Édition du
23 March 2017

Cela fait 18 longues années que Maître SIMOZRAG vit dans un cruel exil…


Rétrospective d’un entretien paru en 2010
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L’Algérien Ahmed Simozrag vit sous surveillance au Burkina depuis plus de seize ans. Il a été expulsé de France, le 31 août 1994, avec 19 autres personnes, notamment des Algériens et un Marocain. Le ministre français de l’Intérieur de l’époque, Charles Pasqua, les avait accusés d’être des terroristes ou d’avoir des connexions avec des organisations terroristes. Sur cette question, Ahmed Simozrag, avocat de son état, tape du poing sur la table: «Le ministre n’avait aucune preuve contre nous. S’il avait la moindre preuve, nous aurions été en prison. Il ne nous aurait pas expulsés. Mais il l’a fait, au mépris de la loi française et du droit international. Nous avons été expulsés par le gouvernement d’un pays qui se dit berceau des droits de l’Homme et respectueux des droits de l’Homme». Mais Me Ahmed Simozrag ne s’arrête pas là. Il déplore le silence des autorités burkinabè face à cette «injustice criarde». Complicité entre autorités françaises et burkinabè ? «Ce n’est pas exclu. Le fait d’être silencieux, passif, indifférent face à cette injustice inqualifiable et qui dure depuis seize ans, est une forme de complicité», tranche, catégorique, l’homme de droit. Et voici Ahmed Simozrag qui parle d’Al Qaida. Et il va droit au but: «Al Qaida est une réponse aux injustices qui sévissent dans le monde. Son action est une réaction à une situation et non une agression. C’est en quelque sorte une légitime défense». Mais cet homme, aujourd’hui âgé de 68 ans, plaide pour la libération des sept employés d’AREVA pris, récemment, dans les filets d’Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI). «Si j’avais des contacts avec Al Qaida, je lui aurais demandé de libérer les otages». Et ce n’est pas tout…

«Le Reporter»: Avec le recul, quel regard portez-vous sur votre expulsion de France ?

Me Ahmed Simozrag: «Nous sommes victimes d’une injustice criarde, qui frappe aussi nos familles, nos enfants, nos épouses. Malheureusement, cette injustice perdure. Nous avons fait seize ans d’exil forcé. C’est une injustice criarde, inqualifiable. Ce qui me laisse perplexe et ébahi, c’est l’indifférence des organisations des droits de l’Homme. Mais aussi le fait que je sois expulsé par le gouvernement d’un pays qui se dit berceau des droits de l’Homme et respectueux des droits de l’Homme. Le regard que je porte sur ces événements est donc un regard de déception, un regard négatif sur un monde où les droits de l’Homme n’existent que superficiellement, par la parole et sur les papiers. Mais dans la pratique, ces droits n’existent pas; ils ne sont pas appliqués.
Voulez-vous dire que jusqu’à présent, vous n’avez pas obtenu le soutien d’organisations de défense des droits humains ?
Je n’ai pas obtenu leur soutien. Pendant les premiers mois après notre expulsion, il y a eu la réaction de quelques organisations de défense des droits humains. Mais après, notre cas est tombé dans l’oubli. L’oubli le plus absolu. Raison pour laquelle l’injustice dont nous sommes victimes dure depuis seize ans.

Dites-nous, de façon concrète, pourquoi vous avez été expulsé ?

Si je vous dis que je ne sais pas, vous n’allez peut-être pas me croire. Je ne sais pas pourquoi parce que je n’ai rien fait pour être expulsé. Il y avait des troubles en Algérie, une crise entre le Front islamique du salut (FIS) et le pouvoir algérien. Le FIS avait gagné les élections mais on l’a détrôné injustement. On lui a confisqué sa victoire. Les élections ont été annulées à la suite d’un coup d’Etat. J’étais, entre-temps, l’avocat du FIS. Est-ce pour cela que j’ai été expulsé ? Je ne sais pas. Je me pose toujours la question. Si c’est à cause de cela, ça ne peut pas se justifier, parce que être l’avocat d’un parti politique, d’un présumé délinquant ou d’un présumé criminel s’inscrit dans l’ordre normal de notre profession. Il ne faut jamais oublier la présomption d’innocence dont bénéficient les accusés. Et c’est le rôle d’un avocat de les défendre.
Le ministre français de l’Intérieur, Charles Pasqua, vous avait pourtant accusés, à l’époque, de soutenir ou d’appartenir à des «organisations terroristes»…
C’est Pasqua qui nous accuse, pas la Justice ! Entre Pasqua et la Justice, il y a une différence. L’accusation de Pasqua était une simple allégation. Il croyait que nous étions des terroristes parce que le FIS lui-même était considéré comme une organisation terroriste. Et si le FIS était une organisation terroriste, comment se fait-il que le peuple algérien l’ait élu et choisi pour lui confier la conduite des affaires du pays ? Pasqua a voulu faire croire que le peuple algérien a élu une organisation terroriste, puisque le FIS a gagné les élections. Mais il oublie que si le FIS a gagné le scrutin, c’est parce que le peuple algérien avait confiance à ce parti politique. Entre trois et quatre millions d’Algériens ont voté pour le FIS. Vous voyez le paradoxe ! Franchement, je ne vois pas où se trouve le terrorisme. Je ne comprends pas non plus pourquoi Pasqua tient absolument à afficher l’étiquette de «terroriste» sur d’honnêtes citoyens.
Le ministre n’avait donc aucune preuve contre vous ?
Il n’avait aucune preuve. C’est la raison pour laquelle il nous a expulsés. S’il avait la moindre preuve, nous aurions été en prison. Il ne nous aurait pas expulsés. C’est justement parce qu’il n’a pas trouvé de preuve et parce qu’il fait partie d’un camp un peu xénophobe, raciste et extrémiste, ou peut-être qu’il a obéi à des ordres venant d’Alger, qu’il nous a expulsés. Mais quelles que soient les raisons, c’est Pasqua qui nous a expulsés, au mépris de la loi française, du droit français et du droit international.
Vous avez demandé qu’il y ait un procès afin que la lumière soit faite sur cette affaire. Pourquoi, selon vous, le procès n’a jamais eu lieu ?
Il est difficile de faire reconnaître son tort à quelqu’un, a fortiori à des autorités, à un gouvernement, à des dirigeants. Nous avons demandé, à maintes reprises, que cette situation fasse l’objet d’une réparation. Mais nous n’avons pas été écoutés. Nous avons exprimé la demande depuis le début de cette affaire, mais notre cas a été totalement oublié. Il y a cependant certains d’entre nous dont la Justice a annulé l’arrêté d’expulsion pris par le gouvernement français à l’époque. Malgré cela, ils n’ont pas pu retourner en France parce qu’on leur a refusé le visa. C’est le comble de l’arbitraire et de l’injustice. C’est-à-dire qu’avec la raison d’Etat, il n’y a pas de justice qui compte. Rien ne compte. C’est la raison d’Etat qui se trouve au-dessus de toutes les lois. La preuve, c’est que nous avons deux frères dont les arrêtés d’expulsion ont été annulés mais on les empêche de retourner en France. Or, l’annulation de l’arrêté d’expulsion signifie qu’on doit les remettre dans la situation où ils étaient avant leur expulsion. Ils doivent donc retourner en France. Malheureusement, ils n’ont pas obtenu le visa. Peut-être que parmi les raisons, il y a le fait que l’Etat français ne veut pas se mettre dans une situation qui l’oblige à reconnaître ses torts et à indemniser les victimes.

Avez-vous, dans le cadre de la résolution de cette affaire, demandé l’aide des autorités burkinabè ?

Elles sont au courant de notre problème de A à Z. Elles n’ont même pas besoin d’être saisies. Nous ne cessons de leur parler de cette injustice que nous subissons depuis le 31 août 1994. Les autorités burkinabè sont coresponsables de notre situation. Elles savent que nous sommes au Burkina Faso. Elles savent que nous sommes sans famille, que nos enfants en France ont grandi sans nous et ont besoin de nous; elles savent que cette situation n’aurait pas dû perdurer. Nous leur avons expliqué nos préoccupations; nous leur avons écrit; des journaux, des radios et des télés ont parlé de notre cas.

Et malgré cela, il n’y a eu aucune réaction des autorités burkinabè ?

Aucune !

Pensez-vous à une complicité entre les autorités françaises et burkinabè ?

Ce n’est pas exclu. Le fait d’être silencieux, passif, indifférent face à une injustice est une forme de complicité. On ne peut pas dire que le Burkina le souhaite, mais le fait de ne pas réagir traduit une espèce de complicité… involontaire, en quelque sorte.

Pourtant, aujourd’hui, le président du Faso s’investit pour la résolution des crises dans certains pays africains et pour la libération de certains otages d’Al Qaida. Pourquoi ne saisissez-vous pas cette occasion pour lui demander de vous aider à résoudre le différend qui vous oppose à la France ?

Vous avez raison ! D’autant plus que nous sommes dans un pays où le Président est connu comme un grand médiateur dans les pays de la sous-région, voire sur le plan international. Il est souhaitable pour nous d’obtenir la médiation ou l’intervention du président du Faso.

De façon concrète, que voulez-vous qu’il fasse ?

Nous souhaitons une intervention afin de nous permettre de retourner en France, dans nos familles.

Et d’être indemnisés pour le préjudice que vous avez subi ?

Je ne peux pas, pour le moment, parler d’indemnisation. Tout dépend de la situation dans laquelle nous allons retrouver nos familles. S’il n’y a pas de gros préjudices, nous n’aurons pas besoin d’indemnisation. Du moins, en ce qui me concerne. Moi, j’ai besoin de ma famille et de mes enfants. Mais si je suis confronté à une situation financière difficile, il est évident que quand on commet une erreur, une ineptie, on doit réparer.

Envisagez-vous de poser plainte contre l’Etat français ?

Absolument ! C’est la moindre des choses. Nous avons déjà posé plainte, mais elle a été bloquée à un certain niveau de la procédure. Mais cela ne signifie pas que d’autres plaintes ne soient pas possibles. C’est le moindre des droits auxquels nous devons prétendre, c’est-à-dire le droit de poser plainte contre l’injustice que nous subissons et l’auteur de cette injustice

Vous sentez-vous vraiment en sécurité au Burkina Faso ?

Je ne pense pas que nous sommes totalement en sécurité. Même si le Burkina est un pays pacifique et paisible, en tout cas jusqu’à présent, il est difficile de dire que nous sommes vraiment en sécurité parce que la situation peut changer d’un moment à un autre, d’un jour à un autre.
Il semble que vous êtes sous surveillance 24h/24…
Je suis sous surveillance depuis mon arrivée, depuis seize ans.
Vous n’êtes donc pas libre de vos mouvements…
Pas du tout. Je suis, en quelque sorte, dans une situation de résidence surveillée ; c’est-à-dire un régime de semi liberté. Je ne peux pas me déplacer comme je veux, voyager comme je veux. Les gardes sont toujours devant ma porte. Vous l’avez certainement constaté.

Depuis seize ans, vous n’avez donc jamais eu l’autorisation d’aller dans un autre pays ?

Non ! Je n’ai pas la possibilité de quitter le Burkina. Je n’ai même pas de passeport.
En 1995, un incident a opposé des expulsés à des militaires burkinabè; en 1996, un autre incident s’est produit pendant le sommet France-Afrique et des expulsés ont frôlé la mort; en 2006, l’un des expulsés a reçu une balle dans le dos… Pourquoi cette tension permanente ?
Ce sont des événements dramatiques qui ont émaillé notre exil et que nous ne pouvons pas oublier. Pendant le sommet France-Afrique, des militaires nous ont enfermés et ont voulu garder les clés. L’incident s’est produit suite à cette privation de liberté. Le frère (l’un des expulsés, NDLR) a voulu garder les clés mais les agents de sécurité, eux, ont voulu partir avec les clés. Il y a eu une altercation et le frère a retiré l’arme du militaire parce qu’il craignait que ce dernier fasse usage de cette arme. L’agent de sécurité a alors voulu utiliser une grenade. Mais nous avons pu régler le problème grâce à Dieu et grâce à mon intervention. Je suis l’aîné et les petits frères m’écoutent. J’ai donc demandé que l’arme soit restituée; ce qui a été fait et l’incident a été clos.
Il y a eu un fait semblable en 1995 lorsque certains expulsés ont voulu partir sans aviser les autorités. Mais nous avons réglé le problème à l’amiable.
Concernant la balle que le frère a reçue, nous ne savons pas exactement comment les choses se sont passées. C’était pendant la mutinerie des gendarmes et des policiers en décembre 2006. Il s’agissait, peut-être d’une balle perdue. Personnellement, je ne vois pas la raison pour laquelle on nous tirerait dessus. Là aussi, la situation s’est réglée. Le frère s’est rétabli, malgré les séquelles qu’il porte toujours. Tout cela me rappelle un adage arabe selon lequel «toute épreuve qui n’est pas la mort est favorable». A partir du moment où l’un d’entre nous n’est pas mort, on considère que c’est une réussite, un succès. On peut oublier les incidents de parcours. Notre situation dure depuis seize ans et nous sommes heureux d’en sortir indemnes.

Malgré vos seize ans d’«exil forcé», vous semblez vivre votre situation avec beaucoup de philosophie…

Il le faut, même si la situation est difficile. Il faut de la philosophie et de la sagesse. De la patience surtout. C’est la patience qui m’a fait supporter et résister à d’autres choses que vous n’avez pas citées.

Lesquelles ?

Par exemple, la tentative de suicide de ma fille, des cas de hold up chez moi, à Paris, des querelles et des malentendus, soit entre nous expulsés, soit avec les autorités burkinabè, des problèmes que nous avons réglés grâce à notre patience.

Vous parlez de problèmes avec les autorités. De quoi s’agit-il exactement ?

On ne peut pas vivre pendant seize ans sans avoir de problèmes. Il s’agit notamment de problèmes en matière de logement, de transport, etc. Au début, nous avions voulu sortir, de temps en temps, aller par exemple sur des sites touristiques, mais nous n’avons pas toujours eu de réponses favorables de la part des autorités. Nous avons beaucoup de besoins qui n’ont pas été satisfaits.

Vous étiez vingt au départ. Aujourd’hui, vous êtes six au Burkina. Où sont passés les autres ?

Ils sont partis. Ils sont dispersés en Suisse, en Angleterre, en Hollande et même en France.
Ont-ils pu obtenir le visa ?
Ils ont obtenu des jugements en leur faveur et qui leur ont permis de réintégrer leurs familles en France.

Parmi les six actuellement au Burkina, deux ont obtenu l’annulation de l’arrêté d’expulsion les concernant. Mais ils sont bloqués ici. A quoi cela est-il dû ?

Dans un premier temps, deux qui étaient dans le même cas ont pu retourner en France. Mais récemment, deux autres ont obtenu l’annulation de l’arrêté d’expulsion, donc ayant bénéficié d’un jugement similaire, mais ils n’arrivent pas à obtenir le visa.

Avez-vous un appel particulier à lancer à l’endroit des autorités burkinabè ?

Je leur demande de s’occuper de notre situation pour nous permettre de retrouver nos familles, de mettre fin à cette situation d’exil qui dure depuis seize ans. Le Burkina est notre seconde patrie en quelque sorte, mais nous ne sommes pas venus au Burkina de notre plein gré. On nous a emmenés de force au Burkina Faso. Même si on vous met au paradis de force, je ne pense pas que vous accepteriez. Là où il n’y a pas de liberté, il n’y a pas de bonheur. Il est du devoir des autorités burkinabè d’intervenir en notre faveur pour que nous puissions regagner nos familles et qu’il soit mis fin à cette injustice qui n’est conforme ni au droit burkinabè, ni au droit international. Je suis au Burkina mais je ne suis pas Burkinabè. Je suis un étranger sans papiers au Burkina Faso, alors que je devrais être détenteur d’un passeport avec visa !

Du fond du cœur, qu’avez-vous envie de dire au Président français par rapport à cette situation ?

J’ai envie de lui dire d’appliquer le droit. Qu’il fasse en sorte que la loi française soit appliquée.

Récemment, cinq Français, un Togolais et un Malgache ont été pris en otages par Al Qaida au Maghreb islamique ? Quel commentaire cela vous inspire-t-il ?

C’est malheureux d’apprendre que certains employés de la société AREVA ont été enlevés au Niger. C’est aussi malheureux d’apprendre la mort de Michel Germaneau. C’est très malheureux ! Quand on suit les événements, on ne comprend pas tout ce qui se passe. On ne comprend que certains aspects de la situation. Je n’ai pas compris pourquoi le gouvernement français a lancé un assaut pour libérer Michel Germaneau alors que les autres s’apprêtaient à le libérer. On peut dire que ce n’est pas Al Qaida qui a tué Michel Germaneau; ce sont les auteurs de l’assaut qui ont provoqué son assassinat. La sagesse prône le contraire, notamment le dialogue, la concertation, mais pas la force. La force ne peut pas régler tous les problèmes. Si j’avais des contacts avec Al Qaida, je leur aurais demandé de libérer les otages. C’est un souhait. Mais comme je ne connais pas encore le fond de leurs revendications, c’est juste un souhait que j’exprime. Je prie pour que Dieu facilite leur libération. Et je déconseille tout usage de la force parce que cela n’entraînera qu’une issue défavorable, des conséquences désastreuses pour la vie des otages.

Vous aviez lancé un appel pour que la Burkinabè Philomène Kaboré et son époux italien, otages d’Al Qaida, soient libérés et, curieusement, quelques jours après, ils ont été libérés. Al Qaida a-t-il entendu votre appel ?

La prière de l’innocent, de la victime, est toujours exhaussée. C’est peut-être dans ce sens qu’il faut considérer notre appel. Espérons que la même chose se produira pour les sept employés d’AREVA. Nous prions Dieu pour qu’il y ait une issue heureuse pour eux. Je lance un appel aux gens d’Al Qaida, afin qu’ils les libèrent parce que leur libération est beaucoup mieux que leur exécution. L’exécution entraîne le regret, mais la libération n’entraîne pas le regret. Faire du bien n’implique aucun regret. J’espère qu’ils vont me comprendre et les mettre en liberté afin qu’ils retrouvent leurs familles. C’est un peu la même situation que la nôtre. Même s’ils sont dans une situation plus grave, il n’est tout aussi pas bon pour un exilé d’être loin de sa famille. Les employés d’AREVA en otage sont des gens innocents, des experts et des travailleurs de la société. Ils ne sont pas des membres de commandos ou des malfaiteurs. Ils méritent d’être libérés. Cela contribuera à une bonne marche vers la paix.

Comprenez-vous pourquoi Al Qaida agit ainsi ?

Al Qaida est une réponse aux injustices qui sévissent dans le monde. C’est suite aux injustices constatées dans le monde que cette organisation a été créée. Elle est, en quelque sorte, nécessaire pour l’équilibre du monde. Je peux même dire que le terrorisme d’Etat ou des Etats engendre un terrorisme parallèle. Je ne peux pas stigmatiser les gens d’Al Qaida parce qu’ils sont suffisamment stigmatisés par les médias occidentaux, arabes, etc. Au contraire, je les vois comme des opprimés qui mènent une vie difficile. On ne peut pas injurier quelqu’un qui mène une vie difficile. Il faut toujours analyser et chercher à savoir pourquoi il mène cette vie difficile alors que d’autres personnes mènent une vie exubérante: des villas, des châteaux, des femmes, des salaires en milliards de francs, alors que lui, il vit une vie de misère dans les maquis, les montagnes, le désert.

Mais lorsqu’il prend en otages des «citoyens innocents», son acte n’est-il pas plus grave que sa situation de misère ?

Son action n’est pas toujours louable. Mais il faut l’analyser ou la regarder comme une réaction à une situation donnée, à une action plus grave. Ce n’est pas dire qu’ils sont autorisés à le faire. Mais il faut voir autrement le problème. Leur action est une conséquence, une réaction à une situation et non une agression. C’est en quelque sorte une légitime défense.
Propos recueillis par Hervé D’AFRICK

Source: Le Reporter (www.reporterbf.net)
LEGENDES
1- Ahmed Simozrag: «Le terrorisme d’Etat ou des Etats engendre un terrorisme parallèle» (Ph. Hervé D’Africk)
2- «On peut dire que ce n’est pas Al Qaida qui a tué Michel Germaneau; ce sont les auteurs de l’assaut qui ont provoqué son assassinat» (Ph. Hervé D’Africk)
3- «Même si on vous met au paradis de force, je ne pense pas que vous accepteriez. Là où il n’y a pas de liberté, il n’y a pas de bonheur» (Ph. Hervé D’Africk)
ACCROCHES
1- «Nous sommes victimes d’une injustice criarde, qui frappe aussi nos familles, nos enfants, nos épouses. Malheureusement, cette injustice perdure. Nous avons fait seize ans d’exil forcé. C’est une injustice criarde, inqualifiable. Ce qui me laisse perplexe et ébahi, c’est l’indifférence des organisations des droits de l’Homme. Mais aussi le fait que je sois expulsé par le gouvernement d’un pays qui se dit berceau des droits de l’Homme et respectueux des droits de l’Homme»
2- «Certes, l’action d’Al Qaida n’est pas toujours louable. Mais il faut l’analyser ou la regarder comme une réaction à une situation donnée, à une action plus grave. Ce n’est pas dire qu’il est autorisé à le faire. Mais il faut voir autrement le problème. Son action est une conséquence, une réaction à une situation et non une agression. C’est en quelque sorte une légitime défense»
3- La prière de l’innocent, de la victime, est toujours exhaussée. C’est peut-être dans ce sens qu’il faut considérer notre appel. Espérons que la même chose se produira pour les sept employés d’AREVA. Nous prions Dieu pour qu’il y ait une issue heureuse pour eux. Je lance un appel aux gens d’Al Qaida, afin qu’ils les libèrent parce que leur libération est beaucoup mieux que leur exécution. L’exécution entraîne le regret, mais la libération n’entraîne pas cela. Faire du bien n’implique aucun regret. J’espère qu’ils vont me comprendre et les mettre en liberté afin qu’ils retrouvent leurs familles. Les employés d’AREVA en otage sont des gens innocents, des experts et des travailleurs de cette société. Ils ne sont pas des membres de commandos ou des malfaiteurs. Ils méritent d’être libérés.
4- «Je demande aux autorités burkinabè de s’occuper de notre situation pour nous permettre de retrouver nos familles, de mettre fin à cette situation d’exil qui dure depuis seize ans. Le Burkina est notre seconde patrie en quelque sorte, mais nous ne sommes pas venus au Burkina de notre plein gré. On nous a emmenés de force au Burkina Faso. Même si on vous met au paradis de force, je ne pense pas que vous accepteriez. Là où il n’y a pas de liberté, il n’y a pas de bonheur. Il est du devoir des autorités burkinabè d’intervenir en notre faveur pour que nous puissions regagner nos familles et qu’il soit mis fin à cette injustice qui n’est conforme ni au droit burkinabè, ni au droit international. Je suis au Burkina mais je ne suis pas Burkinabè. Je suis un étranger sans papiers au Burkina Faso alors que je devrais être détenteur d’un passeport avec visa !»


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23 Commentaires sur cet article

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  • NEDJMA
    8 octobre 2011 at 21 h 11 min - Reply

    LA FRANCE FÉTIDE ET MeRDIQUE,PAYS DES DROITS BLABLA.




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  • BAMAKO TAHYA L´EMO
    8 octobre 2011 at 22 h 34 min - Reply

    le gouvernement francais hypocrite???. rude metier que le chef d´etat d´une démocratie occidental qui passe les trois quarts de son temps a défendre les droits de l´homme et le quart restant a donner l´accolade aux dictateur qui bafouent???.




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  • A.By
    8 octobre 2011 at 23 h 48 min - Reply

    Canal + ainsi que J.B Rivoire ont quand même du pain sur la planche pour faire un reportage d’investigation sur « les exilés du Burkina faso », d’autant plus que ces exilés sont le résultat direct de l’opération « chrysantème » montée par Pasqua et Marchiani après le faux kidnapping islamiste du couple consulaire français en 1993 à Alger.Y a de quoi se poser des questions, sur le deux poids , deux mesures…même avec des journalistes et des médias qui semblent crédibles, mais jusqu’à quel point ?




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  • Mohamed YAHIAOUI
    9 octobre 2011 at 10 h 49 min - Reply

    Assalamo Aleikoum

    L’exil forcé au BURKINA FASSO depuis maintenant 17 ans ,est non seulement une mesure totalement injuste , scandaleuse par le mensonge qui a entouré cette expulsion en sachant que le vrai-faux enlèvement des époux THEVENOT au consulat de France à Alger , a été organisé par le DRS ,en accord avec Jean-Charles MARCHIANI et le Ministre de l’interieur de l’époque Charles PASQUA .

    Charles MARCHIANI avait même proposé au Général Smain LAMARI , l’enlèvement de l’Ambassadeur de France à Alger,option qui n’a pas été retenue , et qui aurait passé pour une « grosse manipulation  »
    L’attaque terroriste contre l’Ambassade de France , ainsi que la mort de plusieurs Gendarmes Français qui assurait la sécurité de l’Ambassade de France , a été organisée par le Général Smain LAMARI , sous contrôle discret du Géneral Mohamed MEDIENNE PATRON DU DRS .
    A l’époque la collaboration DST-DRS battait son plein , il fallait preserver à tout prix les intérêts de la France-Algérie , et surtout éviter un changement de régime qui aurait mis à mal les intêrêts des sociétés Françaises qui pratiquaient sans retenues la politique des RETRO-COMMISSIONS.
    Le dossier des retro-commissions « sanglantes  » de KARACHI est ouvert . De main l’immense dossier des retro-commissions entre la France et l’Algerie sera également ouvert .
    La collaboration terroriste entre la DST et le DRS sera dévoilée publiquement et confié dans un avenir proche à des juges Français , et à des juges de la Cour Pénale Internationale , qui auront la lourde tâche d’ouvrir tous les dossiers sur le drame Algerien , sur les 250.000 morts , sur les 15.000 disparus , et sur l’assasinat des 7 moines de TIBHIRINE qui perturbe les relations actuelles Algero-Française.
    Maître Ahmed SIMOZRAG est un Avocat , défenseur des Droits de l’Homme, après la complicité dans l’assasinat de l’Avocat Ali MECILI, en expulsant l’assasin vers Alger , le Gouvernement Français de l’époque , ainsi que tous les Gouvernements qui ont suivi jusqu’à ce jour , ont montré leur mépris envers les Droits de l’Homme Algerien , prouvant par ce comportement indigne, une rancoeur coloniale, rancoeur de haine et de mépris , qui ne sera jamais oubliée par toutes les générations d’Algériens , que nous n’oublierons pas d’instruire




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  • BAMAKO TAHYA L´EMO
    9 octobre 2011 at 13 h 58 min - Reply

    vous pouvez arracher l´homme de sa patrie, mais ne pouvez pas arracher la patrie du coeur de l´homme???.




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  • elforkan
    9 octobre 2011 at 19 h 42 min - Reply

    « ….Elles savent que nous sommes sans famille, que nos enfants en France ont grandi sans nous et ont besoin de nous… »……….c’est un abandon de famille !!!!
    alors que chez-eux, la-bas en France, pays de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, l’abandon de famille est un délit sévèrement puni par la loi : leur code pénal prévoit deux ans de prison et une amende. ceux qui ont craint Si mozrag à abandonné sa famille ne sont que de vulgaire criminels qui, jamais,ils n’arriveront à nous leurrer avec leurs slogans hypocrites :protection de l’enfance, liberté de la femme..etc…etc.
    L’occident est bourré d’organisations humanitaires, il ne cesse de pondre des lois soit disant défendant les droits fondamentaux de l’homme, à chaque coin de rue……….mais RIEN sur le terrain, tout ce blabla et cette paperasse n’est une marionnette que le politique (raison d’état,et autres bas intérêts) tire les ficelle!




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  • aquerado
    9 octobre 2011 at 20 h 25 min - Reply

    Salam,
    Je voudrai ici saluer ici Maître Ahmed SIMOZRAG pour son courage et sa determination en esperant que DIEU lui vienne en aide ainsi qu’a l’ensemble des Algeriens et Algeriennes. Je voudrai dire aussi que l’Algerie n’est aucunement libre ou independante et que sa politique est pratiquement concoctee et dirigee dans les salons parisiens par ce genre de constat amer. Maître Ahmed SIMOZRAG subi exactement le meme exile que l’Emir Abdelkader, ou encore les deportations en Nouvelle Caledonie suites au revoltes de 1871. L’exile, toujours l’exile qui n’en finit pas pour avoir dit non a la dictature ou au fait du roi. Le systeme politique Algerien et Francais sont pourris, l’un vit de l’autre et l’autre ne peut vivre sans l’autre, allies dans les crimes et les genocides, tout ca au detriment de l’Algerie qui perd au change dans les retro commissions et l’enrichissement epouvantable de ces deux mafias.




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  • BAMAKO TAHYA L´EMO
    10 octobre 2011 at 0 h 02 min - Reply

    @ acquerado. que dirait le peuple francais si le président d´un pays africain prétendait dicter aux francais la résolution d´une crise interne et s´il envoyait des troupes en france pour soutenir un camp contre l´autre? la france de nos ancêtres les goulois pour sa grand tradition issue de 1789 celle du droit de tout les peuples a disposer deux même???. le systéme politique francais il n´est pas pourris c´est un systéme hypocrite la france c´est un pays impérialiste, néo-colonialiste et raciste! la pourriture se trouve chez nous, nos crapules, le pays est dirigé par une bande de maffiszoologie?. si le singe a cet air préoccupé c´est parcequ´il se demande s´il est le frére de son gardien ou le gardien de son frére???.




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  • gyuendouz
    10 octobre 2011 at 11 h 53 min - Reply

    Bon courage Maitre Ahmed SIMOZRAG,le jour de votre libération est proche et vous retournerz auprés de votre femme et vos enfants.Votre exil est inhumain et absurde et vous l’avez payé chèr car entretemps,vous avez perdu votre si gentil et aimable fils Yacine Rahimahou Allah,salutations amicales et fraternelles.




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  • simozrag
    10 octobre 2011 at 18 h 23 min - Reply

    Je remercie le frère @Mohamed YAHIAOUI pour son commentaire réconfortant et surtout pour son combat ininterrompu contre le sionisme et ses alliés hypocrites.

    Je remercie @elforkan pour sa vision juste sur l’hypocrisie et le mensonge de l’occident et ses libertés factices, trompeuses auxquelles beaucoup de musulmans (pseudos ?) semblent malheureusement croire.

    Merci mon cher @aquerado, votre message fraternel dénote votre sincérité ; non seulement vous m’encouragez mais vous m’honorez aussi. Qu’Allah vous récompense.

    @gyuendouz, incha Allah, qu’Allah exauce vos prières et vous accorde la meilleure récompense.

    A tous ceux qui ont exprimé leur regret quant à cette pénible épreuve, qui ont contribué à enrichir cet article et qui comptent écrire pour ce faire, je leur fais part de ma reconnaissance la plus sincère et prie Dieu de leur accorder Son Pardon et Sa protection.




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  • elforkan
    10 octobre 2011 at 20 h 54 min - Reply

    cher frère @simozrag
    Qu’Allah vous assiste dans cette dure épreuve dont la fin est certainement très très proche.
    Conseil de Lukman à son fils:
    « Ô mon enfant accomplis la Salât, commande le convenable, interdis le blâmable et endure ce qui t’arrive avec patience. Telle est la résolution à prendre dans toute entreprise! »Verset 17, sourate Lukman
    Ceux qui dénoncent l’injustice se sont toujours attirés la hargne des tyrans , c’est une Sunna de la vie, quant à ceux qui se taisent , ils n’ont rien à endurer, ils ne risquent rien, ils sont protégés par leur lâcheté et leur soumission.
    Ceci dit, espérant que les autorités de notre pays se pencheront sur votre cas et sur celui de tous les exilés et qu’une prompte solution soit trouvée à vos problémes… ils auront beaucoup à gagner, il n’est jamais trop tard de bien faire !
    Nous comptons sur l’humanisme de monsieur Abdel Aziz Bouteflika.




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  • Mohamed YAHIAOUI
    11 octobre 2011 at 7 h 40 min - Reply

    Assalamo Aleikoum

    Au sujet de l’Avocat Algerien Maître Ahmed SIMOZRAG
    Nous allons lancer à partir daujourd’hui , une campagne sur la dénonciation d’une scandaleuse violation des Droits de l’Homme par le Gouvernement Français des années 1990 , scandale qui perdure à ce jour au mépris du Droit International .
    Nous allons tous ensembles utiliser les reseaux sociaux , et écrire à Maître Ahmed SIMOZRAG sur son email cadis94@hotmail.com ,pour lui demander son avis au fur et à mesure du deroulement de cette campagne .
    Je propose que le titre de cette campagne soit dénommé

    LES AVOCATS ALGERIENS VICTIMES DE L’ASSASINAT POLITIQUE , LA PRISON ET L’EXIL

    Faire la liste de tous les Avocats Algeriens ayant été victimes dun système dictatorial et mafieux , à savoir l’assassinat de Maître Ali MECILI ,et reprendre les circonstance de son engagement envers la Démocratie en Algerie , et sa liquidation à Paris .
    Ensuite faire la liste de tous les Avocats Algeriens qui ont été torturé ,et emprisonné .
    Intervenir aupres de tous les organismes de défense des Droits de l’Homme , et humanitaires .
    A savoir AMNESTY INTERNATIONAL , Féderation Internationale des Ligues des Droits de l’Homme ,
    Liguede defense des Droits de l’Homme en Algerie , et toutes les Associations concernant les victimes de la repression ,et les disparus .

    LE CALVAIRE DE MAITRE Ahmed SIMOZRAG doit prendre fin ,
    Nous proposons egalement d’ecrire un courrier afin d’interpeller tous les partis de gauche , et tous les leaders de ces partis afin de les mettre devant leur responsabilité devant cette affaire
    François HOLLANDE , Martine AUBRY , Arnauld DE MONTEBOURG ,Jean-Luc MELANCHON etc…. Tous les partis de gauche doivent être interpellé.
    Il est inutile d’interpeller les partis de droite , sachant leur mépris envers les Droits de l’Homme
    Nous devons egalement interpeller les Associations d’Avocats non seulement en France mais partout dans le monde .
    Envoyer egalement des courriers à la presse Française et Internationale .
    D’autres suggestions pourrons êtres débattues ensembles , nous devons apprendre à nous consulter dès maintenant afin d’avoir une strategie de communication commune .

    Nous vous demandons de nous contacter sur cet email
    sosalgerie1954@gmail.com
    tel : 00 33 6 24 74 97 90 Mohamed YAHIAOUI
    Par la suite nous proposerons au Frère BENCHENOUF et à tous les journalistes engagés de lancer ensembles une campagne d’informations sur le sort du journalisme en Algerie depuis l’independance à ce jour ,ainsi que la liste de tous les journalistes assassinés ,ou emprisonnés , ou subissant le chantâge du silence et de la censure .

    Pour cette premiere campagne ,nous allons utiliser tous les reseaux sociaux afin de toucher le maximum de personnes .
    Nous attendons vos appels et vos suggestions
    Merci




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  • elforkan
    11 octobre 2011 at 17 h 36 min - Reply

    @mohamed Yahaoui
    Inchallah votre initiative soit couronnée de succès !
    il faut également( et pourquoi pas) saisir le haut conseil international des ulémas musulmans qui jusqu’à présent s’est tenu du coté des opprimés, la Djam3iyat ulamas el muslimine el djazairyine, les mosquées etc….leur mission première est de défendre les algeriens, il faut les mettre à l’épreuve, quant à nous montrer comment laver nos mort ou faire le wodho ne le savons depuis LONGTEMPS !!!
    et s’ils ne réagissent pas,nous sauront alors qui ils sont réellement et ce qu’ils cherchent à travers la religion ; à ce moment là tout musulman digne doit se démarquer d’eux et boycotter leurs mosquées et leurs imams, une prière à la maison vaut 1000 prières derrières des lâches sensés craindre Allah, alors qu’ils craignent de dire une parole de vérité !
    Notre Prophète disait : « Le meilleur Djihad est le fait de dire la vérité à un dirigeant injuste » .




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  • Mohamed YAHIAOUI
    11 octobre 2011 at 20 h 49 min - Reply

    Assalamo Aleikoum

    Merci de me le rappeler El forkan , nous allons rediger un texte qui sera envoyé un peu partout , également à toutes les Mosquées de France , et ensuite un peu partout en Europe .
    c’est le moment de lancer cette campagne en faveur de la libération de Maître Ahmed SIMOZRAG .
    De ton côté , cherche aussi des adresses interessantes , toutes les initiatives sont les bienvenues , cet apres midi a lyon , nous avons eu une petite réunion sur ce sujet , avec un informaticien et un juriste bilingue Arabe-Français , afin de preparer les premiers elements de notre action.
    Nous tiendrons au courant tous les lecteurs des sites Le quotidien d’Algerie , de la Nation et de Rachad .
    l’association les Indigenes de la République ont un journal , nous allons leur²demander la publication de notre appel .
    Nous allons faire notre possible pour dénoncer cette situation scandaleuse
    INCHALLAH




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  • mannallah
    11 octobre 2011 at 22 h 23 min - Reply

    Une souffrance pareille ,un silence pareil …et on continue de se taire …Sommes-nous humains ?…Un mépris envers une cause aussi criarde me fait dire que l’on ne peut plus croire aux ONG aux ÉTATS dits démocrates à moins qu’il y ait un sursaut et que l’homme là où il est fasse un sursaut et chacun à sa manière denonnce , combat




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  • mannallah
    11 octobre 2011 at 22 h 25 min - Reply

    ce genre de situation avec tous les moyens possibles…




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  • aquerado
    11 octobre 2011 at 23 h 22 min - Reply

    Assalamo Aleikoum,
    Tres bonne action Mr Mohamed YAHIAOUI que je felicite d’ailleurs. Le calvaire de Maître Ahmed SIMOZRAG a assez dure. Si on s’y met tous ensemble on peut le sauver de ses souffrances afin qu’il puisse retrouver sa famille. La meilleure strategie c’est que des milliers d’Algerois defilent pacifiquement avec des pancartes portant son nom ou sa photo. Ou encore envoyer des emails a des personalites tres connues comme Alex Jones, David Duke ou Jimmy Carter qui montreront peut etre aux yeux du monde le visage hideux de cette republique bananiere Francaise soit disant patrie des droits de l’homme. La communaute issue de l’emigration Algerienne peut aussi jouer son role en apportant son vote a Marine Lepen qui fera surement basculer cet etat de fait et qui j’en suis sur detendra l’atmosphere entre les deux rives(entre braves on se comprend). Enfin une multitude d’actions de ce genre cites un peu plus haut peuvent apporter des resultat concrets et appaiser les souffrances de beaucoup de gens.




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  • boukezouha abdelouahab
    12 octobre 2011 at 16 h 55 min - Reply

    salam cher frere j’ai eu le plaisir de rencontrer votre courageuse petite famille (votre femme ainsi que votre fille ) au 36 quai des orfevres lors du depot de plainte contre le criminelle Khaled nezar .je ne vous cache pas que j’ai eu les larmes aux yeux car je me suis demandé a ce moment là…. ou sont passé les hommes.. ar3ak ellah, ouala tahzanou ouala tahinou inalah ma3akoum




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  • Mohamed YAHIAOUI
    15 octobre 2011 at 8 h 48 min - Reply

    Assalamo Aleikoum

    Nous sommes un petit groupe sur la ville de Lyon, qui s’est mobilisé comme promis afin de dénoncer l’exil scandaleux du Frère Ahmed SIMOZRAG , au Burkina Fasso.
    Nous attendons d’autres contacts , car il est facile de parler sur ce site ,et de ne rien faire , la parlote na jamais fais bouger quoi que ce soit .
    Vous avez mon email et mon telephone , nous allons rédiger bientôt un texte , et nous voudrions faire diffuser ce texte par Facebok et autres moyens dont des courriers aux organismes que nous avons cité dans de précedents commanantaires .
    Une campagne de denonciation et d’information doit mobiliser le maximum de personnes , nous attendons des contacts ,merci

    Adm: Vous avez beaucoup de mérite à vous engager dans une action aussi noble, mais était-ce besoin de stigmatiser tous ceux qui cherchent à parler les uns avec les autres, pour tenter de comprendre, de s’organiser, de se porter au secours de leur pays ? Ne font-ils pas, sur LQA, ce que vous préconisez de faire sur Facebook et autres moyens ? Cette « Parlotte » que vous semblez nous reprocher n’est-elle pas action aussi ? ..




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  • Nourrefine BELMOUHOUB
    15 octobre 2011 at 18 h 39 min - Reply

    @ Mohamed YAHIAOUI : Cher ami, je vous prie de bien vouloir annéxer mon nom à toute initiative entreprise pour %aitre SIMOZRAG pétitions lettres, actions, et merci d’avance.
    Saaalitations




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  • boukezouha abdelouahab
    15 octobre 2011 at 19 h 24 min - Reply

    je suis partant aussi ,quand je pense que les juifs liberent plus de mille palestiniens (tant mieux) pour un des leurs j’ai envie de mourir .




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  • mohand ibn echahid
    19 octobre 2011 at 16 h 15 min - Reply

    Salam Azul
    Tenez bon Mre Simozrag « Lahoum eddounia wa lana elakhira »Allah maakoum wa issaberkoum. Je demande aux lecteurs de LQA de prier pour les opprimes et de mettre ds ce site une ikone pour ns faire rappeler des souffrances de ces expulsés. La ou vs etes essayé de sensibiliser pr ke la justice prime




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  • mohand ibn echahid
    19 octobre 2011 at 16 h 26 min - Reply

    @Mohamed yahyaoui
    Priere bienvouloir m´inscrire comme soutien a toute revendication contre cette injustice. Il faut aussi ecrire aux autorites du Burkina pour leur demande justice et dignite contre ces victimes. « La3alla Allah Yahdihoum » Allah ma3ak essi Mohamed Yahyaoui




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  • Congrès du Changement Démocratique