Édition du
26 July 2017

Algérie-Libye Le mauvais calcul d’Alger

El Watan, 26 août 2011

Les silences de l’Algérie officielle sur les bouleversements en cours en Libye et la chute prochaine de Mouammar El Gueddafi sont devenus assourdissants.

Les partenaires de l’Algérie s’étonnent comment un pays assiste à l’accélération de l’histoire à ses frontières sans prendre d’initiative. A Alger, on préfère donner aux événements une lecture sécuritaire simpliste. On insiste sur la circulation des armes. Et on oublie l’essentiel. Si les frontières avec la Libye sont bien contrôlées, l’armée algérienne a suffisamment de moyens pour le faire, pourquoi craindre la circulation des armes ? Des armes et des explosifs ne circulent-ils pas assez dans le nord de l’Algérie ? Sinon comment expliquer l’enchaînement des attentats à l’explosif en Kabylie et à l’est du pays ? Aucun responsable algérien n’a donné d’explication sur cette situation. Donc, réduire la crise libyenne au risque sécuritaire n’est qu’une question accessoire. L’essentiel n’est-il pas la fin, peu glorieuse, d’une dictature de 42 ans ? Le colonel El Gueddafi, arrivé au pouvoir après un coup d’Etat et qui va finir par mordre la poussière après avoir traité ses opposants de «rats» et menacé de «brûler» la Libye, a, pendant longtemps, eu des rapports particuliers avec les responsables algériens, à commencer par l’actuel Président, ancien ministre des Affaires étrangères, Abdelaziz Bouteflika.

A Alger, on s’est adapté sans complexe à la folie en montagnes russes du tyran de Tripoli. Les coups bas, nombreux, d’El Gueddafi n’ont pas changé cette situation. L’autoritarisme moyenâgeux du régime libyen arrangeait parfaitement «les affaires» du pouvoir algérien en crise cyclique de légitimité. Et aujourd’hui que la tête d’El Gueddafi est mise à prix par le Conseil national de transition (CNT) libyen, on se sent presque «solidaire» dans les palais d’Alger avec le colonel en fuite. On actionne les médias officiels, télévision et radio en tête, pour tenter de minimiser les événements historiques en Libye et faire diversion sur des questions secondaires, inévitables en pareilles circonstances, comme la fausse arrestation de Seïf El Islam El Gueddafi. Ces manipulations de médias, toujours fermés à l’expression libre, sont les signes d’une incapacité dramatique à adopter une stratégie de communication pouvant expliquer les positions algériennes par rapport aux événements en cours. Les responsables au ministère des Affaires étrangères ont fermé leurs portables pour ne pas répondre aux questions de la presse, d’autres font des déclarations dans l’anonymat. A l’image du chef de l’Etat, qui poursuit ses «auditions» informelles de ministres, comme si de rien n’était, le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, est invisible. Introuvable. Aux dernières nouvelles, le chef de la diplomatie algérienne a été vu à Doha, au Qatar, où il a participé à une réunion ministérielle du comité de l’Initiative de paix arabe consacrée à l’examen de la question de la candidature de la Palestine en qualité d’Etat membre des Nations unies.

Donc, au lieu d’occuper le devant de la scène pour clarifier la curieuse position algérienne sur la fin de la dictature en Libye, M. Medelci tente de «remplir» son agenda comme il peut. Hier, il a enfin parlé, en déclarant au quotidien algérien Echourouk que l’Algérie exprimera sa position sur la reconnaissance du CNT libyen après les réunions de l’Union africaine et des ministres arabes des Affaires étrangères des Etats membres de la Ligue arabe.  Puisqu’on en est là, pourquoi ne pas demander aux experts de la Ligue arabe et de l’Union africaine de venir gérer la politique extérieure de l’Algérie pour, au moins, faire oublier l’incompétence installée dans les bureaux algérois ! La déclaration de Medelci porte un nom : la fuite en avant. Le Tchad, pays voisin de la Libye, a reconnu mercredi le CNT «seule autorité légitime» du peuple libyen. Le Tchad n’a pas attendu une réunion de l’Union africaine pour assumer une position souveraine. Même chose pour l’Ethiopie qui appelé cette même Union africaine à reconnaître le CNT. La Tunisie et le Maroc n’ont, eux, pas transféré leur souveraineté à la Ligue arabe pour se positionner sur la question libyenne. L’Algérie a, dès le début, eu une attitude agressive vis-à-vis du CNT avant que celui-ci l’accuse d’envoyer des mercenaires soutenir les milices d’El Gueddafi. Medelci n’a-t-il pas dit que les rebelles libyens ne pourront pas diriger la Libye ?

Et dès le départ, l’Algérie a choisi la voie de la vraie fausse solution de l’Union africaine sur la Libye qui ne s’appuie pas sur le départ d’El Gueddafi du pouvoir. Après les échecs sur l’accompagnement des révolutions en Tunisie et en Egypte, la position ambiguë sur la Syrie et le silence sur le Yémen, la diplomatie algérienne est en phase de perdre sa crédibilité. L’attaque condamnable de l’ambassade d’Algérie à Tripoli devrait donner à réfléchir sur cette image du pays que Abdelaziz Bouteflika devait embellir. Il est urgent aussi de libérer la diplomatie des réflexes sécuritaires anciens, de la remettre à jour et de rompre définitivement avec les méthodes des années de plomb. La guerre froide a cessé d’exister. Au ministère des Affaires étrangères, on devrait peut-être l’apprendre, une fois pour toutes. Le monopole étouffant qu’exerce le président de la République sur la politique extérieure doit être discuté pour être atténué ensuite révisé. Car, les blocages internes provoqués par les méthodes archaïques de gestion actuelle des affaires de l’Etat se sont déplacés vers la conduite de politique étrangère. Résultat : l’Algérie est un pays sans voix, sans position, sans vision, sans perspective, sans personnalité diplomatique.
Fayçal Métaoui


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13 Commentaires sur cet article

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  • YAZID
    26 août 2011 at 15 h 08 min - Reply

    ach tama3 3end bab el djaifine telqa

    Aux lecteurs du LQA cette delicieuse radioscopie de la diplomatie algerienne tirée de la chronique de K Daoud  » LE QUOTIDIEN D’ORAN » du 24-08-11

    par Kamel Daoud

    « Le patron, c’est lui, pas moi» a dit un jour, en substance, le ministre algérien des Affaires étrangères sur le plateau d’une chaîne TV française. Il parlait de Abdelaziz Bouteflika et du vrai centre de décision pour notre politique des AE. « Lui », c’est donc aussi un super ministre et un Président mais aussi des humeurs, des nostalgies, des anciennes amitiés, des rancunes d’autrefois, des calculs de mémoire et des souvenirs tenaces. C’est par ce registre qu’il faut s’expliquer la politique des AE algériennes et sa lente décadence vers l’incohérence. Le centre de décision est flou et n’obéit pas à une vision du monde, d’intérêts nationaux et d’ambitions collectives. Il obéit à une subjectivité. C’est ce qui peut expliquer pourquoi nous sommes passés d’acteurs valables sur la scène internationale et régionale, à la nationalité de lointains habitants de l’antarctique. La révolution libyenne est en train de devenir une honte nationale pour nous. Le drapeau de la nouvelle Libye flotte déjà à Alger alors que le régime national ne reconnaît pas encore le CNT. Pire encore, l’ambassade algérienne a été attaquée à Tripoli et vidée, annonçant déjà ce que seront les relations entre l’Algérie officielle et le nouveau voisin. Medelci, dans le cadre de la doctrine de l’autruche, a même eu ce geste comique de demander la protection de l’ONU. On a fait du chemin donc depuis le prestige diplomatique des années 70 et jusqu’au « je ne suis qu’un employé ! » de Medelci. La facture de cette politique sera lourde et tout le monde le pense, le dit et l’écrit. Même au sein des hauts cadres du régime et ses ministres. Aujourd’hui, on se retrouve en froid avec la Libye, en berne avec la Tunisie, en «guerre» avec la Libye, en discorde avec le Mali, en crampe avec la France et en tiédeur avec le reste du monde. Nos amis ? Bachar El Assad et confrères que l’Algérie soutient dans une sorte d’aveuglement automatisé.

    Et du coup, la révélation : et si Bouteflika cherchait à isoler le pays autant que lui il l’est dans son bureau et dans sa tête ? Et si le but était de faire de cette nation un autoportrait d’homme seul ? Car, à bien regarder, la politique des Affaires étrangères du pays ressemble à la politique des affaires étranges de la Présidence : peu de paroles, pas de rationalité, des tremblements, une voix éteinte et une sourde méfiance envers le temps qui passe et envers la nouveauté.

    L’affaire CNT porte préjudice à l’Algérie et à ce qui reste de son prestige d’antan. Nous devenons peu à peu infréquentables, hors des hydrocarbures. Pas à cause d’armes interdites, de nucléaire, de terrorisme d’Etat ou de répression sanguinaire, mais à cause de l’insipidité.




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  • ahmed
    26 août 2011 at 15 h 25 min - Reply

    Effectivement,il y a un malaise . Les pays voisins sont en mutation . L’Algérie est tétanisée,l’immobilisme est dominant mais pour combien de temps ?
    Il y a trois évolutions possibles:
    -Des réformes politiques réelles et audacieuses.
    -L’immobilisme actuel avec toutes ses conséquences à savoir: l’isolement par rapport aux voisins,le non renouvellement de l’élite politique,accentuation de la crise de confiance entre gouvernés et gouvernants,démoralisation de la population et crises morales,sociales et de production …
    -Une crise sécuritaire suite à d’éventuelles manifestations .




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  • algerois
    26 août 2011 at 15 h 31 min - Reply

    Algérie-Libye Le mauvais calcul de DELY BRAHIM , car c’est là ou se trouve ( comme vous le savez )le siège des vrais gouverneurs et décideurs de notre misérable pays




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  • benamina
    26 août 2011 at 15 h 44 min - Reply

    le gouvernement algérien refuse de reconnaitre la nouvelle autorité en force à Tripoli alors que le drapeau de cette autorité flotte du haut de l’ambassade de Libye à Alger.

    ====================================
    Y-a-t’il une autorité dans ce pays?
    Salah-Eddine




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  • Sid-Ahmed Ouadah
    26 août 2011 at 17 h 42 min - Reply

    C’est la nature véritable du régime qui est révélée sous toutes ses coutures par l’affaire libyenne. Le fou sanguinaire qui régnait de manière moyenâgeuse sur un peuple réduit à l’état de sujets méprisables ne renvoyait-il pas au pouvoir des Janissaires d’Alger sa propre image ? celle de potentats s’étant lentement glissés dans la peau de nouveaux colons étrangers à leur peuple.
    Ce que l’affaire libyenne montre également de manière crue, c’est l’ossification du pouvoir janissaire, son incapacité à voir plus loin que ses intérêts bornés de caste rentière, parasitaire, pourrissant sur pied. Il n’est plus capable que d’une fuite en avant guerrière -voir les faramineux contrats d’armement passés ces jours-ci- pour peu que l’occasion lui en soit donnée. Dans les années 90, c’est bien ce qui lui avait permis de se sortir d’un très mauvais pas.
    Ce pouvoir n’en a plus pour longtemps. C’est dire combien est essentielle -afin d’éviter à notre pays les affres d’une transition non anticipée- l’émergence d’une opposition civilisée et démocratique de masse à l’intérieur de laquelle un courant islamique moderne et pacifique luttant avec des moyens droit pour l’état de droit et les libertés démocratiques pourrait occuper une place centrale, sinon LA place centrale.
    Une opposition crédible avec son intelligentsia propre, où arabophones et francophones préciseront les valeurs qui rassembleront le peuple sans exclusive d’aucune sorte; une opposition qui ne donnera pas dans le piège de jouer ses composantes les unes contre les autres comme dans un passé récent.




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  • yassine
    26 août 2011 at 18 h 18 min - Reply

    c’est ce régime qui a fait que les algériens sont détestés par tout le monde, qui a fabriqué des conflits avec tous les voisins, en particulier le Maroc. Les algériens passent leur temps à insulter les marocains, sur tout les forums, pourquoi ? ils sont élevés par ce régime de mafieux qui leur dicte leur comportement. L’affaire libyenne montre aux algériens par qui ils sont gouvernés. et pourquoi rien ne fonctionne en algérie, à part consommer les produits importés.




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  • hakim
    26 août 2011 at 20 h 47 min - Reply

    Aprés la libération de la tunisie,de l’égypte,de la libye,du yemen, des changements vers plus de democratie du royaume marocain et jordanien,l’algerie attend la liberation bientot de la syrie pour enfin prendre la meme position que la ligue arabe.
    Le gouvernement algerien attend a ce qu’il soit minoritaire dans une assemblé fraichement democratique et majoritaire pour enfin se prononcé. HA HA HA HA………..Ce n’est pas une blague algerienne,mais malheureusement c’est une réalité,une assemblé democratique sauf nous.




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  • Salem
    27 août 2011 at 0 h 11 min - Reply

    Le Régime militaire algérien s’est opposé dés le début à la révolution libyenne, et refuse de reconnaitre le CNT, l‘instance dirigeante du mouvement insurrectionnel. Les Généraux ont tout fait pour remettre en cause la légitimité du CNT, et la presse aux ordres du DRS a déversé des torrents de propagande pour jeter le discrédit sur le soulèvement populaire de nos frères et voisins. Les Généraux ne peuvent se résoudre à reconnaitre la légitimité de l’insurrection du peuple libyen, et des peuples tunisien, égyptien, syrien cherchant à renverser par les armes les Dictateurs qui leurs ressemblent. De plus, ce qui se passe en Libye fait écho à l’histoire récente de l‘Algérie des années 1990. Les Généraux ne peuvent accepter de voir un changement dans la région . Ils veulent des régimes dictatoriaux comme le leur , des Dictatures militaro-mafieuses qui spolient les richesses et massacrent la population.
    Le CNT-Libyen comme un allié à la fois de la France, du Royaume-Uni et plus largement de l’OTAN disconvient au Régime militaire d‘Alger, bien qu‘il est lui aussi compradore et soumis aux dites puissances impérialistes et néocoloniales occidentales. A cette ingérence , voire une sorte de néocolonialisme , sous prétexte humanitaire, les Occidentaux venant s’installer dans un pays de l’Afrique du nord à nouveau, Les Généraux ne peuvent rien faire. D’où leur soutien au criminel Kadhafi et son régime. Ils avaient encouragé Kadhafi à user de la répression totale, allant jusqu’à envoyer des mercenaires en renfort. Ce qui avait empiré la situation. Et les Empires occidentaux ne cherchaient que cette occasion pour légitimer leur intervention, et de ce fait organiser conquête militaire de Tripoli. Et qu’après cinquante années d’indépendance au Maghreb, on assiste à un retour en arrière, par une sorte d’instrumentalisation des positions à des fins internationales que les Généraux cautionnent par leur aveuglement et leur volonté de nuire et semer la merde.
    Les Généraux portent une lourde responsabilité dans le sort que réserveront les conquérants occidentaux à la Libye: le pillage de ses richesses, et l’intronisation d’un Gouvernement complice, compradore et soumis à l’Occident. Les prix du pétrole et du gaz chuteront, ce qui va alimenter le cycle de la lutte des clans au sommet de la Junte, et le pourrissement de la situation en Algérie….




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  • mohamed
    27 août 2011 at 1 h 50 min - Reply

    ALLAH YADIH ! En cette nuit du 27eme jour de Ramadhan.C’est là, toute ma prière. Nous sommes devenu le pays le plus corrompu de la planète, le plus maffieux, les plus malaimés,que nous reste-il ya rabbi !




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  • ahmed
    27 août 2011 at 3 h 30 min - Reply

    @Dr Sidhoum,vous demandiez s’il y avait encore une autorité . Effectivement,les choses évoluent vers une somalisation de l’Algérie comme le dit le Professeur Addi.L’exemple le plus frappant est la gestion des pseudo-parking dans nos villages et villes. Des gamins font la loi et exigent de l’argent en usant parfois de la force sans que les autorités ne réagissent . Des policiers en tenus descendent de leurs véhiculent pour acheter du pain vendu par des gamins sur le trottoirs sans aucune mesure d’hygiène !
    Nous sommes dans une logique de daoula al fawdawia et le citoyen trabendiste . Ou vont les choses,personne ne le sait .




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  • abon
    27 août 2011 at 10 h 37 min - Reply

    Un silence assourdissant.
    Alger sera-t-elle la Baie des cochons « Bis » ? De quelle couleur est le cochon ? Rouge ou jaune ? Charles-de-Gaulle, une première mission sans faute et un grand bâtisseur dont devrait s’inspirer notre ministre des travaux public pour réaliser des aéroports en un temps aussi court.
    Il faut se remémorer deux choses, l’invitation du défunt roi du Maroc Hassan-II à Boumediene, dans une forme peu protocolaire, précipitée, à propos du Sahara puis beaucoup plus proche, la demande Américaine d’installer une base militaire dans le Sud. Ce qui arrive en Libye, est peut être né avec l’abandon du Sahara Occidental par l’Espagne, feu Hassan-II a dû le comprendre et devait faire un choix à un moment, ce choix il voulait le partager avec Boumediene et trouver une solution qui épargnerait à la région des lendemains incertain. Là-dessus est venu se greffer l’agitation qui n’en finit pas, celle de l’islamisme, une invention sioniste dans le dessein du grand Israël et l’accaparement des richesses mondiale. Nous sommes dans une nouvelle forme de colonisation, mais cette fois ci elle est globale et totale. L’UPM en était sa forme douce, nous entrons dans une forme belliqueuse. Allah Yastor.




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  • mohamed
    28 août 2011 at 18 h 10 min - Reply

    Ayay, ou es-tu cher Houari Boumediene. Loin d’etre parfait, mais au moins il prennait des positions sur les questions de voisinage, des frontieres et l’independance des peuples.

    Ce qu’on vit aujourd;hui n’est que les dernieres tentatives de nos dirigants, ils finiront bien par tomber, mais pour cela il faut que les Algeriens regardent un peu plus loin que leur ventre.

    Ca viendra, ca viendra, une question de quelques mois, je dirai meme avant la fin de l’annee.

    Nous ne voulons pas de FIS ou autre regime religieux, nous ne voulons pas les anciens chefs de partis, pas de moudjahidines SVP, pas de revolutionnaires, juste des individus simples et motives, par forcement top of the top mais au moins des etres dignes et fiers d’etre Algeriens. Le reste viendra.

    Ah oui, que quelcun ferme ce maudit ministere des Moudjahidines. Les vrais Moudjahidines ont fait leur devoir et ils sont partis. Notre nouveau gouvernement doit absolument abolir cette institution de voleurs. Pour son budget mettez le dans l’education.




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  • salimou
    31 août 2011 at 7 h 14 min - Reply

    les dirigeantssavent qu il y a 300000 internautes et les journaux controles par DRS et aussi seulement 1 partie infime du peuple qui litplus la propagande d etat hyper efficace donc c est aux elites et personnalites tel aait ahmed mehri…de descendre ds la rue et d entrainer le peuple et non pas le contraire sauf a vouloir faire 1 revolution de palais




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