Édition du
25 July 2017

Les serments trahis…

Salima GHEZALI
Mardi 1 Novembre 2011
In lanation.info

 

Au jeu terrible entre les hommes et les symboles, le dernier mot reviendra –toujours et en dépit de maints détours- à ces derniers. Il y a longtemps, qu’éreintés par les manipulations du pouvoir, les symboles de la libération de l’Algérie ont cessé d’avoir, dans leur sens originel, un prolongement dans l’existence ordinaire des hommes et des femmes de ce pays. Une révolution dont la commémoration se fait, depuis des décennies,  dans une tristesse insondable n’est déjà plus qu’un lointain souvenir d’elle même. Même si le bendir est toujours là pour faire illusion pour qui n’a, ni l’envie ni les moyens, d’entendre le lointain écho d’hier dans aujourd’hui. Si la révolution parle aux algériens d’aujourd’hui c’est davantage par sa nécessité que par ses réalisations.  Autre symbole hurleur : l’inauguration du métro le plus coûteux de l’histoire à l’occasion de la commémoration de la révolution la plus chèrement payée… et la plus rapidement dévoyée. Cette manie de croire que le moteur de l’histoire peut-être acheté chez Alsthom ou un autre…Au 1er Novembre de l’Indépendance la puissance des chars avait déjà écrasé celle des discours. Et voici que de nouveau les mots pèsent de tout leur poids d’histoire.

Inaugurant le dernier appel (rappel ?) avant le cinquantième anniversaire de l’Indépendance nationale, ce cinquante septième 1er Novembre  a trouvé l’Algérie et le monde devant un développement inédit de son texte de 1954. En plein bouleversement révolutionnaire du monde arabe. Alors que les foules montent, ici et là, à l’assaut des citadelles du pouvoir,  le régime algérien s’obstine à claironner que « l’Algérie c’est différent » en reconduisant ses luttes intestines et sa haine de la liberté. Voici que les mots d’hier trébuchent sur la réalité d’aujourd’hui.

«  A vous qui êtes appelés à nous juger… » Les héroïques rédacteurs de ce texte fondateur de l’identité algérienne moderne auraient-ils pu imaginer que, cinquante sept ans plus tard, ces mots résonneraient autrement ? Que le juge pourrait être suisse et s’appeler Laurence Boillat ? Pouvaient-ils imaginer que face à elle, celui qui fût si souvent le représentant de l’Algérie, un général de l’ANP se revendiquerait  de ses qualités « d’officier de l’armée française » ? Qu’à  l’autre bout de la chaine de prédation symbolique, sur les pages des journaux et dans les médias, la révolution et la qualité de moudjahid s’exhibent en « label » de vente pour un produit commercial ? Et qu’à chaque forfaiture du système on augmente les pensions des anciens combattants ? Que les nouveaux venus, les Moumen Khalifa et consorts, se servent à la source du patrimoine national tandis que le peuple voit ses enfants dépérir dans l’enfer du chômage ?

L’appel du 1er Novembre s’adressait au peuple algérien et aux militants de la cause nationale. Un message en faveur de la révolution pour l’indépendance, la liberté, la souveraineté, la justice et la dignité humaine…
A force de confisquer les symboles de toute une nation, le pouvoir finit par les pervertir. Grotesque retournement de l’histoire. C’est par son absence absolue  de respect pour le droit, pour la justice, pour le jugement du peuple et de l’histoire que le pouvoir, ayant dépouillé les algériens de ces instruments, se retrouve sous l’épée de Damoclès de la justice internationale. Et la symbolique de la libération dégradée au rang de  produit de marketing… Et ce n’est pas tout.

Dans le désordre propice à tous les dérapages du sens, voici que les « coups d’état » s’emboitent médiatiquement comme pour s’annuler dans un déluge d’accusations réciproques et une cascade de dénis. Une polémique s’enclenche autour des mémoires de Tahar Z’biri. Tandis que la convocation du général Nezzar par la justice suisse est gérée comme une information ordinaire par ceux-là même qui ont fait de lui le porte parole militaire de l’éradication. Un choix qui a fait 200.000 morts, des milliers de disparus et des violations en masse de tous les droits des algériens. Et ce n’est pas tout ce dont ils sont capables…
Dans la ligne de mire du cinquantième anniversaire de l’Indépendance nationale et dans la proximité du 1er Novembre. Deux ex-chefs d’états-majors animent la devanture d’une histoire qui avance masquée. Khaled Nezzar et Tahar Z’biri, putschistes au bonheur inégal, les deux portés au pouvoir par Boumedienne, mais l’un échoue à le renverser et l’autre réussit à lui succéder. L’un se revendiquant DAF (déserteur de l’armée française) au moment où on l’interroge sur ses responsabilités dans l’Algérie indépendante et l’autre labellisé ALN racontant sur le tard une histoire avec les mots qui ne sont pas les siens. Car la démocratie et les coups d’états-réussis ou manqués- n’ont pas grand-chose en commun. Et s’il faut pour la simple justice rappeler que dans DAF il y a le D de déserteur, il faut également rappeler que dans ALN, le L de libération prime sur le A de armée et que cette dernière n’a de sens que grâce au N de  national. Faut-il citer tous les exemples historiques d’armées construites dans le dépassement des clivages ethniques, tribaux, régionalistes et même d’enrôlements préalables pour se mettre au service de l’idée nationale ? Une idée dont l’armée avait le devoir de concrétiser l’instrument inaugural de la véritable indépendance : le respect de la loi.

Ferhat Abbas, à l’instar d’autres esprits lucides n’avait de cesse de pointer du doigt le danger de la « congolisation ». Des civils autant que des militaires à la retraite viennent régulièrement rappeler que le plan d’élaboration que s’est fixé l’indépendance et qui l’a rendue possible c’est la fondation du national. Une fondation d’abord menacée par le système des allégeances individuelles, de groupes ou tribales. Et ceux sont ces allégeances qui se mettent en scène aujourd’hui pour accélérer le processus de dislocation d’un pays qui n’en peut plus.

Quelle intuition géniale a fait écrire à Moufdi zakaria  Quassaman  (nous faisons le serment) pour donner un hymne à cette révolution ?  Quel terrible sens prémonitoire a présidé au choix de Achhadou (témoignez) pour ponctuer chacune de ses strophes ?

Le respect du serment et le devoir du témoignage. A l’aune de ces deux injonctions la somme des trahisons commises par des DAF autant que par des ALN les unit dans un anagramme DAFANA (enterra) qui ayant enterré le L de liberté accomplit le meurtre symbolique de la libération de la nation.

C’est ce L perdu de liberté que veulent reconquérir les algériens. Par delà toutes les chapelles qui l’ont précipité dans l’oubli.


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17 Commentaires sur cet article

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  • balak89
    1 novembre 2011 at 21 h 29 min - Reply

    Qui s’ en soucie, ces gens n’ ont pas d’ ame,comment voulez vous qu ‘ils puissent respecter leurs engagements.Ils ont l apparence des humains mais en realité ce sont des monstres.




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  • mohandazrou
    2 novembre 2011 at 9 h 25 min - Reply

    Merci Madame GHEZALI, pour votre belle, profonde et sincère analyse.
    Mohand Ameziane ABDELHAK
    Psychologue Clinicien/Psychothérapeute




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  • Zawali
    2 novembre 2011 at 10 h 53 min - Reply

    « AGHOUROU » de Matoub Lounès.
    Sermons, serments et parjures.
    Honte à vous !
    Algérie Française, à ce jour ?




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  • fhamtelmeqsoud
    2 novembre 2011 at 17 h 30 min - Reply

    Malheureusement ce peuple de 1962 ne connaît rien à son histoire et ne s’y intéresse pas. La psychologie de masse de la dictature se fonde sur l’analphabétisation de cette masse pour la déjouer à merci. Regardez comment elle s’est précipitée sur le bidule nommé « métro » pour lequel il n’y a aucune valeur ajoutée algérienne, si ce n’est le génie français qu’il faut saluer au passage.
    votre texte est très intéressant à lire pour les adultes d’avant 1962.




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    • Ghalem B.
      9 novembre 2011 at 16 h 06 min - Reply

      Réponse à Fhamtelmeqsoud.
      Même aujourd’hui, malgré les instruments que l’homme s’est donné pour écrire son histoire, celle qu’il connait le moins c’est bien souvent sa propre histoire. L’instinct de survie national, la passion politique, le fait religieux, l’intérêt partisan, les haines réciproques lui déforment le récit et le rendent inaudible. On le constate de nos jours, avec la prolifération de l’information médiatique instantanée par la télévision, l’internet ou les journaux, le complot est partout. Une nouvelle chasse l’autre, une crise remplace l’autre, une idéologie abroge l’autre et celui qui lit, écoute ou regarde l’événement n’en perçoit que le superficiel et ne rentre jamais dans les tréfonds du problème, c’est pour cela que l’histoire d’Algérie est souvent trop mal perçue de nos jours.
      Le 1er novembre 1954 où a éclaté la révolte algérienne est resté dans nos mémoires comme le jour de tous les saints(Toussaint), mais quoi de plus qu’un jour chômé et payé. Que sait le commun du peuple Algérien de ce jour qui fût sans contexte le plus décisif à son destin? Que sait-il du cheminement de cette heure fatidique qui sonna le glas du colonialisme ? Que sait-il des conditions humaines de ceux qui ont médités, planifiés et accomplies l’action fatidique ? Rien ou pas grand-chose avouons-le. Quand on découvre que le moment qui a fait basculé les Algériens vers la lutte dans une guerre de huit années et lui a donné l’indépendance fût l’œuvre de six personnes, tous issus de la nomenklatura algérienne attachée à la souveraineté Française. Cela parait invraisemblable et pourtant c’est vrai, les instigateurs de ce projet fou n’étaient pas nés révolutionnaires, ils étaient pour la plupart de bonnes familles bourgeoises collaborant avec l’administration coloniale. Ceux que l’on a coutume d’appeler les historiques, étaient tous militants ou sympathisants du parti parlementaire légaliste le P.P.A-M.T.L.D du chef Messali hadj militant communiste à ses débuts. Leur renoncement à la légalité politique et leur désespoir d’assimilation commença dés la fin de la seconde guerre mondiale, ils étaient jeunes, ils avaient goûté à la dignité, à la liberté et à la fraternité, en participant pour la plupart volontairement aux combats où ils avaient découvert qu’on pouvait les respecter tout comme les autres. L’explosion de joie en ce jour de la victoire du 8 mai 1945 sera décevante, tragique même pour eux. De retour auprès des leurs à travers le bled, auréolés de médailles militaires, de croix de guerre, ils espéraient retrouver cette drogue à laquelle ils avaient goûté en Europe : Liberté, égalité, fraternité. Sur ce point rien n’avait changé chez eux, bien au contraire ce jour de liesse collective fut un massacre dans leur propre pays, la racaille algérienne a été refoulée dans ses quartiers indigènes, dans ses douars et ses mechtas en ramassant ses blessés, ses morts par millier. Mais combien faudra t-il encore d’erreurs, d’injustices, d’atrocités pour que cela cesse pensèrent-ils à juste titre. Ce jour là, le fossé s’étant creusé de plus en plus entre les deux communautés Française et Algérienne, il est certain que pour eux qui avaient servi et combattu avec héroïsme pour la France libre, celle-ci ne doit plus désormais maintenir sa souveraineté que par la force. C’est ce jour là aussi que se cimentera leur nationalisme. Puis s’ajoutèrent d’autres déceptions comme le scandale des élections truquées d’avril 1948 où la fraude des urnes mit en échec la tentative politique du statut sur l’Algérie de 1947 qui promulguait l’égalité effective entre français et musulmans auquel ils adhéraient totalement, idem pour les élections législatives d’octobre 1951 où aucun représentant légal algérien (U.D.M.A-M.T.L.D) au parlement français ne fût élu, malgré une vaine revanche dix huit mois plus tard au conseil municipal d’Alger ou le deuxième collège(indigène) sera entièrement M.T.L.D et Hocine Lahouel son secrétaire général élu pour la circonstance 1er adjoint au maire libéral d’Alger Mr. Chevalier. Ils étaient bien six disais-je, sans soutien populaire majeur car le peuple à ce moment là ne savait pas, ne comprenait pas, il survivait un point c’est tout. La voie était donc toute tracée pour eux, convaincus que l’action politique parlementaire seule ne sera plus suffisante pour changer les mentalités. L’O.S mise sur pied en 1948 par feu Mohamed Belouizdad(mort en 1949) fût leur embryon révolutionnaire et la base d’un parti qui allait devenir plus tard le tout puissant F.L.N, elle regroupa tous les déçus du dialogue qui prônaient dorénavant une autre voie, celle de l’action armée. Tout en étant fidèle au parti le plus représentatif des algériens, Ils avaient jugé qu’il était dépassé par les querelles internes, les discussions stériles et le culte de la personnalité du vieux chef devenu Sidi El Hadj. L’opposition entre centralistes opportunistes de Lahouel et fidèles unionistes de Messali futur MNA minaient l’unité du parti et reléguaient l’objectif révolutionnaire tant souhaité au second plan. Après des actions d’éclats qualifiés de romantiques par les autorités locales Françaises, comme le holdup de la poste d’Oran en 1950 par Ahmed Benbella et Aït Ahmed l’O.S sera démantelé quelques mois plus tard et la plupart de ses militants acharnés mis en prison ou condamnés par contumace. Ils s’évaderont tous vers 1952 des geôles françaises et rejoindront ceux qui avaient échappés à la justice pour vivre dans la clandestinité. Au début de l’année 1954, devant l’échec d’une mission de conciliation entre les deux frères ennemis du parti et leur tiédeur à mener le déclenchement de la révolution, ils créèrent un nouveau mouvement dissident le C.R.U.A pour le faire « bouger » et aussi pour montrer aux français qu’il existait une autre alternative au jeu parlementaire, l’action directe et la résistance par la lutte armée. Bien que le nouveau-né fût collégial, deux hommes en étaient les créateurs : Boudiaf l’âme et Didouche Mourad l’aiguillon tous deux responsable de la très influente Fédération de France complètement acquise au MTLD. Ils savaient qu’ils auraient à se battre contre une armée puissante, contre une administration solide, et surtout contre un million d’Européens résolus à ne rien céder de leur pouvoir ni de leurs richesses. A part le maquis d’honneur Kabyle(1500 hommes) tenu depuis 1946 par Krim Belkacem(fils de caïd en ban de sa tutelle familiale) et le sergent Ouamrane ancien tirailleur, qu’il fallait convaincre du bien fondé de leur action, ils savaient que leurs effectifs se réduisaient à quelques centaines de partisans éparpillés à travers le bled, avec comme armement dérisoires de vieux fusils désuets, des pétoires de folklore et des armes blanches d’un autre âge. Mais ils sentaient que malgré tout l’insurrection était nécessaire et sacrée. Il fallait coûte que coûte faire jaillir l’étincelle qui allumera le feu de l’incendie pour ne plus s’éteindre jusqu’à l’indépendance totale. Qu’ils soient de Kabylie, des Aurès, de l’Est ou de l’ouest, ces hommes savaient qu’ils devaient agir seul avec peu d’hommes et commencer une aventure de sang, de rancune, que l’incompréhension puis la haine rendront dramatique. Ce défit à la logique expliquera la surprise qu’allait provoquer la rébellion du 1er Novembre 1954 auprès des autorités Françaises, pour qui tout allez bien au pays du soleil couchant. C’est au sein du C.R.U.A que vont se rencontrer pour la première fois la plupart de ceux dont les noms vont apparaître sur les fiches de recherche de la police, puis dans les titres des journaux et enfin pour certains d’entre eux dans l’histoire de l’Algérie. Organisés selon la technique pyramidale de groupe des cellules communistes dont le cloisonnement était si étanche et efficace que leurs noms n’étaient jamais sortis des lieux anonymes où se déroulaient les réunions, ils étaient inconnus de la masse populaire algérienne. Vivant pour la plus part dans la clandestinité, ils avaient pour nom : Aït Ahmed fils de caïd, instruit, Ahmed Benbella adjudant aux tabors spécialiste des armes, Mostéfa Ben Boulaïd fils d’un riche meunier de l’Aurès, Larbi Ben M’Hidi très influent en Oranie, Didouche Mourad le gosse qui n’a pas vingt ans et bien sûr Mohamed Boudiaf responsable du MTLD en France(50 à 60.000 adhérents). On n’a pas voulu considérer les Algériens comme des hommes. Quand on a commencé à le faire, c’était trop tard. Bien trop tard.
      En l’honneur de ce jour mémorable faisons une prière pour ceux qui sont tombés au champ d’honneur dans cette guerre sans nom, pour les martyrs ces héros d’un autre temps car ils combattaient aussi en ton nom mon Dieu. Merci aux anciens moudjahidines qui sont restés humbles en ayant la satisfaction du devoir accompli. Les autres, tous les autres et ils sont nombreux les martiens, les opportunistes indemnes de ce conflit tragique, qu’ils ne nous parlent pas de jihad depuis qu’ils se sont payés grassement sur le dos du peuple qui a autant souffert qu’eux sinon plus. Ils avaient coupé des nez pour une cigarette fumée en cachette, tué des ivrognes ignorants se saoulant pour oublier leur misère et pourtant que firent-ils juste après le festin de l’indépendance ? Ils s’accaparèrent les bars et les lieux de débauche qu’ils avaient tant combattu et ils continuent encore de fleureter avec les interdits de l’islam en détournant l’argent de ce malheureux peuple opprimé !
      PPA : Partie du Peuple Algérien fondé en 1937-1946
      MTLD : Mouvement du Triomphe des Libertés Démocratiques 1946-1954
      OS : Organisation Spéciale
      UDMA : Union Démocratique du Manifeste Algérien
      CRUA : Comité Révolutionnaire pour l’Unité et l’Action




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  • rak
    2 novembre 2011 at 19 h 16 min - Reply

    Salam, azul, bsr les ami(e)s

    Un autre petit « detournement », a l’instar de celui de Matoub lounes, qui peut illustrer merveilleusement l’article de Mme S.Ghezali.
    Le seul serment auquel sont restés fidels les usurpateurs de l’armée des frontieres, leurs clienteles ainsi que leurs parenteles (comme le dit si bien notre ami D.B) est de mettre notre chere Algerie a genoux pour ne pas dire l’enterrer.. mais ils y arriveront pas!! kima asbakouhoum wa atbaaouhoum.

    http://www.youtube.com/watch?v=PnDC42w6iKM

    Cordialement




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  • ALGERIEN
    2 novembre 2011 at 22 h 19 min - Reply
  • rachid quebec
    3 novembre 2011 at 2 h 43 min - Reply

    il nous faut un C N T , UN C N T qui porte le flambeau du 1er Novembre pour une 2 eme R E P U BLI Q U E, OUI UNE 2 eme REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE.




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  • dziri
    3 novembre 2011 at 7 h 16 min - Reply
  • IRIS SAMY
    3 novembre 2011 at 9 h 02 min - Reply

    Novembre 1954,un rêve trahi ?
    Comment le combat du peuple algérien, depuis la naissance du mouvement national, après la 1re guerre mondiale, jusqu’au saut qualitatif de la Révolution de Novembre 1954, un combat qui s’inscrivait dans une trajectoire de modernisation et de liberté, en est-il venu à échouer sur l’Algérie de 2010, l’Algérie des harragas et de la corruption, l’Algérie de l’autoritarisme et de l’injustice ? Ahmed Benbitour répond .que les dirigeants nationaux, depuis 1959, ont dilapidé le crédit moral qu’avait pu leur donner la lutte d’indépendance.

    L’équation qui disait indépendance nationale égale libération du peuple et liberté des populations, a sans doute été remise en cause en 1959, en 1962, en 1965, en 1992, en 1999, en 2004 ou en 2009. Aujourd’hui, 56 ans après le serment d’Ighil-Imoula et la première balle des Aurès, personne ne peut nier l’existence d’un autoritarisme et d’un patrimonialisme qui freinent la modernisation.
    Que faire ?
    Il y a urgence, dit-il, d’une prise de conscience nouvelle qui rassemble toute la Nation, comme celle qui a fait bouger les algériens en 1954. Il faut travailler à fermer cette parenthèse historique, et affirmer qu’il n’y a pas de fatalité, que le peuple Algérien a ouvert un combat libérateur vers la modernité qui a été cassé momentanément par l’autoritarisme, que le moment est venu pour marcher à nouveau vers la modernité.




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  • sidiyazid
    3 novembre 2011 at 15 h 23 min - Reply

    Comme la vérité (ou du moins un aspect de cette derniere ) Mme Ghezali reste droite, claire et incisive……..mais, en procedant à cet effeuillage historique et politique, n’est elle , comme Monsieur Loyal du cirque, en train de pousser le regime algerien à « réajuster » une « tenue » devenue délabrée et desordonnée par les ans et par les evenements?
    N’est elle pas en train de pousser une gerontocratie civile et militaire à plus de radicalité alors que tout indique , notamment le president fraçais, qu’elle a moins d’une année à vivre?

    autant j’admire les textes et les idées de Mme Ghezali , autant je les trouve trop dangeruex pour un peuple pris en otage par une caste quia eu tout le temps de demontrer qu’elle sacrifierait TOUT , entendu comme tous les citoyens, pour perdurer et encore dominer…….
    alors faut il en pleurer ou en rire?
    moi j’ai trouvé la reponse : esperer !




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  • fouad
    4 novembre 2011 at 20 h 51 min - Reply

    you. you…. you….. you…. you… you … yeah voilà le métro!!!!!!!!!!!!!!!Connaissez vous un regime qui fete et en même temps est content d’inaugurer une ligne de metro de 9 km aprés 30 ans d’avoir lancer le projet.Vous avez devinez. Ce sont les voyous de ce regime qui le fêtent. Ainsi les voyous ont decidé de jeter des miettes aux djordanes que nous sommes.Laissez les s’amuser avec le metro, comme dans un parc d’attraction. D’un coté il passe le message qu’il est au dessus de la mêlée et d’un autre, c’est un homme d’action , il realise des projets, il ne passent pas son temps à parler ou à tchatcher. Ya salam…. Or regardons de prés ce métro il y a de quoi à jeter des gens en prison. La honte du journalisme international et le papier toilette al chourouk donne le cout de realisation du projet et l’estime à 3.5 milliard de dollards. Un autre quotidien du DRS, TSA donne un chiffre de 1.2 millards de dollars. C’est bien de donner des chiffres mais je ne vois pas comment pour un seul projet on peut avoir deux coûts differents. Dans une ville occidentale le même projet a coûté 700 millions de dollars au debut. à la fin il en est sorti avec 800 millons de dollars.le projet a duré 4 ans. Pour une difference de 100 millons de dollars il y a eu tout un scandale dans les medias. Les voyous de ben aknoun parlent de milliards et il y en a aucune enquête diligentée. Ce métro aurait été une reelle realisation s’il s’inscrivait dans une vision globale de developpement sencée de provoquer une dynamique à l’activité economique du pays. que signifie cette realisation dans cette algerie d’aujourd’hui où des citoyens sont emprisonnés et kidnappés injustement comme mohamed baba nadjar, mouhib khatir, nourredine belmouhoub.Dans un pays où le gangsterisme s’est democratiser. Rien. Donner leur le metro pour qu’ils s’amusent comme dans un parc d’attraction. Ca me rappelle une anecdote où un membre de ma famille avait vu un jour, un jeune qui passait toute la matinée à telephoner avec son portable. Dés qu’il a fini d’une communication, il en commence une autre. Exacerbé , le membre de ma famille lui dit: pourquoi mon fils tu ne vas pas te chercher un travaille pour nourir ta famille, on t’a fait ce portable pour t’apprendre à perdre du temps pour que tu t’en occupera pas de ces voyous qui nous gouvernent. Ainsi va le metro , dont la gestion est confiée à la mere patrie de bouteflika et qui ne scandalise personne. 50 ans de el izza wal karama , ils n’ont pas pu garder des cadres qui pourraient faire marcher ce metro.Idem pour l’aeroport où la gestion du pays est confiée à autrui. Avec tout le lot d’espionnages que peut amener ce genre de decisions.
    Pour cette realisation et d’autres qui n’ont d’objectif que de grossir les comptes de ces voyous par les commissions occultes qu’engendrent ces projets, on a choisit le premier novembre. Comme si il en restait un premier novembre avec L’OPERATION BLEUITE, qu’ils ont democratiser depuis 1962. Oui le regime issue du depart des troupes militaires francaises a pratiqué une operation d’intoxication de la population à tel point qu’aujourd’hui le peuple n’est plus mobilsable , ni pour l’opposition ni pour les harkis du regime. Cette paralysie du cerveau de l’algerien leur suffit. Il faut juste que l’opinion ne bascule pas du côté de l’opposition.Ce qui est une garantie pour eux de non-changement radical. chaque algerien voit chez les autres algeriens des bleus auquels ils n’est pas possible de faire confiance. Simplement le capitaine leger a un nom arabe et s’appelle tewfik mediene. Et les maquis de la wilayas 3 sont devenus l’algerie d’alger à tamanrasset et de tebessa à maghnia. Seule une prise de consience peut offrir un terrain fertile qui permettra de degager ce regime.




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  • Ali Mekhfi
    6 novembre 2011 at 15 h 09 min - Reply

    @ Fouad,
    ya akhi, vous avez tout resume avec le bel exemple que vous avez pris (metro d’alger). Quant a Salima Ghezali, cette grande dame du journalisme Alg, il ne faut que la feliciter pour son engagement sincere envers la democratie et sa lutte contre la voyoucratie bien installee au pouvoir.Elle defend l’honneur de sa profession contre ses collegues corrompus et au service de leurs maitres. Le reste n’est que redondance.




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  • W A H I D
    7 novembre 2011 at 5 h 12 min - Reply
  • ahmed
    10 novembre 2011 at 16 h 39 min - Reply

    Bonjour,

    L’Algérie du 1er Novembre qui devrait évoluer sur une république démocratique et sociale a connu une autre évolution . Notre pays a tout fait pour se présenter comme le champion de la lutte anti-terroriste . En dépensant des milliards de dollars tous les ans en armement et en optant pour une gestion sécuritaire du pays,l’Algérie est devenue le gendarme de la région . Nos dirigeants,ont réduits nos ambitions a un rôle de harki qui s’occupe de la sécurité des frontières sud de l’Europe . L’Algérie dont les capacités sont énormes se retrouve dans un drôle de statut …pauvre pays…




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  • malik Amad
    11 novembre 2011 at 15 h 56 min - Reply

    La Nation algerienne et les chouhadas etaient trahis bien avant 1962 par un groupe de pretendus « jeunes revolutionnaires » pervers et calculateurs. Tous les « sermons » faient a partir de 1954 par les membres du FLN-ALN de l´epoque avaient pour but de prendre le pouvoir supreme a tous prix en se partageant les butins recoltes et a venir. Apres 1/2 Siecle le constat est amere, il est la pour prouver cela: La faillite et la ruine du pays est totalement consommee. Helas la vermine a de beaux jours devant elle, mais qui c´est, peut etre un retour de manivelle divin et providentiel pourra les demasquer et les aniantir par surprise. Seule l´histoire en marche nous le dira.
    Malik




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  • abouminable
    15 novembre 2011 at 17 h 31 min - Reply

    les dirigeants algeriens n ont pas trahi,ils ont prété serment à la france de detruire ce pays . seuls les naifs croient en leur engagement dans la guerre de liberation . cette racaille ne quittera ce pays que quand la guerre civile qu ils preparent rasera ce pays de facon irreversible , telle est leur mission aujourd hui comme c etait leur mission d assassiner les cadres du FLN pendant la guerre.




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  • Congrès du Changement Démocratique