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22 July 2017

Un Franco-algérien incarcéré en Algérie après un « guet-apens »

Un Franco-algérien incarcéré en Algérie après un « guet-apens » (avocats)

Le Parisien, 18.10.2011

Un ancien officier de l’armée algérienne, Bachir Belharchaoui, Franco-algérien résidant à Lyon, a été incarcéré à Blida (Algérie) après son arrestation à la faveur d’un « guet-apens », s’inquiètent mardi ses deux avocats parisiens.
Me William Bourdon et Léa Forestier, les avocats français « entendent faire part de leur extrême préoccupation s’agissant du sort de leur client », écrivent-ils dans un communiqué.

M. Belharchaoui a été interpellé le 18 août 2011 par des officiers du Département du renseignement et de la sécurité (DRS) « à l’occasion semble-t-il d’un véritable guet-apens », lors d’une visite en Algérie, écrivent les avocats. Il a été arrêté dès son arrivée à laéroport Houari Boumediène dAlger dans des circonstances méconnues, selon Me Forestier. Ancien officier dans l’armée algérienne, il se rendait en Algérie notamment pour résoudre un problème concernant sa retraite militaire, a précisé l’avocate.
Il a ensuite été incarcéré dans un centre spécial du DRS dans une banlieue d’Alger où, selon ses avocats « il aurait subi des tortures » avant d’être transféré à la prison militaire de Blida « où il continuerait de subir des mauvais traitements ».
Ancien sous-officier du Département du renseignement et de la sécurité (DRS), M. Belharchaoui, 44 ans, a quitté l’armée en 1993. Devenu chauffeur routier, il vit à Lyon avec sa femme et ses trois enfants.
Ses avocats estiment que « règne une totale insécurité judiciaire sur le sort de M. Belharchaoui qui ignore encore à ce jour la nature exacte des charges qui pèseraient contre lui ».
En outre « M. Belharchaoui reçoit des pressions pour ne pas désigner l’avocat de son choix » pour le défendre en Algérie, a déclaré Mme Forestier à l’AFP.
Aucun avocat n’a eu à ce jour accès au dossier.
Ses avocats français, qui sont intervenus auprès du Quai d’Orsay, demandent que « tout soit entrepris par les autorités françaises pour qu’il soit mis un terme à une détention qui semble bien résulter d’un véritable coup monté judiciaire ».
« Bachir partait régulièrement en Algérie. Il na jamais été inquiété ou arrêté. La dernière fois cétait en 2009 », a raconté sa soeur Hafida Belharchaoui cité par le quotidien algérien El Watan le 15 octobre. Elle a estimé que « larrestation de Bachir est une manipulation », affirmant que « cest un haut gradé du DRS qui est à lorigine de larrestation de Bachir ».
Selon elle, ce gradé « accuse (son) frère dappartenir au Mouvement algérien des officiers libres (MAOL) », un mouvement animé par danciens militaires de lArmée nationale populaire (ANP) opposés à lactuel commandement du DRS.


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  • bouzid
    24 octobre 2011 at 17 h 48 min - Reply

    mr belharchaoui bachir est toujours détenu par les services algérien ses avocats français et algérien non toujours pas le droit de consulter le dossier ou de ce rendre en Algérie.Messieurs les dirigeants nous sommes en 2011 vous ne devez bafoue ou outrepasser les droits qui sont les piliers d une société. Les droits de l homme sont universel le monde vous regarde et vous écoute,en espérant que dieu ouvrira vos cœurs.salutations




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