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29 July 2017

Urgent : Emeutes à Bordj-Menaïel: Quatre gendarmes blessés et deux engins de la voirie communale incendiés

 

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El Watan le 08.09.11 | 12h11

De violentes émeutes ont éclaté ce jeudi entre des brigades anti-émeutes de la gendarmerie nationale et des jeunes de Tizi N’Ali N’Slimane, un village situé à 3 km au sud de la ville de Bordj-Menaïel, à l’est de Boumerdès.

Les affrontements ont débuté vers 8h, après le redéploiement des forces anti-émeutes au lieudit Vachet pour permettre aux agents de la voirie communale de jeter les ordures ménagères au niveau de la décharge sauvage, fermée par les villageois depuis plus d’une année.

Nos sources font état de quatre blessés parmi les gendarmes. L’on parle également de deux engins de la voirie communale qui ont été incendiés par les manifestants.
Ces incidents interviennent après l’échec des autorités de la wilaya de trouver un autre endroit adéquat pouvant abriter les tonnes d’ordures ramassées journellement à travers les différents quartiers de la commune.
Jeudi matin, des centaines de jeunes se sont mobilisés pour empêcher les éboueurs de l’APC d’y jeter les déchets et de polluer de nouveau leur environnement.
La gendarmerie nationale a mobilisé d’importants moyens pour faire disperser les jeunes villageois. Mais en vain. Les échauffourées se sont déroulées près du lieu qui servait de décharge sauvage.
Les manifestants qui s’y sont déplacés en grand nombre ont fait preuve d’une résistance inouïe, empêchant les engins de la voirie communale de s’approcher des lieux.
Ces incidents font suite à la réquisition signée par le wali de Boumerdès, portant sur la réouverture de la dite décharge. Il y a dix jours, le chef de l’exécutif de la wilaya y avait initié une opération de nettoiement générale des quartiers de la ville.
Cette opération qui a failli tourner au drame a été, rappelons-le,  à l’origine de violents heurts entre les éléments de la gendarmerie nationale et les villageois. Certaines sources parlaient alors d’un gendarme qui avait été poignardé par un jeune manifestant.
Ramdane Koubabi

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UN COMMENTAIRE

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  • Nourredine BELMOUHOUB
    9 septembre 2011 at 0 h 53 min - Reply

    Revolu le temps ou les services de securité, arretaient des innocents en nombre à Bordj Ménaiel, pour les déportér vers des zones irradiées.
    Qui séme le vent, récolte ma tempète.




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