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26 July 2017

Ce qu’a fait la voyoucratie de notre peuple : Les Algériens, des «analphabètes trilingues», selon les diplomates américains !!!!!

Les Algériens, des «analphabètes trilingues», selon les diplomates américains

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El Watan le 07.09.11

«L’Algérie traverse une crise de langue unique dans le monde arabe.»

L’ancien ambassadeur américain, David Pearce, décrit  dans un câble datant du 16 octobre 2008, avec stupéfaction l’indigence linguistique des Algériens. «Le groupe 20-40 ans, qui sont aujourd’hui candidats à l’embauche, parle un mélange confus de langue française, arabe et berbère, que certains chefs d’entreprise jugent ‘’inutile’’. Ils ne peuvent se faire comprendre par n’importe qui, sauf par eux-mêmes», souligne-t-il.
Intitulé : «Analphabètes trilingues : crise de la langue en Algérie», le télégramme en question reprend une discussion tenue lors d’un  dîner (iftar) à la résidence de l’ambassadeur vers la fin du Ramadhan, en présence d’hommes d’affaires algériens. L’ambassadeur américain s’étonne notamment de ce qu’ils appellent le «collage» des langues. «Les diplomates qui viennent en Algérie après avoir été dans la région sont surpris de voir que les Algériens terminent rarement une phrase dans la même langue», rapporte-t-il.

Cela est d’autant plus dangereux, à ses yeux, que cela pourrait permettre à «l’extrémisme de prendre racine». Pour remédier à cette situation, l’ambassadeur écrit à Washington que l’Algérie a besoin d’un «plan Marshall» – selon l’expression d’un représentant du ministère de l’Enseignement supérieur – pour la langue anglaise. Dans la mesure où le français fait indéniablement partie de l’identité algérienne, estime-t-il, l’Algérie a besoin d’une langue «neutre».

Amel Blidi

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23 Commentaires sur cet article

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  • BRAHIM
    7 septembre 2011 at 15 h 30 min - Reply

    @Amel Blidi
    L’analphabétisme « trilingue » vient, dans une certaine mesure, de la réforme de l’enseignement engagée depuis le début des années soixante-dix et qui a voulu exclure définitivement les langues étrangères de la culture algérienne (PARTICULIEREMENT le français dont l’Algérie aurait pu en tirer profit à côté de la langue arabe et de Tamazight).
    1/- d’une part, donc, cela vient de la généralisation de l’arabe d’une manière effrénée, non intelligente et imposée d’une manière idéologique.
    2/- d’autre part, du fait du retard avéré de la langue arabe sur les autres langues. Evidemment, la pauvreté scientifique, philosophique, culturelle et éducative de la langue arabe se répercute sur le niveau de nos élèves et de nos universitaires et d’une manière gravissime.
    Il ne faut se voiler la face : l’arabe est une langue qui n’a pas évoluée dans le bon sens et s’est perfectionné dans la langue du Coran surtout. C’est une langue renfermée sur elle-même alors que le monde se « scientifise », « se modernise » et se « globalise » de plus en plus. Cette appauvrissement (et je dirais sa disparition dans le monde de la science) lui a été « rendu possible » par les autocrates et les monarques au commande de tous les pays arabo-musulman. La civilisation arabo-musulmane a été tuée dès le 11ème siècle. Lire les œuvres de l’historien des mathématiques et de la civilisation arabe de Mohamed Djebbar, pour comprendre un tant soit peu les causes du déclin de cette civilisation.
    Juste un chiffre pour finir : une université qui n’a pas en sans sein AU MOINS 10 à 15 % de langues étrangères, d’enseignants étrangers, d’étudiants étrangers dans ses « entrailles » n’est pas, pour moi, digne de s’approprier le vocable « université ». Une université qui ne se confronte pas au monde extérieur est condamnée à la mort.
    Je parle ainsi de la langue arabe mais je n’oublie pas que Tamazight suit le même chemin.
    Voilà, pour moi, la vérité où elle se situe. Si on ne « dé-idéologise » pas EN URGENCE la langue arabe et qu’on laisse cette langue se cantonner uniquement dans la religion, la sortie du tunnel n’est pas pour demain pour nos universités.
    A bon entendeur Salut.




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  • Gone
    7 septembre 2011 at 16 h 11 min - Reply

    J’ai enseigné plus par curiosité que pour l’argent, et pour me coller à la société et ne pas accepter lisolement…car le métier de prof vacataire c’est du toc.J’ai dit à des élèves pour une fois éveillés à une nouvelle méthode sans parvenir aux résultats escomptés, que ce n’était pas de leur faute qu’ils furent traités comme des attardés.
    Que s’est- il passé pour que nos enfants intelligents, soient expulsés tôt alors que ceux qui apprennent par coeur, ou bachotent passent d’année en année? Le drame de l’université est pire selon un prof que j’ai rencontré dans un cabinet médical, car je m’étais dit à haute voix:  » ceux qui passent à l’université ont des chances de réussir entre les mains de bons professeurs », elle m’a corrigée: « c’est la continuité du désastre collège/ lycée » . Ceux qui sont mieux préparés sont les étudiants des grandes écoles…l’université a baissé les bras devant l » élitisation  » de la société copiée sur l’occident mais qui a mal tourné. Encore une fois, on sent les coups..ce dont je suis certaine c’est que beaucoup de jeunes diplômés ont été mal formés, en raison de leur conduite et des dérapages du système, on dit aussi que des diplômes d’université ont été vendus…alors qu’espérons- nous de ce système qui dure depuis 1992…je crois qu’il est temps de le changer. J’aimerais corriger certaines erreurs, quitte à être corrigée moi- même. En Egypte, il ne s’agit pas de « révolution » mais d’un grand désordre civil que les militaires ont soutenu, et qui a corrigé le système Egyptien corrompu- comme le nôtre direz- vous-la société égyptienne a eu son âge d’or, il faut le perpétrer.En Libye, il s’agit d’une rébellion armée, et il ne faut pas comparer Moubarek et Kaddafio de grâce. Révolution: c’est autre chose, il y’eu la révolution bolchévique, puis, celle de Cuba et enfin celle d’Iran.
    Nous n’avons pas à copier les autres, chez nous c’est compliqué à expliquer, on peut dire à cette équipe qui nous fait tant de mal depuis 1991, en nous prenant pour des attardés, ou pour des mineurs auxquels on coupe parfois téléphone et connexion pour les empêcher de consulter certains sites…qu’il est temps qu’ils acceptent de laisser d’autres qu’eux gouverner.Ca s’appelle l’alternance, communistes , kabyles ou islamistes ne méritent pas tant de méfiance. Il y’aura toujours des moyens – par les urnes ou à l’assemblée pour réparer et corriger. Voyez- vous y’en a marre, même les plus faibles opposés à vos « trucs » veulent s’exiler n’importe ou.




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  • Souhir ALI
    7 septembre 2011 at 16 h 23 min - Reply

    J’ai vu une fois une faute d’orthographe (en arabe)stupide sur l’enseigne d’un opticien! je suis rentrée chez lui, et lui avais dit gentiment de corriger cela, il m’avait répondu: c’est mon affaire!!?? apparemment les langues sont des affaires personnelles chez nos compatriotes! Que c’est triste.




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    • Djamel
      9 juillet 2015 at 13 h 36 min - Reply

      Salam,

      les horreurs je les vois tous les jours meme dans les institutions publiques et surtout en arabe!




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  • salem
    7 septembre 2011 at 17 h 04 min - Reply

    un ambassadeur americain inquièt sur la problématique de la langue en algerie,qui est un constat juste ,mais de l’autre coté un pésident qui tient à garder un ministre de l’éducation qui à ruiné ce domaine pour donner juste pour donner l’impréssion qu’avec tout est homogène est stable et que tout va bien;comme lui d’ailleurs,tout les ministres ont vieuilit durant ces trois mandat et semblent devenir des objets de musée plutot que des ministres qui réflichissent.




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  • ahmed
    7 septembre 2011 at 18 h 07 min - Reply

    Bonjour,
    Passant un jour par l’aéroport international de Constantine,j’ai expliqué à l’hôtesse du bureau d’accueil et d’information que bienvenue ne s’écrit pas en deux mots »bien venue ». Elle s’est engagée à signaler cette faute aux responsables . Deux ans après,en repassant par le même aéroport,j’ai constaté que la faute est toujours d’actualité . Non seulement,on ne maîtrise plus les langues,pire ça ne dérange personne . L’origine de cet échec,est la formation . Nous avons pour des raisons idéologiques, rompu avec le système éducatif de l’ex puissance coloniale pour le remplacer par le système de nos « frères égyptiens » . L’importation de cette sous culture nous a été fatal à tous les niveaux . Politiquement,Farhat Abbas est marginalisé car Djamel Abdenasser n’en voulait pas . La langue française et l’anglais sont rejetés car ils symbolisaient aux yeux de nos décideurs, »l’impérialisme occidental ».
    Cette approche idéologique des langues,nous prive comme le disait Katab Yacine,du seul butin de la guerre d’Algérie .L’arrivée sur la scène politique algérienne de la tendance islamiste au milieu des années 80,n’a fait qu’accélérer la disparition des langues étrangère au pays des révolutionnaires et des pieux .




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  • balak89
    7 septembre 2011 at 20 h 45 min - Reply

    Ils s y sont pas trompés nos amis americains.L’algerie est ,je crois ,le seul pays au monde ou l’enseignement est donnée dans une langue qui n’ est pas parlée dès le berceau!je m ‘explique : la langue que nous parlons a la maison et dans lieux publiques, n’ est pas la meme que nous utilisons dans les etablissements scolaires ou dans les livres.D ‘ou l’ handicap rencontré chez la majorité de nos scolarisés qui ne comprennent rien aux textes(maths ou autres).Les chinois parlent chinois et leur scolarité se fait en chinois.les anglais parlent anglais et leur enseignement se fait en anglais, les espagnols parlent espagnols et l enseignement se fait en espagnol ,etc, etc,Les algerien parlent l’ algerien(arabe dialectale)et leur enseignement se fait en langue arabe classique !!!! comparez les mots utilisés à la maison et les memes mots que l’ on trouve dans les livres scolaires, l ‘enfant ne comprends rien des mots du manuel,alors que le mot est parafaitement compris dans sa langue maternelle.




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  • Rachid
    7 septembre 2011 at 22 h 00 min - Reply

    Le constat sur la maîtrise des langues est on ne peut plus clair vrai. Les raisons sont multiples mais tiennent toutes à une même matrice: la volonté de la dégradation de l’identité culturelle du peuple algérien. J’entends pas là l’arabisation à outrance au nom de sacro-saints objectifs idéologiques. Le problème est profond. L’arabe enseigné à l’école que l’on présente comme langue nationale est une supercherie de haut niveau. Car en effet, pour reprendre un spécialiste de la question, un sociolinguistique algérien: « la langue arabe enseignée à l’école n’est la langue maternelle d’aucun enfant au monde. »
    Résultat: L’on a réussi à produire un peuple de schizophrènes nomadisant, sans repères.
    Le salut viendra de l’appropriation par le peuple de sa culture, de ses langues notamment le maghribi à la place de l’arabe enseigné à l’école pour constituer le socle d’une reconstruction identitaire. C’est à ce prix que l’Algérien renouera avec lui-même et pourra alors parler dans ses langues et finir ses phrases…




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  • samir64
    7 septembre 2011 at 23 h 01 min - Reply

    la famille est aussi responsable de cette hecatombe.combien de parents algeriens encouragent leurs enfants à lire?combien de parents algeriens se consacrent aux études de leurs enfants?l’education commence chez soit.vouloir mettre toutes nos défauts sur le compte du régime c’est prendre un drôle de raccourci.ayons au moins l’honnêteté de reconnaitre nos défauts.il suffit de circuler dans les rues de nos villes pour remarquer la rareté(voir l’inexistance)de trouver un algerien en train d’attendre le bus ou un taxi ou tout simplement attablé à une terrasse d’un café ayant un livre entre ces mains.notre peuple est inculte et la responsabilité incombe en premier aux familles.le reste n’est que politique.




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  • Nazim
    7 septembre 2011 at 23 h 04 min - Reply

    On dit que la langue est la marque caractéristique au plus haut point de l’identité d’un individu. La langue est ce qui structure, véhicule et traduit notre pensée. Je pense que c’est pour ça que les poèmes de Ait-Menguellet, les k’sidat de Hadj El-Anka et le parler de Bouakkaz (dans ses sketchs de Ramadan) me touchent au fond de moi-même. Je les sens si proches de moi. Ils me réconcilient avec mon univers intime, celui que j’ai hérité de ma mère et de mon père. Ça doit être pour ça aussi que je ne ressens aucune proximité émotionnelle avec tous ces «érudits» à la télévision qui m’expliquent la vie dans la langue scolaire ou encore ces officiels qui m’assènent leurs «Qararates» (décrets) dans la langue officielle. Je reste imperméable à leur discours qu’ils sont les seuls à trouver beau. En revanche, je suis instantanément et profondément touché par les mots spontanément prononcés par le paysan «illettré» de nos campagnes ou le jeune «hittiste» de nos villes.
    En fait, toute notre histoire est celle d’eternels complexés (ou colonisés) qui s’efforcent à chaque fois, depuis 20 siècles au moins, d’imiter (ou de s’identifier à) nos «maitres-à-penser» du moment. Tout comme notre identité est tiraillée entre de multiples repères approximatifs, notre langage fait continuellement des emprunts à diverses langues toutes aussi approximatives.
    Quand nous développerons notre langue (celle avec laquelle nous rions et avec laquelle nous pleurons), quand nous libérerons et assumerons notre identité (plurielle et unique à la fois, c.à.d. Algérienne et point barre), nous serons alors nous-mêmes et ne serons plus jamais ridicules en passant aux yeux des autres pour de pales copies de Romains, de Byzantins, d’arabes, de français et de que sais-je encore…Ou T’hya Dzayer!




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  • Moh
    8 septembre 2011 at 0 h 23 min - Reply

    Salam,
    @balak89, je ne comprends pas votre raisonnement sur les langues. On n’est pas obligé d’étudier avec la même langue qu’on parle à la maison.
    Les exemple sont multiple. Je ne donnerai, que celui de la Suisse, Ils parlent le Suisse Allemand(swiss deutsch), alors que, à l’école ils ont le vrai Allemand. Il faut pas faire le même jeux du système, détruire ce que l’autre a fait. L’arabe est un acquis minime soit-il.




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  • samiraTawfik
    8 septembre 2011 at 0 h 57 min - Reply

    Salam.L Analphabetisme trilingue des jeunes algeriens et la baisse de niveau scolaire trouvent leurs sources dans les decisions inadequates et propagandistes des responsables politiques des annees 70 qui ont donne la primaute a la quantite sur la qualite ,au pretexte que l algerie manquait de competences.Il s en est suivi le recrutement tout azimut d enseignants de bas niveau ,pour ne citer que ce cas ,dans la commune ou je residais les eleves exclus en classe de 5ieme ou de 3ieme ,faisaient une petite formation et etaient recrutes pour enseigner au primaire,pour souvenir l une de ces personnes ne savaient pas faire une simple addition et j etais eberluee de la retrouver enseignante de 1iere annee primaire.Ajouter a cela les exces de zeles de nos dictateurs qui ont renvoye tous les cooperants francais et ramene a la place des enseignants du moyen orient dont certains etaient cordonniers ,et de l urss qui maitrisaient mal la langue francaise malgre leurs competences.Ajoutez a cela la volonte deliberee avec l avenement de benbouvid de detruire toute velleite de reflexion constructive de l algerien.Il ne faut pas d elite en Algerie afin que la junte putschiste continue la predation en toute impunite.Ceux qui tentent d emerger sont tot ou tard forces a l exil vu le climat deletere ambiant.Pour moi qui suis retraitee cet analphabetisme n est pas le resultat d une inadequation de la langue enseignee par rapport a la langue maternelle ,les gens de ma generation etant d excellents francisants ou bilingues.Ce sont les decisions populistes et steriles qui ont abouti a cet echec et il serait temps de revoir la copie mais avec des personnes autrement plus integres et sinceres que la maffia des beggarines qui s est accapare du pouvoir.

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    Entièrement d’accord, chère Madame, avec votre analyse objective, loin de celles à relent idéologique pour ne pas dire extrémiste. L’Algérie est peut-être le seul pays du Maghreb et du Machrek où une certaine minorité élitiste voudrait amputer son pays de l’une de ses langues nationales. Ahurissant !!!!
    Fraternellement.
    Salah-Eddine




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  • Sami
    8 septembre 2011 at 1 h 21 min - Reply

    C’est vrai ! Mais a mon avis, il parle plus de soit disant les responsables soit disnat civiles et militaires et l’elite soit disant.Et apres Le peuple a ete contamine apres les rats !!!




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  • Abdelilah
    8 septembre 2011 at 2 h 26 min - Reply

    Une petite anecdote que j’aimerais partager avec vous. Il y a quelques mois, lors de la visite de l’un de mes beaux frères agé de 74 ans (que Dieu lui donne longue vie)qui est originaire de la région de Mascara et qui n’as jamais mis les pieds à l’école on s’est invité en compagnie d’un ami artiste et homme de théatre pour prendre un bon expresso dans un café portugais. Quelques temps après lors d’une rencontre avec cet ami artiste, il m’a dit textuellement : El hadj est extraordinaire, est-ce que tu n’as pas remarqué que pendant toute la rencontre il n’a pas utilisé un seul mot de français et que la qualité de son langage en arabe dialectal était tellement riche. c’était tellement vrai et pourtant …




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  • brahmi16
    8 septembre 2011 at 12 h 39 min - Reply

    il ne faut pas se voiler la face, ni faire dans la langue de bois,le vocabulaire de l’ algerien moyen en langue arabe classique est limité a quelques dizaines de mots mais egalement il est d ‘une affligeante mediocrité et affreusement bas.Il n y a qu a entendre la qualité des retransmissions de nos commentateurs sportifs , d’ ailleurs que ce soit en français ou en arabe, ils sont d une indigence a vous couper le soufle.je peux vous fournir une liste illimitée de nom d objets en algerien qui n ont aucune ressemblance avec le nom en arabe classique! le pauvre enfant qui fait sa première année a l ecole primaire à l impression de vivre dans un pays etranger quand il entends sa maitresse lui parler et quand il ouvre son livre,je ne crois pas qu’ il puisse s adapter cat il aura toujours cet handicap de la langue que sa maman et ses camarades utilisent pour lui parler et la langue enseignée.Ne me dites surtout pas que j’ ai tort les faits me donnent raison.Regardez le niveau des universitaires, de nos licenciés, de nos bacheliers,de nos profs,etc regardez la situation chaotique du pays, ce sont pourtant des cadres algeriens diplomés qui gerent ce pays!Comparez un enfant du primaire avec un petit français, y a pas photo , nos petits cherubins n arrivent meme pas a placer 2 mots .
    Comparez un universitaire avec un belge du meme niveau c’ est la cata.Comparez un etudiant libanais de la meme classe avec un algerien, c’ est à se mettre une balle dans la tete .Tant qu’on refuse d admettre cette realité de la langue maternelle qui n est pas rehabilité et pris en compte, nous irons de catastrophe en catastrophe.Regardez les langues utisés par les pays developpés, ce sont leur vrais langues parlés dés le berceau.

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    Juste une petite question, mon cher compatriote : pourquoi nos voisins tunisiens, marocains, libyens et mauritaniens n’ont aucun problème avec la langue arabe? Nous faisons pourtant partie de la même aire géographique:le Maghreb. Avons-nous entendu une seule fois un citoyen de ces pays remettre en cause sa langue?
    Je crois que le problème n’est pas la langue mais la politique désastreuse « d’arabisation » incontrôlée entreprise depuis 70, nullement basée sur des principes scientifiques mais à forte connotation idéologique de leur maître Michel Aflaq.
    Cordialement.
    Salah-Eddine




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  • A.L
    8 septembre 2011 at 14 h 10 min - Reply

    Pourquoi je n’excelle pas dans la langue arabe.
    Au début c’était Da Achour,en 62 juste après l’indépendance.Il venait de sortir de prison où pendant ces longues années de détention il avait appris le Coran et quelques rudiments de la langue d’Amrouù el Kais.Il nous enseignait l’arabe en kabyle.Que c’était beau,il m’avait fait aimer cette langue.A la fin de notre cycle primaire on connaissait la grammaire basique de la langue et quelques notions de vocabulaire.A ma première année de lycée on nous a bombardé avec un Egyptien ,probablement un parmi les cordonniers importés à l’époque pour nous arabiser.Il m’a fait oublier tout ce que j’avais appris avec Da Achour.Et je me suis rendu compte par la suite que les leçons , qu’ils nous dispensait dans sa langue à lui et qu’aucun d’entre-nous ne comprenait, étaient d’un niveau très supérieur au notre et de ce fait il n’a fait que nous abrutir.Les années suivantes furent animées par un célèbre Mohamed Chérif ,ancien planqué en Syrie et revenu très fort pour arabiser sa Kabyle natale, l’Algérie et l’ensemble des cellules FLN. Malheureusement pour nous le seul domaine où il a pu réussir fut le FLN.Et les méthodes et moyens d’y parvenir sont bien rodés chez ces gens là.Il a fini par grimper et à instaurer la Fawdha-mentale à l’école en devenant ministre .La seule leçon que j’ai bien retenue avec notre futur ministre est celle du ‘7arf el djar’.Et pour raison d’ascension rapide dans la hiérarchie,il a été informé dans le détail de la date de passage de l’inspecteur pédagogique.Il nous a donc préparé comme les chiens de Pavlov à cette cérémonie.Un semaine durant il ne faisait que nous répéter cette léçon,et au passage de l’inspecteur nous avions déjà appris par coeur toutes les réponses aux questions susceptibles d’être posées.
    Le reste de l’année;il le passait à fair ses réunions du parti et nous à nous amuser avec nos cahiers e dessin.
    Par la suite,dans le cycle technique,cette langue était tellement négligée que les programmes dispensés n’arrivaient pas à rivaliser avec ceux du cordonnier égyptien.J’ai décroché mon Bac technique avec le niveau en langue arabe que m’avait légué Da Achour.A l’épreuve du Tachkil,un camarade à moi ayant le même niveau de nullité avait compris que le texte proposé traitait des recettes pour faire du chocolat.




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  • Royal13
    8 septembre 2011 at 15 h 23 min - Reply

    Le problème de l’enseignement en Algérie découle du fait du niveau très faible de l’écrasante majorité des enseignants surtout en primaire et à l’enseignement moyen. Tout ce que vous dites là mes chers intervenants n’est que de la philosophie, l’élève au bout de sa sixième année de scolarité devra savoir lire, écrie et savoir décrire car il a dû apprendre le nom des choses, la grammaire et la conjuguaison. Dans les classes on écoute surtout askot, balaa fomek, ya kelb etc….et le niveau y’djib rabbi. L’enseignant lui même ne sais pas parler ni même formulé une phrase simple et commet d’incommensurables fautes d’orthographe. Pour l’histoie, une nouvelle bachelière récemment invitée dans une émission de « sabahiates » parce qu’elle a eu une moyenne avoisinant les 18/20 ne répondait aux questions de l’animateur que par des oui ou des non, et le secret de sa réussite résidait dans le fait de reprendre exactement ce qu’elle a appris en classe. Allez interviewer un bachelier egyptien, saoudien, qatari et comparer les réponses qu’il va vous fournir c’est un flux important de de mots qui vont couler de leurs bouches pour décrire leurs sentiments, idées, conception des choses, etc. L’américain, l’arménien, le chinois ou même le burkinabais fera la même chose. Comparer entre un joueur de football du cru et un joueur de football égyptien lors d’une interview et vous allez bien comprendre l’origine du désastre (l’école primaire et l’importance de la culture de la société dans laquelle les deux vivent). Chez nous certains courants imputent ce désastre à l’arabisation si comme ce n’est que l’enseignement qui va mal, dans la rue les jeunes d’aujourd’hui sont les enfants des adultes d’hier qui n’ont rien fait pour mieux élever et orienter leurs enfants et surtout établir une bonne communication avec eux. Ils n’ont rien fait pour enrichir la langue parlée du peuple car certain mots et expression utilisées sont absurdes et manquent de sens, on arrive plus à nommer bien des choses, à décrire une situation, un sentiment, la nature d’une douleur, un accident, que sais-je encore. L’algérien n’a appris que « ou yaani », « bezef bezef » s’il est heureux, normal, et surtout « kima y’goulek » qu’il utilise à tout bout de champs même si le mot ou l’expression utilisée n’est pas un dicton ou un adage, il a aussi appris la haine, le mépris de l’autre, la jalousie,l’envie,que de mauvais sentiments. ON EST DEVENUS DES ABRUTIS ET ON NE SAIT PLUS RIEN FAIRE , PLUS DE MACONS, PLUS DE PLOMBIERS, PLUS D’ENSEIGNANTS, PLUS D’EXPERTS, PLUS RIEN ET C’EST VRAIMENT DOMMAGE POUR NOTRE SOCIETE ET NOTRE CHERE PATRIE.




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  • BRAHIM
    8 septembre 2011 at 16 h 48 min - Reply

    Absolument Docteur Salah-Eddine. L’explication que vous donné en réagissant aux post de l’internaute @brahmi16, constitue, pour moi aussi, UNE des grandes raison de la situation actuelle de notre pays sur la question de la langue.
    On parle souvent de coopérants Egyptiens « cordonnier » mais on oublie souvent qu’il y avait beaucoup de Syrien aussi.




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  • Amel1
    8 septembre 2011 at 17 h 59 min - Reply

    salam,
    Nous sommes donc des berberes arabises par le Coran,françisés par le colon et ça arrangerai franchement l’americain si on se mettait à l’anglais!!!??en faite j’ai toujours pensé que les langues en plus étaient plûtot une richesse,le hadith dit:man taalama loughata kawmin ittaqa charahou! Le probléme est l’enseignement de ces langues,une vraie catastrophe surtout depuis la DEFORME de BenbouVID!
    nos enfants ne savent ni lire ni écrire, ni parler, encore moins compter!
    A l’école algérienne d’aujourd’hui il n’y a plus de dictée, plus de dissertation, plus de bibliothéques pour l’empreint des livres,plus de récitation, entre nous d’où voulez-vous que la lumière jaillisse????
    Un grand homme de lettres arabe a dit un jour; » quand on veut avoir un peuple docile, commençons par lui éteindre la lumière »ceci dit nous en sommes autant résponsables!faisons aimer à nos enfants l’amour de la lecture,la découverte,l’amour de la recherche et du savoir,peu importe dans quelle langue l’idée n’a pas de nationalité,elle est universelle!Les parents des années 60-70 étaient plus conscients des enjeux de l’école que les parents d’aujourd’hui qui à 70% ont fréquenté l’école alors que les notres étaient à majorité analphabétes!qu’es-ce qui a changé???!




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  • Adel
    8 septembre 2011 at 18 h 50 min - Reply

    Nous avons déjà abordé ce problème de langue(s) à plusieurs reprises sur LQA. Le débat est toujours très intéressant et chaud, mais on reste toujours sur sa faim.

    C’est un sujet qui m’intéresse beaucoup, même si je ne suis pas spécialiste et j’essaie de me documenter sur la question. Ma conclusion – temporaire, bien sûr, jusqu’à plus ample informé – est que seul le temps règlera le problème linguistique algérien complètement, ou du moins de manière acceptable, car les langues évoluent en permanence.

    Les données du problème sont les suivantes :

    – Il y a dans notre pays (et aussi au Maroc et, dans une moindre mesure, en Tunisie et en Libye) des langues (ou dialectes) parlées qui sont des variantes de l’arabe (relativement homogènes) ou de tamazight (plus hétérogènes). Les variantes parlées de l’arabe sont différentes de l’arabe standard moderne (scolaire) dans le vocabulaire, la prononciation et la structure. Les variantes de tamazight sont, comme chacun le sait, totalement différentes de l’arabe.

    – Il y a ensuite deux langues d’enseignement et de haute culture qui sont en compétition depuis l’indépendance : le français – hérité de la période coloniale – et l’arabe standard moderne. Depuis la fin des années 80, l’arabe standard moderne a supplanté le français dans les cycles primaire et secondaire de l’enseignement et dans les facultés de sciences humaines du cycle universitaire. Le français persiste dans les filières universitaires scientifiques et techniques.

    – L’arabe standard moderne est la langue nationale et officielle du pays depuis l’indépendance.

    – Dans les médias, la préférence est donnée à l’arabe standard moderne et au français, au détriment des langues parlées.

    – Depuis les années 80, la revendication par une partie non négligeable de la population, de la reconnaissance de tamazight comme langue nationale et officielle est de plus en plus forte. Il n’y a pas consensus, cependant, sur la définition de tamazight, la façon de la transcrire, etc. C’est une langue unifiée qui reste à créer et à implanter dans la société, en se basant sur les variétés parlées dans les différentes régions. Il n’y a en effet pas de littérature écrite en tamazight ancien qui nous a été transmise par nos ancêtres (comme pour l’hébreu, par exemple, qui est une langue morte mais avec une littérature écrite).

    Le problème des langues se pose donc à un triple niveau dans notre pays :

    – Dans quelle langue doivent se faire l’enseignement et la transmission de la haute culture ?

    – Quelle langue doit-on utiliser dans les médias et dans les administrations ? Quelle est la place des langues parlées ?

    – Comment faire de tamazight une langue nationale et officielle ? Est-ce possible, techniquement parlant ? Peut-elle aussi devenir langue d’enseignement et de haute culture ?

    En théorie, tout est possible, même créer une langue de toutes pièces et l’implanter dans la société en l’enseignant aux enfants dès le plus jeune âge, à l’exclusion de toute autre langue. En pratique, c’est une autre affaire. Kadhafi a quand même réussi à arabiser totalement les Libyens (même les amazighophones du J’bel) en supprimant complètement l’enseignement des langues étrangères.

    Selon moi, il n’y a pas de réponse unique à la question des langues, aujourd’hui, dans notre pays. Nous sommes condamnés, si nous voulons réussir, à maîtriser plusieurs langues et à plusieurs niveaux. Chaque Algérien(ne) instruit(e) doit avoir une boîte à outil de langues, en plus de sa langue maternelle (parlée). La phase de transition que nous traversons, après 132 ans de colonisation française de peuplement, ne peut pas être gérée autrement.

    Nous devons maîtriser, en plus des langues parlées, l’arabe standard moderne, le français et l’anglais, comme langues d’enseignement et de haute culture.

    Nous devons aussi développer les langues parlées et leur donner plus de place dans les médias et la création littéraire et artistique. A terme (plusieurs décennies), l’objectif est d’avoir deux langues nationales et officielles (arabe et tamazight) aussi proches que possible des variantes parlées et utilisées aussi bien à la maison, à l’école que dans la rue ou les médias (c’est le cas du français, de l’anglais, de l’allemand, etc.) Cet objectif ne pourra pas être atteint immédiatement, ni dans 10 ans, mais il doit être inscrit dans notre Constitution et nous devons tous – État et société – œuvrer consciemment et sérieusement à sa réalisation sur le moyen terme (30 à 50 ans).

    C’est cette volonté de réconcilier les élites avec le peuple qui me semble importante et cette réconciliation passe par la valorisation et la promotion des langues populaires. Nous ne pouvons renoncer ni à l’arabe en tant que langue de haute culture (et aussi langue liturgique) – c.est ce qu’elle a été au Maghreb durant plus de mille ans –, ni à tamazight, ni aux langues parlées.

    Quand à l’anglais et au français, je crois que nul ne peut nier la nécessité absolue pour nous de les maîtriser afin de garder le contact avec le monde de la science et de la technologie qui se trouve en Occident. Il me semble souhaitable de conserver le français, même si cette question prête à controverse et est un sujet de discorde, car il ya un nombre non négligeable d’intellectuels algériens qui maîtrisent parfaitement cette langue et qui sont utiles au pays.

    Nous devons faire preuve de souplesse et de créativité et surtout coller à la réalité. C’est le contraire que le pouvoir a fait jusqu’à présent, jouant hypocritement sur la fibre de l’arabisme et de l’islam, en faisant la promotion d’une langue arabe au rabais, sans y croire – les enfants de la nomenklatura étudient à l’étranger – et ignorant totalement la promotion des langues parlées, seules à même de permettre une réelle communication avec la masse de la population de nos villes et de nos campagnes.




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  • elforkan
    8 septembre 2011 at 19 h 35 min - Reply

    Depuis 1962 à nos jours ceux qui se sont succédés au pouvoir se trouvaient confronter à un petit problème : comment gouverner en toute tranquillité et assurer la relève à leurs enfants (pour ceux qui en auront !!) !
    c’est simple, combattre le savoir parce que seul un peuple qui sait, pense, et celui qui pense est dangereux, il peut troubler la quiétude de ceux qui sont en haut entrain de voler en toute tranquillité et impunité !
    Combattre le savoir, les nôtres n’ont rien inventé, ils n’ont fait que copier à la lettre et exécuter la stratégie que le colonialisme lui même a mis en application chez nous pour parer ( ou se prémunir)contre d’éventuelles révoltes d’un peuple qui pense; ils ont alors combattu le savoir et cultiver l’ignorance, et le fatalisme !!
    Il ne faut pas combattre le colonialisme c’est Haram, c’est étre contre la volonté de dieu, c’est un mektoub, une punition divine.. !!
    Ne désobéissez pas au Hakam, le hakam est un représentant de Dieu sur terre et le combattre c’est Haram, c’est une Fitna; c’est ce que disent certains théologiens ignares ( ou à la solde du pouvoir) qui évitent surtout de donner l’exact définition du Hakam, et les critères auxquels doit obligatoirement obéir la personne pour que lui soit attribuer le titre de Hakam ! quels sont ces critères ?? la force ou la légitimité populaire (l’urne) ??
    Qui dans le monde arabo musulman est légitime ? aucun ! donc le critère du Hakam c’est la force; celui qui a la force est Hakam;la loi du plus fort, la jungle!

    justement c’est le pourquoi que l’on voit dans ces pays la proférations des groupes armées qui ne croient qu’en la légitimité de la force (armée), ont -ils tort ?….y’a t’il autre alternative, sinon la soumission et attendre que cela va changer, un beau jour !!!




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  • brahmi16
    8 septembre 2011 at 22 h 50 min - Reply

    @salah eddine ,Nos enfants ont dès leur scolarité un handicap de taille: la langue enseignée est une langue qu’ ils ne comprennent pas, Je prends exemple sur mes enfants l’ un est licencie en biologie, l autre ingenieur en electrotechnique , et bien croyez moi, moi qui suis francophone je comprends des mots en arabe classique qu ‘eux ne parviennent pas a comprendre, Autre exemple:souvent ma petit fille(3e année primaire) a des difficultés à comprendre un exercice de maths provenant de son manuel scolaire , je dois le traduire en arabe algerien et aussitot elle peut le resoudre sans problème .Il doivent en permanence faire des efforts à comprendre des mots que leur parents et leur petits copains ne prononcent jamais . Le fait de citer, en exemple(un mauvais), nos voisins et nos freres qui maitrisent bien mieux que nous la langue arabes apporte un peu plus de l ‘eau à mon moulin ,puisqu’ on voit bien que cela ne leur à pas été d’ un grand secours. Ces pays sont loin d’ etre des modèles de developpement. Nos voisins n ‘arrivent toujours pas a decoller et se morfondent dans d’ inextricables problemes.Moi j’ esperais avoir des exemples de pays developpés ou la population vit dans un bien etre ou qui sont sortis du sous developpement grace à l’ apport d’ une langue qui n’ est pas apprise dès le berceau, là est toute la question.Tant que cet aspect fondamental de la personnalité algerienne(l’ enseignemement doit etre fait dans la langue maternelle , condition sine qua non de sortir du sous developpement )tant que cette verité n ‘est pas reconnue ,nous irons de desillusion en desillsion, c’ est mon opinion.cordialement.




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  • boudraa
    9 septembre 2011 at 13 h 24 min - Reply

    j’ ajouerais pour appuyer le precedent commentaire que nos enfants qui sortent de l’ ecole ou du lycée, le soir, pour rejoindre leur domicile ,ils utiliseront ,à la maison ,leur langue maternelle(daridja) et non pas la langue qu’on leur enseigne(classique) .Notez egalement que pour maitrisez une langue ,des stages linguistiques sont organisés dans tous les pays, comme par exemple l’ anglais en Angleterre, avec des resultats probants cela prouve et On le voit bien l’ importance du millieu familial , social ou professionnel dans la maitrise d’ une langue, l’ enseignement prodigué en millieu scolaire à lui ,seul est insuffisant Pour comprendre et parler une langue . Par quel miracle nos enfants reussiront ils à bien parler une langue s’ ils ne l’ utilisent ou ne la pratiquent jamais,mis a part, et dans des conditions deplorables, pendant quelques minutes en classe?Dites à un petit enfant moyen ce que c’ est une karoura, un khezane,imara,mohite etc je l’ais fais les reponses sont deplorables, dites lui citirna,couloir,grillage, etc, il vous repondra juste.




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  • Congrès du Changement Démocratique