Édition du
24 March 2017

Les déboires d’un docteur de la Sorbonne

Il décide de rentrer au pays, mal lui en prit
Les déboires d’un docteur de la Sorbonne
El Watan, 22 août 2011

N’eussent été les nombreuses et insistantes demandes de ma famille et de mes amis pour que je fasse ce témoignage, je n’en aurais jamais pris l’initiative, tellement c’est humiliant d’en parler.

J’aurais préféré :
– que mon nom – porté par des gens aussi illustres que mon père et ma mère, moudjahidine qui ont tout sacrifié pour que cette situation digne des scénarios les plus obscurs de la période coloniale n’ait jamais lieu –, ne soit jamais lié à ceux-là qui se sont rendu coupables d’actes aussi irresponsables ;
– oublier et considérer ce qui m’est arrivé, juste comme un mauvais souvenir, le souvenir d’une faute, d’une horrible faute de jugement, qui m’a fait croire que les choses aient pu changer en Algérie et que moi, cadre installé à l’étranger, pourrais, comme n’ont pas arrêté de nous le marteler depuis des années les différents discoureurs politiques, prétendre, sans entrer dans le labyrinthe des interventions, du piston, du benamisme, des micmacs de tous genres, mettre mes modestes compétences au service de l’université algérienne.
Néanmoins, je vais témoigner – en défiant les personnes mises en cause dans ce qui suit de m’ester en justice si ce que je dis est faux – ne ce serait-ce que pour que les étudiants algériens sachent à qui s’en prendre et ne pas culpabiliser et affubler de tous les torts les intellectuels algériens qui ont choisi l’exil.

Aussi, pour que les citoyens en général sachent pourquoi l’université algérienne n’est plus que l’ombre d’elle-même, classée parmi les dernières d’Afrique, notamment derrière celle de Kigali au Rwanda, pour ne citer que ce pays qui a souffert de l’affreuse guerre civile que l’on sait, et enlever en l’occurrence l’argument de la décennie noire à ceux qui le mettent à toutes les sauces, et notamment pour justifier l’état actuel lamentable de notre université.

D’un autre côté, au-delà de mon cas qui relève en soi du simple détail qui pourrait à la rigueur n’intéresser que moi, c’est surtout la situation qu’il met en scène qui devrait être méditée : partout où je passe, il se dégage cette impression d’impunité, d’accaparement de la fonction publique, de sa considération comme une propriété privée par nos responsables, qui les fait se comporter comme des potentats, chacun dans son petit sultanat, sans peur ni crainte d’être inquiétés. Situation que je ne peux m’empêcher de mettre en parallèle avec celles que me rapportaient mes parents au sujet de comportements similaires de la part des caïds et autres administrateurs coloniaux envers  «les indigènes». Ainsi, étant docteur en sciences du langage de l’université Paris III-Sorbonne Nouvelle, directeur de collection chez l’Harmattan à Paris, auteur et éditeur scientifique de plusieurs travaux, j’ai décidé, il y a quatre ans (en 2006), malgré les mises en garde de mes collègues et amis, de rentrer chez-moi en Algérie pour intégrer l’une des universités algériennes qui offraient des emplois en rapport avec ma spécialité.

Aussitôt les premières démarches entamées, j’ai vite fait de déchanter et de me rendre compte que je n’étais pour les différents établissements où je me rendais qu’un indésirable tentant de s’incruster, à qui il fallait à tout prix barrer le chemin.
Cela a commencé à la daïra (sous-préfecture) de Sétif dont le secrétaire général m’a traité comme on traiterait un voyou (allant jusqu’à dépasser ses attributions et me confisquer ma carte nationale pour ne me la rendre que quand il a bien voulu) parce que j’ai osé réclamer mon droit à ce qu’il applique à mon cas la loi telle qu’elle est édictée par les textes de la République algérienne et non telle qu’il la conçoit lui-même.

Ce à quoi il m’a répondu par  : «Chaque administration a le droit de travailler comme elle l’entend».
Cette histoire est longue et date de plus de quatre ans. Je vous en épargne les détails dont j’ai fait cependant part dans deux courriers au wali (préfet) et au chef de daïra (sous-préfet) à l’époque sans réponse de leur part (1). Ensuite, vinrent les services des équivalences de diplômes du ministère de l’Enseignement supérieur dont l’un des agents administratifs alla jusqu’à me raccrocher au nez après m’avoir agressé verbalement parce que, une fois encore, j’avais osé réclamer que l’on m’établisse mon équivalence ou qu’on cesse de m’en faire la promesse chaque semaine pour la prochaine.Pour information, je ne reçus mon équivalence que trois mois après son dépôt alors qu’on me l’avait initialement promise pour quinze jours.

Passons. Je croyais que du côté de l’université, les choses allaient  être différentes. Mal m’en prit.
J’ai présenté des demandes à plusieurs universités dont celles de Jijel, Tlemcen, Alger, Sétif desquelles je n’ai reçu aucune réponse, ou des réponses qui les arrangeaient comme pour le cas de l’université de Constantine. Seule l’université de Béjaïa me fit parvenir une réponse, mais j’aurais préféré qu’elle ne l’eût jamais fait au vu des comportements ultérieurs de ses responsables :
– Le chef du personnel, dont le rôle se limite, en principe, juste à la gestion administrative des dossiers de candidature, laissant l’acceptation ou le refus aux autorités scientifiques concernées, qui se comporte comme un véritable recruteur, se permettant de me répondre en son nom, et de me tutoyer sans m’avoir jamais vu et de me fournir de fausses informations qui m’ont fait prendre, sur leur foi, des décisions qui m’ont été très préjudiciables, dont ma démission de mon ancien travail.
– Le recteur qui ne leva pas le petit doigt après ma plainte de tels comportements et ne trouva rien de mieux à me répondre que de me proposer, après m’avoir reproché de m’adresser à son chef du personnel (2) «de les aider à perfectionner leur enseignement dans le domaine des sciences du langage du moment que je n’avais rien de mieux à faire maintenant que je suis sans travail» ; en d’autres termes : «Tant qu’à faire, profitons de cet oisif sans travail, corvéable à merci.» Ce même recteur qui ne m’a pas reçu à chaque fois que je lui ai demandé audience et qui a répondu par la voie de son chef du personnel par la négative à mes différentes demandes de recrutement dans des postes de ma spécialité (une dizaine de publiés chaque année par cette université) arguant que mon profil de formation ne répondait pas aux postes proposés.

De semblables comportements ont été aussi le fait de l’université de Sétif qui s’est permise d’ignorer mes nombreuses demandes, alors qu’elle connaît un manque flagrant de postes dans ma spécialité. Est-il normal qu’on se permette d’ignorer pendant plus de quatre ans la candidature d’un docteur de la Sorbonne alors qu’on recrute des licenciés pour encadrer de futurs licenciés (3).
Allez par exemple parler aux nouveaux diplômés du département de français de cette université et vous verrez combien leur formation a été bâclée. Je ne dis pas cela pour dénigrer les étudiants, ils n’ont eu que la formation qu’on leur a donnée, qui n’est que la juste conséquence d’une gestion abusive de notre université.

Laissez-moi enfin vous relater cette anecdote qui montre à merveille à qui voudrait s’y essayer comment on fait pour «se payer la tête» d’un linguiste algérien postulant à un poste d’enseignant chercheur, et l’envoyer balader : invité d’un forum sur Internet, le recteur de l’université de Sétif n’ayant rien trouvé à redire lorsque je le confondis devant les internautes en lui exposant mon cas, m’invita à lui faire une demande et d’attendre une réponse de sa part dans les meilleurs délais (4). Chose que j’ai faite comme l’attestent les différents courriers que nous avons échangés et où il attestait notamment la réception de mon dossier. J’ai attendu donc jusqu’au début de l’année universitaire sans réponse de sa part, et lorsque je le relançai il ne trouva rien de mieux à faire que de me répondre le week-end de l’expiration des délais et de me demander comme si de rien n’était de lui faxer une demande (encore !) alors qu’il en avait déjà au moins trois de ma part en sa possession. Belle leçon de cynisme, n’est-ce pas ?

Je vous laisse apposer les adjectifs que vous jugez adéquats devant de tels comportements. Pour moi, ce ne sont que de purs enfantillages et un manque flagrant de sérieux et d’esprit de responsabilité de la part de gens pour qui l’université algérienne n’est plus qu’une aubaine, une vanne à débiter des fonds pour financer des stages (ou, devrais-je dire, des shopping-tours dans les capitales européennes, comme j’ai eu l’occasion de le constater en France) ou des recherches qui n’ont jamais vu le jour. En somme, une poule aux œufs d’or qu’il faut tenir en otage par n’importe quel moyen et à n’importe quel prix.

Enfin, je tiens à vous préciser que si j’ai fait ce témoignage, c’était surtout pour que je comprenne le pourquoi de tels comportements, que l’on me donne une réponse, une explication, que l’on me dise franchement et sincèrement que parallèlement aux voies de recrutement normales il y avait d’autres (plus régulières) que je ne pourrai jamais satisfaire… et à ce moment-là, ce serait clair et je comprendrai.  Cela dit, peut-être qu’au lieu de chercher des éléments de compréhension à mon cas, il faudrait voir dans ce qui m’est arrivé, une explication, des éléments de réponse, par une démonstration empirique, de la situation lamentable de notre université malgré les moyens colossaux qui y sont mis ; peut-être que mon cas n’est qu’une illustration de ce que d’autres chercheurs algériens ont vécu et les a fait préférer l’exil et ses tumultes à ce lieu de marginalisation, de hogra, d’accaparement, et de mesquinerie, qu’est devenue notre université.

Enfin, permettez-moi de vous citer deux expressions en usage chez nous à Sétif : «Dezz mâahoum» (pousse avec eux) et «Chki l’ Rabbi»  (tu peux aller te plaindre au bon Dieu si tu veux) qui résument parfaitement cette situation, et montrent que si ces gens agissent ainsi, c’est qu’ils savent qu’il n’y a plus d’hommes (sur cette terre pour laquelle tant de valeureux hommes et femmes se sont sacrifiés) pour mettre fin à leurs agissements  «malfaisants» qui font plus de dégâts que le réchauffement climatique, plus de mal que la pire des épidémies.

Note :
1) Pour information, je suis jusqu’à maintenant sans carte nationale valable parce que ce secrétaire général ne veut pas revenir sur «sa loi».
2) Comble de la mauvaise foi, lorsqu’on sait que mes demandes de recrutement lui étaient adressées (au recteur) nommément comme le veut le règlement, et que ce ne pouvait être que lui qui les a logiquement transmises à son chef du personnel et l’a chargé de prendre contact avec moi.
3) Des licenciés recrutés, je ne sais sur quel critère, qui s’«amusent» avec l’avenir de nos enfants.
4) Sachant que c’était la même réponse qu’il m’avait faite lorsque j’étais allé le voir deux années auparavant pour me plaindre que son université ne répondît pas à mes demandes.

Larbi Rabdi (Docteur es sciences du langage (Paris Sorbonne) )


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17 Commentaires sur cet article

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  • mohal
    22 août 2011 at 18 h 37 min - Reply

    …Vous n’auriez pas du envisager ce retour puisque rien n’ a changé au bled et rien ne changera sauf si miracle il y aura lieu,sachez aussi que vous auriez pu accéder à n’importe quel poste ici si vous avez su être « conciliant » en lançant ça et là quelques « invites « aux personnalités que vous avez approchées ,c’est ainsi que ça se passe,mais vous ,vous n’êtes pas ainsi,et c’est tout à votre honneur;rejoignez l’autre l’autre rive et vivotez jusqu’à la prochaine éclaircie.




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  • James de Montréal
    22 août 2011 at 19 h 13 min - Reply

    C’est pas vrai monsieur Rabdi, croyez-vous encore au père Noël ?




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  • abon
    22 août 2011 at 20 h 40 min - Reply

    Oui, ce qui était l’exception est devenu la règle. Le citoyen honnête n’a plus de place dans cette société, aucune possibilité de recours, il y a peu je parlais de flic ripoux gardiens à l’entrée de tribunal et vous en interdise l’accès, de minable agents inféodés à des directeur ou chefs pourris qui vous refuse ce que de droit et vous font casquer ; si après moult interventions vous êtes reçu par la crête de cette hiérarchie, on vous appose in rire idiot, une expression vous interrogeant de quelle planète vous venez, vous repartez avec une simple promesse et votre démarche n’aura eu pour effet que de consolider le fonctionnaire dans sa position de grand manitou à qui rien ne peut arriver . C’est cette corruption à tout va qui empoisonne la vie du citoyen et clochardise tout. S’agissant du règlement d’une facture d’électricité ou raccorder un compteur de gaz ou d’eau même payer ses impôts ou faire fonctionner un huissier de justice.




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  • Hocine
    22 août 2011 at 22 h 20 min - Reply

    Elle est triste ton histoire, vraiment triste; je suis rentré au bled dans des circonstances différentes, mais le malheur est plus au moine le meme….l’algerie ne poura plus se tenir comme une seulle nation d’ici 20.30.
    ou 40 ans…certaine chose pour qu’elles soient bien comprises, il faut qu’elles fassent très mal




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  • Djahida
    22 août 2011 at 23 h 21 min - Reply

    Le problème n’est pas dans les ch’nabètes qu’on a mis à la tête des universités pour gérer le troupeau , il n’ y a pas de sots métiers. Mais il y a une chose beaucoup plus grave, l’école algérienne a produit des SUJETS taybine pour les despotes et non des citoyens qui risquent de contester ses erreurs.Au lieu de d’appliquer « el amr bel ma3rouf wa nah’yi 3la el mounkar  » il suivent le précepte de »ta3at Allah wa er rassoul wa OULA AMRI MINKOUM »




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  • Boubaker-Khaled Sadallah
    23 août 2011 at 0 h 16 min - Reply

    J’ai bien lu la longue intervention du professeur Larbi Rabdi (Docteur es sciences du langage, Paris Sorbonne) et j’ai essayé de comprendre mais il y a un certain nombre de points qui m’échappent.
    1. Je commence par dire qu’il n y a rien d’étonnant dans votre description relative au comportement de beaucoup de nos responsables qui gèrent nos universités. On vit quotidiennement ces situations et on ne peut que condamner. Donc sur ce point là, on est bien d’accord.
    2. A ma connaissance le recrutement dans les universités algériennes se fait depuis plus de 15 ans de la façon suivante :
    a) ou bien on a été parmi les étudiants ayant bénéficié d’une bourse à l’étranger (les meilleurs étudiants des univ) gérée par le MESRS et alors, dès le retour du boursier au pays le ministère l’affecte dans une université de son choix.
    b) Chaque année nos universités diffusent par voie de presse (obligatoire) les postes ouverts dans chaque discipline et les candidats déposent leurs dossiers aux univ de leurs choix s’il y a des postes ouverts dans leurs disciplines. L’étude des dossiers se fait d’abord par une commission de profs qui donne une note de 2 à 3 point (sur 20) ! Les 18 ou 17 points restants (sur 20) est du ressort de la fonction publique (et non pas de l’univ.). En définitive, celui qui pèse dans le recrutement n’est ni le recteur ni la commission des profs ni le chef du service du personnel : c’est le service concerné de la fonction publique. C’est étrange mais c’est ainsi que ça passe. D’ailleurs, des collègues refusent de siéger dans ces commissions à cause du fait que leur appréciation n’a aucun poids devant celle de la fonction publique. Là, je ne peux pas m’empêcher de poser la question à M. Rabdi : Pourquoi aller voir les recteurs des univ cités dans votre article? Avez-vous déposé un dossier dans ce cadre dans une univ (c’est-à-dire, après avoir consulté l’annonce qu’elle a diffusée et bien vérifié la disponibilité de postes pour votre spécialité)?
    3. Connaissant le manque dans presque toutes les univ algériennes de profs en langue française, je n’arrive pas à comprendre comment la candidature d’une compétence, comme M. Rabdi, quel que soit le recteur de l’univ ou le chef du service du personnel, peut être rejetée par la fonction publique ou autres!
    4. Vous n’êtes pas sans savoir M. Rabdi que le règlement en vigueur ne tient pas compte de l’univ. où vous avez obtenu votre diplôme (Sorbonne ou Patrice Lumumba). Seul compte l’équivalence avec le diplôme algérien (et vous avez eu cette équivalence) et des articles publiés (chacun vous donne droit à un plus –si je ne me trompe pas 0.5/article) …
    5. Si j’ai bien compris, vous avez lâchez votre poste à la Sorbonne avant d’être officiellement recruté en Algérie. Je ne sais pas comment on peut qualifier cette décision de votre part … j’ai lu dans un forum (et je ne sais pas si c’est vrai) que vous chômez depuis 2007. C’est terrible !!
    6. Pour l’équivalence, je connais des collègues qui ont attendu plus d une année pour obtenir cette équivalence. J’ajoute ce témoignage : L’un de mes thésards étrangers a eu il y a près deux ans à faire l’équivalence de son magister (étranger) avant de soutenir sa thèse en maths, j’avais déposé moi-même son dossier au MESRS et je l’ai suivi jusqu’à la fin (car le thésard réside à l’étranger). Il avait obtenu son équivalence au bout de 7 mois. On m’avait expliqué que si le diplôme est obtenu dans une univ d’un pays avec lequel le ministère avait signé une convention d’équivalence automatique (comme c’est le cas par ex. avec les pays du Maghreb)alors l’équivalence est délivrée en quelques jours. Sinon, il faut patienter et attendre la réunion de la commission dont les membres ne sont pas permanents. Cette commission (par discipline) ne se réunit que lorsque il y a un nombre important de demandeurs d’équivalence (en clair, si dans une discipline donné il y a une seule demande, le pauvre pourrait attendre très longtemps avant d’avoir une réponse).
    7. Enfin, permettez-moi de dire qu’il était inutile d’insister dans ce contexte sur le fait que le diplôme est délivré par la Sorbonne ou souligner qu’on est fils de Moudjahids (avec tous les respects qu’on doit tous à ceux qui ont participer à la libération du pays).




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  • aghilas -kosseila
    23 août 2011 at 1 h 35 min - Reply

    azul fellawen,
    laffaire du professeur rabdi est connue dans toute la ville setif et meme au dela.
    notre universite est connue pour son pantouflage a commencer par parachuter des responsables qui n’ont rien avoir ni de pres ni loin avec l’université ni avec le savoir encore un comportement digne d’etre humain.
    – sont la saboter et faire le busness,commerce,les affaires lucrativesndes voyages a l’etranger…
    — eliminer les lumieres et les competences.
    — faire appel a leur entourage meme avec des competences en moins.
    a setif ou partout ailleurs si vous etes pas du milieu et si vous etes pas recommandés par des tierces personnes votre dossier n’a pas beaucoups de chance d’aboutir….. surtout avec ces reponsables universitaires hadjadj (recteur,doyens) avec leur secretaire general et le personnel des agents toute cette maffia ont peur de competences qui font tout pour eliminer les bijoux de la science et du savoir. le professeur larabdi n’est pas le seul…des dizaines si ce n’est pas des centaines de dossiers rejetes ou disparus….ect…
    les gens reclaments mais a la fin ils abandonnent parceque notre ministere et notre pouvoir ne jouent leur role.
    le recteur,le doyen,le s.g.,le ministere,le president .les problemes des gens sont les cadets de leur souci.
    il est grand temps que les mentalités changent pour donner et faire appel a ces competences comme le professeur rabdi et les autres pour redorer le blason de nos temples de savoir deja terni par ces charlatans de responsables deviennent de plus en plus en plus des temples de morts.
    syndicaliste des travailleurs universitaires.
    tanemirth ar timlillith.




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  • Alilou
    23 août 2011 at 3 h 42 min - Reply

    Cet article nous apprend rien de nouveau, le contraire nous aurait surpris, en effet, l’Algérie a été toujours gouvernée par des incompétents en cultivant de plus en plus l’incompétence, les décideurs ont fait tout pour faire fuir les cerveaux de ce pays, et vous attendez à ce qu’on vous déroule le tapis rouge à votre retour, ce qui vous arrive Monsieur Rabdi c’est malheureusement la routine en Algérie, mon conseil, armez vous de patience.




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  • arbous
    23 août 2011 at 8 h 09 min - Reply

    RABI yestar l Algerie;c est une manigance machiavelique,du systeme;rendre nos enfants des incultes et des zombies;il n »ya qu a voir le systeme de scolarisation,ni arabe ni francais;le contraste primaire ;secondaire arabisé puis l université scolarité en francais ;réveillez vous bon sang




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  • MouradB
    23 août 2011 at 12 h 09 min - Reply

    @Boubaker-Khaled Sadallah, je suis d’accord avec vous sur le dernier point, on marre d’entendre l’argument de fils de tel ou la répétition du nom de la Sorbonne dans chaque phrase..mon conseil, soyez humble, c’est l’attitude d’un intellectuelle.




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  • abon
    24 août 2011 at 0 h 24 min - Reply

    @Boubaker-Khaled Sadallah dit :
    23 août 2011 à 0 h 16 min. Monsieur,
    Si la forme reste quelque peu à discuter, le fond ne laisse place à aucune surenchère. Nier cette réalité qui mine le quotidien de tout citoyen honnête relève de la mauvaise foie. Voilà environ deux ans. Victime de la bureaucratie : Les déboires du frère d’Ali La Pointe. Source : El_watan, Lundi 2 Novembre 2009. Victime de la bureaucratie : Les déboires du frère de Ali La Pointe
    Pour établir l’acte de la fridha, il a eu fort à faire avec le mépris de certains agents.
    Il s’agissait de la Daïra de Chéraga, à quinze jours d’intervalles d’une scène identique à la poste d’Oran ( mais ce sont des milliers de cas au quotidien, là ce sont ceux qui ont encore l’énergie d’écrire) personnellement je subis ça au quotidien depuis des années, je n’ai jamais écrit sachant que c’est inutile car voulu par le système si non il y aurait eu enquête et sanctions au lieu de gratification et élevé en grade. Les nominations ne sont pas faite au mérite mais au service rendu et ce qui est appelé université (cette espèce d’aggloméra classé après le Rwanda) n’y échappe pas.




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  • winathe
    24 août 2011 at 8 h 08 min - Reply

    Cette histoire est commune a tous les cas de recrutement en algerie, ça me rappelle une histoire que j’ai vécu aussi. A la ENTV , après toutes les démarches, effectuées auprès de l’administration avec un grain de piston bien sur , et après l’entrevue le test pratique et théorique qui s’en suivent , réussit ,j’attendais juste la convocation pour le travail.
    Un beau jour 9il faisait soleil )mais pour moi un petit nuage était au dessus de moi.
    Je me rappelle j’allais récupérer un papier de chez la personne qui accepté ma candidature. en me présentant devant l’agent de sécurité, appelé jadis plantant , après m’être présenté et le sujet de ma visite au château TV , il m’avait répondu que la personne n’était pas la , vu que je me présentait a un rendez vous qui m’a été donné et a l’heure, j’insistais , celui ci étant categorique dans son méfait ,me refusant l’entrée même si la personne que je voulais voir était la.
    Alors j’ai dis j’y vais le voir et j’avais franchi le portail.
    A la sortie , j’ai eu quelques injures en guise de menace , et croyez moi que la convocation pour le travail que j’attendais est transformée en lettre de récupération de mon dossier et même la personne que j’ai vu, un cadre bien cadré ,dépassé par les décisions d’un plantant.
    Cela dit cher Larbi faut pas généraliser car y a toujours âmes sensible au maux des autres, agir intelligemment et prendre son mal en patience, vu que qu’on est gouverné par des gens qui cherchent pas l’intérêt du pays sauf le leur, et permettez moi de faire une remarque ,et le ministre avec son ministère dans tout ça.?
    Les gens comme vous ça sort pas des dizaines par années.Si vous avez un étoilé comme parent ,vous aurez le poste avec ,villa et voiture de service ,mais hélas l’honnêteté est un sacrifice de tous les privilèges. Vaut mieux être HD honnête et direct que d’être HDT homme de troupe comme troupeau que le berger dirige comme bon lui semble juste pour une touffe d’herbe.




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  • Boubaker-Khaled Sadallah
    24 août 2011 at 16 h 46 min - Reply

    @ abon,
    Je saisis mal votre commentaire à propos du mien. Au point 1 de mon commentaire j’avais résumé ce que vous dites à propos du comportement indigne de nos responsables . Mais me suis efforcé de comprendre le problème de recrutement de M. Larbi à partir de son article et jusqu’à présent,hélas, je ne l’ai pas compris! J’enseigne à l’univ depuis 34 ans (sans jamais accepter de responsabilité administrative), et chaque année je vois comment on recrute nos enseignants. En clair, quelle que soit l’administration qui est en place dans une univ donnée, s’il y a un poste vacant qui correspond à la spécialité du Dr Larbi je ne vois pas comment on peut rejeter sa candidature? Son article n’est pas explicite, il aurait pu l’être pour éclairer le lecteur.




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  • abon
    24 août 2011 at 23 h 36 min - Reply

    Boubaker-Khaled Sadallah dit :
    24 août 2011 à 16 h 46 min
    Salam Alikoum. Si Sadallah, je vous le concède, le témoignage de Monsieur Larbi Rabdi est quelque peu mal présenté, essentiellement pour un auteur éditeur (vérifié (INITIATION A L’ÉCRITURE DE LA LANGUE BERBÈRE-Larbi Rabdi

    LE ROI ET LES TROIS JEUNES FILLES ET AUTRES CONTES BERBÈRES DE KABYLIE
    Bilingue berbère-français
    Larbi Rabdi

    CONTES DE LA TRADITION ORALE KABYLE
    Transcrits et adaptés par Larbi Rabdi, dits par Helima Laâdj )

    Mais je comprends très bien sa situation et il y a franchement de quoi avoir le tournis quand vous n’êtes pas familier avec la logique Algérienne) et quand il écrit « partout où je passe, il se dégage cette impression d’impunité, d’accaparement de la fonction publique » c’est vrai et vérifiable à n’importe quel guichet d’Est en Ouest et du Nord au Sud chaque jour. Somme toute, son cas est commun. Je percevais dans votre post, la théorie opposée à la pratique. Les différents post abondent dans le même sens de l’auteur; son cas semble même populaire ce qui signifie une certaine ténacité de la part de ce Monsieur qui frappe à toutes les portes sans trouver la bonne ni le bon guide, et ça aussi c’est classique chez nous). La réglementation existe. Est-elle appliquée ? Non ! Elle est laissée à la discrétion de chacun, si ce n’est à la tête du client, c’est service pour service ou service pour chipa. Lorsque votre droit est piétiné, il l’est en toute impunité, vous n’avez aucun moyen de recours si ce n’est chouffe fléne et flène pour régler votre problème et vous devenez redevable d’un service…Tant au sein de l’administration que tout ce qui gravite autour et chaque guichetier détient une portion d’autorité comme fond de commerce, du Wali à l’éboueur, La société Algérienne est complètement malade de manière profonde ; il n’existe plus aucun repère, une sœur un frère un cousin un neveu ça ne veut plus rien dire, les pères et les mères ne sont pas épargnés (vous parcourez comme moi la presse) ; en regardant la vie des animaux, vous observerez plus de respect entre les sujets qu’au sein de notre société sans qu’aucune couches sociales ne soit épargnée générant cette mal-vie généralisée, ce qui m’a fait écrire à plusieurs reprises que c’est une situation voulue et elle l’est. J’ai égratigné l’université Algérienne mais c’est tout le système éducatif, du primaire au supérieur qui est défaillant de part votre long parcours, vous n’avez peut être pas vu la descente en enfer mais pour mémoire, l’Algérie était déjà au bénéfice en tout cas de deux avertissement de la part de l’UNESCO déjà en 1974 et la situation n’a jamais était ni stationnaire, encore moins inversée ; en 1974, nous avions quelques 200mille places universitaire de rang respectable pour 10 Millions d’habitants alors que le Rwanda n’avait pas d’université. Nous avions quelques instituts et écoles (polytechnique El-Harrach ou l’institut d’agronomie, l’ENA, l’école normale et l’école normale supérieure n’étaient pas en reste) puis une descente vertigineuse dans les années 80 chute qui n’a fait qu’amplifier, pour en arrivé à distribuer des diplômes de fin d’étude et universitaire comme récompense. Vous conviendrez qu’on ne peut qu’éprouver de la compassion pour Monsieur Larbi Rabdi. Avec mes cordiales salutations.




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  • Boubaker-Khaled Sadallah
    25 août 2011 at 2 h 11 min - Reply

    @abon
    Cher monsieur : Qui peut ignorer tous les maux de notre société que vous rappelez ici et qu’ont rappelé les « différents post »? Je le répète encore une fois, le but de mon commentaire n’est pas d’aller dans le sens des « différents post » ou de celui de l’auteur (M. Rabdi) ni d’aller dans le sens contraire! De même je n’essaye pas d’opposer la théorie à la pratique, loin de là.
    Mais j’ai bien voulu voir M. Rabdi dire, par exemple, que dans les postes ouverts dans telle univ il y en avait dans sa spécialité «sciences du langage » et qu’il avait déposé son dossier de recrutement, pourtant sa candidature a été rejetée. Cela aurait été plus explicite, plus clair.
    Evidemment, il y a des pratiques bien connues pour faire du favoritisme dans le recrutement des enseignants. Par exemple, décider – même si le besoin n’est pas immédiat- d’ouvrir un poste qui correspond exactement à la spécialité de Foulane. Un recteur peut le faire. Ainsi ce Foulane se trouvera très favorisé par rapport aux autres candidats tout en étant dans les règles. M. Rabdi n’a visiblement pas bénéficié de cette faveur.
    J’avais commenté le travail des commissions d’équivalence au MESRS dans mon premier post sans donner de détails. Je peux aller dans le sens des «différents post» et ajouter qu’un éminent prof de maths, enseignant depuis les années 60 à l’univ d’Alger, membre de cette commission, avait émis un avis défavorable à l’équivalence du diplôme du thésard étranger dont j’avais parlé. Raison évoquée : l’université (étrangère) qui a délivré ce diplôme n’est pas habilitée à délivrer des diplômes en maths! Pourtant, cette univ possède une fac des sciences composée de plusieurs dépts dont un dépt de maths ! La vraie raison est que ce prof déteste les anglophones et que le travail du candidat était rédigé en anglais ainsi que les publis. Heureusement qu’il y avait dans la même commission des éléments sérieux qui sont allés même vérifier dans les bases de données (via Internet durant la réunion) que le candidat avait bien publié 4 articles dans des revues spécialisées, et à partir de là on lui avait donné son équivalence… mais après 7 mois d’attente!
    Je répète depuis bien longtemps – et ce n’est un secret pour personne- que c’est la catastrophe dans nos universités sur tous les plans, notamment par rapport aux ressources humaines et matérielles disponibles. Mais est-ce une raison pour se fier complètement au classement des universités fait en Chine, en Europe ou ailleurs? En analysant les différents commentaires en Europe (surtout) relatifs à ce classement on se rend compte qu’il faut être bien prudent avant de conclure !
    Un détail : La National University of Rwanda a été créée le 03 Novembre 1963 (et non pas après 1974) par le gouvernent de ce pays en étroite collaboration avec les Québécois.
    Bien cordialement.




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  • abon
    25 août 2011 at 16 h 28 min - Reply

    Mon seul but en participant à cet espace est d’y apporter un peu de témoignage citoyen avec la clairvoyance qui est la mienne, comme la grande majorité de ceux et celles qui y participent, loin de toute polémique ; pour cela un grand merci à LQA. Nous voyons très bien que souvent des thèses divergent, mais là où tout le monde se rejoint, c’est de dire que notre pays avec tous ses organes n’en fini pas de s’enfoncer. Aussi en participant à cet espace de liberté je formule l’espoir que ces cris et ces holàs soient un jour entendu. Saha ftourkoum et Saha Aïdkoum.




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  • clandestin
    27 août 2011 at 14 h 44 min - Reply

    et oui cher Monsieur c est comme ca que ca se passe pour ceux qui aime le pays en exil et qui veulent revenir: quand on a le mal du pays pour un pays du mal ….




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  • Congrès du Changement Démocratique