Édition du
24 August 2019

L’Homme des « sales besognes » de A à Z

Ouyahia de A à Z

El Watan le 13.01.12

Il aura fallu déterrer le génocide des Arméniens commis par les Turcs en 1915 pour que les Algériens osent parler des massacres du Mai 1945 commis par les Français. Mais quelle mouche a donc piqué notre Premier ministre ?

A. Affabulations. «On dit que j’ai plusieurs villas, 50% d’Aigle Azur… Ce sont des affabulations», a déclaré Ahmed Ouyahia. Mais qui a dit que le Premier ministre a plusieurs villas ? La presse ? L’opposition ? Personne. Ouyahia lié à l’homme d’affaires Mahieddine Tahkout ? Tout Alger en parle. Pour l’entourage de l’ancien ministre de la Justice, cela relève de rumeurs. Relisons la déclaration officielle de biens faite par Ouyahia en mai 2006 : une villa à Hydra (il le faut bien !) acquise pour un montant de…1,7 million de dinars, pas de véhicule, pas de placement bancaire, pas de bien immobilier. Il a tout juste une petite, toute petite somme, de 600 000 DA en compte trésor. Existe-t-il un mécanisme légal efficace pour vérifier si Ouyahia dit vrai ? Aucun. Donc, Ouyahia ou tout autre responsable politique peut déclarer ce qu’il veut, mettre les chiffres qu’il veut… Qui le contredira ? La règle de l’accountability n’existe pas en Algérie.

B. Bouteflika. Ahmed Ouyahia se dit fidèle à Abdelaziz Bouteflika. Il a défendu avec acharnement toutes les décisions, même les plus contestées, prises par le président de la République. De mai 2002 à juin 2003, Ouyahia a été même désigné «représentant personnel» du chef de l’Etat. Depuis avril 2011, le Premier ministre ne cesse de défendre ce qui est appelé «réformes» politiques de Bouteflika inscrites, selon lui, dans une démarche de «redressement national». Réformes ? Amendement des lois sur les partis, les associations et l’information. Le but ? Réduire jusqu’à la dernière marge les libertés dans le pays. La preuve ? Les Algériens n’ont toujours pas le droit de manifester pacifiquement dans la rue. Aujourd’hui, Ouyahia souhaite que Bouteflika parte…

C. Contradiction. Ahmed Ouyahia n’a pas peur de se contredire. En 1996, il avait soutenu la décision du président Liamine Zeroual de limiter les mandats présidentiels à deux après la révision de la Constitution. En 2008, le même Ouyahia soutient l’ouverture des mandats présidentiels après le léger amendement de la Constitution introduit par le président Bouteflika pour rester au pouvoir. Fin 2011, Ouyahia, qui fait dire à son parti, le RND, tout ce qu’il veut, est favorable, une nouvelle fois, à la limitation des mandats présidentiels à deux. Incroyable capacité de dire la chose et son contraire !

D. Destin. Ahmed Ouyahia croit avoir un destin tracé dans les tablettes du temps. L’homme, qui entre et sort du Palais du gouvernement depuis dix-sept ans et qui prétend travailler plus que les autres, se voit président de la République. Tôt ou tard. Interrogé dernièrement sur son éventuelle candidature pour la présidentielle de 2014, le patron du RND a eu cette réponse : «Trop tôt pour en parler.» L’intention existe donc. «La présidence de la République est une rencontre entre un homme et son destin», a-t-il ajouté sur un ton qui se veut philosophique. «Il y a des gens qui se portent candidats juste pour passer des messages ou pour exister. Ce n’est pas dans ma culture», a-t-il dit. Ouyahia pense, il existe donc !

E. Etat. «Pour moi, la notion de commis de l’Etat est d’une grande noblesse. J’ai derrière moi presque une trentaine d’années au service de l’Etat. Rédiger un document en tant que jeune cadre de l’administration ou occuper le poste de Premier ministre a la même valeur à mes yeux», a déclaré Ouyahia dans une interview à l’hebdomadaire Jeune Afrique en 2004. Ouyahia se définit comme «Oulid Ed Dawla» («enfant de l’Etat»). Pour ses détracteurs, Ouyahia confond «Etat» et «système». «J’ai eu l’honneur de servir mon pays et j’ai dirigé le gouvernement pendant une des périodes les plus difficiles de l’histoire de l’Algérie. J’ai évidemment parfois ressenti de la lassitude, une sorte de découragement», a-t-il pleuré dans la même interview. «Mais cela m’a également appris l’humilité. Que sommes-nous, bien assis dans nos bureaux, par rapport à ceux qui, chaque matin, apportent leur contribution à la vie du pays, à l’usine, à l’école, dans les hôpitaux ?», a-t-il ajouté. On ose à peine croire qu’Ahmed Ouyahia est un homme de gauche !

F. Fraude. Le Rassemblement national démocratique (RND), né en 1997 pour neutraliser le FLN «coupable» d’avoir soutenu «le contrat national» de Rome en 1995 et servir de nouveau rempart «nationaliste» contre les islamistes, est l’enfant d’une fraude massive lors des élections législatives de 1997. Un scrutin qui devait faire oublier celui de décembre 1991. Le RND est curieusement sorti vainqueur de la consultation trois mois seulement après sa création. Une «prouesse» jamais réalisée de toute l’histoire de la politique. «Le bébé né avec des moustaches», avaient plaisanté les uns. «Le parti préfabriqué», avaient répliqué les autres. Le rapport d’enquête parlementaire sur la fraude électorale n’a jamais été rendu public. Ahmed Ouyahia, alors chef de gouvernement, a tout fait pour l’enterrer. Une tache noire.

G. Grandiose. Voilà ce que prévoit mot à mot le signe astral d’Ahmed Ouyahia : «Vous cherchez souvent à retenir l’attention, à jouer un rôle central (…) Reste une indéniable force de caractère qui peut vous mener très loin : balayant un à un les obstacles, vous saurez mieux que d’autres parvenir à vos fins et vous donner les moyens d’une exceptionnelle réussite. Car vous imaginez – à tort ou à raison – votre destin que comme brillant, spectaculaire, en un mot… grandiose ! » Cela fait peur… même si l’on n’est pas obligé de croire les astres.

H. Histoire. Ahmed Ouyahia a accusé la Turquie d’avoir «colonisé» l’Algérie. Or, l’histoire a bien retenu que les Algériens avaient fait appel à la marine ottomane pour les protéger contre les conquêtes espagnoles. Même les manuels scolaires algériens précisent que les frères Barberousse, héros de l’Etat ottoman, avaient bel et bien «sauvé» Alger. La Casbah d’Alger n’avait-elle pas été forteresse ottomane du XVIe au XIXe siècles ? «Nous disons à nos amis turcs de cesser de faire de la colonisation de l’Algérie un fonds de commerce», a dit Ouyahia à propos des déclarations de Tayyep Erdogan, Premier ministre turc, qui a accusé la France d’avoir commis un génocide en Algérie après le vote du Parlement français sur «le génocide arménien». Ouyahia en défenseur de la France ? Oui, estime le député Moussa Abidi qui a proposé le projet de loi sur «la criminalisation du colonialisme». Une proposition considérée par Ouyahia comme «une carte politique, sans plus». «Ouyahia veut plaire à la France, gagner sa confiance et défend ses intérêts», a répliqué Moussa Abidi dans une déclaration au quotidien El Khabar. Pour le parti El Islah, Ouyahia a attaqué Erdogan parce que la Turquie a soutenu le Printemps arabe.

I. Investissements. Pour beaucoup d’experts, l’instabilité juridique en matière d’investissement est liée aux méthodes rigides du Premier ministre actuel. Cette politique est marquée par un interventionnisme à tous les échelons de l’Etat, par l’absence de transparence dans la conclusion des marchés publics et par l’échec à réduire les importations. Ouyahia a combattu l’arrivée d’investissements arabes en Algérie.Au Caire, Riyad, Doha ou Abu Dhabi, son nom est souvent cité. Les problèmes que rencontre l’Egyptien Orascom en Algérie seraient nés de cette attitude hostile du Premier ministre.
«La démarche de certains investissements arabes en Algérie n’était pas sérieuse. Nous avons entendu plus de discours que de propositions concrètes», a-t-il tenté de se justifier devant le Sénat.

J. Janviériste. «Je reste un janviériste convaincu», a déclaré Ouyahia la semaine écoulée, lors d’une conférence de presse à Alger. Après l’arrêt du processus électoral en janvier 1992 par les généraux, la mémoire nationale n’a pas retenu le nom d’Ahmed Ouyahia qui, à l’époque, était ambassadeur au Mali. Sous le Haut-Comité d’Etat (HCE), il a servi, à partir de 1993, en tant que secrétaire d’Etat à la coopération et aux affaires maghrébines. Ouyahia s’est dit «solidaire» avec Khaled Nezzar qui fait l’objet de poursuites judiciaires en Suisse en raison de ses responsabilités en tant que ministre de la Défense dans la répression qui a suivi l’arrêt du processus électoral en 1992. «Le janviériste convaincu» n’a eu aucune peine à applaudir et soutenir «la réconciliation nationale» parrainée par Bouteflika à partir de 2005. Pourtant, le même Ouyahia accusait, dans les années 1990, les partisans de la réconciliation de «relais» des islamistes radicaux…

K. Kabylie. Ouyahia est né, en 1952, à Bouadnane, à une cinquantaine de kilomètres de Tizi Ouzou. Il s’arrange, dans la plupart de ses conférences de presse, pour répondre en tamazight à la première question. Mais combien de fois Ahmed Ouyahia est-il allé visiter en tant que Premier ministre la Kabylie ? Aucune. Lors de la crise de 2001, il a joué le pompier pour amener les délégués de la Kabylie au dialogue. Pas plus.

L. Législatives. «La bataille se gagne sur le terrain. Il ne s’agit pas de dire où allons-nous. Nous allons vers un horizon serein. Il s’agit de réussir des élections législatives qui seront convaincantes pour les Algériens. Nous devons les réussir avec une participation importante de la population», a estimé dernièrement Ahmed Ouyahia. Il n’a pas expliqué comment convaincre les Algériens à aller voter. Les législatives de 2007 avaient été marquées par un taux historique d’abstention, dépassant les 60%. «Nous devons aller vers des élections dans lesquelles nous devons accepter un gagnant», a-t-il appuyé. Quel gagnant ? Le RND ? «Nous ne voulons pas être le mouton de l’Aïd. Bien sûr, on nous tirera dessus. Nous aussi nous allons tirer», a appuyé Ouyahia. Alors les législatives de 2012, à feu et à sang ? !

M. Moralisation. En 1995, Ouyahia a mené la guerre aux cadres algériens. Une guerre impitoyable baptisée «opération mains propres». Loin d’égaler le modèle italien dont elle s’est inspirée, cette opération a conduit des milliers de responsables d’entreprises publiques en prison. On avait parlé à l’époque de 6380 cadres mis en détention. Une bonne partie d’entre eux étaient innocents. Ouyahia s’était défendu en parlant de «moralisation de la vie publique». Des centaines de ces cadres ont bénéficié d’un non-lieu de la part d’une justice qui, dès le début, était complice. Ces personnes n’ont toujours pas été rétablies dans leurs droits. Quel était le but de cette campagne ? Le démantèlement du secteur industriel public puisque la corruption et le détournement des deniers publics sont, depuis cette date, devenus de plus en plus présents au point de menacer l’ensemble de l’économie nationale.

N. Non. «Non, je n’aime pas ce discours qui évoque l’alternance au pouvoir. Le pouvoir n’est pas un manège ! Si nous voulons un enrichissement d’idées en permanence et dépasser les personnes, deux mandats présidentiels constituent une période rationnelle», a soutenu Ahmed Ouyahia lors de l’émission «Hiwar Esaâ» de l’ENTV en juin 2011. Avant lui, Abdelaziz Belkhadem, secrétaire général du FLN, avait prétendu que la limitation des mandats présidentiels est «contraire» à la démocratie. Les cercles du pouvoir sont-ils divisés sur la question ? Il y a tout lieu de le croire…

O. Ouverte. A en croire Ouyahia, l’élection présidentielle du printemps 2014 sera ouverte. Quelles en sont les garanties ? Le Premier ministre n’en a pas encore. Il a avoué que de par son statut au sein du système, il peut dire… «Le pouvoir n’est pas un cadeau qu’on cède facilement». Le pouvoir, un cadeau ? Qui l’eut cru ! Ouyahia a assuré également que les prochaines législatives, prévues le 12 mai 2012, seront transparentes en ajoutant, plus loin, qu’il fera tout pour que son parti en sorte vainqueur. Très rassurant !

P. Ponction. Les Algériens n’oublieront jamais la ponction autoritaire sur le salaire des fonctionnaires décidée par Ouyahia entre 1996 et 1998. Cette décision avait été présentée comme «une mesure d’austérité» pour réduire la dépense publique. Cela a rendu Ouyahia impopulaire. «Quand il a fallu réduire les salaires, je l’ai fait. Quand il a fallu fermer des entreprises et licencier, je l’ai fait. Je ne suis pas de ceux qui cherchent coûte que coûte à être populaires. S’il faut à nouveau prendre des mesures impopulaires, je le ferais», devait déclarer Ouyahia à l’APN en 2008. Imperturbable donc, il a, à deux reprises, ordonné des ponctions sur salaire pour torpiller des mouvements de grève dans les secteurs de l’éducation et de la santé. Cela ne l’a pas empêché de déclarer dans une interview à Jeune Afrique : «La contestation syndicale est somme toute normale dans un pays qui sort d’une longue période de violences politiques.»

Q. Quatrième. «Un quatrième mandat rendra-t-il service à l’Algérie ?» Question d’Ouyahia, deux fois chefs de gouvernement depuis l’arrivée de Abdelaziz Bouteflika au pouvoir en 1999, sur justement les intentions politiques de l’actuel locataire d’El Mouradia. Ouyahia utilise le même langage que les opposants algériens qui estiment que Bouteflika ne peut plus rester au pouvoir compte tenu de son état de santé et des changements politiques majeurs dans la région arabe. L’ancien ministre des Affaires étrangères de Houari Boumediène ne dit rien sur sa volonté de quitter la présidence de la République en 2014. Jusqu’à l’heure.

R. Rassemblement. Le RND, un parti avec un projet de société confus, se bat pour «conforter» le système démocratique et républicain. Le RND, un parti laïque ? Ouyahia ne le dit pas. «Nous n’avons pas la vérité absolue», a-t-il soutenu à la télévision d’Etat. D’après lui, la vision du RND sur la position de la femme et des jeunes en politique est précise. Le RND, formé d’anciens cadres de l’administration et d’hommes d’affaires, semble ramer à droite, en tout cas plus à droite que le FLN. Il s’inscrit dans ce qui est appelé «le courant nationaliste novembriste».

S. Serviteur. Ahmed Ouyahia, qui doit sa carrière à des appuis au sein des décideurs de l’armée, est devenu un serviteur au clan du président Abdelaziz Bouteflika à partir de 2003. A-t-il abandonné le salon des généraux ? En a-t-il les moyens ? Le chef de l’Etat l’a nommé à deux reprises chef de gouvernement. Signe de confiance ? Ou Bouteflika a-t-il été forcé d’accepter un homme politique qui n’a pas eu le courage d’accompagner Liamine Zeroual dans son retrait de la vie nationale en signe de protestation contre le processus «militarisé» de réconciliation nationale ? Pourtant, le général Zeroual a nommé Ouyahia chef de gouvernement après la présidentielle de 1995. Ce dernier est, depuis, sur l’avant-scène. Mais Ouyahia a vite oublié Zeroual en tombant dans les bras larges de Bouteflika, sa famille et son entourage. «Qui vivra verra !», devait dire le général Khaled Nezzar. Les militaires sont-ils pour autant en colère contre Ouyahia désormais «partisan» de Bouteflika ? Rien ne permet de le croire.

T. Télévision. Ouyahia a toujours lutté contre l’ouverture du champ audiovisuel en Algérie et considéré les journalistes de la télévision et de la radio d’Etat comme des «fonctionnaires». Les révoltes arabes, qui ont chassé déjà trois dictateurs, l’ont forcé, lui et le régime qui le représente, à changer d’avis. Subitement, l’ouverture du champ audiovisuel est devenue possible. La nouvelle loi sur l’information a prévu cette libération, mais avec tellement d’obstacles qu’il y a lieu de penser que les télévisions et les radios libres ne seront autorisées à émettre que dans dix ou vingt ans !

V. Victoire. «Quand on va jouer un match face à 21 millions d’électeurs, comment pourrai-je vous dire qui va gagner ?», s’est interrogé Ouyahia sur les prochaines législatives. Pour lui, le RND entre en course pour être victorieux. La Constitution de 1996, changée à l’époque de Liamine Zeroual, a instauré, selon lui, les verrous qui protègent la République (création du Conseil de la nation). «Nul ne peut faire de la politique sur le dos du pluralisme. Il n’y aura plus de “la mithaq la doustour” (slogan du FIS, ndlr)», a-t-il ajouté à propos des islamistes. «A la proportionnelle, il faut un miracle pour avoir une majorité. Ce n’est pas une fantaisie», a-t-il appuyé.

X. X. L’inconnue. «Il faut penser à demain», a souvent dit Ouyahia. Oui, mais comment ? Il n’existe pas de mécanisme sérieux d’études prospectives en Algérie. Les structures créées jusque-là ne servent à rien, si ce n’est à élaborer des rapports que les Algériens ne liront pas. Enigmatique, Ouyahia a eu cette déclaration : «En Algérie, il faut faire le mineur pour savoir ce qu’il y a sous terre.» Difficile de trouver une solution à cette équation à deux inconnues, n’est-ce pas ?

Z. Zèle. «Mon désastre personnel est que dans mon pays, il n’y a plus de sens de l’Etat. Qu’il ait une réunion, et alors ? Cela vous étonne que les autorités du pays se réunissent. Nous sommes arrivés à un stade d’indigence terrible», a explosé Ahmed Ouyahia lorsqu’une question lui a été posée sur la récente réunion qu’a organisée Bouteflika avec les présidents des deux Chambres du Parlement et le Premier ministre. Une réunion entourée d’opacité totale. Ouyahia a trouvé presque scandaleux que la presse s’intéresse à cela. Se référant à Charles de Gaulle, il a relevé que personne, mis à part le porte-parole, ne prenait des notes lorsque le général français, alors chef d’Etat, présidait le Conseil des ministres. Cela remonte à plus de cinquante ans… Il y a donc un problème avec «le logiciel» d’Ouyahia !
Fayçal Métaoui


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15 Commentaires sur cet article

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  • Abdelkader DEHBI
    14 janvier 2012 at 9 h 21 min - Reply

    «  » »Se référant à Charles de Gaulle,il [OUYAHIA] a relevé que personne, mis à part le porte-parole, ne prenait des notes lorsque le général français, alors chef d’Etat, présidait le Conseil des ministres. » » »

    Cette référence à De Gaulle, est surtout révélatrice d’un tempérament tenace de colonisé, qui déshonore son auteur, M. Ouyahia, qui veut faire oublier qu’il n’est qu’un vulgaire larbin des généraux putschistes, un corrompu et un sinistre éradicateur de triste mémoire qui aura tôt ou tard, à rendre des comptes.

    Dommage que le journaliste n’ait pas eu le courage d’approfondir ses questions sur le vrai propriétaire des milliers de bus orange, loués aux Oeuvres Universitaires à travers l’ensemble du territoire national.

    • postman
      14 janvier 2012 at 15 h 40 min - Reply

      bien dis bravo

  • Fakir
    15 janvier 2012 at 9 h 12 min - Reply

    Le journaliste a oublier de dire que monsieur ouyahia est le seul premier ministre au monde qui a ete nommé ecarté puis nommé sous le même president apres que françois fillion a ecarter belkhadem

    Et pour la france elle ne demandera jamais pardon au traitre qui on signé les accord d’evian surtout que ca ete ecrit noir sur blanc qu’aucun français ne sera poursuivie pour des faits qui anterieur aux cessez le feu

    http://www.legifrance.gouv.fr/jopdf/common/jo_pdf.jsp?numJO=0&dateJO=19620320&numTexte=03019&pageDebut=03019&pageFin=

    Et dire que celui qui a negocier ces accords a dit a sideh degaulle barakallahou fik ci joint ces declaration

    http://www.youtube.com/watch?v=ymmNIw9kEfY&feature=youtube_gdata_player

    Ces gens la sont des traitres l’algerie n’a jamais ete libre l’effaceur a reussi sa tache en 62 et le revoila avec son equipe pour effacer les crimes des enfants de la patrie la france apres 92

    Vive l’algerie et gloire a ces martyres des deux guerres

  • elforkan
    15 janvier 2012 at 13 h 53 min - Reply

    «Quand on va jouer un match face à 21 millions d’électeurs, comment pourrai-je vous dire qui va gagner ?»
    Mais, minable personnage(( sans nif, ni dignité, toi qui s’était indigné des déclarations d’un HOMME, Erdogan, au lieu de t’indigner sur les crimes de tes maitres colonialistes grâce auxquels tu occupe cette place à partir de laquelle tu craches sur le peuple et ses martyrs, sans punité,))tu es Hmida el la3ab et hmida er’racham !!!
    Et le bourrage des urnes ??
    Lors des dernières élections présidentielles de 2009, une personne de ma connaissance(un chomeur), préposé à la surveillance des urnes, me dit qu’à la fin du vote, moi et les autres préposés, nous avions pris de centaines de bulletins BOUTEFlIKA, nous les avions mis dans des enveloppes, puis dans l’urne….je lui est dit que ce que vous aviez fait est une TRAHISON ! il me répondit qu’ils avaient reçu un ORDRE et qu’en tous les cas, si nous on ne le feraient pas d’autres le feraient !!!!
    Par Allah le Tout Puissant, ce que je viens de dire EST LA VÉRITÉ !

  • elforkan
    15 janvier 2012 at 13 h 57 min - Reply

    pardon ! pardon!…..toi qui craches sur le peuple et ses martyrs EN TOUTE IMPUNITÉ

  • HAMED
    15 janvier 2012 at 14 h 53 min - Reply

    En tant qu’ALGERIEN PUR,je n’accepterai jamais d’être un ami d’un type qui soit renié par ces parents,si tes parents te renie,c’est que tu leur a fais du mal,alors comment cette personne te veut du bien ? peuple algérien OUYAHIA est renié par ses parents,faite votre enquête auprès de son quartier au confort,dommage sa famille est connu comme une famille digne.

  • amine
    15 janvier 2012 at 16 h 16 min - Reply

    Tout d’abord, ouyahia est un militaire déguisé en civil!! Son chikour direct c’est le caporal Toufik Mediene.

    Pour le reste, il s’agit d’un harki pure souche. Il se croit intelligent et omniscient. Sa mère la renié. Son frère qui était mécanicien de train à la SNTF est devenu directeur au sein de la même entreprise grâce à lui. Quant aux bus oranges(cous) transport des étudiants, c’est bien lui le propriétaire (pas pour longtemps inchallah).

    peut-om mériter pire que ça dans la vie??!!

  • D B
    15 janvier 2012 at 17 h 24 min - Reply

    M comme mensonge, la « vertu » cardinale de Oui-Yahia.
    Ainsi par exemple, il avait affirmé que les législatives de 1997 ont été les plus honnêtes depuis l’indépendance. Et il avait affirmé avec force, que puisqu’il fallait donner les vrais chiffres, puisque l’histoire en avait besoin pour pouvoir s’apaiser, le nombre de toutes les victimes de la décennie noire était de ….35 000 morts, et qu’il n’était pas besoin de faire de la surenchère avec les souffrances des autres. 15 jours plus tard, dans un discours public, Bouteflika le désavouait publiquement, en annonçant le chiffre de 200 000 morts. N’importe qui d’autre aurait au moins démissionné. Oui-Yahia se contenta de dire, en aparté, que ceux qui n’y connaissent rien en politique, ne pouvaient pas le comprendre. Bien sûr…

  • W A H I D
    15 janvier 2012 at 18 h 09 min - Reply

    Une certitude, un printemps Algérien. Les biens mal acquis seront systématiquement confisqués, ou bloqué dans les banques à l’étranger.

    Les milliardaires en dollars finiront tous comme Khalifa, Dezzy aussitôt que le peuple décide de prendre en main son destin.

    Aussi vite riche; aussi vite dépourvu, c’est une question de temps  » bien mal acquis ne profite jamais ».

    Qu’il soit civile ou militaire, algérien ou étranger.

  • Said Salombi
    15 janvier 2012 at 18 h 13 min - Reply

    Je sais qu’un journaliste « doit ecrire », ca fait partie du cahier des charges, seulement perdre son temps et celui des autres a noircir du papier (je n’ai pas lu + de 10%) a propos d’un type aussi insignifiant, c’est quand meme fort.

    Une suggestion monsieur FM: utilisez vos ondes courtes pour analyser comment un type aussi meprisable et insignifiant est-il à l’affiche de notre quotidien depuis 20 ans? Par quel miracle un peuple supposé fier accepte-t-il cela sans broncher? Juste une suggestion sur un sujet qui me semble utile.

  • Jeff
    15 janvier 2012 at 18 h 56 min - Reply

    @ DB

    Pire encore. En 1997, le sieur Oukharya, hachakoum, comme le nomme la jeunesse algérienne, fut l’invité sur le plateau d’une émission de la cynique,orpheline ENTV. A la question relative à la négociation avec les groupes armée, il répond laconiquement et sans vergogne que le dossier du parti unique est clos à jamais. Comble de l’ironie, le lendemain, sur le journal du 20 heures, le présentateur du journal lise le communiqué de l’AIS sur l’accord conclu avec les généraux criminels.

  • Brahim qui revient
    15 janvier 2012 at 22 h 41 min - Reply

    Irham babakoum ya el khaoua qu’est-ce qu’il y a attendre des croupions de Ouyahia jusqu’à Sidi Said en passant par les Belkhadem et Aboudjerra pour ne citer que ceux là. Aucune personnalité, aucune dignité, aucun nif et ça se prétend « œuvrer pour le bien du peuple algérien ».
    Quelle fumisterie.Ces carpettes du pouvoir n’ont aucun programme, aucune politique. Leur seul leitmotiv : « nous sommes là pour concrétiser le programme de Bouteflika » . Même na Louisa du PT est de cette trempe.
    Et quand Bouteflika va disparaître, ils vont tous réapparaître mais cette fois pour défendre le programme de celui que les généraux des Tagarins sortiront des ‘urnes ».
    Quelle honte !

  • Ali mout wakaf
    19 janvier 2012 at 4 h 48 min - Reply

    @ fakir : j’ai déja écouté cette vidéo, c’est tellement triste… si on faisait écouter cette vidéo à une personne qui ne le connais pas, il dirait que De Gaulle était son chef, son modéle…et ça en dit long ya errab!!! comment dire de quelqu’un qui vous considére comme un indigéne et qui se donne le droit de vous tuer , torturer, usurper vos droits, déraciner … un rjoul aadhim !! (grand homme) …Allah la trabhek , et dire que ces gens la nous ont gouvernés …pour ne pas utiliser d’autres mots… allah yarhamkoum ya echouhadas….je prierais nuit et jour pour qu’ils nous pardonnent….

  • elforkan
    19 janvier 2012 at 12 h 44 min - Reply

    Ya nass Allah yahdikoum, vous vous étonnez des khardjates d’Ouyahia ou de ses semblables, Boutef, Boudjerra, Belkhadem, Medelci etc..alors qu’il n’y a pas du tout lieu de s’étonner;ces individus sont ils connus pour avoir pris les armes contre le colonialisme ? Non !
    Sont-ils connus pour s’être opposés à un quelconque régime algérien, de Ben Bella à nos jours ? Non!
    ont ils fait de la prison pour avoir dénoncé une injustice ? non !
    Se sont-ils rangés, un jour, du coté des peuples opprimés ? jamais !
    Ya nass , n’est pas HOMME qui veut , wa fakidou ech’chay’ou la you3tih !

  • Brahim qui revient
    21 janvier 2012 at 23 h 18 min - Reply

    Voici un article très intéressant d’Abed Charef intitulé « Dommages collatéraux » publié dans le journal la Nation. On parle de l’innommable Belkhadem, de la girouette Aboudjerra Soltani qui a changé de nom pour la circonstance, de Sidi Said la carpette, mais rarement des responsabilités directe de Ahmed Ouyahia, …. « premier ministre » et « chef » du RND dans la drame algérien.

    Voici l’article et bonne lecture chers amis de LQA:

    « Il était déjà là quand l’affaire Khalifa a éclaté. M. Ahmed Ouyahia était un vétéran du gouvernement quand les Algériens ont découvert que l’empire Khalifa était une vaste escroquerie qui avait causé un préjudice de plusieurs milliards de dollars. Plus de deux milliards, disait-on pudiquement dans les milieux financiers, mais d’autres avançaient le chiffre de cinq milliards de dollars. De l’argent dont une partie avait atterri dans des comptes de personnages chanceux, en Algérie et à l’étranger, entre créanciers, prêteurs sur gages et autres vautours classiques qui rôdent autour des cadavres d’entreprises, mais dont une autre partie s’est volatilisée.

    L’opacité du système algérien a empêché de connaître l’ampleur du désastre. Aucun haut responsable n’a été mis en cause au procès, qui s’est terminé en queue de poisson, avant que ne soit évoquée la mise en accusation de quelques barons devant une haute cour qui n’a jugé personne jusque-là. Mais M. Ouyahia doit en savoir un bout sur cette procédure, lui le chef de gouvernement, l’ancien ministre des finances et ancien ministre de la justice. Il doit connaître les tenants et les aboutissants de l’affaire, lui qui connait désormais tout de l’Algérie et de ses aspirations.

    Mais M. Ouyahia n’en a rien dit. Il n’a rien dit non plus de cet argent qui s’est déversé à flots sur l’autoroute est-ouest. Douze milliards de dollars, officiellement, pour un ouvrage qui pouvait être construit pour la moitié de cette somme. Un peu partout dans le monde, on construit des autoroutes pour quatre à six millions de dollars le kilomètre, trois millions le kilomètre quand cela se passe en terrain non accidenté comme c’est le cas de Bouira à Constantine et de Khemis-Miliana à Oran. Mais en Algérie, on fait les choses en grand : douze millions le kilomètre en moyenne !

    Et ce n’est pas assez. Car avec le temps, on a découvert les « extras » de ce contrat. Avec des pots-de-vin évoqués par les journaux, dont une commission de trente millions de dollars touchée par un ancien ministre au-dessus de tout soupçon.

    Autre découverte : un surcoût de six cent millions de dollars juste pour changer la qualité du goudron de la fameuse autoroute. Et, dans la foulée, on vient d’apprendre que le contrat ne comprend pas certaines infrastructures, comme le dispositif de sécurité, ainsi que toutes les aires et commodités qui accompagnent traditionnellement ce genre d’ouvrages.

    Ahmed Ouyahia, grand gestionnaire, connait forcément toutes ces données. Qu’en pense-t-il ? Il n’en a rien dit. Il se contente de gérer les dommages collatéraux, qui sont encore plus désastreux pour le pays. Avec, d’abord, la disparition de toute confiance en la justice algérienne. L’affaire Khalifa a achevé le peu de crédibilité de la justice. Car au moment où des seconds couteaux étaient condamnés par le tribunal de Blida, la rue avait déjà désigné les coupables. Des noms ont circulé, ceux de hauts responsables, de ministres, de patrons célèbres, avec le numéro de leur compte et le montant de l’argent obtenu.

    La seconde victime collatérale est le système financier. L’affaire Khalifa a mis fin à toute aventure d’un privé algérien dans le domaine financier. Aucun patron algérien ne pourra avoir la confiance des clients, entreprises ou particuliers, avant des années, voire des décennies. Ce qui laisse les banques publiques dans un face-à-face destructeur avec les banques étrangères, qui prennent peu à peu le contrôle des finances du pays.

    Avec un tel bilan, M. Ouyahia a fait la preuve de ses capacités à détruire tout ce qu’il touche, confirmant ainsi son grand exploit de 1997, lorsque son parti nouvellement créé, le RND, avait bénéficié de la plus grande fraude de l’histoire de l’Algérie indépendante. M. Ouyahia avait alors touché aux élections et aux partis, et il avait réussi à vider ces concepts de leur sens.

    C’est cet homme, aujourd’hui à la tête du gouvernement, qui a eu la charge de préparer ce que le président Abdelaziz Bouteflika a appelé « réformes politiques », et c’est encore lui qui a la charge d’organiser les prochaines élections législatives. Un rappel suffisant pour se faire une idée du contenu et de l’objectif de ces réformes, et pour savoir ce que va être l’utilité des prochaines élections, dans un pays où M. Ouyahia apparait comme un dommage collatéral de politique. »

  • Congrès du Changement Démocratique