valises ……….




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  • hamid
    21 août 2011 at 20 h 39 min - Reply

    Bon ramadhan à tous et bons AAWACHERS

    En ce moment se joue à nos frontieres-est la fin de partie pour le malade mental de la libye, Moammar kaddafi. J’espere qu’il sera capturé vivant lui qui a tant fait souffrir les lybiens et pour tous les crimes qu’il a commis pendant 42 ans de dictature.
    L’eteau se resserre autour des voyous criminels de ben aknoun, beni messous et du palais d’el mouradia.Derniere sortie du DRS qui travaile activement sur le net est de dire aux gens que faire la revolution en algerie pourra mener à des interventions de l’otan, comme en lybie.El ils ajoutent dans leurs enregistrements video que ceux qui appellent à la revolution sont aussi reponsables que l’ait le pouvoir avec ses crimes. Donc la derniere carte que veut jouer le DRS est la peur. Objectif: faire accepter aux algeriens psychologiquement qu’il faut que les choses reste en l’état et ne bougent pas c’est dans l’interet des algeriens. Et pour diaboliser les appels à la revolution il est pret à se diabliser lui même puisque ceux qui prechent ses discours sur le net sont des agents du DRS.Donc, Ne manifestez pas sinon l’otan. D’accord, mais….manifester c’est la constitution qui le garantie donc pourquoi avoir peur des gens qui vont sortir demandant la fin du colonialisme du DRS.L’otan n’interviendra pas en algerie pour deux raison selon moi :1) l’algrie n’est ni l’afghanistan, ni l’irak, ni la libye avec tous les respect que je dois à ces peuples freres et heroiques. 2)Les occidentaux n’ont plus les moyens de faire la guerre à aucun pays, car ils vivent une crise finaciere, economique et structurelle. J’ai envie de dire ceci à tewfik mediene et à bouteflika qui se la joue au roi faineant et malade.Si vous croyez que les algeriens vont restez les bras croisés en regardant les tunisiens,les egyptiens et les lybiens elirent tranquilement leur reponsables toute en vivant dans une atmosphere de liberté et de democratie vous etes rellement des naifs.Une naiveté que je m’interdit absolument de vous accorder.Et si vous le pensez rellement, dans ce cas, vous me decevriez beaucoup,mais…….vraiment beaucoup, moi qui pense beaucoup de bien de vos intelligences sataniques respectives.À la place où vous etes, et malgré les tonnes d’informations qui vous arrivent à vos bureaux vous etes incapables d’anticiper et de preparer votre depart et celle de vos hachia, on appelle ca l’aveuglement du pouvoir. Tous va bien jusqu’à la derniere minute, c’est à dire jusqu’à la pendaison.
    La revolution qui abattera definitivement ce regime inhumain c’est celle qui ne sous estimera pas la capacité de manipulation du DRS à rebondir.CÈST CELLE QUI S’ADAPTE À LA NATURE DU POUVOIR ALGERIEN ET SA FACON DE PENSER. Une revolution determinée , massive , se manifestant au quatre coins du pays, jusqu’aux douars les plus reculés et qui sera pacifique, generalisée d’une intensité sans pécedent et qui S’INSCRIRA DANS LA DURÉE.C’est aussi celle qui ne cherchera pas le moment de la fin de la revolte, et ceci jusqu’à le recouvrement total de la souverainté du pays et des algeriens.Cette revolution c’est celle qui prendra en compte l’experience du DRS dans la contre revolution, le sabotage des esprit, et sa capacité d’avorter la contestation. Il s’agira d’assainir le pays, et de permettre aux algeriens de trouver leurs reperes apres 50 ans d’errance et plus de 180 ans de colonialisme. La revolution qui doit se declencer en algerie n’a pas besoin de date symbolique, comme en tunisie, 14 janvier, egypte 25 janvier, ou la libye 17 fevrier, car elle ne peut etre que le prolongement du 8 mai 45 et du 1 er novembre 54.Il s’agit tout simplement de se debarasser du colonialisme du DRS qui est indissociable de celui de l’ex puissance coloniale.




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  • Congrès du Changement Démocratique