Édition du
27 July 2017

Algérie : La révolution impossible?

Djamel BENHAMOU

Chercheur

 

Les individus connaissent la peur, les peuples non. Nos frères Tunisiens, Egyptiens, Libyens, Marocains et surtout Syriens confrontés à l’un des régimes les plus sanguinaires au monde, nous confirment chaque jour cette vérité. Ce constat fait, la question qui se pose est de savoir pourquoi les Algériens n’agissent pas de même.

Certains répondent que l’Algérie a connu sa révolution avec les événements d’octobre 1988. D’autres expliquent cette timidité par les séquelles laissées par la décennie noire.

Le premier argument est faux sinon fallacieux. Décrit comme un chahut de gamins, cette révolte sans leaders et sans programme n’a pas remis en cause la prééminence de l’Oligarchie Militaro-Bureaucratique (OMB) au pouvoir depuis l’indépendance du pays.  La  constitution du 23 Février 1989 qui autorisa la création de partis politiques, plus précisément d’associations à caractère politique, n’a pas permis d’instaurer une réelle démocratie.

La plupart de ces formations s’avéreront des coquilles vides, infiltrées, manipulées sinon créées par le DRS. La réponse sanglante de l’OMB à la victoire surprise du Front Islamique du Salut (F.I.S) aux élections législatives du 26 décembre 1991 et l’installation dans le fauteuil présidentiel de Zeroual et de Bouteflika, des «indépendants », prouvent l’absence d’ouverture politique.

La mort de deux cents mille algériens au cours de la décennie noire peut dissuader à se lancer dans la contestation du système mis en place par l’OMB mais n’explique pas totalement la retenue actuelle.

En fait l’OMB, outre une répression féroce allant jusqu’à l’assassinat individuel ou collectif, se maintient au pouvoir grâce à la rente pétrolière qu’elle distribue à sa guise. Face à la ladrerie légendaire de la bourgeoisie algérienne, sa « générosité » lui a permis d’assujettir le peuple. Les émeutes du début de l’année par exemple se sont arrêtées suite à la diminution du prix de l’huile et du sucre. Faut-il rappeler que les événements d’octobre 1988 se sont produits juste après la chute brutale et importante des prix du pétrole et que la décennie noire se déroula dans un contexte économique très dégradé ? Le pays était en état de quasi-faillite.

La reprise des cours du pétrole, amorcée à partir de la fin des années 90, permit à l’OMB d’écarter ce dernier péril et de ramener au pouvoir un dilettante plus connu pour ses discours creux et ses frasques dans les palaces parisiens que ses compétences d’homme d’Etat. Sur le plan économique en particulier, les douze ans de présidence bouteflikienne, ont plus profité aux entreprises étrangères qu’aux entreprises algériennes. L’inutile autoroute Est-Ouest (au regard de sa rentabilité économique), en attendant la grande et tout aussi inutile mosquée du président, a constitué pour elles un véritable pactole. Nourri de miettes, le peuple est resté calme durant toute cette période hormis comme signalé plus haut l’agitation avortée du début de l’année.

Un bref rappel historique nous indique que la naissance de l’OMB, dont le premier cercle est composé d’éléments de la haute hiérarchie militaire et civile, coïncide avec l’assassinat d’Abane Ramdane. Dirigée alors par Boussouf et Boumediène, elle se prépara résolument à prendre le pouvoir sitôt l’indépendance proclamée. A la tête d’une armée qui n’a jamais tiré une balle contre la soldatesque française, Boumediène élimina d’abord son mentor avant de jeter son dévolu sur Ben Bella qu’il propulsera sous les feux de la rampe avant de l’écarter à son tour. Dépourvu de charisme, le colonel Boukharouba dirigera l’OMB en se cachant derrière une organisation collégiale et opaque. Il ne se présentera d’ailleurs jamais comme un dictateur à l’image d’un Kadhafi ou d’un Hafez El Asad.

En prenant le pouvoir, l’OMB perpétua la confusion qui existait entre l’Etat et le gouvernement du temps du GPRA. A l’exemple de Louis XIV, l’OMB peut proclamer « L’Etat c’est moi ou L’Etat c’est nous». Cette ambigüité ne cessera que lorsque le peuple devenu réellement souverain élira des gouvernants amovibles.

En 1963, l’OMB nationalisa les domaines agricoles laissés vacants par les colons et les champs de pétrole, privant ainsi la bourgeoisie nationale des sources de richesse et de puissance politique. Grâce à ce trésor de guerre, elle signa un pacte tacite avec les couches populaires dans lequel celles-ci renonçaient à leur autonomie politique contre un assistanat permanent.

Le 19 Juin 1965, l’OMB expurge définitivement de ses rangs les relents populaires et populistes incarnés par Ben Bella en s’accaparant la totalité du pouvoir. S’abritant derrière un mystérieux conseil de la révolution, l’OMB prendra ses décisions dans des bureaux capitonnés interdits au peuple. Rendu mineur, celui-ci ne devait pas déranger ceux qui s’échinaient pour lui… Pourtant ses conditions de vie ne s’amélioraient guère. Lors des événements d’octobre 1988, il voulut le fait savoir mais la réaction de l’OMB fut d’une rare violence. En quelques jours, sa mitraille faucha cinq cents jeunes manifestants. Dans ses sinistres geôles, ses tortionnaires s’en donnèrent à cœur, broyant la vie de centaines d’enfants.

De son coté, la bourgeoisie nationale se voyait non seulement marginalisée mais traitée d’ennemie. Avec le temps, son importance se réduisait comme peau de chagrin. Durant cette période, l’OMB construisit à coups de milliards des usines « clés en main » mais si peu rentables. L’agriculture périclita, victime d’une bureaucratisation forcenée. Devant l’échec de sa politique économique, elle entreprit un programme de privatisation des entreprises publiques qu’elle abandonna en cours de route. Bien malin celui qui pourrait dire à quand remonte la dernière réunion du CPE.

Elle autorisa également la création d’entreprises privées de moyenne dimension. Mais surveillées de près celles-ci peuvent être dissoutes du jour au lendemain. L’entreprise Khalifa et Tonic emballage par exemple furent allègrement sacrifiées malgré la mise au chômage de plusieurs milliers de travailleurs. Aux dernières nouvelles, l’OMB veut, parait-il, ressusciter le secteur public moribond. Ces voltes-faces, financièrement coûteuses, démontrent s’il en est besoin, la versatilité idéologique de cette caste seulement intéressée par la pérennisation de son pouvoir. Echaudés par cette inconstance, les investisseurs étrangers fuient l’Algérie.

Sur le plan politique, le bilan n’est pas plus brillant. Le 11 Janvier 1992, elle débarqua manu militari, c’est-à-dire le révolver sur la tempe, l’ex-chef de la deuxième région militaire. Il avait envisagé, suprême hérésie, de cohabiter avec le FIS. Six mois plus tard, elle régla son compte au fondateur du CRUA et du PRS, ramené en catastrophe de Kenitra. Si Tayeb s’entêtait, parait-il, à franchir certaines lignes rouges. Après avoir remercié pour incompétence politique notoire, notamment en matière de relations internationales, l’ex-directeur de l’académie militaire de Cherchell, elle alla extraire de son exile doré, l’ancien ministre des affaires étrangères de Boumediène. Contrairement à son prédécesseur, son entregent faisait, semble-t-il, merveille auprès des dirigeants des grandes puissances. Aussi lui confia-t-on la mission d’éloigner des généraux, le spectre d’une condamnation par la CPI pour les  massacres collectifs des populations de Bentalha, Raïs et Sidi-Youcef notamment. Les attentats contre les tours jumelles du World Trade Center, à New-York, l’aideront beaucoup dans sa tâche.

En 1999 et 2006, l’OMB promulgua la loi sur la concorde civile et l’ordonnance relative à la réconciliation nationale pour s’absoudre des crimes contre l’humanité qu’elle commit au cours de la décennie noire. Feint-elle d’ignorer que ces crimes sont imprescriptibles ?  En 2008, elle tripota la constitution pour permettre à son canasson (dixit général Nezzar) de mourir président. Ce faisant, elle se donnait du temps pour dénicher son successeur post mortem. Sous la pression du printemps arabe, elle leva en 2011 l’Etat d’urgence instauré depuis 1992. La situation des  libertés publiques dans notre pays ne s’en trouve pas pour autant améliorée. Exprimer son opinion par des écrits, des reportages audiovisuels ou des marches pacifiques est toujours aussi difficile.

Pensant pouvoir faire l’économie d’une véritable révolution démocratique, l’OMB invita au cours de l’été 2011, les partis politiques et certaines « personnalités nationales » à lui faire des propositions concernant, comble du cynisme, l’instauration de la démocratie en Algérie. Certains partis, qualifiant cette démarche de mascarade, ont décliné l’invitation. L’histoire offre peu d’exemples de suicides politiques, aussi il ne faut pas être devin pour prédire que rien ne sortira de ce médiocre show. On ne le répétera jamais souvent, la liberté s’arrache et ne se donne pas. Les algériens savent ce qu’ils doivent faire s’ils veulent vivre dans la liberté et la dignité.

De leur côté, les institutions que l’OMB mit en place se sont toujours caractérisées par leur facticité. Leur rôle principal est de servir de façade à sa dictature de fer. Leur inutilité institutionnelle s’est davantage accentuée avec les énormes disponibilités financières produites par la vente du pétrole. Le sénat et l’assemblée nationale n’ont jamais mieux mérité leur sobriquet de chambres d’enregistrement. Le poste de premier ministre est aux mains d’un parti qui ne dispose pas de la majorité à l’assemblée nationale. La cour des comptes ronronne : Même les derniers scandales financiers révélés par la presse n’ont pas réussi à la sortir de son sommeil. De son côté, le CNES, coupé de la société civile, applaudit sans honte une politique économique erratique. Les velléités d’indépendance prêtées à cet organisme sous la présidence du défunt Mohamed Salah Mentouri ont fait long feu. Le médiateur de la république fut supprimé aussi vite qu’il fut crée.

La culture ne fut pas mieux traitée.  Occupant tout l’espace politique, l’OMB ne laisse aux artistes en particulier et aux intellectuels en général pas d’autre choix que celui de l’allégeance ou de la confrontation avec toutes les conséquences possibles, qu’elles soient d’ordre politiques, sociales et même physiques (la liquidation). Le chanteur martyr, Matoub Lounes illustre parfaitement cette situation. Vanter les mérites de l’OMB ou se taire, voilà le dilemme auquel sont confrontés nos intellectuels. Beaucoup s’exilent mais déracinés, ils dépérissent vite. Ceux qui persistent malgré tout à rester au pays ne trouvent pas, notamment auprès des maisons d’édition et des organes de presse soumis à la censure et à l’autocensure, les conditions idéales pour montrer leurs talents. Brimés, bridés, ils se taisent, transformant l’Algérie en un immense désert culturel. Discrètement parrainés par l’OMB à qui ils servent de chantres, des écrivains en particulier, arrivent à émerger. Les auteurs de « l’escargot entêté » et « les hirondelles de Kaboul » en font partie. Ex-officier de l’ANP, ce dernier occupe aujourd’hui une fonction officielle auprès de l’OMB. Victor Hugo au service de Napoléon III ! Il ne faut donc pas s’étonner que les révolutions arabes en cours n’aient suscité chez ces messieurs aucun émoi particulier.

Durant cette période, les relations entre la bourgeoisie nationale, notamment industrielle, et les couches populaires, furent empruntes de méfiance et même d’animosité. Mal rémunérés, les salariés dont beaucoup travaillaient au noir, répondaient par un fort absentéisme et une productivité médiocre. Selon ses intérêts du moment, l’OMB qui tirait profit de la division entre les deux classes sociales, tolérait ou sanctionnait cette situation.

Le temps est venu cependant de mettre un terme à cette incompréhension réciproque. La bourgeoisie nationale et les couches populaires doivent unir leurs efforts pour se débarrasser de la longue et stérile tutelle de celle-ci. Libérées de ce joug, les deux classes pourront fonder ensemble une véritable démocratie, régie par les deux principes fondamentaux suivants : 1) L’inviolabilité des moyens de production ; 2) Une répartition équitable des richesses, tant matérielles que morales. N’est-ce point sur ces deux principes que sont fondées les grandes démocraties actuelles ?

Par ailleurs, l’effondrement du bloc soviétique a démontré que l’épanouissement économique et moral (les droits de l’homme) des nations repose, non sur l’antagonisme du capital et du travail, comme l’affirmait la doctrine marxiste, mais sur leur libre complémentarité. Niant cette vérité, l’OMB a concentré entre ses mains ces deux facteurs de production, donnant ainsi naissance à un monstre, le socialisme spécifique, d’une lamentable inefficacité.

La bourgeoisie nationale, qui peut faire sienne la célèbre formule de Sieyès « Qu’est-ce que le tiers Etat ? Tout. Qu’a-t-il été jusqu’à présent dans l’ordre politique ? Rien. Que demande-t-il ? A être quelque chose », n’a pas d’autre choix que de suivre l’exemple des BRICS si elle veut sortir l’Algérie du marasme dans lequel l’a plongée l’OMB. Les conditions pour prendre le pouvoir n’ont jamais été aussi favorables. D’une part, l’assèchement à terme de la manne pétrolière rendra caduc le pacte tacite liant l’OMB aux couches populaires, d’autre part la disparition et le vieillissement des forces vives de cette dernière rend son renouvellement de plus en plus difficile. L’état physique et intellectuel de l’actuel locataire du palais d’El Mouradia le montre. Mais bien loin de vouloir le déposer, comme le lui demandent certaines personnes assurément bien naïves, l’OMB dépensera sans compter pour maintenir vivante cette momie qui lui sert de paravent politique. A Cuba l’oligarchie issue de la révolution castriste s’accroche à un mort-vivant pour perpétuer son hégémonie.

L’alliance que nous préconisons entre la bourgeoisie nationale et les couches populaires pour la conquête du pouvoir peut surprendre et peut-être choquer les partis de gauche. Mais existe-il réellement des partis de cette tendance en Algérie?

Le PT est un élément du puzzle oligarchique. Il est représenté à l’assemblée nationale et sa secrétaire générale passe son temps à encenser le président de la république.

Le MDS ou ce qui en reste s’est fourvoyé dans des querelles idéologiques peu profitables aux travailleurs. Héritier du fameux « soutien critique » du PAGS, son acoquinement avec l’OMB, ne lui fut d’aucune utilité. N’a-t-il jamais compris que celle-ci n’aime ni les travailleurs ni les communistes? Le poids politique de ce parti, réduit à la dimension d’une secte, est aujourd’hui quasi nul.

Le FFS appartient à la social-démocratie. Ecartelé entre ses options libérales et populaires, l’impact de ce parti implanté surtout en Kabylie, est resté faible. Il mérite cependant le respect pour son opposition constante à l’OMB. Son assagissement actuel (depuis quand les révolutions ont lieu dans des salles fermées ?) est le signe d’une grande faiblesse politique. Un dépoussiérage de sa ligne idéologique l’aiderait certainement à recouvrer une meilleure vision des priorités nationales du moment.

Le RCD est lui aussi un élément du mécano oligarchique. Il a participé aux gouvernements Benbitour et Benflis et ses députés siègent à l’assemblée nationale. L’actuelle ministre de la culture, Khalida Toumi, est issue de ses rangs. Plutôt de centre-droit, il devrait encourager l’alliance des deux classes. Cependant ses échecs à soulever les algériens contre l’OMB montrent son profond isolement politique.

L’UGTA a été dévoyée de sa mission de défense des intérêts des travailleurs dès le lendemain de l’indépendance. Caporalisée, elle se mit au service exclusif de l’OMB. Elle a accepté, sans protester, toutes les expériences que fit subir celle-ci au monde du travail. Aujourd’hui, elle est totalement discréditée et sa rédemption est impossible. L’une des premières tâches de la révolution est de la dissoudre et de permettre la libre organisation des travailleurs.

Et les islamistes représentés par l’ex-FIS, ne pourront-ils pas jouer le rôle de ciment entre les deux classes, demanderont certains ? S’il est incontestable qu’au cours de leur brève carrière politique, les salafistes algériens ont réussi à fédérer les intérêts des classes inférieures et supérieures (dans leurs meetings les cols bleus côtoyaient les cols blancs), leur confusion idéologique aurait donné naissance à un autre monstre, le capitalisme spécifique et aurait abouti à l’impasse où nous a menés l’OMB.

Par ailleurs, force de contestation incontestable si l’on peut dire, les islamistes ne peuvent gouverner ni ici ni ailleurs parce que l’islam, religion de commerçants, ne dispose pas des outils théoriques et pratiques nécessaires pour gérer une économie moderne, basée sur la production industrielle. Malgré ses milliards de dollars, l’Arabie saoudite n’a rien inventé dans ce domaine. De son côté, la mondialisation pousse à la sécularisation des sociétés humaines. Les échanges internationaux de marchandises ou d’informations ont rendu impossible la constitution d’autarcies laïques ou théocratiques.

La révolution en Algérie ne sera pas une promenade de santé. Comme les autres tyrannies arabes, l’OMB emploiera la force de ses armes pour conserver son pouvoir. Mais quand un peuple décide de vouloir vivre dans la liberté et la dignité, rien ne le fera reculer. Sous nos yeux, les peuples libyen et syrien nous le rappellent quotidiennement.

Est-ce une fatalité pour les algériens de vivre sous un régime colonial ou sous un régime dictatorial ? La lutte pour l’indépendance a été longue et dure mais le peuple algérien a fini par recouvrer son indépendance. Nous espérons que le combat pour la démocratie exigera moins de sacrifices. Les révolutions pacifiques en Tunisie et en Egypte nous incitent à être optimistes quoique la barbarie maintes fois démontrée de l’OMB nous oblige à rester prudents. Pour avoir osé défendre leur petite forêt récréative qu’un mystérieux promoteur destine au béton, les paisibles habitants de la cité du bois des pins, à Hydra, ont été insultés et tabassés jusque dans leurs appartements.

Mais si nous ne voulons pas être la risée des autres peuples arabes, nous devons abattre le mur de la peur et prendre en main notre destin. Comme nous l’avons signalé plus haut, grâce ou à cause de l’assèchement de la manne pétrolière, l’Histoire avec un grand H frappe à notre porte. Après cinquante ans d’indépendance, l’OMB, gangrénée par la corruption, a démontré son incompétence. Bien que disposant d’une corne d’abondance pratiquement inépuisable, elle a échoué à développer le pays, à instaurer la justice sociale et à promouvoir la démocratie Qu’en sera-t-il lorsque l’argent du pétrole aura disparu?

Moteur de la croissance économique en Europe depuis le 16 ème siècle, la bourgeoisie a dû prendre ses responsabilités politiques deux siècles plus tard. La révolution française de 1789 consacrera son triomphe face à des monarchies fermées, arrogantes, gabegiques et inefficaces. En 1830, la régence d’Alger a été balayée parce que l’Odjak turc, maître du pays, tirant ses revenus de la course, a empêché l’émergence d’une bourgeoisie capable de prendre en charge le développement du pays profond. Depuis sa prise du pouvoir en 1962, l’OMB dénie à la bourgeoisie nationale comme aux couches populaires, toute participation à la prise des grandes décisions politiques engageant le pays. En 1976, au moment où sous la férule de son omnipotent chef, l’OMB faisait la démonstration de son impéritie (les premières grandes grèves datent de cette année-là), Ferhat Abbas fut assigné à résidence pour avoir réclamer, dans un appel cosigné par Benyoucef Benkhedda, Cheikh Mohamed Kheireddine et Hocine Lahouel, un peu plus de démocratie.

En refusant tout partage du pouvoir, l’OMB commet la même erreur que les janissaires ottomans qui ont vu la citadelle sur laquelle ils avaient régné durant plus de trois siècles s’effondrer en cinq jours. A cause de l’égoïsme politique de ces hommes venus d’ailleurs, les algériens vivront 132 ans sous la botte du colonialisme français. Aujourd’hui, l’égoïsme politique de l’OMB nous mène à la même catastrophe. Le danger de notre recolonisation pointe à l’horizon. Nous devons refuser cette fatalité.

Pour n’avoir pas osé secouer le joug d’une poignée de pirates grecs et bulgares pour la plupart, la bourgeoisie algérienne, contemporaine de l’indépendance des Etats-Unis et de la décapitation du roi Louis XVI, a raté le train de l’Histoire. On ne lui tiendra pas trop rigueur parce que de son temps l’information circulait mal. A l’ère des satellites et des réseaux sociaux, personne ne nous pardonnera notre inaction qui sera assimilée à de la poltronnerie. La bourgeoisie nationale et les couches populaires, rassemblées dans une alliance saine et réfléchie, doivent donc se lancer dans la bataille politique. Si ces deux classes s’étaient unies lors des événements du mois d’octobre 1988, les algériens auraient été les premiers dans le monde arabe à jouir des bienfaits d’une démocratie réelle. En 2011, les peuples tunisien et égyptien réussiront leur révolution démocratique en évitant le piège de la division. Pour répondre au titre de cette libre opinion, nous disons que La révolution démocratique est possible en Algérie à condition qu’elle soit menée de concert par les deux classes sociales.

 

Djamel BENHAMOU

Chercheur

 


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43 Commentaires sur cet article

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  • still
    22 août 2011 at 18 h 31 min - Reply

    J’aimerais poser 3 questions a Mr BENHAMOU:
    Première question: Qui représente la bourgeoisie algérienne actuelle?
    2eme question : Quelles sont ses origines? Comment s’est-elle formée?
    3eme question:La bourgeoisie a-t-elle jamais mené,soutenu ou a la rigueur instigué la révolution?




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  • Abdelkader DEHBI
    22 août 2011 at 19 h 34 min - Reply

    « « « Par ailleurs, force de contestation incontestable si l’on peut dire, les islamistes ne peuvent gouverner ni ici ni ailleurs parce que l’islam, religion de commerçants, ne dispose pas des outils théoriques et pratiques nécessaires pour gérer une économie moderne, basée sur la production industrielle. » » »

    Même pour un non musulman, porter un jugement aussi péremptoire sur l’Islam, en le considérant comme étant une « religion de commerçants » me parait pour le moins, irrévérencieux. Un jugement aussi tranchant, révèle une totale méconnaissance du corpus doctrinal de l’Islam qui régit tous les musulmans, et toutes les sociétés musulmanes, dans leurs rapports à Dieu, dans leurs rapports entre eux et dans leurs rapports aux non musulmans. Ce genre de jugement tranchant, nous ramène à quelques décennies en arrière quand les marxistes de tous bords n’arrêtaient pas leurs imprécations contre l’ « obscurantisme » de l’Islam en faisant malhonnêtement l’impasse sur l’une des plus brillantes civilisations de l’Humanité. A commencer par ses apports scientifiques majeurs.

    Suggérer sournoisement, à rebours du sens de l’Histoire, un retour vers une espèce d’édition indigène du « temps des cerises » avec toute la panoplie langagière idoine, propre aux nostalgiques du marxisme, et dans laquelle on n’arrête pas de butter sur les vieux mots et les vieux concepts usés de « classes », de « bourgeoisie », de « travailleurs » …etc., c’est aussi faire preuve de méconnaissance des profonds ressorts spirituel et culturel qui ont maintenu à flot la société algérienne ; une société algérienne que, ni les 132 années de colonialisme, ni les 50 années de pouvoir illégitime, incompétente et corrompu, n’ont réussi à déraciner.

    Il suffira de quelques années seulement d’une gouvernance lucide, honnête, patriotique et mobilisatrice des forces citoyennes, pour que notre société retrouve instinctivement ses marques en tant que société profondément ancrée dans les valeurs qui ont toujours été les siennes : islamité, arabité, amazighité.




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  • hakimM
    22 août 2011 at 19 h 42 min - Reply

    Malheureusement, Monsieur Benhamou, il n’y a pas de pilule contre la lâcheté et la soumission.
    de 1988 a 2000, les algériens n’ont pas du tout luté contre le régime assassin, ils ont luté les uns contre les autres parce que la soumission au plus fort( pas a dieu) est un signe d’inculture et de manque de foi.
    En 1962, les algériens ont brandit le slogan 7 ans c’est suffisant qui nous a mené a 50 ans de malheur.
    Même les sympathisants du FIS n’ont jamais défendu leur parti.
    Autre chose, dans tous les pays arabes, on voit la moitié des gens qui manifestent sont des femmes, il y a beaucoup de gens âgés, ce qui n’est pas le cas en Algérie dans laquelle on ne voit que des jeunes désorganisés et dégoutés.
    Le désengagement de la société civile, des quartiers, des villages, des parents et grands parents qui préfèrent voir leur fils mourir ne peut disparaitre que si on commence l’organisation et la sensibilisation maintenant et dans le terrain, pas dans les tribunes de défoulement massif.
    Le sacrifice, les actions d’union ne se font pas par les mots écrits.




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  • Adel
    22 août 2011 at 20 h 17 min - Reply

    J’ajouterai à cette intéressante contribution quelques pistes de réflexion.

    La Régence était une entité hybride sur le plan politique : L’État central qui contrôlait effectivement les villes uniquement était totalement aux mains des janissaires turcs (ou assimilés, c’est-à-dire les renégats chrétiens devenus Turcs «de profession»). Seuls les réfugiés andalous (citadins) avaient pu bénéficier d’une position dominante, mais derrière les Turcs, sur le plan économique et dans quelques postes subalternes de l’administration et ce grâce à leur expertise et leur savoir-faire recherchés (comme ceux des renégats et esclaves chrétiens) dans le domaine des métiers de la mer, le commerce au loin et l’artisanat, notamment.

    En dehors des villes, le pays était sous le contrôle des tribus. Certaines de ces tribus avaient plus de poids que d’autres et collaboraient activement avec l’État central turc. D’autres étaient en état de constante insoumission.

    Cette structure hybride a pu se maintenir pendant trois siècles pour plusieurs raisons :

    – l’état de précarité dans lequel se trouvait la société autochtone,
    – la menace permanente de l’Espagne,
    – l’incapacité des janissaires à mener jusqu’au bout la construction de l’État, après avoir cassé les dynasties qui se partageaient le pays avant leur arrivée (zayyanides de Tlemcen, Hafcides de Bedjaya, Thaaliba d’Alger, Belkadi et Mokrani en Kabylie, etc.).

    Les janissaires, en raison de leur nombre réduit et de l’immensité du territoire, ne purent jamais casser le pouvoir tribal, devenu prédominant au Maghreb central après la chute des Almohades. De leur côté, les tribus n’étaient pas en mesure de résister efficacement à la pression espagnole et avaient donc besoin de la force de frappe militaire des janissaires et de l’empire ottoman.

    La puissance militaire et technologique française fit voler en éclats l’État central turc en quelques semaines. Il fallut toutefois plus de 50 ans à la France pour venir à bout de la résistance des tribus. Ces dernières furent peu à peu disloquées par l’instauration de la propriété privée des terres appartenant collectivement aux tribus – qui aboutit à terme à leur transfert aux colons – et par la dépossession pure et simple.

    Durant tout le 20ème siècle, la société algérienne connut de profondes mutations, qui aboutirent à l’émergence de nouvelles élites urbaines en remplacement des anciennes élites guerrières ou religieuses. Ces élites se divisaient en deux camps : celles qui avaient été à l’école française et qui étaient plus ou moins «occidentalisées» et celles qui avaient reçu une instruction traditionnelle religieuse et qui rejetaient l’islam populaire des confréries, marabouts et zawiya. La compétition entre ces deux groupes s’engagea dès les années 30 et elle continue à ce jour. Le courant populiste (ENA, PPA, MTLD), dont le leader charismatique était Messali, représentait une sorte de compromis entre les deux, dans lequel la majorité du peuple algérien se retrouvait. Le FLN réussit à maintenir la ligne populiste de compromis jusqu’à l’indépendance du pays et pendant deux autres décennies.

    A partir des années 80, le courant «moderniste» (élites occidentalisées) perdit régulièrement du terrain au profit du courant «islamiste» (héritier du courant traditionaliste de la période coloniale), principalement en raison de son échec économique. La compétition devint de plus en plus violente et le reste à ce jour.

    Nous pouvons donc dire que la colonisation française a terminé le travail que n’ont pas pu accomplir les janissaires turcs, c’est-à-dire casser les structures tribales qui constituaient un frein à l’évolution du pays vers un État industrialisé moderne. Ce «travail» eut cependant un coup très élevé pour les Algériens sur le plan social et culturel : clochardisation des populations rurales et occidentalisation d’une grande partie des élites.

    Notons au passage que la culture politique tribale n’a jamais totalement disparu. Elle a continué à vivre sous les traits du zaimisme populiste (Messali, Ben Bella, Boumédiène et, à un degré moindre, boutef). La rébellion des jeunes cadres de l’OS contre Messali, en 1954, peut être interprétée comme une sorte de meurtre symbolique du père, exprimant la volonté des nouvelles élites occidentalisées de se débarrasser définitivement de la culture tribale patriarcale. Après l’indépendance, cette culture tribale a continué à hanter les Algériens, les empêchant d’aller de l’avant.

    Le problème central que la société algérienne doit résoudre aujourd’hui afin d’entrer de plain-pied dans l’ère moderne est la fermeture définitive de la parenthèse coloniale. Cela ne pourra se faire qu’à la condition que les deux tendances qui constituent les élites algériennes se réconcilient.

    L’islam du FIS n’a plus rien à voir avec l’islam des tribus de 1830. C’est un islam qui fait une large part à l’individu et à son besoin d’autonomie. Le courant «islamiste» n’a cependant pas parcouru tout le chemin et il reste prisonnier de certains traits culturels tribaux de nature patriarcale. D’autre part, le courant «moderniste» occidentalisé est de plus en plus coupé des masses et son discours est de plus en plus minoritaire. Il est clair que seule une synthèse des deux peut faire émerger le citoyen algérien du futur, définitivement émancipé de l’emprise de la culture patriarcale tribale et profondément enraciné dans la culture islamique, à laquelle le peuple algérien a montré un constant attachement, malgré 132 ans de colonisation française.

    Ceux parmi les «islamistes» qui rejettent la démocratie, la citoyenneté et les droits de la femme, en particulier, constituent objectivement un frein à l’émergence d’une Algérie nouvelle. D’autre part, ceux parmi les «modernistes» (occidentalisés) qui pensent que l’islam est un boulet que le peuple algérien traîne et qu’il est un facteur d’arriération dont il faut se débarrasser, se trompent et empêchent objectivement le peuple algérien d’avancer, car ils monopolisent le pouvoir, sans bénéficier d’aucune légitimité et règnent par la tyrannie, la ruse et l’oppression.

    De la tribu à l’État de droit moderne : tel est le parcours que le peuple algérien doit accomplir jusqu’au bout. Il ne peut le faire, cependant, qu’en conservant sa personnalité propre qui est, à mon sens, islamique.

    Je n’ai pas parlé ici de la dimension amazighe de cette personnalité, car elle me semble aller de soi. D’autre part, selon moi, la question de l’amazighité est d’ordre technique (officialisation et promotion de la langue amazighe). Elle peut être prise en charge même par un gouvernement «islamiste», aussi conservateur soit-il. Les algériens sont des arabo-berbères ou des berbères arabisés – qu’importe – et ils vivent cela dans leur culture et se reconnaissent implicitement comme tels. Cette question semble diviser les Algériens parce que le pouvoir a depuis 1962 appliqué une politique linguistique erronée et non conforme à la réalité du terrain, d’une part, et parce que les élites berbérophones qui militent avec le plus de détermination pour la promotion de la langue amazighe font partie du groupe «moderniste». Ils sont aussi porteurs d’un discours laïcisant qui réactive la fracture islam-occidentalisation dont j’ai parlé plus haut. C’est donc en premier lieu cette fracture qui bloque l’Algérie et non la question de la langue amazighe.

    Pour fermer définitivement la parenthèse coloniale, tout en laissant au musée de l’histoire la culture tribale patriarcale, sans pour autant se renier, la société algérienne devra emporter dans ses valises l’islam et l’état de droit. Cela ne se fera pas automatiquement et un vaste travail de remise en question de la part des «modernistes» et des «islamistes» est nécessaire, au préalable. Ce travail devra être mené par les nouvelles générations d’intellectuels, moins marquées par les conflits idéologiques et les conflits de personnes – vestiges de la culture tribale – qui ont handicapé la marche du peuple algérien jusqu’à présent.




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  • aissa
    22 août 2011 at 21 h 11 min - Reply

    je n’ai retenu qu’une seule chose « l’inutile auto route est-ouest » (d’après l’auteur…), incompréhensible, ce monsieur veut qu’on se tape lakhdaria-bouira comme au bon vieux temps…




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  • aurélien
    22 août 2011 at 21 h 19 min - Reply

    Des lybiens de paris se sont emparés de leur ambassade.Ils ont décroché le portrait de celui qui a tyranisé leur peuple,le peuple qui a enfanté l’un des plus remarquables amazighs , l’ empereur de l’empire romain,septime severe.
    Le jour où,nos soeurs et fréres en exil à paris ,s’empareront de NOTRE AMBASSADE,pour la rendre à son peuple ,entre les mains,hélas,depuis 1962, des larbins du pouvoir informel d’alger,et décrocheront le portrait de celui qui a été placé frauduleusement,bouteflika l’indû président,ce jour là ….ALGER,souillée par lacorruption ,par la hogra et par l’humiliation ,redeviendra ALGER LABLANCHE…..l’avénement de ce jour est trés trés proche…




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  • A.L
    22 août 2011 at 21 h 30 min - Reply

    @Adel:tu opposes deux modèles qui nous sont entièrement étrangers.Tu nous proposes une thèse qui renie complètement des siècles de vie sociale au niveau du Maghreb central.Comme si on était tombé du néant et que du jour au lendemain on doit être soit occidentalisé soit islamisé.
    Et pourtant l’actuel algérien a vecu et a traversé des siècles avec sa propre civilisation et sa manière à lui de gérer ses affaires.Et dans la majorité des cas il est arrivé à surmonter ses difficultés .Marx lui-même a été ému d’une certaine organisation sociale de l’algérien.
    Et je te rappelles que dans les assemblées indigènes,l’imam n’avait aucun pouvoir.




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  • Adel
    22 août 2011 at 22 h 13 min - Reply

    @A.L.

    Bonjour,

    Je ne crois pas avoir été aussi lapidaire dans mon commentaire. Mais quand vous dîtes «soit occidentalisé, soit islamisé«, je ne sais pas quel sens vous donnez à «islamisé». Pourriez-vous être un peu plus explicite et aussi bien lire mon texte?

    Niez-vous le fait que la société algérienne soit aujourd’hui bloquée et que la racine de ce blocage est la fracture qui existe entre élites «islamistes» et élites «modernistes»? C’est en tout cas cette problématique que j’essaie d’expliciter.

    Cordialement




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  • D B
    22 août 2011 at 22 h 56 min - Reply

    J’ajouterai, pour confirmer ce que dit Adel, qu’à la veille de l’occupation française, la grande Bourgeoisie autochtone, si je peux dire, était en fait une aristocratie féodale terrienne, qui commandait à de grandes tribus, comme les Ouled Naïl, les Nememchas, les Henenchas, les Ouled Saoula, entre autres, toutes tribus djouad (guerrières), ou comme les Ouled Sidi Chiekh, Les Ouled Sidi Yahia, d’obédience religieuse, makhzen ou non, soumises aux turcs ou en guerre perpétuelle contre eux. A l’intérieur des villes, vivotait une petite bourgeoise laborieuse d’artisans et de petits négociants, composée majoritairement de descendants d’andalous, de kouroughlis et de juifs. Cette classe là, relativement aisée, n’avait pas droit au chapitre, et il était très rare que l’un de ses membres puisse accéder à l’aristocratie qui détenait le pouvoir, que ce soit au niveau de la Régence ou des beylicats. Le Divan était composé exclusivement de membres de souche turque, rarement kouroughlie. Hormis la charge de « Caïd zoubia » (Chargé de la voirie) méprisée par les Turcs, et dédiée généralement aux autochtones.
    On ne peut pas dire, par conséquent, que la bourgeoisie de l’époque a raté le coche, puisqu’elle n’avait pas de poids conséquent, ni auprès de l’occupant turc, ni au sein des populations. Par contre, l’aristocratie terrienne, qui aurait pu jouer un rôle majeur et bouter les Turcs hors le pays, et fondr une nation, n’avait pas une conception nationaliste de la situation. Sa vision se limitait aux fiefs et bastions respectifs qu’elle avait conquis de haute lutte, ou qu’elle avait hérités. Elle s’épuisait dans de vaines guerres territoriales, et se percevait elle même comme une force d’appoint dans des opérations de makhzen ou de représsion de l’occupant turc contre des populations. Une fois contre celui-ci, une autre à ses côtés.
    Quelques rares grandes familles, ou des confréries religieuses, qui ont tenté de secouer le joug, ont été elles mêmes écrasées par les Turcs, grâce au ralliement à ces derniers, d’autres grandes familles féodales et des tribus qui leur étaient inféodées.

    Aussi dire que « Pour n’avoir pas osé secouer le joug d’une poignée de pirates grecs et bulgares pour la plupart, la bourgeoisie algérienne, contemporaine de l’indépendance des Etats-Unis et de la décapitation du roi Louis XVI, a raté le train de l’Histoire » me semble quelque peu erroné.
    Il n’en demeure pas moins que cette contribution est intéressante à plus d’un titre, et qu’elle soulève une infinité de pistes qui mériteraient d’être examinées. Merci




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  • NEDJMA
    22 août 2011 at 23 h 01 min - Reply

    @ benhamou, bonjour

    Passer des alliances stratégiques n’a rien de nouveau,sur quels contenus et avec quels outils?

    Si pour vous la démocratie signifie croissance et économie de marché L’AKP turc a réussi une synthèse originale en plus de la foi et de la transcendance.

    Pouvez-vous me donner un exemple de pays (en dehors de l’Europe)où la bourgeoisie qui par ailleurs se conjugue avec le pouvoir oligarchique a participé à la disparition d’une oligarchie ou une aristocratie quelconque;La liquidation des oligarchies ont été toutes l’oeuvre de mouvements populaires.

    CORDIALEMENT




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  • Boukerouis mohand cherif
    23 août 2011 at 0 h 06 min - Reply

    Voila comment « le peuple algérien révolutionnaire, combatif et courageux » voient ses voisins arabes

    •les tunisiens : les plus hypocrites et peureux des arabes
    •les égyptiens : les plus lâches de la planète
    •les libyens : les plus fainéants et qui ne foutent rien durant leur vie
    •les marocains : les plus soumis et les adeptes de baisemain
    •les yéménites : des arriérés vivant au Moyen-âge
    •les bahreinis : des gens oisifs plein de pétrodollars qui acceptent qu’une petite famille gère le pays comme une épicerie
    Alors que l’histoire est en train de ridiculiser cette arrogance algérienne, faisant de ce peuple, un gachi sans envergure, un peuple de grandes gueules, un peuple complexé et fanfaron, un peuple corrompu et corrupteur, un peuple écrasé et docile, un peuple d’estomacs, un peuple de zit et de soukar.




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  • A.L
    23 août 2011 at 0 h 22 min - Reply

    @Adel:bonsoir,saha ftourek.
    Je ne suis pas historien,ni anthropologue,ni théologien,ni politicien d’ailleurs.Je laisse à ces érudits de nous définir en tant que peuple et société.Je t’ai répondu spontanément avec mon simple bon sens de paysan et une logique qui essaie de s’opposer à un certain état d’esprit qui ne fait qu’aggraver les tiraillements et les déchirements de notre société depuis qu’on veut nous imposer ces modèles qu’on nous ramène d’un peu partout pour essayer des les incruster chez nous.
    Le nord de l’Afrique ,malgré les différentes invasions subies a su garder une certaine cohésion et une cohérence dans son organisation sociale.Il a connu toutes les religions dont la dernière est l’Islam.Ces peuples d’Afrique du Nord ont su organiser leur modèle de société qui dépassait parfois ce qui existait ailleurs dans le monde.Ils étaient toujours à la hauteur ou en avance sur leurs contemporains.Le déclin a commencé quand on on commencé à changer notre langue et nos traditions.On ne fait que se renier pour être plus « moderne »,être à la page.C’est l’exemple de certains « arrivés » qui apprenait à leurs bébés à parler français à la place de l’arabe algérien ou du kabyle que leur avaient légués leurs ancêtres.C’est l’exemple de ces charlatans qui veulent nous inculquer ces valeurs originelles d’un islam que nos ‘corniauds’ d’ancêtres n’ont pu assimiler.
    De tout temps nous avons pu être moderne,vivre avec notre temps.Ce n’est pas maintenant qu’on va changer et renier d’ être nous-mêmes.




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  • aghilas -kosseila
    23 août 2011 at 0 h 37 min - Reply

    azul fellawen,
    article interessant. malheureusement est impute de l’essentiel des veritables mouvements sociaux en algerie qui aspirent veritablement au changement.
    la bourjeoisie parasite est au pouvoir depuis ….
    accoleé par les gens des ZMALA qui aplaudissent a tous les pouvoirs.
    en tant que modeste syndicaliste a chaque fois on veut changer certaines choses nous sommes bloques par les chefs de l’u.g.t.a qui sont tous issues des bourjeois caidates et les gens des zmala qui leurs obeissent comme aux temps de othomans.
    je ne vois egalement comment vous escamoter les evenements des annees 1970,1980;1986,2001…ect…!!!
    il ya beaucoups de choses a dire…je me contenterais de si peu.
    en tunisie le feu bouazizi n’ait-ifren a fait l’effet papillon parceque tous les tunisiens etaient avec lui…meme ceux de la capitale. par contre chez nous les gens de la capitale et beaucoups de villes d’algerie trouvent qu’on les derangent….
    en 2001 ou momen ou les enfants canardes par les militaires. la population etait en liesse…meme les imams etaient de la partie avec les bourreaux…
    ce n’est un secret pour personne en dehors de certains regions connues frondeuses il n’ya de contestation en algerie… le peuple reste peu politisé,peu conscient. formaté par les monstres du pouvoir de ne plus s(interessér aux siens mais aux choses qui ne les regardent pas.
    tanemirth ar timlillith.




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  • Algerois
    23 août 2011 at 1 h 33 min - Reply

    A Aghilas Kossaila
    Dans les années 90,les Algérois se faisaient emprisonner,torturer et assassiner.Sur 300 massacres 243 ont eu lieu en Algérie.Aucun en kabylie.Ces chiffres sont données dans l’étude de Mr.Sidhoum, »Chronologie des massacres en Algérie,1992-2000 »(Algérois-watch.org)et répertoriés sous un aspect régional par le site:algeria-watch.org.Alors,toi qui critique la population algéroise soi-disant passive,alors qu’elle est complètement traumatisée,quelle a été la réaction en Kabylie dans les années 90.Veux-tu que je te le dise.Zéro.Aucune réaction.Alors ne viens pas, yarham babak, donner des leçons de combativité ou de courage.Le pouvoir a bien manoeuvré et autant les kabyles que les Algériens des autres régions sont indifférentes à ce qui se passe en dehors de leur région.On appelle cela le régionalisme,mon ami.Le tout est de réfléchir comment rebâtir l’union des Algériens connu durant la révolution de 1854-62 et des régions et de ne pas passer son temps à accuser les autres et à les rendre coupables de la stagnation et de créer les conditions rendant, comme en Tunsie,en Égypte,en Libye, la révolution possible.
    Cordialement
    CVordialemen




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  • Algérois
    23 août 2011 at 1 h 35 min - Reply

    A Aghilas Kosseila
    Correction: »243 ont eu lieu dans L’ALGÉROIS ».




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  • Anwar N Haddam
    23 août 2011 at 8 h 08 min - Reply

    Assalamu Alaikum
    Je remercie Dr. Djamel Benhamou pour cet intéressant et bien travaillé papier de recherche. J’ai certaines remarques :
    1- Concernant cette « bourgeoisie nationale » : il serait utile, pour le débat, de la bien définir. En effet, en plus des remarques de Adel et D.B., je dirais qu’une étude approfondie de l’Economie Politique Algérienne montrera clairement qu’une grande partie de la bourgeoisie connue par notre peuple est au fait de connivence avec cette OMB, qui au faite, depuis l’arrivé du clan Bouteflika au pouvoir, devrait être rebaptisée OMBB : l’Oligarchie Militaro-Bureaucratico-Bourgeoise.

    2- Vous écrivez :
    « Et les islamistes représentés par l’ex-FIS, ne pourront-ils pas jouer le rôle de ciment entre les deux classes, demanderont certains ? S’il est incontestable qu’au cours de leur brève carrière politique, les salafistes algériens ont réussi à fédérer les intérêts des classes inférieures et supérieures …… »
    Réduire tout le FIS aux Salafistes, c’est méconnaitre non seulement le parti, mais surtout méconnaitre le peuple Algérien qui l’a choisi à 2 reprises et parmi une trentaine d’autres partis.
    Une étude approfondie de la liste des élus du FIS, aussi aux élections locales que parlementaires révélera la culture politique des cadres algériens que ce parti a pu attirer pour servir le peuple.
    Il est temps peut être que nos chercheurs commencent à étudier nos pas uniquement les élites mais surtout le peuple et sa culture politique…s’ils ne veulent pas arriver à la même conclusion d’un certain Said Sadi quand il a déclaré à la presse au lendemain de ses élections historiques: « je me suis trompé de peuple ! »

    3- Vous dites aussi,
    « Par ailleurs, force de contestation incontestable si l’on peut dire, les islamistes ne peuvent gouverner ni ici ni ailleurs parce que l’islam, religion de commerçants, ne dispose pas des outils théoriques et pratiques nécessaires pour gérer une économie moderne, basée sur la production industrielle. Malgré ses milliards de dollars, l’Arabie saoudite n’a rien inventé dans ce domaine… »
    Tout en partageant les remarques de Si Dehbi, je voudrai remarquer aussi que le peuple Turque n’a pas élu et réélu à mainte fois le ‘AK Party’ pour son programme de « commerçants »… à moins que selon vos recherches, vous ne le considérer pas comme parti émanant de la tendance islamique. Dans ce cas, il serait utile de présenter vos conclusions à Sarkozy qui s’entête à refuser l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne… à cause de ses ‘Islamistes’!

    Aussi, depuis quand l’Arabie Saoudite représente l’Islam !

    Wassalam
    Anwar N. Haddam




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  • Ali Menter
    23 août 2011 at 14 h 00 min - Reply

    Nouvelle approche et nouveaux concepts d’OMB qu’on pourrait résumer en 2011 par l’alliance DRS-FLN-RND qui affronte ou s’allie avec la mafia politico-financière pour se partager ou non le gateau…A méditer et à approfondir comme nouvelle grille de lecture




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  • Zendagui
    23 août 2011 at 15 h 04 min - Reply

    @ Nedjma

    « La liquidation des oligarchies ont été toutes l’oeuvre de mouvements populaires »

    Aussi loin que l’on aille « ausculter » l’histoire c’est toujours au depart une oligarchie qui liquide une autre oligarchie et le fruit mur tombe dans l’escarcelle de ceux qui a posteriori se demarquent sur le plan populiste …… telle a ete le cas de toute revolution a l’exception de celle des Ricains dont les cinquante membres fondateurs font partie un peu du tout venant.




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  • HAMMANA
    23 août 2011 at 20 h 01 min - Reply

    A Mr BENKAROUIS Mohand cherif.
    Si tous les algériens se rendent à cette évidence,on sera les dignes descendants de nos aieuls.Malheureusement,ce n’est pas le cas.L’autocritique et le respect d’autrui sont les préalables de la réussite des peuples.Peut-etre que d’ici deux siècles nous comprendrons que nous avions tort.Peut-etre aurions nous à cette date une conscience suffisamment élaborée qui nous permettra d’atteindre la culture Tunisienne et Egyptienne.
    Lorsque j’ai rédigé au début de l’année l’article intitulé »Avant de s’en prendre au pouvoir,il faut s’en prendre à nous-memes »,nombreux furent qui me reprochaient d’accuser le peuple algérien de lacheté.Bien que je n’ai pas évoqué ce terme,je constate qu’en fait je n’avais pas tort.
    Saha Ftourkoum




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  • ahmed
    23 août 2011 at 22 h 44 min - Reply

    Monsieur Haddam,vous parlez de légitimité des urnes en faisant allusion aux élections locales et législatives que le F.I.S,a remporté en disant à nos pauvres parents à majorité analphabétes que voter pour votre parti leur ouvrira les portes du paradis !
    Vous avez profité de la détresse culturelle de nos parents et de nos frères pour remporter des élections et vous en êtes fiers!
    Votre comportement ressemble à celui d’un médecin qui reçoit dans son cabinet une jolie femme en détresse,veuve et méres de petits enfants,sans resources,malades se pleignant de douleurs . Que fait le médecin,au lieu de soulager sa détresse,il se permet de lui proposer des choses que je n’ose pas citer sur ce respectable site .
    Un peuple sans grande culture politique,souffrant d’un régime qui le domine depuis 50 ans,décide enfin de se libérer . Vous sautez sur l’occasion pour lui proposer Allah comme si vous en étiez les représentants sur terre . Vous continuer d’abuser de la détresse de notre peuple en voulant occuper le devant de la scéne . Ce que vous ne savez pas,c’est que les décideurs brondissent la menace islamiste que vous représenter pour écraser un peu plus ce peuple que vous êtes supposé défendre et là je me demande si par votre attitude,vous défendez le peuple ou ceux qui l’exploitent .




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  • Fateh BOUTEBBA
    23 août 2011 at 23 h 16 min - Reply

    @ Alilou, pour toi Boudiaf est un grand homme, tu es libre de le penser, mais ce que tu essaye de maquiller c’est que ton grand homme, ton moudhahed, ton pére de la révolution a démontré qu’il n’a rien a voir avec la& politique, la….

    ===============================
    Evitons, mes chers compatriotes de trop regarder dans le rétroviseur. Laissons le tribunal de l’Histoire faire son travail. Alors que des peuples voisins que notre abrutigentsia méprisait hier, se libèrent aujourd’hui courageusement et dignement, en reprenant leurs destins en mains, nous, nous continuons à nous entredéchirer de manière honteuse. Regardons de l’avant, unissons-nous et reprenons, à notre tour notre destin en mains.
    Salah-Eddine




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  • jamil
    24 août 2011 at 0 h 29 min - Reply

    @Adel,
    Le blocage pour vous résulte de la fracture entre modernistes et islamistes . Le blocage est réel,cependant,les causes sont ailleurs .La population entière,toute tendance confondue, n’ose pas se révolter car le souvenir de la répression des années 90,est toujours en mémoire . En face,les décideurs n’osent pas une ouverture politique de peur des débouchés d’un tel processus . Les décideurs,souffrent du syndrome de Chadli-Hamrouche . Leurs pensées sont dominées par la crainte d’une évolution aussi sanglante que le fut l’ouverture de 1989 . Ce blocage a débouché sur un véritable immobilisme dont les conséquences risquent d’être catastrophiques . Le malaise est total,la rupture entre gouvernants et gouvernés est sans précédent . Les décideurs ont une paix momentanée,la population s’adapte à la médiocrité et profite du gain facile . Dans nos marchés,on nous propose l’ail de Chine,la tomate de Tunisie,le clou du Vietnam…
    Ce suicide collectif prend de l’ampleur. Sans le pétrole,notre pays est à peine au même rang qu’un pays du Sahel . Nous importons tous les ans pour 8 milliards de dollars de produits alimentaires . Entre temps l’opposition sombre dans des considérations dogmatiques . Le seul soucis de nos jours est de savoir qui défend le mieux Allah,comme si Allah avait besoin d’être défendu !
    Nous avons raté la révolution industrielle du début du 19e siècle,nous n’avons pas jusqu’ici profité de la révolution informatique et nous risquons de rater le mouvement de changements qui traverse notre région .
    Pour justement être au rendez vous de ce changement,la population et les décideurs doivent sortir de cet immobilisme . Un système de démocratie par étapes peut être la solution . Dans un premier temps,nous demandons à des juristes de rédiger une nouvelle constitution qui consacrera le régime parlementaire . Le premier ministre issu des élections législatives gouvernera sous l’oeil vigilent d’un conseil national de sécurité . Les sages civils et militaires qui y siégent seront élus et leurs candidatures se feront en fonction de leurs publications et des services rendus à la nation . Une fois ce conseil élu,ses membres procéderont à un vote interne pour élire le président de la république . Ce dernier,ne gouvernera pas ,il aura un rôle honorifique et arbitrera d’éventuelles crises politiques .
    Les partis politiques s’engageront à respecter un minimum de règles:
    – Le non monopole par les partis d’une ou des trois composantes de l’identité nationale à savoir l’islam,le tamazighte,l’arabité .
    – L’interdiction d’utiliser ce qui appartient à tous les algériens à des fins politiques partisanes à savoir,les sièges des mairies et des wilayas,les mosquées,les casernes .
    -Interdiction de monopoliser le nationalisme algérien ou la compétence tel qu’il se pratique actuellement par l’armée .
    – Interdiction des partis politiques de se faire financer de l’étranger .
    Si la conduite accompagnée existe,la démocratie accompagnée peut exister surtout si elle peut nous faire sortir de cet immobilisme destructeur qui ressemble à un suicide collectif .
    Progressivement,les prérogatives du conseil national de sécurité se réduiront et nous avanceront par étape vers la démocratie,la stabilité et le progrès .




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  • Anwar N Haddam
    24 août 2011 at 1 h 26 min - Reply

    @ Ahmed;
    C’est du n’importe quoi !!
    Vous dites aussi « Un peuple sans grande culture politique »! Subhanallah, toujours les mêmes accusations contre notre pauvre peuple… Quand allez vous vous libérer de cette haine envers ce grand peuple …
    Anwar N. Haddam




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  • Adel
    24 août 2011 at 1 h 40 min - Reply

    @A.L.

    Bonjour,

    Je comprends ta position et la respecte.

    Le problème qui se pose à nous aujourd’hui est justement d’essayer de retrouver cet état de relative innocence qui caractérisait le peuple algérien, surtout celui des campagnes, avant l’indépendance et jusqu’à la fin des années 60.

    Depuis, la politique des gouvernements successifs a fait beaucoup de dégâts. Nos campagnes ont été vidées de toute leur substance vitale et le travail de la terre est devenu synonyme de travaux forcés. Les rapports ombilicaux qu’avaient nos parents et grands-parents avec la terre ne sont plus qu’un lointain souvenir, pour ne pas dire quelque chose d’étrange.

    Le peuple algérien est ce qu’il est aujourd’hui : beaucoup de vices et de défauts et peu de qualités. Mais c’est avec ce peuple que tous ceux qui veulent construire un avenir meilleur doivent travailler.

    Il ne faut pas non plus trop idéaliser le passé. Les communautés villageoises de Kabylie, par exemple, qui permettaient aux habitants de jouir de la paix et de la sécurité, avaient cependant l’inconvénient de n’offrir à l’individu aucun espace de liberté et chacun y vivait sous le regard de tout le monde. Peu de gens peuvent accepter cela aujourd’hui. Nous devons donc trouver un nouvel équilibre entre les indispensables liens sociaux et le besoin d’autonomie des individus.

    L’islam dont je parle n’est pas un carcan dans lequel le peuple algérien sera sommé d’entrer de force; c’est, au contraire, l’habit qui lui sied naturellement et qui ne le serre pas aux entournures. L’islam, tel que je le vois, n’est pas monolithique et totalitaire, mais riche d’une pluralité d’écoles et d’opinions dont aucune ne peut prétendre détenir la vérité absolue.

    Ce qui me semble le plus important, c’est que nous nous placions tous dans le même repère et ce repère ne peut, selon moi, être que celui qui a vu l’épanouissement de brillantes dynasties authentiquement maghrébines, berbères ou arabo-berbères – les rostémides, idrissides, zirides, hammadides, almoravides, almohades, etc. – de s’épanouir. La période de décadence que connut et décrivit Ibn Khaldoun n’est pas encore finie. Il est grand temps piour nous d’en sortir.

    Cordialement




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  • mourad
    24 août 2011 at 6 h 59 min - Reply

    je suis vraiment jaloux lorsque je vois nos voisin parcontre nous les algerien nous sommes des grand parleur on doit s’unir pour faire tomber se pouvoir au lieu de se casser entre nous laisse l’arabe et le kabyle ainsi l’islame tranquille on doit faire tomber le fln sinon…




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  • Adel
    24 août 2011 at 16 h 24 min - Reply

    @jamil

    Bonjour,

    Depuis octobre 88, notre pays est comme une personne dont un pied veut aller dans une direction et le second dans la direction opposée.

    Faut-il, pour aller de l’avant, que le peuple algérien sacrifie une partie de lui-même et devienne ainsi unijambiste?

    Les «moderniste» accusent les «islamistes» de vouloir établir un État théocratique totalitaire. Sachant qu’en cas d’élections réellement libres, ces derniers l’emporteraient, ils préfèrent les avoir à l’usure, espérant qu’ils finiraient par perdre le soutien de la population, louvoyant et nageant entre deux eaux.

    Lorsque l’auteur de l’article parle d’alliance entre la bourgeoisie et les classes populaires, il parle en fait de la petite bourgeoisie, c’est-à-dire la classe moyenne, car la grosse bourgeoisie EST le pouvoir lui-même, car formée par ses hommes et sa clientèle. Or la classe moyenne est justement tiraillée entre deux tendances («islamiste» et «moderniste»). C’est la classe moyenne qui a intérêt à faire la révolution démocratique pour pouvoir se développer et s’épanouir, pas la grosse bourgeoisie.

    Tant que les élites, qui sont une partie de cette classe moyenne, continueront à regarder dans deux directions opposées, cette dernière ne pourra pas avoir une vision claire de son avenir et bouger. Toutes les actions de la fraction «moderniste» sont condamnées à l’échec, tant que les «islamistes» n’y participeront pas.

    Voilà où réside le blocage, selon moi.

    Cordialement




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  • Mouloud Y
    24 août 2011 at 21 h 40 min - Reply

    Les modernistes Algériens ont gagné la bataille mais pas la guerre.
    Pour le moment, le statut quo (réponse à certaines revendications sociales) est imposé par les modernistes (par l’usurpation de tous les pouvoirs). Globalement, les algériens ne veulent pas d’alliance contre nature, même l’union de « Saint Egédio » est considérée comme contre nature, et 132 dernières années de colonisation ne peuvent pas être considérées comme proscrites à jamais surtout quand elle ont servis (objectivement ou subjectivement) à passer de la société tribale à un état-nation.
    Donc le combat actuel, est entre ceux qui sont pour passer de l’état-nation à une Nation au sens moderne du terme, et ceux qui veulent instaurer la Oumma (intellectuels des deux parties compris).
    Quand à ce qui se passent au voisinage de l’Algérie, il me semble que les algériens actuellement sont « au-dessus de la mêlée » des mouvements arabes pour mieux se déterminer plus tard, les deux parties guettent, chacune, selon ses moyens (l’influence de l’orient et de l’occident y est pour quelques chose).
    Il me semble que la cassure est faite entre ces deux parties, la troisième voix qui devait émerger n’a pas trouver place, en dehors de celles-ci (moderniste et islamiste).
    Et tant que l’argent du pétrole est là, les clients peuvent être recrutés de toute part pour maintenir l’état-nation, à moins que la troisième voix se réveillent pour donner la solution, car « on » ne peut pas se contenter seulement de la bataille.




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  • jamil
    24 août 2011 at 22 h 02 min - Reply

    @Adel,
    Bonsoir tout le monde,
    La révolution iranienne,est née comme une réaction au modernisme forcé imposé par le shah . Les iraniens ont répondus massivement à l’appel de Khomeini pour mettre fin au projet du roi . En Algérie,les islamistes proposent un projet conservateur pour contrer quelle modernité?
    Notre pays n’a jamais connu de projet de modernité et souffre justement d’un manque de modernité . Proposer du conservatisme pour redresser l’Algérie,revient à traiter le mal par le mal !




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  • aghilas -kosseila
    25 août 2011 at 4 h 05 min - Reply

    azul fellawen,
    @ agnun dziri ou cher algerois.
    mon cher algerois il ne faut se fier a ce qui s’ecrit. moi j’etais sur terrain a constantine,a tebessa, a setif, a alger ou ailleurs. presque tous les mouvements viennent des universités a ma connaissance toutes les manifestations des universites de setif,de constantine,d’oran,,de annaba…etc.. est l’oeuvre de kabyles. comme pendant la revolution la conscientisation du p.p.a madoui a l’ouest un madoui a tebessa,un madoui a setif meme a tlemcen ait-abdelkader et ait-zaouache… qui etaient-ce…!!! et meme la zouya de tijditt a mostagenem est batie par les artisans kabyles et rifains (maroc) pour l’exemple… avant pour nous l’algerois c’est la kabylie centrale par opposition a notre kabylie de l’est ou basse kabyle.
    et kabylie de l’ouest ou dahra.

    — et puis lorsque vous parlez d’algerois… qui sont-ils ces algerois d’ou sont-ils venus….!!!
    __ pour quelques qui ne connait pas constantine. MALEK HADDAD ecrivain est condtantinois mais pour moi est un enfant de ighil ali (bejaia) idem pour le grand chanteur HASSAN EL-ANNABI ou le rossignol blanc BENANI l’un est originaire de tala n’tazarth ,l’autre de larbaa n’ait-irathen… et j’en passe je ne peut citer tout le monde ce n’est pas notre sujet et faute d’espace et du temps…DOMMAGE aujourd’hui nos enfants ne connaissent pas leur pays,leur peuple. tous nos maux viennent de cet acculturation et deculturation…
    moi je suis devant dieu. present dans toutes les manifestations de tebessa,constantine,annaba,a blida meme dans la lontaine orainaise. dans les commissariats
    ils nous disaient ( lakbail li darouha harbou aalina,khalaouna haslin)) j’etais de permanence dans des institutions publiques.
    avec tout le respect que je dois a monsieur sidhoum et benhamou. certes dans un mouvement social. on ne peu tout traiter mais on ne peut pas escamoter les vrais batisseurs. c’est injuste…!!!
    j’ai eu de la chance inouie d’habiter dans beaucoups de villes d’algerie. alger,tlemcen,skikda, collo,constantine,batna,blida,le sud,bejaia,setif.
    et je visite beaucoups d’autres villes. donc je peux dire modestement que je connais un peu de bout de verité sur notre cher pays.
    ce qu’on a tres grave. notre peuple n’a pas changé depuis la nuit des temps.il croit au pere noel. nous sommes un peu naif et nous ecoutons beaucoup de balivernes et de sornettes. et pourtant dieu nous interdit de mentir.
    un mot sur nos islamistes.ce n’est un secret pour personne dans les universites de l’epoque ont ete encourages,promus pour endiguer ou contrer les mouvements sociaux de l’epoque contre les berberites,communistes,pags…ect…
    pour ce qui est de l’interruption de processus electorale entaché. le pouvoir ou militaire negociaient avec les islamistes pour leur transferer une partie du pouvoir.certains du F.I.S etaient exigeants…et puis ont peur du F.F.S qui est ex-aequo de rafler la mise. le reste est connu…les democrates en realité n’avaient pas de poids pour dicter au pouvoir ces convictions politiques,idem pour le fis et les autres…
    je termine par cette phrase que j’ai vu a constantine pendant l’interruption. beaucoups de femmes apportaient des bouquets de fleurs aux militaires de blindés ou de chars. au fond du ravin du rhumel ou une grande banderolle attachee sur les bords sur laquelle est ecrite en grands caracteres latins  » VIVE LE GENERAL CHAOUI . MERCI GENERAL.). je ne peux egalement relater tout. a setif,a annaba,a batna,a tebessa,a alger,oran…ect…
    enfin c’est la meilleure solution pour tout le monde. sinon il y’aurais la grande vengeance et la grande casse… et je ne suis pas d’accord avec addi el-houari qui voulait ou qui disait ( la regression feconde.pour moi cette attitude c’est l’aveuglement totale et le grand suicide .-vu la haine que colportaient envers tout le monde et surtout envers les laics,les democrate,les femmes…ect…
    maintenant les mentalites ont legerement changees…mais la grande erreur pour l’histoire c’est le pouvoir de l’epoque…
    esperant que toutes larmes et soufrances disparaissent a jamais sur cette térre agiteé de yougharta.
    esperant que j’ai apporté certains eclairages sur la decennie folle et noire.
    que dieu ne me pardonne pas si je n’ai pas dit la verite. bientot 40 ans dans les mouvements sociaux universitaires ,culturelles,industrielles,sportives… a travers le pays.
    akka ara thilli,hakadha antakoun,amin.
    tanemirth ar timlillith.




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  • ahmed
    25 août 2011 at 8 h 16 min - Reply

    @Haddam,
    Le problème de notre pays c’est ce manque de notion de bilans . Faute d’un bilan du boumedienisme,on se retrouve avec Bouteflika au poste de président !
    Le parti que vous défendez,a commis de tés nombreuses fautes stratégiques et tactiques qu’il va falloir un jour aborder .




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  • Ya Sidna II
    25 août 2011 at 12 h 12 min - Reply

    Bonjour tout le monde. Décidemment Ya@JAMIL on chasse le naturel et il revient au galop !Relisez ce que vous écrivez :  » Un système de démocratie par étapes peut être la solution . Dans un premier temps,nous demandons à des juristes de rédiger une nouvelle constitution qui consacrera le régime parlementaire . Le premier ministre issu des élections législatives gouvernera sous l’oeil vigilent d’un conseil national de sécurité . Les sages civils et militaires qui y siégent seront élus et leurs candidatures se feront en fonction de leurs publications et des services rendus à la nation . Une fois ce conseil élu,ses membres procéderont à un vote interne pour élire le président de la république . Ce dernier,ne gouvernera pas ,il aura un rôle honorifique et arbitrera d’éventuelles crises politiques. » Encore insister que de vouloir associer les miliaires à la vie et au destin économique, social et politique de l’Algérie ? Mais mon cher ami; quoique je respecte votre opinion; vous êtes complètement à côté de la plaque !!! 49 ans de règne sans partage de l’Algérie par l’Armée et ses appendices cela ne vous suffit pas ? Vous voyez des sages dans les militaires vous ? qui sont-ils où sont-ils ? S’ils existent et qu’ils ne sont pas d’accord avec la politique menée par Boutef et consorts, alors qu’ils se dressent DEBOUT comme un SEUL HOMME et alors, seulement alors, le peuple sera avec EUX!!!! devant ou derrière peu importe…. Je croyais que Alilou Ezaoualy dans une excellente métaphore vous a déjà répondu à ce sujet !! Que vous faut-il de plus pour vous ouvrir les yeux et voir dans quel état se trouve notre pays ? – délabrement économique, mental, déliquescence, corruption à échelle internationale – Ils ont apporté la preuve de leur incompétence, de leur arrogance, de leur sauvagerie en méprisant, tuant, déportant, torturant, emprisonnant celui qui osa lever le simple petit doigt. Allons plus loin : qui enfanta le GIA, l’AIS les assassinats politiques, la terre brulée, Bentalha ou 26 membres de ma famille furent égorgés, Raïs, Relizane…… alors que les campements militaires se trouvaient à peine à 200 métres des lieux du massacre ?? SVP mon cher JAMIL : oubliez vite, très vite même cette solution et laissez les idées saines débattre et apporter même un semblant de solution ou de réponse à notre douloureux problème. Maintenant je reviens au texte de Monsieur BENHAMOU : lorsqu’il parle d’un rapprochement de la grande bourgeoisie avec le pleuple d’une bas : question à propos de ce rapprochement : quel intérêt ont les bourgeois, puisqu’ils ont tout aujourd’hi de s’accommoder avec ce peuple misérable ? Cela étant dit ce rapprochement ne peut être possible pour avoir une valeur plus que symbolique que si’l se fait de manière SPONTANEE en oubliant leur rang, leur nom, leur grandeur et leur richesse !! à l’image de celles et ceux qui ont accompagnés la révolution française de 1789 où dans un post précédent j’avais eu l’occasion de citer quelques noms prestigieux de cette grande page de l’histoire frnaçaise.

    Monsieur Salah-Eddine a raison de dire que nous devrions arrêter de regarder dans le rétroviseur, car le dérichement auquel nous nous livrons, les divisions que nous manifestons ici et là ne font que renforcer d’avantager le pouvoir impure en place. De grâce mes chères amies et amis, inutile de vouloir coûte que coûte promouvoir les mêmes erreurs du passée (elles ont fait leurs preuves) parce que dans ce cas nous continuerons à faire le lit de cette dictature tentaculaires. Hubert VEDRINE, ancien Ministre des A.E françaises, a tout recemment sur france inter parler de l’Algérie, de l’inertie de son peuple et il résume cela en quelques mots :  » le régime algérien est solide qui repose sur le socle d’une armée qu’il tient dans une main, une police et un service renseignement aguerri, des appendices et « associations » mengeant dans l’autre main, ce sera un combat très difficile ! peut être dans 3 ou 4 ans les choses changerons » Cette vision qu’il n’a rien de partisane mais qui met au grand jour tout le pragmatisme de ce Monsieur, démontre combien notre combat; bien qu’il soit juste demeure néanmoins inégal, disproprotionné, dangeureux d’où la necessité absolue que nous soyons unis et avec tous les s’acrifices que cela impose pour déposer et mettre à genoux cette dictature immonde sans les militaires bien sûr……

    Bien fraternellement à toutes et à tous.




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  • Hamidi
    25 août 2011 at 15 h 44 min - Reply

    Hamidi
    Salam alikoum
    En réaction au post de notre ami…., je pense que M. Benhamou ne parle pas d’une alliance entre la grande bourgeoisie, celle de l’import-import en particulier, liée au pouvoir. Il vise, me semble-t-il, sinon sa proposition n’a aucun sens, la bourgeoisie honnête, celle qui a acquis ses biens sur plusieurs générations. Contrairement à ce que pensent beaucoup d’algériens, cette bourgeoisie existe même si on ne l’entend pas beaucoup. En tout état de cause, je pense que cette classe sociale a intérêt à prendre ses responsabilités, sinon elle risque d’être davantage laminée par l’oligarchie au pouvoir qui, pour s’acheter la paix sociale, peut vider les caisses de l’Etat (après moi c’est le déluge !) ou bien d’être emportée par la furie d’un peuple affamé par l’assèchement brutal et définitif de la manne pétrolière (cas de la Somalie). Possédant l’argent et le savoir-faire technique, cette classe est qu’on le veuille ou non indispensable à la prospérité d’un pays. Regardons par exemple comment sont organisés les pays européens vers les quels nous voulons tous émigrer. Cordialement.




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  • titiche
    25 août 2011 at 16 h 30 min - Reply

    You as a researcher, you must offer solutions. after the governors those you criticize all the time can apply these solutions for the benefit of the algerian poor people.




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  • BRAHIM
    25 août 2011 at 20 h 14 min - Reply

    Monsieur Djamel BENHAMOU, ouallah on est foutu. Tous le pays est foutu. Il ne reste plus rien de notre pays. Ouallah on est vraiment foutu.On a des dinosaures qui n’en a rien à foutre du pays.Ce sont des écervelés qui ne lâcherront rien. OU on devient violent et on les déloge par la force de la rue et la violence OU on se casse et on se tait. On ne doit plus faire dans la philosophie.On perd notre temps et on fait perdre le temps à notre pays.




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  • BRAHIM
    25 août 2011 at 20 h 27 min - Reply

    Monsieur Anwar N Haddam, avec tout le respect que vous doit en tant d’internaute, je vous dis que l’Algérie est foutu. Il faut une révolte par la rue et par la violence.Sinon, les dinousaures ne partiront pas !




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  • hakimM
    25 août 2011 at 22 h 04 min - Reply

    @Ahmed,
    Je suis d’accord avec vous lorsque vous dites que nous avons un problème de voir nos erreurs en face et de se corriger techniquement ou tactiquement.
    Nous algériens, on se sent toujours parfait, ou si quelqu’un nous critique positivement ou négativement, on se sent heurtés dans nos choix et dans notre amour propre. On refait les mêmes erreurs après 20 ans.
    Si le FIS ou le FLN, ou le FFS et les autres s’auto-corrigeaient et acceptaient les critiques et si nos critiques étaient faites de manière pédagogiques, on sortirait du trou.
    Tout le monde sait que le FIS a gagné et Ahmed sache que tous les partis politiques ( c’est cela la politique) engrangent aussi dans la société naïve, attachées a certaines valeurs religieuses et nationalistes de manière aveugles et sans discernement ou par punition envers le régime-FLN.
    Cependant, le FIS s’il revient aujourd’hui va encore gagner les élections pour multiple raisons dont la plus grande est sa lute contre le pouvoir, contrairement au Hamas et aux autres partis islamistes qui ne récolteront pas 5%.
    Donc, le peuple n’est pas si aveugle, même si je comprends et c’est de bonne guerre le FIS a utilisé les mosquées.




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  • jamil
    26 août 2011 at 15 h 00 min - Reply

    Bonjour,
    Nous débattons dans une logique de révolution et son incapacité à se réaliser . Sommes nous après les guerres de 54 et 92,obligés de vivre d’autres événements douloureux dans le cadre d’une révolution brutale et sanglante ?
    Au 21e siècle,le pragmatisme et la modernité du matériel de guerre,nous obligent à peser nos décision avant d’agir . Aujourd’hui non seulement on ne fait pas de guerre,mais si par malheur on doit la faire,la tendance actuelle consiste à la faire chez les voisins . Les américains et les iraniens de même que les syriens et les israéliens,règlent leurs conflits respectivement en Irak et au Liban . Le choix de ces deux maillons faibles n’est pas dû au hasard,les deux pays ont connu justement la guerre et récoltent ses fruits . Dans les années 50,la France et l’Angleterre ont réglé le probléme de l’Allemagne non pas en lui déclarant la guerre mais en l’intégrant à la C.E.E .
    A la mort de Mao,son successeur ,voulait passer d’une économie très régulée à une économie du marché . Pour réaliser cet objectif,il n’a provoqué aucune révolution et aucun chinois n’a été tué . Deng Xiaoping,en homme politique avisé,demanda aux chinois de lever toutes les entraves qui caractérisaient l’économie chnoise et produire plus pour mieux partager . Ayant goûté aux avantages d’une société de consommation,les chinois ont continué à créer des entreprises privées et à produire plus chacun pour sois et c’est ainsi que la mutation s’est faite dans le calme sans aucune révolution .
    Ces exemples sont la preuve qu’on peut réaliser des objectifs et provoquer des changements sans obligatoirement faire des révolutions .
    Nous devons profiter de notre passé . Après les révolutions agraire et industrielle,notre pays importe des clous,des marteaux,de l’ail et de la tomate !




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  • Mouloud Y
    26 août 2011 at 15 h 41 min - Reply

    Salut Hakim,

    Quand la religion et tout ceux qui s’y attachent appartient à l’état, alors par extension même le FIS appartient à l’état, la preuve il la créer et il la défait. La grande émanation du FIS est dû à l’utilisation des mosquées (biens de l’état) comme moyens d’adhésion contre l’état oligarchique, en définitive la conception de faire un changement de l’intérieur n’a pas fonctionné et ne fonctionnera pas car je ne pense pas que tous les algériens qui ont voté FIS étaient des islamistes.




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  • Mouloud Y
    26 août 2011 at 17 h 07 min - Reply

    Salut Jamil,
    Vous dites :
    « A la mort de Mao,son successeur ,voulait passer d’une économie très régulée à une économie du marché . Pour réaliser cet objectif,il n’a provoqué aucune révolution et aucun chinois n’a été tué ».

    Voilà ce qui s’est passé exactement :

    « Les manifestations de Tian’anmen, largement désignées dans une grande partie du monde par le terme « massacre de la place Tian’anmen », se déroulent entre le 15 avril 1989 et le 4 juin 1989 sur la place Tian’anmen à Pékin, la capitale de la République populaire de Chine.

    Elles prennent la forme d’un mouvement d’étudiants, d’intellectuels et d’ouvriers chinois, qui dénoncent la corruption et demandent des réformes politiques et démocratiques. La contestation s’étend à la plupart des grandes villes, comme Shanghai, et aboutit à Pékin à une série de grandes manifestations et de grèves de la faim organisées sur la place Tian’anmen. Après plusieurs tentatives de négociation, le gouvernement chinois instaure la loi martiale le 20 mai 1989 et fait intervenir l’armée le 4 juin 1989.

    La répression du mouvement provoque un grand nombre de victimes civiles (de quelques centaines à quelques milliers selon les sources), et de nombreuses arrestations dans les mois qui suivent. Plusieurs dirigeants politiques favorables au mouvement sont limogés et placés en résidence surveillée, notamment le secrétaire général du Parti communiste chinois, Zhao Ziyang. Par la suite, un coup d’arrêt durable est porté aux réformes politiques en République populaire de Chine. Le gouvernement expulse les journalistes étrangers et contrôle strictement la couverture de l’évènement par la presse chinoise. À l’étranger, la répression provoque une condamnation générale du gouvernement chinois1. Wiképédia. »
    Il me semble que c’est toujours les pressions extérieures internationales combinées avec celles de l’intérieur qui font aboutir les revendications qui remettent en cause un système donné dans un pays donné.




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  • ranguun
    27 août 2011 at 10 h 45 min - Reply

    comprendrons ce qu’est une démocratie le jour du jugement dernier serras arrive or le temps passe les resserves naturelle ne sont pas éternelle et nous assistons impuissant a la dilapidation des bien de tous un peuple par une bande de malfaiteur qui a confisque l’ indépendance et l’Algérie au peuple algérien l’ heure n’est pas a la philosophie les circonstance internationale sont plus que favorable pour réglez leur compte a cet maffia millitaro politico financiere au risque de raté le train de l’Histoire pour l’éternité certain tente de dissuader en brandissant la menace coloniale ou islamiste ou le chaos en invocan




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  • ahmed
    28 août 2011 at 5 h 50 min - Reply

    @jamil,
    L’Algérie de tous les temps a été un pays révolutionnaire . Ces révolutions faites dans la douleur et le sang nous ont causé plus de mal que de bien . La révolution culturelle de Boumediéne témoigne à quel point un slogan peut être vide . Les révolutions agraires et industrielles comme vous le dites nous ont conduit à importer tout et rien !
    Les mutations pacifiques ont montré leurs efficacités en Chine,au Vietnam au Brésil et même au Portugal . En 1976,les colonels portugais,décidèrent de remettre le pouvoir aux civils d’une façon pacifique et sans effusion de sang . Les mutations se font en douceur,sans trop de bruit,leur efficacité n’est plus à prouver . Les révolutions sont brutales, douloureuses et destructrices . On ne se relève jamais facilement d’une révolution .
    Le journaliste Abed Charef,parle d’une Algérie qui serait en avance d’un échec par rapport aux révolutions arabes .Effectivement,si on se met à tirer,nous risquons de tirer à blanc car notre fusil est vide . En 54 et 92,nous avons utilisé nos deux cartouches qui sont le nationalisme et l’islamisme . Aujourd’hui,nous avons du mal à mobiliser car nous sommes en avance non pas d’un échec mais de deux échecs . Les nations se corrigent à coup de bilans . Le F.L.N,en sa qualité d’instrument de destruction du système colonial a dépassé ses objectifs en voulant construire l’Algérie après 62 . Le F.I.S,n’a pas fait mieux malgré la différence de slogans . Les deux cartes de l’Algérie sont sur la table,la mise est grande et les gains sont incertains . Les nationalistes du F.L.N et les islamistes devraient faire un bilan objectif pour définir leurs responsabilités et prendre conscience des dégâts qu’ils ont causé à notre pays . Je rejoint Jamil,en appelant à une solution pacifique où civils et militaires organisent une conférence pour sauver ce qui reste à sauver de notre pauvre Algérie . Pourquoi pas un système semi démocratique qui évoluera par étape pour atteindre d’ici 10 ou 15 ans l’objectif final qui est la démocratie .
    La Turquie est passé par ce système semi démocratique qui débouche aujourd’hui progressivement vers une démocratie réelle .




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  • جزائري
    28 août 2011 at 9 h 55 min - Reply

    شكرًا لهذا المقال
    لكني أظن صاحبه على نفس المسافة من الشعب التي تبعده عن النظام
    للجزائريين قيم وهوية ثرية يتحركون من أجلها
    كل كلام استعلائي أو متجاهل لطبيعة الأمة الجزائرية سيتجاهله المواطنون
    قوانين باريس تصلح في باريس
    نحن بلادنا تسمى الجزائر




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  • Ferhane (A dj.BENHAMOU)
    30 août 2011 at 3 h 01 min - Reply

    A Djamel Benhamou
    La révolution impossible? Oui,à partir de l’Algérois,car une stratégie d’essence militaire visant à neutraliser, cette région hautement stratégique par son caractère central, a été mis en place par le pouvoir .Le pouvoir a mis le gros de ses forces dans cette région:Une concentration des forces militaires et un noyautage des populations hors institutions par le transfert massif de populations des autres régions, populations dévouées et fidèles au régime et transférées dans le cadre des institutions,notamment l’armée(site:aristote-algérois-Texte 28 et suite…).A cela s’ajoute la répression féroce dont les Algérois ont été victimes dans les années 90.De ce fait, si révolution, il y’aura en Algérie,elle ne pourra débuter que dans une autre région et se propager vers le centre et la capitale(schéma tunisien et libyen)




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  • Congrès du Changement Démocratique