Dans un entretien avec El Watan en date du 10/01/2012, Sid Ahmed Ghozali s’est livré à un exercice politique pour le moins surprenant, déroutant, et même extravagant. A la lecture de cet entretien, on découvre quelques perles politiciennes, surprenantes en apparence, mais d’une étouffante démagogie et d’une incohérence sidérante, dès qu’on gratte un peu et qu’on retire le vernis. Acteur de premier plan, on peut le lui accorder pour ne pas froisser un ego surdimensionné, Ghozali cherche en fait, en feignant déconstruire le discours officiel sur l’arrêt du processus démocratique, à rafistoler une image politique par trop associée à celles de ceux que l’on surnomme «les Janvieristes», à présent infréquentables, comportant peut-être même des risques à vouloir s’en réclamer ! A l’exemple du parrain symbolique Khaled Nezzar, auditionné suite à une plainte pour crime contre l’humanité, par une procureure suisse. Ghozali pense qu’il suffit d’un petit tour de prestidigitation politique, tel un sophiste grec, pour redorer un blason terni par un bilan humain, politique, économique et social des plus désastreux.
Venons-en aux faits et énumérons en les commentant quelques-uns des extraits de l’entretien parmi les plus significatifs.
1- «,,,j’ai procédé à une analyse en disant que la violence que nous vivions était le résultat d’une situation de violence qui avait commencé à se développer bien avant, dès le lendemain de la disparition de Boumediène», Exit donc le coup de force constitutionnel contre l’Assemblée constituante, le coup d’état de juin1965, la répression qui s’est abattu sur FFS et les militants de gauche ou berbéristes, Exit aussi la torture, les assassinats politiques, les emprisonnement sans aucune forme de procès, Bref, Ghozali revisite l’histoire à sa manière, juste pour nous laisser suggérer que le 11 janvier 92 n’est finalement qu’une petite convulsion dans notre histoire politique, un simple arrêt du processus électoral. L’argument est de dire que la violence a précédé cette date fatidique. Seulement, l’ancien chef de gouvernement se moque de la rigueur et de la précision qui veut que la violence politique constitutive d’un système de pouvoir autoritaire et répressif n’est pas de même amplitude meurtrière que la guerre contre les civils menée après le coup d’état de janvier 92 et qui, toute proportion gardée, est à l’échelle de la guerre coloniale.
2 – «Il y a eu, entre fin 1990 et début 1991, des tractations secrètes et des accords conclus entre le gouvernement et le FIS pour que les élections législatives, avancées à juin 1991, ne donnent pas un vainqueur et puis prendraient le FFS comme arbitre»
Il y a un adage qui dit que «les demi-vérités sont les plus beaux mensonges», Ghozali excelle en la matière! Ghozali, on le comprend, fait l’impasse sur un événement qui a précédé les élections annulées de juin 91: la grève insurrectionnelle du FIS à l’instigation précisément de «ces gens à l’intérieur de l’Armée» auxquels il fait allusion dans l’entretien et qui paniquaient à l’idée de voir les réformes démocratiques du gouvernement Hamrouche aboutir, Le départ du gouvernement Hamrouche était la première séquence du coup d’Etat du 11 janvier 92, L’instrumentalisation du FIS contre le processus démocratique a débuté avec cette grève, qui a pourtant échoué, et a trouvé son point d’orgue avec un acte politique que Mr Ghozali omet, comme à son habitude, et qui a été rappelé, il y a quelques jours, par un de ces compères un peu plus conséquent, Ali Haroun : la majorité absolue obtenue par le FIS avec moins de 23% d’électeurs n’a été rendue possible qu’avec un mode de scrutin et un découpage électoral « revus et corrigés » dans le plus grand secret par son gouvernement. En rejetant la proposition de Hocine Ait Ahmed, d’un mode scrutin de liste par wilaya, qui aurait garanti une représentation pluraliste de l’assemblée, Ghozali et ses parrains ont ouvert la voie au pire des engrenages. Et tout porte à croire que la victoire des islamistes du Fis a été préméditée selon une stratégie des plus pervers et visait à vite refermer la brèche démocratique ouverte à la faveur des événements d’octobre 1988.
3 – «Sur l’analyse de l’angle du processus, je n’ai pas à changer un iota. Sur l’angle de la santé ou la validité de la décision je n’ai pas à changer. Et ce qui est changé dans mon approche, c’est tout simplement ce qu’on a fait et vu durant vingt ans. Et qui m’a conduit à dire qu’en fin de compte, cette opération a été un coup d’épée dans l’eau»
Un «coup d’épée dans l’eau» qui a causé plus de 250000 morts, des milliers de disparus, d’exécutions extrajudiciaires, de torture systématisée! Ghozali ne mesure pas le poids des mots. Appeler «coup d’épée dans l’eau», une grave décision politique avec de telles conséquences relève de la légèreté intellectuelle et de l’indigence politique. C’est souvent le cas hélas avec ces «commis de l’Etat», ces technocrates longtemps enfermés dans les bulles du système et qui, lâchés dans l’arène, pensent se découvrir une vocation politique en étant dépourvus du moindre sentiment humain.
En définitive, dans cet exercice de style, Ghozali cherche, à l’instar de beaucoup de ceux qui ont soutenu l’arrêt du processus démocratique, à mettre à son actif le «meilleur», empêcher l’arrivée du Fis au pouvoir, et de se dédouaner du pire, les vingt années de violence et de terrorisme imposées au peuple Algérien. Trop facile! Et surtout, puisqu’il en a fait référence, pas du tout conforme à «la dialectique marxiste» ou tout simplement au principe de la relation de cause à effet.
4 – «Le FFS, je le considère comme un parti démocratique et je suis sûr qu’Aït Ahmed, en son for intérieur, ne voyait pas l’arrivée du FIS au pouvoir comme une bonne chose. Mais comme il savait que celui-ci n’allait pas passer, il s’est donné le beau rôle de défenseur de la démocratie».
Extraordinaire aveu de malhonnête intellectuelle et de mauvaise foi politique. Inutile de reproduire ici les analyses et les positions du Président du FFS, connues de tous et reconnues par tous y compris ces adversaires comme étant justes. Les propos de Ghozali sont la quintessence de ce que représente l’éthique en politique pour un personnel dirigeant, ancien ou nouveau, soigneusement sélectionné par les officines du pouvoir pour leur aptitude à ne pas s’embarrasser de scrupules et à faire preuve de ceux qu’on appelle dans le langage populaire : « Tqesdir » !
Inutile de s’étaler davantage, ces quelques «joyaux» politiques, suffisent à démonter un raisonnement pollué de contre-vérités, d’approximations, d’omissions volontaire et de mauvaise foi. Dont l’objectif, non avoué, est de laisser penser à un authentique exercice d’autocritique alors qu’il sert de camouflage à une opération, certainement pas solitaire, de rédemption politique et d’entretien de la confusion politique.
Samir Bouakouir,
Représentant du FFS à l’Étranger
Nombre de lectures:







Mr ghozali , nezzar et cie avec l’age en perd peu a peu la memoire ont a des problemes de tension, diabete prostate,incontinence…donc vos analyses perdent de leur credbilité et par consequent ont vous demande de dire la verité ou vous taire. qui a tué Boudiaf??? OU VIVEZ VOUS?? avec quel argent rakoum tetbahbhou???? cedez nous nos gourbi de fonction, le gaz butane maandenache, la paye du chikh (non de l’enseignant) MA TEKFICHE ont a l’impression de revivre le naufrage du TITANIC bonne retraite DORée avec notre argent ya SID AHMED
C’est trop tard de faire une analyse pareille, M.SID AHMED GHOZALI,il fallait prendre position en temps opportun,acte que vous ne pouviez pas faire étant donné que vous meme vous reconnaissiez que vous étiez un « harki » du pouvoir, donc dans l’incapacité de vous élever contre vos maitres.Vous etes complice et qu’il y est des valeurs morales que vous deviez demander « pardon » au lieu de nous dire comment que les choses ont mené notre pays à un drame, dont on vit les séquences à nos jours.Je n’ai rien contre votre personne mais contre vos actes donc assumez les et ne vous laissez pas prendre par l’effet d’un narcissisme indigne d’un « comportement démocratique » que vous prétendiez en demandant la constitution d’un Parti politique.
Chacun voit le drame de l’Algérie à « sa » porte, comme on dit. Pour certains le drame à commencer avant 1962 (c’est mon avis) d’autres dès l’indépendance en 1962, d’autres depuis 1992 (interruption du processus électorale) etc..etc…, et bien cher amis internautes, il y a un autre (un ancien dinosaure du système) en l’occurrence Ghozali, qui pense que le drame de l’Algérie a commencé seulement après la mort de … Boumediène.
Echkoune ifriha !
Quand on a passé toute sa vie dans un cocon doré, on perd le sens des réalités.
Quand on a longtemps fait partie d’un système qui a toujours raison contre tout le monde, on ne peut pas se remettre en question.
Un seul qualificatif : Périmé.
ROt zélé par son article a voulu seulement prendre une revanche sur l’histoire en se proposant à gerer une gouvernement de transition
je pense qu il ne voit pas bien le sens du vent ce type c’est un opportuniste de premier classe…..
Ghozali est mort politiquement, son avenir politique est derrière lui et tous connaissent ce ratelier à lui tout seul, sa crédibilté il l’a perdu depuis Boukharouba, et son dernier « acte » politique » après avoir ciré les pompes à tous les génénars, était de « VENDRE » les puits de pétrole en direct sur les chaines Françaises….Après s’être misérablement donné aux militaires, il n’avait plus rien d’autre à vendre que le pétrole du peuple pour engraisser les sergents Garcia…25% de Hassi Messaoud vendu aux enchères en direct à la TV Française du jamais vu même dans les pays pauvres
Quand j’entends le mot nauséabond (qui rime avec papillon), c’est à ce monsieur que je pense.
Algerie=SYRIE …..meme imposture, meme régime totalitaire….et presque la meme mentalité!la seul différence la bas il y’a un seul type qui gouverne, tandis que nous c’est une clique(pas façile la tache mais elle n’est pas impossible non plus!) chez nous quand TOUFIK partira on retrouvera le sourire ,je dis bien le sourire(qu’on a perdu il y’a longtemps), » w’ALLAH ma nesmahlhoum »
A eux de choisir; une vraie justiçe.. wella un tsunami…moi je suis déja mort alors rien ne me fait peur !!!
Prière de publier .
Merci .
out est parti par ce valet,les DAF se sont toujour servi de ces intello de service,et c’est lui qui a conseiller le caporal Nezzar d’arreter les éléctions,d’ailleur ce n’est pas pour rien que Ait ahmed détéste au plus profond cet individu, plus que tout autres,car c’est lui qui s’est rendu le soir chez la caporal lui administrer c’est précieux conseils,c’est le PREMIER qui a allumé la méche de la fitna.
Il veut le koursi ce « harki » du système….c’est sûr
Allah Yarham Babakoum, je n’arrive pas à m’empêcher de réagir : entre un Ghozali qui reconnait qu’il a été un harki du système depuis le début et un Taleb Ibrahimi qui est fier d’avoir servi le système, quel est le moins mauvais ?
Comment voulez-vous que Dieu vous entende si vous n’êtes pas capables de pardonner à un repenti. S’il ne peut pas dire plus, soit il a ses raisons, soit il ne sait rien comme tout le monde.
A Afif
Je ne vois pas ce qui vous permet de le nommer repentit…..
Quand à Taleb El Ibrahimi, Malek Bennabi l’ à classer parmis les intellectomanes de l’Algérie , et Dieu seul sait s’il s’est repentit ou pas depuis le temps.!
Mon Dieu, que c’est compliqué d’être un être humain ! Très franchement, il y a des moments où je suis envahi par une sorte de gêne indicible. Comme un sentiment de culpabilité. Est-ce ce fameux syndrome de Stockholm qui me triture ce qui me tient lieu de conscience ? Sont-ce ces grands principes que j’ai appris en lisant mes Blek le Roc, qui ne frappait jamais un ennemi à terre ? Ou ne serait-ce qu’une simple question de bon sens ? Qui me taraude et m’inquiète pour la suite des évènements ? Si nous traitons ainsi ceux qui ont forcé leur propre nature, même s’ils ne l’ont fait que par calcul, ou par dépit, si tant est que les procès d’intention sont à la mode en nos contrées, n’allons-nous pas décourager radicalement toute velléité de rédemption, chez tous ceux, et ils sont une foule, qui ont servi le régime, qui le regrettent aujourd’hui, pour des raisons diverses, et qui pourraient être pour notre pays, d’une aide précieuse, si nous les accueillons en notre sein, si nous leur tendons une main secourable et fraternelle, si nous leur montrons que nous sommes disposés à pardonner à quiconque vient vers nous, débarrassé de sa carapace d’orgueil, et les yeux pleins d’espoir en nous, ses frères qu’il a trahis pour une si vaine ambition ?
Ce lynchage n’en finit plus, d’un Ghozali qui a pourtant lâché la phrase la plus forte contre cette mafiocratie, jamais prononcée par un quiconque baron du régime, où il s’est lui-même immolé à l’autel d’une repentance qui était peut-être sincère, si tant est que nous pouvons nous permettre des procès d’intention à décharge, ou à rebours. Cet homme, qui a occupé des fonctions au cœur même de l’Antre, et qui a usé, pour flétrir le régime, en s’affligeant lui-même d’un qualificatif particulièrement stigmatisant, et qui aurait dû provoquer en nous, ne serait qu’une sorte d’électrochoc, un moment de silence, un questionnement, n’a rien suscité du tout, si ce n’est que sarcasmes et quolibets. Dans les deux cas possibles, calcul ou repentance sincère, Ghozali aura tenté de poignarder une flaque d’eau. Cette attitude, dE notre part à tous, autistes intégraux, y compris aux hurlements des suppliciés, et qui réagit de façon inversement proportionnelle à toute velléité de bonne volonté, si je peux dire, ne va-t-elle pas déclencher un phénomène de repli chez tous ceux, et ils existent, qui seraient tentés de faire leur méa culpa ? Ne vont-ils pas penser que les crapules qui nous dominent sont bien plus capables de gratitude, à l’endroit de ceux qui les servent. Contrairement à nous, multitude informe et vindicative, qui ne grogne que contre la main qui se fait indulgente ?
Je ne sais pas. Je ne sais plus. Je ne sais plus que penser, franchement. La politique est décidément un endroit peu fréquentable pour des ingénus comme moi. Je ne sais pas si l’Algérie va sortir un jour de cet affreux cloaque où elle barbote et se délecte, en ruant des sabots à chaque promesse d’aurore. Ce que je sais par contre, est que les meilleurs moments de mon existence, je les ai passés avec des gens simples, qui croient en des sentiments simples, qui savent apprécier les plaisirs simples de la vie, qui tapent du pied pour faire fuir les cafards, plutôt que de les écraser, et qui ne fuient pas la compagnie des hommes pour le simple plaisir de la fuir. C’est juste qu’ils ne la fuient pas pour rien.
Sinon, il faut faire comme si je n’ai rien dit. Mieux vaut en rire jaune que pleurer. Sachant que n’est pas le rire qui est le propre de l’Homme. Loin s’en faut !
PS: Je veux juste préciser que ce n’est pas le texte de Samir Bouakouir que je dénonce. Non, bien sûr. C’est juste que c’est tombé à pic, pour que j’exprime ce que je remâchais depuis quelque temps.
MrDB,
Votre commentaire aurait gagné en pertinence et m’aurait sérieusement interpellé s’il concernait des hommes et des femmes qui, sans avoir occupé de hautes responsabilités, par naiveté ou même par conviction politique, ont appuyé les thèses éradicatrice. Dans mon entourage, des compatriotes, des amis, ont reconsidéré leurs positions, et c’est tant mieux pour le long combat démocratique. Sauf qu’à la différence de Mr Ghozali, ils n’ont pas les mains tachées de sang. Ils n’ont pas eu à mettre en oeuvre comme ce fut le cas pour Mr Ghozali à un niveau gouvernemental, et tel que j’ai tenté de l’expliciter dans ma contribution, la descente aux enfers. Maintenant, libre à vous de considérer Ghozali comme un sincère repenti qui mérite de l’indulgence. Tout comme, pour rester cohérent avec vous-même, l’accorder aussi à ceux qui, parmi les Janviéristes, assument comme Ghozali l’arrêt du processus éléctoral mais qui, un jour, mettront sur le compte de zeroual et Bouteflika les dérives post 92.
Mr DB, vous ne l’ignorez pas, la responsabilité politique n’est pas une question qu’on traite avec légéreté tout comme celle, qui en est le corollaire d’ailleurs, et que les anglo-saxons appellent the accountability ( rendre des comptes ).
Maintenant, pour ce qui est des leçons de morale que vous admnistrez, sachez que je ne suis pas un exemple de vertu, contrairement à vous quand on lit votre commentaire, mais je m’efforce d’être un peu plus humain, chaque jour qui passe. Mais je reste néanmoins impitoyable avec les criminels et leur bras politique et idéologique.
Bien Cordialement
DB@
Pardonner non,ignoré oui,ni vengence ni mépris juste une justice pour le bien du future algeriens,pour l’histoire,pour éviter que sa se répéte, et par la suite qu’ils deviennent des citoyens et qu’ils vont au marché comme nous tous c’est tout.
Peut-etre pardonner a un pauvre d’ésprit comme Nezzar et Cie,mais pas a un gars qui a fait l’école des ponts-et chaussées de paris. TAHIA EL-DJAZAIR
Le Ghozali « a procédé à une analyse(!!!) » pour nous pondre :
« … disant que la violence que nous vivions était le résultat d’une situation de violence qui avait commencé à se développer bien avant, dès le lendemain de la disparition de Boumediène» »!!!!
« dès le lendemain de la disparition de Boumediène» »
C’est à dire qu’avant la disparition de son Dieu, il n’y avait point de violence !!!..et l’assassinat de Chabani, de Khemisti, de Medeghri et même des témoins le peintre Racim et de son épouse,de khider, de krim, de chabou, et..et…et et la guerre entre Boumédienne et Tahar zebiri et les centains de civils tués…et la persécution et mise en residence surveillée des ulémas , cheikh el mosbah, cheihk El Ibrahimu, Cheikh Sahoun..et…et…la disparition et l’assassinat de centaines de personnes dont personne ne connait parce qu’ils ne sont que de simple citoyens..et le t’choukir du FLN, de l’armée, de la police, de la gendarmerie..etc…tout ceci pour le Ghozali, c’était la PAIX à la Boumedienne!
Mais que pouvez-vous attendre d’un individu qui jouait le quatriéme role chez son maitre !!!
Dans la morale musulmane, on peut se repentir de tout peché, mais il y a des regles simples pour cela. Quand on a peché envers Dieu, la chose reste entre soi et Dieu. Mais quand on peché envers les hommes, on le reconnait publiquement et on demande pardon a ceux qu’on a pietinés.
Dans le cas de Ghozali, je ne vois nullement ce genre de sentiment. Tout au plus, il s’en veut d’avoir preté main forte a un pouvoir ciminel, mais il est prompt a souligner qu’il l’a fait avec de « bonnes intentions »…
Ce n’est pas si simple, monsieur Ghozali. Il y a eu des dizaines de milliers de deportés jettés au Sahara, il y a eu des dizaines de milliers vie broyées, tout cela sous votre gouvernement…Oh vous n’aviez pas le vrai pouvoir!
Certes! Mais pourquoi ne pas demander pardon, tres publiquement, au peuple algérien, pour toutes les atrocités commises alors que vous etiez la vitrine papillonnée du regime criminel?
Il suffit ya bougueb d’une petite phrase claire et sans detours: « Je demande pardon a toutes les victimes pour tous les crimes commis a leur encontre par le pouvoir alors que j’etais a la tete du gouvernement »…
Faute de cela, vous pouvez vociferer des années durant contre le pouvoir occulte, ce ne sera percu que comme ca doit l’etre: une vengeance toute personnelle due a une ambition contrariée.
الله تعالى يعطيك الصحة يا الخاوة سي صالح
… راك ما خلٌيتي لينا ما نقول
@ elforqan
Le 19 Juin 1965 a fait des dizaines de jeunes victimes à Annaba. Le capitaine Atailia Mohamed (le manchot – le rouge) originaire de Guelma et qui devint Général – chef de le RM de Blida – a lui même tiré sur la foule au centre ville au niveau du TNA.
Bouteflika et son clan, bien planqué à Boufarik, juste en cas d’échec du coup, avait les moteurs en marche; il demanda de lui ramener Tayeb Boulehrouf, originaire de Oued Zenati, pour lui denander qu’est-ce qui se passe à Annaba “ouach bih rabkoum fi annaba“.
@ Mr DB
A vous lire, jai le sentiment qu’il faut se repentir pour tout oublier. Une repentence sincere ou non, on ne peut effacer d’un trait de plume le mal que cet homme et ses acolytes ont fait. Les miliers de morts et disparus resteront a jamais graves dans la memoire collective de nos compatriotes. Cet homme est l’archetype de l’opportuniste qui utilise tous les moyens pour atteindre son objectif en se reniant mille fois si les circonstances l’obligent. Alors, arretons de parler de repentence car ces gens la ne connaissent meme pas sa definition.
Amicalement.
@Salah Bouzid
Baraka Allahou fika et que Dieu accorde le Paradis à ces martyrs Annabis……en 1965, et ils vont certainement accusé les ISLAMISTES !
Vous savez mon frère, la victoire est très proche parce que l’injustice ne peut durer éternellement,c’est contraire aux lois divines et aux lois de l’histoire.
Beaucoup d’algériens même parmi les opposants les plus acharnés au système sont bien loin en deça de l’analyse objective des situations politiques de notre pays et des acteurs qui y évoluent.
Un point fondamental , si le pays tourne en rond c’est à cause de l’EXCLUSION réciproque ou l’auto destruction des personnes capables de contribuer au changement .Ceux qui veulent un véritable changement doivent s’ouvrir à toutes les volontés sincères (c’était le secret du FLN historique) pour combattre les partisans du statu quo qui eux, sont restés toujours solidaires .Plus le temps passe plus les chances de l’avènement de la démocratie s’éloignent et le changement se fera de façon horriblement brutale qui aboutira à l’ instauration d’un autre régime hégémonique où les anciens serviteurs de la dictature trouveront FACILEMENT leur place. Rien ne terrifie le plus les partisans du statu quo que le rassemblement des forces du changement.
De la compation pour nos freres qui n’arrivent meme pas a joindre les 2 bout,pas a un acteur actif de notre déchéance et qui vit dans un luxueux hotel particulier a Bruxelles,les gens comme Ghozali ne supporte pas de vivre en europe dans l’anonymat,ils ont un égo démesurer,faire la queue comme tout le monde devant une préfecture c’est tomber de son piédéstal,et cela, il ne le supporterait jamais,Alors jadis juste par son téléphone et il régler le moindre souci.Je lui dirai bientot, meme chez nous, il sera un anonyme inchallah.Et il saura que »el-iza n’appartient allah soubhanou ».
Mon cher DB,
En ce qui me concerne, je ne suis pas resté insensible à ton pladoyer en faveur de la magnanimité et de la tolérance concernant les anciens «harkis du système» repentis. Ta référence à Blek le Roc (qui a également été le héros au grand coeur de mes 14 ans) m’a transporté dans une époque révolue où tout avait un sens.
Il reste que je formule de sérieuses réserves concrnant SAG. Il me smble que lorsqu’on a servi le système aussi longtemps qu’il l’a fait, lorsqu’on a été amené à occuper un poste aussi important que celui de Chef du Gouvernement, lorsqu’on a pris une part active, en compagnie de militaires aussi contestés que belkheir, nezzar, lamari, toufiq et consorts, à une politique qui a précipité le pays dans un gouffre sans fond et dont le résultat se chiffre en centaines de milliers de morts, en dizaines de milliers de disparus, sans compter les déportés, les torturés, les handicapés, les veuves et les orphelins, on ne peut pas s’en sortir par une pirouette.
De deux choses l’une : ou le système est coupable de ces crimes et ceux qui en ont été à l’origine doivent rendre compte à la Justice de leurs actes, ou ils ne l’est pas. La seule manière pour SAG, nezzar et les sutres de se mettre en règle avec leur conscience est d’avoir le courage d’affronter la Justice et d’accepter le châtiment, s’ils sont reconnus coupables.
Quant à effacer tout le passé par une ou deux déclarations, et reprendre du service, comme si de rien n’était, cela me semble être la plus grande des bassesses. Quand on a été aussi loin que SAG, on n’a d’autre solution que de prendre définitivement sa retraite et d’essayer de se faire oublier. Le mieux qu’il a à faire est d’écrire ses mémoires en s’efforçant de dire toute la vérité.
SAG était au début des années 60 un jeune et brillant ingénieur, mais il a fini sa carrière sous les ordres de belkheir et nezzar. Sa haine du FIS l’a aveuglé – comme beaucoup d’autres – au point de lui faire perdre tout sens de la réalité.
Amicalement
Relisons Ghozali http://www.elwatan.com/dossier/sid-ahmed-ghozali-vingt-ans-apres-je-m-apercois-que-le-pouvoir-est-pire-que-le-fis-11-01-2012-154427_151.php :
« j’ai rappelé les conditions insurrectionnelles dans lesquelles mon gouvernement avait été formé, et j’ai procédé à une analyse en disant que la violence que nous vivions était le résultat d’une situation de violence qui avait commencé à se développer bien avant, dès le lendemain de la disparition de Boumediene. Et que le FIS n’était pas le premier à avoir provoqué cette violence. Avant lui, il y avait une autre violence et c’est là que j’ai employé la formule «le peuple algérien s’est trouvé entre la marteau et l’enclume». Entre un pouvoir dont l’obsession première était de s’attacher uniquement au pouvoir, au détriment du règlement des affaires du pays, et cela a duré dix ans. Il a laissé filer une crise économique qui s’est muée en crise sociale, qui s’est muée en crise politique et morale. Et ce n’est qu’après que le FIS est venu, pour essayer de profiter de cette situation, pour prendre le pouvoir à son tour. »
Comment Ghozali peut-il ignorer que la violence a commencé dès la guerre des wilayas de l’été 62, suivie par l’arrestation de dirigeants politiques sans procès, donc sans justice, le soulèvement armé du FFS, le coup d’état du 19 juin 1965 et tout ce qu’a rappelé El Forkane et Salah Bouzid, sans compter la violence que subissaient les émigrés en France et leur cortège de crimes racistes dont le summum a été le carnage du consulat de Marseille en 1974.
Et ce qu’il dit de Chadli est encore plus incompréhensible : « Entre un pouvoir dont l’obsession première était de s’attacher uniquement au pouvoir », alors que Chadli a toujours, depuis le début, manifesté son refus du pouvoir et à la fin, avant sa démission, il a accepté le résultat du vote, même si cela est discutable, c’est un autre débat.
Résultat, Ghozali ne s’est pas repenti : il assume son passé, sauf une infime partie.
En ce qui me concerne, Mea culpa, que Dieu me pardonne, je n’ai pas lu son interview, je n’ai retenu que le fait qu’il a reconnu d’être un harki.
@Bouakouir
Votre réaction est compréhensible, sauf que je ne m’érige pas en modèle de vertu. C’est juste que ces situations me mettent mal à l’aise, et j’exprime plus des états d’âme que je ne fais de morale. Cordialement
Mon cher Adel
Comme d’habitude, tu as raison sur toute la ligne. Comme je l’ai dit à Monsieur Bouakouir, ces situations sont très pénibles.
cher @Adel , je suis entièrement d’accord avec toi sur beaucoup de chose dans ton jugement sur SAG, mais mon Dieu qui peut être d’accord avec ce que nous proposaient les dirigeants du FIS de l’époque si ce n’est leurs propres inconditionnels du parti. On entendait à l’époque que des : « la yadjouze », des « la mithaqk, la doustour » , des « demokratia kofr » , il y avait aussi l’apparition de la mode de la tenue afghane, les nikabs introduits dans notre pays alors qu’il était complètement inconnu avant. Certains dirigeants du FIS étaient dans l’excès, à mon avis. Pour le reste, je suis d’accord avec toi car un dinosaure du système reste un dinosaure même s’il change de peau!
Comme disait un internaute ici, les dirigeants et ex-dirigeants algeriens ne peuvent meme plus postuler aux poubelles de l’histoire tellement celles-ci se sont engorgées ces derniers temps des crapules des regimes arabes. Il reste les incinerateurs nucleaires…
Suite de mon dernier post où j’ai dit : « Chadli … il a accepté le résultat du vote, même si cela est discutable, c’est un autre débat. »
L’autre débat est ce qui suit. Réponse à un internaute :
« C’est parce que vous êtes pour la loi de la majorité que je vous écris : tout d’abord, vous devez savoir que le FIS n’a pas eu la majorité comme d’ailleurs, aujourd’hui, en Tunisie, En Nahda n’a pas la majorité, ce qui veut dire que les algériens qui ne sont pas de tendance FIS sont plus nombreux que ceux qui se proclament du FIS, cela, c’est la réalité et je vais vous le démontrer ci-dessous. Avant de vous donner les résultats des élections de décembre 1991, il y lieu de constater qu’en Egypte, par contre, lors des dernières élections, le courant qui se dit islamiste, à savoir « les Frères Musulmans » et le parti salafiste En Nour ont obtenu la majorité. En effet, à eux deux, ils dépassent les 50%. Par conséquent, il faut appeler un chat, un chat. En Nahda, en Tunisie, n’a pu former son gouvernement qu’avec le soutien de deux autres partis et le FIS, en janvier 1992, s’il avait été élu au mode de scrutin proportionnel comme l’a rappelé Si Addi, il n’aurait pas pu former un gouvernement avec 47% des voix sans s’associer avec d’autres partis.
Or, et c’est ce qu’il est important de souligner, c’est que le FIS, à l’époque, excluait catégoriquement toute alliance avec les autres partis, même d’obédience islamiste. Par conséquent, malgré ses 47% de voix, il n’aurait pas pu gouverner et serait resté dans l’opposition. Et tout le monde aurait constaté que le FIS n’était pas majoritaire, mais minoritaire, même s’il était une minorité importante.
Alors qu’avec le scrutin majoritaire à deux tours utilisé lors des élections de décembre 1991, le FIS allait avoir la majorité des sièges sans avoir la majorité des voix, car ce mode de scrutin favorise les partis majoritaires et leur permettent d’avoir, en plus de leur quota réel de sièges, les sièges des partis minoritaires, c’est-à-dire que le nombre de sièges obtenu ne correspond pas au nombre des voix obtenues. C’est la raison pour laquelle la Tunisie, le Maroc et l’Egypte ont opté pour le scrutin proportionnel qui est juste, en donnant le nombre de sièges correspondant au nombre de voix, pour éviter l’injustice du mode de décembre 1991 qui a été la cause d’une guerre épouvantable.
Je vous donne ci-après les résultats du vote de décembre 1991 en milliers de voix :
Inscrits (total des électeurs) 13.258.000
Votants : 7.822.000 ; Non votants : 5.436.000
Suffrages exprimés : 6.897.000 ; Bulletins nuls : 925.000
FIS : 3.260.000 ; FLN : 1.613.000 ; FFS : 511.000 ; tous les autres partis : 1.513.000.
Soit : FIS= 3.260.000 et NON FIS = 3.637.000. Par conséquent, les NON FIS sont majoritaires, sans compter les 925.000 bulletins nuls et les 5.436.000 qui n’ont pas voté. C’est justement cette catégorie d’abstentionnistes qui dépassent les 6 millions qui va être travaillée pour être retournée contre le FIS avec succès, il faut le reconnaître (se reporter aux élections de novembre 1995 et son fort taux de participation).
Puisque tout le monde reconnait que les élections de décembre 1991 ont été les plus transparentes depuis 1962 et après, il faut leur donner toute l’importance qu’elles méritent : si le FIS n’a pas été majoritaire, pourquoi on s’acharne à dire qu’il représentait la volonté populaire. Il faut dire que le FIS était un grand parti, mais qu’il n’était pas majoritaire, les chiffres de décembre 91 faisant foi.
Cela étant précisé, on aurait pu éviter la tragédie nationale si on avait mis en œuvre la solution qu’a préconisée Si Addi : après l’annulation des élections de décembre 1991, il aurait fallu organiser le plus rapidement possible des élections au mode proportionnel plus juste, parce que le mode de scrutin majoritaire à deux tours choisi par le FLN était injuste, le FLN pensant que le FIS n’allait pas obtenir des sièges au premier tour tout en sachant que le FIS allait les devancer sans atteindre les 50%, et qu’ au deuxième tour, les autres partis allaient voter pour le FLN pour barrer la route au FIS. Ce stratagème qui a échoué aurait pu être rattrapé par des élections au mode proportionnel.
http://lequotidienalgerie.org/2012/01/11/vingt-ans-deja-2/#comment-45161
@Kamel
« meme chez nous, il sera un anonyme inchallah »….
…Vous m’excusez,mon cher, mais ce type là a toujours était un ANONYME, un petit fonctionnaire de l’état qui pour se DISTINGUER , se faire REMARQUER, attirer les REGARDS, porte un NOEUD PAPILLON, c’est un petit Complexé, mon ami !
Une personne saine du corps et d’esprit n’a pas besoin de SE DISTINGUER par autre chose que ses capacités intellectuelles, sinon par son courage, sinon par ses qualités morales… quant à parler de ghozali et de l’anonymat, je crois qu’il y a PLÉONASME quelque part !
@Brahim qui revient,tu fais trop dans la généralisation et homogénéisation:ce ne sont pas tous les éléments du FIS qui disaient que « démocratia kofr » et des coquies de la sortes mais quelques extrémistes de ce mouvement!
« On entendait à l’époque des « la yadjouze » !Pourquoi,maintenant tu entends quoi de ce régime totalitaire et assassin?C’est encore pire!Ils ont spolié toutes les richesses et les libertés de notre pays depuis 50 ans:pas de libertés,pas de logements,destruction de l’éducation,pas de médicaments,suicides,corruption généralisée,prostitution,suicides des jeunes,Harga sur des planches,crimes et assassinats tous les jours,chômage endémique,etc;etc,
Ce pays a atteint le fond du périclitement et du chaos !
On ne veut ni du « la yadjouz » ni du « mamnouâa », le premier relève de la compétence des oulémas et le second des compétences du législateur
Etre ou ne pas etre ! on est pour le coup d etat de 1992 ou pas .Personnellement j’etais contre et ma conscience est tranquille j’ai pas participé au genocide ( 500 000 MORTS selon ALI yAHIA ABDENOUR )ni de pres ni de loin , il ny’auras pas que Nezzar et les generaux qui rendrons compte devant l’ETERNEL , la presse a ordre et Aslaoui , benhabyles, fettani , said saadi, belhouchet , souissi ,khalida toumi ETC …. Ils ont acceuillis BHL à l’epoque avec des ROSES pour qu’il cautionne les tueries de Bentalha ET AUTRES .BHL c’etait leur reference a l’epoque , il les a meme ridiculisé , honte a EUX ……
C’est de cela qu’il faut parler , comment ne plus avoir recours e vois maintenant le resultat de cet 1 ncore , a ce jours on crois tjrs au boniments du pouvoir .
suite…..
C’est de cela qu il faut parler , comment remedier a cela et ne plus avoir recours a ce genre de pratique ‘( coup d etat et autre ).
ON PEUT AGIR SEREINEMENT SANS VIOLENCE , faisons comme nos voisins tunisiens , ils copieent sur nous , mais ils avancenet. UNE CONSTITUANTE comme le clame depuis des decennie le FFS , une constotuante et reprenant a nouveau , sans exclusion aucune le FIS compris et mettons des garde de fous .
Nous avons tout ce qu il faut , richesse , jeunesse , vaste pays ……..
Si tu lis bien cher Aghiles, j’ai écrisdans mon post : « certains dirigeants du FIS étaient dans l’excès, à mon avis ».
Vrai ou pas ??
Et si tu as déjà lu quelques uns de mes posts , je disais exactement ce que tu dis : « depuis 50 ans:pas de libertés,pas de logements,destruction de l’éducation,pas de médicaments,suicides,corruption généralisée,prostitution,suicides des jeunes,Harga sur des planches,crimes et assassinats tous les jours,chômage endémique,etc;etc, »
Maintenant si tu ne veux pas entendre critiquer le FIS , c’est une autre paire de manche. Nous disons exactement même chose, sauf que moi je ne partager pas la ligne du FIS et j’ai des raisons.Je n’ai pas envie de t’embêter en te racontant quelques anecdotes tragiques qui me sont arrivées avec certains extrémistes de cette mouvance, mais crois moi j’ai de bonnes raisons de penser ainsi.
La seul chose qui diffère entre nous donc, c’est que toi tu est contre le régime actuel seulement alors que moi je suis et contre le régime et contre le FIS. Les deux sont pour moi responsables de la catastrophe chacun à son niveau ! Bref, en principe si tu as déjà lu mes posts j’ai toujours défendu ce point de vue.
Avec tous mes respects !
Bonjour,
Pour juger de la sincérité de monsieur Gozali,nous devons revenir à la nature du système politique en Algérie .
Dés 62,l’armée des frontières et à sa tête le colonel Boumédiéne ,imposa au poste de faisant fonction de la république,Benbella . Sans légitimité historique,n’ayant pas participé vraiment à la guerre de libération,Boumédiéne sous les conseils d’un certain Bouteflika,avait besoin d’une façade le temps de se faire connaitre des algériens . C’est ainsi que nos deux opportunistes Boumédiéne et Bouteflika qui représentaient le pouvoir réel par leur emprise sur l’armée,manipulaient le pouvoir apparent que représentait Benbella . Le 19 Juin, nos deux aventuriers décidèrent d’écarter le pouvoir apparent ,prenant ainsi directement les commandes du pays .A la mort de Boumédiéne,Kasdi Marbah,chef de la fameuse sécurité militaire(qui deviendra le DRS par la suite),imposa au poste de président de la république, un homme sincère mais non politisé et très peu intéressé par la chose politique . Chadli Bendjedid,endossa le rôle du pouvoir apparent,alors que la sécurité militaire et les chefs de l’État major des armées,exerçaient le pouvoir réel . En 92,après le coup d’État militaire,le DRS,hérite du pouvoir réel et continue à manipuler un pouvoir apparent qui lui doit obéissance et fidélité .
Sans culture politique,profitant des nominations de complaisance,les généraux du DRS au pouvoir éprouvent d’énormes difficultés à manipuler le pouvoir apparent représentait par les différents « présidents de la républiques » . L’indigence politique du DRS,se manifeste par les crises qui les ont opposées successivement à Boudiaf et à Zeroual . Le premier s’est fait assassiner et le deuxième fut contraint à la démission .
En 99,le DRS,en crise,s’oriente vers Bouteflika pour le charger du rôle du pouvoir apparent . Mégalomane,égoïste et méprisant le peuple algérien,Bouteflika,n’a pas évolué et continue à considérer le peuple comme immature et nécessitant une tutelle permanente . L’un des fondateurs du banditisme politique avec Boumédiene,se retrouve dans la situation de l’arroseur arrosé . Après avoir manipuler le pouvoir apparent représenté par Benbella,Bouteflika se retrouve dans la même situation,manipulé par ses maitres du DRS .
Au fait,le DRS,nomme le pouvoir apparent(président de la république,premier ministre,ministres,walis,ambassadeurs)et nomme « l’opposition »chargée de tuer la moindre vie politique en Algérie en s’occupant de tout sauf de politique .
Cette approche,nous permet de comprendre dans qu’elles conditions monsieur Ghozali a été nommé . La triste réalité,est que un président de la république,un premier ministre ou un ministre,dans un tel système,n’ont aucun pouvoir . Leur responsabilité se limite au fait d’avoir accepté le rôle de pouvoir apparent . Ces gens,ne sont que des fonctionnaires à la disposition du DRS .
Ces fonctionnaires sont de trois types ;
– Les fonctionnaires sincères,apolitiques,exerçant leur fonction pour servir leur pays et ignorant tout du DRS .
-Les fonctionnaires aux grandes ambitions politiques,ces gens connaissent parfaitement le système et font tout pour plaire au DRS dans le but d’une promotion sociale et surtout dans le but de décrocher des postes de prestige .L’exemple typique de cette catégorie est par excellence Bouteflika .
– Fonctionnaires,apolitiques mais Khobzistes,cherchant à tout prix un poste pour se servir et servir les leurs .
Pour ma part,je pense que monsieur Ghazali fait partie de la première catégorie et qu’il voulait servir son pays . A t on le droit de lui reprocher d’avoir voulu servir son pays dans un tel système ?
L’intérêt de l’ État est que tous ses enfants reviennent dans la grande maison Algérie,l’humanisme l’exige,le pragmatisme le recommande et le bon sens s’en réjouira . Monsieur,Ghozali grâce à ses diplômes et à ses expériences professionnelles,peut encore rendre service à notre pays . L’Algérie,post- DRS,se dessine dés maintenant,elle sera humaniste,pragmatique et rassemblera tous ses enfants . Certes,il n’exercera pas de postes politiques,mais il peut participer à la construction de l’Algérie post- DRS,en qualité de conseiller dans un cabinet de premier ministre ou d’un président de la république .
Rectificatif;
Dés 62………..au poste de faisant fonction de président de la république .
Merci
Ce commis du système devenu depuis » le harki du système » n’a pas été suffisamment rassasié et il a manifestement besoin de quelques années d’engraissement.
Ses mensonges ne changeront rien au fait qu’il est comptable au même titre que les autres genenar de pacotille dans la tragédie qui a endeuillé l’Algérie
@Brahim qui revient
Mon cher Brahim,
Nous appartenons tous deux à la génération qui a passé son enfance et une partie de son adolescence dans une Algérie colonisée. Nous avons étudié et eu 20 ans dans une Algérie indépendante qui faisait ses premiers pas, confiante et pleine d’espoir, en dépit du régime autoritaire de Boumediene. Tout comme toi, j’ai la nostalgie de cette Algérie des années 50, 60 et 70, car c’est dans cette Algérie-là que j’ai vécu les plus belles années de ma vie. Que les lecteurs et lectrices beaucoup plus jeunes que nous et qui n’ont pas connu cette époque ne me demandent pas d’expliquer en quoi cette Algérie était meilleure que celle d’aujourd’hui : pour moi, ce sont tout simplement deux pays complètement différents et j’ai bien peur que le monde que nous avons connu, mon cher Brahim, ait disparu à tout jamais.
Comme toi, j’ai été pris au dépourvu par le changement dans le comportement de la jeunesse de notre pays et la brusque émergence du FIS à partir des années 80. Je suis entièrement d’accord avec toi sur le fait que certains comportements, comme la généralisation du port de la barbe, par exemple, étaient étrangers à notre culture. Mon père et mon grand-père ont toujours eu une moustache, mais se sont toujours rasés la barbe.
Il n’en demeure pas moins que ce regain de conservatisme et ce repli identitaire ne sont pas des «perturbations» passagères. Une grande majorité du peuple algérien a décidé de revenir à une pratique plus stricte de l’islam. Ce qu’on appelle l’islamisme n’est ni une mode, ni un phénomène superficiel. C’est une composante fondamentale du paysage culturel et politique des pays musulmans du 21ème siècle, tout comme l’idéologie socialiste est devenue une donnée incontournable en Europe au début du 20ème siècle. L’islamisme radical est l’équivalent en terre d’islam du mouvement communiste européen. Et comme les communistes se sont organisés et ont activé librement en Europe, bien qu’il soit clairement dit dans leur programme que leur but est la destruction de l’État bourgeois et son remplacement par la dictature du prolétariat, de la même manière, les islamistes radicaux, tels que les militants et sympathisants du FIS, peuvent s’organiser et activer librement en Algérie, bien que leur objectif soit l’instauration de l’État islamique supposé être contre la démocratie parlementaire telle que pratiquée dans les pays occidentaux.
Pour ma part, je fais confiance à la dynamique du réel. Et au sujet des femmes, par exemple, il me semble qu’aucun parti ne peut aujourd’hui s’opposer à leur engagement massif au côté des hommes dans la quête du savoir et d’une participation plus grande à la vie de la cité. Personne ne pourra plus enfermer les femmes à la maison et leur demander de s’occuper uniquement de la cuisine et des enfants pendant que les hommes s’occupent des choses sérieuses, comme la science ou la politique.
Expliquer ce qui s’est passé dans notre pays depuis octobre 88 n’est pas chose aisée, car il y a encore trop d’éléments cachés. Qui a fait quoi? Qui est responsable de quoi? Il faudrait mener de nombreuses enquêtes indépendantes sur le terrain pour arriver à trouver la vérité. Il n’est pas facile non plus de décrire le FIS de manière catégorique. Les dirigeants du FIS étaient-ils contre la démocratie? Pourtant sur la vidéo qui se trouve sur cette page à droite (2ème à partir du bas), Abassi Madani déclare (1.18 min) que « le régime est soumis au peuple et il n’est pas possible que le peuple soit soumis au régime, jamais. » (li anna ennidham khadhi3oun licha3b wa la youmkinou an yakhdha3a acha3bou linnidham abada). Si Abassi Madani était sincère, alors c’est là une profession de foi démocratique. Si tout régime (y compris l’État islamique) est soumis au peuple, alors nous avons affaire à un système politique démocratique.
Le FIS était un mouvement qui brassait large et il y avait en son sein des extrémistes et des modérés, des intellectuels et des jeunes de retour d’Afghanistan désireux de déclencher le jihad contre le « pouvoir impie ». Il est fort probable qu’une fois au pouvoir, une décantation se serait opérée en son sein. Malheureusement, le putsch des généraux a eu pour effet immédiat de renforcer l’aile extrémiste jihadiste au détriment des intellectuels modérés.
Je voudrais aussi ajouter que malgré tout ce qu’on a connu, pour ma part, j’ai toujours considéré les militants et les sympathisants du FIS comme des compatriotes dont tous les droits doivent être respectés. Parmi eux se trouvent beaucoup de personnes très proches au sein de ma famille, des voisins, d’anciens camarades de classe, des collègues de travail. Il y avait parmi eux des personnes que je respectais beaucoup et d’autres qui n’étaient que des opportunistes et même des malfrats recyclés dans la religion.
Ce qui me semble important aujourd’hui, c’est que l’on s’entende tous, quelque soient nos opinions, sur un minimum de règles démocratiques qui permettraient au peuple algérien de choisir ses gouvernants en toute liberté. Que le règne de l’arbitraire prenne fin immédiatement et qu’il disparaisse à tout jamais. En ce qui me concerne, j’ai terriblement honte quand je vois, en 2012, des citoyens et citoyennes pacifiques, comme M. Noureddine Belmouhoub ou Mlle Amal Baba, être enlevés et séquestrés par les services de sécurité et subir des sévices. Ce mépris total que subissent les Algériennes et les Algériens de la part de ceux qui détiennent la moindre parcelle de pouvoir dans notre pays me révolte. Il est devenu insupportable et inadmissible. L’arrogance sans bornes des boutef, toufiq, nezzar, SAG, ouyahia et consorts, ces êtres vils, cyniques et répugnants qui ont hérité de l’Algérie, cette terre pour laquelle tant de justes ont donné leur vie, me donne envie de tout sacrifier afin de débarrasser notre pays de leur funestes personnes.
J’espère de tout cœur vivre assez longtemps pour voir à la tête de l’État algérien de nouvelles têtes, des hommes et des femmes choisis par le peuple algérien pour leur intégrité et leur compétence et non pas des voyous, des malades et des larbins tels que ceux et celles qui se sont imposés à nous ou nous ont été imposés depuis si longtemps.
Amicalement
Cher M. Adel,vivre assez longtemps pour voir de nouvelles tetes diriges l`Algerie me parait,malheureusement ,utopique.Cependant, je nous le souhaite de tout coeur.Mais comme nous sommes des citoyens,d`abord croyants en dieu et donc astreint a ne pas enfreindre sur ses prerogatives,(El aamar fi eid allah). Je suis presque certain,qu`en raison de cette croyance en dieu, je ne pourrai ni ricaner,ni narguer le cercueil de l`un ou l`autre de ces tyrans,et je prie dieu de m`eloigner du trajet empruntee par leur corps.
Bonsoir tout le monde ,bonsoir abdel,
cher compatriote,vous savez comme moi que la politique et la démocratie,ne s’arrêtent pas aux élections .
le consensus existe et permet aux différents courants de se mettre d’accord sur un minimum de règles que les uns et les autres s’engagent à respecter.
En 1990,lors des élections locales, j’étais candidat sur une liste d’un parti de l’opposition.Deux jours après les élections,ma mère est venue me voir pour me dire qu’elle n’a pas voté pour mon parti . gênée,elle m’a expliqué qu’elle ne pouvait pas tourner le dos à dieu et voter pour mon parti .
Cette situation et d’autres,prouvent que le problème n’est pas une question d’élections . Nous sommes une société très peu politisée,notre degré de religiosité est très élevée . Pour éviter l’abus des partis qui se disent islamistes,des règles sont à établir avant toutes élections .
-Interdiction d’utiliser les mosquées à des fins politiques .
-Interdiction d’influencer les électeurs par des fatwas les culpabilisant si jamais ils voteraient pour d’autres partis que les tendances islamistes .Il est à noter que lors des élections locales de 90 et législatives de 91,des fatwas furent affiché ici et là,culpabilisant tous ceux qui voteraient pour un parti autre que le FIS .
-Interdiction d’utiliser des slogans se rapportant à une religion .
Abbassi que vous citez,a une part de responsabilité dans la tragédie algérienne . Il parle du droit du peuple alors qu’il n’a pas arrêté d’influencer le choix de ce même peuple par des fatwas qui relèvent de beaucoup plus de l’arnaque que de la religion ou de la politique .
@ahmed
Bonjour cher compatriote,
La seule manière de faire du FIS un parti comme les autres et de lui retirer l’outil de la religion est de le laisser gouverner. Les gens se rendront compte par eux-mêmes que ce parti n’a pas de baguette magique et que ses militants sont de simples êtres humains semblables à tous les sutres êtres humains, avec leurs qualités et leurs défauts.
Tant qu’ont persistera à refouler le FIS hors du champ politique, on alimentera le messianisme et on fera des militants de ce parti des êtres ayant des pouvoirs extraordinaires.
Cordialement
3 F+França = 0
Rappelez vous de ce slogan ?
Ait Ahmed a réuni Hachani du FIS ( lah irahmou , un grand homme ), Mehri du FLN dans le siège des droits de l’homme en présence de notre défenseur des opprimés Ali Yahia Abdenour .
La SM a fait son boulot en assassinat Hachani et en infiltrant le reste du FIS et la suite vous la connaissez .
M Bouakouir revendique l’idéal démocratique prôné par notre VENERE Hocine Ait Ahmed et mon grand frère Da Salah Sidhoum .Arrêtons de nous diviser .
La seule erreur que le FIS a faite , c’est de faire peur à la majorité de la population en utilisant des slogans comme Alaiha namout …
Quel dommage que le peuple n’ a pas suivi , bien sur pacifiquement .
Je pose la question à tous les arabophones et surtout aux islamistes ( pas musulman , car les véritables musulmans sont à 100% kabyles ) pouvez vous un jour voter pour Hocine Ait Ahmed s’il se présentait à une élection ? Je ne pense pas.
Nous étions contre l’arrêt du processus électoral , la marche du 2 Janvier confirmait la dénonciation du coup d’état .
J’étais militant actif en ce moment , nous avions 25 sièges et c’était pour nous un échec , mais nous disons que ce n’était qu’un début du combat démocratique .
Les islamistes sont nos frères même s’ils n’ont pas le même idéal que nous et nous devons les combattre politiquement pour arriver à prendre le pouvoir comme tout parti qui ce dit démocratique , tandis qu’ eux , nous considéraient comme de apostats .
Rappelez vous du contrat de Rome ? Qui l’a initié ? . Heureusement qu’il ait des femmes et des hommes comme Da Salah Sdhoum et son fils Amin comme la majorité des militants et sympathisants du pole démocratiques , comme Hadam , Dhina , Salima Ghezali , …, la liste est longue et Dieu merci .
Quand je lis le quotidien d’Algérie , l’espoir me revient et j’ en suis fier .
Je pleure quand je pense à toutes les mères qui ont perdu un de leur chaire ou surtout quand on ne sait pas si le sien est vivant ou mort ( 20000 disparus )
Sommes nous dans cette malédiction ?
Je m’excuse , quand je dis » kabyle musulmans à 100% , je parle de ma mère et de tous les montagnards qui sont prés de Dieu , je ne veux en aucun moment faire la différence entre mes frères musulmans arabophones ou même de n’importe quelle origine .
Je suis Algérien et pas fier de l’etre en ce moment .
Mon frere je suis arabophone mais comme meme je suis fier d etre berber.. pour voter pour X ou Y il faut avoir choisie le program du parti point combien de berberophone ete sur les 188 depute elu du FIS ? y avais bcp mais person na vote pour eux parceque sont berberophone … si tu ponse que les arabophone ne vote pas pour le ffs parceque est kabyle la vous ete loin de faire la difference entre la politique et la demagogie d OUyahya et co .. just pose la question pourquoi les gens de Blida ou anaba ont choisie un kabyle avec le fis est n ont pas fait la meme chose avec le ffs …
Tout d’abor je tenais a faire une breve introduction de Mr Ghozali, il est nomme à la tête de Sonatrach de 1966 à 1977,puis ministre de l’industrie et de l’énergie.
De 1988 à 1989 il est ministre des finances, puis ministre des affaires étrangères jusqu’en 1991.
Le 5 juin 1991, il succède à Mouloud Hamrouche au poste de premier ministre et il y restera de 1991 a 1992.
Ce comis de l’etat que les genreaux ont utilise pour faire leur sale besogne et avec son support inconditionel , liquider le Fis et devenir un tuteur pour un peuple entier qui savait pa elire ses representants, alors monsieur Ghozali comment peut on pretendre etre democrate et nier une evidence reconaitre la victoire de l’autre et surtout sa defaite.
Dans votre air le camp de concentration similaire a ceux du nazisme ont etaienet cree et ou des vies entieres ont etaienet broyees sans jugements.
Vous avez etait la main des genreaux et vous avez etait COMPLICE des massacre comis et legitimer tout ce qui a etait fai au nom du redressement du processure democratique selon vos maitres les genreaux.
Vous nous parlez de vos bonne intention, je vous dis une chose la loi ne protege pa les stupides et encor moins la conscience collective.
Les algeriens ne verront jamais en vous autre qu’un mercenaire de la junte militaire que dieu puisse avoir pitie de ton sort vivant car devant dieu vous allez tous payer toi et tes accolytes.
Meme si vous allez demander pardon un jour, des gens vont vous pardonnez peut etre mais moi j’oublierai jamais les amis perdus, le stress au quotidien et le mal etre dont vous nous avez fait subir.
Salam,
Je voudrai remonter ce merveilleux debat democratique dont je viens de decouvrir la tres belle teneur, et apporter certains commentaires ulterieurement.
Lorsque cet article est apparu sur LQA je me suis interrogé sur la pertinence du sujet abordé. On comprend mieux aujourd’hui les motivations…