Édition du
27 July 2017

Alger au top 10 des villes où il ne fait pas bon vivre

Le Soir d’Algérie

03 septembre 2011

 

SELON LE NOUVEAU CLASSEMENT PUBLIÉ PAR THE ECONOMIST
Alger au top 10 des villes où il ne fait pas bon vivre

Le rapport semestriel publié ce mardi par The Economist Intelligence Unit classe l’Algérie parmi le top 10 des villes où il ne fait surtout pas bon vivre. Parmi les 140 villes étudiées, Alger figure à la 136e place après Tripoli, déclassée à la 135e place, en raison de la grande instabilité que traverse le pays.
Mehdi Mehenni – Alger (Le Soir) – Cette enquête d’habitabilité se base sur plus de 30 facteurs qualitatifs et quantitatifs à travers cinq grandes catégories, à savoir la stabilité sociale et politique, l’accès aux soins médicaux de qualité, la culture et l’environnement, l’éducation et les infrastructures. Le classement est calculé sur la base de performances relatives à un certain nombre de points de données externes. Pour les facteurs quantitatifs, les catégories sont compilées et pondérées pour fournir une note globale de 1 à 100 où «1» est considéré comme intolérable et «100» comme idéal. Le classement «habitabilité» estime que toute ville avec un score de moins de «50», ses aspects de la vie sont pour la plupart très limités. Par catégories, Alger est notée à 50 en terme de stabilité, à 33,3 en terme de santé, à 35,2 en terme de culture et environnement, à 25 en terme d’éducation et à 41 en matière d’infrastructures. Ce qui donne une note de 38,7 en terme d’habitabilité globale. La capitale algérienne est ainsi classée parmi les villes où les conditions de vie sont très en deçà de la norme mondiale, voire parmi le top 10 des capitales où il ne fait surtout pas bon vivre. La Libye même en temps de trouble général, sa capitale occupe une meilleure place qu’Alger. L’accès à certains détails de cette étude semestrielle de The Economist Intelligence Unitest payant alors que d’autres données stratégiques sont uniquement soumises aux Etats concernés qui souhaitent s’en procurer l’étude complète. Il existe ainsi un tableau où les cinq catégories citées plus haut, sont fractionnées en un certain nombre d’«indicateurs qualitatifs » calculés sur une échelle d’évaluation de 0 à 4 (intolérable, indésirable, inconfortable, tolérable, acceptable). Nous donnons ici quelques éléments sur les détails des cinq catégories. En matière de stabilité, si l’étude ne prévoit pas une grande menace de conflit militaire interne et troubles civils à Alger, elle révèle par contre la prévalence de la délinquance, de crimes violents à un degré moindre, et la menace de terrorisme. En terme de santé, The Economist juge que la qualité de la prestation des soins publics dans la capitale est médiocre alors que la disponibilité des médicaments reste inconfortable. L’enquête habitabilité évoque également les difficultés culturelles, comme la corruption, la censure et les restrictions sociales et religieuses jugées, les unes que les autres, inquiétantes. Quant à l’accès aux activités sportives et culturelles, le constat n’est point favorable. S’agissant de la troisième catégorie qu’est l’éducation, l’étude qui met les indicateurs généraux de l’éducation publique au «rouge», déplore d’autre part l’absence de l’enseignement privé à Alger et sa mauvaise prestation pour le peu qui existe. Enfin, en matière d’infrastructures, la qualité du transport public et des liaisons de transport régional ou international est jugée catastrophique et la qualité du réseau routier à un degré moindre, voire inconfortable. Quant à la disponibilité des logements, la qualité de la fourniture d’énergie, l’alimentation en eau et des infrastructures de télécommunications si l’étude ne dresse pas un tableau noir, elle n’y trouve pas non plus une situation confortable.
Les villes australiennes et canadiennes, les plus agréables à vivre
Les villes canadiennes et australiennes ont envahi le top 10 des villes les plus agréables à vivre avec sept places. L’Australie a eu non seulement l’honneur d’occuper la première place à travers sa ville Melbourne mais encore la sixième, la huitième et la neuvième place avec Sydney, Perth et Adélaïde. Les villes canadiennes Vancouver, Toronto et Calgary occupent respectivement la troisième, la quatrième et la cinquième place du haut du classement. La troisième place a été réservée à la capitale autrichienne Vienne, la septième à la ville finlandaise Helsinki et la dixième à Auckland la capitale de la Nouvelle-Zélande. La dernière place du classement est occupée par la ville zimbabwéenne, Harare. Paris figure par contre à la 16e place, Tokyo à la 18e place, Londres à la 53e place et la ville la mieux classée des Etats-Unis, à savoir Honolulu, occupe la 26e place. Pour rappel, l’Economist Intelligence Unit (EIU) est une filiale du groupe anglais The Economist spécialisé dans la vente de publications et services et dispose de plusieurs magazines hebdomadaires spécialisés dans l’économie et les finances. L’EIU qui a le statut d’un organe indépendant est considéré comme la principale source d’informations de la recherche économique, des affaires, de prévisions et d’analyses.
M. M.


Nombre de lectures : 3301
12 Commentaires sur cet article

LAISSER UN COMMENTAIRE

*

*

  • Alger au top 10 des villes où il ne fait pas bon vivre
    3 septembre 2011 at 12 h 31 min - Reply

    […] Le Quotidien d’Algérie Tags: Alger, fait, villes, vivre […]




    0
  • mokrane
    3 septembre 2011 at 12 h 37 min - Reply

    Au pays de Bouteflika & des généraux le cauchemar continue




    0
  • Amel1
    3 septembre 2011 at 13 h 38 min - Reply

    salam,
    Elle est devenue encore plus moche avec les rejetons de zenga zenga!une hamlet nadhafa s’impose ya l’khawa!!saboun, l’grizil ou yarabi!!!!(rires)




    0
  • balak89
    3 septembre 2011 at 14 h 29 min - Reply

    Maintenant ils recommencent a bruler les forets comme ils le faisaient en 1994 pour deloger les terroristes des forets.Toute la kabylie s ‘enflamme, de bord bou arreridj a bejaia de setif à tizi ouzou ,etc.Algerie terre brulée par ceux qui pretendent la proteger.Dans un village de 5000 habitants se cacherent 5 terroristes l’ information parvenue l arméee qui bombarde avec l ‘aviation tout le village,conclusion ,si on execute 5000 innocents et que parmi eux il y 5 terroristes , c’ est une grande victoire a renouveller.




    0
  • belka
    3 septembre 2011 at 15 h 02 min - Reply

    sa c alger imaginé les villes de l interieur no comment.




    0
  • abd el allah el muslim
    3 septembre 2011 at 17 h 10 min - Reply

    le classement d’alger par un algéroi L’IMAGE D’ALGER CET UNE POUBELLE hélas mille foit hélas pour notre si
    beau pays il fut un temp ou alger étais si blanche
    hélas mille foit elle est devenue rouge sang.




    0
  • hamid
    3 septembre 2011 at 17 h 53 min - Reply

    lle n’était pas comme ca dans les années 80, ils ont tous peint en bleu blanc très moche et ancien! la rue hassiba sale, resto sale hotel sale, j’ai deja eu l’occasion de dénoncer ca a plusieurs reprises




    0
  • A.L
    3 septembre 2011 at 17 h 53 min - Reply

    Ce n’est pas seulement Alger qui se trouve dans cette situation.L’ensemble des villes du pays vivent dans la même situation.
    C’est que la saleté,l’insalubrité,l’absence d’hygiène,l’incivisme,l’absence de galanterie,les crachats à tout bout de rue,les égouts à ciel ouvert,l’accaparement des espaces de circulation des piétons par les automobilistes ,par les commerçants réguliers ou par les trabendistes,les barricades érigées en permanence par les services de sécurité,la pollution sonore ou chimique ,sont devenus notre menu quotidien.Si ça venait à nous manquer ,on ne sentirait plus dans notre assiette.L’habitude étant devenue une seconde nature,je crains que ces générations qui n’ont jamais connu la blancheur d’Alger ou la splendeur du front de mer oranais ne puissent plus réclamer quoi que ce de beau et ne seront plus en mesure de recréer ce climat de vie paisible dans un cadre de propreté irréprochable et de bon voisinage.Vingt ans de violence contre soi-même,contre la nature et contre son cadre de vie ont fait leur effet.
    Nos villes sont devenues un véritable asile d’aliénés .Que de grabuge.




    0
  • Mokrane
    3 septembre 2011 at 18 h 43 min - Reply

    Algérie: incidents à Alger entre manifestants et policiers

    ALGER – Des incidents ont opposé samedi dans deux quartiers d’Alger les forces de l’ordre à des manifestants qui réclamaient de meilleurs logements, ont indiqué des d’habitants.

    Des habitants de la cité Diar Echems du quartier El Madania, sur les hauteurs d’Alger, ont affronté les forces de l’ordre avec des pierres et bloqué pendant plusieurs heures la circulation automobile, selon ces sources.

    Deux habitants et un policier on été blessés au cours de ces incidents.

    Les habitants de ce quartier réclamaient leur relogement dans le quartier de Beni Messsous (banlieue ouest) alors que les autorités ont prévu de les installer à Draria (banlieue sud-ouest).

    Les manifestants se sont dispersés en fin d’après-midi après l’intervention du wali délégué (sous-préfet) de la circonscription de Sidi M’hamed dont dépend la municipalité d’El Madania.

    Ce responsable s’est engagé à trouver une solution à ce problème, ont déclaré des habitants à un journaliste de l’AFP.

    Des incident similaires ont éclaté à Oued Koriche, près du centre d’Alger, où des manifestants ont bloqué un axe routier très fréquenté.

    La publication des listes des bénéficiaires de logements sociaux que l’Etat octroie à ceux qui perçoivent moins de 24.000 dinars (240 euros) par mois donne souvent lieu à des mouvements de protestation qui dégénèrent parfois en émeutes.

    La Rapporteuse spéciale des Nations unies sur le logement Raquel Rolnik, avait exhorté le gouvernement algérien à plus de transparence dans l’attribution des logements et à la participation de la société civile dans la définition des critères d’octroi des logements sociaux, à l’issue d’une visite de 10 jours en juillet..

    L’Algérie prévoit de construire 500.000 logements supplémentaires d’ici à 2014, qui viendront s’ajouter aux deux millions prévus dans le programme quinquennal arrêté en 2010.

    Actuellement, quelque 553.000 familles sont installées dans des habitations précaires, dont 50.000 vivent dans des bidonvilles autour de la capitale.

    Plusieurs mal-logés se sont immolés par le feu ou ont tenté ou menacé de le faire depuis janvier après des émeutes contre la cherté de la vie qui ont fait cinq morts et plus de 800 blessés.




    0
  • Nazim
    3 septembre 2011 at 19 h 22 min - Reply

    Alger est la capitale et le fidèle reflet du beau pays que nous avons transformé (ou laissé transformer)en une immense décharge à ciel ouvert.Si seulement les immondices n’étaient qu’à l’extérieur. Elles sont aussi enfoui au fond de nous-mêmes et ça, c’est beaucoup plus grave.




    0
  • djafar
    4 septembre 2011 at 9 h 34 min - Reply

    c grave




    0
  • mohmidj
    4 septembre 2011 at 18 h 27 min - Reply

    la reference incontestable de l art de batir est et il le restera pour longtemps feu : LE CORBUSIER, avant ca mort il a demande a ces proches une carte geographique de ce bas monde. decu il avait mentioner quatre lettres p,r,b et enfin A .p pour paris ,r pour rome ,b pour barcelone et A pour ALGER ,mais ca c set de la vieille histoire (de l art).une ville est a l image de cuex qu ils y habitent .mon pere est un citadin fils de citadin a son age( plus 76 ans )il est toujours sur son trente et un ,la cravate de rigeur jamais je n ai vu mon pere jetter un megot par terre ni boire un cafe en marchant ,ni parler a haute voix ,ni meme pas s adosser a un mur .c est un enfant de la casbah de condition moyenne et qui dit moyen dit seuil de pauvrete. mais voyez vous quand on grandis dans cette cite qu est cette casbah il est imperatif de respecter les lois de la cite .le mot citoyen viens du grec « respecter les lois de la cite » allah yerahmek ya el anka :kayen chi nass men sthahoum ikoulou khaf.




    0
  • Congrès du Changement Démocratique