Édition du
25 March 2017

Hocine Aït-Ahmed: “Ferhat Abbas était un politicien sérieux et conséquent”

Evoquer le rôle patriotique de Ferhat Abbas c’est démythifier la guerre de libération menée par le peuple mais confisquée et détournée à des fins de pouvoir politique par les dictateurs qui se sont
succédé au pouvoir depuis l’indépendance.
Ne craignons pas les mots: Décoloniser l’histoire c’est la libérer des manipulations continuelles des groupes militaro-policiers, c’est restituer à la nation sa mémoire, sa fierté et sa dignité.
C’est redonner aux Algériennes et Algériens confiance en eux-mêmes pour reprendre en mains pacifiquement leur destin.
Ce retour à la légitimité populaire et la volonté de construction d’un Etat et des institutions démocratiques à tous les niveaux furent le fondement même de la plate-forme de la Soummam. Le 20 août
1956 est dialectiquement complémentaire du 1er Novembre 1954, et indispensable à la mobilisation révolutionnaire. Ce fut le premier pacte politique contractuel, fondé sur le respect du pluralisme,
des libertés d’expression et d’organisation et non pas sur le bricolage populiste exploité par des “Historiques libérateurs” devenus des “tyrans”. Il ne portait donc, ni sur la forme ni sur la
militarisation des dirigeants mais sur le fond, sur la garantie aux Algériennes et Algériens des droits fondamentaux et de toutes les libertés démocratiques, conditions sine qua non pour que soit
concrétisée la République démocratique et sociale. Une promesse solennelle et historique que personne ne peut contester ouvertement sans se mettre à porte à faux par rapport aux engagements
imprescriptibles sacralisés par la proclamation du 1er novembre1954.
Que dire de Ferhat Abbas en tant qu’homme ?
Que c’était, dès son jeune âge, un militant politique anticolonial, sérieux et responsable, faisant partie des quelques élus exigeant l’émancipation du peuple algérien.
La première impression que j’ai retenu de lui à Alger et lors de mes passages à Sétif, toujours clandestin, mais friand de contacts intéressants, décrivait un humain vrai et véritable, intelligent,
franc et sincère, digne de confiance; l’exact contraire du frimeur, du bavard, du menteur et de l’imposteur.
Et que dire de lui en tant que politique sérieux et conséquent ?
Ses perspectives n’étaient pas définies seulement par des idéaux mais aussi, dans les grands moments historiques, par des initiatives stratégiques.
C’est ainsi que lors de l’opération torche, le gigantesque débarquement Allié, il a tout de suite fait signer à ses amis et notamment au docteur Lamine dirigeant du PPA, ainsi qu’à d’autres
personnalités un Manifeste du peuple algérien, remis aux autorités américaines, à leurs alliés, et même au gouverneur général.
Le manifeste demandait l’abolition du colonialisme, engageait le peuple algérien à se mobiliser aux côtés des Alliés. Il revendiquait le droit du peuple algérien à récupérer son indépendance,
conformément aux promesses du Pacte de l’Atlantique.
Cette initiative ne tardera pas à susciter un immense espoir et un réveil patriotique d’un bout à l’autre du Pays. Le Congrès des Amis du Manifeste et de la Liberté qui s’est tenu en 1944 ne
tardera pas à rassembler la plupart des partis et des forces politiques à l’exception du PCA.
Le lancement du mouvement des Amis du Manifeste et de la Liberté suscita un tel enthousiasme dû à la réalisation de l’Unité Nationale que la multiplication rapide des sections qui a suivi dans les
villes et aussi dans les campagnes, reste un phénomène rarissime dans les pays décolonisés.
Hélas, la grosse colonisation avait deux raisons d’organiser des massacres à Sétif et Guelma. La peur de la puissance politique et organisationnelle, et la volonté de se débarrasser de Ferhat Abbas
qu’elle pensait avoir choyé.
Hocine AIT AHMED.


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5 Commentaires sur cet article

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  • fhamtelmeqsoud
    8 octobre 2011 at 17 h 30 min - Reply

    Quel grand hommage, Mr AIT AHMED, vous rendez à un monument de la politique algérienne (tout autant que vous) de l’époque coloniale. C’est une fierté pour le Peuple algérien de découvrir ces figures charismatiques qui ont travaillé pour libérer le peuple soumis et colonisé parce qu’en 1832 il a renoncé à son union délaissant quelques combattants sur le champ de bataille à Sidi Fredj. J’ai personnellement savouré la personnalité de Monsieur FERHAT ABBES dans son livre testament  » demain se lèvera le jour ». Ce jour là est il enfin arrivé avec le printemps arabe pour redonner l’espoir à des millions de citoyens du Machrek et du Maghreb abâtardi par un régime tyran et à la solde de ses maîtres occidentaux qui s’accaparent les richesses inaliénables des Peuples. Tantôt, Inchallah, seront jugés ces traîtres usurpateurs de l’indépendance et des richesses nationales.
    Vive l’Algérie libre et fraternelle




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  • ahmed
    8 octobre 2011 at 20 h 08 min - Reply

    Bonsoir,

    Les évenements de Sétif,Kherrata et guelma en 1945 et le nombre importants d’algériens tués froidement par les forces coloniales ont donné à l’hitoire algérienne une autre tournure . Sans ces évenements,le mouvement national algérien,n’aurait jamais connu cette radicalisation et les algériens n’airaient jamais pris les armes pour se libérer . Par sa mégalomanie et son entêtement,la puissance coloniale a raté en 45,une possibilité de solution négociée avec justement Farhat Abbas et qui aurait aboutis à l’indépendance du pays sans effusion de sang ni en 54 ni en 92. Ayant raté cette chance,les évenements de Mai 45 à Sétif,nous ont conduit droit vers un soulevement armé . Farhat Abbas,en sa qualité d’homme politique modéré,n’avait aucune chance de s’imposer en 62 devant les prédateurs qui se bousculaient autours d’une algérie ensanglantée .
    Avec Farhat Abbas a sa tête dés 62,l’Algérie serait aujourd’hui au même rang que la corée du sud avec en plus le pétrôle . Mais ce n’est jamais trop tard,le pays qui a mis au monde le grand Farhat Abbas,est capable d’offrir à l’Algérie d’autres enfants de la même valeur que notre regrété Farhat Abbas RAHIMAHOU ALLAH
    Adm: Nous avons corrigé le nom de Kherrata.une faute de frappe, sans doute.




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  • BAMAKO TAHYA L´EMO
    8 octobre 2011 at 21 h 09 min - Reply

    SALAM ALEIKOUM:sétif capitale du nationalisme algerien. pourtant, c´est sétif qui apparait a tous comme la capitale de nationalisme montant. el marhoum benyoucef benkhedda en témoigne,de longues années plus tard: sétif passait en 1942 pour la capitale politique de l´algerie musulmane a cause de la présence des personnalités comme el marhoum farhat abbas, leader des Élus et de l´union populaire algerienne, el marhoum hadj mostefai représentant le docteur el marhoum mohamed salah bendjelloul, el marhoum ahmed maiza, trésorier des oulamas. la ville de sétif (el ali) ouverte vers l´est, en liaison directe avec le néo-destour tunisiendes années trente, a connu une vive agitation politique: bagarres dans les stades, boycottage des commercants francais. et même en 1935 un pogrom. a partir de 1938, la répression colonialiste a,pour un temps, calmé le nationalisme. mais dés le débarquement, le nationalisme va croissant en ville, ou la vie politique est jalonnée de réunions plus au moins houleuses, de visites de leaders.la campagne avoisinante subit la contagion et cherche a se structurer. la montagne elle-même enregistre et amplifie les rumeurs glanés au souk ou dans les cafés des foubourgs. le scoutisme musulman est trés actif: le groupe scout el hayat rassemble la jeunesse musulmane et entretient un esprit nationaliste, le groupe s´est étoffé aprés 1942 des camps mettent en contact les jeunes des aurés, de la plaine,autour des feux de camp ou les chants patriotiques résonnent et impressionnent les algeriens des alentours.en 1945 ils sont prés de deux cents a sétif qui défilent réguliérement dans un ordre impeccable.
    mais l´attraction de sétif est sans contexte la pharmacie de farhat abbas, la personnalité de la ville. c´est a la sous-préfecture de sétif, a déposé les ststuts des AML. farhat abbes a su cré
    er autour de lui un climat de respect pour sa personne et ses idées. il étend l´influence de son groupe par l´autorité
    de ses représentants a biskra le docteur saadane, a batna docteur benkhelil, a tiaret kaid ahmed
    . son journal l´égalité se diffuse a sétif et sa région avec succés, sa politique veut établir une large union avec les oulamas, le scoutisme musulman, le PPA. il se présente donc comme l´homme du rassemblement; léve-toi pour reconquérir par un rassemblement populaire tes franchises et tes liberés, conclut le tract des AML. ,diffusé a sétif pour le deuxiéme anniversaire du manifeste de février 1943. si les colonialistes lui ont notifié l´interdiction de prendre la parole en public, farhat abbas fait des conférences dans des cercles privés et insiste sur deux faits essentiels: la ligue arabe créee en mars 1945 et la conférence de san francisco (fondatrice de l´onu en avril 1945)il se déplace beaucoup a alger parlant devant des parterres trés nombreux. quant au PPA, encore clandestin, il n´apparait jamais au premier plan, mais son action est menée par de trés jeunes militants dévoués crps et âme, avec méthode et conviction. il demande un parlement algerien élu au suffrage universel qui établira un gouvernement de la nation algerienne.indépendante. dans le quadrilatére, le docteur lamine debaghine jouit d´un prestige immense, surtout a sétif. installé a saint-arnaud (el eulma).il incarne le parti pendand la répression de la période vichyste. il jouit de l´aura de l´intelectuel dans le parti PPA et par conséquent joue sur l´activisme pour mieux mériter du peuple.il n´a pas la maturité politique des vieux militants de l´étoile nord-africaine et il vit dans cette région, véritable laboratoire du nationalisme, bien en avance sur le reste de l´algerie. sous sa direction, le parti se forge comme un organisme de combat.mais les moyens financiers sont limités et les récupérations d´armes difficiles (le PPA oriente son action de propagande vers les soldats algeriens, dans l´espoir de se fournir en armes. en paralléle,l´intellectuel précise les axes de la propagande et il ne se fait pas faute d´influencer la position de farhat abbas,qu´il fréquante réguliérement. les oulamas, dés 1942, ont déployé une instense propagande pour multiplier les medarsas. leurs quêtes leur ont apporté des sommes considérables. le 15 avril 1944, le cheikh bachir el ibrahimi (rahimah allah) a remis au général de gaulle et au gouverneur un mémorandum, ou il se plaint du manque de liberté des musulmans dans l´exercice du culte et demande, avec la séparation du culte de l´administration coloniale.des réformes et plus de liberté. depuis lors,des oulamas ont manifesté leur union avec le mouvement de farhat abbas. les adjoints du cheikh el ibrahimi se répartissent les visites et les tournées de propagande dans tout la quadrilatére. les cheikhs larbi tebessi et said salhi répandent la bonne parole et donnent a la protestation populaire une forte tonalité religieuse: boycottage des listes électorales, boycottage des cartes d´alimentation,boycottage de la domesticité,matraquage des consommateurs d´alcool dans les cafés européens sous prétexte de faire respecter les préceptes religieux dans les villes, les villages et les campagnes, les consignes pénétrent et sont suivies avec scrupule. Ainsi se forge trés rapidement dans le quadrilére l´unité du grand mouvement politique des AML. merci bamako tahya l´emo.




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  • maicha
    10 octobre 2011 at 7 h 35 min - Reply

    Dans son hommage da l’houcine oublie ou semble ignorer la position du Président Ferhat Abbas face au régime de Boukharouba et l’appel qu’il a lancé en mars 1976 contre la politique de Boukherouba qui lui a valu la nationalisation de sa pharmacie et sa mise en résidence surveillée pendant 4 ans jusqu’ à sa libération par le Président Chadli
    Voici la conclusion de cet appel mémorable et qui explique pourquoi il est passé sous silence!!!

    Algériens, algériennes !

    Le régime colonial contre lequel nous nous sommes mobilisés nous avait humilié. Il nous avait interdit dans notre propre pays l’exercice de la souveraineté nationale en limitant nos problèmes aux questions alimentaires et économiques.

    Depuis notre indépendance, le régime du pouvoir personnel nous a conduit progressivement à la même condition de sujets, sans liberté et sans dignité.

    Cette subordination est une insulte à la nature même de l’homme et de l’algérien en particulier. Elle est une atteinte à sa personnalité.

    C’est pourquoi des hommes, militants de bonne volonté, se sont rencontrés pour dénoncer cet état de chose et mettre fin à l’indignité qui nous frappe. Ils appellent les algériens à lutter afin :
    1°)- De élire par le peuple, librement consulté, une assemblée nationale consistante et souveraine.
    2°)- De mettre fin au système totalitaire actuel et élever des barrières légales contre toute velléité de ce genre.
    3°)- D’établir les libertés d’expression et de pensée pour lesquelles le peuple algérien a tant combattu.
    4°)- D’œuvrer pour un Maghreb arabe uni, islamique et fraternel.




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  • El-Amel
    10 octobre 2011 at 16 h 23 min - Reply

    «Aït Ahmed rentra en rébellion contre l’autorité coloniale, mais aussi contre la direction de Messali Hadj, qui voulait être légaliste et prendre part aux élections.»
    «Le 1er Novembre est l’enfant de l’Organisation spéciale pour la préparation de la révolution (OS)», selon l’historien, Mohammed Lahcen Zghidi, lors d’une conférence au Centre de recherches sécuritaires et stratégiques (Crss) de Ben Aknoun (Alger). Placée sous le thème «Le rôle de l’Organisation spéciale (OS) dans le combat pour l’indépendance de l’Algérie», cette conférence a vu la participation d’éminentes personnalités et d’universitaires. Très prolixe, le conférencier a estimé que «l’Organisation spéciale (fondée après les événements du 8 mai 1945) était le bras armé clandestin du parti du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (Mtld)». L’OS fut démantelée par la police française à la fin de l’année 1950. Cette organisation, dirigée à ses débuts par Mohamed Belouizdad, s’occupait notamment, a soutenu l’invité du Crss, «de la collecte de fonds, l’acquisition d’armes et l’entraînement.
    Néanmoins, les massacres du 8 mai 1945 ont renforcé la position de ceux qui souhaitaient passer à l’action armée pour l’indépendance de l’Algérie» explique M. Zghidi. Donc, après les tragiques événements du 8 mai 1945, où les Algériens ont, unanimement, compris que «la Liberté ne s’offre pas, elle s’arrache». avait poussé, selon Mohammed Lahcen Zghidi, en conséquence, l’Organisation spéciale dans des voies plus précises, tendant vers l’action, par l’achat d’armes, mais surtout en passant aux premières actions violentes, comme l’attaque de la poste d’Oran, le 4 avril 1949. Pour le conférencier, l’activisme de Hocine Ait Ahmed le propulsa très vite aux hautes responsabilités au sein de l’OS. «En effet, dès 1947, Aït Ahmed a été désigné membre du comité central du PPA-Mtld et également adjoint de Mohamed Belouizdad à la tête de l’Organisation spéciale. Après la mort de Belouizdad, il devint le chef national de l’OS», a-t-il expliqué. Et de poursuivre: «Suite aux événements de mai 1945, Aït Ahmed rentra en rébellion contre l’autorité coloniale, mais aussi contre la direction de Messali Hadj, qui voulait être légaliste et prendre part aux élections organisées par l’entreprise coloniale», a-t-il indiqué, avant d’enchaîner, indiquant que l’engagement et le patriotisme de Hocine Aït Ahmed ne pouvaient être mis en doute.
    Celui-ci n’hésita pas, toutefois, à remettre en cause certains choix de la direction du Parti du peuple algérien (PPA), avec lequel il avait traversé des situations tumultueuses. Car, a-t-il expliqué, les partisans du légalisme furent majoritaires. Ils éliminèrent du coup les activistes. Ainsi, «dès le congrès de février 1947, le parti avait opté pour la participation aux élections, et ce bien que la base attendait le passage à l’action directe», a signalé le conférencier, soutenant qu’il fallait donc «attendre la mascarade électorale d’avril 1948 pour que le courant activiste revienne en force. Il exigea par conséquent que la priorité à l’action armée soit donnée». D’où la réunion du comité central de décembre 1948 consacrant, selon l’invité du Crss, la victoire des radicaux avec l’adoption du rapport proposé par Ait Ahmed et de ses thèses. «Le rapport présenté par Ait Ahmed alors qu’il avait, à peine 22 ans, était magistral et renseignait sur la maturité politique et stratégique du premier chef de l’OS, qui préconisait rien que l’action armée contre le colonialisme français», a déclaré l’historien. Selon lui, dans le rapport de Hocine Aït Ahmed, on retiendra surtout «la dénonciation de l’impasse de la voie légaliste, l’option pour une guerre de partisans (ni insurrection généralisée, ni terrorisme), le développement de l’Organisation spéciale (OS) destinée à la préparation de la lutte armée. Hélas, la crise de 1949, ajoute M.Zghidi, donna un coup de froid à la préparation de l’action armée».
    Pour mémoire, il convient de souligner que durant l’année 1949, le chef de l’OS, fervent partisan de l’action, Hocine Ait Ahmed, fut écarté de la direction et remplacé, dans la foulée, par Ahmed Ben Bella à la tête de l’OS. D’ailleurs, il faut noter que ce dernier ne resta pas longtemps à la tête de l’OS. Car, en mars 1950, cette organisation paramilitaire fut démantelée. Ce coup dur fut facilité par les informations qui auraient été fournies par Ben Bella, alors chef national de l’OS, à la police française. Donc, il est évident pour Mohammed Lahcen Zghidi que le démantèlement de l’OS a sans doute retardé le processus de déclenchement de la lutte pour encore quatre longues années.)

    Encore des historiens de salon qui nous racontent des historiettes, de Paris à Alger, le même discours des khoubzistes.
    Mohamed Belouizdad a été un chef remarquable qui a structuré « les jeunes dans une solide organisation de type pyramidal ». Fondateur du « groupe de Belcourt », il est membre du PPA, puis responsable de l’OS lors du 1er Congrès du MTLD, et c’est après sa mort qu’il sera remplacé par Ait ahmed.
    Quand à Messali, il était le premier à revendiquer l’indépendance de l’Algérie.
    Sans faire de recherche stratégique, un retour à l’histoire et chantons tous ensemble:
    « Ô mon pays, ô mon pays,
    Je n’aime que toi
    Ton amour règne en maître dans mon coeur
    Ton amour augmente tous les jours
    Comme font les plantes dans la nature
    Notre pensée forme pour toi
    Des remparts et des cloisons naturelles,
    Nous les fils de l’Algérie,
    Toujours tenaces et persévérants
    Tes limites sont de Gabès à Fèz
    L’Algérie se relèvera par les leaders
    Messali et Abbas.
    Vive Belcourt que le pouvoir méprise et
    Vive l’Algérie algérienne!




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  • Congrès du Changement Démocratique