Édition du
22 July 2017

Pour en finir avec le « printemps arabe » : Commençons par nous décoloniser mentalement

Chems Eddine CHITOUR


« Si un événement arrive par hasard, vous pouvez être sûr qu’il a été programmé pour se dérouler ainsi. »
– Franklin Delanoë Roosevelt (ancien président des Etats-Unis d’Amérique)

Cette boutade d’un ancien président des Etats-Unis est d’une brûlante actualité. Elle peut à elle seule expliquer la boulimie de mimétisme qui nous prend d’organiser des colloques, congrès, conférences sur ce que la doxa occidentale appelle le « Printemps arabe ». On le voit, une révolution, une révolte, une jacquerie qui appartient aux Arabes reçoit son nom de baptême d’un Occident qui, plus que jamais, dicte la norme comme l’a pointé du doigt Sophie Bessis dans un ouvrage remarquable et prémonitoire : « L’Occident et les autres : histoire d’une suprématie » parue aux éditions La Découverte. Nous allons donner notre sentiment sur ces colloques en prenant l’exemple de celui organisé par le journal El Watan avec d’éminents spécialistes.

Nous lisons sous la plume de Mustapha Benfodil : « Un colloque sur les révolutions arabes se tient du 23 au 25 septembre et se propose de disséquer cette formidable lame de fond qui soulève comme un seul homme le Monde arabe, de Casa à Damas et de Tunis à Sanaa. Une lame de fond qui a pour étincelle l’auto-immolation de Mohamed Bouazizi, un diplômé au chômage improvisé camelot, un certain 17 décembre 2010 dans la province de Sidi Bouzid, en Tunisie (1).

Ce qui est en cause, c’est d’abord le choix du thème : le Printemps arabe de l’Atlantique au Golfe. Le thème sur le Printemps arabe est, dès le départ, une allégeance et une soumission intellectuelle à la doxa occidentale qui, la première, a décidé d’appeler ainsi ces mouvements. Pour Mohammed Hachemaoui, enseignant à l’université d’Alger et qui a soutenu une thèse le 17 décembre 2004 à l’Institut d’études politiques sur la corruption en Algérie, l’histoire commence, pourrait-on dire à « Sumer » (Sidi Bouzid) quelque part dans une petite ville de Tunisie. « Depuis l’immolation par le feu de Mohamed Bouazizi le 17 décembre 2010, une nouvelle page de l’histoire est en train de s’écrire dans le Monde arabe », constate-t-il. « Une vague irrépressible de soulèvements populaires emportant tour à tour Ben Ali et Moubarak, (…) deux amis et alliés protégés par l’Empire. Il s’agit bel et bien d’un événement. » (1)

Le début des révoltes

Monsieur Hachemaoui va jusqu’à épouser la thèse occidentale comme celle de Gilles Kepel, et tant d’autres qui n’ont pas vu semble-t-il « venir » les événements- qu’ils ont commandités- mais qui se félicitent que ces révoltes ne soient pas connotés par l’Islam. Pour eux, le soubassement de ces révoltes parfumées n’a pas les fondements classiques imputables à un hypothétique choc des civilisations. Tout ceci est bien beau, mais il est quand même étonnant pour l’auteur de fixer le début des révoltes du Printemps arabe à une immolation qui aurait pu passer inaperçue n’étaient les médias occidentaux qui en ont décidé autrement. Cela me rappelle ce que nous écrivions pour répondre aux mêmes propos d’une universitaire tunisienne qui voyait dans la révolte des jeunes en Tunisie une analogie totale avec la prise de la Bastille, la fuite du roi (Ben Ali), l’arrestation à Varennes (à l’aéroport) avec Marie-Antoinette (Leïla Trabelsi). Mimétisme quand tu nous tiens ! Comme si 1789 était un horizon indépassable ! (2)

La réalité est malheureusement tout autre. Si nous n’inscrivons pas toutes ces indignations de la jeunesse arabe dans un « agenda occidental » nous n’avons rien compris au mouvement du monde. Nous aurions souhaité que lors de ce colloque, au lieu d’asséner des lapalissades de salon qui n’ont aucune portée, ces augustes personnes rétablissent l’Histoire, des révoltes récentes. Pour l’histoire. Le ras-le-bol arabe n’a pas commencé en décembre 2010 mais en octobre 1988 en Algérie. Le tribut fut très lourd. La jeunesse algérienne a été la première -triste privilège- à mourir pour s’être battue pour la démocratie, la liberté. Sauf que ça n’intéressait personne. L’Algérie a payé le prix de la démocratie avec une décennie rouge et dit-on 200. 000 morts, 10. 000 disparus et 30 milliards de dollars de dégâts sans compter les traumatismes que nous allons encore trainer pendant longtemps. Il a fallu attendre l’après-11 septembre 2001 pour que la voix de l’Algérie soit audible concernant le terrorisme. N’est-ce pas là un sujet concernant la révolte arabe ?

Nous aurions espéré aussi que cet aréopage de compétences nous dise leur sentiment de ce qui se passe en Palestine, en Syrie et en Libye où, comme le relève Djamel Labidi, il y a maldonne, l’Otan bombarde des personnes qu’il était censé protéger. Ecoutons-le : « Conformément à la résolution 1973, ou du moins l’interprétation qu’ils en ont faite, l’Otan ne devrait-elle pas à présent bombarder… les positions du CNT ? En effet, c’est celui-ci qui est désormais le pouvoir et ce sont les autres, les « gueddafistes » qui sont à présent « les rebelles ». C’est donc le nouveau pouvoir, le CNT, qui, aujourd’hui, « bombarde son propre peuple », à Syrte et ailleurs, et qui tombe sous le coup de la résolution 1973 de l’ONU. Je plaisante ? A peine. Car on voit ainsi à quoi a été réduit le droit international. C’est le cas aussi de la reconnaissance de l’Etat palestinien. Le gouvernement français s’était empressé de reconnaître le CNT libyen alors que rien ne prouvait sa légitimité. C’est de l’étranger que le CNT a tiré d’abord sa légitimité. Mais le gouvernement français ne veut pas reconnaître l’Etat palestinien qui, lui, est légitime depuis 60 ans… Depuis toujours. (…). Les révolutions arabes continuent de charrier le meilleur et le pire. Je lisais dans un journal français (le Nouvel Observateur. 13 septembre 2011) un reportage sur une jeune Libyenne de 24 ans qui s’enorgueillait d’avoir fourni des renseignements à l’Otan, par le relais d’Al Jazeera, sur les cibles libyennes à attaquer, quand l’intervention militaire se préparait ». (3)

Ahmed Halfaoui abonde dans le même sens : « On parle toujours de « rebelles » en Libye, pourtant il y a un Etat, avec un drapeau tout neuf, qui y a été installé par l’Otan. La remarque vient du fait que ce n’est pas pour désigner la résistance populaire qui, depuis sept mois, fait toujours front dans le pays, mais les troupes du pouvoir « élu » d’abord dans les salons des grandes puissances et confirmé par l’ONU. (…). Les rebelles ne peuvent être que les Libyens qui défendent leur terre et leurs maisons à Syrte, Beni Walid, Ras Lanouf, Zaouiah, Tarhouna, Sebha, Brega et là où ils tiennent des positions, et qui font le coup de feu à Tripoli et dans tous le pays. Rien ne justifie le vocabulaire qui règne dans les médias. (4)

La réalité du « Printemps arabe »

Comme par hasard, les monarchies arabes dociles aux Etats-Unis et à Israël ont survécu à la « « tempête du Printemps arabe » ». Cependant, à Bahreïn au Yémen, silence on tue, mais là l’Empire ne bouge pas donc, les vassaux européens regardent ailleurs. Nous aurions voulu que lors de cette réunion savante on démonte la mécanique de ces révoltes pour y voir une manipulation de grande ampleur et la « spontanéité » des révoltes est un paramètre qui a été mis en équation pour susciter le chaos pour le plus grand bien de l’Empire et de ses vassaux. Tout le monde se souvient des bloggeurs qui ont catalysé les révoltes en Egypte, en Syrie…On le voit, ce qui a perdu les potentats arabes, c’est le lâchage de l’Occident mis en musique par l’Internet et un projet mûrement réfléchi qui a travaillé sur un terreau favorable, une masse arabe toujours prête à l’émeute constamment en posture pré-insurrectionnelle au vu de la hogra, le déni de justice, les passe-droits la corruption institutionnalisée, bref ce que décrit admirablement justement Mohammed Hachemaoui dans sa thèse soutenue en 2004 sur la corruption. Le chaos en Irak, en Afghanistan, ne gêne pas la curée sur les matières premières et le pétrole. Les Afghans, les Irakiens et de plus en plus les Libyens peuvent se démolir à qui mieux mieux au besoin aidés par les bavures des drones, cela ne gênera pas l’écoulement du pétrole qui, aux dernières nouvelles, commence à être exploité par Total. .

Le droit d’ingérence puis le devoir d’ingérence

Ce colloque me donne la pénible impression, outre le fait qu’il n’apporte rien de nouveau, de s’apparenter au discours mainstream occidentale. Nous lisons dans ce cadre un morceau d’anthologie sous la plume de Jean Daniel : « …Il était inévitable, avec la progression des ondes de choc venues de Tunis et du Caire,que l’émergence du Printemps arabe suscite des polémiques et des affrontements. (…) Nous n’avions qu’à applaudir, qu’à nous solidariser et à décider de faire l’impossible pour que personne ne confisque aux peuples qui s’étaient libérés, leur révolution. (…) C’est alors que s’est posé le problème du devoir d’assistance et du droit d’ingérence. (…) En Libye, le Conseil de sécurité, la Ligue arabe et l’Otan représentée par la France et la Grande-Bretagne ont décidé de faire un choix qui impliquait un viol de souveraineté. Kadhafi menaçait d’écraser une partie de son pays et de son peuple, et menaçait d’ailleurs le monde entier. La communauté internationale s’est octroyée un « droit d’ingérence exceptionnel ». (…) A quoi sert de dire que l’on ne s’est pas opposé à l’intervention israélienne à Ghaza, si les membres du Conseil de sécurité ne sont pas d’accord entre eux pour le faire ? La justice, en géopolitique,n’est pas abstraite. Elle dépend des circonstances et de ceux qui ont en charge de la définir et de l’appliquer. Il y a toujours eu « deux poids, deux mesures ». (…. ) A la réflexion, et tout compte fait, j’ai décidé de préférer le comportement ostentatoire d’un BHL à l’indifférence dédaigneuse et frileuse de ses rivaux. BHL (…) d’autre part, à force de vouloir être Malraux, il va peut-être finir un jour par lui ressembler ». (5)

Tout est dit, le devoir d’ingérence, Kadhafi qui assassine et sous entendu qui doit être pourchassé, « le deux poids, deux mesures » s’agissant d’Israël et la préférence pour BHL, le Malraux qui s’ignore ! On attribue à Machiavel la sentence suivante : « Le meilleur moyen de contrer une révolution c’est de la faire soi-même » Ceci s’applique le croyons nous comme un gant, à ce qui se déroule sous nos yeux. En un mot comme en mille tout est programmé pour se déroulé ainsi. Il « suffit de lire » -mais le veut-on ?- l’ouvrage de Gene Sharp qui décrit par le menu comment faire une révolution non violente et la réussir… Nous y trouverons tous les symptômes constatées dans les révoltes légitimes tunisiennes et égyptiennes, libyennes et qui, rapidement, ont été « prises en charge ».

Ahmed Bensaâda nous présente l’ouvrage : « De la dictature à la démocratie », livre de chevet depuis près de deux décennies de tous les activistes du monde non occidental rêvant de renverser des régimes jugés autocratiques. (…) Dans cet ouvrage, Gene Sharp décrit les 198 méthodes d’actions non violentes susceptibles d’être utilisées dans les conflits en vue de renverser les régimes en place. Parmi elles, notons la fraternisation avec les forces de l’ordre, les défilés, les funérailles massives en signe de protestation, les messages électroniques de masse, les supports audiovisuels, les actes de prière et les cérémonies religieuses, l’implication dans le nettoyage des places publiques et des endroits qui ont été la scène de manifestations, l’utilisation de slogans forts (comme le « Dégage » ou « Irhal »), des logos (comme le poing fermé), des posters avec les photographies des personnes décédées lors des manifestations et une certaine maîtrise de l’organisation logistique » » (6)

« (…) Cette brillante application des théories de Gene Sharp fut suivie par d’autres succès retentissants : Géorgie (2003), Ukraine (2004) et Kirghizistan (2005). Voici ce que dit, en 2010, Pierre Piccinin, professeur d’histoire et de sciences politiques : « Les « révolutions colorées » […] ont toutes mis en oeuvre la même recette : un groupuscule organisateur est financé par l’étranger et soutenu logistiquement (ordinateurs, abonnements à Internet, téléphones portables…). Formé par des professionnels de la révolution, sous le couvert d’ONG censées promouvoir la démocratie, telle la célèbre Freedom House, il arbore une couleur et un slogan simple. Le but : se débarrasser d’un gouvernement hostile et le remplacer par des leaders amis ». (6) Ahmed Bensaâda met dans le même paquet la manipulation concernant l’Iran où l’on se souvient de la jeune dame « tuée » dont l’image a fait le tour du monde. Les évènements qui ont secoué la rue iranienne pendant l’été 2009 ont été riches en enseignements. (…) L’éclatant succès des révoltes populaires en Tunisie et en Égypte est certainement dû à une application pragmatique des méthodes d’actions non violentes de Gene Sharp. Les jeunes activistes de ces deux pays (ainsi que ceux de plusieurs autres pays arabes) ont été formés aux nouvelles technologies par les organismes américains d’« exportation de la démocratie ». Ils ont participé à de nombreuses rencontres dont celles organisées par l’ « Alliance of Youth Movements » (AYM) en 2008, 2009 et 2010. (…) Il va sans dire que les révoltes populaires dans ces deux pays se sont largement inspirées des expériences des révolutions colorées et de la révolte de la rue iranienne. (…. ) ». (6)

Ce colloque, qui aurait pu proposer quelques pistes de réflexion quant à une sortie de crise, se termine comme les autres, tous les autres, selon un scénario lisse qui ne perturbe pas « l’ordre établi » par une prise de position claire, nette, précise. Adoube-t-il l’ignominie qui se déroule sous nos yeux ? Après le carnage à huis clos de la Libye voici venir le tour de la Syrie. Certes Al Assad doit partir mais au bout d’un processus que l’Occident ne veut pas. Je ne peux m’empêcher de donner la parole à soeur Agnès-Mariam de Chrétiens d’Orient mère supérieure d’une institution religieuse à Damas qui, lucidement, s’explique longuement sur les enjeux de la déstabilisation de la Syrie. Nous reproduisons quelques extraits : « (…) Aussi, c’est avec soulagement et gratitude que les chrétiens non gagnés aux thèses fallacieuses des maîtres du monde, accueillent les courageuses et franches assertions du Patriarche concernant la situation dramatique liée au « Printemps arabe ». « Que se passera-t-il en Syrie ? Y aura-t-il une guerre sunnito-alaouite dans ce pays ? Ce serait, non pas une démocratie, mais un génocide (…) Présentées comme étant des quêtes démocratiques populaires, les manifestations sont le trompe-l’oeil tout trouvé pour faire exploser la situation en Syrie et justifier, au cas où le besoin se présente, une intervention militaire comme en Libye ». (7)

Le monde est en pleine mutation. Allons-nous vers la « Bellum omnium contra omnes », « la guerre de tous contre tous » prévue par Thomas Hobbes ? Le monde ancien est en train de s’écrouler. Le drame des peuples arabes est que l’alternance à la pointe des canons de l’Otan est suspecte, il est hors de doute que les futurs dirigeants adoubés par l’Empire vont continuer comme leurs prédécesseurs à tétaniser leur peuple. Pendant ce temps-là l’Occident regardera ailleurs pourvu que les sources de rapines de matières premières et d’énergie soient garanties. Ainsi va le monde. Seule une révolution endogène de la taille de l’immense révolution algérienne, véritable lame de fond, permettra aux peuples de prendre en main leur destin.

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique Alger enp-edu.dz

1. Mostefa Benfodil monde-arabe-une-nouvelle-page qui s’écrit El Watan 24-09-2011

2. C. E. Chitour http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=25…

3. DjamelLabidi http://www.legrandsoir.info/guerre-contre-la-libye-le-meille…

4. Ahmed Halfaoui http://www.lesdebats.com/editions/250911/les%20debats.htm

5. Jean Daniel : Deux poids, deux mesures Blog NouvelObs. 26. 04. 2011

6. Ahmed Bensaada – Les limites de la théorie de la non-violence Le Grand soir 21. 09. 2011

7. Agnès-Mariam : http://www mondialisation.ca/index. hp ?context=va&aid=26742

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http://www.legrandsoir.info/pour-en-finir-avec-le-printemps-arabe-commencons-par-nous-decoloniser-mentalement.html


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25 Commentaires sur cet article

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  • raxier666
    5 octobre 2011 at 16 h 02 min - Reply

    Pourquoi l’ algerie ne bouge t elle pas? c’ est tres simple et elementaire: parce que le pouvoir algerien est le plus machiavelique du monde, il est parvenu a infiltrer, à corrompre et à manipuler toutes les couches de la société et les elites. Autres facteurs: parce que l’l algerien est le peuple le plus cupide de la planète, le plus individualiste, le plus egoiste, le plus docile,le plus bète.Autre parametre et non des moindres: les petro dollars , l’ argent coulant à flot conjugué à la deliquescence des valeurs morales et de la vertu, font que que ce regime diabolique a les moyens de sa politique de diversion pour se maintenir au pouvoir, IL A D ‘AILLEURS REUSSI, puisqu on ne sait plus qui est qui, on NE sait plus si les soulevements, manifestations et autres emeutes sont sinceres ou teleguides par le pouvoir? si les partis ne sont pas noyautés par le pouvoir?si les forums ne sont pas controlés par la police politique?SI LE 5 OCTOBRE ne serait pas une manipulation d’un clan du pouvoir? certains vont s’ offusquer de cette verité mais il faut cesser d’ etre hypocrite , cesser de parler la langue de bois, cesser de cacher le soleil avec le tamis.L ‘algerien en fait ne cherche que son confort personnel le reste il s en f…… la preuve des centaines de milliers de morts assassinés….et de disparus…… et tout le monde se tait.




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  • NEDJMA
    5 octobre 2011 at 17 h 29 min - Reply

    Anonyme.

    En FILIGRANE de cette feuille de vent:je vais,où va l’Empire!

    Au lieu de critiquer et de balayer les dictateurs,critiquer l’Empire et ses complotistes.

    Au lieu de se débarasser des oligarques arabes,
    voulez-vous que les sions complices de l’Empire du mal continuent de diriger le monde.

    On connait la Françafrique,connaissez-vous le Fronsioniste enfant de l’Empire.

    Les peuples arabes ne savent pas mettre en scène leur révolte,analphabèts ils ne théorisent pas leur lutte.Ceux d’en bas n’ont pas d’idéaux.

    Anonyme

    Anonyme




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  • Samir
    5 octobre 2011 at 19 h 39 min - Reply

    Salam alikoum khawti;

    A part le titre et peut être la critique faite du forum organisé par le journal El Watan, cet article ne m’inspire rien de bon. D’ailleurs concernant la lecture que l’on pourrait faire du dit forum, a admirablement été présentée dans un article publié sur le site la nation de Salima Ghezali.

    http://www.lanation.info/Algerie-Offres-peripheriques-pour-un-ravalement-de-facade_a323.html

    Au lieu de nous aider à mieux appréhender le monde qui nous entoure, à anticiper sur les évenements, à construire une vision de notre avenir qui soit solide et cohérente avec notre histoire et réalités et aussi à mieux comprendre les vrais raisons du malaise ainsi que les mécanismes qui ont conduit jusqu’à la libération de ces peuples, nous avons eu droit à la basique théorie du complot , telle que la défendrait n’importe lequel des porte paroles des régimes dictatoriaux de notre région.

    Affirmer que toute l’action a été commanditée par « l’empire » via les réseaux internet et la blogosphère est très faible comme argument.

    Au final c’est aussi ça notre malheur je pense, car nous sommes incapables de nous prendre en charge et si par malheur certains d’entre nous se décident à aller de l’avant , nous auront des « professeurs » et autres « élites » pour nous dire: « couchez ! petit peuple de m… vous êtes des moins que rien et vous êtes surtout condamnés à le rester ».

    C’est à cela que servent nos intellectuels … malheureusement.




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  • D B
    5 octobre 2011 at 20 h 54 min - Reply

    Très franchement, je n’arrive pas à comprendre certains raccourcis, qui font des révolutionnaires libyens des « traîtres » à la cause, parce qu’ils ont accepté l’intervention de l’OTAN. Ce sont là des analyses coupées du vrai contexte, et qui feignent d’ignorer ce qui s’est vraiment passé. A la veille de l’intervention occidentale, des troupes ultra équipées avaient été depêchées par les Kadhafi pour perpétrer un carnage annoncé sur les populations de Benghazi. Kadhafi avait publiquement promis des fleuves de sang, et avait même invité ceux qui n’étaient pas du côté de la résistance à sortir de la ville. Et qui ignore, en plus d’innombrables atrocités, que Kadhafi a recruté des dizaines de milliers de mercenaires, pour tuer son propre peuple ? Et qui ignore la vraie nature de ce régime de fous, qui a mis tout le pays sous le boisseau ? Je crois que ces analyses sont un peu à la mode par les temps qui courent. Elles sont d’autant plus haïssables qu’elles font le jeu de régime comme celui qui broie l’Algérie, et qui a tout fait pour empêcher que la révolution libyenne aboutisse. C’est dire…




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  • Mouloud Y
    5 octobre 2011 at 21 h 03 min - Reply

    A Chems Eddine CHITOUR,
    Vous dites :
    « Seule une révolution endogène de la taille de l’immense révolution algérienne, véritable lame de fond, permettra aux peuples de prendre en main leur destin. ».

    Ce sont les erreurs que nous avons commises pendant la révolution contre le colonialisme français, que nous n’avons pas encore réglées et consommées au bout de 50 ans d’indépendance dont dix ans de guerre civile qui nous empêchent de mener une révolution endogène sociale d’envergure.

    Beaucoup d’acquis de la révolution sur le colonialisme français sont remis en cause par notre système autocratique :
    0°/ La constituante
    1°/ La liberté
    2°/ L’Algérie Algérienne
    3°/ Le droit du politique sur l’armée
    4°/ La séparation des pouvoir religieux et politique
    5°/ L’indépendance de la justice
    et il y en a certainement d’autres objectifs de la révolution que je n’ai pas cité.

    Nous avons mis depuis le 8 mai 1945 jusqu’à 1962, 17 ans pour déposséder le colonialisme français de l’Algérie. Le congrès de la Soumam était la méthode et l’architecture de la révolution.

    Quel architecture propose-t-on actuellement pour sortir de cette impasse ?

    Toutes les familles algériennes sont touchées par les deux guerres subies par les algériens (guerre de libération et guerre civile).

    Les partis politiques qui se réclament démocratiques qui devaient drainer les foules pour mener une révolution pacifique sont mis à terre par le système et discrédités par les citoyens qui aspirent soit disant au changement.

    Ainsi l’équation se complique pour trouver l’architecture de 1956 !




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  • Aït Mohand Ouyidir
    6 octobre 2011 at 0 h 33 min - Reply

    « …et dit-on 200.000 morts… ». Quelle suffisance, cher Monsieur ! Vous navez pas l’air de trop y croire à ce chiffre avancé par nos bourreaux et leur administration. Pourtant, il y a lieu de le multiplier au moins par deux sinon par trois ! Et ne tombez pas à la renverse. Car les chiffres avancés par qui de droit sont TOUJOURS inférieurs et bien en deçà de la réalité. N’insultez pas nos morts cher « professeur » et ne les enterrez pas une seconde fois, svp !

    « IL A FALLU ATTENDRE l’après 11 SEPTEMBRE 2001 POUR QUE LA VOIX DE L’ALGERIE SOIT AUDIBLE CONCERNANT LE TERRORISME… ». Là, je ne vous comprends plus cher « professeur ». Mais de quel terrorisme parlez-vous ? Il n’y a qu’un seul terrorisme et le VRAI : CELUI DE L’ETAT ALGERIEN ! Le terrorisme fabriqué dans les officines secrètes des services du D.R.S. qui a manipulé diaboliquement les barbus et nos jeunes en les envoyant directement au maquis, c’est à dire à l’abattoir, cher « professeur ».

    Je vous renvoie pour cela aux écrits et déclarations sous serments des officiers libres du MAOL qui décrivent avec précisions comment toute cette manipulation sordide fût conçue avec l’aide d’officiers étrangers : français, israeliens et autres… dont les noms et les grades sont cités.

    QUI a déclaré être prêt à assassiner trois millions d’algériens s’il le fallait. N’était-ce pas le défunt général du D.R.S Smaïl LAMARI ?

    Alors pourquoi vouloir chercher à dédouaner A TOUT PRIX les vrais terroristes, ceux qui « fabriquent » les terroristes virtuels…???

    A moins que vous ne soyez un intellectuel « organique » auquel cas… la cause est comprise d’avance et je vous comprends.

    Quant à la REVOLUTION arabe ou printemps arabe, peu importe la dénomination ce qui compte c’est cette nouvelle dynamique unique dans le monde moderne et dans l’Histoire de l’Humanité car ce mouvement a été initié principalement et D’ABORD par la JEUNESSE arabe ! Et c’est bien cela qui vous « CHOQUE » et choque vos pourvoyeurs qui ont peur de cette jeunesse SAINE porteuse de REVOLUTION et non de révolte…

    Il y a une nouvelle donne aujourd’hui qui va changer la face du monde et qui fait trembler vos généraux ET MEME LES PAYS OCCIDENTAUX… Une nouvelle force qui se dresse contre les dictatures arabes : LA JEUNESSE !!!

    Si vous faites une analyse sérieuse et non commanditée par qui de droit, vous relèverez qu’avant les coups d’états et changements de régimes se faisaient UNIQUEMENT par des militaires, n’est-ce pas ? Aujourd’hui, c’est la jeunesse tunisienne sur la place des chouhadas et le jeunesse égyptienne de la place Tahrir qui ont mis à bas les dictateurs BEN ALI, MOUBAREK et trés bientôt KADAFOU…

    Cette lame de fond provoquée par la JEUNESSE arabe se répercute, pas uniquement dans les pays arabes, mais également et surtout dans les pays occidentaux : Espagne, Grèce et actuellement aux Etats-Unis (pour des raisons diiférentes) mais le mouvement dynamique de la JEUNESSE est là et même bien là !

    Alors que les occidentaux disaient et affirmaient voire soutenaient que les pays arabes étaient des blocs inertes incapables de réagir et d’agir et qu’ils n’étaient pas prêts pour la démocratie : LA JEUNESSE ARABE A PROUVE TOUT LE CONTRAIRE !!!

    Oui, la JEUNESSE algérienne a payé SEULE et CASH la « révolte » d’Octobre 88 en réalité une manipulation monstrueuse des services de la S.M. (conf. l’interview du général AYAT en ce sens). Les membres cassés, la torture la plus immonde et finalement l’exclusion et l’aliénation avec le plus abject lavage de cerveau en les envoyant au maquis se faire tuer. Les déclarations des officiers du MAOL sont là pour l’attester, ne vous en déplaise, cher monsieur.

    Mais aujourd’hui, notre JEUNESSE ne se laissera plus fourguer SEULE. ELLE BOUGERA LORSQUE TOUT LE MONDE SUIVRA.

    Vous parlez des occidentaux et de leur lèche-c.. « penseur » s’il en est, BHL. Mais les occidentaux sont les premiers à vouloir et à espérer que la REVOLUTION de la JEUNESSE arabe ne réussisse pas ! Pour que les peuples arabes n’évoluent pas, ne progressent pas et ne s’émancipent pas car cela va à l’encontre de leurs propres intérêts : ce serait la RENAISSANCE du monde arabe.

    « LA FRANCE EST PRETE A METTRE SON SAVOIR FAIRE… » cela ne vous rappelle-t-il rien ?

    Non, cher « professeur » vous discourrez dans un ensemble phi ! Comme le disent si bien les matheux dont vous en faites partie pourtant.

    Votre « écrit » ne nous apprend absolument rien ! Sinon que vous disculpez de manière cynique la dictature d’Alger ! Et votre cri d’Orphée ressemble étrangement à celui d’un intellectuel organique inféodé au pouvoir et au système d’Alger dominé par les gens du MALG eux-mêmes formés au Maroc par le sous-lieutenant OUFKIR lui-même agent (traitant) de la S.M. française. A ce titre, je vous renvoie à l’excellent article écrit sur ce sujet par Monsieur SAAD.

    AZUL FELLAK.




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  • Adel
    6 octobre 2011 at 0 h 53 min - Reply

    Encore un de nos intellectuels qui garde en permanence sa lunette braquée sur l’Occident et ne prend même pas la peine de s’intéresser à ce que fait le ghachi. Triste, triste…




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  • W A H I D
    6 octobre 2011 at 4 h 52 min - Reply

    Le peuple n’aurait même besoin de sortir dans les rues pour réclamer le changement si …….

    Il y a un moyen pacifique pour opérer le changement en Algérie, et c’est très efficace….je ne dirais pas plus.




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  • BRAHIM
    6 octobre 2011 at 14 h 22 min - Reply

    Merci M. le Professeur Chems Eddine Chitour pour votre intervention que les internautes apprécieront chacun comme il l’entend. Les algériens citoyens ont besoin d’avoir les avis contradictoires de nos intellectuels pour aiguiser leur citoyenneté et leur sens de responsabilité par rapport à ce qui arrive à notre pays. Nous avons besoin de bonshommes comme Sidhoum, Benchenouf, Hidouci, Benbitour, Lahouari Addi , Hocine Malti , Abdelkader Dahbi, Chems Eddine Chitour, de Salima Ghazali etc… etc… etc… (pour ne citer que ceux-là) . Je constate que beaucoup d’intervenants anonymes sont d’un niveau intellectuel et civique très intéressant car ils sont mis de côté la « pensée unique » et les « clichés ». C’est fabuleux. Çà fait chaud au cœur surtout quand cela vient de jeunes citoyens.
    Encourageons cette dynamique car les algériens n’ont pas de télévision ou de radio pour donner leur point de vue en toute liberté et dans toute sa diversité. Nous avons été frustrés depuis plus de 50 ans (deux générations ya bou guelb). La liberté d’opinion (ou d’expression) est un des socles incontournables pour la construction d’un pays démocratique moderne. Il ne nous reste d’internet ya el khaoua pour nous exprimer dans ce foutu pays ! Alors ne faisons pas « la fine bouche » !Que le débat contradictoire et sans insultes prenne le dessus!
    Bon courage à tous et merci à LQA et à ses internautes.




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  • aquerado
    6 octobre 2011 at 16 h 38 min - Reply

    Salam,
    Merci mr Aït Mohand Ouyidir pour votre super analyse et critique du texte de MR Chems Eddine CHITOUR. Ses textes pour ma part me semblent lourds et me rappellent les annees ou le socialisme a la sovietique sevissaient en Algerie.J’ai toujours du mal a les finir.




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  • Adel
    6 octobre 2011 at 17 h 13 min - Reply

    Je crois que lorsqu’on est out et qu’on n’a plus rien à apporter de positif et de constructif, on devrait se taire.

    De mon point de vue, même si les soulèvements en cours dans notre région ont été orchestrés par les Occidentaux, un véritable patriote qui lutte pour l’État de droit et la démocratie essaiera par tous les moyens de détourner ce mouvement dans le bon sens, celui de la révolution démocratique tant désirée par les peuples. Et même si les chances de remporter le combat paraissent minces, cela vaut le coup d’y croire et d’y plonger corps et âme. Car cela vaut toujours mieux que cette gluante immobilité qui a fait de nous des êtres rampants pour l’éternité.

    L’heure est à l’action qui demande l’anticipation sur la base d’un objectif stratégique clairement identifié, pas aux analyses faites après-coup. Ce ne sont pas les historiens qui mèneront la révolution démocratiques à partir de leurs chaires d’université, mais les hommes et les femmes qui souffrent, la jeunesse avide de liberté et de dignité, ceux et celles dont les horizons ont été bouchés par des pouvoirs despotiques, illégitimes, incompétents, corrompus et corrupteurs.

    Quand je vois certains «intellectuels» syriens ériger le régime de Bashar-el-Assad en dernier rempart de la dignité des Arabes, j’ai envie de vomir. C’est comme si on nous disait que boutef, toupik, nezzar, lamari et leurs acolytes étaient les dignes héritiers de Larbi Ben Mhidi, Didouche Mourad et Mostefa Ben Boulaïd.

    Les Algériens et tous les peuples du Maghreb et du Machrek connaissent bien leurs ennemis : ce ne sont ni Obama, ni Cameron, ni Sarkozy. Le jour où ces derniers trouveront à la tête de nos États de véritables patriotes, élus démocratiquement par leurs peuples, ils en prendront acte et commenceront à nous respecter. Erdogan en est un bel exemple.

    Trêve de combats d’arrière-garde et ouvrons les yeux et les oreilles afin de voir et d’entendre ceux d’en bas et ce qu’ils ont à nous dire. Revenons vers cette jeunesse que des systèmes médiocres et corrompus ont transformée en bataillons de zombies. Cessons de parler de l’Occident car l’Occident joue son rôle et protège ses intérêts et il n’y a là rien qui doive nous étonner. La jeunesse qui en a assez de subir la tyrannie a besoin d’intellectuels qui l’éclairent et lui clarifient les objectifs à atteindre, non d’analyses confuses qui brouillent les cartes et rendent tout combat inutile.

    Assimiler aujourd’hui l’armée de Kadhafi et des ses fils, qui refuse de déposer les armes à Syrte et Bani Walid, par pur esprit de vengeance contre la jeunesse libyenne révoltée, à la population libyenne qui défend ses biens contre l’OTAN est la preuve d’une complète ignorance de la réalité du terrain en Libye et une insulte de la mémoire de tous ceux qui sont tombés sous les balles et les roquettes de l’armée du tyran fou. Vouloir nous faire croire que la Libye a été libérée par les seuls avions de l’OTAN, c’est nous prendre pour des imbéciles. Depuis quand une guerre peut-elle être menée et gagnée par la seule aviation? Ce sont les combattants volontaires libyens qui ont libéré la Libye de l’emprise mortelle du clan Kadhafi. L’aviation de l’OTAN les y a aidés, certes, mais elle n’a pas fait le travail à leur place.

    Cela ne veut nullement dire que l’intervention de l’OTAN soit la solution partout. Dans le cas de la Libye, il y avait deux alternatives et seulement deux : accepter de voir le soulèvement populaire dans l’Est du pays écrasé par l’armée du tyran ou bien faire appel à la protection de la communauté internationale. Nos intellectuels «anti-impérialistes» auraient probablement préféré voir la première se réaliser et tout aurait continué comme avant, comme cela s’est passé en Syrie, après le massacre de Hama, et en Irak, après le bain de sang qui a suivi le soulèvement contre Saddam dans le Sud du pays. L’honneur aurait été sauf et l’«anti-impérialisme» et l’«anti-sionisme» aussi. Tout aurait continué comme avant, comme cela se passe dans le pays de boutef, toupik, ouyahia et belkhadem.

    Qui donc délivrera l’Algérie de cette mafia? M. Chitour ne nous le dit pas.




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  • NEDJMA
    6 octobre 2011 at 19 h 08 min - Reply

    L’ghachi,n’a pas besoin d’intellectuels farfelus et autres techniciens du culte de l’ordre établi.

    Une autre Algérie est possible,aujourd’hui plus que jamais.

    Le peuple veut parler et déparler.

    À bas le régime,À bas le DRS, pour un État démocratqiue de droit.




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  • Aït Mohand Ouyidir
    6 octobre 2011 at 19 h 20 min - Reply

    Ce que je voulais surtout éventer c’était la supercherie avancée par les systèmes dictatoriaux arabes pour détourner cette formidable jeunesse qui n’est pourtant pas affiliée à des partis ou « structurée » dans des organisations de masses etc… et qui pourtant a fini par laisser exploser son raz le bol et sa rage de vivre libre dans une société réellement démocratique où elle peut s’exprimer et faire part de ses desiderata car elle ne veut plus être enchaînée indéfiniment par le système opprésif des généraux.

    L’HOMME EST NE LIBRE !!! Bon dieu de bon dieu.

    Et pourtant la dernière trouvaille pour « désactiver » notre jeunesse et toutes les jeunesses du monde arabe c’est la formule vicieuse et « magique » utilisée par les pouvoirs dictatoriaux en place et leurs affidés « journaleux » de service (des services… serait plus juste) en déclamant à qui mieux-mieux :

    C’EST L’OCCIDENT QUI EST DERRIERE TOUS CES MOUVEMENTS DE JEUNESSE. C’EST LUI QUI FOMENTE TOUT CE DESORDRE POUR DETRUIRE NOS PAYS etc… etc…

    Alors dites-nous une chose ô dictateurs arabes à la noix.

    Est-ce l’occident qui a incité et donné l’ordre à la policière tunisienne pour GIFLER le Chahid Mohamed EL BOUAZIZI ???

    Est-ce encore l’occident qui a donné l’ordre à BOUAZIZI de s’immoler par le feu ???

    Non, mais des fois pour qui nous prennent-ils ?

    En adoptant cette ennième « stratégie » de la MAIN DE L’ETRANGER… nos dictateurs veulent détruire cette force mobilisatrice de la JEUNESSE et faire échouer ainsi sa REVOLUTION et son nouveau projet de société !!!

    Mais qu’on se le dise. La JEUNESSE n’est pas aussi dupe et ne tombera point dans ce pigège grossier car elle compris une chose.

    QUE LE TEMPS POUR QU’ELLE S’AFFRANCHISE, ENFIN ! DE TOUTE TUTELLE DES PARTIS OU DES ORGANISATIONS DE MASSES… ET DU SYSTEME LUI-MEME EST ENFIN ARRIVE !!!

    LA JEUNESSE NE RECULERA DEVANT RIEN DESORMAIS !

    Après l’exclusion de l’école, le chômage endémique qui la frappe plus particulièrement car elle est ciblée par le système et la Harga qui la conduit à la mort voilà qu’on la plonge dans la drogue, la zetla et l’alcool éthylique pour la DESACTIVER et la tuer à petit feu !

    Et bien non ! La JEUNESSE a bien compris la supercherie vers laquelle le système veuille l’entraîner : ELLE REFUSE !

    NOTRE JEUNESSE REFUSE DE MOURRIR LES YEUX GRANDS OUVERTS !!!

    LA JEUNESSE DIT PARTOUT : ENOUGH IT’S ENOUGH !!!

    ANERAZ WALA NEKHNOU !!!

    AZUL




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  • Mouloud Y
    6 octobre 2011 at 19 h 26 min - Reply

    Donner l’islamiste laïque Erdogan comme bon exemple de gouvernance vu ses positions sur la politique étrangère, c’est bien. Mais il ne faut pas oublier que le génocide arménien n’est toujours pas reconnu sous Erdogan !




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  • Zendagui
    6 octobre 2011 at 22 h 54 min - Reply

    Adel,

    « Trêve de combats d’arrière-garde et ouvrons les yeux et les oreilles afin de voir et d’entendre ceux d’en bas et ce qu’ils ont à nous dire »

    A la première lecture je constate que tu t’accordes un piédestal ……. c’était juste pour la nuance, comme quoi les mots peuvent fuser et altèrent un tant soi peu le propos.

    Après 14 ans d’indépendance on avait déjà fait l’exercice, te rappelles-tu la cacophonie qui s’en est suivie. Trois décennies plus tard sommes nous plus murs ?

    Une simple vadrouille dans le village, la ville ou dans nos « mégapoles » est assez édifiante pour percevoir la culture du paradoxe a un niveau jamais égalé. Si l’on jette un œil pour voir ceux d’en haut …… c’est une stèle qu’on érige a Emiliano Zapata en 2011. L’enfant du pays qui fait l’Algérie n’a droit qu’a l’indifférence ….

    QUI ÉCOUTERA QUI

    Et dire que devant le déroulement de l’histoire on se trouvait au carrefour et pourtant l’art et la manière de s’egarer devant le simple. L’antithèse est devenue notre credo




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  • Adel
    7 octobre 2011 at 0 h 31 min - Reply

    @Zendagui

    Bonjour, cher compatriote,

    C’est en termes de souffrances et de privations que je situe le bas et non pas en termes de savoir ou de degré de prise de conscience. Ce sont ceux qui vivent ces souffrances et ces privations au quotidien qui veulent vraiment le changement. Ils ne sont pas toujours en mesure d’en formuler clairement les termes, cependant.

    Cordialement




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  • Mouloud Y
    7 octobre 2011 at 11 h 22 min - Reply

    « ….ils ne sont pas toujours en mesure d’en formuler clairement les termes » ?
    Enfin, certains Algériens qui ont faim, ne sauraient pas le formuler ? Ceux qui n’ont pas de logement n’ont plus, ne sauront le revendiquer ! Ceux qui veulent pratiquer leur culte dans la sérénité et le respect, ne peuvent pas le faire….
    Ces assertions ne nous amènent-elles pas à dire, « nous nous sommes tromper de peuple », comme, il a été déjà dit par un Algérien qui savait et qui sait bien s’exprimer !




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  • Professeur Chems Chitour
    7 octobre 2011 at 12 h 57 min - Reply

    Ce que je crois.
    il faut beaucoup de courage pour critiquer derrière son clavier et ne pas descendre dans l’arène pour recevoir des coups et tenter d’y répondre d’une façon civilisée. j’ai la pénible impression que beaucoup parmi les intervenant(e)s sont formatés par le discours de la haine et du régionalisme. Veut on vivre ensemble et comme dirait le regretté Nahnah (« min Ta la Ta ») De tam à Tizi et de tlemcen à Tebessa. Je constate avec amertume que l’on défend des chapelles et pas une vision apaisée du futur. Dans mes nombreux écrits j’ai parlé de l’alternance soft. J’ai dit que si nous ne faisons pas notre révolution on l’a fera à notre place. Maintenant les non dits de républiques fantoches issues de la partition du pays risquent d’occurer et adieu l’Algérie du million de martyrs. J’enseigne depuis 40 ans et j’enrage que mes élèves ingénieurs n’aient pas pour beaucoup l’Algérie dans les tripes. On croit qu’en se remettant à l’Occident ce sera le bonheur cruelle erreur : Nous seron à nouveau colonisés avec des gouvernants fantoches et les exemples sont nombreux où la démocratie aéroportée a été « offerte » après des milliers de morts aux peuples naïfs d’avoir cru l’Occident .Allez demander aux Afghans, Irakiens, Soudanais, et libyens du bien qu’ils pensent de leurs sauveurs.
    Nous devons aller vers une transition rendue ineluctable. Le monde ne nous attend pas. préparons nous, les vrias défis sont ceux de l’éducation, de la formation de futurs cadres fascinés par l’avenir bien dans leurs cultures plusieurs fois millénaires qui vont à la conquête du monde. Tout le reste est accessoire.

    Professeur Chems Eddine Chitour




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  • Adel
    7 octobre 2011 at 17 h 35 min - Reply

    @Mouloud Y

    Bonjour, cher compatriote,

    Il y a un saut qualitatif qui s’opère entre la revendication pour la satisfaction de droits de base comme le travail, le logement, etc., et la lutte politique consciente et organisée pour la construction de l’État de droit. C’est ce saut qualitatif qui fait la différence entre une révolte et une révolution. L’histoire montre que ceux qui affrontent quotidiennement les mille et une difficultés de la vie peuvent difficilement formuler par eux-même une alternative politique. Pire, ils soutiennent parfois des forces antidémocratiques, telles l’extrême-droite en Europe.

    L’apport des intellectuels me semble nécessaire dans le processus de construction d’une véritable alternative démocratique. Ces intellectuels ne peuvent cependant rien faire sans la mobilisation des couches les plus défavorisées, qui, sous tous les cieux et à toutes les époques, ont constitué la « force de frappe », si on me permet cette expression militaire. Ce n’est que lorsque le peuple occupe la rue et qu’il le fait dans un but stratégique clairement identifié, avec des leaders qui savent ce qu’ils font et où ils vont, qu’on a affaire à une véritable révolution.

    Cordialement




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  • NEDJMA
    7 octobre 2011 at 19 h 08 min - Reply

    Qui parle et d’où il parle?

    «Ce que je crois»
    ça veut dire beaucoup,c’est quelle chapelle ça?

    «l’occident,fantôche,libyens»

    Les mêmes bobines qui s’affichent à l’écran,les mêmes produits formatés de l’occidentalisme,un autre « ism »avec lequels se lavent les oreilles une certaine élite.

    «Vision apaisée» et «alternance soft»
    Mirage ou bi chwiya,bi syassa.
    Soit mais rapidement,le désespoir a ses limites.

    Surévaluer à l’extrême la puissance occidentale avec une critique molle des dictatures, combinées à une ignorance du concept de peuple comme force motrice de tout changement politique,c’est mettre bout à bout des impuissances avec un potentiel stratégique nul.




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  • Aït Mohand Ouyidir
    7 octobre 2011 at 20 h 18 min - Reply

    Ce que je constate.

    Point n’était mon intention de froisser quiconque et encore moins de soulever l’ire de notre éminent PROFESSEUR Chems Eddine CHITOUR. Loin de là.

    C’était juste, pensais-je, un sain débat d’idées entre algériens sur les questions de l’heure que vit leur pays. Maintenant que l’on soit d’accord ou pas avec vos idées ne diminue en rien de votre aura et de la justesse ou pas de votre analyse. Il faut accepter le débat contradictoire car c’est cela aussi les impératifs dictés par la démocratie.

    Mais hélas !

    JE CONSTATE.

    Amèrement… que nos « sommités » n’acceptent pas encore la contradiction, bien malheureusement, sans insultes, apportée à eux par leurs propres compatriotes, fussent-ils de simples citoyens.

    Je m’excuse par avance, cher professeur, si mes propos ou plus exactement mes écrits vont ont froissés.

    Mais ce qui par contre, moi, m’a froissé ce sont vos propos lorsque vous affirmez que : « …beaucoup parmi les intervenantes et les intervenants sont FORMATES (!?) par le discours de la HAINE et du REGIONALISME…(!!!) ».

    Là, vous me décevez profondément cher professeur. Pour votre gouverne, sachez que je suis tout autant que vous et avant tout chose ALGERIEN d’abord !!! Avant d’être KABYLE… et j’en suis trés fier.

    Cette notion de régionalisme qui minent vos têtes en Algérie sont en train de tuer et détruire notre pays et de provoquer les prémices de la FITNA… ya latif ou w’Allah yahfadhna !!!

    Je vois que les gens du malg ont bien fait leur lavage de cerveaux à certains intellectuels restés au pays.

    DIVISER POUR REGNER !

    Néanmoins, et pour votre gouverne, cher professeur, je n’ai et je n’appartiens AL HAMDOULILAH à aucune « chapelle » si ce n’est qu’à la seule et unique « chapelle » qui EST et RESTERA, pour l’éternité, inch’Allah : l’ALGERIE !!!

    Vos propos m’ont profondément choqué et surpris venant d’une personne aussi éminente que vous. Je vous prenais pour un GEANT !

    Votre incivilité, d’aujourd’hui, et les insinuations malheureuses et malencontreuses, juste pour un simple débat d’idées, me blessent et me heurtent profondément.

    Le constat est donc bien là.

    ON NE S’ACCEPTE PAS ENTRE ALGERIENS !!!

    Et encore moins entre intellectuels et c’est bien malheureux que tout cela. Où allons-nous ainsi ? Chacun de son côté en ordre dispersé.

    O rage ô désespoir ! (LE CID)

    Le « courage » que nous avons « derrière » nos claviers, cher monsieur, n’a d’égal que la longueur de vos écrits discourtois.

    Mais je tiens à vous dire que vos paroles n’ont aucune valeur combien même elles ont beaucoup de sens…

    Oui, vos paroles sont comme celles de nos dictateurs que LA BONNE POLITIQUE EST DE FAIRE CROIRE AU PEUPLE ALGERIEN QU’IL EST LIBRE !

    Cher monsieur, please, ne soyez pas prisonnier de l’idélogie dominante du moment, celle du pouvoir et du système dictatorial des militaires d’Alger. Ayez le courage de leur dire m…. à la face ! Osez cher monsieur ! Car pour réussir, bien que vous soyez en âge de la retraite, il faut beaucoup de folie et peu de sagesse !!!

    SOYEZ INSATIABLES ! SOYEZ FOUS ! (Stève JOBS – Apple)

    Sans rancune cher frère Professeur Chems Eddine CHITOUR.

    Votre compatriote Aït Mohand OUYIDHIR.

    Docent en fission nucléaire – PHD. Maître de conférence aux Universités de :

    Californie.

    Melbourne.

    et Pékin (+ Directeur de Recherches appliquées).

    AZUL fellak g’ma.




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  • Chakib
    9 octobre 2011 at 1 h 22 min - Reply

    @ raxier666

    : non mais je rêve!! vous êtes qui pour juger ainsi un peuple??? qui vous donne ce droit et quelle compétence vous permets de tirer de telles conclusions?? si vous êtes un Algérien alors la même logique s’applique à vous?? si vous ne l’êtes pas de grâce ne parlez pas et ne jugez surtout pas ce peuple!!!! jene suis plus capable de voir , d’écouter et de lire ce genre d’arguments, n’est-ce pas le reflet de notre immaturité? vous tombez dans un piége comme celui du chien qui court derriére sa queue, je suis intelligent, mon peuple est bête mais je fait partie de ce peuple…. de grâce arrêtons de jouer aux philosophes quand on ne maitrise pas le béaba de la politesse et du respect!!!! connaissez vous un pays ou un de ses citoyens insulte et dénigre son peuple comme vous le faites??? NON !!! et ça , ça fait partie d’une de nos maudites maladies qui infestent notre mental , voire notre âme….




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  • lamia
    9 octobre 2011 at 10 h 41 min - Reply

    Chères collègues : vous n’arriveriez jamais à construire une société civilisé sans que vous oubliez tous ce que vous aviez cités en haut de cette page et vous occupez enfin de l’avenir de nos enfants quant-a leurs éducation comme disait ben badis ya nachou ant rajaouna wa bika el sabah kad ektarib…..
    conclusion : apprenez a nos enfant comment se comportez, apprenez a nos enfant de ne pas cracher dans la rue ne pas voler les appartement ne pas agrésser les gens, ne pas regarder les gens etc….




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  • HAC
    12 octobre 2011 at 7 h 45 min - Reply

    chers compatriotes
    au lieu de nous chamailler ici sur forum sur des theories possibles ou pas , essayons de mediter sur des des faits reels. regardez chers compatiriotes comment le pouvpoir nous mainpule
    regardez cette video attentivement des jeunes algeriens comme vous et moi, qui vivent entre nous partagent les memes bus , les memes cafes que vous et moi , ces jeunes jouent le jeux du pouvoir et des services secrets qui les manipulent et nous manipulent nous aussi . je pense que le mal et bien plus profond . REGRAGEZ E LIEN….
    http://www.youtube.com/watch?v=yMrEv2_uYiA




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  • Chakib
    13 octobre 2011 at 1 h 04 min - Reply

    À HAC:

    J’ai vu la vidéo, es ce que vous mesurez combien vos accusations (insinuations) peuvent être dangereuses?? et si ces personnes sont juste des ignorants ou des suffisants qui soutiennent le pouvoir (ou ont eté payés pour)et alors, les 3 personnes quiapparaissent en arriére plan soutenant le pouvoir, réapparaissent parmi la foule encore soutenant le pouvoir….cherchez l’erreure !! je m’attendais à les voir dans une manif  »contre » le pouvoir…
    Je ne me chamaillais pas, je tenais à condamner les propos qui insultent son propre peuple , du jamais vu !!! il faut dénoncer l’absurde et c’est une des démarches pour aspirer à un quelconque changement!




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  • Congrès du Changement Démocratique