Édition du
26 July 2017

Tunisie : Ce qu’ils n’ont pas compris

In Nawaat

Elyes Gherib | Oct 25, 2011 Short URL: http://wp.me/p16NIR-2Eo

 

Ils avaient tout pour eux : le courage, un passé d’opposant historique, de l’argent, une visibilité médiatique, un pouvoir destourien-RCDiste qui bien que chancelant, a tenté de faire pencher la balance à leur avantage plutôt qu’à celui de “l’ennemi”. En plus ils étaient “modernistes” et “progressistes” (waaaaaaaaaaaaaaw !!!!). Pourtant, ils se sont ramassés.

Certes, Ennahdha ayant 30% des voix signifie que 70% des électeurs ont voté pour autre chose. Mais le problème, c’est qu’Ennahdha a eu 30% des voix en jouant parfaitement le jeu (nauséabond) de la politique : on hausse ou on fait mine de hausser le ton par là, on rassure par ici. On fait le dos rond dans les médias, pendant que les militants quadrillent méthodquement le terrain. On fait exactement les mêmes conneries que les autres : argent sale, accointances suspectes avec des puissances étrangères, langue de bois, aveuglement criminel aux vagues répressives du pouvoir policier, recrutement douteux d’ex RCD, etc.

Dans son comportement, Ennahdha est un parti comme les autres. Il a juste plus de succès que les autres. Mais pourquoi ?

Dans un excellent article (1), Néjiba Belkadi nous explique la chose suivante :

“[Le pouvoir tunisien] a dû répondre à une problématique essentielle : comment assurer une égalité pour que soit viable socialement l’assise de la monture du pouvoir ? Il a visiblement adopté un modèle égalitaire, de façade, chargé d’expulser le cœur de la Tunisie, comme pour garantir l’égalité de sa périphérie. Un modèle égalitaire entre pauvres et égalitaire entre riches et qui garantit le fossé entre les deux, un fossé chargé de rendre invisible cette inégalité.”

En d’autres termes la société tunisienne s’est construite pendant 50 ans sur la domination d’une frange de la société par une autre (ce qui est la nature de toute organisation sociale). Fracture sociale. Avec toutefois la possibilité de s’élever, notamment par la fonction publique (de Ahmed Mestiri à Ben Ali, mes deux grand-pères…).

Le pouvoir bourguibien a jeté du sel sur la plaie, en superposant à cette fracture sociale une fracture culturelle. Un choix clair avait été fait en faveur d’une “occidentalisation” de la société tunisienne (citadine) sur tous les plans : langue, moeurs (évolution plus lente), musique (le malouf plutôt que le mezouéd, ou Hédi Jouni à la TV plutôt que Salah Farzit), relations internationales, … Se rapprocher des puissants était l’un des dogmes de la diplomatie bourguibiste, et ben-alienne d’ailleurs). Fracture culturelle.

Sous Ben Ali, la profondeur des deux fractures culmine. Les réformes libérales initiées par Nouira atteignent leur vitesse de croisière, et par la mécanique structurelle de cette doctrine, la société tend à se scinder en deux : les pauvres, et les riches, de même que les grandes entreprises ont tendance à prospérer tandis que les PME rament.

Là où le modèle bourguibien avait réussi à installer et maintenir une classe moyenne importante, le système Ben Ali a travaillé à la détruire. La fonction publique n’est plus un ascenseur social, tout au plus la garantie d’un salaire maigre mais stable, et l’économie est la chasse gardée d’une poignée de familles mafieuses. La fracture sociale s’est donc accentuée.

La culture d’Etat étant restée ce qu’elle avait été sous Bourguiba, la fracture culturelle a à peine bougé. Certes, Samir Loucif passe maintenant à la TV, mais en face, on nous inflige chaque année un film dont l’indigence, couplée à des scènes “contraires aux bonnes moeurs” parachutées et imposées par les producteurs (“occidentaux”), excluent de facto une frange de la société au profit d’une autre. A tel point qu’un feuilleton mexicain ou turc parvient à faire ce que très peu de feuilletons tunisiens sont arrivés à faire : vider nos rues.

Fracture sociale et fracture culturelle, recouvertes jusqu’à aujourd’hui par un mouvement populaire aux revendications uniformes et exclusivement sociales et politiques (choghl, 7orreya, karama wataniyya). C’est un problème de taille et un défi d’avenir : comment réduire ces deux fractures ?

Vous pouvez avoir une idée de ce dont je parle en regardant l’intervention de Abdelaziz Belkhodja (PDM) sur Nessma, où il déclare sans le moindre complexe : “3anna barcha met5alfine fi tounès”. Comprenez, si vous ne votez pas “moderniste”, vous êtes met5alfine : fracture culturelle, doublée d’une fracture sociale visible lorsque vous analysez de plus près la composition sociale du PDM.
Je lui conseille de circuler en éléphant, en grand fan de la République de Carthage, ça lui permettra de joindre l’utile à l’agréable : revivre les sensations de ses ancêtres et éviter de regarder en bas.

 

Cette parenthèse quenellière fermée, j’espère que Cyril Grislain Karray nous apportera des éléments de réponse dans un addendum à son bouquin.

Cependant, toute approche anglo-saxonne de la question, par l’économisme, c’est-à-dire l’idée que si l’économie va bien alors tout va bien, est vouée à l’échec, parce qu’elle arrivera au plus à traiter la fracture sociale. Je dis au plus parce que la doctrine économique anglo-saxonne, dans laquelle nous baignons depuis 30 ans, produit aujourd’hui plus de misère et de violence que de richesse. Du moins pour les anglo-saxons du bas, de plus en plus nombreux.

 

Ne pas avoir identifié cette double fracture, ou l’avoir ignorée, est à mon avis l’un des problèmes majeurs de l’ex-opposition. Elle connaît bien le pouvoir policier, son fonctionnement, sa nature et les noms de ses piliers, mais elle ne connaît manifestement pas son peuple, ne sait pas sur quels boutons appuyer et quand. Autrement elle aurait mobilisé les foules bien avant le 14 janvier.

Le “peuple” tunisien n’est pas homogène dans sa sensibilité. Bombardez-le de vide idéologique et de termes importés, de du style “modernité”, “progressisme”, “lutte contre l’obscurantisme”, bla bla bla… et une grande partie détournera le regard. Ca ne lui parle pas. Ou du moins ce n’est pas suffisant pour la détourner d’un parti qui fait exactement les mêmes bêtises que vous, mais qui se dit islamiste.

Espérons que la gueule de bois démocratique passée, nos progressistes modernistes anti-rétrogrades anti-obscurantistes porteurs de Lumière daignent se remettre en cause.

 


Nombre de lectures : 4401
19 Commentaires sur cet article

LAISSER UN COMMENTAIRE

*

*

  • Meskine
    27 octobre 2011 at 18 h 00 min - Reply

    par contre vous !!! apparemment vous avez tout compris Mr Elyes!!!
    vous me rappeler le discours du RCD algérien aux résultats du seul scrutin qu’on a eu ici…!!une petite bande de voyous qui crie le désastre et qui demande l’intervention de l’armée .. bref un scénario de coups d’état déguisé que nous souffrons les résultats à nos jours
    s’il vous plait arrêtez ce discours et laissez les gens travailler, on ne peut en aucun cas juger un parti sans le voir sur terrain.. et sur le terrain je constate qu’il est bien organisé par rapport aux « pseudo démocrates » que le peuple tunisien à nargué!! soyez indulgent et laissez les passer… le régime algérien n’attend que ce type discours pour allumer ses réacteurs et dans le domaine de la « Foudha » et la « Fitna » il est en connaissance des causes…!! la différence entre l’Algérie et la Tunisie est que le régime algérien a du pétrole donc il s’en fout du pays et du peuple… mais en Tunisie y a que le peuple et y a pas de pétrole .. le peuple est la seul richesse de la Tunisie … et si « la kaddara Allah » vous commencez de vous chamailler dès maintenant .. après quelques petites années vous mettrez les clés sous le paillasson et déclarerez faillite de pays… qu’Allah sauvegarde la Tunisie et tous les pays musulmans… et bonne chance




    0
  • elforkan
    27 octobre 2011 at 18 h 00 min - Reply

    Les modernistes et les progressistes !!!!
    S’opposer à l’islam ne fait jamais d’une personne un progressiste ou un moderiste…..sinon Abou Djahl serait le père du modernisme et du progressisme !!!!
    Les progressistes, nous les connaissons….Boumédienne était un progressistes!!!!!
    Les modernistes, Bourguiba, était un moderniste….la preuve, il était contre le jeun du ramadhan !!!
    Mais c’est simple, facile et c’est à la portée de tout le monde, le modernisme et le progressisme, faire comme font les autres qui habitent au-delà de l’océan atlantique ou de la mer méditerranée, singer, singer et singer, ça ne demande ni intelligence, ni haut niveau intellectuel !




    0
  • Aomar
    27 octobre 2011 at 20 h 48 min - Reply

    A la lecture furtive de l’article,mon impression est que l’auteur tremble de rage tellement sa deception est grande de voir les siens rejetes par le »ghachi ».
    quelque soit l’apparence des »obscurantistes » sachez que chacun d’eux a payer de sa chair et de son sang le prix que vous n’oseriez jamais payer vous tous (les autres) reunis.




    0
  • AS
    27 octobre 2011 at 20 h 51 min - Reply

    il faut chercher au plus profond de soi la solution vient du peuple tunisien lui meme, de ses elites formees par lui, singer le locataire de wall street, la city ou sarkozy ne vous apportera que misere, rpendre le standard or et argent en premier leiu pour re-enrichir le peuple et affaiblir les rentiers.. il faut un savant dosage de traditions, de valeurs islamiques, de developpement economique intrinsec a la Tunisie et extrinsec, si les algeriens et marocains ne bougent pas , les tunisiens en subiront les consequences car dependants de fonds du FMI…. si les harkis d’Alger degagent, alors s’ouvrira au maghreb une nouvelle ere, et pas celle de lcolonisation europeene de la politique europeene de voisinage, le maghreb peut et pourra meme concurencer certains pays de la zone euro, mettre israel sous pression economiquement et l’ecarter sans trop d’efforts, mais nous autres on attend toujours le messie des autres…

    si l’algerie change, et elle changera c’est sure car la france est en faillite et ne peut plus jouer l’armee si les debouches au sud sont totalement fermes, le maghreb aura l’apport des milliers de cadres et de gens prets a investir chez eux, formes en occident, a la rigueur occidentale et la qualite surtout et le soutien logistique de ces immigres partout en europe et en occident, ces reseaux economiques et logistiques combleront rapidement le manque technologique si les entreprises strategiques europeenes ne sont pas reprises lors de la faillite du cac 40 ou de la bourse de frankfort prevue dans les 3 a 6 mois… l’avenir est tres ouvert, il faut le voir ainsi.

    La libye s’est refermee, avec elle la puissance monetaire mais tout est faisable si les maghrebins choisissent bien leurs allies, et entravent ouvertement l’otan, les usa, la france, l’angleterre et israel, car ceux-ci sont en faillites et part les coup du chapeau magique a la TV, ils ne tiendront aucune guerre si les maghrebins ont decide de s’unir et de resister un minimum…. donc les USA ne s’aventureront pas dans de nouvelles croisades si ils savent que ce sera un nouvel Iraq… le maghreb peut dans les 20 a 30 ans pousser l’Afrique vrs le haut, avec l’Asie et de simples mesures d’investissement, il faut simplement y croire, le reste viendra tout seul

    a la croisee des chemins nous sommes, que les harkis d’alger tombent maintenant et pas le 5 novembre 2012




    0
  • fortfiwalou
    27 octobre 2011 at 22 h 06 min - Reply

    un peuple a une mécanique que seul l’homme du peuple comprends; demandez à un homme du peuple sous Ben ALI de vous dire ce que c’est que la démocratie, la fierté, la grandeur de la Tunisie….il vous redondera: j’ai déjà entendu ça à la télé dans un discours ou autre..mais j’ai zappé juste après….en gros, le peuple tunisien a tout bonnement marre d’entendre des mots- même s’ils savent profondément qu’ils étaient dénué de leur vrai sens- qui n’ont enfin de compte rien apporter plus que cette fameuse fracture sociale, culturelle..etc.
    je pense que ce fut là un vote de sanction contre la démocratie benalienne…Il faut attendre que les tunisiennes se réconcilient avec les mots, qu’ils adoptent leur sens pour qu’enfin, ils en fassent leur conviction profonde….et ça viendra plus vite quant on laissera ce nouveau né grandir et mûrir.
    Bonne chance Tunisie.




    0
  • Afif
    27 octobre 2011 at 22 h 42 min - Reply

    Le mouvement Ennahda tunisien visionnaire : ci-après la lettre ouverte qu’il a adressée au peuple algérien en juin 1991.

    Les islamistes tunisiens redoutent un échec de l’expérience démocratique en Algérie.

    En vue de « faire réussir la fête de la démocratie en Algérie du million de martyrs », les étudiants du Mouvement de la Tendance islamique, qui forme l’un des principaux noyaux du mouvement Ennahda de Cheikh Rached Ghannouchi, a adressé récemment une lettre ouverte au peuple et aux partis politiques algériens. Avec la grève politique illimitée du FIS, ses imprévisibles conséquences sur le processus démocratique et la campagne électorale qui a débuté officiellement le premier juin dernier, cet appel à la sagesse de la part du parti islamiste, le plus ancien et le plus structuré du Maghreb, mérite une attention particulière.

    Les étudiants islamistes tunisiens qui constituent l’avant-garde du mouvement Ennahda , expriment « l’espoir de voir la démocratie sortir victorieuse des urnes, le 27 juin prochain. » Mettant en garde les algériens contre les menées de l’Occident et de ses alliés qui « évoquent pour l’Algérie des jours sombres et prédisent une guerre civile après les élections », les auteurs de la lettre ouverte appellent le peuple algérien à la vigilance. L’expérience démocratique doit réussir en Algérie car le « pari démocratique algérien dépasse par ses dimensions les frontières de l’Algérie pour interpeller les sociétés maghrébine, arabe et islamique. » Aux yeux des étudiants islamistes tunisiens, « l’expérience démocratique modèle en Algérie, est un pas avancé et courageux à la mesure des sacrifices de la Révolution et des héros du 5 octobre. »

    Selon des sources proches de la direction d’Ennahda en exil, les responsables de ce parti aurait conseillé aux leaders du FIS modération et calme. Selon eux, le bras de fer avec le pouvoir est de nature à remettre en cause le fragile processus démocratique et partant, la présence et la force d’un parti comme le FIS sur l’échiquier politique.

    Source : l’Observateur du 5 au 11 juin 1991.




    0
  • SAID
    27 octobre 2011 at 23 h 10 min - Reply

    @ elforkan

    vous dites: « s’opposer à l’islam ne fait jamais d’une personne un moderniste etc.. »

    J’ai l’impression – si j’ai bien compris votre intervention – que tous ceux qui s’opposent à « l’islamisme » sont considérés contre l’ISLAM ??

    Je suis contre l’islamisme mais je ne suis pas contre l’ISLAM, ni contre tout autre religion d’ailleurs.

    je pense qu’etre pour l’ISLAM, c’est d’abord se conduire dans sa vie privée comme un vrai musulman. Or il est difficile de se prevaloir des precepts de l’islam à 100% car l’homme est faible de nature (c’est un pauvre pecheur comme disent les chretiens !).




    0
  • aquerado
    28 octobre 2011 at 2 h 23 min - Reply

    Salam,
    On dirait que l’auteur a mal quelquepart de voir le peuple Tunisien faire son choix le plus democratiquement du monde. Je pense que les Tunisiens ont ete authentiques et sinceres avec eux memes et leur courage n’en n’est que plus grand vu l’acharnement et la propagande nefaste que subis l’islam. Opposer l’islam a la modernite ou le progressisme c’est tomber dans le piege occidental qui est totalement en faillite a tous les niveaux et accepter sans broncher le suicide collectif. Ecologiquement c’est une catastrophe rien qu’a voir les oceans gorges de dechets platiques tuant lentement la vie sous marine, le nucleaire tue et rend malade des milliers de personnes chaque annee, des milliers d’arbres sont abattus chaque jour de par le monde fragilisant les sols et les climats, des tonnes de co2 emis par les vihicules viennent asphyxier la terre quotidiennement. Socialement la prostitution, l’alcool, la vulgarite, les familles disloquees font des ravages epouvantables dans toutes les societes du monde ajoutant a cela un phenomene rarement vu auparavant, l’immolation! Economiquement l’interet usuraire et financier ont alienes tous les pays sur cette planete les transformant en prostituees au services des banksters mettant a feu et a sang celui qui ne veut pas s’ouvrir a cette optique. Pour moi le capitalisme liberal represente la mort, le nihilisme et la soumission devant le veau d’or, en un mot l’avenement du dajjal(antechrist). Si le modernisme ou le progressisme nous conduit a denaturer notre humanite profonde et a nous assimiler a des machines sans ames, je suis fier que d’autres s’elevent pour dire non a ce projet funeste.




    0
  • elforkan
    28 octobre 2011 at 7 h 43 min - Reply

    @fortiwalou
    « je pense que ce fut là un vote de sanction contre la démocratie benalienne… » !!!!!!!!!!
    vote sanction ?? c’est ce qu’on a dit au sujet du FIS !! si cela était vrai pourquoi ne pas voter pour un autre parti non islamiste, un parti laïc ? pourquoi avoir choisi le FIS en Algerie ou Ennahda en Tunisie ? tout simplement parce qu’en Algérie, Tunisie ou au Maroc, les musulmans, croyants sont majoritaires, même s’il est faux de croire que les laïcs ou non croyants n’existent pas, ils existent comme ils existerait en Arabie et dans n’importe quel autre pays, mais ils sont minoritaires.
    Je vais vous dire une vérité : parmi ceux qui se disent islamistes il y en a beaucoup d’hypocrites et d’opportunistes qui n’ont ni foi , ni loi, mais ce qui est une certitude, c’est que vous trouverez parmi les islamistes des gens HONNÊTES, PIEUX, INTÈGRES que vous ne trouverez jamais dans les autres partis et c’est cela la clé de la réussite et c’est ce genre de personne qui ont fait, font et feront toujours pencher la balance du coté de l’Islam.
    Nous croyons que l’Islam, le vrai est la solution, non celui du FLN, du RND ou du HAMS, mais le vrai où le pouvoir n’est là que comme moyen de se mettre au service de la nation et de la oumma !
    Nous croyons que l’Islam est la solution dans la mesure où le président de la république et sa clique, ministres, généraux..etc.. doivent mener le même train de vie que le commun des algériens !
    En islam les responsables n’ont aucun privilège, ils doivent donner et donner et ne rien prendre !
    L’islam ce n’est pas Boutelika,ni Abou Djerra, l’Islam c’est Mohamed(saws), Abou dhar, Ali, Abou Bakr, Othman, Omar et les autres….vivre comme tout le monde, manger, boire et s’habiller comme tout le monde, monsieur Boutelika ! nous n’avons pas besoin de la grande mosquée de Mohammadia (ex lavigerie), notre mosquée c’es la JUSTICE et l’argent que vous gaspiller pour la construction de cette mosquée aurait du aller là où il serait plus utile : logement, création d’emploi !
    Vous ne pouvez tromper Allah, monsieur le président IL vous connait et NOUS vous connaissons !
    la meilleure mosquée est de cesser de kidnapper les gens dans la rue pour le seul tort d’avoir dénoncer l’injustice !!
    Enfin, celui qui veut construire des mosquées, qu’il le fasse de SON PROPRE ARGENT !




    0
  • elforkan
    28 octobre 2011 at 8 h 09 min - Reply

    J’aimerai ajouter une chose : méfiez-vous , le régime algérien n’est ni laïc, ni musulman, il se fiche des deux , son idéologie est le Koursi, les femmes et argent et pour perdurer dans ses privilèges , il fera tout pour créer la fitna : frapper les uns par les autres , pour se fortifier et paraitre seule alternative cridible
    Ne tombez pas dans le piège de l’ennemi commun, l’unique ennemi, le plus dangereux !!!




    0
  • Afif
    28 octobre 2011 at 20 h 01 min - Reply

    @ elforkan :

    Vous avez dit : « pourquoi avoir choisi le FIS en Algérie ou Ennahda en Tunisie ? tout simplement parce qu’en Algérie, Tunisie ou au Maroc, les musulmans, croyants sont majoritaires ».

    Je ne vous donne mon avis que sur cette partie de votre post, pour vous éclairer sur la réalité de la représentation du FIS et d’Ennahda, à savoir que ces deux partis ne sont pas majoritaires, contrairement à ce que vous dites : en 1991, si le mode de scrutin avait été proportionnel comme en Tunisie, le FIS aurait eu 47% de sièges et Ennahda, cette année, n’a obtenu que 40%. Par conséquent, ceux qui n’ont pas voté FIS ou Ennahda sont plus nombreux, 53% en Algérie et 60% en Tunisie. C’est ça la réalité, il ne faut pas l’oublier, sinon on risque de faire des erreurs qui peuvent coûter très cher comme dans les années 90.

    Cela dit, en ce qui me concerne, je pense que vous l’avez saisi dans mes anciens post, je suis pour la démocratie dans le cadre des principes islamiques et pour moi, la démocratie n’est qu’un sous-ensemble du grand ensemble qu’est l’Islam.




    0
  • Ensemble
    29 octobre 2011 at 13 h 06 min - Reply

    Aux anciens du FIS
    Ennahda n’a rien à voir avec le manque de maturité des anciens dirigeants du FIS qui sont aussi résponsables que nos généraux du sang coulé pendant dix ans.
    – Les occidentaux sont deçus par les résultats car ils ont projeté leurs propres idéaux sur les événements en Tunisie.
    – Les islamistes algériens sont deçus car ils croyaient qu’Ennahda est la continuité de leur parti le FIS.
    Ennahda a eu 90 députés dans cette assemblée constituante et 42 sont des femmes, ce qui est inpensable avec le FIS qui a toujours dit que la place de la femme est la maison.
    Chers amis du FIS, vous avez bien lu, 42 sur 90 élus sont des femmes.
    Je suis loin de partager les idés d’Ennahda mais je dois dire bravo aux tunisiens et aux dirigeants d’Ennahda qui essayent de concilier islam et modernité.
    Amicalement.




    0
  • Tazaghart
    29 octobre 2011 at 18 h 03 min - Reply

    Cher ensemble,

    puis je vous rappeller que la plus grande marche de femmes jamais realise en Algerie est le fait des islamistes.

    Permettez moi de vous dementir sur ce que vous exprimez de mon ressentiment. les islamistes algeriens sont aux anges. Je pense que c’est vous qui faites la gueule.




    0
  • Ensemble
    29 octobre 2011 at 18 h 46 min - Reply

    Cher Tazaghart

    Si mes souvenirs sont bons, le FIS a obtenu 188 sieges au premier tour des législatives de 1991.

    Combien de femmes y avait-il parmi les 188 députés ?




    0
  • Tazaghart
    29 octobre 2011 at 20 h 06 min - Reply

    Cher Ensemble,

    Votre comparaison n’a pas de sens. La loi electorale tunisienne a exige la parite homme-femme sur les listes electorales. Ce qui est tres demagogique comme mesure.
    On a voulu soit disant pieger les islamistes avec ca, et au final, Inekalaba essihrou aala sahir, et on se retrouve avec des femmes islamistes largement en tete que les laiques. toutes les autres formations n’ont au total que 7 femmes a l’assemblee constituante.
    Ce qui est une excellente operation pour les islamistes et les conservateurs.

    Excellent je trouve. faut multiplier les soit disant pieges tendus aux islamistes de cette nature.




    0
  • MissTmourt
    29 octobre 2011 at 23 h 19 min - Reply

    @ Ensemble,

    Est-ce que pour vous une femme avec un hijab a autant de valeur qu’une femme sans ?

    Sinon je partage votre opinion sur le manque de maturité des dirigeants du FIS. Mais n’oublions pas qu’un certain nombre d’entre eux ont joué une partition écrite par le DRS. Je pense à Hachemi Sahnouni en particulier…

    Islam et Démocratie sont absolument compatibles et si ce n’était l’existence de dictature néo-coloniale, les pays musulmans l’auraient démontré depuis longtemps.




    0
  • Ensemble
    30 octobre 2011 at 14 h 29 min - Reply

    @ Miss Tmourt
    – Hidjab ou pas, la question ne se pose meme pas pour moi, une personne doit etre jugée par ces actions.
    – Il n’y a pas que Sahnouni qui est tombé dans la partition du DRS.
    Sans l’union du peuple(islamistes-démocrates), le pouvoir ne partira jamais, d’ailleurs ces deux tendances jouent aussi la partition écrite par le DRS.

    @ Tazaghart
    J’attends toujours la réponse à ma question;
    Combien de femmes y avait-il parmi les 188 députés ?
    Amicalement.




    0
  • Adel
    30 octobre 2011 at 18 h 24 min - Reply

    @Tazaghart

    Bonjour,

    « La loi électorale tunisienne a exigé la parité homme-femme sur les listes électorales. »

    Il me semble que cela n’explique pas le fait qu’elles aient été élues. Figurer sur une liste ne donne aucune garantie d’être élu, non? A moins que la loi impose la parité au sein de l’Assemblée…

    Cordialement




    0
  • Tazaghart
    31 octobre 2011 at 19 h 37 min - Reply

    @Adel,

    La loi a exige l’aletrnance homme-femme femme-homme au niveau de chaque liste. Donc il suffit a une liste d’obtenir 2 sieges dans sa criconscription pour qu’il y’ait au minimum une femme. ce qui explique pourquoi y’a eu autant de femmes de Nahdha elue contrairement aux autres listes.

    @Ensemble,

    Je n’ai aucune idee du nombre de femmes elues ni au sein du FIS, ni au sein du FLN, ni au sein du FFS, de Hamas, de Nahdha, du RCD, du PAGS, ect, ect.
    Mais comme j’ai dit votre comparaison n’a pas de sens. elle aurait eu peut etre du sens si la loi purement demagogique, et surtout insultante pour les femmes memes, n’exigeait pas cette parite.
    pourquoi pas la parite blanc noir, hetero homo, ect.

    Sinon je serais curieux aussi de connaitre le nombre de femmes elues sur les listes de Enahdha en 1989.




    0
  • Congrès du Changement Démocratique