Édition du
27 March 2017

L’université algérienne entre naufrage et survie

Kamal Guerroua, universitaire

En ces temps d’incertitude, de révoltes et de soulèvements, les élites politiques de notre pays semblent recentrer le débat sur des questions marginales et de peu d’intérêt pour la collectivité nationale telles que le prix de l’huile, du sucre et des patates  alors qu’en vérité quiconque sait que le nœud gordien de la crise multidimensionnelle dont souffre l’Algérie se trouve du côté de l’université. Celle-ci va de mal en pis et ne fait que renforcer davantage la remarque vieille de vingt ans déjà du feu président Mohammed Boudiaf «l’école algérienne sinistrée». L’université algérienne est la parfaite image du mal qui ronge tout le pays s’il l’on s’accorde à dire qu’elle est censée être  l’anticorps de la société contre les microbes de la corruption, des passe-droits et de l’injustice. Ironie du sort,  le peu de voix qui s’élèvent ça et là pour revendiquer le changement du régime politique en place et du système social qui lui sert de cadre général ignorent ou négligent le rôle de «la société de la connaissance» dans la mise en œuvre sinon la fécondation des graines d’une  «conscience collective» critique et responsable. Entretemps, l’université a fait fausse couche et n’a en effet pu se prendre sérieusement en charge ni matériellement, ni pédagogiquement ni encore moins moralement. Les responsables politiques ont en ce sens, sous le fallacieux prétexte de démocratiser l’enseignement à tous les échelons, privilégié une massification outrancière des effectifs universitaires. Le Bac, autrefois brevet-sésame pour l’entrée au monde professionnel, s’est dévalorisé de lui-même pour n’être en fin de compte qu’une simple formalité de passage du palier secondaire au supérieur. Il semble qu’on est plus dans la logique de gestion des flux que dans une perspective d’édification d’une stratégie nationale, globale et cohérente de «recherche scientifique». Pour preuve, en dépit d’une masse estudiantine qui dépasse de loin un million et demi, l’Algérie  peine encore à se relever de sa chute.

 

Dans cet esprit et pour être plus clair, il convient de savoir que la plupart des diplômes sur lesquels débouchent les formations universitaires ne donnent pas vraiment  le bagage intellectuel, scientifique et philosophique de base de nature à assurer dans l’avenir à l’étudiant une véritable insertion dans la vie active. Les raisons de cette défaillance tiennent généralement au fait qu’au sein de nos facultés, en amont, l’administratif a tué le pédagogique, le statut tant convoité du recteur ou du président de l’université, administrativement et hiérarchiquement plus valorisé a empiétiné en aval sur celui du simple enseignant, pédagogiquement plus utile. En d’autres termes, les conseils scientifiques des universités ne pèsent rien ou presque devant le pouvoir administratif du rectorat. Cela pourrait créer à plus ou moins brève échéance, une quasi-dépendance de l’institution pédagogique (enseignants, maîtres de conférences, chercheurs et professeurs) de l’appareil administratif (chef de département, vice-recteurs et recteurs)  et rend par conséquent l’université fragile et sujette tout autant aux injonctions politiques qu’aux pressions et marchandages partisans de tout ordre. Il est à noter que la multiplication des mouvements de protestations au sein de l’université algérienne est due la plupart des fois à cette faille monumentale et ce vide gigantesque entre celui qui gère, peu connaisseur de la pédagogie et celui qui dispense le savoir, peu connaisseur de la gestion, c’est-à-dire qu’on n’a pas pu jumeler en une seule fonction la gestion et la pédagogie, un enseignant-administrateur serait automatiquement plus compréhensif et plus sensible à la vie étudiante et ses problèmes qu’un administrateur tout court.  Le deuxième point, important de par sa  relation directe avec le quotidien de l’étudiant est le problème de la formation universitaire en elle-même, la grande majorité de nos étudiants (plus de 60%)  sont orientés vers des filières auxquelles ils ne montrent aucun intérêt. Faute de places pédagogiques, les instituts et  universités se voient empêtrés dans l’embarras de choix car d’une part, ils  ne peuvent point satisfaire aux  propositions de l’étudiant exprimées dans sa fiche de vœux. D’autre part, les filières d’excellence telles que: médecine, pharmacie et interprétariat sont refusées aux étudiants qui ne remplissent pas l’exigence de moyenne générale qui y donne accès alors que l’on sait par expérience que les notes obtenues à l’examen final du baccalauréat ne reflètent objectivement pas  le niveau  réel de l’étudiant.

 

Bien plus, peu d’instituts ou de facultés préparent des concours d’entrée et si ceux-ci sont organisés, l’embûche de la moyenne demeure toujours un sérieux handicap, combien d’étudiants qui ont du génie se sont vus en fin de parcours scolaire recalés du système universitaire en raison de l’incompatibilité de leur choix avec ce qu’ils étudient, la motivation et l’amour de ce que l’on fait sont des conditions sine qua non pour  persévérer et aller loin dans les études. Le troisième point est inéluctablement lié aux performances universitaires et à l’épanouissement personnel de cet être fragile «l’étudiant» sans qui toute l’institution universitaire n’aurait aucune raison d’être, à ce titre, force est de constater qu’il est et demeure pour reprendre la phraséologie largement en usage ces derniers temps dans la rue algérienne «un mendiant». Dépourvu de moyens matériels et financiers et harcelé par les problèmes du logement, celui-ci n’a qu’une seule idée en tête, réussir ses études avec beaucoup moins d’efforts possible. Ainsi «la culture de la bouffe», celle de la survie et de «el-harba» se sont-elles mariées avec «la bureaucratie administrative» afin de saper ce qui reste d’espoir dans les consciences. La fuite et l’exil des compétences nationales vers des cieux plus cléments a vidé l’Algérie de son sang et de sa sève nourricière, «la matière grise» pouvant la désengorger du bourbier dans lequel elle est noyé ne croit plus au changement. En ce point, il est digne de rappeler que pas moins de 20 000 étudiants sont déjà partis poursuivre leur cursus en France et dont le retour reste fort compromis. Pire, le  rapport de l’étudiant algérien au savoir est ambigu, maladif  et conflictuel en raison de ce manque plus que flagrant de la «culture livresque». En ce point, il est digne de dire que l’université algérienne est devenue «une kermesse à diplômes», une sorte d’usine de titres et non plus ce «think tank» ou sanctuaire du savoir capable d’éclairer la voie à la société. Pour s’en convaincre, il ne suffit qu’à jeter un coup d’œil dans les bibliothèques universitaires où l’étudiant ne voit le livre qu’entre les mains du bibliothécaire, il n’y a plus cette culture transmissive, fraternelle, amicale et charnelle entre les deux mondes (lecteur/ étudiant) d’un côté et (livre/savoir) de l’autre. C’est pourquoi, on sombre dans une certaine «culturophobie» hallucinante, le matérialisme «ce fléau pervers» ayant envahi les mentalités conjugué aux effets de la paupérisation de la masse estudiantine n’a laissé en effet aucun espace de respiration pour la lecture, le rêve et les nouvelles perspectives. Ce genre de lecture qui stimule l’esprit de synthèse, agrandit les facultés créatrices et incite à l’imagination est mis à la marge et remplacé par le pessimisme et la «tchache» sans intérêt dans les forums d’internet et cybercafés. L’étudiant de bon gré ou sous la contrainte, fuit le savoir et construit cet espace qui n’est propre rien qu’à lui: «la survie végétative», même la presse ne l’intéresse pas car il est, comble de malheur, incapable même d’acheter un journal de 10 dinars. Plus besoin de dissertations philosophiques ni de schémas techniques ni de chiffres pour situer le malheur de l’université algérienne qui, au lieu de construire des univers de prospection sociale, s’est à son corps défendant, cloîtrée à la marge de la vie politique dans un réduit à la fois «asocial» et «extrasocial». A cet effet, des termes comme «hchicha talba maîcha», «lkeria bekri» ou le terrible mot «à quoi servent les études ?» remplissent le lexique de misère, du reste bien  formateur de l’architecture mentale du simple étudiant. Mais est-ce un résultat de la logique du «formatage des esprits» induite par les programmes universitaires ou c’est vraiment la conséquence du «réetalonnage» de l’échelle des valeurs sociales ces dernières décennies? Autrement dit, l’institution universitaire est-elle atteinte par la maladie contagieuse du «désordre social» au point de devenir inerte, impotente et de consacrer la «retardo-cratie» comme valeur sacro-sainte?  Le tableau est on ne peut plus sombre et ne pourrait qu’être plus catastrophique dans les années à venir si l’institution universitaire  poursuit sa marche à ce «rythme de tortue», surtout lorsque l’on entend ce fameux slogan de «démocratisation du savoir» qui revient comme une litanie à chaque fois que l’on essaie d’en établir un bilan réel.

 

Mais pourquoi l’on est souvent obligé d’aller puiser aux vastes déserts du désespoir  pour qualifier l’université algérienne? Nos facultés cachent-t-elle souvent leur destin au revers de la médaille? Pourquoi nos universitaires ne produisent-ils pas? Est-ce un problème d’encadrement et de moyens ou de mollesse et de fainéantise? Il n’y a pratiquement pas de revues spécialisées, ni de publications scientifiques dignes de ce nom. On s’étonnerait pas donc si nos facultés sont classées bas de gamme  au niveau continental et arabe. La modernité n’est-elle pas avant et après tout la culture du savoir? Le progrès n’est-il pas la belle vue, la clarté des perspectives, la netteté des intentions et aussi et surtout la volonté de mettre un terme à l’arriérisme au sens polysémique du terme (religieux, politique, démocratique et même sexuel)? Or, à l’intérieur de nos universités, rien ne marche en faveur du progrès des idées et de la hauteur de la vue. Le «bradage du savoir» a malheureusement  poussé  «le sens de la raison» dans ses derniers retranchements. Le fanatisme et l’intégrisme ont pu facilement y élire domicile. L’ignorance et le dogmatisme viennent principalement  de cette absence de débat contradictoire et de vision d’avenir, facteurs primordiaux  pour  l’avancée de la pensée  et comme l’a si bien rappelé l’enfant terrible de la littérature maghrébine «Rachid Boudjedra» dans ses douloureuses «lettres algériennes» «la réaction politique ou la régression religieuses sont antinomiques avec l’esthétique». En effet, le manque de perspectives originales a laissé les responsables gérer administrativement  au jour le jour ce qui s’apparente au savoir en raison des budgets insuffisants octroyés à l’enseignement supérieur. En plus, il existe peu de  coopération inter-universitaire que ce soit dans le système de parrainage des thèses ou tout simplement d’échanges. Cela est dû  notamment à cette fameuse préoccupation gouvernementale d’«algérianiser» l’enseignement initiée depuis les années 80, plus de chercheurs-coopérants ni de délégations scientifiques ni encore moins de stages à l’étranger pour les étudiants-doctorants. En toile de fond, l’on remarque un manque d’investissement scientifique et de travail de proximité pour insérer le flux de diplômés dans le circuit économique, l’étudiant n’a en fin de parcours qu’un seul statut qui l’attend «diplômé-chômeur», un nouveau phénomène dramatique qui détruit l’Algérie de l’intérieur et qui, rappelons-le bien, est l’origine de tout le printemps arabe. C’est effectivement dans cette carence qu’il faille chercher les tenants et les aboutissants de ce «désordre des choses» dont l’université est la seule victime. Prenons à titre d’exemple le système (L.M.D) (licence/ master/ doctorat) que les étudiants surnomment par une sorte d’ironie instructive et révélatrice «le système malédiction», toute la communauté universitaire estime qu’il  relève de l’hybridité dans la mesure où il est conçu à l’origine pour des sociétés libérales où  la culture du travail constitue «le centre de gravité» de la machine économique. Bien plus, ce système nécessite une très grande spécialisation scientifique des encadreurs. Les unités d’enseignement, contrairement aux modules du système classique s’appuient sur un contrôle continu des connaissances qui, soit dit en passant, ne convient plus, du moins dans le moment actuel, à des facultés où les deux tiers du cursus universitaire sont passés dans les différents débrayages et «bricolages» et dont  la culture des grèves en est devenue la règle d’or. Pire, celle-ci s’est transformée en une jumelle active du système éducatif en général et universitaire en particulier. Entré en vigueur suite à l’accord de l’union européenne avec l’Algérie sur la création d’une zone de libre-échange, n’est appliqué que depuis la rentrée universitaire 2004/2005. Ce système, après bientôt sept ans d’existence n’est en réalité que l’ombre de lui-même car il est un «copié-coller» du modèle anglo-saxon sur un système universitaire qui jusque-là n’a même pas pu absorber le système classique d’enseignement (licence/magistère/doctorat) dont les failles ont justement sacrifié l’avenir de toute une génération considérée par les spécialistes comme «analphabète bilingue». Une génération qui, de surcroît  baigne aujourd’hui encore dans ce bilinguisme hybride car ni totalement arabisante ni vraiment francisante, elle vit une sorte de «schizophrénie linguistique» terrible entre les deux sphères arabophone et francophone. En vérité, le système L.M.D n’est qu’une greffe inadéquate sur un système classique maladif et contaminé. Ce dernier a déjà déstructuré le quotient linguistique et intellectuel de l’étudiant algérien et l’a complètement déculturé surtout en matière de capacité langagière et communicationnelle «on ne peut jamais arriver à une réelle justice sans une langue juste» dirait le sage chinois Confucius (559-479a.j)  il y plusieurs siècles.  En suivant le fil conducteur de cette analyse, l’on découvre facilement que tout le malaise dont souffre notre pays est lié «aux enjeux linguistiques», c’est d’ailleurs la conclusion à laquelle est arrivé le linguiste «Mohamed Benrabah» dans son ouvrage «langues et pouvoir en Algérie: histoire d’un traumatisme linguistique». Le dilemme étant fort voyant: démocratiser et abrutir ou sélectionner et priver des masses d’étudiants du savoir alors que l’on a longtemps oublié la troisième variable: l’encouragement de la recherche scientifique mais comment dirait-on?  Les pôles de recherches régionaux, le renflouement des caisses des universités  avec un contrôle drastique de leurs dépenses. Conditions pouvant créer dans les premiers temps un climat qui motive et initie l’étudiant à la découverte. L’université devrait être un lieu de rencontres et d’échanges culturels et non pas un espace clos et étanche où l’expression libre et sereine serait la grande absente. Par ailleurs, l’étudiant d’aujourd’hui n’arrive plus à s’exprimer correctement, à intervenir en public et à modérer un débat d’idées. La dégringolade des performances universitaires est telle que les préoccupations estudiantines ne dépassent pas le cadre de l’évaluation trimestrielle ou semestrielle des unités ou modules d’enseignement proposés, l’évaluation sommative  a pris le pas sur l’évaluation formative, «la psychose des notes» habite les cervelles, la rigidité du système d’enseignement (méthodes mécanico-répétitives d’enseignement) a «robotisé» les réflexes de l’étudiant qui devient à force du temps tout volontiers accro à la rumination de ce qui a été dit qu’à la réflexion et à la pensée, ce que l’on appelle «le par-coeurisme» est devenu un sacerdoce, le sens critique est malheureusement banalisé et les étudiants finissent par «sécher» les cours magistraux au demeurant plus bénéfiques car la stratégie des «poly-copies» est là pour les aider à surmonter le défi d’apprentissage pratique aux amphithéâtres. Pire la compétence en ses trois dimensions (savoir, savoir-faire et savoir-vivre) n’est plus cultivée comme vertu cardinale, «la méritocratie» si elle existe, est devenue en quelque sorte un critère subjectif, il ne suffit qu’à voir le trouble et tous les marchandages qui entourent les concours pour l’accès à la «post-graduation». Ce qui serait d’autant plus inquiétant quand on pense au problème crucial du renouvellement des élites. En Algérie, l’alternance au pouvoir et l’alternance au savoir sont deux variantes étroitement imbriquées l’une à l’autre. On a, s’il l’on ose dire, «desélitisé» les élites et «élitisé» les cadres, on ne veut plus de ces «honnêtes hommes» éclaireurs comme on dit ni de ces cultivés ni encore moins de gens sensibles à la vie sociale mais seulement de cadres influençables, d’une pseudo-élite malléable et de têtes qui ne pensent qu’à remplir le ventre. En seulement quelques décennies, la figure de l’intellectuel a complètement déserté l’environnement immédiat de l’université, l’esprit végétatif, matérialiste et néolibéral a écrasé les bourgeons de l’engagement social dans les racines. C’est triste de voir tant de nouvelles infrastructures construites à l’européenne et conformes aux normes universelles avec tant de milliards de dinars dépensés  mais dont  les structures ne dispensent malheureusement pas un savoir cohérent ni ne garantissent des compétences certaines pour l’avenir, le monde de l’après 11 septembre 2001 et de la mondialisation-sauvage nécessite une véritable «recapitalisation» de la recherche scientifique et des compétences nationales afin de pouvoir gérer le pays et éviter le chaos. Cela ne sert absolument  à rien  d’esthétiser les universités à l’extérieur  sans «substantialiser» à l’intérieur en quantité et en qualité le savoir, les technologies de l’information et de la communication (accès gratuit à l’internet), les ouvrages de vulgarisation scientifique et les revues littéraires…etc. La culture comme dirait le philosophe français «Michel Onfray» devrait être jetée à la rue sans être abandonnée sur le trottoir.

 

Par ailleurs, le dossier le plus chaud de l’université algérienne reste incontestablement celui relatif au travail syndical, «la culture de la rente» a exterminé l’esprit patriotique de l’Algérie au point où les associations et comités estudiantins sont beaucoup plus une excroissance du régime et de la société politique qu’une courroie de transmission des doléances des étudiants auprès des responsables universitaires. La gangrène ne cesse de se répandre et de contaminer le corps social en son ensemble. Aussi s’interroge-t-on sur sur le rôle de cet étrange organe  administratif que l’on appelle à juste titre «office national des œuvres universitaires»  «O.N.O.U» qui, centralisation oblige, n’arrive plus à gérer toutes les œuvres universitaires à travers tout le territoire national, les scandales à répétitions dont  il a fait l’objet  prouve, si besoin est, l’inefficacité de son existence. On ne sait plus si la récente apparition des sociétés de gardiennage est un pas vers le sauvetage de l’université comme on le prétend ou une stratégie perfide visant essentiellement sa  privatisation et l’installation en son cœur du virus du néolibéralisme. Il est certain par ailleurs et ce n’est  un secret pour personne que le concept de «Corporate University», n’est pratiquement pas applicable en Algérie tant que la rentre pétrolière reste le moteur de l’économie nationale et la compétitivité des entreprises et du tissu économique de simples «rêves d’enfants». Si l’on importe la culture pragmatique typiquement américaine, on devrait par conséquent bannir du vocabulaire universitaire ces retards intempestifs liés notamment aux interminables fêtes, aux stratégies de «ponts» et de jours fériés. La malédiction du pétrole qui touche les pays arabes n’a pas épargné la pauvre Algérie. Pour que notre pays réussisse son décollage économique à l’image des pays émergents du (B.R.I.C.S ), la politique du «pétrole contre culture» qu’a suggérée l’écrivain algérien «Yasmina Khadra» devrait être strictement envisageable, la recherche scientifique est la clé de voûte pour une réelle dynamique nationale et la sortie de crise serait immanquablement l’œuvre d’intellectuels et d’universitaires conscients en corrélation avec la classe politique. A ce niveau, on ne pourrait qu’affirmer que l’échec du mouvement citoyen et de la société civile algérienne est à mettre sur l’actif de cette démission morale et de cette défaillance de la pensée chez notre élite. On est plus dans ce genre de «misère de l’intellectualisme» dont a parlé le sociologue «Lhouari Addi» que dans cette «culture intellectualiste» généreuse, solidaire et engagée qui dénonce et combat la misère, les inégalités sociales et la corruption car même «le sens critique» n’a plus voix au chapitre dans le microcosme de notre université et chez notre intelligentsia. En vérité l’université algérienne est devenu «crisogène» pour reprendre le terme du chercheur «Farid Cherbal». C’est dans cette optique que l’on peut parler de sa «la dépersonnalisation». En dernier ressort, l’espoir reste permis lorsque l’on voit que le pays table sur une réserve de change de plus de 174 milliards de dollars qui n’attendent qu’à être exploités à bon escient.

 

 


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16 Commentaires sur cet article

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  • Adelaide
    10 novembre 2011 at 17 h 25 min - Reply

    take to your things with respect to it
    LE QUOTIDIEN D'ALGERIE » L’université algérienne entre naufrage et survie




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  • MYNAMEIS
    10 novembre 2011 at 19 h 07 min - Reply

    Je pense que Kamal Guerroua exagère. El hamdoulillah notre université est au beau fixe et d’un bon niveau. Les martyres ont vaincu l’impérialisme et le colonialisme et ont libérés le pays de l’injustice et de l’exploitation. Heureusement que nos frères étudiants musulmans connaissent la valeur de notre religion qui les guidera dans la bonne direction el hamdoullilah ! Même si nos étudiants n’ont pas le niveau, Dieu est grand et il les guidera incha allah vers la lumière. Et çà c’est le plus important et plus que tout. Regardez les pays occidentaux, ils ne leur restent que l’homosexualité, le sida, la prostitution. Alors qui est mieux NOUS ou EUX! Dieu est grand ! Même si on ne développe pas, Dieu aime les musulmans et c’est le plus important. Il est toujours de leur côté. L’important c’est l’au-delà ! Sur terre on ne vaut …RIEN mais ce n’est pas un problème ! Dieu est grand !

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    Adm: Nous laissons passer ce post, pour que les gens se fassent une idée sur les manipulations en tout genre, qui cherchent visiblement à conditionner les opinions contre l’islamisme politique. Cela va de la grossière caricature, comme ce présent post, jusqu’à des suggestions bien plus fines, et autrement plus subliminales. Les auteurs de ce genre de littérature de bas-quartier tombent sous le sens, en vérité. La seule évidence qui émerge de leurs éructations, faussement passionnées, est leur profond mépris de ceux-là mêmes qui les lisent. Mais il y a une justice quelque part. En ce faisant, en cherchant à nous fourvoyer dans des états d’esprit qu’ils créent eux-mêmes, et qu’ils attisent avec force postillons, ils ne font que nous montrer que les temps ont changé. Finis ces jours bénis pour parvenus grossiers, et arrivistes tonitruants, qui disposaient des sentiments « populaires » comme ils entendaient les moduler, finis les haines préfabriquées, les postulats livrés en kits, les compartimentages de ceux-ci, et de ceux-là, selon que le gros parvenu veuille ceci ou cela. Terminus les aboyeurs ! La caravane vous a encerclés, et elle vous regarde vous agiter, dans le cercle où elle vous a enfermés. Aboyez, roulez-vous par terre, mordez-vous la queue, et noyez-vous dans votre propre bave ! Désormais, les rats de labo, c’est vous ! Ceux que vous piquiez, sur les nuques desquels vous plantiez vos banderilles, dont vous armiez les ergots de fines lames, pour les jeter les uns contre les autres, ceux-là, vous ont cernés. L’Algérie d’en-bas, celle dont vous vous gaussiez, que vous sépariez en gladiateurs, en mercenaires, en nervis, en patriotes, en terroristes, en kamikazes, en tortionnaires, en torturés, en violeurs, en violés, en islamistes, en démocrates, en victimes et en bourreaux, pendant que vous, vos enfants, vos amis, vos familles, vos copains, vos maquignons, vos commissionnaires, vos maîtresses, vos amants, vos chiens et vos journalistes faisiez monter la levure de votre prospérité, et de votre grasse digestion, cette Algérie d’en-bas, elle a compris. Forcément ! Elle n’avait pas d’autre choix que de comprendre. A force d’être saignée, violentée, foulée aux pieds. Et des posts comme celui-ci exposent sur la place publique, en plein soleil, votre face hideuse, pour tous ceux, attardés mentaux, que l’évidence n’a pas encore réveillés, ou qui ont été aveuglés, par tant de brutale violence.
    DB

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    J’avais dit que ce malheureux individu qui utilise plusieurs pseudos (BRAHIM,OUAH, HORR puis MYNAMEIS), était atteint d’une névrose de l’Islam. Son ennemi juré reste la religion de l’écrasante majorité du peuple algérien. Sincérement, je ne vous en veux pas, vous m’inspirez que de la pitié. Allah Yachfik. C’est la dernière fois que nous publions vos vomissures.
    Salah-Eddine




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  • HAMMANA
    11 novembre 2011 at 7 h 05 min - Reply

    L’université algérienne est un segment de la société et ne peut par conséquence avoir de propriétés contradictoires.
    A ce titre,elle ne peut faire exception à la règle en échappant aux marasmes de la société surtout dans une telle que la notre ou le politique l’emporte toujours sur toutes les vertus.
    Dans d’autres pays et malgré tous les clivages,l’université est tenue à l’écart de tous les conflits par ce qu’elle est l’un garants de la pérennité de la nation et de son avenir.
    En algérie,elle est sciemment prise pour cible dans l’intention maccabre de saper tout ce qui fait la grandeur et le prestige d’une nation pour laquelle celle-ci est semblable à l’éclairage public qui sans lumière n’a aucune raison d’etre.
    Le système sait pertinemment qu’en s’attaquant à l’université,il aura affaire à une société démobilisée à la croisée des chemins ne sachant de quel coté basculer pour partir à la conquete de son avenir.C’est pourquoi en a t-on fait le parent pauvre de tout le système éducatif national.




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  • HAMMANA
    11 novembre 2011 at 7 h 54 min - Reply

    Je me joins à Mrs Salah-Eddine et DB pour ajouter que c’est justement ce genre d’universitaire que le système cherche tout simplement par ce qu’il fait,qu’il le sache ou non,le jeu de ce dernier.Encore que je doute qu’il est l’un de ses portes paroles.
    Mr Salah-Eddine a bien fait de lui prescrire: » Allah yechfik » car c’est exactement aussi bien le traitement que le diagnostic qu’il fallait rendre à propos de son épidémie(j’utilise sciemment ce terme car ce dont il souffre est beaucoup plus qu’une tumeur bénigne et nécessite son admission en réanimation en toute urgence).




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  • badro
    11 novembre 2011 at 17 h 37 min - Reply

    Non Mais je rêve! en lisant ce commentaire de M.ou Mme MYNAMIES? je constate qu’il existe quand même des doutes dans sa manière de s’exprimer??!! il est musulman????!!! beaucoup d’espions on infestés différents Sit même les virus les plus coriaces n’arrivent pas à l’effacer.




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  • Boubaker-Khaled Sadallah
    11 novembre 2011 at 17 h 37 min - Reply

    Il y a beaucoup de vérités dans le papier de M. Kamel Guerroua, je n’y ajoute rien en constatant :
    1. Côté étudiants : Dans le meilleur des cas c’est le passage à 10/20 qui les intéresse, (pas à 12 ou 14/20, même s’ils en sont capables).

    2. Côté administration à tous les niveaux : Le seul souci est d’obéir tête baissée au supérieur.

    3. Côté organisations estudiantines : Toutes exploitées à d’autres fins n’ayant rien à voir avec la pédagogie ni avec l’amélioration réelle des conditions de l’étudiant.

    4. Côté œuvres universitaires : L’essentiel est de garder le repas à 1.20DA (prix en vigueur depuis 1962) et user de tous les moyens pour s’enrichir et « manger » sur le dos de la communauté universitaire.

    5. Côté syndicats enseignants : Sans être trop sévère, personnellement, je n’ai pas connu un syndicat digne de ce nom depuis les années 70.

    6. Côté pédagogie : Aucun effort n’est fait par l’ensemble des enseignants. Je ne nie pas le fait qu’une minorité essaye de faire de son mieux dans ce domaine. L’enseignant en général estime qu’il a accompli pleinement son devoir quand il passe ses 9h ou 12h à la fac. Avec le nombre de bacheliers dont la masse « écrase » l’université, le niveau général ne peut que baisser. Evidemment, dans cette masse il y a toujours des singularités qui percent.

    7. Côté salaires enseignants : Les enseignants ne se plaignent pas comme avant, mais cela ne les a pas motivé pour travailler plus…c’est bien le contraire qui s’est produit chez certains puisque cela les a incité à aller chercher les « bonnes » affaires en dehors de l’université ou même au sein de l’université. Parallèlement à cela on constate une course incroyable aux diplômes (doctorats) parmi les maîtres assistants pour la plupart mal formés.

    8. Côté recherche : Beaucoup d’argent circule mais très peu de bons résultats. Quant à la production scientifique, il est faux de dire qu’elle est inexistante, mais vus les moyens on peut faire beaucoup mieux s’il y avait plus de motivation et moins de bureaucratie.

    9. Côté stages et séjours à l’étranger : En nombre de stages et séjours les Algériens sont les mieux servis comparés aux collègues Maghrébins. « El-Mouchkil » est que les collègues considèrent, pour la plupart, ces stages comme un voyage plutôt « touristique ».

    10. Notre université connaîtra certainement un nouvel élan si on œuvre sérieusement pour une coopération fructueuse avec les professeurs qui sont partis exercer à l’étranger et surtout pour le retour d’un grand nombre parmi eux. Le pays a tous les moyens matériels pour le faire, il faudrait donc une très grande volonté. Mais qui est en mesure de mener une telle politique qui demande un grand nettoyage à tous les niveaux ? Certains se poseront la question difficile : Qui nettoie qui ?




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  • mohamed_blida
    11 novembre 2011 at 18 h 03 min - Reply

    Bonjour,

    Malheuresement la vérité est là devant nous et personne ne peut la niée.

    l’université Algerienne forment des gens avec aucun sens d’analyse, aucune culture générale et plus grâve enconre aucune tolérance et aucun savoir vivre.

    Des commentaires comme celui de MYNAMEIS, j’en ai connu à l’université et malheuresement cela tend a etre la grande majorité.

    j’ai moi meme étudier avec des Ingénieurs vraiment coupé de la réalité du monde, qui méprisaient tout ce qui est universel et bon à prendre ailleurs que ce soit en UK ou au USA.

    Juste une petite infos au passage; J’ai remarquait à la fin de notre formation d’ingénieur que presque personne dans le groupe ne lisait de la litterature, c’était reellemnt un desert culutrel au sens large du terme.

    Les gens qui ont saboté cette école dans les années 70s ne se rendent pas compte du mal terrible qu’ils ont fait à cette nation et a ce peuple.

    Il faudrait des efforts considérables pendant 25 ans pour corriger le tir, en attendant cela, vendons du pétrole et laissaons ce peuple rêver à sa golf, a sa villa sans travail utile et sans sacrifice.

    Au fait, cela fait plus de 15 ans que j’ai compris que l’école Algerienne est vraiment à genoux mais ce qui m’étonne ces dernière années est la tendance de jeunes qui ont la vingtaines, sans aucune instruction, aucun bagage intellectuel aussi petit soit-il à vouloir vivre dans la luxure.

    moi, je travail 10h par jour pour 8h de payer pour que mon boss soit content et en plus je ferme ma g…pour des ambitions très modestes.

    tout cela vient de lÉcole, de la famille, de la rue, donc de la société.

    Le mal est profond mes amis.




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  • Alilou
    11 novembre 2011 at 19 h 29 min - Reply

    J’ai assisté recement a un meeting international de genetique, les chercheurs de 88 pays etaient presents, 35000 (je dis bien 35000) abstracts soumis de par le monde, 300 workshop, 350 communication orales, 3500 posters, 7500 personnes, 500 sponsors Ouf enfin…

    35000 soumissions d’abstracts…c’est enorme….aucun abstract ni d’afrique ni du monde arabo-musulman, ni du monde musulman AUCUN,

    La premiere diapo de la Boss du meeting fut celle de la map-monde et de l’origine des personnes ayant soumit un abstract….

    dites-moi SVP vivons nous reelement en 2011 ou bein notre temps a nous s’est figé ???? UNIVERSITé ALGERIENS, HACHA…J,AI 2 ETUDUANTS ALGERIENS EN PhD, j’ai vraiment honte…du niveau de leur etudes…ces personnes ont chacunes un Master de Babezzouar




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    • Boubaker-Khaled Sadallah
      11 novembre 2011 at 22 h 01 min - Reply

      @Alilou : Franchement, je suis un peu étonné de tels meetings qui regroupent tout ce monde (des milliers de chercheurs) sans aucune présence africaine ou arabo-musulmane. Je suis bien curieux de savoir où s’est déroulé cette manifestation.
      En général, quand c’est trop loin (ex. Japon, Australie, USA, Chili) il y a un problème de billets pour les Algériens (et certainement pour nos voisins) donc peu (ou pas) de participations. Il est très difficile en général chez nous d’obtenir un billet qui dépasse 100.000 DA pour participer à des colloques.
      Il en est de même quand l’organisateur est un pays anglophone (ou plutôt non francophone ou arabophone). Sinon je suis toujours impressionné par la « masse » d’Algériens qui participent aux manifestations mathématiques dans le monde par des posters et des communications orales.
      Je viens de me rappeler qu’un congrès international en Neuroscience se déroulera en Espagne dans un mois, et là j’ai bien vu une liste d’Algériens et Marocains dont les communications sont acceptées … on leur paye même les frais de séjour. Il est possible qu’en génétique les choses se passent autrement.




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  • mounia
    12 novembre 2011 at 2 h 53 min - Reply

    il faut médiatiser les cv des recteurs et vous verrez qu’ils veulent tout simplement saboter les compétences qui restent car ils ont mauvaise conscience.




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  • Mohamed
    12 novembre 2011 at 4 h 54 min - Reply

    On ne peut pas jamais blamer l’echec de notre universite sur nos etudiants ou sur nos professeurs. L’universite en general reste le moteur des pays civilises et modernes. Nos chefs ont choisi de l’ignorer et pas par hazard. Tout cela est voulu et depuis bien longtemps. Je me rappeele de mes annees universitaires au Canada puis aux US, des etudes a mon propre compte pas un sous de notre gouvernement (je ne m’en plaint pas tout au contraire). a cette epoque la creme de l’Algerie, nos meillleur(es) diplomes etaient envoyes a l’etranger sans aucune direction , ni strategie rien de rien. cette creme qui avait un potentiel enorme a ete envoyee dans des universites moyenne au prix fort grace encore une fois a notre cher petrole. A cette epoque, les etudiants algeriens a l’etranger touchaient des bourses 4 a 5 fois plus elevees que nos voisins marocains, ou tunisiens. Par contre on ne trouvait jamais des etudiants dans les « IV leagues » c.a.d [aris les 10 premieres universites aux US (par exemple). Par contre on y trouvait des maleheureux tunisiens et des marocains. Avant eux c’etait le Koreens, les bresiliens, les chinois, les thailandais, les malaisiens, ect…Aujourd’hui ces elites venue de loin, chacune representant dignement son pays, a rejoint son pays pour devenir l’elite chex eux et aider leur pays a progresser. Nos malheureux etudiants algeriens etaient plus occupes a faire des demenagements, et les amplettes avant de revenir au terroir..c’etait les annees 80′. Nos chefs n’ont jamais eu l;’intention de rendre l’universite algerienne le pole du development. tout au contraire ils savaient que ces petits malins etaient trop briallants et qu’ils risquaient un jour de devenir des trouble fete. Il fallait absolument se debarasser d’eux et nous montres aujournal televisee combien l’Algerie etait fier d’eux. Si vous douter de cela vous n’avez qu’a regarder qui gouverne la Coree, la chine, le bresil, la malaisie, ces pays qui ont compris ca fait longtemps que pour sortir de l’imperialisme intellectuel, il fallait investir dans l’education. Ils ont reussis et c’est tant mieux pour eux. Pour nous, La majorite de ces etudiant n’est jamais revenu au bled. L’autre majorite est revenue vers une realite tres amere et une trahison de ler chefs qu’ils n’ont jamais compris.

    Oui notre universite est malade, elle est malade par le manque de vision de nos chefs, par l’incompetence meme du ministere de l’education, de l’enseignement superieur et de la recherche. Un pays ou les soutenance de these sont devenues des cirques burlesques. Un pays riche comme le notre deverait investir dans l’education et surtout dans la formation d’elite. meme s’il faut l’envoyer a Harvard, MIT, Stanford, Yale ect…puis la recuperer et la mettre dans les positions de leadership pour sortir notre pays de cette vie primitive et tribale. Cet investissement est loin d’etre dispendieux, le cout etant minimal comparer au retour sur l’investissment. Mais non, chez nous on prefere partager la rente petroliere, acheter la paix sociale, et consomer comme s’il n y avait pas de lendemain. Nous sommes rentres dans une politique de defitisme et d’ignorance sans limite. La valeurs de l’etudiant ou du professeur n’est apprecier de personne. Tout cela est voulu…




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  • Kader
    12 novembre 2011 at 17 h 16 min - Reply

    L’université algérienne a commencé à vraiment exister à la fin des années 80, après la chute du prix des hydrocarbures et les premières dévaluations du dinar. Pour se passer des coopérants devenus trop coûteux, le pouvoir a commencé à recruter n’importe quoi. Cette « algérianisation » au détriment de la qualité a touché aussi les lycées. Le SGT et « l’intégration d’éléments qui n’avaient même pas un niveau supérieur a fait le reste.Avant les années 80 le pouvoir avait fait venir des coopérants en masse. Nos voisins Marocains et Tunisiens venaient étudier dans « nos universités importées » (comme nos usines clés en main ). Ils ont ensuite injecté ce savoir dans leurs universités et dans leur économie contrairement à nous qui l’avons dilapidé. Cette université « médiocrisée » par une algérianisation trop précoce a produit (pour ne pas dire formé) des milliers de citoyens dont une grande partie a été recrutée par les universités. Et le cercle vicieux continue. Un enseignant médiocre restera médiocre même si on multiplie son salaire par 20. La solution ?




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  • jamil
    12 novembre 2011 at 17 h 48 min - Reply

    Bonsoir,
    L’université n’existe pas seule,elle fait partie d’un ensemble . Avant de parler d’université,parlons d’école et de société . Les connaissances sont transmises par trois moyens essentiels: La famille,l’école et l’environnement . La famille algérienne, complètement dépassée par des problèmes sociaux et financiers a fini par laisser l’éducation et la formation de ses enfants à l’école .
    L’école qui normalement prépare l’enfant à l’université et à la vie professionnelle et sociale,sombre depuis l’indépendance dans de très nombreux problèmes .Cette école souffre de l’instabilité des programmes et des orientations . L’instabilité politique du pays se répercute directement sur notre école . Après l’arabisation,l’école a connu sa phase de germanisation . Après les programmes socialistes et révolutionnaires, l’école se retrouve avec des programmes conservateurs et inefficaces . L’école algérienne n’est qu’un lieu d’endoctrinement et de propagande . Il s’agit d’une école où l’on ne s’intéresse pas à la science ni à la logique . L’école et le lycée envoient à l’université des analphabètes .
    Quant à l’environnement,il n’apprend à nos enfants que les mauvaises habitudes . Nous prenons des dizaines de cafés par jour,nous passons nos journées à nous saluer et à nous embrasser . Nous nous racontons la même histoire plusieurs fois sans nous lasser . Nous passons nos journées aux cafés et nos nuits en face de nos télévisions . Il s’agit de ce genre de citoyens,que la société envoi à l’université . Des citoyens sans repère,mal initiés,mal orientés et sans éducation .




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  • dou djamel
    12 novembre 2011 at 18 h 30 min - Reply

    In Algeria more than 70% of the university staff are only « Magister » holders , this happens nowhere in the world, therefore we CAN NOT SPEAK of universities or higher education in Algeria,let alone to speak of scientific research….may be we should call our universities « baaaaaaaaaaaaaaaaad high schools »




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  • omar bahchiche
    14 novembre 2011 at 20 h 23 min - Reply

    la verite c est la force , je suis d accord a ce monsieur il parle la veritè sur l université algériennes, c est vrais on veux des proposition efficace est etre bien claire , pour avoir la qualité d estudes et la quantité d expérience




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  • FERHANE
    18 novembre 2011 at 16 h 26 min - Reply

    On se casse les méninges à expliquer les raisons de la dérives de notre système éducatif alors que l’ETERNEL ministre de l’Education nationale, Boubekeur Benbouzid, vient de dénicher les responsables. En effet, hier, jeudi 17 novembre, cet intouchable énergumène a affirmé, sans honte, que la responsabilité du recul des résultats des épreuves du baccalauréat et du BEM/session de juin 2011 est imputable…aux enseignants, aux élèves et aux parents d’élèves. Promis, juré ! Quel culot mes aîeux !




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  • Congrès du Changement Démocratique