Édition du
27 March 2017

Les araignées pleurent le colonel Chaâbani et maudissent Ben Bella et Boumediene

Par Omar Khayam

Retour au deuxième sous-sol du Centre des archives nationales de Paris. Au moment où R’tila et Inkabout (deux araignées bien installées dans une étagère contenant les archives de la Révolution algérienne) s’apprêtaient à éplucher le dossier ayant trait à l’assassinat des deux colonels, Amirouche et Si El Haouès, un… troisième arachnide, Mygale, se pointe et demande : «Que faites-vous avec ce tas de papiers moisis ?»

 

R’tila : Moi et Inkabout sommes choqués par ce que nous venons d’apprendre sur le premier Président de l’Algérie indépendante, il y a là de quoi vomir toute sa ficelle…

 

Inkabout : Oui, ce Ben Bella est un vrai vendu, il…

Mygale : Attends, attends, je crois que ce nom me dit quelque chose. Ben Bella… Ben Bella… Oui, ce nom ne n’est pas inconnu… ça y est, ça me revient… j’ai croisé ce nom au troisième sous-sol.

 

R’tila : Mais le troisième sous-sol recèle les dossiers secrets de la DST, non ?

 

Inkabout : Descendons y jeter un coup d’œil… Qui sait ? Peut-être découvrirons-nous que ce Ben Bella n’est pas un traître et que c’est la DST qui a inventé toute cette histoire ! Peux-tu nous y conduire, chère Mygale ?

 

Mygale : Avec plaisir, accrochez-vous à ce fil que je viens de tisser et laissez-vous glisser… Voilà, nous y sommes, prenons à gauche, eh non, plutôt à droite… Bingo ! Voici le dossier dont je vous ai parlé.

 

R’tila : Oui, tu as raison, regarde cher ami Inkabout, ça parle de l’assassinat du colonel Chaâbani et il est écrit que c’est Ben Bella lui-même qui, sous la pression de son ministre de la défense Houari Boumediene, a ordonné son exécution.

 

Inkabout : Donc, finalement, cela ne fait que confirmer que Ben Bella et Boumediene sont des criminels. Mais ce que je n’arrive pas à comprendre, c’est ce que viennent faire la DST et la France dans cette histoire…

 

Mygale : Attendez, laissez-moi terminer de lire l’introduction de ce rapport… Maintenant, c’est plus clair, il paraît que l’assassinat de Mohamed Chaâbani, le plus jeune officier de la Révolution et de l’Algérie indépendante, faisait partie du plan élaboré par les services français et mis en œuvre par le clan d’Oujda et son bras armé, les DAF. L’exécution de ce plan diabolique, qui consistait à supprimer l’élite révolutionnaire algérienne, a débuté par l’élimination de Abane Ramdane et s’est poursuivi jusqu’au lâche assassinat de Mohamed Boudiaf.

 

R’tila : Mais pourquoi assassiner ce jeune homme ? Regardez comme il est charmant sur cette photo ! Menaçait-il les intérêts de la France ? Et pourquoi ce sont Ben Bella et Boumediene qui ont été chargés de cette sale besogne ?

 

Inkabout : Dans cette page, on nous cite plusieurs raisons qui ont poussé le président Ben Bella, un authentique Marocain que de Gaulle a réussi à installer à la tête de l’Etat algérien, à ordonner l’exécution du chef de la Wilaya VI, le colonel Chaâbani.

 

Mygale : Effectivement, le colonel Chaâbani, qui était un homme d’une vaste culture, refusait de voir les DAF (déserteurs de l’Armée française) occuper des postes de responsabilité et infiltrer le ministère de la Défense. Il refusait l’encadrement francophile dont s’était entouré l’Etat-major et exigeait l’assainissement de l’Armée et la remise en cause de certaines nominations. Ce qui ne plaisait pas à Boumediene qui voulait écarter tous les vrais révolutionnaires et les remplacer par les DAF. Au cours du congrès du FLN de 1964, Chaâbani avait demandé l’épuration du pays de la 3e Force (DAF, Marsiens et promotion Lacoste) envoyée par de Gaulle pour prendre en main les affaires militaires et administratives du pays. Ce discours historique du colonel Chaâbani provoquera un véritable vent de panique dans le clan de Oujda, chez Boumediene et ses DAF, et aussi à Paris.

 

R’tila : Ça explique tout alors… Et l’autre raison ?

 

Mygale : Le colonel Chaâbani était un Ouléma, membre de l’association de Ben Badis. Il a rejoint le maquis le 19 mai 1956 suite à l’appel du FLN lancé aux étudiants. Dès l’Indépendance, le clan d’Oujda a dissous l’Association des Oulémas, placé son président, Cheikh El Bachir El Ibrahimi, en résidence surveillée et exilé les membres influents. Il est clair que Chaâbani, qui était le successeur de Si El Haouès à la Wilaya VI, ne pouvait échapper à cette épuration orchestrée par Ben Bella, Boumediene et le clan d’Oujda.

 

Inkabout : Donc, ils voulaient se débarrasser de Chaâbani pour plaire à leurs parrains, de Gaulle et Nasser, c’est ça ?

 

Mygale : Possible… D’après ce que je lis ici, le colonel Chaâbani était scandalisé par le régime pro-soviétique que Ben Bella avait imposé au pays. Il refusait également les ingérences de l’Egypte et du colonel Djamel Abdenasser dans la gestion du pays.

 

R’tila : C’est pour ça que, une heure après l’exécution du colonel Chaâbani, Ben Bella a pris l’avion à destination du Caire pour rendre compte à son maître, Nasser, lequel avait dénoncé le mouvement chaâbaniste dans le Sud algérien et qualifié les opposants à Ben Bella de «vauriens». Mais où est l’intérêt de la France dans tout cela ?

 

Mygale : Après l’Indépendance, le plus grand souci de Mohamed Chaâbani, qui a succédé au colonel Si El Haouès à la tête de la Wilaya VI (le Sahara), était de protéger les richesses du peuple algérien et de réduire à néant l’influence de la France sur cette région pétrolifère. C’est dans cette perspective que Chaâbani décida de chasser de son territoire les DAF, Zerguini et Boutella, dépêchés par Ben Bella.

 

Inkabout : Et ces DAF avaient donc pour mission de protéger les intérêts français en Algérie, dont les richesses souterraines. Avant cela, le conseil de la Wilaya VI, dont le chef n’est autre que Mohamed Chaâbani, a dénoncé et mis en échec toutes les tentatives du gouvernement français de couper le Sud algérien du reste du pays, y compris celle de faire des Mozabites, à leur tête Cheikh Bayoud, une sorte de communauté autonome, donc privilégiée.

R’tila : A partir de ce moment-là, Chaâbani est devenu l’homme à abattre.

 

Mygale : Il y a un autre motif à ce crime : le colonel Chaâbani avait refusé d’exécuter l’ordre de combattre les forces du FFS de Aït Ahmed (ses frères moudjahidine). Il s’est aussi opposé à la mise à l’écart des authentiques révolutionnaires, à l’image de Boudiaf, Krim, Khider, etc.

 

Inkabout : C’était un brave homme, ce Chaâbani ! Si les Algériens l’avaient eu comme Président, on n’aurait jamais souffert de cette forte immigration arachnoïdienne chez nous en France. Mais pourquoi sont-ils allés jusqu’à le tuer ? Ne pouvaient-ils pas se contenter de l’écarter ou de l’exiler ou, à la limite, l’emprisonner ?

 

Mygale : La première décision prise par Ben Bella à l’encontre du colonel a été son éviction du Bureau politique du FLN, lui enlevant ainsi son immunité en tant que membre dirigeant de la direction politique du pays et préparant la voie à tous les dépassements. Le second acte orchestré par Ben Bella, probablement dicté par l’Egypte de Nasser, car la direction réelle du pays était entre les mains de Djamel Abdenasser, a consisté à signer deux décrets consécutifs à l’encontre du colonel, l’un le destituant de son grade et l’autre le radiant du corps de l’ANP.

 

R’tila : J’ai un petit creux, Inkabout s’il te plaît, va décrocher cette pauvre mouche piégée par cette toile. Avec ta permission, bien sûr, ma petite Mygale !

Mygale : Oui, je t’en prie, servez-vous, moi, je n’ai pas faim, je viens juste de me taper un papillon de nuit. Je continue… La fin de la dissidence de Chaâbani contre Boumediene a été résolue pacifiquement suite à la médiation de vrais moudjahidine. Chaâbani est retourné à Biskra après avoir rendu ses armes au colonel Saïd Abid, qui sera, lui aussi, assassiné par cette même pègre quelques années plus tard.

 

R’tila : Puisque tout était rentré dans l’ordre, pourquoi le tuer ?

 

Mygale : Malgré ce dénouement heureux, le président Ben Bella, influencé par Boumediene, continua à exiger l’arrestation de Chaâbani, son jugement et son exécution. Pour cela, Ben Bella, conseillé par les DAF et les services égyptiens, utilisera une méthode qui relève du vrai banditisme : il invita chez lui, à la villa Joly, Tahar Laâdjel et Mohamed Djeghaba, compagnons d’armes et amis du colonel Chaâbani, qui furent arrêtés par la police de Hamadache. Après cela, Ben Bella contacta Chaâbani et lui intima l’ordre de venir à Alger, sinon les otages allaient être exécutés. C’est ainsi que le colonel Chaâbani fut arrêté le 8 juillet 1964 à Bou Saâda en compagnie de Hocine Saci, député dans le premier Parlement.

 

Inkabout : La mafia sicilienne n’aurait pas fait mieux ! Mais je pense qu’il n’a pas été malmené durant son arrestation vu sa stature de chef de Wilaya et grand révolutionnaire…

Mygale : Détrompe-toi, mon vieux, Chaâbani fut menotté et embarqué sans ménagement, à plat ventre à bord d’une Land-Rover et transféré à la prison de Djelfa sur un trajet de 100 km durant lequel il est resté encadré par quatre agents de chaque côté. Le véhicule transportant le colonel était précédé d’une DS Palace ayant à son bord le DAF, colonel Ahmed Bencherif, flanqué de ses deux bergers allemands sur la banquette arrière.

R’tila : Oui, j’ai lu en haut que le chef de la gendarmerie, Ahmed Bencherif, était une vraie crapule aux ordres de Boumediene.

Inkabout : Crapule, c’est trop peu dire car je me rappelle avoir lu qu’à son arrivée à Djelfa, toujours menotté, le colonel Chaâbani, fatigué, demanda un café. Ahmed Bencherif chargea un soldat de la besogne tout en lui ordonnant de lui verser la tasse sur le visage et de lui dire que c’est le cadeau d’un ex-militaire de l’armée française.

Mygale : Chaâbani fut ensuite transféré à Alger où il sera séquestré pendant quelques jours dans une cellule de l’état-major de la Gendarmerie nationale réservée par le colonel Bencherif (la même où furent transférées les dépouilles des colonels Amirouche et Si El Haouès après avoir été exhumées de la caserne militaire de Bou Saâda en 1965). C’est un certain Mohamed Touati, un autre DAF, qui fut chargé d’instruire le dossier d’accusation.

 

R’tila : Mohamed Touati ? Est-ce celui qu’on surnomme « El Mokh » et qui occupe le poste de conseiller à la présidence ?

 

Mygale : C’est lui-même. Ensuite le colonel Chaâbani fut conduit au PC de la SM, à Alger, où il subira un interrogatoire mené par 11 officiers.

 

R’tila : Mais c’est à Oran qu’il fut exécuté, non ?

 

Mygale : Oui, d’après ces PV, Ben Bella exigera de le remettre à la gendarmerie qui assurera son transfert vers la prison militaire de Sidi El Houari d’Oran, où il sera jeté et restera cloîtré pendant un mois dans un cachot de 80 cm de large sur 180 cm de long et 5 m de hauteur. Cet infâme trou à rats portait le numéro 57 et se situait au 2e sous-sol.

 

Inkabout : Quelle coïncidence, nous aussi étions au deuxième  sous-sol !

 

Mygale : Le choix de cette prison n’est pas fortuit, Boumediene voulait que ses « ennemis » soient séquestrés dans une prison qui porte son nom (Houari). Une de ses méthodes psychopathiques pour harceler ses opposants, même en détention.

 

R’tila : A ma connaissance, ces cachots ont vu passer Hocine Saci, Mohamed Khobzi, ministre du Commerce, proposé par Chaâbani dans le premier gouvernement algérien, Mohamed Djeghaba, Tahar Laâdjel, le commandant Chérif Kheireddine, Saïd Abadou, le docteur Ahmed Taleb Ibrahimi et bien d’autres encore… Ces cachots sont des sortes de puits creusés le long des couloirs. S’y retrouver donne l’impression d’être avalé par la terre. A-t-il bénéficié d’un procès équitable ?

 

Mygale : C’est plutôt une parodie de procès qui a commencé le 3 septembre 1964 vers midi pour se terminer le 4 vers 3 heures du matin, et l’exécution (l’assassinat faudrait-il dire) eut lieu moins d’une heure plus tard dans la prison de Sidi El Houari à Oran (Canastel) après que la Cour martiale, présidé par Mahmoud Zertal, a rendu son verdict, la condamnation à mort.

 

Inkabout : J’en ai la chair de poule… Mais pourquoi ne lui ont-ils pas accordé la grâce ? C’est quand même un grand maquisard ! Et ses compagnons d’armes, ils n’ont rien pu faire pour lui ?

 

Rtila : J’ai lu que Boumediene faisait pression sur Ben Bella pour qu’il refuse la grâce et il insistait auprès de lui pour que l’exécution de Chaâbani soit expéditive.

 

Mygale : Effectivement, le colonel Saïd Abid a demandé à Ben Bella d’épargner Chaâbani. Il reçut un refus catégorique. «Pas question, il doit être exécuté demain», a-t-il répondu à Saïd Abid. D’autres colonels patriotes ont chargé une seconde fois Saïd Abid, en tant que commandant de la 1re Région, de prendre attache avec Ben Bella et de demander la grâce pour ce grand révolutionnaire. Ben Bella a non seulement rejeté catégoriquement leur requête, mais a insisté sur l’exécution de la sentence telle que décidée par le tribunal. Lorsque Saïd Abid en a informé ses compagnons, ces derniers lui ont dit : «Demande la grâce en notre nom, nous les officiers, et dis au Président que ‘‘Chaâbani est un moudjahid et un compagnon d’armes. Tu nous as ordonné de le condamner à mort. Nous l’avons fait. Et nous croyons qu’il ne le mérite pas’’. Nous lui demandons à présent de commuer sa peine de mort en peine de prison.»

Lorsque Saïd Abid l’a contacté pour la troisième fois, Ben Bella lui a répondu nerveusement : «Je vous ordonne de l’exécuter cette nuit.» Il a insulté Saïd Abid et même la mère de ce dernier, et lui a asséné : «Je t’interdis de me contacter une autre fois !», avant de raccrocher.

 

R’tila : Ma parole, Ben Bella et Boumediene sont de vrais sanguinaire sans pitié, qu’il soient maudits par la toile de la veuve noire !

 

Mygale : Bon, j’arrive à la fin… Oh, mon Dieu…! (Mygale éclate en sanglots et lâche le document)… Oh, mon Dieu !…

 

Inkabout : Qu’y a-t-il de si grave ? (Inkabout prend le papier et poursuit la lecture, la gorge nouée). Dans la cour de la prison, quelqu’un s’approcha pour lui mettre un bandeau sur les yeux, ce que Chaâbani refusa… Autre fait que retiendra l’histoire, après avoir été fusillé, il fut détaché du poteau d’exécution et mis dans un cercueil. Là, on constatera qu’il n’était pas encore décédé, un officier lui tira deux balles dans la tête pour parachever l’œuvre macabre, n’omettant pas de proférer des propos injurieux. Imaginez qui a été chargé d’exécuter ce crime ?

 

R’tila : je parie cinquante mouches que ce soit un DAF.

 

Inkabout : Bravo. Celui qui a fusillé le grand révolutionnaire est un certain Abdelhamid Latréche, un DAF, qui deviendra plus tard général major dans l’armée algérienne.

 

R’tila : Et le plus grave, c’est que le plus jeune colonel qu’a connu l’Algérie durant et après la guerre de Libération a été enterré dans un endroit… inconnu. J’en ai assez ! Retournons en haut et espérons que le dossier concernant l’assassinat des colonels Amirouche et Si El Haouès soit moins dramatique…

 


A suivre…

 

N. B. : Voici le lien des articles précédents :

1- http://www.lequotidienalgerie.org/2011/08/01/ben-bella-les-deux-araignees-et-les-archives-de-la-revolution/

2- http://www.lequotidienalgerie.org/2011/08/13/attention-yacef-les-murs-de-la-casbah-commencent-a-murmurer/


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19 Commentaires sur cet article

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  • Les araignées pleurent le colonel Chaâbani et maudissent Ben Bella et Boumediene
    9 novembre 2011 at 17 h 50 min - Reply

    […] LE QUOTIDIEN D’ALGERIE Tags: araignées, Bella, BOUMEDIÈNE, Chaâbani, colonel, maudissent, pleurent […]




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  • HAMMANA
    9 novembre 2011 at 18 h 48 min - Reply

    L’histoire ne pardonne jamais.Benbella,ce valet de la france et de Boumediene, a été renversé par ce dernier moins d’une année plus tard et humilié dans les memes circonstances que le chahid CHAABANI(lui aussi incarcéré à M’SILA),tandis que Boukharouba a été empoisonné à Tipaza(selon l’aveu de Abdelhamid BRAHIMI) et non à l’aéroport de BAGHDAD comme on voulait le faire croire par ces memes DAF dont il s’est servi pour liquider les ténors de l’ANP.
    Ainsi,se trouve vengé de tous les commanditaires de son assassinat,Si MOHAMMED CHAABANI, une première fois avant de l’etre une seconde fois dans le monde de l’au-delà.
    J’espère que tout algérien ou algérienne qui continue à déifier encore le parrain de OUJDA,connaisse ce qu’est réellement « Moustaches »…




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  • aquerdo
    9 novembre 2011 at 21 h 45 min - Reply

    Salam,
    Allah irahmek ya Si Chaabani, je ne t’ai pas connu mais je pleure ton triste sort, que DIEU t’ accorde sa miséricorde et maudissent à jamais ceux qui t’on fait ce mal.




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  • Nadir Bacha
    10 novembre 2011 at 7 h 59 min - Reply

    A son retour du match amical au stade, aujourd’hui, Ahmed Zabana, d’Oran, contre le Brésil de Pelé, le médaillé du général de Gaulle, menotté les mains derrière le dos sur le tarmac de la base aérienne de Boufarik, il dit à un officier du colonel Abbas : « khdâani Boukharouba, et dire que j’ai dû sacrifié le jeune Chabani bèch nredou radjel »




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  • Nadir Bacha
    10 novembre 2011 at 8 h 27 min - Reply

    En tout, sauf complicités occultes autours d’intérêts entre clans internationaux, à l’ouverture des archives dans quelques mois, des tsunamis vont éclabousser les gueules sans honte des salopards de la Révolutions qui ont fait les paons pendant cinquante ans sur le dos des citoyens avide de vérité.
    Que vont-ils laisser comme héritage à leurs descendants, à part les milliards glanés dans le dépeçage de l’Algérie malade, sinon le sanie pour l’éternité de leurs patronymes respectifs. Et l’on ne manquera pas de voir des noms interdits de cité dans le pays du genre de ceux de Himler, Guhring et des criminels de guerre nazis..




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  • Alilou
    10 novembre 2011 at 11 h 44 min - Reply

    J’espere que la veritable independancede l’agerie se fera tres prochainement, nous devons le faire pour honnorer nos martyres autrement, nous seront de veritables complices de cette supercherie de l’histoire et nous serons nous aussi maudits ici bas et a l’audelas.




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  • tizi hibel
    10 novembre 2011 at 17 h 40 min - Reply

    La revolution de 1954 a ete tellement devoyee et galvaudee par les bidounes qu’on ne peut faire l’economie d’une nouvelle afin de remettre sur son orbite naturel notre chere Algerie.
    Il ne sert plus a rien de parler ,parler ,expliciter ,commenter, denoncer deterrer les secrets IL FAUT PASSER A L’ACTION LE TEMPS NOUS EST COMPTE.
    Il faut debusquer les disciples de Satan (Boum)et les remettre a la place qui est la leur,et laisser les algeriens pour qui l’Algerie est le sang qui irrigue leurs veines construire le pays et lui donner la grandeur qui etait l’objectif de ceux qui ont donne leur vie pour que cela se fasse




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  • nomade
    10 novembre 2011 at 18 h 23 min - Reply

    ben bella poussait el marhoum chaabani a comploter contre boumedienne pour desserrer l’etau autour de lui.
    chaabani est tombe dans la combine tendue par
    ben bella.ce dernier voulait defaire les memes forces qui l’ont installe pour avoir les coudes franches.

    ben bella a reedite le meme coup,lorsqu’il a promu tahar zbiri au poste de chef d’etat major , en l’absence du ministre de la defense , boumedienne , en visite a moscou.

    ben bella youthreb hatha bi hatha .




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  • tarek
    10 novembre 2011 at 20 h 34 min - Reply

    Bravo nomade c’est très intelligent et je me demande pourquoi vous n’écrivez pas dans un journal d’Histoire ainsi les algériens seront éclairés sur cette affaire. A ce que je sache tout le monde sait pourquoi, comment et par qui a été assassiné le colonel Chaabani, mais si vous ne le savez pas et vous êtes vraiment sincère je vous conseille de visiter ce lien :www.colonelchaabani.com. C’est facile à comprendre sauf si….




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  • wilaya VI
    12 novembre 2011 at 7 h 38 min - Reply

    Il est clair que l’exécution du jeune colonel Châabani est un assassinat commandité par des voyous à la solde de la France. Mais il est de mon avis utile de rappeler certaines vérités historiques; Châabani n’est pas le successeur du colonel Si El Haoues . c’est bien Si Tayeb El Djoghlali qui a été nommé à la tête de la wilaya VI. Châabani, très ambitieux ,beaucoup trop même, s’est allié à l’état major de Boumedienne (celui-ci ne l’a confirmé en tant que chef de la wilaya VI qu’en 1961) et l’aida à ouvrir la route du pouvoir. Oui, c’est la vérité. par la suite, son ambition démesurée n’a pas plu à ses alliés d’un moment et il a été liquidé.
    Quelqu’un aurait une idée sur l’assassinat de Si Tayeb El Djoghlali ?




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  • tarek
    12 novembre 2011 at 22 h 01 min - Reply

    Selon Si Lakhdar Bouregaa illustre commandant de la wilaya 4 : Si Tayeb El- Djoughlali Rabi yarhmou aurait été victime de son choix politique de s’aligner sur la solution proposée par le General De Gaulle et partiellement accepté par le colonel Si Salah (Zaamoum de son vrai nom ).
    Par ailleurs nous disposons de détails éléments de preuves accablant si Tayeb que certains officiers encore vivants des wilaya 6 et 4 connaissent parfaitement. Pour ce qui est des nominations des officiers supérieurs, commandant et colonel de l’Aln ainsi que les responsables des représentations diplomatique du GPRA, il convient de vous référer a l’article 22 du statut des institutions provisoire de l’état algérien dont teneur suit : Il ressort de l’article 22 du statut des institutions provisoires de l’État algérien que le GPRA nomme les officiers supérieurs et les membres de l’état-major, les chefs de mission a l’extérieur et désigne les titulaires au poste de responsabilité. Ceci est un démenti flagrant à votre déclaration selon laquelle le colonel Chaâbani a été nommé par le Colonel Boumediene. C’est d’ailleurs en vertu de cet article que le président du GPRA, feu Benkhada, a mis fin aux fonctions exercées par les membres de l’État-Major Général (EMG), à leur tête le Colonel Boumediene. Les documents existent au niveau des archives nationales.
    PS : Revoir votre vérité. On a l’impression que c’est du déjà entendu : le sergent Ahmed Bencherif (1948/1954) de l’armée d’Indochine a largement développé cette contre vérité.




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  • wilaya VI
    13 novembre 2011 at 18 h 10 min - Reply

    Rassurez-vous, le déjà entendu nous est étrangé et les sergents de la France aussi. Par contre, j’apprends du nouveau concernant si Tayeb El Djoghlali ! cet illustre maquisard qui a pris le maquis en 1943, homme pieux qui enseignait le coran de dechra en dechra, recherché depuis par l’armée française, présent au 1er novembre 1954 aurait fait le choix de s’aligner sur la solution proposé par le général De Gaulle ? aha aha ah ! non monsieur, ca ne marche pas comme cela ! si vous insinuez la proposition de De Gaulle du 16 septembre 1959, celle-ci est intervenue après l’assassinat de si Tayeb El Djoghlali en juillet 1959. Si vous faites allusion à l’affaire de l’Élysée, celle-ci a eu lieu entre mars et juin 1960 bien après l’assassinat de si Tayeb El Djoghlali colonel de la wilaya VI successeur de si El Haoues. Dites moi, ces officiers de la wilaya 6 et 4 encore vivants qui disposent de preuves accablant cet illustre martyr ne sont-ils pas des messalistes reconvertis ? ne sont-ils pas compagnons d’un certain Ali Benmessaoud capitaine de Chaabani ? non monsieur Tarik, si vous voulez faire la promotion de l’ex allié du pouvoir en l’occurrence Chaabani, sachez que ni vous ni personne ne pourrons disculper les assassins de si Tayeb El Djoghlali. A ce sujet, sachez que tous témoignage en votre possession doit être révélé, faute de quoi je vous attaque pour atteinte grave au chahid si Tayeb El Djoghlali et à d’autres valeureux cadres assassinés.
    Je vous informe, qu’a la lumière de témoignages et d’archives authentiques, un livre est sur le point de paraitre sur la vie et l’assassinat de si Tayeb El Djoghlali. A aucun moment, une position politique ou militaire ne laisse apparaitre une « aliénation » comme vous le dites si bien sur les positions d’un ennemi que si Tayeb El Djoghlali connaissait mieux que quiconque.
    par ailleurs, monsieur tarik, nul besoin de vous faire savoir, sauf naïveté de votre part, que je juridique et le formel est une chose, et que la réalité du terrain en est une autre; comme le résumait si bien Lakhdar Bentobal allah yarhmou, loukhrin kanou koudhra foug aacha. En d’autres termes, les politiques et le GPRA ne signifiaient strictement rien sans l’état major général qui a confirme Chaabani en 1961 en tant que chef de la wilaya VI et c’est avec lui (entre autres) que Boumedienne a constitue se qu’il appelait « le noyau de la révolution ». A ce titre, la mise à l’écart de membres de l’état major par le GPRA de Benkhedda illustre si bien cette these qui contredit votre lecture superficielle car vous savez ou a fini benkhedda et le GPRA et comment a triomphé l’état major de Boumedienne !
    dernière chose : le colonel si tayeb el djoghlali, compagnon d’armes de si lakhdar, de si m’hamed, de abdelaziz et de tant d’autres valeureux combattants chouhada, n’a pas trahit sous les feux des operations challes, il aurait eu cette idée pour lequel il aurait payé le prix sous les coups de traitres messalistes incultes alors qu’il se trouvait prés des oasis relativement paisibles du désert ? c’est vraiment un élément troublant qui mérite d’être approfondi. je vous donne rendez-vous monsieur Tarek. surtout ne vous dérobez pas et apportez moi les témoignages tant révélateurs !




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  • wilaya VI
    13 novembre 2011 at 21 h 49 min - Reply

    Je suis en mesure de vous affirmer que l’assassinat de si tayeb el djoghlali n’est ni plus ni moins une affaire de régionalisme et de rivalités. il en a été victime lui, qui a tant combattu le régionalisme. victime également des ambitions démesurées de certains en quête de légitimité. c’est à partir de ce cas, qui est malheureusement loin d’être isolé dans notre révolution, que l’analyse des faits historiques aura un fondement objectif loin des luttes tribales et régionalistes qui sévissent toujours en Algérie. le cas si tayeb el djoghlali m’interpelle particulièrement car révélateur des clivages souvent occultés de la société algérienne. Partant sur ces bases et en se fondant sur des éléments tout à fait vérifiables, je suis plus qu’indigné des contre-vérités que vous balancez à tord sans prendre la peine de vous informer sur des hommes qui ont suscité la reconnaissance de l’ennemi.ennemi qui leur réservait la mort comme seul issue. Force est de constater, que l’on a continuer à connaitre ce genre de procédés de voyous dont a été victime chaabani et d’autres qui, par immaturité politique ou exés d’ambitions n’ont vu venir ni cette machine des frontières ni l’arrivisme des révolutionnaires de palaces. ceux-là étaient identifiés et dénoncés bien avant par des visionnaires comme ben m’hidi, abane, si m’hamed, si salah…..et si tayeb el djoghlali, pour ne citer que ceux-là.




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  • nomade
    14 novembre 2011 at 19 h 21 min - Reply

    @tarek

    l’erreur commise par le chahid chaabani c’est qu’il a fait trop confiance a une marionnette , ben bella, en croyant a toutes ses promesses.
    il aurait du reperer tous les officiers nationalistes, anti-dafistes (said abid, tahar zbiri ….), former un front, et proceder au grand nettoyage.
    celui qui a tue le chahid chaabani n’est autre que celui qui a refuse sa demande de grace trois fois de suite de la part de said abid ,tout en s’exclamant plus tard dans l’avion , en guignol,  » oh ils l’ont tue » (ref temoignages de chadli et de zbiri sur chaabani.com).
    biensur que tous les dafistes voulaient sa tete , la marionnette leur a donne l’occasion.
    boumedienne n’a pas bouge le petit doigt pour epargner chaabani ,khaliha maa binathoum ,disait-il a zbiri.
    quant a l’ecriture de l’histoire, je laisse cet exploit aux algeriens qui ont vecu l’action et les evenements , qui persistent a se derober, qui persistent a laisser le champ libre aux dafistes a ecrire leur memoires.memoires d’un dafiste qui a le culot de faire la une des medias avec des nuites pas moins de 600 eur dans des palaces inabordables par la population autochtone.nous meritons tout ce que nous endurons. on a de la virulence que lorsqu’ on
    s’entre-attaque.mais on est tres tres tres laches devant les dafistes.
    ceux qui etaient dans les couches a l’eclatement de la revolution n’ont aucune pretention a ecrire l’histoire, ils cherchent la verite.




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  • عبدالقادر
    23 novembre 2011 at 9 h 19 min - Reply

    بسم الله الرحمن الرحيم
    يقول الكثير بأن الشهيد محمد شعبان كان يتطلع لتقسيم الجزائر إلى كنتوات و ذلك ما كان سبب الحكم عليه بالإعدام من قبل قيادة النظام في ذلك الزمان. و قدعنا بذلك و صقناه و نحن فتية صغار لا نؤمن ظغلا بما يقوله الكبار من دون تفكير ولا نقاش لأاننا ربينا على تلك التربية الحق للكبار فقط أي الحاكم و كبير العرش و الأباء و العمام و كل من يفوقنا سنا و هكذا رسخت في ذهني الصبياني و بعده فكر الشاب المتشبع بالثورة و مغانمها و أفراح الإستقلال و الطموح و الأمل فيما سياتي من خير بعد ذهاب الإستعمار.فبعد قراءتي لمقال حرره سنة 1961 الشهيد محمد شعباني رحمه الله نشرته جريدة الشروق 2008.12.23تحت عنوان مهزلة المهازل.و في هذا المقال كان يتطلع فيه المرحوم لأن يرى الشعب الجزائري موفور الكرامة، ودولته معززة الأركان، ورمز شخصيته، حرا طليقا تحت سماء الجزائر الصافية و على أراضي الجزائر الشاسعة و على قمم جبالها الشامخة و في سهولها و اوديتها الخصبة المعطاة من جنوبها و إلى شمالها و من شرقها إلى غربها لن يكون أبدا له فكر تقسيم البلاد و فصل الصحراء عن الشمال .هذا الكلام بهتان و إفتراء في حق الرجل الذي زحف من الجنوب إلى الشمال لدرء نار الفتنة و زحف من الشرق إلى الغرب لمنع مخاطر الجيران المغاربة و إعتداءاتهم على بلدنا الجريح. من يقرأ بتامل هذا المقال الرائع في الوطنية و حب الجزائر الذي يمجد وحدة الجزائر و شعبها الأبي لا يقبل أبدا ما ا قيل عن هذا الرجل المجاهد البطل رحمه الله من تلفيق وما حيك ضده بوصفه ذي فكر إنفصالي .كما أن الدفاع عن النفس أعتبر فعل و عمل إنفصالي الذي إتهم به و الذي من اجله أعدم كما يقولون. إلا أن لله حكمته وما شاء قدر وفعل . الرجال الشرفاء اعمالهم الخالدة تبقى تضيء مهما طمست و غيبت و مهما قيل فيهم .إلا ان التاريخ سينصفهم طال الزمن او قصر وهذا ما بدأ يظهر عن هذا الرجل الذي كنا لا نعرف عليه الكثير بسب التابوهات التي ضربت على رجال الثورة ومنع حتى التطرق لمآثرهم النضالية و الجهادية و السياسية و العسكرية والثقافية .مهما قيل وحيك ضد الرجل إلا انه سيبقى في ذاكرة أبناء الشعب الجزائري و ابناء بلده و اهله و سيتذكرون بأن كان لهم رجل بلى البلاء الحسن و ضحى بشبابه من اجل أن تستقل الجزائر من المستعمر الفرنسي و حماية الجزائر من فتنة لا تبقي ولاتذر بين الإخوة في السلاح و الدفاع عن الوطن من أطماع الجيران الذين إعتدوا على بلدنا الجزائر في وقت كانت هشة ضعيفة وهي في أشد الحاجة للمؤازرة والنصرة و شد العضد من الأخوة و الأشقاء. كما سيتذكره الأحرار بانه كان للجيش الجزائري أصغر عقيد في العالم قارع الظلم و الطغيان بالفكر النير و بلاغة الكلام و قوة السلاح. رحمك الله أيها الرجل الشجاع و تحيا الجزائر مسلمة عربية اللسان و المجد و الخلود الشهداء الأبرار .من هنا اود ان اقول : لقد سئمنا سماع نغمة العنصرية و تأجيج نار الفتنة و التفرقة بين الجزائريين التي يعزفها بعض الذين يفكرون بانهم اكثر أمازيغية من غيرهم في الجزائر. يا ناس إتقوا الله و أرجعوا إلى صوابكم كفانا كلام فارغ لا يسمن و لا يغني من جوع .في هذا التعليق أريد ان أوضح بعض الأمور التي تغيب على البعض أو يريدون تغييبها عمدا لشيء في نفس يعقوب حتي يتمكنون من زرع بذور التفرقة بين أبناء الشعب الجزائري. ليس التواجد الجغرافي في منطقة ما هو الذي يمكنم من ان تعرفوا بأنكم قبائل أو شاوية أو عرب او اتراك او اي جنس آخر موجود في هذه البلاد التي وفد إليه الكثير من الأعراق عبر التاريخ. زيادة على ذلك الهجرات الداخلية شمالا وجنوبا .شرقا و غربا وشمال شرق جنوب غرب خاصة بعد الفتوحات الإسلامية أين تم التزاوج بين الوافدين العرب و المسلمين مع إخوانهم من اهل البلاد الذين رضوا بالإسلام دينا وهكذا أصبح الشعب الجزائري بنعمة الله إخوان لا فرق بين أبنائه و تواصلت عملية الإنصهار إلى يومنا هذا.وفمثلا انا أبي شاوي وأمي قبائلية و لا أتقن الكلام بالأمازيغية و جغرافيا أقطن بلد في نظر القبائل او الشاوية من الفئة القليلة التي تؤمن بخرافة تقسيم الشعب الجزائري هي منطقة عربية لأنه يقطنها العرب إلا في الحقيقة هي ذات أصل أمازيغي. حالتي هذه تشبه أغلب حلات أفراد الشعب الجزائري إن كانوا من العرب أو الأمازيغ . لقد صار إنصهار كبير بين العرب و الشاوية و القبائل و الجنسيات القليلة الأخرى . حيث صار إنصهار كلي بين أفراد الشعب الجزائري وكله أهل أبناء عمومة و اخوال و خالات و الذي جعلهم ينصهرون في بعضهم البعض هو الإسلام. و لهذا أقول لكل المفتنين إتقوا الله و كفاكم تفريق بين الإخوة و إذا إنتسبنا للعرب فنحن ننتسب لخير خلق الله صلى الله عليه وسلم و إذا إنتسبنا للأمازيغ فنحن إنتسبنا للرجال الأحرار الذين إحتضنوا الإسلام و ما جاء به رسول الإسلام محمد صلى الله عليه وسلم و الذين دافعوا عنه و ضحوا من أجله بالنفس و النفيس .فهم الذين كانوا يقارعون و يحاربون المستعمر مع إخوانهم من جميع مناطق الجزائر و إعتزوا بتسمية العربي التي أطلقها المستعمر على كل من كان يناهض وجوده من الجزائريين حتى يزرع بذور الشقاق بين الإخوة في دين الله و النسب بعد ان إنصهروا ببعضهم البعض عبر السنين لمدة تواصلت منذ أربعة عشر قرنا. و لا ننسى بأننا إذا قلنا عرب فهذا يعني أننا ننتمي للحضارة العربية و الإسلامية التي لنا الباع الكبير فيها نحن سكان المغرب العربي وشاركنا في إثرائها و نشرها بين الأمم الأخرى و خاصة الأوروبية.كما أن بلادنا حاضنها الطبيعي هو الوطن العربي و الإسلامي الممتد من المحيط الأطلسي و إلى جزر أندونيسيا وهو عمقنا الإستراتيجي شئنا أم أبينا وليست أوروبا كما يظن حاملي شعار التفرقة بين أبناء الجزائر. الحديث يطول ولكن أكتفي بهذا و أقول للذين ينزعجون من كلمة عربي لا تنزعجوا فمن لا يريد ان ينتسب للغة القران ولا لرسول الله صلى الله عليه و سلم فليكن ما يشاء لكن لا يعكر صفو من لا يوافقه الرأي في ذلك يوميا وهو يكتب على النت في المواقع بقوله : » الشعب الجزائري ليس عربي و الشعب الجزائري هو كذا و كذا… ».الأمازيغ و العرب الأحرار فصلوا في هذا الموضوع على لسان احد رواد الفكر الإسلامي في الجزائر المرحوم الشيخ عبد الحميد بن باديس الأمازيغي الصنهاجي بقوله:
    شعب الجزائر مسلم ***و إلى العروبة ينتسب
    من قال حاد عن أصله ***أو قال مات فقد كذب
    فكفانا مزايدات يا إخواننا لا يوجد جزائريا واحدا امزيغي أكثر من غيره ولا عربي واحد أكثر من غيره فكلنا بنعمة الله إخوان و ابناء عمومة و ابناء أخوال وخالات و تداخلت أنسابنا ببعضها بالعض. ديننا واحد و بلدنا واحد و مصيرنا من مصير وطننا واحد و كفانا تنابزا بالألقاب مما يشتت صفوفنا و يضعف قدراتنا و يذهب ريحنا و هكذا نحقق حلم اعدائنا إن كانوا في الداخل او في الخارج وحتى عن تعذرت مك الروابط التي ذكنرها من ربطنا ببعضما البعض فليكون رابط الإنسانية و نبذ العنصرية و احترام حقوق الإنسان يجمع بيننا و خاصة ونحن جيران و لا يمكن لاحد من ان يغير بلده و لا قريته و لا حيه. فلا داعي اذن للتفرقة بين أبناء الوطن الواحد. لنتحد أيها الإخوة الأعزاء ضد الظلم و الطغيان و الرداءة و الغش و الفساد و لنتطلع لمستقبل أفضل لنا ولأبنائنا من الأجيال الصاعدة الذين إذا بقت الحال على ما عليه الان فإننا لا نرى لهم أي بصيص أمل للخروج من النفق المظلم الذي نحن نتخبط فيه اليوم . تحيا الجزائر و المجد و الخلود لشهداء الجزائر الأبرار و السلام عليكم




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  • Révolu
    30 novembre 2011 at 20 h 01 min - Reply

    Vraiment, même à l’époque c’était tous les coups sont permis, je croyais qu’il y avait un peu de  » Nia  » les gens étaient honnêtes, francs, combatant etc… En tout les cas y en a des hommmes qui ont combatu sérieusement pendant la révolution. L’Algérie ne peut pas avoir un deuxième Colonnel CHABANI ni un deuxième Colonnel Si el houas, ni un deuxième Colonnel amirouche, ni un deuxième Colonnel Krim, ou ABANE. Arriver à assassiner UN grand Colonnel de l’ALN, Il faut pouvoir vivre avec ça comme Ben Bella.




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  • elforkan
    30 novembre 2011 at 21 h 43 min - Reply

    الى الأخ عبد القادر
    (( لن يكون أبدا له فكر تقسيم البلاد و فصل الصحراء عن الشمال ))

    لنفرض أنه أراد تقسيم البلاد الى شمال و جنوب هل يحق لبومدين أن يحكم عليه بالاعدام لما لا يسجنه؟
    و هل يصدق عاقل أكذبة تقسيم البلاد و المتهم ليس لديه لا عدة و عتادو لا مال و لا سند من الخارج عكس بو مدين اللذي كانت له القوة العسكرية و المساندة من الاتحاد السوفيتي و فرنسا و حتي أمريكا

    En tous les cas il faut tirer chapeau à Boumédienne, il s’est fait passer pour un authentique nationaliste, alors qu’en réalité, il était un agent de la France, des USA, et du sionisme !
    Ce n’est pas un pur hazard qu’à l’époque tous les pays anti impérialistes ont été agressés par les US et leurs valets……sauf le bled de Boumédienne !!




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  • Malaucerveau
    12 juillet 2013 at 16 h 39 min - Reply

    Conclusion faite,tous ceux qui avaient prêté consciemment allégeance au clan d’Oudjda, ont été complices de près ou de loin de la situation qui a prévalu depuis, en notre chère Algérie. que Dieu rétablisse la vérité et châtie ceux qui étaient de mauvaise foi et pardonne à ceux qui étaient de bonne foi.




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  • Karim Arsenal
    30 mars 2014 at 8 h 23 min - Reply

    Allah yarahmou Si Chaabani un homme,Ben Bella et Boumediene des sans-pities et pourtant c’etait un vrai moudjahed,tout les laches vont payer,la mafia qui a trahi le peuple Algerien reposes en paix frere je pleure en ecrivant ce texte car il m’a fait de la peine qu’il repose au paradis inchAllah!




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  • Congrès du Changement Démocratique