Édition du
23 March 2017

Où va l’Algérie ?

Une question lancinante que s’était déjà posé feu Boudiaf, mais avant même qu’il n’ait eu les premiers éléments de réponse à son interrogation, il fut sauvagement et impitoyablement exécuté « in live », par qui tout le monde sait, y compris SAG, chef de gouvernement d’alors (loin de moi l’allusion au bouc émissaire, Boumaarafi),

et depuis cette question récurrente ne cesse de faire son bonhomme de chemin et tarauder les esprits bouleversés des citoyens, qui assistent impuissants au naufrage de l’Algérie, qui par crainte de subir les foudres et le sort de feu Boudiaf, pour avoir osé franchir les limites « acceptables », qui de crainte de revivre les affres des années 90, tellement ressassés dans un but dissuasif, par ceux là même responsables des crimes contre l’humanité subis par le peuple, qui enfin contre vent et marées, osent défier le diable et son arsenal, pour reposer cette question voulue tabou, au même titre du « qui tu qui ? », que voulaient bannir ceux indisposés par ce genre de questions imprescriptibles et ô combien troublantes, allant jusqu’à criminaliser les poseurs de ces questions, tant pour eux l’Algérie va bien, l’Algérie est une île de démocratie et de prospérité, ceux qui tuent sont connus, puisque révélés par notre vénérable ENTV, et toute autre version qui contredirait la version officielle n’est que pure non sens dans le meilleur des cas, sinon du pur terrorisme subversif, dont les auteurs ne sont que des agents de connivence et d’intelligence avec, tenez-vous bien, l’ancienne force coloniale, la France, et pourquoi pas, avec les Juifs (le sionisme!).

Cette catégorie de citoyens endurcis, de plus en plus nombreux, et de plus en plus organisés, ne craignent plus de tenir le taureau par les cornes et oser ce que leur concitoyens n’osent pas encore, à savoir reposer ces questions, et oser donner la contradiction aux thèses pré établies, et proposer même des alternatives concrètes, une manière pour eux de briser le mur de la peur et du mensonge entretenu près de deux décennies, et même plus, grâce à leur acharnement que rien ne peut arrêter, ni phagocyter, réfractaires aussi bien au bâton qu’à la carotte, pour éviter à l’Algérie (ou ce qu’il en reste) la déliquescence que lui prédestine ses fossoyeurs.

L’objectif primordial étant de contribuer concrètement, en proposant des perspectives autres que celles imposées jusque là par les bourreaux DAFistes et leurs bouffons consacrés par un Deux ex machina, sauveur du pays, au moyen d’une loi amnistie scélérate. Beaucoup d’Algériens, continuent de suivre impuissant la dérive immuable de leur pays, au moment où les « faiseurs de prince » se complaisent à gérer cette situation au jour le jour, sans le moindre égard au peuple et à ses aspirations, et sans se sentir ni concernés par ce qui se passe aux frontières immédiates et régionales, au nom d’une spécificité dont ils sont les seuls à détenir le secret, ni faire un effort éclairé, pour une fois, et en tirer les leçons requises de ces expériences, et éviter au pays le risque certain de sombrer et dont personne ne peut prédire l’ampleur.

Ce même pouvoir persiste dans son alchimie moribonde et aventureuse concoctée dans ses officines macabres, aidé de ses lèche-bottes à qui profite le statut quo. Le seul projet dont dispose le pouvoir est celui du maintien en l’état du régime grâce à la rente des hydrocarbures, qui lui prodigue un très important matelas financier lui permettant d’acheter un semblant de paix sociale et de conforter ses fragiles alliances extérieures. « Ce que l’on constate aujourd’hui est que de l’ensemble des pays de la région, le seul pays immobile est l’algérien », comme le signale Mr Malti, qui élabore : « L’Algérie est sans voix alors même que l’OTAN est à ses portes. Il fut un temps où les Occidentaux tenaient compte de la position algérienne, sourcilleuse quant aux intrusions étrangères et aux aventures militaires des puissances extracontinentales. Le régime actuel est complètement dépendant pour sa survie de ces puissances qui ne rencontrent donc plus aucune résistance dans leurs stratégies de domination. Mais cette situation ne peut perdurer, c’est le même personnel, en place depuis l’indépendance il y a cinquante ans, qui conduit dans une impasse renouvelée une société en panne ».

Obnubilé par le pouvoir dont il est détenteur et la léthargie dont semble plongée la « classe politique », minée par des schismes chimériques et des batailles à la Don quichotte, qui ne profite qu’à ce pouvoir, ce régime semble « anesthésié au point de ne pas voir, que si son emprise reste implacable sur la population pour les raisons suscitée (en partie), cela est loin d’être le cas, des appétits voraces qui se rapprochent de plus en plus, je parle des « appétits » des super puissances, nouvellement installées, confortablement, et durablement (même sournoisement) à n’en pas douter, à nos portes, et qui ne sauraient désormais se suffire de « la gestion » par procuration léguée jusqu’à maintenant à ses sous-traitants, putschiste entre autres, la conjoncture ne s’y prêtant plus à ce genre de ‘sous-traitance d’une ère révolue.

Cette lecture de l’état des lieux sans prétention aucune (préambule sans plus), qui s’apparente plus à « enfoncer les portes ouvertes », puisque partagée par la quasi-totalité des citoyens, hormis les quelques milliers de piques-assiette qui mangent à tous les râteliers, contre service et soumission rendu aux seigneurs de l’instant (et qui trouvent toujours les arguments qu’il faut, pour justifier leur allégeance totale au nouveau seigneur, même au antipodes des thèses de son prédécesseur immédiat, toute honte bue.

Seulement, force est de constater qu’il ne suffit pas de bien diagnostiquer le mal, ni d’être en majorité contre ce pouvoir corrompu, et de sa gestion catastrophique, pour que celui-ci ne s’effondre de lui-même, sous l’effet de nos vœux pieux, de nos espoirs et autres souhaits, de même s’il n’est un secret pour personne que ce pouvoir est illégitime, vu son rejet par la majorité des citoyens, qui restent en dehors des cercles effectifs de ce pouvoir depuis plus d’un demi siècle, et non pas uniquement depuis le putsch de janvier 1992, et par conséquent non représenté dans aucune des instances et des structures de l’Etat, cela ne veut pas dire pour autant, que cela suffit à lui seul pour précipiter la chute de l’oligarchie. Les décennies passées marquées par les tergiversations qui ne finissent pas des forces de l’opposition réelle, je ne parle pas des satellites mis sur orbite, sont autant de preuves de la fatalité de ce vœux pieux, chose qui conforte ce pouvoir dans son arrogance aveuglante, et consacre sa longévité finissante. Partant de là, une question « logique » s’impose :

Est-il possible de sortir de cette fatalité incessante ?

Je constate pour mon compte deux situations globales (d’autres pourraient voir plus) :

– La première, si elle indispose énormément et concrètement le pouvoir car le bousculerait pour de bon (et le message ne saurait lui échapper), prélude à son éviction, cette situation n’est pas par contre dans l’intérêt non plus du peuple, car n’émanant pas de sa volonté ni de son action, je veux parler de l’intervention étrangère, au regard des évolutions et autres révolutions aux seuils de nos portes. Ce pouvoir maffieux autant que le peuple risquent bien un jour de se réveiller pour se trouver face aux escadrons de l’oncle SAM ou de ses alliés, sous prétexte du droit d’ingérence humanitaire nouvellement instauré. Même si le peuple algérien, victime de la violence dévastatrice de ses gouvernants, se considère en droit, et forcé de faire appel à l’étranger pour lui porter assistance, par le biais d’une protection humanitaire, à l’image de nos frères et voisins libyens qui étaient sur le point d’être laminés par les forces de kadafi à Benghazi et ailleurs, il est moins sûr qu’il soit capable par la suite de décider du plan de redéploiement de ses « sauveurs » (Iraq, Libye).

A ce propos, Mr Ghazi Hidouci explique bien « le caractère ambigu, et équivoque du pouvoir algérien dans ses rapports avec l’OTAN et ses partenaires occidentaux. Si la situation actuelle en Libye devait persister dans la réalité sociopolitique structurellement déstabilisée de l’Algérie, ce gouvernement ne pourra pas éviter de devenir le supplétif de la stratégie occidentale au Maghreb. Dans une telle situation alimentée par la corruption généralisée – celle des centres de décisions à tous les niveaux et des services de sécurité – et l’arbitraire permanent, l’hypothèse d’un soulèvement récupéré infiltré et orchestré ne peut être écartée. Il s’agit là d’une menace réelle ».

De son côté, Mr Malti conforte cette thèse lorsqu’il dit que « le régime continue de bénéficier du soutien des grandes puissances qui n’ont pas encore sifflé la fin de partie. Mais aussitôt que les Occidentaux auront stabilisé la situation en Libye, ils seront amenés naturellement à traiter l’exception algérienne… Elles affirment néanmoins haut et fort que la stabilité à long terme, dont elles ont besoin pour la préservation de leurs intérêts, ne peut être garantie que par un système démocratique. L’épouvantail islamiste semble avoir fait son temps et l’alibi ne trompe plus grand monde. Il est certain que des pressions de plus en plus vives s’exerceront sur le pouvoir réel pour l’amener à évoluer et à ouvrir sérieusement le champ politique. Personne ne se satisfera à l’intérieur et à l’extérieur de réformettes cosmétiques. Les risques induits par le blocage actuel sont très importants en termes de sécurité régionale notamment. La panne économique et sociale de l’Algérie pourrait déboucher sur des ruptures extrêmement graves. L’évolution démocratique est inscrite dans la logique de l’Histoire ».

A la lumière de ce qui se trame à l’intérieur de ces pays nouvellement libérés de leur dictateurs, la vigilance reste de mise comme le souligne Mr Hidouci, et beaucoup de risques de récupération ou de dénaturation guettent les révolutions arabes : « Nous voyons se dérouler ce triste scénario en Egypte, où l’armée est le mandataire d’une transition contrainte, et, plus encore, en Tunisie, où la préoccupation des dirigeants, de moins en moins sourde, est l’élection des élites anciennes de Bourguiba et de Ben Ali. Le pire des cas reste, bien sûr, la Libye, où c’est la « crème » de la corruption qui ramasse la mise avec le soutien de l’OTAN. Une révolution authentique est celle qui œuvre au changement de la nature des régimes et non celle qui cherche à recruter dans les mêmes viviers de l’autoritarisme des compétences moins décrédibilisées, un peu plus présentables. »

– Deuxième alternative : la nécessité de la mobilisation du peuple contre ces dangers réels et imminents par l’instauration d’un gouvernement représentatif et transparent, à même d’éviter au pays d’une part une déliquescence en phase avancée, voire le piège mortel d’une guerre civile, d’autre part « modérer » les appétits insatiables de l’Occident, c’est la solution parfaite, mais cette situation semble bien loin, vu l’état où se trouvent les « décideurs » au pouvoir d’une part, et les forces du changement réel, d’autre part.

Tout le monde, ou presque, s’accorde à dire que ce changement tant attendu ne pourra se réaliser et prendre forme qu’au moment où commence l’action sur le terrain, menée sur la base d’une plateforme commune à laquelle souscrivent l’ensemble des partenaires et adeptes de ce changement réel et non violent, désireux de sauver le pays avant le déluge, sans pré conditions ni autre apriorité.

Il reste une question vitale, sans cesse posée, mais jusque là sans réponse. Si cette majorité est d’accord sur l’impossibilité d’un changement de l’intérieur de ce pouvoir ou par ce pouvoir, et puisque on semble d’accord sur les principes fondateurs de l’Etat de droit qui doivent primer, qu’est ce qui empêche alors le rassemblement des forces vives et sincères de notre nation, autour d’une plateforme qui regrouperait tous ces partenaires? Attendre une symbiose idyllique, où tout le monde est d’accord avec tout le monde sur tous les dossiers, sous-dossiers et chapitres ? Est-ce qu’on chercherait à laminer les différences, condition sine qua non, avant d’établir une fusion, faisant fi de notre multitude ? C’est tout simplement utopique, voire suicidaire ; il est grand temps de passer à l’action au lieu de disserter à profusion, et faire avec ce qu’on a, accepter nos divergences, et même nos « extrémismes », vus par le prisme des uns et des autres, qui s’avéreront moindre « extrémismes » qu’ils ne paraissaient, pour peu, qu’on prenne la peine de mettre la main à la pâte. Pour cela il faudrait avoir le courage et la volonté de :

1- Se débarrasser des préjugés-carcans et arrêter les accusations mutuelles : nul n’est en droit de demander aux autres de renier leurs aspirations et convictions comme condition préalable à un rassemblement pour le changement effectif ;

2- Le fait que les thèses des uns soient aux antipodes des thèses des autres, ne devrait pas constituer un obstacle pour se rassembler autour de valeurs et principes épousés et acceptés par tous, et quoi de plus naturel que d’appartenir à des courants différents, voire même contradictoires ? N’est ce pas la définition même de la pluralité, tant que cela se fasse de manière non violente, loin des contraintes et des coercitions ? La guerre de « cent ans » basée sur des préjugés et les stéréotypes devrait cesser au plus vite, car elle constitue le socle qui fait le lit et les comptes de la junte pour saborder toute velléité de rassemblement, comme cela a été le cas du contrat de Rome, « jugé » contre nature, par ce même chef de gouvernement, toujours en place après près de deux décennies !, un contrat qui aurait sans nul doute évité au pays ce naufrage et lui aurait fait économie de tant de vies humaines et de capital. Nier aux uns et aux autres leur droit d’exister et de s’affirmer ne les fera pas disparaître d’un coup de baguette magique ; il faut faire avec, même si la dragée semble trop amère pour certains.

Est-il nécessaire de rappeler qu’il n’est pas question de pré décider du choix du peuple, du projet de société auquel il aspire dans sa majorité, avec le respect de sa minorité du moment, étant donné que cette minorité peut devenir à tout moment majorité, pour peu qu’il existe les mécanismes adéquats établis pour de telles circonstances. Ce dont il est question, quitte à le répéter, c’est de jeter les bases d’une plateforme, sur des principes clairs, justes et faisant l’unanimité, pour permettre justement au peuple algérien, d’exercer en toute souveraineté ses droits et faire son choix, sans coercition ni paternalisme, et encore moins d’être accusé d’infantilisme ou d’immaturité, si son choix se trouve être jugé incongru aux yeux des uns ou des autres. Il a le droit d’apprendre comme tous les peuples, pour parfaire son expérience, un droit dont il a été privé prés d’un demi-siècle. Le travail qui nous incombe à tous est de lui permettre de choisir ses représentants, à tous les niveaux, et de les destituer s’ils trompent sa confiance, par le biais de mécanismes non-violents institués justement, afin d’éviter l’instauration ultérieure de nouvelles dictatures, quelle que soit l’appellation ou la couleur que lui donnerait ses auteurs. Nos différences ne doivent pas nous empêcher de nous unir autour de ce minimum que chacun réclame, un consensus, qui sert de socle pour l’établissement de l’Etat de droit, un sorte de contrat politique et social, sans préjuger de la nature de la société d’une manière anticipée et coercitive et porteuse de tant de risques de sabordage de toutes les bonnes volontés. Je me répète, car l’obstination des sabordages se répète, et le défi est lancé, à celui qui tient bon !

Si les adeptes de l’islamismes (au pluriel), du moins ceux qui œuvrent pour le changement non violent en dehors de ce pouvoir, ne cessent de réfuter l’accusation de vouloir instaurer un Etat théocratique, doit on alors se fier à ses détracteurs qui l’accusent de manière pavlovienne pour des raisons bien connues, plutôt que de faire confiance aux concernés? Et combien même il existerait en leur sein une frange qui aspire à ce genre de gouvernance, comme partout ailleurs, est-ce une raison pour camper sur des positions « idéologiques » immuables, et se conforter dans les procès d’intention qui ne finissent pas, auxquels toute plaidoirie resterait vaine? La même chose s’applique aux laïcisants accusés d’être des éradicateurs qui « voudraient » bâtir un pays, étranger aux valeurs de leur peuple, en éradiquant une partie de ce peuple, quitte à tourner le dos au voix des millions d’âmes? N’est-il pas venu le temps de faire confiance mutuellement, avec la vigilance qui s’impose, et ne se baser que sur nos affirmations et nos actes.

En conclusion, je pense qu’il est impérieux aux forces du changement, de ne pas attendre le consentement de tous, pour entamer l’action sur le terrain ; ces forces peuvent jouer le rôle de locomotive, des pionniers dans leur genre, pour entamer cette œuvre titanesque, et à la lumière des efforts des uns et des autres, nul doute que le reste, jusqu’à présent indécis, craintif ou tout simplement indifférent, emboîterait le pas, pour peu qu’on fasse preuve d’efficacité et de bonne foi. Cet effort, même modeste au début, redonnera au peuple, jusque là dénigré et indifférent, l’espoir de croire en un avenir meilleur et ultérieurement, plus vite que ne l’imagine certains, assurera sa participation dans l’élaboration de sa destinée, dont il a été que trop longtemps mis en marge, exclu des décisions prise en son nom et à son insu.

A ces forces qui ont tout mon respect et ma confiance, et qui commencent à redonner de l’espoir à de large pans de notre société, n’en déplaise à ses détracteurs qui prétendent le contraire, ces forces qui forgent l’image d’une nouvelle Algérie qui prend forme dans les esprits libres, à l’instar du FCN, Rachad et autres, d’assumer leur responsabilités, de prendre cette l’initiative, sachant la confiance dont ils jouissent au sein du peuple. De la sorte, l’Algérie bougera, elle ne fait pas exception, et se ralliera inévitablement au train du changement radical non violent, n’en déplaise à la cabale et ses porte- voix et plumes, qui sèment les graines de la peur, de la discorde, sous prétexte de sauvegarder les acquis inestimables (outre les leurs), ceux de la sécurité des geôles et des cimetières.

Rachid Ziani-Cherif


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35 Commentaires sur cet article

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  • Rbaoui
    11 octobre 2011 at 18 h 47 min - Reply
  • Koulou
    11 octobre 2011 at 18 h 48 min - Reply

    Il faut se poser les bonnes questions et ne pas se soucier des qu’on dira-t-on n’est-ce-pas?.
    Actuellement on n’a pas la bonne formule chimique pour prétendre à une réaction de la part d’un peuple qui ne jure que par son ventre et bas-ventre.
    En chimie on dit que si on veut réussir une équation ou formule chimique,il faut avoir les bons éléments ou ingrédients.
    Actuellement La chaine de réaction est brisée(aucune confiance mutuelle,aucun échos) est par conséquent on n’arrive pas à enclencher une action appropriée. Tout ce qu’on a réussi à obtenir depuis des décénies c’est des pétards mouillés.
    Si la base est boiteuse et pourrie le reste s’écroule de lui même.Une maison tient par ses fondations et non par le toit.
    Quand une voiture ne démarre pas il ne faut surtout pas essayer de la pousser ça ne marchera jamais.Il faut néanmoins prendre un moment de répit et voir ce qui ne pas pas. Est-ce par manque de carburant ou y-a-t-il une pièce défectueuse qu’il faut remplacer et changer et ainsi de suite.
    Il ne set à rien de crier sur les toits si tout le monde dort.Actuellement l’Algérie ressemble à un tas de ferraille dont on essaie d’en faire quelque chose d’util.
    Il ne set à rien de mettre le blame sur le passé le mal est fait et la blessure est grande ouverte,tout ce qu’on peut faire c’est d’essayer de le guerir et de penser la blessure.L’éventail de solutions est immence on n’a qu’à choisir la bonne formule et procéder par élimination.
    Ne dit-on pas que si on veut sauter plus loin,il faut prendre un moment de recul.




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  • ahmed
    11 octobre 2011 at 19 h 00 min - Reply

    Bonjour,

    Le problème algérien est d’ordre politique . La crise politique qui remonte à 1962 a débouché sur une crise morale,sociale,économique et culturelle . D’un côté l’armée au pouvoir ,continue à infantiliser le peuple et à le suspecter en le traitant de tous les maux . Le peuple est traité de trafiquant,d’immature,d’ignorent.
    De l’autre côté,le peuple traite les décideurs de voleurs,d’incompétents,de vendus…
    Ce climat de suspicion,dure depuis 50 ans . Le résultat est devant nous,le pays sombre dans l’anarchie,l’insécurité et bientôt l’occupation étrangère .
    Les évolutions probables pour répondre à l’auteur,sont soit la guerre civil soit l’occupation étrangère .
    Pour éviter l’une et l’autre des deux évolutions probables,deux démarches s’imposent en urgence,
    -Dans un premier temps,l’opposition doit formuler un projet commun de réformes et de redressement .
    -Le projet de l’opposition,quelque soit sa consistance et son efficacité,n’aboutira qu’avec le soutien d’un partenaire solide qui dans la situation actuelle n’est rien d’autre que l’armée . L’opposition est appelée à s’unir mais aussi à être réaliste . Le réalisme passe par la capacité de l’opposition à intégrer l’armée dans le projet de redressement . Diaboliser l’armée,ne fera que prolonger les souffrances de notre peuple . Il est temps que l’opposition développe enfin ce pragmatisme qui lui permettra au final de partager le pouvoir avec l’armée .Nos parents et grands parents ont libéré ce pays,à nous de réformer le système actuel et d’instaurer un régime semi démocratique . Nos enfants se chargeront du reste et instaureront un système véritablement démocratique .




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  • samham
    11 octobre 2011 at 23 h 07 min - Reply

    l avenir de l Algerie sera rose inchallah,le changement se fera une fois que le fruit sera mure ne soyons pessimistes SVP 135ans de colonialisme et un jour de 05/07/62 Algerie libre




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  • Abdelkader DEHBI
    11 octobre 2011 at 23 h 17 min - Reply

    @ — Rachid Ziani-Chérif :

    Aucune réponse cohérente à la célèbre interrogation : « Où va l’Algérie ? », ne peut faire l’économie d’un consensus national solennellement réaffirmé, sur le caractère intangible et sacré des valeurs constitutives de notre identité nationale, c’est-à-dire notre « algérianité », à savoir : L’Islamité, l’Arabité et l’Amazighité.

    Un consensus national dont le caractère évident, s’il saute aux yeux de la majorité des citoyens algériens, est constamment sapé dans ses fondements, par des quasi sectes groupusculaires, se réclamant chacune de sa propre chapelle : les unes d’un islamisme sectaire dont le prosélytisme n’a d’égal que sa profonde ignorance de l’Islam éclairé et tolérant de nos ancêtres ; les autres d’un panarabisme laïque et antireligieux, créé dans les officines de Londres, de Paris ou de Washington ; les autres enfin, d’un berbérisme ostraciste et prétentieux, sournoisement encouragé – sinon orchestré par l’ancienne puissance coloniale – qui refuse obstinément de faire son deuil de l’Algérie de papa ; une Algérie dont l’indépendance continue de lui rester au travers de la gorge.

    Réaffirmer ce consensus identitaire intangible et sacré de ce qu’est l’algérianité, opposable à tout citoyen algérien comme aux tiers étrangers, c’est déjà accomplir un premier grand pas en avant, en direction de l’élaboration d’un véritable Projet de Société de la nation algérienne.

    Un premier grand pas qui permettra en effet à l’ensemble des algériens, de « retrouver » leur réflexe collectif d’antan, comme au temps la Guerre de Libération ; c’est-à-dire le réflexe de patriotes fraternels, de citoyens solidaires, appartenant à la même patrie, à la même nation, à la même civilisation arabo musulmane où les cultures et les traditions ont été pétries par des siècles d’une longue Histoire commune ; et, surtout, partageant le même destin national, dans un monde en pleine mutation.

    Car, il est vital pour les algériens de retrouver ce réflexe de fraternité et de solidarité qui a été cassé par les différents pouvoirs successifs relevant d’un même régime illégitime ; en particulier depuis la prise directe du pouvoir – au lendemain du putsch de Janvier 1991 à nos jours – par les tenants du « hizb frança », à commencer par les anciens officiers « daf » et leurs servants, jusques aux sommets de l’Etat.

    Un premier grand pas qui sera décisif, parce qu’il déterminera l’accès aux deux étapes essentielles suivantes :

    – l’abolition du régime ;
    – la mise en place d’une autorité nationale de transition, chargée en particulier de l’organisation des élections d’une Assemblée Constituante ;

    Etapes qui ne pourront s’ouvrir que devant un PEUPLE UNI.




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  • HOUARI
    12 octobre 2011 at 2 h 23 min - Reply

    L’Algerie va la ou le peuple veut qu’elle aille.
    Pourquoi se poser des questions alors que tout le peuple connait les reponses.
    Le cancer de se pays ‘est son peuple.




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  • BRAHIM
    12 octobre 2011 at 13 h 01 min - Reply

    Je suis entièrement d’accord avec vous Monsieur DEHBI, sauf que dans votre phrase :
    « c’est-à-dire le réflexe de patriotes fraternels, de citoyens solidaires, appartenant à la même patrie, à la même nation, à la même civilisation arabo musulmane où les cultures et les traditions ont été pétries par des siècles d’une longue Histoire commune ; et, surtout, partageant le même destin national, dans un monde en pleine mutation »
    il aurait été plus juste historiquement parlant de parler de « civilisation BERBERO-ARABO-MUSULMANE où les cultures et les traditions ont été pétries par des siècles d’une longue Histoire commune … ».
    Je sais que je chipote un peu trop mais il faut allé jusqu’au bout du raisonnement pour reconnaître que l’Algérie a d’abord été un peuple berbère (vérité historique) qui a assimilé et accepté la culture arabo musulmane par la suite. Je fais cette précision pour dire que déjà durant la guerre de libération national la question berbère étant lancinante a failli dégénéré comme l’a montré le débat lancé par LQA sur cette question.Il faut mettre DEFINTIVEMENT fin à l’hégémonisme politico-culturel.Je ne cherche pas des poux dans la tête mais il faut parler vrai.

    Par ailleurs, je suis d’accord avec vous quand vous dîtes que ce sera :
    « Un premier grand pas qui sera décisif, parce qu’il déterminera l’accès aux deux étapes essentielles suivantes :
    – l’abolition du régime ;
    – la mise en place d’une autorité nationale de transition, chargée en particulier de l’organisation des élections d’une Assemblée Constituante ;
    Etapes qui ne pourront s’ouvrir que devant un PEUPLE UNI ».




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  • fhamtelmeqsoud
    12 octobre 2011 at 14 h 19 min - Reply

    Pour l’instant elle va là où s’entête à la mener le pouvoir actuel : dans un imbroglio d’impasses. Est ce que ceux qui savent et ceux qui ne savent s’égalent. Si on peut prouver cette égalité on est cuit. Mais comme ceux qui ne savent ne pourront jamais savoir s’ils n’apprennent alors de cette façon il y de l’espoir pour notre pays. Les gens éclairées doivent montrer le chemin, car le Peuple suit ses guides.
    Vive l’Algérie libre. Rendez nous notre indépendance de 62, rendez notre révolte de 88, à bas la dictature belliqueuse et ignorante.




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  • Abdelkader DEHBI
    12 octobre 2011 at 16 h 32 min - Reply

    @ — BRAHIM :

    En fait, j’ai parlé de « civilisation arabo-musulmane » pour élargir le champs de notre appartenance à un cadre historico-géographique beaucoup plus large, qui dépasse les frontières de notre pays et qui englobe à la fois le Maghreb et le Machrek. Mais il est clair que lorsque nous devons parler de l’aire géographique spécifique du Grand Maghreb, s’étendant de la Maurétanie à la Libye, il sera plus juste de parler de civilisation berbéro-arabo-musulmane.




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  • boukezouha abdelouahab
    12 octobre 2011 at 16 h 58 min - Reply
  • amel
    12 octobre 2011 at 22 h 56 min - Reply

    essalam aleykoum

    otpor.com est un site qui peut expliquer beaucoup d’évènements actuels.
    Adm: Nous avons cliqué sur le ien, et il n’y a rien, visiblement. Peut-être une erreur de transcription. Merci en tout cas




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  • Rachid Ziani Cherif
    13 octobre 2011 at 16 h 54 min - Reply

    @ Mr Dehbi

    Je suis tout à fait d’accord avec vous lorsque vous soulignez qu’Aucune réponse cohérente à la célèbre interrogation : « Où va l’Algérie ? », ne peut faire l’économie d’un consensus national solennellement réaffirmé, sur le caractère intangible et sacré des valeurs constitutives de notre identité nationale, c’est-à-dire notre « algérianité », à savoir : L’Islamité, l’Arabité et l’Amazighité’.
    Je voudrais à ce propos juste signaler que si j’ai fait l’impasse sur ce socle tri dimensionnel ( L’Islamité, l’Arabité et l’Amazighité’) sur lequel est fondé notre algérianisé, cela est dû principalement à deux raisons :
    La première implicite, car pour ma part je conçois que la presque totalité de nos citoyens s’inscrivent totalement et se reconnaissent dans cette tri dimensions, quant à la minorité qui se verrait en ‘dehors’ de cette tri dimensions, si elle est en droit d’être reconnue, il lui incombe par contre le devoir de reconnaître à la majorité ses valeurs et son appartenance, et son caractère de Majorité (quant à la minorité qui n’existe que comme instrument pour effectuer les sales besognes que tout le monde sait, je la considère en dehors du cadre de mon texte)
    Deusio, j’ai fais l’impasse sur les valeurs constitutives de notre identité nationale, (lorsque j’ai parlé du danger de pré décider du projet de société de notre peuple, avant tout consensus basé sur les valeurs de liberté et de droit), car je n’ai l’ombre d’un doute que lorsque le peuple aura l’occasion de s’affirmer librement, en se réappropriant ses droits subtilisés, les valeurs constitutives de son identité transparaîtront de manière claire et sans ambiguïté dans ses choix. Nous , nous n’avons pas peur du choix du peuple, pour peu qu’il retrouve sa souveraineté , notre patrimoine est riche et ne souffre d’aucune ambiguïté, la liberté ne fait peur qu’au génocidaires et fossoyeurs de cette liberté, c’est la raison d’ailleurs pour laquelle cette cabale déracinée qui gouverne contre le gré du peuple, se surpasse, en créant toutes les situations à même d’entraver les efforts de changements authentiques, dans le but de rendre impossible au peuple, le recouvrement de sa liberté, en autre en fomentant les luttes intestines, en le mettant les uns contre les autres, dans le but de saborder les conditions optimales qui permettent à ce peuple de s’unir autour de ces valeurs sacrées.
    Je ne finirai pas cette petite réponse à notre frère Dehbi, sans le remercier de m’avoir donné l’occasion, de clarifier ce point, qui j’avoue aurait pu prêter à équivoque




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  • Abdelkader DEHBI
    13 octobre 2011 at 19 h 14 min - Reply

    @ — Rachid Ziani-Chérif :

    Merci pour votre façon élégante d’accepter la remarque que je souhaitais ajouter à votre article si pertinent. Une remarque qui, sous d’autres cieux pourrait apparaître comme une lapalissade mais qui, s’agissant de notre pays, devra être constamment opposée à ceux qui font mine de s’interroger sur la trilogie des référents constitutifs de notre algérianité.




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  • boukezouha abdelouahab
    15 octobre 2011 at 20 h 07 min - Reply
  • ahmed
    17 octobre 2011 at 18 h 44 min - Reply

    Chér Boukezouha,
    La géostratégie fait aujourd’hui les américains et les iraniens s’affrontent ni aux USA,ni en Iran mais en Irak . Il y a à peine une année les syriens et les israéliens,réglaient leur comptes ni en Syrie ni en Israël mais au Liban . Les hommes et femmes politiques compétents,intuitifs et prévoyants anticipent les évènements en les orientant et en leur donnant la direction qui sert les intérêts de leur pays . En 1992,les militaires algériens au pouvoir et l’opposition dominée par les islamistes,par leur incompétence,leur manque d’intuition et par la misère de leur culture politique, nous ont ramené la guerre dans chaque foyer algérien . Cette catastrophe qui nous a coûté dix ans de guerre civil,2OOOOO morts,des milliards de dollars jetés par la fenêtre,exige de nous un minimum de rigueur et de bon sens . La responsabilité des uns et des autres est tellement grave,qu’on ne devrait plus parler ni des généraux ni de ces faux prophètes .




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  • boukezouha abdelouahab
    18 octobre 2011 at 10 h 08 min - Reply

    salam
    Cher Ahmed,
    Vous mélangez et confondez tout. Ce qui s’est passé en Algérie dans les années 90 n’est ni une affaire de compétence ni de culture politique ni encore moins d’intuition. C’est une affaire de démocratie, de respect de la volonté populaire et de libre disposition du peuple algérien qui a choisi librement un projet de société, et des gouvernants. La politique c’est le rapport de force électoral en démocratie, et dans les Etats non démocratique comme l’Algérie c’est le rapport de force physique. Vous ne pouvez mettre dos à dos des hommes et des femmes qui ont remporté tout à fait démocratiquement des élections majeures et des putschistes qui ont massacré l’Algérie à coup de napalm, et le peuple algérien par les tueries massives, les disparitions et la torture. Tout ce que vous dites me paraît inconséquent.




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  • ahmed
    18 octobre 2011 at 13 h 28 min - Reply

    Cher abdelouahab,

    Avec tous mes respects,tout en condamnant le putsch de 92,je vous invite à relire l’histoire des islamistes turques et le nombre important de putsch commis par l’armée turque . Jamais nos fréres turques et malgré la légitimité des urnes,n’ont déclaré le djihad contre leur propre armée malgré les nomreux coups d’états militaires . Déclarer le djihad,revient à jouer le jeu des poutschistes,il s’agit d’une erreur monumentale qu’on doit tous condamner . C’est trop facile de mettre tout sur le dos des uns . Nous sommes tous responsables,nous avons manqué de sagesse . La guerre civile de 92,on aurait pu l’éviter avec un peu plus de patience et de bon sens de part et d’autre .




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  • BRAHIM
    18 octobre 2011 at 13 h 50 min - Reply

    Il y a une excellente interview de Mouloud CHENNOUFI, un algérien qui s’est exilé au Canda et qui est actuellement professeur au Collège des Forces canadiennes à Toronto (Canada) publiée par le Soir d’Algérie « on line » d’aujourd’hui. Il parle de SON pays l’Algérie qu’il a quitté. Je ne sais pas si LQA peut insérer un lien vers cette interview.Je n’ai pas osé le faire à sa place mais çà en vaut la chandelle comme on dit ! çà « calmer » plusieurs d’entre nous, je pense !




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  • BRAHIM
    18 octobre 2011 at 13 h 52 min - Reply

    çà va « calmer » plusieurs d’entre nous, je pense !!




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  • sebah
    18 octobre 2011 at 18 h 35 min - Reply

    ahmed@

    Je suis désolé mon frere,mais seul une occupation étrangere pourra nous unir,plutot pourra caché nos malentendu,et cela s’est vérifier tout au long de notre histoire par tant d’occupation étrangeres.




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  • boukezouha abdelouahab
    18 octobre 2011 at 22 h 10 min - Reply

    Salam
    Cher Ahmed
    D’abord comparaison n’est pas raison. Mais, pardonnez-moi de vous dire encore que vous mélangez et confondez tout. L’armée turque a fait des coups d’Etat parce qu’elle avait constitutionnellement des prérogatives politiques depuis le début de la République. Les deux premiers coups d’Etat qu’elle a fait en 1960 et en 1971, c’était pour dégager du pouvoir deux gouvernements conservateurs qui voulaient s’y maintenir par le tripotage de la Constitution. Cela ne vous rappelle rien ? Lorsque Bouteflika a changé l’article de la Constitution algérienne qui lui interdisait de se présenter à un troisième mandat, l’armée algérienne lui avait donné le feu vert. L’armée turque fait aussi un coup d’Etat en1980 tout simplement parce que la situation de la Turquie était au bord du chaos. Et cela ne veut pas dire que je soutiens les coups d’Etat de l’armée turque.

    Il y a une autre différence, de taille entre le comportement des armées algérienne et turque. La première qui a interrompu un processus démocratique naissant était intervenue le 5 octobre 1988 pour « mater » des manifestations, faisant plus de 500 morts, selon le bilan officiel. La torture était devenue systématique. Que je sache, ce n’est pas les islamistes qui étaient à l’origine de ces manifestations. Le 11 janvier 1992, peu après le coup d’Etat des milliers d’Algériens, islamistes ou non, ont été déportés comme à l’époque coloniale dans le grand Sud dont vous connaissez les dures conditions climatiques et écologiques alors qu’ils n’avaient commis ni crime ni délit. Je crois que vous devriez revoir vos positions, et mieux connaître l’histoire dans sa vérité.




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  • BRAHIM
    18 octobre 2011 at 23 h 43 min - Reply

    Et çà continue ! On Algérie les fondamentalistes islamistes sont des anges. Ils n’ont jamais pris le maquis ; ils ne savent pas ce que c’est qu’une Kalachnikov ou un sabre. Ils ne savent pas ce que veut dire un kamikaze qui se fait exploser en tuant des civils innocents, ils ne savent pas égorger des innocents en récitant des versets coraniques particuliers etc… etc… Ils ont eu envie juste de faire la prière dans la nature avec des armes comme ornements inoffensifs et décoratifs. ils ne savent pas ce que c’est le crime car c’est « haram » de tuer …. d’ailleurs ils sont musulmans donc incapable de tuer un autre musulman n’est-ce pas ! Il n’y a que l’armée qui tue et tous les crimes et assassinats sont le fait exclusif de l’armée et du DRS! Et oui !!!




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  • Adel
    19 octobre 2011 at 0 h 22 min - Reply

    @BRAHIM

    Bonjour,

    J’ai lu l’interview de Miloud Chennoufi et je suis d’accord avec ce qu’il a dit sur les militaires, les laïcs et les islamistes.

    Notre pays a raté un grand rendez-vous avec l’histoire en 1992. Si nos généraux étaient plus patriotes et moins médiocres, ils auraient convoqué les dirigeants du FIS et leur auraient clairement expliqué qu’il y a des lignes rouges qu’ils ne pourraient franchir, une fois au pouvoir, sans trouver l’armée en face d’eux. Ainsi, tout le monde aurait trouvé son compte et notre pays aurait fait son entrée dans l’ère de la démocratie par la grande porte. Être au pouvoir aurait constitué pour le FIS une expérience hautement pédagogique et il aurait obligatoirement évolué vers des positions similaires à celles de l’AKP turc. L’Algérie n’est pas l’Afghanistan et il n’y a aucune raison pour que cela n’eût pas marché. Malheureusement, la bêtise a prévalu.




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  • Mouloud Y
    19 octobre 2011 at 10 h 23 min - Reply

    @Adel

    Bonjour cher compatriote,

    Tu disais à la fin de ton message : Malheureusement, la bêtise a prévalu ». Je suis entièrement d’accord avec toi, mais je veux rajouter quelque chose, c’est que depuis nous avons hériter une interdiction de manifester à Alger ! Bien sûr, je ne fais pas seulement allusion aux précédentes manifestations (auxquelles je n’adhère pas) en liaisons avec les mouvement de jeunesse arabe dans certains pays, mais aussi pour l’avenir !

    Encore, il faut peut être dire que le système est capable de tous les prétextes pour rester d’accord sur notre premier malheur !




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  • boukezouha abdelouahab
    19 octobre 2011 at 10 h 54 min - Reply

    cher ahmed vous avez raison il est interdit pour les musulmans de tuer donc les islamistes ne tuent pas,mais pour les militaires deguisés en islamistes effectivement ils tuent ou ils ont tués .des temoignages nombreux l’ont montrés le dernier en date le documentaire de jean batiste RIVOIRE (crimes a tibérhine)que vous pouvez voir sur le site de LQA .si vous avez des preuves je vous conseille de les communiquer a la police pour ouvrir une enquete ,parceque les islamistes comme vous dites éxigent l’ouverture d’une enquéte internationale pour faire la lumiere etla vérité ce n’est qu’a ce moment là que vous pourrez dire que DES islamistes sont des criminelles mais pas les Islamistes .




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  • boukezouha abdelouahab
    19 octobre 2011 at 11 h 11 min - Reply

    adel salam vous avez une conceptionbien particuliere de la démocratie vous n’avez cesse sur LQA de dénoncer comme moi l’élligibilité du pouvoir (armée y compris)comment aujourd’hui acceptez vous qu’une armée de coups d etat(1962 1965…)soit devenue une armée de democrate pour tracer les lignes rouges(du sang qu’elle a versée)a des partis quelque soit leur couleur politique qui ont remportes des elections democratiquement ,pardonnez moi votre conceptiopn de la democratie n’est pas la mienne. une armée obeit en matiere politique a la volenté populaire.




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  • ahmed
    19 octobre 2011 at 11 h 24 min - Reply

    Chers abdelouahab et adel,mes chers compatriotes,

    La décision en 92 d’annuler les élections,est une erreur stratégique . L’Algérie qui organisait ses premières élections après 1132 ans d’occupation étrangère(de l’occupation vandale jusqu’aux français),abordait une expérience toute nouvelle et avait besoin d’apprentissage .Le manque de culture politique aussi bien des décideurs que des islamistes,n’a pas servi notre pays . Le FIS,n’est pas vraiment un parti politique . Il s’agit d’un mouvement de protestation populaire marqué par le populisme ,le manque de cadres et de vision politique .
    L’héritage politique en Algérie post-coloniale,explique en partie l’échec de la démocratisation des années 90 . En effet,le maintien sur la scène politique du FLN après 62,explique la tendance populiste du FIS . Instrument de destruction du système colonial,le FLN a dépassé son objectif en voulant construire l’Algérie post-coloniale . Sans idéologie politique,le FLN s’est permis d’emprunter une partie de son idéologie aux oulamas de Ibn Badis tout en adoptant les idées délirantes du communisme soviétique . Incapable,d’offrir aux algériens un véritable projet de modernité et de progrès,il a rapidement sombré dans le populisme et la gesticulation . Le FIS,est né donc dans une ambiance d’échec ,de populisme et de gesticulation . Sans vision politique,sans cadres,le FIS s’est entouré de personnalités populistes,arrogantes et nuisibles . Ne voulant pas cédé le pouvoir,les décideurs,ont diaboliquement exploité les lacunes du FIS pour justifier le maintien sous tutelle du peuple algériens. Aujourd’hui encore cher Abdalouaheb,les décideurs,exploitent ces vidéo que vous projetez pour justifier la dictature et brandir la menace islamiste .Autrement dit,vos vidéo sont contre productives!
    La politique est un métier qui nécessite formation et vocations . L’Algérie a déjà essayé l’amateurisme du FLN . Le résultat est devant nous et l’échec est sans précédent .D’autres amateurs,islamistes ou pas, sont tentés de se lancer en politique,je me permet de leur rappeler qu’au 21é siècle,le monde est en plein micro-spécialités et qu’il est préférable qu’ils laissent de véritables femmes et hommes politiques faire leur travail . L’armée,l’islam,la jeunesse et tout le pays profiteront de ce professionnalisme qui débouchera sur la stabilité,le progrès et l’efficacité .




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  • Rachid Ziani Cherif
    19 octobre 2011 at 18 h 57 min - Reply

    @ Brahim

    Et Brahim continue, barricadé toujours, derrière son bunker idéologique, n’acceptant rien de moins que la culpabilité pure et simple et sans appel, des islamistes (pèle-mêle), et toute autre version, qui mettrait en cause ou en doute cette accusation, ou même présenter un simple bémol à ces accusations (sans même disculper certains islamistes) est rejetée par ses soins, manu militari. Dites-nous, par lequel des hasards, êtes-vous si prompt à avaler toutes les couleuvres de ce pouvoir, je veux parler du flot d’accusations de massacres qui se sont révélés dans leur majorité, être l’œuvre ou du moins sous le haut patronage de cette junte, que vous ‘combattez’ ? POURQUOI CELA,

    – Non Mr Brahim, en Algérie (comme partout ailleurs), les fondamentalistes islamistes ne sont pas des anges, ce sont de simples humains, des mortels tout court, Il ne sont pas également des diables, ce sont des citoyens comme vous et moi, on peut les aimer ou les ‘haïr’ mais on ne peut exiger leur laminage, comme condition sine qua non à l’instauration d’une république démocratique, vous concevez avec moi, que c’est aux antipodes des fondement mêmes de cette république des droits et des libertés.

    – Non Mr Brahim, personne ne prétend que ces islamistes, ou certains parmi eux’ «n’ont jamais pris le maquis ; ils ne savent pas ce que c’est qu’une Kalachnikov ou un sabre », certains on pris en effet les armes, (libre à celui qui peut juger qu’ils ont eu tord, jugeant qu’ils auraient dû affronter les putschistes autrement, c’est un avis sain acceptable, et qui me concernant aurait pu éviter en partie les retombées de cette crise, sans pour autant les auto accuser de tout ce qui leur est imputé par qui vous savez, cad, une partie dans la crise, et pas la moindre, les putschistes qui ont précipité cette crise et fomenté de « A à Z » (A comme Alayada, Z comme Zitouni), ils auraient pu agir autrement, certes, mais au-delà du fait des justifications des uns et des autres quant aux motifs du recours aux armes (bon nombre les ont pris non par conviction, ni pour instaurer la république islamique comme le colporte les putschistes et leur porte voix, mais par simple instinct de défense, lorsqu’on se faisait abattre au seuil de la porte ou kidnappé devant ses enfants et ses parents ou traîné vers les camps de concentration, les prisons suite à des verdict émanant de tribunaux affiliés au DRS (lapalissade) ou à l’exil forcé (suis-je obligé de te donner des exemples qui prouvent que ce que je cite sont des faits vérifiables et que tout le monde sait, en plus du fait, que la vérité sur la majorité des massacres qui leur ont été attribués se dévoilent de jours en jour, et incriminent d’une manière précise, la responsabilité des gens de la DRS, de Smain lamari à tewfiq en passant par leur sbires (les moines de tibehrine, attentats du métro de Paris, kidnapping des agents consulaire de Cheraga en 1993, massacres de bentalha, beni messous, ramka etc. Ce qui m’étonne, venant de quelqu’un qui combat le pouvoir de la junte pour des raisons que nous partageons tous, à savoir la dictature et l’arbitraire, c’est d’avaler sans broncher les thèses et les accusations mensongères de cette cabale et de ses ‘structures qui lui sont affiliées, entre autre la justice, conte la partie qui a justement subit le putsch? Je constate que tout ce qui va à l’opposé de cette thèse de ‘culpabilité’ sans possibilité de recours, met ‘tes convictions’ à rude épreuve, je m’imagine te régalant à suivre frénétiquement les séries des aveux diffusés en boucle dans ces années 90 par notre vénérable ENTV où défilaient ces terroristes faisant des aveux concernant ces crimes ignobles, cela renforçait sans nul doute tes argument, même venant de la TV de la DRS. Pourtant celui qui cherche la vérité n’a pas à faire dans la sélectivité, il doit accepter la vérité telle qu’elle se dévoile (par des moyens intègres et indépendants) et non pas les réfuter dés qu’il contreviennent à ses parti pris ! En tant que démocrate et soucieux de faire la vérité, ce devoir n’aurait-il pas du t’imposer des réserves, et tempérer ton enthousiasme quant à la véracité des ces ‘témoignage’ que tout le monde sait la crédibilité (fait au CTRI), et pourtant, à ce jour, tu laisse planer le doute (pour ne pas dire plus) sans broncher sur tous les témoignages, parce qu’ils t’indisposent. Je termine ce point pour dire que la probité morale aurait exigé la nécessité de traduire en justice (libre et indépendante), toute personne accusée et à cette justice de déclarer qui est coupable et qui ne l’est pas. Vous concevez avec moi que l’appel à établir pareille justice se trouve ‘étrangement ! pas si étrange que ça connaissant la vérité des choses) ce sont la junte et ses satellites, qui réfutent cette solution, et se cantonnent dans la position qui impose la culpabilité avérée des islamistes sans possibilité de recours, allant jusqu’à criminaliser ceux qui demandent la vérité (selon la charte pour la réconciliation et la paix).
    Par ailleurs même concernant ceux qui ont pris les armes (sans élaborer plus amplement) vous n’êtes pas sans savoir que leur ‘violence’ est secondaire à une première violence (un coup d’état qualifié par Bouteflika lui-même de première violence (donc comme étant la cause première de cette crise) avant de se rebiffer, et par feu Boudiaf avant d’être importé de son exil au Maroc pour servir de vitrine civile au pouvoir de la DRS.

    – je rejoins amplement le commentaire de Adel, lorsqu’il dit « Si nos généraux étaient plus patriotes et moins médiocres, ils auraient convoqué les dirigeants du FIS et leur auraient clairement expliqué qu’il y a des lignes rouges qu’ils ne pourraient franchir, une fois au pouvoir, sans trouver l’armée en face d’eux. Ainsi, tout le monde aurait trouvé son compte et notre pays aurait fait son entrée dans l’ère de la démocratie par la grande porte. Être au pouvoir aurait constitué pour le FIS une expérience hautement pédagogique et il aurait obligatoirement évolué vers des positions similaires à celles de l’AKP turc », quoi de plus normal que de permettre au parti vainqueur des élections, de gouverner,selon les mécanismes mêmes de la démocratie, (non par charité), d’autant plus que l’armée est toujours en place pour le destituer au cas où il outrepasserait ses limites , et l’administration appartient toujours à la nomenklatura depuis 62, en plus du fait que le peuple qui lui a donné sa confiance est toujours au aguets pour la lui retirer en cas d’abus. Malgré cela votre argument reste toujours le même, qui semble dire ‘on ne peut pas prendre de risque’ vous préférez ainsi, le putsch bien réel qui a fait un quart de million de mors réels, des violations en masse réelles, à un risque ‘virtuelle’ qui n’existe jusqu’à preuve du contraire que dans l’imaginaire malade d’une caste qui ne peut se faire à l’idée que le peuple pourrait choisir souverainement des gens qui les dérangent! Ceux qui craignent ce risque potentiel, trouvent l’indulgence nécessaire pour fermer l’œil sur des massacres réels des putschistes à l’encontre du parti vainqueur (mais qui fait peur), pourtant ceux qui ont fait l’économie à notre pays de ce risque potentiel, et nous ont fait éviter ces massacres potentiels, au prix de mega massacres réels, l’ont fait sans l’aval, et contre la volonté du peuple, je cite des faits, seulement des fait, alors ma question qu’est ce qui rend les massacres de la DRS acceptable, et les potentiel risque de massacres potentiellement virtuels, inacceptables?

    Cette Algérie, ya si Brahim, appartient tout autant à Brahim et ses semblables, comme elle appartient à Ziani and the like, il faudra bien t’y faire à cette réalité, même si elle t’indispose. Je voudrais juste savoir, étant donné que ces islamistes existeront de toute les manières, puisque ils font partie du peuple, sans spéculer inutilement sur l’étendue de leur représentativité (que seul un suffrage libre et indépendant pourra déterminer), et donc seront représenté inévitablement dans tout élection libre et transparente, que doit –on faire alors selon vous pour avoir cette république platonique à laquelle vous aspirez ? Préconisez-vous, d’importer un électorat islamist- free (un genre de light, 0% islamist), doit –on, selon vous légiférer pour la neutralisation constitutionnelle de ces ‘aliens’, (pogrom électoral codifié), de tel sorte qu’il ne puissent pas voter. Je reformule ma question autrement, préconisez vous un cleansing idéologique, puisque selon vous l’Algérie ne se porterai bien, qu’une fois ‘épurée’ de ces ‘aberrations’ de la nature humaines, c’est à dire l’exclusion d’une partie de la population? Ne vous rendez-vous pas compte, que votre façon au fil de vos réponses ‘éradicatrice’ ne participe qu’à provoquer une réaction chez les uns et les autres, et ainsi entretenir cette haine et cette suspicion maladive ? C’est ce quez vous voulez ? Eh bien dans ce cas, permettez-moi de vous décevoir, vous devez revoir vos espérances et souhaits à la baisse, ces islamistes existent bien, en cher et en os, en aspiration et en droits, c’est la plate réalité, que vous l’aimiez ou pas, cela ne changera rien , cette partie du peuple algérien, on ne peut pas la faire disparaître par simple ‘souhait’ ou baguette magique. Acceptez ce fait, vous ne vous en porteriez que mieux.




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  • BRAHIM
    19 octobre 2011 at 23 h 55 min - Reply

    Ya si @Rachid Ziani Cherif. Voici en quelques mots un résumé de mes propos de toujours depuis que je fréquente LQA (ex Tahai Bladi) et que je vais te les répéter si tu ne les connais pas :
    1/-je n’ai jamais insulté l’islam et les musulmans. Je n’ai jamais traité tous les musulmans de terroriste et je n’ai jamais fait d’amalgame entre les musulmans et les terroristes.
    2/-j’ai toujours dit que la responsabilité du drame que notre pays connait depuis 1991 incombent aussi bien aux islamistes du FIS qu’aux généraux. Les deux ont assassiné ou tué ou torturé des innocents. Je continue à le penser.
    3/- Le FIS avait une milice armées bien avant même l’interruption du processus électoral.
    4/ -Ces milicens très entrainés ont rejoint le maquis d’une manière très nette juste après de l’interruption électorale. Donc le FIS, parti politique, a une armée ce qui est une anomalie pour un parti politique. Cette armée combattait au « nom d’Allah », il n’y a qu’à lire leurs slogans de l’époque.
    5/- Tous le monde sait que les islamistes du FIS voulaient instaurer une « république islamique importée » donc étrangère à l’Algérie ancestrale (accoutrements venus d’ailleurs, tchador, nikab, tenues afghanes, place de la femme dans la société etc.. etc…). Le FIS utilisait l’islam à des fins de prise de pouvoir. La république islamiste que le FIS voulait instaurer est une république régie par la Charia (laa mithak, laa doustour) où le Coran est la seule source de la constitution. Je sais que çà intéresse certains, moi pas ! j’ai le droit de le dire, non ???
    8/- J’ai dit que la démocratie est kofr pour le FIS. Ce sont les dirigeants eux-mêmes qui le proclamaient haut et fort dans leurs discours et leurs journaux de l’époque. etc… etc.. tu te souviens de tout çà, j’espère. C’est un secret de polichinelle. Le FIS n’a accepté les élections que pour accéder au pouvoir et s’y installé. Ce n’est pas un secret de polichinelle.
    9/-J’ai dit aussi que pour moi les élections de 1990 n’ont pas été aussi transparentes, régulières et propres qu’on veut bien nous faire croire. La majorité a été acquise certes mais à quel prix ??? Le FIS a tout appris du FLN en matière « d’élection ».
    10/- Les généraux ont accepté au départ les urnes comme expression démocratique mais ils ont vite regretté et refusé le verdict en empêchant le FIS de gouverner pour soi disant éviter le « désordre » en Algérie. En fait, ils savaient tout simplement que le FIS n’était pas aussi docile et aussi simple à manier comme ils le faisaient avec le clique du FLN. Il n’y a qu’à voir le défi d’Ali Belhadj lors de sa marche vers le Ministère de la Défense.
    11/- J’ai toujours condamné les déportations dans le sud, les assassinats et les tortures infligées à des algériens qui n’ont rien fait d’autre que d’être des sympathisants du FIS et parfois des algériens qui n’avaient rien à voir ni de près ni de loin avec le FIS. Il y avait parmi eux des personnes qu’on voulait faire disparaître. J’ai toujours condamné cela.
    12/- J’ai aussi dit que LE DRAME de l’Algérie n’a pas commencé en 1991 seulement mais qu’il dure depuis mars 1962 et même un peu avant. Les islamistes du FIS ne sont pas les seuls à avoir connu la déportation, l’exil, l’assassinat, l’emprisonnement, la torture, la hogra etc… ( il faut se souvenir de la répression incessante des mouvements berbères, des assassinats des opposants politiques, etc…etc…) Par exemple, ceux qui ont vécu le soulèvement armé du FFS en 1963 savent qu’il y a eu des centaines de morts, des emprisonnements, des tortures, des exils etc…. Donc personne n’a l’exclusivité de la hogra et de l’injustice même si les faits historiques et les situations sont différentes. Et c’est pourquoi, j’ai toujours dis si on ne se rassemble pas (islamistes ou pas) sur dans un consensus minimal accepté de tous et qu’on reste divisés, le pouvoir a encore de beaux jours devant lui.
    14/- Le DRS n’a pas sévi seulement à partir de 1991 mais ses pratiques ont commencé déjà avec l’assassinat de Abane Ramdhane.
    15/- J’ai enfin dis que les algériens sont libres de choisir la république qu’ils veulent. Mais, je n’ai pas caché que si c’est « la république de la chariaa » moins je n’adhère pas et je choisi le camp qui me semblera le plus approprié (je ne développe pas plus) . Je refuse le remplacement une dictature militaire par une autre dictature. Pour moi une république de la chariaa est une dictature pour d’autre c’est une libération.

    PS : Chacun est libre de faire son choix politique. La république de la chariaa n’est pas mon choix et j’espère que ce n’est faire preuve d’anti patriotisme ou d’anti algérianisme ou d’anti musulman en refusant cette forme de gouvernance. Je suis algérien comme tous les autres et j’ai le droit de défendre mes idées. Elles ne plaisent peut être pas mais que les autres explicitent et défendent la leur. C’est un débat démocratique. Nul n’a le monopole du patriotisme ou de l’amour de son pays, et surtout, surtout, le qualificatif de musulman ne signifie pas « intouchable » ou « détenteur de vérité suprême ». Et je finis que combien même je critique les musulmans (je ne pas fait, je le rappelle) ils ne sont rien d’autre que des êtres humains qui croient en Dieu à travers le Coran, comme les juifs, les chrétiens etc.. croient en Dieu à travers leur propre Livre. Ceux sont des êtres HUMAINS, donc critiquables, autant que les autres êtres humains.




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  • NEDJMA
    20 octobre 2011 at 1 h 10 min - Reply

    @Boukouzouha,bonjour

    Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur la nature du chaos, et qui sont les acteurs? merci
    Cordialement




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  • IRIS SAMY
    20 octobre 2011 at 10 h 44 min - Reply

    la France copier notre ANSEJ ? Ce sont plutôt des déclarations de circonstance juste pour flatter l’égo des Algériens comme ceux qui nous disaient: »Rani fi bladi thania » et quand ils sont chez eux,ils nous critiquent férocement.
    1446,1 milliards d’euros de dette, mais je n’ai pas vu de jeunes Harragas français venir à la nage en Algérie. Réveillez vous, allez voir les WEBSITES des entreprises du CAC 40, le chiffre d’affaire d’une seule ces entreprises peut nourrire les algériens pendant des années. (Total, Air Liquide, Lafarge, Vinci, Technip, Etc…).
    Comme elle est mignonne la jeannette!!! Elle a juste oublié la dette française qui s’élève à 1646,1 milliards d’euros et que malheureusement plus la France creuse moins elle trouve de pétrole contrairement à l’Algérie. Ceci dit pour une fois que la France veut copier sur l’Algérie, il ne faut pas bouder son plaisir
    Le partenariat avec le Portugal serait intéressant, mais avec transfert de technologie, le Portugal même avec son passé coloniale, n’a pas de contentieux historique avec l’Algérie, nous devons opter pour la formule « gagnant gagnant » il faut faire affaire avec des pays non prédateurs, le Portugal je pense est l’un de ceux-là, nous devons regarder du côté des pays émergents et éviter tous les pays occidentaux qui ont une politique guerrière, colonialiste prédatrice et j’en passe, même ruinés ils ne s’avoueront jamais vaincus, au contraire, leur esprit prédateur redoublera de férocité, ils s’attaquent à un pays souverain riche sous de motifs fallacieux pour leur voler leurs richesses (Lybie, Irak,) Je pense qu’il faut se départir de cette mentalité de complexe d’infériorité vis-à-vis de cet occident soit disant développé, mais qui est resté profondément prédateur barbare et j’en passe. Avant de développer un partenariat d’affaire avec un pays, il faut prendre en compte la moralité et l’immoralité de ces pays et surtout ne pas perdre de vue leur histoire impérialiste, coloniale prédatrice. En tout cas il faut privilégier des pays sans histoire coloniale. Les impérialistes, les néocolonialistes garderont toujours en eux un esprit prédateur, guerrier, conquérant, ils ne changeront jamais. Ils nous considéreront toujours comme leur inférieurs à nous de leur démontrer le contraire et regarder ailleurs.
    Bonjour tout le monde. Permettez-moi de contredire quelques amis intervenants ici. Je ne pense pas que l’Europe et les Etats Unis sont une valeur sure. Au contraire, en ce moment il faut s’éloigner le plus possible d’eux pour plusieurs raisons : 1- Le niveau de leurs dettes atteint un niveau qu’il leur faudrait plusieurs décennies pour rééquilibrer leurs balances économiques, et ceci s’il n’y aurait pas d’autres crises (chose qu’il faut bien prendre en considération). 2- La technologie dont l’Algérie en a besoin n’est plus une technologie ou seuls les occidentaux maitrisent, la Turquie, ainsi que l’Asie sont devenus maitres en la matière ; et de surcroit ils sont beaucoup moins chers. 3- La monnaie européenne ainsi que le dollar vont vers un crache historique qui verra que tout nos avoirs et nos investissements en dollars ou en euro s’envoler en l’air. Pourquoi il y aurait crache du dollar et de l’euro ? Eh bien tout simplement parce que la dette des USA qui dépasse 14 000 (quatorze milles) milliards de dollars va bientôt, au début 2012, atteindre le seuil des dettes. On a vu la difficulté avec laquelle Obama a pu rehausser un tout petit peu le seuil des dettes en mois d’Aout dernier pour éviter que les USA ne soit en situation de cessation de paiement. Mais bientôt on arrivera a cette situation, qui immédiatement, je dirai même instantanément, pousserai les investisseurs à stopper net tout investissement aux USA, car ils savent qu’ils ne seront jamais payés, il n’y aurait pas de retour sur investissement, les USA serait en rupture de paiement. Cette situation provoquera immédiatement la chute de Wall Street, qui entrainera dans sa course la chute du dollar Américain. Maintenant la chute du dollar entrainerai la chute de l’Euro, de la Livre Sterling, et autres devises fortes car tout simplement elles sont toutes indexées au Dollars (Accords de Bretton Woods 1944). Toutes nos réserves de change, actuellement 174 milliards de dollars, et autres investissements vont s’envoler en l’air. Bonne journée, ceci n’est pas un cauchemar, vous êtes bien éveillés




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  • Salah Bouzid
    20 octobre 2011 at 14 h 38 min - Reply

    C’est certain, l’Algérie ira dans la direction qu’ont pris nos voisins de la région: liberté, justice, dévelopement.
    Il n’y a qu’à prendre le train en marche.




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  • Adel
    20 octobre 2011 at 16 h 34 min - Reply

    @boukezouha abdelouahab

    Bonjour, cher compatriote,

    Je crois que vous devriez relire mon commentaire. J’ai dit : « Si nos généraux étaient plus patriotes et moins médiocres… », ce qu’ils ne sont pas, évidemment.

    La politique est l’art du possible. Je demeure convaincu, pour ma part, que les dirigeants du FIS n’ont pas su évaluer correctement ce possible, afin de préserver l’avenir et mettre toutes les chances du côté de l’Algérie (et non pas d’un parti). Nous ne connaissons pas encore toute la vérité sur les tenants et les aboutissants de ce qui c’est passé dans notre pays durant ces années terribles, mais ce que nous en savons nous permet d’affirmer qu’il y a eu une grande part de manipulation et que le majliss echoura du FIS était dès le départ infiltré par le DRS.

    La vision des dirigeants du FIS a manqué de réalisme politique. La politique exige qu’on fasse un analyse correcte de la situation. La société algérienne est complexe et tenter de la faire entrer de force dans un moule est pratiquement impossible. Le plus grand reproche qu’adressent au FIS les Algériens qui ne l’ont pas suivi – et j’en suis – est qu’il voulait chasser un parti unique prônant le nationalisme pour le remplacer par un autre parti unique prônant l’application immédiate et intégrale de la chariaa. Peut-être que ce n’était pas vrai, mais le fait est que c’est comme cela que le FIS était perçu.

    Les lignes rouges dont je parle sont celles qui font que l’Algérie est une nation et non pas un ensemble de sectes, groupes ou tribus. Tout parti politique qui ne les respecte pas met l’existence de la nation en péril.

    N’oublions pas que nous parlons d’une tentative de démocratisation négociée, non d’une révolution violente. Quand je parle de lignes rouges tracées par les généraux, je me place du point de vue de celui qui détient le pouvoir de fait et qui reconnaît que le changement est nécessaire. Il fait un pas dans la bonne direction, sans pour autant lâcher prise totalement. Le FIS, en tant que principale force de l’opposition à cette époque, se devait aussi de faire un pas en direction du pouvoir et de ceux qui, dans la société s’opposaient à son projet, afin de les rassurer sur ses intentions. C’est comme cela que notre pays aurait pu réussir une démocratisation négociée. Malheureusement, ni les dirigeants du FIS, ni les généraux n’ont été à la hauteur et notre pays a raté un grand rendez-vous avec l’histoire.

    Cordialement




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  • Salah Bouzid
    20 octobre 2011 at 20 h 47 min - Reply

    Les circonstances dans lesquelles le FIS a été créé n’ont pas été très bonnes. D’après ce que j’ai compris à travers plusieurs lectures, il y avait des contacts au sein de la Rabita autour de Cheikh Sahnoune pour évaluer et organizer un parti politique. Cette étape commençà à prendre trop de temps à cause de désaccords entre Nahnah et Djaballah sur certains points tels que la répartition de quotas au sein d’un madjlis chouri au profit des differents groupes representés par Nahnah, Djaballah, Mohamed Saïd et Dr. Abassi. Dans ce contexte, Dr. Abassi et Cheikh Ali Benhadj se sont impatientés et ont fondé le FIS avec d’autres islamistes de diverses origines, certaines moins bonnes que d’autres.
    Ce mauvais départ laisse à désirer et portera les germes d’une crise interne au sein du Madjlis chouri que Dr. Abassi essaiera à palier en faisant appel aux cadres de la formation de Cheikh Mohamed Saïd.
    C’est dans ce contexte qu’éclatera la crise de Mai-Juin 1991 qui poussera Dr. Abassi et Cheikh Benhadj à commettre l’erreur d’affaiblir le clan de Chadli Bendhedid qui pourtant était en faveur des réformes politiques. On peut dire que le FIS aurait dû éviter la confrontation avec le pouvoir en Juin 91 et beaucoup de gens ont essayé de raisonner Dr. Abassi en vain. Pourquoi Dr. Abassi n’a pas vu ce que tout le monde pouvait voir, c’est à lui de répondre. De nombreuses personalités ont essayé, y compris Cheikh Qardaoui, par example, mais aussi des gens du FFS, Kasdi Merbah (notre frère Abdelmadjid Aït Saadi en a parlé sur LQA il n’y a pas très longtemps).
    Le FIS s’en est sorti de cette crise avec l’habileté de Abdelkader Hachani, mais ces qualités modérées ne seront pas suffisantes pour appaiser la réaction des généraux à l’issue des élections de Décembre 91.
    Les démocrates, gauchistes et les Islamistes de Nahnah auraient pu devenir des héros en Janvier 92 en imitant le geste de Boris Yeltsin (pourtant seulement quelques mois plus tôt en Août 91- coup raté contre Gorbatchev), mais malheureusement ce ne fut pas le cas.
    Les généraux ont utilisé une répréssion atroce pour désorienter les dirigeants du FIS et leur confisquer tout potentiel de mobilisation pacifique populaire qu’ils savaient plus redoutable que la riposte armée. Exactement ce que fait en ce moment Bashar El Assad en Syrie. C’est dans ce scénario que la guerre civile prit son cours pour de nombreuses et malheureuses années pour notre peuple.




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  • ahmed
    21 octobre 2011 at 9 h 31 min - Reply

    Cher Salah Bouzide,

    Effectivement plusieurs erreurs ont été commises . Les attaques répétées contre la personne du Président Chadli(Il fut traité à plusieurs reprises de MASMAR DJEHA !).Ces attaques ont énormément affaibli l’ex Président qui s’est retrouvé isolé et avait donc du mal à mener à bien ses réformes . Au fait le caractére populiste du FIS,l’empéchait de se rapprocher de Chadli . Les deux chefs islamistes voulaient régaler les algériens mais à quel prix ?
    Le manque de culture politique et l’absence de professionalisme aussi bien chez Chadli qu’au sein de l’opposition islamistes ont conduit le pays vers la crise . Aujourd’hui,nous sommes appelé à plus de professionalisme et de bon sens . On ne s’improvise pas femme ou homme politique . Il s’agit d’un véritable métier qui exige formations et vocation . Les amateurs de tous bords sont prévenus . Connaitre le coran et la sunna ne devrait donner aucune priorité d’accés à la politique . Le DAIYA,doit rester sage et spirituel . Il doit rester au dessus de tous les enjeux politiques . Le daiya,peut arbitrer par sa neutralité et sa spéritualité d’éventuels conflits politiques sans vraiment entrer dans le jeu politique . Ce qui est vrai pour les daiyas,peut être valable pour l’armée qui doit rester neutre et au dessus des enjeux politiques . Le but des neutralités de l’armée et des DAIYAS c’est justement d’éviter les guerres civils . Dés qu’une armée se méle de politique,il y a risque de divisions au point qu’on peut avoir autant d’armées que de tendances politiques . Le coran est clair,les DAIYAS,sont les successeurs des prophétes,ils sont le symbole du respect,de la spéritualité,ils ne doivent surement pas entrer dans des conflits politiques car il y a risque de FITNA .




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  • Congrès du Changement Démocratique