Édition du
11 December 2018

Non, Monsieur Medelci, les Algériens n’étaient pas français !

 

Nous remercions M. Lamine-Khaled Boufedji de nous avoir transmis ce document . Nous y découvrons, pour ceux qui ne le savaient déjà, que la nationalité de nos parents était : « Indigène musulman », comme inscrit sur ce document d’identité.

Cette carte d’identité a été délivrée par l’administration coloniale en 1939 a Abdelhamid Ben Badis. Nous y voyons que la nationalité du titulaire était, non pas française comme l’a affirmé Medelci, mais bel et bien « indigène musulman.

En 1957, date de laquelle parle Medelci, nous avions évolué d’indigène à « sujet » français. Sujet d’une république. La France était une république pour ses citoyens, et une monarchie de droit colonial pour ses « sujets » Sujets et non citoyens. N’en déplaise à Monsieur Medelci.

 

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34 Commentaires sur cet article

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  • Tijani
    6 janvier 2012 at 10 h 01 min - Reply

    je pense que le statut a evolue encore une fois apres l’arrivee de De Gaulle au pourvoir en mai 1958, date ou « les habitants de l’Algerie » selon De Gaulle , sont devenus « des francais a part entiere » pour rprendre ses mots.




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    • kacem
      7 janvier 2012 at 19 h 35 min - Reply

      Non vous n’avez pas compris MEDELCI il parlé de ses parent (les personnes de l’espèce de MEDELCI sont tous nés au maroc comme Bouteflika, Khalil, Ben salah naturalisé algérien dans les années soixante, Ben bella qui est fière d’être marocain…. ) en résumé le clan de oujda qui fou la merde à ce jour dans notre pays, la seule personne qui était issue du groupe de Tiziouzou (Mr BOUDIAF) a été assassiné.
      Salut




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  • abdallah
    6 janvier 2012 at 10 h 02 min - Reply

    Alors rectifiez votre titre, à la place de Monsieur Medelci, mettez sujet Medelci.




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    • Yacine Zaid
      7 janvier 2012 at 1 h 30 min - Reply

      Bien dit Abdallah !




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  • elforkan
    6 janvier 2012 at 10 h 19 min - Reply

    …Je crois que Medelci n’est en fin de compte qu’un pauvre naif, il ne fait que dire tout haut ce que Bouteflika pense tout bas….Bouteflika l’a jeté sur sa tête, on s’acharne contre cette personne alors que le premier responsable est l’auto proclamé président de tous les algériens, les MORTS et les VIVANTS !
    Medelci n’est qu’une victime, le responsable et le seul responsable est celui qui l’a délégué !




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  • Iskander DEBACHE.
    6 janvier 2012 at 11 h 05 min - Reply

    Monsieur Boufedji porte le nom d’une Grande dame militante immortelle de la cause féminine et de la cause Nationale. Madame Chemma Boufedji Allah Yerhamha wa Allah Yerham Echouhada.
    Dans les années Trente Madame Chemma Boufedji a entrepris un travail d’Alphabétisation des femmes recluses dans les douars à l’intérieur du Pays. négociatrice de talent, elle arrivait à obtenir des horaires pour enseigner l’Arabe ainsi que la langue Française à des femmes dans la salle de classe attenante à la Mosquée…
    C’est avec elle que ma mère a appris à lire et à écrire le Français en 1935 au quartier de Zouaoua à Chéragas. Cette dame leur enseignait que l’Algérie ne serait vraiment libre et indépendante qu’avec l’émancipation des femmes et leur libre accès au savoir!
    Après l’indépendance, le F.L.N. a pratiquement enterré le souvenir de cette grande dame pour dire que l’histoire de l’Algérie n’a commencé qu’avec le F.L.N.




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    • BOUFEDJI
      31 mai 2014 at 19 h 18 min - Reply

      Cette grande dame était la sœur de mon père. Très émue de savoir que sa mémoire perdure. Merci à vous.




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      • riad
        14 octobre 2014 at 11 h 18 min - Reply

        سلام عليكم
        بخصوص السيدة شامة، فقد أسسنا جمعية بزمورة برج بوعريريج منذ اكثر من عام وانا هو رئيس الجمعية
        وأرجو التعرف عليكما، لأننا بحاجة لمعلومات وافبية عن السيدة شامة وشكرا
        العنوان:
        saidrida96@yahoo.fr




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  • mohmidj
    6 janvier 2012 at 13 h 19 min - Reply

    monsieur medelci a raison, lui il est belle et bien francais. detrompez vous messieurs le cordon ombilical entre lui et ca chere mere patrie FRANCE n est pas encore sectionne.




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  • Abdelkader DEHBI
    6 janvier 2012 at 13 h 54 min - Reply

    «  » »En 1957, date de laquelle parle Medelci, nous avions évolué d’indigène à « sujet » français. Sujet d’une république. La France était une république pour ses citoyens, et une monarchie de droit colonial pour ses « sujets » Sujets et non citoyens. N’en déplaise à Monsieur Medelci. » » »

    En 1957, nous n’étions déjà plus « sujets » de quoi que ce soitni de qui que ce soit.

    En effet, dès le premier coup de feu du 1er Novembre 1954, et en excluant les Caîds, les Aghas, les Bachaghas, les grandes familles de « Serviteurs de la France » ainsi que les futurs harkis et quelques Medelci… le peuple algérien était devenu un peuple combattant en guerre contre une nation colonisatrice et occupante, pour libérer le territoire algérien.

    POINT / BARRE.




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    • Aomar
      6 janvier 2012 at 17 h 25 min - Reply

      En 1957 javais juste 4ans ,j’ai assiste a une session de torture de mon pere qui avait l’epoque 31 ans.J’ai entendu le soldat vetu a la Nezzar designant mon pere comme dangerux terroriste.
      Si cela peut rafraichir la memoire a certains.




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  • Lamine-Khaled Boufedji
    6 janvier 2012 at 18 h 25 min - Reply

    A monsieur Iskander Debbache,
    Feue Shama était une cousine a feu mon grand père, qui résidait a Alger de 1962 a 1975 la connaissait bien. J’ai de très vagues souvenirs de cet épisode, étant enfant de bas âge en ce temps la. Plus tard, mon grand père me dit qu’il fallait remonter au troisième grand père peut être pour établir le lien exacte. Quoiqu’il en soit, nous sommes tous originaires de Bordj Zemmoura, Wilaya de BBA.

    Pour en revenir à notre sujet, et particulièrement le statut de l’Algérien durant l’ère coloniale, depuis le sénatus-consulte jusqu’à l’ordonnance de mars 1944, l’Algérien n’a jamais été considère comme un citoyen jouissant de tous les droits.
    Pourquoi j’ai particulièrement ciblé la période 1865-1944. Simplement parce que je suis tombé sur un document, dont je possède une copie numérique, qui traite de ce sujet avec une « certaine » neutralité. Il s’agit d’un travail de recherche fait par une académicienne de l’université de Columbia, USA, durant la période 1943-44 (le document est daté de Mai 1944). L’auteure s’appelle Suzanne Blum Weill et son travail est intitulé « FRENCH CITIZENSHIP OF ALGERIAN MOSLEMS AND
    CONFLICT OF KORANIC AND FRENCH LAWS » (CITOYENNETE FRANÇAISE DES MUSULMANS ALGÉRIENS ET CONFLIT DE LOIS CORANIQUES ET FRANÇAISES).
    Ce travail fait ressortir deux importants faits :
    – le premier a trait au statut de l’Algérie : il est dit, que selon la loi française en vigueur, les toutes colonies sont considérées comme étant des possessions françaises et à ce titre, ses habitants sont sujets puis citoyens selon que la France était royaume ou république. Cependant cette loi avait une exception : l’Algérie (loi du 5 juillet).
    – Le second concerne le statut de l’indigène. En effet, celui-ci demeurera tel, et sans aucun droit civil et politique tant qu’il n’aura pas renonce à son statut personnel (son islamité).
    En conclusion, Mme Suzanne estime que la batterie de lois concernant les indigènes d’Algérie est une violation du traité signé par De Bourmont et le Dey Hussein.

    Ce document est rédigé en Anglais et a la particularité d’être bien référencé, on y trouve les textes intégraux de la loi sénatus-consulte, du décret Crémieux, la loi du 4 février 1919, du projet Blum-Violette ainsi que l’ordonnance du 7 mars 1944 de De Gaulle. Mme Suzanne ne s’empêche pas de commenter et critiquer ces textes.




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  • halli
    6 janvier 2012 at 19 h 00 min - Reply

    Le poooovre !!! C’est en souvenir de sa « francité » qu’il est allé se faire « examiner » a l’Assemblée francaise en s’octroyant le titre de Mourad les ZAE du peuple algerien qui lui ne lui a rien demandé




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  • Aksil
    6 janvier 2012 at 19 h 55 min - Reply

    Cela prouve que nos fameux « illuminés » ministre ont tous evolué en marge de l’Histoire d’Algerie. Ils avait sombré dans son ignorance categorique jusqu’a ce qu’ils soient interpelés un par un pour servir leurs maitres les franc-macons!…Deja que la majorité d’entre-eux sont nés chez Fafa!




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  • hoocine
    6 janvier 2012 at 21 h 45 min - Reply

    Dites a Medelci, que je ne suis pas francais.Mes parents sont algeriens et est recenses en 1891 comme suit: Gd-pere ne 45 ans en 1891
    pere ne 8ans en 1891.
    Cet etat civil indique que lorsque les francais commencaient leur recensement dans le douar ou vivent mes aieux,mon pere avait 8 ans d`age.
    L`etat civil etablie apres ces recensements existe encore en bon etat de conservation,ecrite a l`encre de chine.




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  • Omar
    6 janvier 2012 at 22 h 26 min - Reply

    Je me souviens que mes parents avaient une CNI portant la mention « FRANCAIS MUSULMAN D ALGERIE ».
    Je pense qu’apreès la 2eme guerre mondiale, on avait bénéficié d’un nouveau statut d’ailleurs, actuellement, il existe une loi nommée RENITEGRATION, où les Algériens nés avant le 5 juillet 1962 peuvent demander la réintégration et obtenir la nationalité française.




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  • Mahmoud
    7 janvier 2012 at 19 h 46 min - Reply

    commentaire fait par notre frere de new-york.
    Pour l’instauration d’un mode de gouvernance légitime et pour une vraie independance de notre chère algérie il faut la dissolution immédiate du DRS et la réorganisation de ses services, en prenant le soin de séparer les structures, les responsabilités et les tutelles, en leur imposant des contrôles parlementaires, et en les excluant de la sphère politique,toutes les institutions de l’Etat, et le secteur économique doivent être nettoyées des officiers, agents et noyaux du DRS, afin que les responsables civils (competents), exercent leurs fonctions en toute sérénité et autonomie.




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  • Adel
    8 janvier 2012 at 1 h 27 min - Reply

    La différence entre les dirigeants français et les nôtres, c’est que les dirigeants français nous méprisent mais respectent leur peuple, alors que les nôtres méprisent leur peuple et respectent les Français.




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  • Tayeb
    8 janvier 2012 at 3 h 50 min - Reply

    UN PETIT RAPPEL A MONSIEUR MEDELCI
    Citations du Général De Gaulle le 5 mars 1959
    « C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des
    Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu’on ne se raconte pas d’histoire ! Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leurs djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français. Ceux qui prônent l’intégration ont une cervelle de colibri, même s’ils sont très savants. Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisions l’intégration, si tous les Arabes et les Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherez-vous de venir s’installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées. »




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    • chahid
      13 janvier 2012 at 23 h 09 min - Reply

      Le probleme n’est pas medelci ni boutef , ni DRS-nezzar and co les criminels mais le probleme est en nous, nous le peuple, la base, le ciment de l’algerie, le probleme est qu’ils ont reussi à nous diviser par la corruption, ils nous ont corrompus de telle maniere on ne veut plus de changement ni demander des comptes aux criminels. Arretons de critiquer pour critiquer, travaillons ensemble main dans la main, utilisons les espaces numériques, les reseaux sociaux pour s’organiser, redressons notre pays par le travail et non pas par la corruption. Regardez le wali corrompu de laghouat est revenu sur ses decisions d attribution de logements car les citoyens se sont éleves en un seul homme. Quant on est unis pour une bonne cause on arrivera à avoir notre independance confisquée depuis 62 par le clan d’oujda et le clan de DRS. Il faut creer des associations de quartioers pour combattre la corruption, les passes droits, la hogra aucun commissaire ne peut rester dans son commissariat si il est corrompu, aucune daira ne peut etre detenu par un corrompu, aucun tribunal ne resetra debout si les procureurs et juges sont corrompus…Il faut donner l’exemple la ou on peut agir et remontons tous doucement vers la tete, la mafia politico milit




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      • chahid suite
        13 janvier 2012 at 23 h 21 min - Reply

        Il faut couper a cette mafia tous les relais qui leur sont necessaire pour controller le peuple, les commissariat, les dairas, les wilayas, les tribunaux. Ils faut faire des manifestations la ou il ya des corrompus, par la suite remonter à la tete du systeme , cette tete est composé d’une dizaine de decideurs reels de l’algerie, ceux qui ont décimés le peuple, ruine le pays, et qu’une deuxieme republique citoyenne soit construite avec le peuple digne de cette terre et ses fils inegrent.
        alla yarham chouhada
        tahya djazair
        faut combattre les harkis et les vendus d’algerie ou ils se trouvent
        et leurs bien confisqués. aucune pitié pour ces criminels, voyous et assassins. A nous et nous seuls pourront changer la situation et etablir un etat de droit, aucun ministre va parler au nom du peuple dans des assemblées nationales etrangeres en baissant son froc et mettre la dignité de nos chouhadas » amirouche, abane ramdane, zirout youcef, didouche mourad, benboulaid et j en passe » dans les fins fonds des tenebres. Au peuple algerien unissons nous pour notre patrie, pour notre dignité, pour notre liberté, pour notre fierté, pour nos enfants et les enfants de nos enfants, afin de construire une algerie nouvelle ou tous ses enfants sont egaux; ce n est pas un reve tout est possible ca dependra que de nos actes a venir et arretons de parler pour juste parler. construisons l’avenir ensemble, commencons par nous, et laissons les criminels qui trouveront pas le sommeil car ils savent ce qui les attends.




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  • youcef
    8 janvier 2012 at 5 h 38 min - Reply

    Ecouter tres cheres Algeriens, soyons claires et surtout francs. Tant que ces harkis gouvernent l’Algerie, on resteras toujours les commis de la france. Il faut les exterminer de chez nous. inchaalah.




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  • HAMED
    8 janvier 2012 at 10 h 55 min - Reply

    @mahmoud,je suis entièrement d’accord avec vous, c’est le seul moyen que l’algérie voit la lumière,et mettre hors d’état de nuire, les harkas de la français, qui pilulent dans les sphères du pouvoir,à commencer par nezzar,toufik est ses sbires,
    ,bouteflika,medelci,bensalah,touati,ouyahia,belkhadem




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  • houda
    8 janvier 2012 at 11 h 22 min - Reply

    bonjour
    j’ai trouvé cet article sur le net, je le partage avec vous, il s’agit d’un beur travaillant au journal le monde, régalez vous
    Brice Hortefeux a trop d’humour. Je le sais, il m’a fait une blague un jour. Jeudi 24 avril 2008. Le ministre de l’immigration et de l’identité nationale doit me recevoir dans son majestueux bureau. Un rendez-vous pour parler des grèves de sans-papiers dans des entreprises. Je ne l’avais jamais rencontré. Je patiente avec ma collègue Laetitia Van Eeckhout dans cet hôtel particulier de la République. Brice Hortefeux arrive, me tend la main, sourit et lâche : « Vous avez vos papiers ? »

    Trois mois plus tard, lundi 7 juillet, jour de mes 29 ans. Je couvre le Tour de France. Je prépare un article sur ces gens qui peuplent le bord des routes. Sur le bitume mouillé près de Blain (Loire-Atlantique), je m’approche d’une famille surexcitée par le passage de la caravane, pour bavarder. « Je te parle pas, à toi », me jette un jeune homme, la vingtaine. A côté de moi, mon collègue Benoît Hopquin n’a aucun souci à discuter avec cette « France profonde ». Il m’avouera plus tard que, lorsque nous nous sommes accrédités, une employée de l’organisation l’a appelé pour savoir si j’étais bien son… chauffeur.

    Je pensais que ma « qualité » de journaliste au Monde allait enfin me préserver de mes principaux « défauts » : être un Arabe, avoir la peau trop basanée, être un musulman. Je croyais que ma carte de presse allait me protéger des « crochets » balancés par des gens obsédés par les origines et les apparences. Mais quels que soient le sujet, l’endroit, la population, les préjugés sont poisseux.

    J’en parle souvent à mes collègues : ils peinent à me croire lorsque je leur décris cet « apartheid mental », lorsque je leur détaille les petites humiliations éprouvées quand je suis en reportage, ou dans la vie ordinaire. A quoi bon me présenter comme journaliste au Monde, on ne me croit pas. Certains n’hésitent pas à appeler le siège pour signaler qu' »un Mustapha se fait passer pour un journaliste du Monde ! »

    Ça fait bien longtemps que je ne prononce plus mon prénom lorsque je me présente au téléphone : c’est toujours « M. Kessous ». Depuis 2001, depuis que je suis journaliste, à la rédaction de Lyon Capitale puis à celle du Monde, « M. Kessous », ça passe mieux : on n’imagine pas que le reporter est « rebeu ». Le grand rabbin de Lyon, Richard Wertenschlag, m’avait avoué, en souriant : « Je croyais que vous étiez de notre communauté. »

    J’ai dû amputer une partie de mon identité, j’ai dû effacer ce prénom arabe de mes conversations. Dire Mustapha, c’est prendre le risque de voir votre interlocuteur refuser de vous parler. Je me dis parfois que je suis parano, que je me trompe. Mais ça s’est si souvent produit…

    A mon arrivée au journal, en juillet 2004, je pars pour l’île de la Barthelasse, près d’Avignon, couvrir un fait divers. Un gamin a été assassiné à la hachette par un Marocain. Je me retrouve devant la maison où s’est déroulé le drame, je frappe à la porte, et le cousin, la cinquantaine, qui a tenté de réanimer l’enfant en sang, me regarde froidement en me lançant : « J’aime pas les Arabes. » Finalement, il me reçoit chez lui.

    On pensait que le meurtrier s’était enfui de l’hôpital psychiatrique de l’endroit : j’appelle la direction, j’ai en ligne la responsable : « Bonjour, je suis M. Kessous du journal Le Monde… » Elle me dit être contente de me recevoir. Une fois sur place, la secrétaire lui signale ma présence. Une femme avec des béquilles me passe devant, je lui ouvre la porte, elle me dévisage sans me dire bonjour ni merci. « Il est où le journaliste du Monde ? », lance-t-elle. Juste derrière vous, Madame : je me présente. J’ai alors cru que cette directrice allait s’évanouir. Toujours pas de bonjour. « Vous avez votre carte de presse ?, me demande-t-elle. Vous avez une carte d’identité ? » « La prochaine fois, Madame, demandez qu’on vous faxe l’état civil, on gagnera du temps », riposté-je. Je suis parti, évidemment énervé, forcément désarmé, avant de me faire arrêter plus loin par la police qui croyait avoir… trouvé le suspect.

    Quand le journal me demande de couvrir la révolte des banlieues en 2005, un membre du club Averroès, censé promouvoir la diversité, accuse Le Monde d’embaucher des fixeurs, ces guides que les journalistes paient dans les zones de guerre. Je suis seulement l’alibi d’un titre « donneur de leçons ». L’Arabe de service, comme je l’ai si souvent entendu dire. Sur la Toile, des sites d’extrême droite pestent contre « l’immonde » quotidien de référence qui a recruté un « bougnoule  » pour parler des cités.

    Et pourtant, s’ils savaient à quel point la banlieue m’était étrangère. J’ai grandi dans un vétuste appartement au coeur des beaux quartiers de Lyon. En 1977, débarquant d’Algérie, ma mère avait eu l’intuition qu’il fallait vivre au centre-ville et non pas à l’extérieur pour espérer s’en sortir : nous étions parmi les rares Maghrébins du quartier Ainay. Pour que la réussite soit de mon côté, j’ai demandé à être éduqué dans une école catholique : j’ai vécu l’enfer ! « Retourne dans ton pays », « T’es pas chez toi ici », étaient les phrases chéries de certains professeurs et élèves.

    Le 21 décembre 2007, je termine une session de perfectionnement dans une école de journalisme. Lors de l’oral qui clôt cette formation, le jury, composé de professionnels, me pose de drôles de questions : « Etes-vous musulman ? Que pensez-vous de la nomination d’Harry Roselmack ? Si vous êtes au Monde, c’est parce qu’il leur fallait un Arabe ? »

    A plusieurs reprises, arrivant pour suivre un procès pour le journal, je me suis vu demander : « Vous êtes le prévenu ? » par l’huissier ou le gendarme en faction devant la porte du tribunal.

    Le quotidien du journaliste ressemble tant à celui du citoyen. Depuis plusieurs mois, je cherche un appartement. Ces jours derniers, je contacte un propriétaire et tombe sur une dame à la voix pétillante : « Je m’appelle Françoise et vous ? » « Je suis M. Kessous « , lui répondis-je en usant de mon esquive habituelle. « Et votre prénom ? », enchaîne-t-elle. Je crois qu’elle n’a pas dû faire attention à mon silence. Je n’ai pas osé le lui fournir. Je me suis dit que, si je le lui donnais, ça serait foutu, qu’elle me dirait que l’appartement avait déjà été pris. C’est arrivé si souvent. Je n’ai pas le choix. J’hésite, je bégaye : « Euhhhhh… Mus… Mustapha. »

    Au départ, je me rendais seul dans les agences immobilières. Et pour moi – comme par hasard – il n’y avait pas grand-chose de disponible. Quand des propriétaires me donnent un rendez-vous pour visiter leur appartement, quelle surprise en voyant « M. Kessous » ! Certains m’ont à peine fait visiter les lieux, arguant qu’ils étaient soudainement pressés. J’ai demandé de l’aide à une amie, une grande et belle blonde. Claire se présente comme ma compagne depuis cet été et fait les visites avec moi : nous racontons que nous allons prendre l’appartement à deux. Visiblement, ça rassure.

    En tout cas plus que ces vigiles qui se sentent obligés de me suivre dès que je pose un pied dans une boutique ou que ce vendeur d’une grande marque qui ne m’a pas ouvert la porte du magasin. A Marseille, avec deux amis (un Blanc et un Arabe) – producteurs du groupe de rap IAM -, un employé d’un restaurant a refusé de nous servir…

    La nuit, l’exclusion est encore plus humiliante et enrageante, surtout quand ce sont des Noirs et des Arabes qui vous refoulent à l’entrée d’une boîte ou d’un bar. Il y a quatre mois, j’ai voulu amener ma soeur fêter ses 40 ans dans un lieu parisien « tendance ». Le videur nous a interdit l’entrée : « Je te connais pas ! » Il aurait pourtant pu se souvenir de ma tête : j’étais déjà venu plusieurs fois ces dernières semaines, mais avec Dida Diafat, un acteur – dont je faisais le portrait pour Le Monde – et son ami, le chanteur Pascal Obispo.

    Fin 2003, je porte plainte contre une discothèque lyonnaise pour discrimination. Je me présente avec une amie, une « Française ». Le portier nous assène le rituel « Désolé, y a trop de monde. » Deux minutes plus tard, un groupe de quinze personnes – que des Blancs – entre. Je veux des explications. « Dégage ! », m’expédie le videur. La plainte sera classée sans suite. J’appellerai Xavier Richaud, le procureur de la République de Lyon, qui me racontera qu’il n’y avait pas assez d' »éléments suffisants ».

    Que dire des taxis qui après minuit passent sans s’arrêter ? Que dire de la police ? Combien de fois m’a-t-elle contrôlé – y compris avec ma mère, qui a plus de 60 ans -, plaqué contre le capot de la voiture en plein centre-ville, fouillé jusque dans les chaussettes, ceinturé lors d’une vente aux enchères, menotté à une manifestation ? Je ne compte plus les fois où des agents ont exigé mes papiers, mais pas ceux de la fille qui m’accompagnait : elle était blonde.

    En 2004, une nuit à Lyon avec une amie, deux policiers nous croisent : « T’as vu le cul qu’elle a ! », lance l’un d’eux. « C’est quoi votre problème ? » rétorqué-je. Un des agents sort sa matraque et me dit en la caressant : « Il veut quoi le garçon ? » Le lendemain, j’en ai parlé avec Yves Guillot, le préfet délégué à la police : il m’a demandé si j’avais noté la plaque de leur voiture. Non…

    En 2007, la brigade anticriminalité, la BAC, m’arrête sur les quais du Rhône à Lyon : j’étais sur un Vélo’v. On me demande si j’ai le ticket, si je ne l’ai pas volé. L’autre jour, je me gare en scooter sur le trottoir devant Le Monde. Je vois débouler une voiture, phares allumés : des policiers, mains sur leurs armes, m’arrêtent. Je leur dis que je travaille là. Troublés, ils me demandent ma carte de presse, mais pas mon permis.

    Des histoires comme celles-là, j’en aurais tant d’autres à raconter. On dit de moi que je suis d’origine étrangère, un beur, une racaille, un islamiste, un délinquant, un sauvageon, un « beurgeois », un enfant issu de l’immigration… Mais jamais un Français, Français tout court.

    Mustapha Kessous




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  • Kamel Bouras
    8 janvier 2012 at 11 h 41 min - Reply

    Sur El-Khabar: Ouyahia demande a sidou Erdogan de ne pas parler des massacres francais en Algérie. Quand a la loi criminalisant la colonisation, Ouyahia dit qu’il fallait la faire en 1962, pas maintenant (surement parceque fafa a plein de « dossiers » sur les barons du pouvoir assassin)

    « أويحيى يغرد خارج السرب ويصف قانون تجريم الاستعمار
    بـ »الورقة السياسية »
     »على تركيا التوقف عن المتاجرة بدماء الجزائريين »

    Heureusement quand meme que l’immense majorité des lecteurs vomissent ce vil et repugnant personnage:

    http://www.elkhabar.com/ar/politique/276495.html




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  • elforkan
    8 janvier 2012 at 17 h 32 min - Reply

    « Un gamin a été assassiné à la hachette par un Marocain. …..( )…..le cousin, la cinquantaine, qui a tenté de réanimer l’enfant en sang, me regarde froidement en me lançant : « J’aime pas les Arabes. » »

    Je pense, en toute honnêteté, qu’il y a de quoi, lorsqu’on est français, être xénophobe,raciste, islamophobe…etc…vu le comportement pas du tout honorable de nos frères maghrébins en Europe :
    là où il y a la saleté, les locataires sont arabes! là où il y a un vole, il y a l’arabe!
    là où il y a un viole, il y a l’arabe!
    Là où il y a trafique de drogue, il y a l’arabe !
    là où il y a un crime on trouve toujours l’arabe !
    la population carcérale est à majorité arabe !

    Ce pauvre journaliste est VICTIME du mauvais comportement de ses semblables qui font chez les autres ce qu’ils faisaient chez-eux !
    Lorsqu’on nous invite on nous dit souvent : » FAITES COMME CHEZ-VOUS !…..MAIS N’OUBLIEZ PAS QUE VOUS ÊTES CHEZ-NOUS !
    ….Bien sûr que des racistes, sans raison, ça existe, seulement essayons de ne pas leur donner de quoi justifier leur racisme !




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  • mourad
    8 janvier 2012 at 18 h 17 min - Reply

    @Houda, : Page Blanche




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  • HAMMANA
    8 janvier 2012 at 19 h 39 min - Reply

    Des sources indiscrètes rapportent qu’à l’issue de sa visite effectuée en algérie en 1959,DE GAULE,étant convaincu de l’issue inéluctable de la guerre au profit de l’indépendance,déclara: » Nous lèguerons ceux qui,parmi vous, vous combattront quarante ans après notre départ » et MEDELCI fait partie de ceux-là.Seulement,il n’a pas le courage d’avouer etre un harki à la solde du colonisateur tout comme l’ont fait d’autres qui malgré traitres à leur pays ne sont pas au moins hypocrites et se sont contentés de jouer le role qui leur a été assigné sans chercher d’alibi ni essayé de compromettre autrui pour se dédouaner.
    En s’attaquant l’autre fois à ERDOGAN et aujourd’hui à MERZOUGUI,il exprime tacitement le statut de laquet de la GAULE qui est le sien.
    Au fait,il ne leur en veut pas tout autant qu’il fustige la bravoure et met en horreur l’idéal nationaliste.Ce pourquoi il n’hésitera pas à prendre à partie toute personne qui,d’une manière ou d’une autre ,étaleront au grand jour les dérives du système dont il revendique la légitimité.Une légitimité toutefois usurpée par ce que faite de toutes pièces sauf d’obéir au verdict des urnes.




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  • omar touzout
    10 janvier 2012 at 8 h 51 min - Reply

    ah ya medelci qu’est ce que tu parle ,vous les vraies harki ,a raison degaul quand il a dit j’ais laisser on algerie des francais sont plus que des francais de la france maintenant devenue en plein air de le dire c’est comme fiere de le dire 2012 c’est votre tour




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  • sammari
    10 janvier 2012 at 11 h 19 min - Reply

    tout ça et malheureusement vrai,ce qui est pire c’est que on a toujours pas compris comment il fallait réagir et se comporter, on a un super pays,on a aucune solidarité,que ce soit en France ou au pays.Nos dirigeants n’ont aucune conscience,aucune objectivité,aucun sens de l’orientation,que peut-on faire.




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  • fateh
    10 janvier 2012 at 22 h 54 min - Reply

    WALLAH YALKHAWA C’EST VRAIMENT TROP DE VOTRE PART,KHALIOU LE PETIT MINOU D’ALKHARIJIA YABKI A3LA SOUGHROU ….
    Moi je le trouve super mignon avec sa geuele de petit bambin pleurnichard et surtout il fait super miel avec ses beaux 3inine algaouri…




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  • Ait Brahim Mohand Ouidir
    15 janvier 2012 at 19 h 16 min - Reply

    Il n’y a pas que Medelci qui se prostitue à l’assemblée nationale française. Admirez aya yethma le zele du colonisé qui voudrait séparer notre Kabylie de l’Algérie.

    La Kabylie a été à l’honneur à l’assemblée nationale française. L’objectif : lever les malentendus de l’histoire

    Chers amis, azul,

    Le moment est historique, le fait inédit : la Kabylie est admise dans l’enceinte de l’Assemblée nationale française. La symbolique est si forte que l’Histoire s’en trouve forcément convoquée.

    De Sidi Ferruch en juillet 1830 à la Bataille d’Icherridène le 24 juin 1857, de l’insurrection de 1871 à celle du 1er novembre 1954, de l’émigration kabyle en France tout le long du XXe siècle, dont notamment les douloureux événements à Paris du 17 octobre 1961, au flux massif des sans-papiers kabyles issus de la révolte populaire du Printemps noir en 2001, la France et la Kabylie ont été marquées par un malentendu qu’il est enfin temps de dépasser. Cette rencontre d’aujourd’hui est un premier pas dans la bonne direction. Nous en félicitons ses initiateurs au premier rang desquels il y a l’ancien ministre de la République française et actuel député-maire du Raincy, M. Eric Raoult.

    Ce malentendu n’a jamais été traité pour des raisons géopolitiques. La Kabylie n’ayant pas récupéré sa souveraineté à l’indépendance de l’Algérie, en 1962, par formalismes bureaucratique et protocolaire, son dossier a été transféré à l’Etat algérien qui en use et abuse pour éviter de refermer les plaies du passé qui compromettent la construction d’un avenir de solidarité entre nos deux peuples.

    Il est temps que la Kabylie reprenne ses droits et ses attributs pour apporter à l’Afrique du Nord et au Bassin Méditerranéen sa contribution à la paix et la prospérité économique régionale, même de manière tout à fait modeste.

    La Kabylie n’accepte plus que sa mémoire soit instrumentalisée par des tiers contre elle-même et contre des pays et des peuples amis. Son patrimoine mémoriel doit servir l’amitié et la fraternité entre les peuples et non la discorde et la guerre. Qu’on se le dise ! La Kabylie n’a jamais combattu un peuple ou un pays. La Kabylie s’est toujours battue pour la liberté et la dignité humaine. Et c’est ce qui témoigne de son ancrage dans les valeurs universelles qui ont besoin d’un acteur supplémentaire comme elle pour les diffuser et les faire rayonner dans un environnement évoluant ces derniers temps de mal en pis. L’émergence d’une Kabylie de laïcité et de liberté ne peut que renforcer la communauté internationale éprise de paix et de stabilité. Pour cela, il serait bon que cette communauté internationale, à commencer par la France, reconnaisse à la Kabylie le droit à son autodétermination. Le Gouvernement provisoire kabyle a besoin du soutien de tous pour la réalisation de ce noble objectif.

    Le pouvoir algérien a perdu toute légitimité sur la Kabylie qu’il réprime, agresse, occupe, colonise, ravage et traite en ennemie depuis 1962. Non content de tuer des Kabyles, il veut tuer jusqu’à leur âme : leur identité, leur langue et leur culture. Il serait fastidieux de retracer ici toutes les politiques visant à dépersonnaliser la Kabylie en lui imposant une autre langue, une autre religion et d’autres mœurs depuis 1962. Dès la révolte du Printemps berbère de 1980, le sabotage économique est une constante du régime en Kabylie (désinvestissement, délocalisations, budgets administratifs au compte-gouttes, pression fiscale pour écumer une plus-value d’un peuple travailleur…).

    A partir de 1997, avec l’accord conclu entre les paramilitaires du Front islamique du salut, le terrorisme islamiste qui sévissait ailleurs, particulièrement contre les Kabyles, est transféré massivement en Kabylie. Il a servi entre autres à lui faire endosser l’assassinat du chanteur populaire, le Rebelle Matoub Lounes. A l’arrivée au pouvoir de Bouteflika, cette poignée de terroristes sert de prétexte pour un déploiement militaire sans précédent en Kabylie. Il est pour le moins étrange qu’autant d’incessants renforts militaires instaurent davantage d’insécurité qu’ils ne sont censés en combattre.

    L’insécurité n’est plus un phénomène conjoncturel. C’est une politique criminelle délibérément décidée par les plus hauts dignitaires du régime algérien visant à ramener par la peur les Kabyles dans le giron officiel. Ainsi, les kidnappings sont devenus un moyen de faire fuir les opérateurs économiques de la Kabylie. En 5 ans, il y a eu plus de 70 rapts contre lesquels les services de sécurité n’ont jamais bougé le petit doigt. Ceux qui ont eu la chance d’être libérés le doivent à la mobilisation des villageois et non aux corps officiels dédiés à cet effet. Et ceci est déjà connu des chancelleries ayant leur antenne à Alger, puisque même un câble WikiLeaks, daté du 12 septembre 2008 est consacré à la situation sécuritaire et sociale en Kabylie

    Le câble relève qu’entre le 12 octobre 2006 et le 28 août 2008, la région a été victime de pas moins de 18 opérations terroristes

    L’auteur du câble se fait l’écho de l’indignation de la population qui est convaincue que le pouvoir algérien « utilise des hors-la-loi pour justifier l’oppression du peuple kabyle, réprimer les autonomistes (…) et étendre les pouvoirs des forces de police ». « Nos collègues kabyles nous disent être victimes d’islamistes qui agissent dans leur région sans être de leur région. Ces derniers multiplient les faux barrages (…). Ils sermonnent les gens, reprochent aux femmes de s’habiller d’une façon indécente et tancent les hommes qui boivent de l’alcool. (…) Ces check-points sont aussi utilisés pour récupérer de l’argent et des moyens logistiques. »

    Mais l’armée algérienne tue sans raison de paisibles citoyens kabyles. Depuis juin 2011, il y a en moyenne un citoyen abattu chaque mois par les militaires. Le bilan connu de ces trois derniers mois est comme suit : Il y a eu 5 enlèvements par des groupes armés, 13 attentats à la bombe ayant fait 2 morts et 8 blessés civils, 6 débits de boissons attaqués et rackettés par des groupes islamistes armés et 5 civils abattus de sang froid ou dans des expéditions punitives militaires contre des villageois.

    Vous voyez à travers cet exposé que ce qui oppose aujourd’hui le pouvoir algérien à la Kabylie est bien plus lourd que le malentendu qui a pu exister hier entre la Kabylie et la France jusqu’en 1962.

    Chers amis,

    En dépit de l’insupportable oppression dont est victime la Kabylie, permettez-moi au nom du Gouvernement provisoire kabyle et en mon nom personnel, de présenter à la Kabylie et à la nation kabyle mes vœux de liberté pour 2012.

    Aɣref aqvayli, aseggas n tlelli.

    Iɣerfan imaziɣen, asggas ameggaz

    Assemblée nationale française le 12 janvier 2012

    M. Ferhat Mehenni




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  • ZAPATA
    12 mars 2012 at 18 h 19 min - Reply

    la force de l’algerie c’est sa divèrsitè multitculturelle ètre kabyle ,chaoui , ou arabe ou est ou ouest ou sudiste personne n’a choisi ni ses parents ni sa terre NATALE .ceux qui croient detenir le monopole de la connaissance absolus ce sont des rèveurs sans cervelle.
    le plus important c’est comment changer ce système selon des bases nationalistes solides ou les algèriens trouveront leur nature rèelle comme les nations du monde pas plus.car ceux qui composent le système ce sont aussi des algèriens comme nous c’est un cocktail de kabyles, de chaouis des joijelas, des sètifiens des tlemçèniens etc ceux qui souffrent c’est dans tout le tèrritoire algèrien .gèrer les choses avec hypocrisie est un dèsastre. la laicité on connaissait les diffèrentes vèrsions et l’islamisme aussi alors voyons les choses en face ….le gouvernemment est stationnaire et l èspèce humaine est progrèssive celui qui n’avance pas recule et celui qui recule n’avancera jamais. le problème de l’algèrie est le partage des richesses pas plus et aussi la patrie française qui ne laissera jamais voir les algèriens ètre commandés par les algèriens qui ne figurent pas dans ça liste.la franc-maçonnerie a ravagé l’algerie et que fait ce DRS SUR TITRE?




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  • shafandi
    5 décembre 2012 at 14 h 58 min - Reply

    Et maintenant, en 2012, que sommes- nous devenus, Sommes-nous citoyens ? rien n’a changé une chose est sure : ce n’est pas une honte de naitre Algérien, mais la honte est de rester en Algérie




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  • Congrès du Changement Démocratique