Édition du
22 July 2017

Tunisie: ASSEMBLEE CONSTITUANTE Elections, mode d’emploi


• Les Tunisiens voteront le 23 octobre pour élire les membres d’une Assemblée constituante chargée de rédiger une nouvelle constitution. La campagne électorale a démarré le samedi 1er octobre et sera close le 21.
• Fin septembre, on recensait 111 partis. Le parti islamiste Ennahda est donné favori du scrutin, les sondages lui accordant entre 22 % et 30 % des sièges. Le Parti démocrate progressiste (PDP), parti centriste, dirigé par Néjib Chebbi, apparaît comme la deuxième force politique du pays. Ces deux partis ainsi que le Pôle démocratique moderniste et le Forum démocratique (Ettakatol), sont présents dans toutes les circonscriptions. Tout comme le Congrès pour la République, fondé en 2001 par le militant pour les droits de l’homme Moncef Marzouki. Au total, 10 937 candidats sont en compétition pour les 217 sièges de l’Assemblée.
• 33 circonscriptions ont été créées, dont 6 à l’étranger – Abou Dhabi, Montréal (toutefois les autorités canadiennes sont réticentes à l’ouverture de cette circonscription pour l’Amérique du Nord), Berlin, Rome, Marseille et Paris. Les Tunisiens de l’étranger, à qui sont réservés 19 sièges, doivent voter les 20, 21 et 22 octobre.
• 7,5 millions d’électeurs sont appelés à voter. Pour établir une nouvelle base de données conforme et fiable, l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) avait organisé entre le 11 juillet et le 14 août des inscriptions sur des listes électorales et près de 55 % des électeurs se sont inscrits. Toutefois les Tunisiens qui ne se sont pas enregistrés pourront tout de même voter en présentant leur carte d’identité.

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14 Commentaires sur cet article

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  • Abdelkader Belkhadem.
    16 octobre 2011 at 10 h 06 min - Reply

    Espérons que les expériences égyptienne et, surtout, tunisienne inspirent à la fois les tenants du pouvoir en Algérie et les algériens.Dieu fasse que ces expériences fassent tâche d’huile dans l’ensemble des pays du Maghreb arabe et particulièrement dans notre cher pays




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  • fhamtelmeqsoud
    16 octobre 2011 at 17 h 12 min - Reply

    Amine, ya Rabb el 3alamine. Nous sommes en 1962 en Algérie; nous avions 10 ans d’âge. Quel gâchis. Ils nous ont ôté toute une vie. Hasbouna Allah oua ni3ma el ouakil. Ouakalna 3alikoum Allah ya Hayy Oujda, atkhalsou In chaALLAH.




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  • ALGERIEMEILLEUR
    16 octobre 2011 at 18 h 32 min - Reply

    @abdelkader Belkhadem
    Pourquoi « Maghreb arabe » ??? pourquoi vous parlez a chaque fois d’arabe quand il s’agit de l’afrique du nord ??? moi si je qualifie cette partie du monde de l’afrique du nord AMAZIGH ou la Numidie AMZIGH vous penserez quoi ??
    Amicalement




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  • mohamed_blida
    16 octobre 2011 at 20 h 33 min - Reply

    Bonjour,

    pour mister Abdelkader Belkhadem.

    Le maghreb n’est pas Arabe monsieur mais une dimension parmi d’autre. Des hommes comme vous rendent la situation infernale en Algerie avec cette culture de denie et de rejet de l’autre, en plus cet autre etait là bien avant vous des siècles et des siècles.

    Je suis très sceptique pour mon pays, l’Algerie, sachant que la tres grande majorité des gens sont immature politiquement, intolerant envers les autres qui ne sont pas comme eux.

    Un travail qui devait etre fait depuis 1962 pour former un Algerien ouvert sur le monde, conscient, fière des ses origines qui sont multiples et diverses et de son histoire, qui est normalement une grande richisse, instruit et cultivé, n’a pas été fait mais à l’inverse on a massacré l’école qui a formé des cohortes de gens sans visions aucunes, comme des robots programmés pour manger et dormir.

    les faits son tetus, le desastre est abyssale; comme les miracles n’existent pas…. que peut-on demander d’un peuple qui ne lit plus, qui ne s’informe pas, qui ne se pose pas de question sur son avenir immédiat et lointain, un peuple qui investit dans le paraitre, la villa mal acquise, le superficiel..etc




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  • D B
    16 octobre 2011 at 20 h 51 min - Reply

    Pourquoi faire une fixation sur l’arabité du Maghreb. Pourquoi ne pas s’imprégner et se convaincre de l’idée que nous ne pouvons occulter aucune des constituantes de notre identité ? Nous sommes Arabes et nous sommes berbères. Même si nous ne parlons pas vraiment l’arabe, ni le berbère, pour nombreux parmi nous. Mais nous ne pouvons pas renier l’une ou l’autre de notre identité. De la même manière que tous les peuples du monde ont des identités plurielles. Cette fixation est source de division, et de haine. Faisons l’effort de nous fondre dans une même conception de la nation. Nous sommes Algériens, et nous avons la richesse d’être Arabes et Berbères, et pour la majorité d’entre-nous, des Araboberbères. Personnellement, pour éviter de choquer inutilement, je préfère dire Grand Maghreb. Et non pas Afrique du Nord, qui porte une connotation qui cherche à occulter une dimension inaliénable de notre identité.




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  • batni
    16 octobre 2011 at 21 h 51 min - Reply

    A @DB,
    Pourquoi pas simplement le Maghreb. Pourquoi ajouter la particule ‘Grand’.
    Le Maghreb,l’Afrique du nord et Tamazgha sont aussi des noms qui sont neutres et respectueux de la richesse de cette partie du monde.

    Mes respects,




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  • Nazim
    16 octobre 2011 at 22 h 35 min - Reply

    Il y a comme ça des moments cruciaux qui engagent non seulement l’avenir d’un pays, mais aussi celui de l’ensemble de ses voisins. L’échec retentissant de l’Algérie dans la mise en place d’un état démocratique donne beaucoup à réfléchir. Notre échec a joué un rôle de repoussoir aux peuples voisins et a servi d’argument «imparable» à leurs dictateurs pour réprimer encore plus sévèrement toute velléité de contestation.
    Aujourd’hui, deux décennies plus tard, ce sont les Tunisiens qui sont appelés à nous montrer la lumière ou à nous enfoncer davantage dans les ténèbres.
    En effet, plus qu’en Égypte ou en Lybie, c’est en Tunisie que notre avenir «algérien« va sans doute se jouer. Parce que, c’est-là qu’une démocratie «exemplaire» a le plus de chance de prendre. Dans ce cas, ça ne serait que justice pour ce pays qui a su faire les bons investissements : éducation et droits des femmes notamment.
    Dire qu’à l’époque de notre «triple révolution» triomphante, nous tournions en dérision le tunisien vendeur de «kh’faf» et son président visionnaire assimilé alors à un clown (rappelez vous le fameux «goulna k’lima, 3achina fi dlila»). Pourtant, Carthage puis Kairouan en leur temps nous ont donné de bonnes leçons pour qui sait y voir.
    En tous cas, je souhaite pleine réussite aux tunisiens, un peu par affection et un peu par égoïsme parce que ça nous profitera à tous.

    PS. À Monsieur DB : L’appellation «Grand Maghreb», n’occulte-t-elle pas elle aussi, à son tour, une dimension «inaliénable !» de notre identité ?




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  • Nazim
    16 octobre 2011 at 22 h 39 min - Reply

    Il y a comme ça des moments cruciaux qui engagent non seulement l’avenir d’un pays, mais aussi celui de l’ensemble de ses voisins. L’échec retentissant de l’Algérie des années 1990 dans la mise en place d’un état démocratique donne beaucoup à réfléchir. Notre échec a joué un rôle de repoussoir aux peuples voisins et a servi d’argument «imparable» à leurs dictateurs pour réprimer encore plus sévèrement toute velléité de contestation.
    Aujourd’hui, deux décennies plus tard, ce sont les Tunisiens qui sont appelés à nous montrer la lumière ou à nous enfoncer davantage dans les ténèbres.
    En effet, plus qu’en Égypte ou en Lybie, c’est en Tunisie que notre avenir «algérien« va sans doute se jouer. Parce que, c’est-là qu’une démocratie accomplie et «exemplaire» a le plus de chance de prendre. Dans ce cas, ça ne serait d’ailleurs que justice pour ce pays qui a su faire les bons investissements : éducation et droits des femmes notamment.
    Dire qu’à l’époque de notre «triple révolution» triomphante, nous tournions en dérision le Tunisien vendeur de «kh’faf» et son président visionnaire assimilé alors à un clown (rappelez vous le fameux «goulna k’lima, 3achina fi dlila»). Pourtant, Carthage puis Kairouan en leur temps nous ont donné de bonnes leçons pour qui sait y voir.
    En tous cas, je souhaite pleine réussite aux tunisiens, un peu par affection et un peu par égoïsme parce que ça nous profitera à tous.

    PS. À @DB : L’appellation «Grand Maghreb», n’occulte-t-elle pas elle aussi, à son tour, une dimension «inaliénable !» de notre identité ?




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  • D B
    16 octobre 2011 at 23 h 59 min - Reply

    @Nazim. Oui, il est vrai que Maghreb suggère l’occident du monde musulman.
    @Batni
    Mahreb tout court est généralement la dénomination du seul Maroc(El Moghrib). Par Grand Maghreb,nous entendons tous les pays de l’Afrique du Nord.
    D’autres disent Maghreb des Nations. Mais ce sera aux peuples det ensemble, lorsqu’il sera érigé, de lui donner le nom qu’il convient. Quoiqu’ils décident, je ne pourrais que mon réjouir. Qu’importe le flacon…




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  • Tazaghart
    19 octobre 2011 at 17 h 59 min - Reply

    Je suis sceptique quand au mode de scrutin choisit dans ces elections.

    Sinon je ne comprends pas cette susceptibilite vis a vis de tout ce qui est Arabe. Maghreb arabe certainement parceque la majorite de ces habitants sont des arabes (pour ceux qui veulent enfermer l’identite dans la genetique ca ne les concerne que eux).




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  • BRAHIM
    19 octobre 2011 at 19 h 03 min - Reply

    A mon avis concernant la constitution du maghreb (inévitable) parlons d’abord du petit maghreb classique maroc-algérie-tunisie et après çà créera une dynamique politico-économique fiable. Déjà le Magreb minimum s’est compliqué avec la question du Sahara. Alors chaque chose en son temps. Mais effectivement l’objectif prospectif c’est le grand Margreb économique et politique qui englobe plus de pays! Mais c’est encore très très loin ! Ceci étant, il ne faut pas faire comme le FLN : utiliser des « slogans creux » qui ne veulent rien dire à des stades de l’histoire donnés.




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  • BRAHIM
    19 octobre 2011 at 19 h 37 min - Reply

    Dans mon post,je parle du Sahara Occidental évidemmment !C’est un problème très complexe à résoudre ! Ce n’est de la « tarte » comme on dit !




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  • Mouloud Y
    25 octobre 2011 at 22 h 37 min - Reply

    Je suis d’accord sur le premier point avec Tazaghart, concernant le mode de scrutin par liste, des élections en Tunisie.

    Sur le deuxième point, le mot Arabe désigne bien une ethnie ou une race à l’exception de l’Arabie saoudite où elle est aussi une nationalité.

    A moins que l’on veut inventer un concept nouveau qui dira, qu’un être humain est né en dehors de la génétique.

    Et pour finir, je n’ai aucun problème avec l’arabe ni avec l’amazigh ni avec une autre ethnie. Mais j’ai un problème avec les gens qui nie l’héritage génétique, qui est le fondement de la vie, au détriment d’un héritage culturel qui, celui là, peut être discutable et réfutable, même si dans une société donnée, c’est la culture qui permet le vivre ensemble, du moment où la considération ne doit pas porter sur une culture dominante par le nombre de personnes qui la constituent car au Maroc, ce sont les Amazighs qui sont en nombre plus grand. Sinon, on rentera dans le triangle anthropologique de (violence, sacrée et vérité)décrit par René Girard et Mohamed Arkoun, successivement.




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  • Abdel Madjid AIT SAADI
    10 décembre 2011 at 12 h 13 min - Reply

    Ben Ali répond à Médiapart sur les circontances de sa fuite!

    Contrairement à ce qu’a reporté l’article à la page 9, le Président Ben Ali n’a jamais demandé au ministre de la défense d’abattre les agents de la brigade antiterroriste. Ceci est documenté et prouvé par l’ensemble des communications téléphoniques – toutes enregistrées – entre le Président Ben Ali et le ministre de la défense, le ministre de l’intérieur et les généraux Ali Seriati et Rachid Ammar. L’exploitation de ces communications téléphoniques révélera la réalité des événements – faussement reportés dans l’article – qui ont eu lieu et clarifiera en tout état de cause ce qui est « non dit » dans cet article…

    08 décembre 2011 | Par Pierre Puchot

    Suite au courrier électronique adressé à Mediapart ainsi qu’à son directeur de la publication, nous reproduisons l’intégralité du droit de réponse de l’ex-président Ben Ali :

    «Messieurs,

    En ma qualité d’avocat conseil du Président Zine El Abidine Ben Ali, je vous prie de publier la reponse suivante :

    La société éditrice de Mediapart (SAS) propriétaire, éditeur et prestataire des services proposés sur le site wwww.mediapart.fr a publié le 10 novembre 2011 sur le site Mediapart.fr un article intitulé « 14 janvier 2011 à Tunis : le jour ou Ben Ali est tombé », relatif aux événements qui ont précédé et suivi le départ du Président Ben Ali de Tunis.

    Certains des faits reportés dans l’article sont inexacts, d’autres incomplets:

    1- Contrairement à ce qu’a reporté l’article à la page 9, le Président Ben Ali n’a jamais demandé au ministre de la défense d’abattre les agents de la brigade antiterroriste. Ceci est documenté et prouvé par l’ensemble des communications téléphoniques – toutes enregistrées – entre le Président Ben Ali et le ministre de la défense, le ministre de l’intérieur et les généraux Ali Seriati et Rachid Ammar. L’exploitation de ces communications téléphoniques révélera la réalité des événements – faussement reportés dans l’article – qui ont eu lieu et clarifiera en tout état de cause ce qui est « non dit » dans cet article.

    2- Les faits que reporte l’article relativement aux circonstances du départ du Président Ben Ali de Tunis le 14 janvier sont en partie incomplets et en partie inexacts: Le Président Ben Ali ne s’est jamais enfui de Tunis mais a été la victime d’un coup d’état monté de toutes pièces dont nous résumons les circonstances : Dans la matinée du 14 janvier 2011, Ali Sariati, directeur général chargé de la Sécurité Présidentielle s’est présenté au bureau du Président Ben Ali pour lui dire que la situation dans la capitale tunisienne est très grave et incontrôlable et qu’il faut faire évacuer la famille tout de suite, que le palais de Carthage et la résidence de Sidi Bousaid sont encerclés par des éléments hostiles des forces de sécurité et lui a même montré du doigt deux vedettes qui sillonnaient la mer entre le palais et la résidence ainsi qu’un hélicoptère qui survolait la région. Il a ajouté que, l’information selon laquelle un agent de sécurité de la garde rapprochée aurait été chargé de l’abattre, est confirmée par les services de sécurité d’un pays ami sans préciser le nom de cet agent ni celui du pays en question. Il a insisté et supplié le président afin d’autoriser sa femme et ses enfants de quitter le pays sans délai. Il a même précisé que l’escorte et l’avion présidentiel sont prêts, y compris le plan de vol pour Tripoli et Jeddah. Devant la gravité des événements et l’insistance de Ali Sariati, le Président a fini par accepter que sa famille parte pour Jeddah. le convoi quitte alors le palais de Carthage le 14 janvier vers 17h en direction de l’Aouina où l’avion présidentiel était déjà prêt à décoller. Là, Ali Seriati revient à la charge et insiste pour que le Président lui-même accompagne sa famille et revienne après les avoir déposés à Jeddah; soit une absence de quelques heures seulement. Il a même suggéré de l’accompagner et revenir juste après, proposition refusée par le président. Finalement le Président a accepté de partir avec sa famille à destination de Jeddah, quitte à ce que l’avion l’attende à l’aéroport pour retourner tout seul le soir même. Mais l’avion est revenu le 15 janvier sans le Président. La suite des événements est connue: Coup d’état et application de l’article 57 de la Constitution Tunisienne.

    L’interrogatoire des membres de l’équipage de l’avion présidentiel et le procès du Général Ali Seriati révèleront la réalité des faits.

    Je vous prie de publier ma réponse dans votre prochaine édition à la même place et dans le même format.

    Akram Azoury»

    Ce droit de réponse fait suite à notre article: 14 janvier 2011 à Tunis : le jour où Ben Ali est tombé, paru le 10 novembre, et mérite quelques précisions.

    Ce droit confirme la précédente version du 14 janvier selon l’ex-président Ben-Ali, présentée le 20 juin 2011 dans un communiqué du cabinet de l’avocat Akram Azoury (en voici la version en arabe), qui faisait également état d’un «coup d’Etat planifié».

    Basé sur les auditions des personnages clés par la justice tunisienne, dont Mediapart a publié en exclusivité une partie des comptes-rendus (le lecteur pourra les retrouver en intégralité sous l’onglet «Prolonger» de l’article), ainsi que sur notre enquête auprès de la brigade anti-terroriste, de l’armée et du ministère de l’intérieur tunisien, notre article 14 janvier 2011 à Tunis : le jour où Ben Ali est tombé retrace les circonstances du départ de l’ex-président tunisien pour l’Arabie saoudite, où il réside actuellement.

    Le premier point du droit de réponse est sans fondement, puisque, à aucun moment, il n’est fait mention dans notre article d’un ordre de l’ancien président Ben Ali «d’abattre les agents de la brigade antiterroriste». Nous citons en revanche l’audition du général Rachid Ammar, qui affirme qu’à deux reprises, l’ex-ministre de la défense Ridha Grira lui a demandé d’éliminer le colonel Samir Tarhouni et ses hommes pour mettre fin à la prise d’otages de la famille Trabelsi.

    Le second point du droit de réponse apporte plusieurs précisions sur la matinée du 14 janvier et confirme les révélations de Mediapart. La « menace » contre le palais, dont le chef de la garde présidentielle, Ali Seriati, se serait fait l’écho auprès de l’ex-président Ben Ali, est en effet confirmée par un extrait de l’audition du colonel Sik Salelm, reproduit dans notre précédent article comme suit :

    Peu après 16 heures, le colonel Sik Sallem, responsable de la sécurité du palais présidentiel, entend par radio qu’une prise d’assaut du palais par les manifestants est imminente

    La radio HF annonce qu’une foule de 5000 personnes menace de prendre d’assaut le palais de Carthage. Un climat de peur s’installe, plusieurs hommes commencent à abandonner leurs postes plutôt que de faire face à cette foule (audition de Sik Sallem).

    Sur les circonstances du départ de l’ex-président, notre enquête et ce droit de réponse concordent également, comme on peut s’en rendre compte à la relecture de plusieurs passages de notre article :

    16 h 30, Ben Ali accompagne les membres de sa famille pour qu’ils prennent seuls l’avion

    Le président Ben Ali quitte le palais pour accompagner sa famille à l’aéroport militaire de l’Aouina: sa femme Leila, Mehdi Ben Gaid (fiancé de Halima), ainsi que Halima (fille de Ben Ali) et Mohamed (fils de Ben Ali). Le vol est bel et bien prévu pour aller directement en Arabie saoudite (pas d’escale en France). Ben Ali a l’intention de regagner le palais par la suite. Le plan du vol 16 indique (voir document ci-dessous) que le décollage est prévu à 17h30 de Tunis-Carthage vers l’Arabie saoudite, mais ne mentionne pas la présence prévue de Ben Ali (dont le nom de code est : TUN 01).

    Peu après 17h , le président Ben Ali est informé par Ali Seriati que sa sécurité n’est plus assurée, et monte dans l’avion

    Selon le compte-rendu de son audition, Ali Seriati est informé de la situation et des nombreuses défections au profit de la BAT par le général Ammar. Au pied de l’avion présidentiel, Ali Seriati annonce à Ben Ali que l’USGN et la BNIR ont rallié la BAT: «Monsieur le président, je suis désormais dans l’incapacité d’assurer votre sécurité en Tunisie.» Le président Ben Ali mesure l’ampleur du danger. Sa fille Halima le suppliant de monter à bord, il décide alors d’accompagner sa famille, et demande à Ali Seriati d’attendre Ghazoua (fille de Ben Ali, issue de son premier mariage), ainsi que son époux, Slim Zarrouk, et leurs enfants, afin de leur permettre de fuir vers l’île de Djerba.

    Le droit de réponse de l’avocat de Ben Ali fait en outre référence à certaines parties des écoutes téléphoniques qui ne figurent pas dans les procès-verbaux des auditions menées par la justice, et dont l’opinion publique tunisienne n’a, pour l’heure, pas eu connaissance. Si elles existent, nous serions les premiers intéressés à publier leur compte-rendu.

    http://www.mediapart.fr/article/offert/f6f24b93c6e80431c0bc3f33b8cc838c/




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