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28 July 2017

26 décembre 91 – 23 octobre 2011 : Le processus électoral algérien interrompu, a repris, sans drame, en Tunisie

Ahmed Selmane
Mardi 25 Octobre 2011

In lanation.info

La Tunisie a voté. A sa manière, elle vient d’accomplir, sans drame et souvent avec une introspection positive des perdants, le second tour des élections législatives algériennes du 26 décembre 1991. Les similitudes sont frappantes. La différence aussi. Immense. Les tunisiens construisent et se fixent des règles. Ils se mobilisent au lieu de faire fonctionner la peur. Tout l’inverse de l’Algérie où on a choisi de détruire. Analyse comparée pour décrypter 20 ans de gâchis algérien.

 

20 ans de gâchis

Emeute en Algérie

Emeute en Algérie
Impossible de ne pas souligner que le plus important évènement algérien de la semaine ce sont les élections en Tunisie. Entre le 26 décembre 1991 avec ses peurs, vraies et fausses, et ses réelles manipulations, et le 23 octobre 2011 tunisien, tout en mesure et en dignité, nous pouvons mesurer le terrifiant gâchis national. Car ce qui frappe à 20 ans de distance est que les islamistes, épouvantail fort commode pour le système autoritaire algérien, font pratiquement le même score. Du FIS algérien, ce moulin ouvert à tous les vents où il suffisait de porter barbe et gandourah en hurlant à pleins poumons pour s’imposer, à Ennahdha, parti qui prône la mesure et les nuances et qui s’offre des moutabarijate, des dévoilées,  comme candidates en tête de liste, le seul trait commun est qu’ils représentent globalement le tiers du corps électoral dans chacun des deux pays. La différence – l’Algérie aura au moins servi à cela – tient au mode de scrutin proportionnel, retenu par les Tunisiens, qui fait qu’avec 40% des voix, Ennahdha peut prétendre, à peu prés, à 60 sièges sur 217. En Algérie, avec le mode de scrutin retenu par un gouvernement incompétent, les 35% de voix du FIS, lui donnaient la majorité absolue ; ils offraient surtout, au système autoritaire, l’argumentaire pour arrêter le processus démocratique et faire entrer le pays dans une zone de violence structurelle et d’anomie.

Traquenards

La différence, essentielle, se situe à ce niveau. Les Tunisiens ont discuté point par point – et parfois de manière fastidieuse – les mécanismes de la transition. Ils ont cherché à éviter les traquenards. Ils ont eu le très mauvais exemple algérien à l’esprit et ils ont décidé de ce qu’il ne fallait pas faire : Créer une distorsion trop forte entre le pays réel et sa représentation politique. Et de ce fait, ils ont déminé le terrain. Ils ont révoqué l’argument sur lequel s’est appuyé l’autoritarisme algérien pour reprendre la main, avec l’appui d’une partie des couches moyennes, mises en état de panique, alors qu’elles auraient dû adopter une posture, bien plus positive, de combat pour la démocratie et les libertés. Le 24 et le 25 octobre en Tunisie, ce n’est pas la peur qui s’installe, mais des volontés de combattre politiquement et de débattre. Ce sont des réflexions qui s’engagent sur les raisons profondes des échecs des uns et des autres ; des évaluations politiques qui sont en cours d’élaboration. Les Tunisiens n’appellent pas à la création d’un CNST sur le modèle du CNSA (Comité national de sauvegarde de l’Algérie), ils disent, en toute logique, que la bataille politique n’est finie que si on l’abandonne.

Ces Tunisiens ! Quels gêneurs !

Sans drame en Tunisie
Vingt ans plus tard, Ennahdha réalise le même score que le FIS et la Tunisie ne sombre pas. Vingt ans plus tard, la Tunisie a, en quelque sorte, achevé le second tour des élections algériennes, déroutées vers des paroxysmes de violence, et, le rétablissement durable d’un système aussi autoritaire qu’inefficace. Vingt ans plus tard, on peut observer concrètement la distance sidérale entre un effort constructif et une dérive absurde. Cela est d’autant plus opératoire que le saccage se poursuit sous nos yeux dans cette compulsion, grossière, des hommes du régime à vider les mots de leurs sens. Comme, par exemple, prétendre que l’Algérie serait une démocratie. Comme de produire, dans la solitude des antichambres du pouvoir, les « lois de la réforme ». Comme d’empêcher, par tous les moyens, l’avènement d’une société libre, structurée et organisée en créant des faux débats, en organisant de fausses contradictions et en lançant les médias sur les fausses pistes. Comme de présenter, comme une hérésie irrémédiable, l’idée d’élire une Assemblée constituante. Vraiment, ces Tunisiens avec leurs islamistes, leurs laïcs, leurs démocrates et leurs conservateurs gâchent le paysage des dirigeants algériens. Combien nos dirigeants auraient aimé une dramatisation extrême… Ils auraient aimé qu’un Comité de sauvegarde de la Tunisie vienne confirmer qu’ils avaient raison et que les peuples ne doivent pas voter tant qu’ils ne savent pas voter pour les gens « comme il faut ». Mais là, même les plus inquiets des Tunisiens, se disent fiers d’avoir organisé des élections remarquables. Personne n’appelle à un arrêt du processus électoral. Nos dirigeants doivent se contenter de mettre en exergue, avec des contorsions compliquées, un Abdeljalil libyen annonçant, au faux effroi des bien-pensants de France et de Navarre, qu’il y aura en Libye, la Charia et seulement la Charia… et « bicitou » !  Mais de Tunisie, nul argument à se mettre sous la dent et la délectation mauvaise n’est pas au rendez-vous. Seulement l’observation, en direct et en continu, du désastre algérien… Le régime de Ben Ali apparaissait comme un « modèle » pour les tenants du système algérien. Ils doivent aujourd’hui inventer – mais le mot est antinomique avec le système – un nouvel argumentaire de la «spécificité » algérienne. Ils doivent trouver des idéologues sur mesure pour « prouver » que l’Algérie n’est pas la Tunisie.

Le logiciel est périmé, il reste la rente

26 décembre 91 – 23 octobre 2011 : Le processus électoral algérien interrompu, a repris, sans drame, en Tunisie
En Algérie, ces tenants du système continuent de croire qu’il suffit d’un ravalement de devanture, de trouver un « candidat du consensus » et quelques lièvres pour faire passer la pilule du maintien en l’état d’un désordre juteux. Il est vrai que le logiciel est périmé mais on conserve de beaux restes de rentes, des réserves de change et un marché-déversoir à faire valoir. Et puis, on est le rempart – « le vrai, l’unique » n’est-ce pas ? -, contre l’islamisme et Aqmi qui vient, en zone présumée sécurisée de Tindouf, enlever trois coopérants étrangers des camps sahraouis. Oui, nous avons des arguments, nous, avec cet Aqmi qui aurait fait du shopping dans l’arsenal libyen… On mérite bien vingt ans de plus !
On imagine sans peine les ex-amis de Kadhafi –  et toujours « amis » de notre régime – approuver cette auto-invalidation d’un pays qui s’empêche d’avancer pour les associer au festin de la rente. Et ces excellents amis peuvent procéder à quelques piqures de rappel, entendre par exemple judiciairement un ex-général venu se désaccoutumer de la nicotine chez des médecins genevois… Ces très chers amis, malgré ces piqures, prétendront encore et jusqu’à la nausée, que l’Algérie – n’est-ce pas ? – c’est très différent de la Tunisie. Pour mieux « fixer » l’Algérie dans la stérilité et la paralysie d’une économie de comptoir où se déverse toute la camelote de la planète. Même si à vingt ans de distance, les sociétés des deux pays produisent les mêmes configurations politiques, lors de leur première expression libre, après des décennies de parti unique. On ne refait pas l’histoire, bien sur….

Reperdre vingt ans ?

Mais après vingt ans perdus, on ne peut que constater la disponibilité des tenants du régime à faire perdre au peuple algérien encore 20 ans. Jusqu’à épuisement de la dernière goutte de pétrole. Et la manœuvre pourra durer tant que les Algériens ne sortiront pas de l’émeute… pour s’organiser et imposer la refondation de l’Etat et la restitution de la souveraineté au peuple. Nous pouvons désormais avec modestie nous donner un objectif raisonnable et constructif : Nous voulons être Tunisiens. Et la Tunisie, ce n’est pas bien loin. C’est juste à la sortie de l’autoroute.

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41 Commentaires sur cet article

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  • Si Salah
    26 octobre 2011 at 11 h 33 min - Reply

    Voici comment le « demi-krate » Hakim Laalem (Reda Belhadjoudja), grand admirateur de boucher Nezzar, salue le vote de 90% des tunisiens:

    « Vacances en Tunisie. Superbe promotion cet été. Pour une semaine tout compris dans le complexe religieux 5 étoiles de Hammamet Yasmine, 50% de réduction sur un séjour de méditation salafiste à Benghazi ! Le Grand Maghreb des Peuples à Poils, vous en avez rêvé ? »

    Daqetlek! Daqetlek! Daqetlek!

    Nous l’aurons ce Maghreb des hommes libres, affranchi de tes Boukaskita! moutou bi ghaydhikoum!

    Si Salah




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  • Ath Yenni
    26 octobre 2011 at 13 h 35 min - Reply

    Quelle est le lien entre Ghanouchi le tunisien qui exclame que son parti veut gouvrner avec les autres partis tunisiens dans le respect de la démocratie et un Ali Benhadj qui s’extasiat sur le « kofr » d’une démocratie des urnes et conseillait aux femmes de se contenter de leur rôles de procréation en laissant le travail aux hommes ??

    Quel est le lien entre Ghanouchi qui souhaite former une coalition nationale et qui appelle à un gouvernement democratique avec tous les autres partis et un Abassi Madani qui nous promettait qu’il fallait changer nos habitudes vestimentaires et alimentaires quand le FIS sera au pouvoir ?

    Quel est le lien entre ces militants d’Ennahda pacifiques et les commandos du fis qui s’entrainaient à Bouchaoui pendant les éléctions  » propres et honnêtes » de 91 ?

    Ennahda n’a rien à avoir avec le FIS. Les écrits sont là pour attester de cette différence fondamentale et les nier serait une vaine manipulation des esprits.




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  • HAMMANA
    26 octobre 2011 at 13 h 37 min - Reply

    Il y a cet étrange paradoxe qui fait que le peuple algérien est majoritairement contre la démocratie.Il n’y a qu’à suivre les discussions dans les cafés et les lieux publics pour se rendre à cet évidence sans parler des journaux à la solde du régime qui sont à l’affut de la moindre bavure de la part de nos voisins pour se donner à coeur joie pour amplifier les difficultés propres à toutes jeune démocratie qui reviennent de plusieurs décennies de dictatures militaires.
    Des gens qui ont tant espéré que l’expérience Tunisienne et egyptienne echouent ne peuvent évoluer car ils ont été induit par le système et configurés pour jeter le discrédit sur toutes actions libératrices internes ou externes en les imputant toujours à l’occident croisé qui est là pour pour envahir nos pays et s’emparer de nos richesses comme si ces richesses étaient au service des peuples arabes alors que tout le monde sait que ceux sont les multinationales appuyées par ces memes régimes qu’ils défendent qui en profitent en premier lieu avec toutes les conséquences que l’on connait.
    La conscience nous fait défaut tout autant qu’une opposition capable de canaliser l’élan du mécontentement populaire et qui n’existe que sous une forme embryonnaire et versatile.Le tout couronné par un ex-FIS dont le leader ABASSI Madani,en réponse à la mise en garde qui lui fut faite de ne pas accepter dans ses rangs n’importe qui à l’Instar du FLN,répondit: »Ce qui m’interesse c’est la carte d’adhérent et rien d’autre ». »et que le khalifat sera instauré l’hiver prochain ».
    On est loin du peuple tunisien et de son parti ENAHDHA qui au dire de l’auteur de l’article compte dans ses rangs des femmes non voilées et qui se comporte en parti démocratique idéologiquement ouvert à toutes les tendances.Un parti qui met en horreur l’ostracisme et s’est abstenu de se prononcer sur les convictions religieuses des tunisiens qu’il considère relever des libertés individuelles immuables.C’est par cette attitude qu’il a réussi à cour-circuiter ses opposants parmi les cassandres du pouvoir.La réponse est simple:les tunisiens ont voulu la démocratie et ils l’ont eu.Ils se sont montrés solidaires et ont fait bloc contre les éradicateurs.Pas de dégradation des biens publics ou privés à travers un soulèvement populaire massif irréprochable.C’est pourquoi,ils ont réussi.
    Notre tour viendra incontestablement,mais nous devons au préalable introduire dans nos comportements les changements susceptibles de nous mettre au diapason de nos revendications.




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  • abdelilah
    26 octobre 2011 at 16 h 00 min - Reply

    @ Ath Yenni

    Aucun lien mon ami sinon que possiblement il y a des gens sensés de par le monde qui ont profité de notre dérapage d’il y a vingt ans. C,est ce qu’on appelle le pragmatisme. Par ailleurs, je fus et je suis consterné par la plupart des édit. de notre presse « libre » qui à leurs manières « saluent » les résultats du scrutin Tunisien avec un air de déjà vu…Il y a 20 ans…




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  • kaci-la-merveille
    26 octobre 2011 at 18 h 54 min - Reply

    Il ne peut y avoir de comparaison possible entre les deux scrutins et encore moins une continuité. Oser ce parallèle c’est s’exposer au risque d’aboutir à des non-sens fait de raccourcis et d’approximations……
    Je ne fais pas partie de ceux qui ont appelés les généraux du régime criminel et génocidaire à interrompre le processus électoral, bien au contraire….mais, Il ne faut tout de même pas dédouaner les barbus et se voiler la face aujourd’hui et faire semblant d’oublier l’ambiance hystérique qui a entourée l’ascension du FIS, ni les slogans à vous glacer le dos tels « Alayha nahya aalayha namout wa aalyaha nalqaa ellah »….et d’autres du même acabit…..

    Wel fahem yefhem….

    Kaci la merveille

    =========================================
    Juste une question simple, mon cher compatriote si vous le permettez.
    Que signifie pour vous : « Alayha nahya aalayha namout wa aalyaha nalqaa ellah »? et pourquoi vous glace-t-il le dos?
    Amicalement.
    Salah-Eddine




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  • kaci-la-merveille
    26 octobre 2011 at 19 h 23 min - Reply

    JE ne crois pas que les foules qui le scandaient en savaient beaucoup plus que moi sur le sujet, mais j’ose tenter une déduction pour vous répondre avec l’honnêteté qui sied aux gens civilisés en disant qu’il s’agit là de la « shariyaa » je présume, si je me tromper corrigez moi SVP !!
    En voici un autre dans le même tempo:

    « la mitha,q la doustour…kal ellah kal errassoul….. »

    Ca me glace le dos aussi, parce qu’idéalement je suis pour un état civil basé sur le droit positif…..ou la référence et la croyance religieuse doivent être tenues à l’écart…..Le plus loin possible.

    Cordialement

    Kaci la merveille

    ========================================
    Je respecte votre point de vue concernant le slogan : la mithaq la doustour…..et c’est votre droit de vous y opposer politiquement.

    Quant à : « Alayha nahya oua Alayha namout………. », beaucoup de gens se trompent sur la signification exacte. Et L’effet de l’action psychologique des « services » aidant, on a fait croire qu’il s’agissait de la fameuse « Dawla islamya ». Alors qu’il s’agit tout simplement de la « Shahada » (La Illaha Illa Allah wa Mohamed Rassoulou Allah) qui est la shahada de tous les musulmans. En quoi la shahada peut-elle glacer le dos, mon cher Ami?
    Voyez-vous comment on a trompé les gens et plus grave une certaine partie des intellectuels? Cet état d’esprit n’existe pas chez nos voisins tunisiens, même si une ultraminorité essaie d’aller vainement à contresens de l’histoire et de la culture du pays.
    Amicalement.
    Salah-Eddine




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  • ahmed
    26 octobre 2011 at 19 h 34 min - Reply

    Bonsoir,

    Les tunisiens d’annahda ont bien profité de l’experience algérienne . Les leaders islamistes tunisiens n’ont pas traités les jourmalistes tunisiens de mounafikounes comme l’a fait Abbas el Madani . El Ganouchi,n’a pas traité l’actuel président tunisien par intérim de MASMAR DJOHA . Les islamistes tunisiens ont tout fait pour rassurer les tunisiens et les puissances . Les notres ,ont fait dans l’arrogance et la provocation,négligeant complétement de faire une analyse géostratégique et tournant complétement le dos au context régional et international . Vingt ans aprés,les islamistes du monde entier ont profité de l’experience algérienne sauf les islamistes algériens qui continuent à sensurer des termes comme démocratie,égalité des sexes…
    Le manque de vision politique des décideurs algériens de l’époque,le caractére impulsif de Khaled Nazzar,le manque de culture politique de l’équipe au pouvoir à l’époque en Algérie,n’ont pas non plus permis à l’Algérie d’accéder à la deuxiéme république qui reste notre objectif .




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  • Abdul
    26 octobre 2011 at 20 h 12 min - Reply

    Au risque de me faire censurer,je dirais que les dirigeants du FIS étaient arrogants et populistes,sinon,il faut rendre grâce a l’AKP et ERDOGAN pour avoir fait de l’islamisme politique une tendance politique sérieuse et parfaitement apte a gouverner démocratiquement.




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  • SAID
    26 octobre 2011 at 22 h 46 min - Reply

    C’est grace à une grande partie du peuple turc qui est sortie dans la rue defendre la laicité, que l’AKP s’est vu obligé de jouer l’équilibre. C’est un rapport de force qui s’est constitué grace à l’instauration de la laicité depuis les années 20. L’islamisme en turquie (qui veut joindre l’union europeenne) se limite à exhiber un foulard sur la tete de quelq femmes, c’est tout.
    La Turquie est laique et non moins musulmane. Elle constitue le seul exemple à suivre pour tous les pays musulmans.




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  • Ghani
    27 octobre 2011 at 3 h 24 min - Reply

    C’est ce qu’on appelle  » t3allamna 3la rissan laytama ». Le peuple tunisien et sa classe politique ont tiré les lecons de ce qu’on a vecu en Algérie. En Tunisie, il y a eu l’humilité des gagnants et la dignité des perdants. Le comportement de la direction d’ENNAHDA et ses militant avant et après les elections fait paraitre les islamistes du FIS comme des talibans. La dignité affichée par le PDP et le PDM (Partis laics tunisiens)au lendemain de leur défaite fait passer le RCD et le PAGS pour une bande d’extremistes sans aucune classe.




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  • karim
    27 octobre 2011 at 5 h 04 min - Reply

    l’avenir nous dira qui c’est qui aura raison mais on peut des l’ors mettre en place une sorte de tableau de bord avec les signaux suivants

    liberté d’expression
    alternance au pouvoir
    égalité homme femme
    respect des minorités

    je crois que le dernier est deja au rouge




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  • djeha
    27 octobre 2011 at 6 h 23 min - Reply

    Bonjour Mr.Sidhoum,
    Je me permets de donner mon avis suite à l’échange que vous avez eu avec Mr.Kaci.
    À mon avis,le Fis faisait peur à beaucoup d’algeriens et pas seulement à cause de l’action des services.Le problème avec le FIS ,à l’époque, c’est cette arrogance née d’une ascension fulgurante qui a fait croire à certains qu’ils étaient les dépositaires de l’ordre divin sur terre au point où ils ne toléraient même pas les autres partis islamistes sous pretexte qu’il ne pouvait y avoir qu’un seul parti de Dieu. Je me souviens qu’un jour de la grande prière du vendredi,en banlieue d’Alger, l’imam s’est violemment attaqué,en les nommant, aux différents partis en les traitant de hizb echaytane, hizb frança…et en décrétant que seul Hizb Allah (FIS)sera victorieux.
    Comment ne pas citer, également,la prétendue inscription d’Allah dans le ciel du stade olympique un certain 4 juin 1990 et à plusieurs autres endroits par la suite(Kouba,Ain Defla,…).Face à cette grave hérésie,non seulement la direction du Fis n’a pas remis les pendules à l’heure mais on a même parlé de Karamets divines et ils sont tombés dans le piège tendu par les services en comparant la pseudo inscription avec le laser utilisé par le pouvoir lors d’un spectacle quelques jours après.Certains frères ont même vendu les photos de l’évènement)
    Je me rappelle,aussi, des spectacles de Linda de Souza ou de Ait-Menguellat qui ont été empêchés par des islamistes à la salle Atlas.Ils étaient très nombreux et Ali Belhadj se présentait souvent aux postes de police pour exiger la libération de ceux qui avaient été arrêtés.
    Après la victoire du FIS aux communales,sa première urgence fut de changer la devise sur les frontons des communes sous sa coupe : Baladiya islamiya,ce qui voulait dire que les villes et villages qui avaient mal voté ne l’étaient pas.Il ont même mis en place le souk islamique (charité ou racolage?).
    Si j’ai bonne mémoire, durant la compagne électorale aux législatives de décembre 91 le slogan du Fis était: Sawtoukom Amana touhassabouna allayhi yaoum al qiyama.
    Personnellement,j’étais contre l’arrêt du processus électoral et la confiscation du choix populaire.
    Mais le terrorisme barbare des éradicateurs au pouvoir et leur faillite sanglante ne doit pas faire oublier que le FIS porte une certaine responsabilité dans la crise et le fait de rappeler certains faits ne veut pas dire qu’on est avec le pouvoir.Je crois que chaque algérien devrait avoir le droit de s’opposer librement à la fois au pouvoir en place et aux islamistes,Ce que ni l’un ni l’autre ne le permettait en 1991.
    Il reste à espérer qu’ils ont évolué depuis.
    Bonne journée




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  • chaima
    27 octobre 2011 at 6 h 29 min - Reply

    bonjour à tous
    Il faudrait peut être envoyé Nezzar et ses admirateurs demicrates algériens en Tunisie pour sauver la demoncratie des Bouloulous islamistes….
    Leur savoir faire serait très utile pour sauver la ripouxblic des «  »gueux qui n’ont pas su voté peuple immature!!!
    La démocratie à l’ombre des chars et sans le peuple c’est leur spécialité nos ripoublicains laiccards….
    en tout les cas ZKARA fi les laicokhoroto je me prépare déjà pour des vacances en Tunisie et j’appelle mes compatriotes à le faire…
    MAbrouk ya touanssa




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  • boukezouha abdelouahab
    27 octobre 2011 at 10 h 03 min - Reply

    ce qui nous lie desormais avec la TUNISIE c’est (non déplaise a quelques un)le livre sacré et la sounna de notre prophete mohamed(sls);et ce qui me réconforte c’est que je peux de mon exile en FRANCE me rendre en TUNISIE sans craindre d’etre arrété torturé …la3kouba lebladena enchallah .




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  • fess
    27 octobre 2011 at 15 h 58 min - Reply

    A lire certain de vos commentaires,je comprend maintenant pourquoi Said SADI a dit qu’il s’etait tromper de peuple.
    Il n’y a que la victoire du FIS qui vous est restee en travers de la gorge.




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  • SAID
    27 octobre 2011 at 20 h 54 min - Reply

    @ djeha
    Merci pour ces rappels « historiques » que beaucoup parmi nos amis de LQA feingnent d’oublier pour dedouaner les islamistes du fis.
    Si on veut vraiment avancer vers une vraie reconciliation nationale, une situation apaisée, il faut que chacun reconnaisse ses torts.
    Beaucoup de mal a ete fait de part et d’autre, et ne peut etre effacé d’un cou de crayon.

    ===========================================
    Oui, mon cher compatriote, »il faut que chacun reconnaisse ses tords » : ceux qui ont pris les armes, considérant qu’on leur a volé leur victoire électorale, mais aussi ceux qui ont fait appel aux putschistes et on constitué des milices dans leurs villages pour chasser….du « sanglier ». Comme cela s’est fait en Afrique du Sud, au Chili, en Argentine et au Rwanda.Pas de demi-vérités ni de demi-mesure dans le réglement du conflit issu du coup d’Etat de 92.
    Salah-Eddine




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  • Afif
    27 octobre 2011 at 21 h 41 min - Reply

    Le gouvernement algérien a été destinataire d’une proposition pour choisir le mode de scrutin proportionnel avant les élections de décembre 1991 et bien avant les élections de l’Assemblée Constituante tunisienne. Ci-après, extraits de la lettre transmise (1) :

    « Le 5 septembre 1991, à la veille des élections législatives fatidiques de décembre 1991, j’ai écrit une lettre ouverte au Premier ministre de l’époque, Sid Ahmed Ghozali, parue dans Alger-Républicain, dans laquelle j’ai attiré humblement l’attention des autorités sur les conséquences sur la stabilité du pays qui découleraient du choix du mode de scrutin qui sera mis en œuvre lors des élections législatives qui s’annonçaient.

    Quelques extraits de cette lettre : « Considérant la rencontre gouvernement-partis politiques des 22 et 23 août 1991. » « Tout le monde est d’accord pour la tenue d’élections sincères et propres… » « Eradiquer la fraude est important, mais ce qui est encore plus important, c’est que les élections législatives aboutissent à une solution politique de la crise éminemment politique que vit le pays. Pour cela, le mode de scrutin est un instrument décisif. Or tout observateur politique ne peut que rester éberlué en constatant que durant deux jours, le débat sur le mode scrutin a été complètement évacué : l’objet de cette présente lettre est justement d’inviter à ce débat. Lier la solution politique de la crise que vit notre pays au choix du mode de scrutin, signifie que la représentativité des projets de société et des programmes de gouvernement doit être assurée au Parlement, c’est-à-dire que la représentativité des partis ne doit prêter à aucune contestation d’une frange importante de la société, tout en assurant la stabilité gouvernementale en vue d’une solution rapide de la crise et le développement du pays. »

    Tel était le préambule de ma lettre où j’ai développé différents modes de scrutin avec leurs avantages et leurs inconvénients. A mon humble avis pour une jeune démocratie comme la nôtre, il fallait absolument privilégier la représentativité parfaite qui ne devait prêter le flanc à aucune contestation. Pour atteindre cet objectif, le mode de scrutin idoine devait être la proportionnelle intégrale à l’échelle nationale sans la règle des plus forts restes. »Source : http://www.djazairess.com/fr/elwatan/44758

    La lettre a bien été reçue et le Chef de gouvernement, SAG, a défendu le mode de scrutin proportionnel devant l’APN dont la majorité FLN n’a pas voulu, préférant le mode de scrutin à deux tours, scrutin qui a donné au FIS un nombre de sièges dépassant de beaucoup sa représentativité réelle, avec les conséquences que l’on sait.

    Notre expérience tragique a été d’un grand secours pour le peuple tunisien et certainement pour les autres peuples arabes, pour choisir le mode de scrutin de leurs élections.

    (1): le mode de scrutin proportionnel a aussi été défendu par la Parti des Travailleurs.




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  • SAID
    27 octobre 2011 at 22 h 07 min - Reply

    Mon cher compatriote Salaheddine,
    les demi-verités et les demi-mesures c’est de ne pas reconnaitre que les « djihadistes » ont pris les armes avant l’arret du processus electoral.
    Quand aux milices dont vous parlez, demandez à ceux qui vivent dans la region de vous raconter les « actes de bravoures » d’un certain emir mouffok et ses sbires et vous comprendrez peut etre pourquoi.

    ======================================
    Loin d’entrer dans une polémique stérile et ce n’est nullement le moment en ces temps difficiles que traverse le pays, je vous dirais que je connais aussi les « actes de bravoure » des milices de Djedioua (Relizane), de Haouch Gros (Boufarik), de Tazmalt et de Bouderbala (Bouira), entre autres, avec au tableau de chasse des centaines d’exécutions sommaires. Dans l’Etat de Droit de demain, en présence d’une justice indépendante et dans un climat de sérénité et sans esprit de revanche, la future commission Vérité et justice ouvrira les dossiers des criminels de tous bords qui ont versé le sang des innocents. Je considère le débat clos pour éviter toute polémique.
    Amicalement.
    Salah-Eddine




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  • Afif
    27 octobre 2011 at 22 h 47 min - Reply

    Le mouvement Ennahda tunisien visionnaire : ci-après la lettre ouverte qu’il a adressée au peuple algérien en juin 1991.

    Les islamistes tunisiens redoutent un échec de l’expérience démocratique en Algérie.

    En vue de « faire réussir la fête de la démocratie en Algérie du million de martyrs », les étudiants du Mouvement de la Tendance islamique, qui forme l’un des principaux noyaux du mouvement Ennahda de Cheikh Rached Ghannouchi, a adressé récemment une lettre ouverte au peuple et aux partis politiques algériens. Avec la grève politique illimitée du FIS, ses imprévisibles conséquences sur le processus démocratique et la campagne électorale qui a débuté officiellement le premier juin dernier, cet appel à la sagesse de la part du parti islamiste, le plus ancien et le plus structuré du Maghreb, mérite une attention particulière.

    Les étudiants islamistes tunisiens qui constituent l’avant-garde du mouvement Ennahda , expriment
    « l’espoir de voir la démocratie sortir victorieuse des urnes, le 27 juin prochain. » Mettant en garde les algériens contre les menées de l’Occident et de ses alliés qui « évoquent pour l’Algérie des jours sombres et prédisent une guerre civile après les élections », les auteurs de la lettre ouverte appellent le peuple algérien à la vigilance. L’expérience démocratique doit réussir en Algérie car le « pari démocratique algérien dépasse par ses dimensions les frontières de l’Algérie pour interpeller les sociétés maghrébine, arabe et islamique. » Aux yeux des étudiants islamistes tunisiens, « l’expérience démocratique modèle en Algérie, est un pas avancé et courageux à la mesure des sacrifices de la Révolution et des héros du 5 octobre. »

    Selon des sources proches de la direction d’Ennahda en exil, les responsables de ce parti aurait conseillé aux leaders du FIS modération et calme. Selon eux, le bras de fer avec le pouvoir est de nature à remettre en cause le fragile processus démocratique et partant, la présence et la force d’un parti comme le FIS sur l’échiquier politique.
    Source : l’Observateur du 5 au 11 juin 1991.




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  • Ensemble
    27 octobre 2011 at 23 h 31 min - Reply

    Alors qu’Ennahda et ses militants occupaient le terrain,les « démocrates » tunisiens continuaient leurs parades sur Facebook, dommage.
    La démocratie ne se décréte pas , elle se construit.
    La TUNISIE va sortir grandie pour plusieurs raisons et ne connaitra pas la guerre civile que avons vecu en Algérie ;
    – La TUNISIE a opté pour une assemblée nationale constituante(pas de majorité), alors que l’Algerie a malheureusement choisi un scrutin majoritaire à deux tours.
    – Tous les partis seront représentés ce qui est nouveau dans le champs politique en TUNISIE et dans le monde arabe.
    – Ghanouchi est intélligent, ouvert et il est pour le jeu démocratique contrairement à nos islamistes qui sont séctaires et conservateurs.
    – Ghanouchi n’a jamais déclaré que la démocratie est Kofr comme les notres.
    – Ghanouchi est prêt à partager le pouvoir avec les démocrates tunisiens contrairement aux notres.
    – La sérénité de Ghanouchi est loin de l’agitation et de l’agréssivité des anciens cadres du FIS.
    – La TUNISIE deviendra un exemple à suivre dans le monde arabe car leurs généraux et leurs islamistes mettent leur pays au dessus de leurs intérêts politiques et personnels.

    BRAVO AU PEUPLE TUNISIEN !




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  • Mohand
    27 octobre 2011 at 23 h 39 min - Reply

    Le 26 Décembre 1991

    صوتكم أمانة تحاسبون عليه يوم القيامة.
    لا ميثاق ، لا دستور، قال الله قال الرسول.
    الديمقراطية كفر.

    =====================================================
    23 Octobre 2011

    LE PROGRAMME DU MOUVEMENT ENNAHDHA (DOCUMENT RESUME)

    (…)

    Le programme du mouvement Ennahdha s’inscrit dans le processus de la renaissance politique, économique, sociale et culturelle de la Tunisie

    Les fondements de notre programme sont :

    • La Tunisie est un État libre et indépendant : Sa religion est l’islam, sa langue l’arabe, son régime la république et sa priorité la concrétisation des objectifs de la révolution.

    • L’islam constitue un référentiel fondamental et modéré qui est en interaction, par le biais de l’effort d’interprétation et d’application (ijtihâd), avec toute expérience humaine dont l’utilité est avérée.

    • L’arabe est perçue comme étant une langue et une culture qui est ouverte sur toutes les langues vivantes et notamment celles qui embrassent les sciences modernes.

    • Le régime républicain, meilleur garant de la démocratie, de la répartition équitable des richesses, du droit à la dignité humaine, du respect des principes des droits de l’Homme et du droit de la femme à l’égalité, à l’éducation, au travail et à la participation à la vie publique.

    UN REGIME POLITIQUE DEMOCRATIQUE

    Nous proposons aux Tunisiens la mise en place d’un système politique qui extirpe les racines de la dictature qui a longtemps envenimé notre sphère politique et réduit le rôle de l’État à protéger la corruption et à réprimer les libertés.

    Nous croyons que le régime parlementaire est le garant des libertés publiques et individuelles, de l’indépendance de la justice, de la liberté de la presse, de l’alternance politique à travers à la fois une répartition équilibrée et dynamique des pouvoirs entre les différentes institutions de l’État et des élections multipartites libres. C’est aussi le garant de la vivacité et de l’autonomie de la société civile, ainsi que du développement global touchant toutes les régions du pays et toutes les catégories du peuple.

    DEVELOPPEMENT SOCIO-ECONOMIQUE GLOBAL

    Notre programme vise à mettre en place un modèle de développement national qui concilie les dimensions économiques, sociales, culturelles et écologiques tout en ayant comme points de repère les valeurs islamiques et les acquis de notre expérience tunisienne et de l’expérience humaine en général.

    Le but de ce programme est de concrétiser les objectifs de la révolution, à savoir la création d’emploi, le développement régional, la lutte contre la corruption, l’incitation à l’investissement dans tous les domaines et la diversification des relations de coopération et de partenariat avec les pays frères et amis.

    Il s’agit d’un modèle de développement par lequel nous honorons notre engagement envers notre peuple qui a lutté pour reprendre son destin en main.

    « Et remplissez l’engagement, car on sera interrogé au sujet des engagements » [Sourate Le voyage nocturne, 34]

    PREAMBULE

    Notre peuple se prépare à élire l’assemblée nationale constituante, exprimant ainsi sa souveraineté et concrétisant les objectifs de la Révolution qui tranchent avec la dictature et la corruption.

    Le mouvement Ennahdha tient à rendre hommage aux martyrs qui ont redonné vie à la Tunisie et l’ont placée sur la voie de l’édification d’un État de liberté, de dignité et de justice.

    Le mouvement Ennahdha, en tant qu’acteur responsable de la scène nationale, est attaché aux principes de coexistence et de consensus entre tous les tunisiens, sans exclusion ou discrimination et ce dans le cadre d’un régime qui préserve la liberté et la dignité du citoyen, promeut son développement et sa stabilité et respecte son aspiration à la fois à la modernité et à l’authenticité.

    Pour toutes ces raisons, le mouvement Ennahdha place en tête des priorités de son programme la concrétisation des grands objectifs suivants :

    1. L’instauration d’un régime démocratique fondé sur les principes de citoyenneté, libertés, dignité, primauté de la constitution et respect de la loi et, plus généralement, de l’ensemble des requis de la bonne gouvernance.

    2. La mise en œuvre d’un plan socio-économique qui vise la création de l’emploi, la garantie du droit à la dignité, le développement régional équilibré et l’incitation à l’investissement.

    3. L’édification d’une société moderne, harmonieuse, solidaire, enracinée dans son identité et ouverte sur son environnement.

    LES PRINCIPES ET LES DIRECTIVES GENERALES

    Pour une Tunisie de la liberté, de la justice et du développement

    1. La Tunisie est un État libre et indépendant : Sa religion est l’islam, sa langue l’arabe, son régime la république et sa priorité la concrétisation des objectifs de la révolution.

    2. Nous demeurons reconnaissants aux sacrifices et efforts déployés par les tunisiens et leurs pionniers à travers les générations, pour acquérir l’indépendance et fonder l’État tunisien moderne.

    3. Nous percevons le mouvement Ennahdha comme étant un prolongement de l’école réformiste qu’a connu notre pays au dix-neuvième siècle et qui prônait la réforme politique, sociale et culturelle face à la colonisation et à la dépendance.

    4. Nous croyons en l’être humain comme acteur et cible du développement global. Nous croyons également à la nécessité d’instaurer un système de valeurs intégré qui puise dans les valeurs authentiques de l’héritage culturel et civilisationnel de la société tunisienne et de son identité arabo-musulmane.

    5. Nous œuvrons à l’instauration d’un régime républicain réel, qui tranche avec la dictature et la corruption et se base sur les principes de citoyenneté, de bonne gouvernance, de liberté, de démocratie, de l’Etat de droit, de stabilité politique, de dignité, de développement humain, de transparence et d’efficacité.

    6. Nous considérons l’État comme une entité politique civile responsable du respect des libertés publiques et individuelles, ayant un rôle régulateur qui assure l’équilibre social et économique.

    7. Nous appelons à l’élaboration d’un nouveau contrat social, fruit d’un consensus et d’un partenariat entre toutes les parties prenantes.

    8. Nous œuvrons pour une société civile structurée et indépendante de l’État constituant ainsi une garantie contre la dictature politique et la tyrannie sous toutes leurs formes.

    9. Nous œuvrons à la protection de la famille et de l’enfance, ainsi qu’au traitement des phénomènes du mariage tardif, de l’augmentation du taux de divorce et du vieillissement de la population.

    10. Nous œuvrons à préserver les acquis de la femme et dynamiser son rôle dans les différents domaines, afin qu’elle contribue activement à l’essor de la société.

    (…)

    LE VOLET POLITIQUE : LIBERTE DEMOCRATIE ET POUVOIR AU PEUPLE

    UN REGIME PARLEMENTAIRE QUI REMET LE POUVOIR AU PEUPLE

    15. La souveraineté appartient au peuple qui l’exerce directement ou à travers ses représentants au sein d’un conseil élu. Nous préconisons un régime parlementaire, qui s’appuie sur un parlement composé d’une seule chambre, garantissant la séparation des pouvoirs.

    16. Les libertés publiques et individuelles sont garanties, notamment la liberté d’expression, la liberté de s’organiser et la liberté de la presse. La torture est criminalisée.

    17. La liberté de croyance et de pensée est garantie, de même que les droits des minorités religieuses.

    18. Le multipartisme, l’indépendance de la justice, le respect des droits de l’Homme et de la dignité humaine ainsi que l’instauration de la justice sont garantis.

    19. L’alternance pacifique au pouvoir.

    20. Un gouvernement fondé sur un exécutif responsable devant le parlement, lequel élit le président de la République.

    21. L’égalité des citoyens devant la justice.

    22. Étendre le recours aux élections pour les postes de responsabilité et donner des prérogatives plus larges aux conseils régionaux élus.
    (…)
    ======================================================




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  • hakimM
    28 octobre 2011 at 0 h 42 min - Reply

    @Affif,
    Un 35% ou 40% pour le FIS en 1992 aurait probablement évité le drame. Mais qui aurait pu convaincre le FIS de céder un 15% pour les petits partis et de rester glorieux.
    Le peuple rêvait d’en découdre avec le régime et la patience était absente.
    Mais le victoire du FIS a montré le vrai visage des vrais dirigeants et des janvieristes. Ils auraient pu refaire les élections en 1992-93 et manipuler le vote comme ils ont l’habitude de faire en laissant 40% au FIS. Mais non, ils ont voulu détruire toute la démocratie qui est un danger pour eux et pour la France que cela provienne du FIS, du FLN-FFS de ce temps-la et de tous les autres partis potentiellement democrates. La preuve, l’assassinat de Hachani.




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  • Mustapha Sari
    28 octobre 2011 at 0 h 55 min - Reply

    double standard.

    Au moins Ali Benhadj n’est pas un hypocrite comme beaucoups d’autres, il le dit et il l’a toujours dit clairement: un etat Islamique selon Al-khilafa Arrachida, ou est le mal a ca sommes nous pas Musulmans? c’est notre droit le plus absolut de plaider pour un etats Islamique ou est le mal, si le peuple choisit de vivres sa religion c’est un droit fondamentale, arretez vos agressions verbales contre cette magnifique religion que vous memes vous ne connaisser pas, liser l’histoire (la vraie) et vous verez ce qu’a donner l’Islam a l’humanity




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  • winathe
    28 octobre 2011 at 2 h 42 min - Reply

    Je salue le parti Ennahdha ,j’espere que ce slogan servira de se mettre debout pour construire leur pays .
    Une chose qui m’a frappé sur leur compagne électorale, Y avait pas de marchés Errahma , y avait pas d’écrits au ciel du nom d’ALLAH ( Fawaylou liman yaktoubou ayati bi aydihim wa ya koloun adha min aindi allah)
    Il faut se rendre a l’évidence messieurs et mesdames qui soutenaient le fis du fln , ce parti est une fabrication du pouvoir pour s’accrocher avec la violence et pour justifier les enlèvements et les liquidations du courant berbère,démocrate et revendicateur du bien sociale du pays.
    L’islam d’Ennahdha et celui du fis, c’est la justice et la tolérance, vs L’injustice et la dictature. Le fis promettait la mort et le retour a l ‘age de pierre bien que notre islam est celui de la science et l’amour d’autrui.
    Remarque les éléments du fis adoraient Abbasi et belhadj que dieu et notre prophete .
    Chose que j’avais remarqué la présence de Abassi dans une mosquée , cette dernière était pleine a craquer a même les rues limitrophe servait de lieu de prière même si la pluie faisait tomber des cordes , et a une centaine de mettre une mosquée vide a la différence de quelques vieux qui faisaient leur prière.
    Etc etc les remarque de ce genre y a de quoi écrire des livres, sans ajouter les prêches incendiaires , et les manière de faire la prière etc etc
    A nos frères tunisiens je vous salut je vous félicite pour votre grandeur dans votre petit pays , esperant que Abassi et Belhadj vont reconnaitre leur crime contre leur peuple et l’Islam.




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  • elforkan
    28 octobre 2011 at 8 h 45 min - Reply

    Pauvres algeriens naïfs qui croient encore au terrorisme des années 91 ! pauvres algeriens !!
    Qui peut se procurer armes et explosifs ?
    comment expliquer que seuls les civils ont payé ( ceux qui ont voté FIS!!) et jamais…….les autres !!!!!!
    Pauvres naïfs !!!
    c’est pourquoi, il est sage de la part des islamistes de se démarquer de la politique et ne se consacrer qu’à la daawa et aux œuvres caritatives(d’ailleurs c’est leur principale mission), il faut retirer le tapis sous les pieds des maffieux, ils n’auront plus l’occasion de brandir le spectre de l’intégrisme et de l’Islamisme !
    Pas de partis islamistes et on verra , nos maffieux ce qu’ils vont nous sortir comme lapin pour éterniser au pouvoir !




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  • Ath Yenni
    28 octobre 2011 at 10 h 39 min - Reply

    « Est-il raisonnable, a lancé M. Jebali, de paralyser un secteur vital comme le tourisme en interdisant les boissons alcoolisées et le port de maillots de bains ou autres pratiques ? Ce sont des libertés individuelles garanties aussi bien pour les étrangers que pour les Tunisiens », a-t-il martelé.

    Jebali est le futur 1er ministre tunisien issu de Ennahda.

    Messieurs les redresseurs de torts et autres brigadiers de la morale « islamique », prenez en de la graine !! peut etre un jour serez vous enfin capable de diriger un pays musulman sans le menacer de le ramener au 14e siècle….




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  • Afif
    28 octobre 2011 at 11 h 09 min - Reply

    Aux yeux des étudiants islamistes tunisiens,

    « l’expérience démocratique modèle en Algérie, est un pas avancé et courageux à la mesure des sacrifices de la Révolution (de 1954 : ndlr) et des héros du 5 octobre. »

    La montagne a accouché d’une souris.




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  • elforkan
    28 octobre 2011 at 12 h 00 min - Reply

    @Ath yenni
    « « Est-il raisonnable, a lancé M. Jebali, de paralyser un secteur vital comme le tourisme en interdisant les boissons alcoolisées et le port de maillots de bains ou autres pratiques ? »

    Mon cher vous raisonnez comme un non croyant, le musulman, lui raisonne comme, il convient de raisonner comme le lui dicte sa foi : »Ô vous qui croyez! Les associateurs ne sont qu’impureté: qu’ils ne s’approchent plus de la Mosquée sacrée, après cette année-ci). Et si vous redoutez une pénurie, Allah vous enrichira, s’Il veut, de par Sa grâce. Car Allah est Omniscient et Sage. » verset 28 sourate et’tawba (le repentir), Allah rassure les musulmans que leur subsistance ne dépend ni du tourisme sexuel, ni de l’alcool, mais de leur labeur , en mettant leur confiance en Dieu .
    Si notre substance dépendait de la France, des USA, du sionisme et leurs laquais locaux, nos maffieux….il y a longtemps qu’on ferait plus partie de ce monde !!
    Quant au tourisme,c’est vrai qu’il rapporte beaucoup de devises…qu’il faut par la suite dépenser en soin pour les blessés renversés par des chauffeurs ivres!!!!!!




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  • salah sersou
    28 octobre 2011 at 13 h 25 min - Reply

    il semble que la vision reste encore tres obscure chez une certaine frange de notre mouvement politique qui fait encore dans l hegemonie et la demago en reprochant aux autres ,que le temps , la réalité et l histoire l ont toujours consacrés majoritaires dans ce pays auquel tous les algeriens appartiennent sans ucune distiction aucune de religion d idélogie ou de statut social culturel etc ……

    dire que certaine composante, doit renoncer a son droit politique afin de permettre non au peuple dont il constotue la majeure proposition mais a une autre partie de notre partie de jouir a elle seule de toutes les libertés serait certainement non pas seulement injuste vis a vis de la logique mais surtout un crime vis à vis des centaines de milliers de victimes ayant sacrifié leur vie pour les principes sacrés de la justice et de la liberté;sans que tout cela puisse dire que tous les algeriens doivent obligatoirement partager les memes convictions .il est tres clair aujourdhui ,que les algeriens ,du moins une proposition assez representative demeure unanime sur une revendication commune et surtout universelle regroupant non pas seulement les laics , les democ ou les islamistes mais toutes ses composantespolitiques algeriennes selon les criteres democratiques egalement unversellement admis garantissant le respect des droits de l homme , les libertés fondamentales politiques culturelles et religieuses,libeté de la presse , independance de la justice et separation des pouvoirs etc….
    dire desolais de le rappeler que l islamiste partageant et accepatant ces principes n a pas le ,droit de citer de d existence dns l algierie de la justice et la libeté c est pardonnez moi de l avouer qu une autre façon pour le regime mafieux ,et dictateur actuel de perdurer et de se maintenir au pouvoir comme il l a si bien fait jusqu ici depuis l independance .




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  • Ath Yenni
    28 octobre 2011 at 13 h 35 min - Reply

    @ Cher elforkan

    Me permettez-vous de raisonner juste comme un citoyen , de préférence sans fouiller dans mon âme si je suis croyant ou non croyant ? ou bien le raisonnement est il subordonné à une croyance certifiée par un organisme quelconque ? une sorte de label « halal » sans doute 🙂

    Ici nous parlions de Ennahda et de nos chers islamistes du FIS pour comparer les discours, les actes, les programmes et en fin de compte la maturité politique des uns et l’extrémisme totalitaire des autres.

    Cordialement




    0
  • elforkan
    28 octobre 2011 at 15 h 36 min - Reply

    @ath yenni
    Vous m’excusez mon cher, je n’ai jamais dit que vous êtes non croyant( seul Dieu juge), j’ai seulement dit « vous raisonnez comme un non croyant, c’est à dire comme ceux qui croient que l’ici-bas est abandonné à lui même et que les détenteurs de l’argent et de la force militaire font ce qu’ils veulent ,la pluie et le beau temps, si cela était vrai, Kadhafi serait toujours vivant, entrain de massacrer et que ni vous , ni moi , ni les autres ne mangeront le PAIN si la subsistance était entre les main du Boumedienne , du Boudiaf , Nezzar,chakib khalil, et autres généraux.
    Quant au FIS, je vais dire à son sujet deux vérité :
    la première , est qu’il a été lésé, la seconde est que la plus part de ses militants et cadres n’ont rien à avoir ni avec l’islamisme, ni l’Islam, ce ne sont que des opportunistes…..remarquez que la plus part des hommes à l’époque portait une barbe, et toute les femmes se voilaient, maintenant que le FIS est parti,tout à changer, rien ne sert d’afficher sa religiosité, ça ne rapporte rien, ni lot de terrain, ni logement, ni une place à l’APC !!!
    L’algérien, en général, mon cher, est opportuniste, il s’accommode aussi bien de l’islamisme, que de la laïcité,que du bouddhisme!




    0
  • Adel
    28 octobre 2011 at 20 h 07 min - Reply

    Il me semble qu’on fait fausse route en comparant Ennahda au FIS. Pour ma part, je le mettrais plutôt dans le camp du HMS (tendance Frères Musulmans).

    Voici un entretien avec un leader du MTI (ancêtre d’Ennahda) en 1987 :

    http://www.chris-kutschera.com/habib_mokni.htm

    et une interview de Rached Ghannouchi sur Le Monde d’aujourd’hui:

    http://www.lemonde.fr/tunisie/article/2011/10/28/les-priorites-politiques-du-nouvel-homme-fort-de-tunisie_1595530_1466522.html#ens_id=1585247

    A l’évidence, nous sommes loin de la vision des dirigeants du FIS des années 88-92.




    0
  • D B
    28 octobre 2011 at 20 h 35 min - Reply

    Habituellement, mon cher Adel, je suis d’accord avec toi sur toute la ligne, comme si nous étions connectés sur un même mode de pensée. Mais là, je veux émettre un petit avis. Je crois que Ennahdha tunisienne ne peut être comparée ni au FIS, ni encore moins au HMS, et c’est même lui faire injure que de la mettre dans le même sac que le MSP, si c’est bien de cette formation que tu parles. ENNAHDHA n’a pas encore été AUX Affaires, mais ses membres donnent l’impression d’être intègres. Alors que le MSP est devenu un parti qui se vautre DANS les affaires, et qui s’y est distingué par l’ahurissante voracité de ses leaders. Le second point de divergence sur cette comparaison, est qui est très important à mon avis, se trouve dans les capacités de mobilisation de l’un et de l’autre. Et là, je crois que Ennahdha Tunisie est plus comparable avec le FIS qu’avec le MSP, dont l’influence véritable sur les masses est quasiment nulle, qui est plutôt ancré dans des milieux de la moyenne bourgeoisie, et dont la connivence avec le DRS n’est un secret pour personne. C’est mon avis, du moins.




    0
  • Adel
    28 octobre 2011 at 21 h 11 min - Reply

    @DB

    Bonjour,

    Je suis d’accord avec toi concernant le HMS. Je voulais en fait dire que le MTI, devenu Ennahda, appartenait à la tendance Frères Musulmans, dont fait (ou faisait) aussi partie le HMS. Le FIS serait plutôt dans la tendance salafiste.

    Je crois par ailleurs que le FIS avait, à l’époque, ratissé très large et c’est ce qui a en partie causé sa perte, car les intellectuels modérés n’ont pas été en mesure de s’imposer face aux partisans de la ligne dure. Il ne me semble pas que le MTI ait adopté la même stratégie.

    La différence qu’il y a entre les dirigeants d’Ennahda et ceux du FIS est celle-là même qui existe entre la classe politique non islamiste tunisienne et son homologue algérienne. C’est une différence de niveau. C’est cette différence de niveau – il faut le reconnaître – qui explique le succès des Tunisiens dans la transition vers la démocratie et notre échec. C’est la différence qu’il y avait entre Bourguiba et Ben Bella (ou Messali Hadj), aussi. Il y a toujours eu un pragmatisme tunisien et un populisme algérien.

    A un niveau plus profond, je crois que les Marocains et les Tunisiens ont eu dans leur histoire de nombreux exemples de dynasties bâtisseurs qui ont brillé dans tout le Maghreb (Almoravides, Almohades, Hafcides, etc.) Sur le plan culturel et religieux, Kairouan et Fès ont été d’important centres qui ont rayonné dans toute la région.

    Quant à nous, notre imaginaire politique est dominée par l’idéal du résistant : Jugurtha, Abdelkader, El Mokrani, les moudjahidines de 54-62… Même le grand Massiniss, qui a été un stratège et qui a été le premier à unifier les tribus amazighes dans un grand royaume, est plus connu comme guerrier et résistant contre Carthage et Rome que comme bâtisseur.




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  • Alilou
    28 octobre 2011 at 22 h 24 min - Reply

    Un jour on m’a chassé par la porte et je suis revenu par la fenetre.

    Maintenant revenons a nos brebilles,

    @Elforkan,

    Quand Mr ELforkane dit dans son message que (a l’epoque tout le monde portait la barbe et le hidjeb car ils etaient tous des opportunistes) pour avoir un logement un lot de terrain un boulot ou meme une femme…croyez-vous sincerment qu’il ya quelque chose qui a changé aujourd’hui?

    Vous dites que l’algerien est un opportuniste qui s’accomedera meme avec les boudhistes ? Expliquez moi votre raisonnement ?

    Moi je dis que l’algerien est un opportuniste point. une girouette, il veut tout sans faire un minimum d’effort…

    On ne serait jamais arrivé la aujourd’hui si nous avions ete un tant soit peut solidaires.
    Jamais le FIS n’aura vu le jour si nous avions ete assez emancipé et tres peu enclin a la demagogie,
    Jamais l’algerie n’aura enfanté autants de monstres en tout genre si nous avions reellement la partie dans le coeur,

    Jamais les Dafistes n’auraient prit le pouvoior si nous n’avions pas trahi le sang de nos valeureux martyres,

    Jamais FAFA ne serait revenue un certain 1er Novembre 2011 pour nous pisser dessus et sur notre independance, soit-disant, si nous avions suivit la doctrine de nos ancetres LIVE FREE OR DIE HARD…

    Maintenant on essaye de ressussiter le FIS…alors la mes chers amis on n’aura rien compris au schminblick, copier sur les autres ???? quelle honte comme si nous ne pouvions pas avoir nos propres principes et notre propre culture pour tout importer meme les exemples de soit-disant revolution edulcoree a la mayo-nato-sarko.




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  • ahmed
    29 octobre 2011 at 17 h 26 min - Reply

    CHERS ADEL ET BD,

    Le FIS ,est à comparer au FLN .Le FLN,est un mouvement radical né suites à l’échec du solution négociée à l’occupation de l’Algérie . Les évenements de Mai 45,marquent un tournant historique dans la radicalisation du mouvement national algérien . Le FIS ,n’est que le résultat de 50 ans de politique populiste,conservatrice du FLN et de son systéme




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  • Adel
    29 octobre 2011 at 21 h 17 min - Reply

    @ahmed

    Bonjour,

    C’est justement le choix de radicaliser le mouvement qui, à mon sens, a été fatal au FIS. Alors que le FLN (celui de 54-62) s’appuyait sur tout le peuple algérien, le FIS lui s’était mis à dos une bonne partie de la population. Les dirigeants du FIS n’ont fait aucun effort de communication en direction de cette catégorie afin de la rassurer sur leurs intentions, bien au contraire. Le résultat en a été que beaucoup ont préféré s’allier aux généraux contre le FIS. D’une certaine façon, les militants du FIS se voyaient comme les dépositaires naturels et exclusifs de la légitimité du fait qu’ils revendiquaient l’État islamique. Pour eux, tous les autres étaient des égarés qu’il fallait ramener sur le droit chemin. Les dirigeants du FIS ne considéraient pas leur parti comme un parti parmi d’autres, mais comme le seul parti qui méritait d’exister, car revendiquant l’application de la chariaa islamique. Le PPA-MTLD avait eu la même attitude vis à vis des autres partis et associations (PCA, UDMA, Oulémas) parce qu’il était le seul à revendiquer l’indépendance de l’Algérie. Les fondateurs du FLN avaient même fini par se démarquer des autres tendances du PPA-MTLD qui n’étaient pas favorables à la lutte armée.

    Les dirigeants du FIS avaient peut-être reproduit – consciemment ou inconsciemment – la même attitude. La différence est que l’indépendance était l’aspiration de l’écrasante majorité des Algériens, alors que l’objectif du FIS (État islamique qui appliquerait immédiatement et intégralement la chariaa) n’était pas partagé par tout le monde.

    Le dirigeants du FIS avaient peut-être l’impression que la route du pouvoir était toute tracée et que personne ne pourrait les arrêter. Ils n’avaient de toute évidence anticipé ni la réaction de l’Armée, ni celle de leurs opposants en dehors de cette dernière. Ou peut-être avaient-ils été victimes d’une manipulation par le DRS, qui leur avait fait croire que l’Armée leur était favorable, bien que cela me semble très improbable.

    Bien sûr, mon analyse tient compte du fait que le processus d’ouverture démocratique, amorcé dans des circonstances qui restent encore obscures après octobre 88, était un exercice périlleux et incertain. Qui voulait vraiment la démocratie? Qui faisait de la manipulation? Qui cherchait à tirer profit de la pagaille? Il y avait trop de non-dits…

    Cordialement




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  • ahmed
    29 octobre 2011 at 21 h 56 min - Reply

    Cher adel,

    Vous dites que le FIS,n’a pas anticipé ni la reaction de l’armée ni celle de leurs opposants . Je suis entiérement d’accord avec vous . Gérer c’est prévoir . Le FIS,n’a pas prévu ni anticipé et ceci n’est pas dû à un complot du DRS . L ‘explication est ailleurs,le FIS n’est pas un parti politique . Il s’agit d’un mouvement de mécontentement populaire . Ce mouvement ne s’est jamais intéressé à un programme politique . Sa vision politique est inéxistante . Sans alliance ni avec les autres partis islamistes ni avec les démocrates,le FIS s’est contenté d’élargir sa base en usant de slogans populistes . De ce point de vue,il s’est comporté de la même façon que le FLN post 62 . Au fait,le FLN et le FIS,ont vidé la politique de son caractére humain .La politique ,c’est ce microcosme où des femmes et des hommes politiques étalent des idées humaines qu’ils proposent à des électeurs humains qui trancheront en optant pour telle ou telle tendance . Le FLN et le FIS,ont imposé à la politique une conception utopiste où l’on considére que les algériens sont tous fréres au nom du nationalisme pour le premier et au nom de dieu pour les seconds .Les sociétés sont toujours traversées de courants contradictoires et la société algérienne,n’échappe pas à cette régle . En voulant imposer aux algériens un courant de pensée unique,le FLN et le FIS,ont fini par se ressembler en proposant aux algériens du populisme et de l’échec dans un champ politique miné et sous tension .




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  • winathe
    31 octobre 2011 at 6 h 32 min - Reply

    @djeha
    Salam moi je rajoute le slogan que crient dans les manifs c’est 6-6-fis ,et cela ça fait vingt années , et bien je viens juste de déchiffrer ce slogan. qui est le 666 que vous pouvez vérifier sur le web.
    J’ai pensé alors que ces gens manipulés que pour faire du mal et diaboliser notre religion envers l’opinion étranger, se révèle que c’est une création de certaine personnes aux services de cette organisation mondiale anti islam et anti dieu.
    La preuve même beaucoup de preuves qui font que ces barbus a la solde du pouvoir n’ont pas un grain d’humanité puisque ils enlèvent des jeunes filles a leur parent et les ramener pour les émirs aux maquis, ils éventrent des femmes enceintes ou couper 2 têtes du même coup (un enfant sur le bras de sa mère) ou bien égorger une fille refusant le moutaa et accrochent sa tête sur un poteau en face de chez elle. ou bien le livre du coran dans sa main et fait un bras d’honneur , ou bien le fils de alilou avait dit quelques mots au haut parleur , et tout le monde s’effondre tellement que leur ideologie est l’adoration de son père et non allah , j’avais remarqué et senti une chose , a chaque marche du fis une secousse suivra ,le sentiment que j’avais partagé avec un collègue de travail etc etc les œuvres diabolique y en avait , c’est ce qui a poussé des milliers d’algériens a l’exil et le résultat on l’a vécu au début de notre vie a l’étranger ,
    A monsieur Salah eddine ,je vous respecte beaucoup , peut être vous n’avez pas été témoin de certain méfaits de cette organisation du mal , mais moi personnellement j’en ai vécu ,des injustices le sectarisme, la corruption, la Hogra ,la dictature le passe droit a la mairie d’Alger centre je me rappelle , kayen wahed akhina yafri halek belkhaf ,si une femme voilée ou un barbu passe avant les autres même si sont la avant même si vous êtes musulman et vous ne pratiquez pas comme eux donc vous êtes kaffer . Posez vous la question s’ils étaient ala hak, vous croyez que notre seigneur les lâchera? je ne pense pas . En tout cas j’espere que c’est du passé et que le peuple algerien ne fera plus cette erreur et ne croit plus aux gens Alladhina youkharibouna bouyoutihim bi aydihim et aux faux messagers.
    wasalm




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  • Tazaghart
    3 novembre 2011 at 0 h 42 min - Reply

    @Ahmed,

    El Ghanouchi n’a pas traite le president de Mesmar Djeha, il l’a tout simplement traite de criminel.
    El Ghenouchi complaisant avec Ben Ali il fallait l’oser celle la.




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  • Tazaghart
    3 novembre 2011 at 0 h 48 min - Reply

    @Said,

    Dans la Turquie laique que vous nous presentez en modele peut on militer contre la laicite et cree un politique qui soit contre la laicite? certainement non, et je vous fait rappeller que Erdogan a fait de la prison pour avoir lu publiquement un poeme sense porter atteinte a la laicite.

    Si on devait appliquer le modele turque que vous citez en exemple on devrait interdire dans un pays ou l’Islam est religion de l’Etat, on ne devrait garder que les partis islamiques et interdire tout parti laique se revendiquant de la laicite pour non respect a l’Islam et a la Shariaa.
    La lecture d’un poeme suggerant de loin une reference a un quelquonque esprit laique vous vaudra la prison et la dissolution de votre parti comme ce fut le cas pour Erdogan.

    Je ne comprends vraiment pas comment vos modeles fonctionnent.




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  • Congrès du Changement Démocratique