Édition du
21 November 2017

Les divergences entre Abane et Ben Bella : deux lignes politiques ambivalentes.

Ait Benali Boubekeur

« Le FLN n’appartient à personne, mais au peuple algérien qui se bat. L’équipe qui a déclenché la révolution n’a acquis sur celle-ci aucun droit de propriété. Si la révolution n’est pas l’œuvre de tous, elle avortera inévitablement », déclare Abane Ramdane à Ferhat Abbas afin qu’il rejoigne le FLN.

En effet, au début de la guerre, certains chefs se considèrent les seuls dépositaires de la révolution. Leur chef de file est indubitablement Ahmed Ben Bella. Malgré les cinquante années qui nous séparent de la fin de la guerre, il n’en démord pas. À chaque sortie médiatique, il se donne le rôle de l’unique initiateur de la révolution algérienne. Cependant, l’arrivée d’Abane à la tête du FLN va permettre la mise en œuvre d’une politique cohérente. Néanmoins, bien qu’il ait réussi à fédérer les forces de l’intérieur, la délégation extérieure pose, quant à elle, une flopée de problèmes. Soutenu par les services égyptiens, Ben Bella s’arroge le rôle de dirigeant décisif à la tête de l’Algérie en lutte. Pour ce faire, il tente de discréditer les autres membres de la délégation extérieure, Hocine Ait Ahmed et Mohamed Khider. Il accuse le premier de berbéro-matérialiste et le second de bourgeois. Leur intelligence fait que cette invective ne les touche pas. Ils continueront à assumer leur rôle sans qu’ils ne soient nullement déstabilisés.

Toutefois, l’homme fort du front de l’intérieur, en l’occurrence Abane, ne compte pas se laisser marcher sur les pieds. En plus, il ne s’agit pas d’une divergence sur un point donné. Car les divergences avec la délégation extérieure, en cette année 1956, se multiplient à foison. Et elles sont dues à plusieurs facteurs. Il y a d’abord l’éloignement de celle-ci du terrain des affrontements. Dans une note de bas de page, Mabrouk Belhocine, auteur du livre « Le courrier : Alger-Le Caire 1954-1956 », estime que ces divergences de vues peuvent s’expliquer par le facteur géographique. « Il est évident que des responsables d’un même mouvement, séparés géographiquement de 500 kilomètres, sont politiquement à des « années lumières » les uns des autres, ceux qui sont dans la « gueule du loup » et ceux qui n’y sont pas », écrit-il. Par ailleurs, bien que chacun poursuive l’objectif de recouvrement de l’indépendance nationale, il n’en reste pas moins que la stratégie des uns et des autres peut se trouver aux antipodes.

Quoi qu’il en soit, Abane déploie tous les efforts nécessaires pour y remédier à cette situation. Dans une correspondance, datant du 15 mars 1956, Abane clarifie autant que faire se peut l’orientation du FLN. Connaissant les tiraillements ayant miné le PPA-MTLD avant le déclenchement de la lutte armée, Abane décèle, avec certainement une amertume, le même esprit prévalant chez certains membres de la délégation extérieure. En réalité, Ben Bella est toujours resté MTLD. Ayant quitté le pays dans le début des années 1950, en 1952 exactement, Il ignore la réalité du terrain des affrontements. Dans la lettre du 15 mars 1956, Abane le signale parfaitement : « Nous avons rayé de notre vocabulaire les expressions « peuple à disposer de lui même » « auto détermination » etc. Nous n’usons que du vocable « indépendance » alors que vous nous parlez très souvent d’autodétermination », clarifie-t-il la position ferme des dirigeants intérieurs du FLN.

D’une façon générale, cette différence de vue est palpable. Dans les initiatives entreprises par les deux lignes du FLN, chacun tente de faire valoir son orientation. Pour Ben Bella, il existe au tout début un contrat moral entre les « neuf chefs historiques ». En d’autres termes, le FLN a déjà eu sa direction. Par conséquent, les nouveaux venus doivent se mettre au service de ce groupe. Cela dit, bien qu’il s’appuie sur les services égyptiens pour écarter ses deux collègues de la délégation extérieure, il utilise souvent ce contrat pour que le parti ne s’ouvre pas aux compétences. Tout compte fait, il considère que les « allumeurs de la mèche » doivent gérer, à eux seuls, la révolution. Mais cela suffit-il à libérer le pays du joug colonial, et ce malgré le stoïcisme des neuf chefs historiques ? Pour Ben Bella, l’engagement des neuf aurait suffi amplement à rallier les Algériens à la cause. C’est là une erreur, estime Abane. Pour ce dernier, le FLN est la propriété de tous les Algériens. Du coup, ils peuvent prétendre, au même titre que les initiateurs de l’action armée, à assumer les responsabilités suprêmes.

Cependant, bien que certains Algériens n’aient pas adhéré d’emblée à la lutte armée [les centralistes, l’UDMA de Ferhat Abbas et les Oulémas], il n’en reste pas moins que l’Algérie en lutte avait besoin de tous ces fils. Et leur intégration au FLN, selon Abane, ne doit pas être accompagnée de brimade. Dans la correspondance déjà citée, il étaye son acception de ce que doit être le FLN : « Pour nous le FLN est la projection sur le plan historique du peuple algérien en lutte pour son indépendance. Le FLN est quelque chose de nouveau ce n’est ni le PPA ni le MTLD ni même le CRUA. » Quoi qu’il en soi, bien que l’encadrement initial soit assuré par les anciens du PPA-MTLD, le FLN, pense Abane, doit dépasser le parti afin qu’il intègre en son sein toutes les sensibilités politiques nationales.

De toute façon, les divergences ne concernent pas seulement le rôle du FLN. Il y a même une différence concernant la stratégie des alliances. La priorité étant de pourvoir les maquis en armes, Abane rappelle à la délégation extérieure que « si les communistes veulent nous fournir des armes il est dans nos intentions d’accepter le parti communiste algérien en tant que parti au sein du FLN si les communistes sont en mesure de nous armer… Si vous êtes obnubilés par l’union nord-africaine nous n’avons qu’un seul souci : les armes, les armes, les armes. » Cela dit, les démocraties populaires, à ce moment-là, ne voulurent pas créer de clash avec la France. Etant considérée comme le maillon faible du libéralisme effréné, ces démocraties populaires faisaient tout pour détacher la France des USA. Après moult tergiversations, le FLN opte pour le rapprochement avec les démocraties occidentales en demandant notamment l’intégration de l’UGTA au syndicat mondial d’obédience américaine.

Sur un autre volet, les conditions de la fin de la guerre constituent le point d’achoppement entre Abane et la délégation extérieure, dominée, grâce à l’appui des services égyptiens par Ben Bella. Sur ce point, qu’il en déplaise aux ben bellistes, les correspondances, publiées par Mabrouk Belhocine, montrent plus de fermeté du côté d’Abane. En effet, il interdit à quiconque d’engager des pourparlers avec la France sans qu’il y ait l’aval préalable des maquis. De la même manière, il refuse d’entendre parler de la création d’un gouvernement à l’étranger. « Si nous devons un jour constituer un gouvernement provisoire, il sera en Algérie et pas ailleurs. Si par malheur vous vous amusez à constituer un gouvernement à l’extérieur nous nous verrons dans l’obligation de vous dénoncer publiquement et la rupture sera totale », avertit-il encore.

Pour conclure, il est évident qu’en 1956 Abane jouit de la confiance des dirigeants de l’intérieur. Il profite de ces appuis pour mettre sur rail la révolution algérienne. Sans jouer la mouche du coche, il détermine le rôle de chacun. Bien qu’il n’ait aucune légitimité pour cela, diront les mauvaises langues, il n’en demeure pas moins que son but est de faire du FLN un parti où chacun a sa place. En le comparant à Ben Bella, il va de soi que leurs cultures sont diamétralement opposées. Sans doute, Ben Bella est plus fasciné par un pouvoir illimité. La courte période qu’il a passé à la tête de l’État algérien corrobore cette thèse. Quant à Abane, même pendant la période cruciale, il pense associer tous les courants politiques algériens au FLN. Et c’est là que se situe la différence entre un homme de pouvoir et un homme d’État.

Par Ait Benali Boubekeur


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59 Commentaires sur cet article

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  • Djamel Eddine U
    2 février 2012 at 15 h 48 min - Reply

    Mr Benbella termine bien ses jours a nos jours. Par contre, Mr A. Ramdane rahimahou Allah comme beaucoup d’autres combattants honettes ont étaient vaincu par des loups toujours en place. je me suis souvent posé cette question si on peut me répondre: Pourquoi les combattants sincère avec une intelligence accrue et une vision très perspicace n’arrive pas a se protéger eux même pour achever leurs idéal?

    Très bon article. Merci monsieur Boubekeur




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  • saluetous
    2 février 2012 at 16 h 14 min - Reply

    « Les origines du premier Novembre » de Ben Khedda est un livre qui vous guidera.




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  • slam
    2 février 2012 at 17 h 33 min - Reply

    L’article de notre ami Boubekeur est plus que significatif en matière
    d’hégémonie et d’autoritarisme politique exercée par les tenants du pouvoir depuis qu’ils se sont accaparés du Front de Libération National , qui fut à l’origine comme son sigle l’indique à juste titre ,une association de toutes les sensibilités engagées à l’époque coloniale dans la lutte pour l’indépendance de l’ Algérie! En effet, le front n’était pas un parti politique avec une idéologie bien définie et distincte des autres. Il constituait beaucoup plus une aile politique de l’ Armée de Libération
    Nationale ( ALN ) qu’un parti politique. Il fut chargé , en accord avec toutes les sensibilités qui le composaient de conduire la politique d’une Algérie combattante à cette époque bien précise de notre glorieuse révolution.Il est serait utile de souligner que plusieurs formations politiques s’était unies sous la houlette d’un ABANE Ramdhane, architecte du Congrès de la Soummam du 20 Aout 1956 et grand
    réunificateur des sensibilités dans une seule engagée dans le combat.Nous pouvons citer parmi ces partis le PPA-MTLD,le Manifest de Ferhat Abbas,Les Ulémas et le PCA .Il faut souligner que Abane avait eu du mal à les faire intégrer : il a fallu tout son panache de haut coordinateur pour réunir tout le monde dans ce front que fut le FLN sous réserve accordée et entendue qu’à l’indépendance, que chaque tendance avait tout le droit de reprendre ses activités ,libre de toutes sujétions.
    Malheureusement, tout le monde est aujourd’hui au courant de ce qui s’était produit au lendemain de l’acquisition de la souveraineté nationale: un groupe de militaires, a soigneusement préparé le premier coup d’état de l’ Algérie indépendante contre le Gouvernement Provisoire De la République Algérienne ( G.P.R.A) dirigé par feu Benyoucef Ben Khedda. L’adjudant-chef Ahmed Bella qui avait servi la France coloniale en Indochine, fut coopté Premier Président de la République Démocratique et Populaire par ses acolytes militaires dirigé par le chef d’état major, le Colonel Houari Boumedienne, qui devint lui-même son Vice-Président et Ministre de la Défense. A partir de là, le FLN devient un appareil au service de  » l’ Etat algérien préfabriqué »du fait que l’assemblée constituante qui fut élue de manière factice proposa une Constituante qui consacra définitivement le Parti Unique en invoquant la fragilité des institutions qu’il fallait absolument stimuler et renforcer pour la construction d’une république purement socialiste sans consulter le peuple algérien. On peut noter au passage sans rentrer dans trop de détails, l’entrée en clandestinité du Parti Communiste auquel on avait interdit l’existence, et également la constitution d’autres partis politiques tel que le FFS d’ Ait Ahmed et le PRS de Boudiaf qui ont malheureusement subis les foudres de guerre du régime militaire installé de force dans le pays.
    Depuis, malgré les revendications et les résistances des partis entrés dans la clandestinité, le pouvoir continua de se renforcer et de priver le peuple algérien de toutes ses libertés!
    Le FLN qui fut le bras droit du régime a été utilisé pour mobiliser les masses en traînant avec lui beaucoup de mensonges jusqu’aux évènements d’ Octobre 88 qui a vu naître la Constitution de Février 1989 qui consacra le multipartisme et vu les partis qui activaient dans la clandestinité reprendre du service sur la scène politique nationale mais sans toutefois pouvoir se défaire de cet  » FLN  » pourtant propriété exclusive de tout le peuple algérien. Il faut retenir que le FLN a subi , après la Constitution de 1989, une grande déchirure qu’il l’a vu perdre une grande partie de ses adhérents, pour ne pas dire « militants » ,et constituer des formations politiques dont les sensibilités sont islamistes ( FIS dissous, HAMAS,ENNAHDHA etc…).
    L’histoire du FLN aurait du se terminer au lendemain de l’Indépendance mais, le régime militaire l’a maintenu à son service pour s’en servir en tant que support politique et bien évidemment pour en faire aussi usage de légitimité révolutionnaire…..




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  • jazairouna
    2 février 2012 at 18 h 09 min - Reply

    Merci pour cet article. On ne connaît pas la vraie histoire de notre pays on nous la cache encore et c’est dommage. Attend-on que tous les acteurs soient morts pour nous dire n’importe quoi?
    J’ai toujours pensé que le FLN aurait du être mis au placard au lendemain de l’indépendance et laisser toutes les sensibilités qui s’y trouvaient se libérer dans une démocratie exemplaire. Certains ont pensé et décidé autrement et ils continuent… L’histoire ne les oubliera pas.




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  • hoocine
    2 février 2012 at 19 h 24 min - Reply

    Dieu a fait que les malfrats survivent pour le malheur de ce peuple et du pays.
    Et,cependant les vivants ne veulent pas se rendrent compte de leur erreur et agirent pour y mettre fin au regne des gros ventres et de leurs affides.




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  • MADJID
    2 février 2012 at 22 h 39 min - Reply

    Ait Benali Boubekeur, tu nous expliques assez bien pourquoi Abane a été assassiné, mais si tu permets , j’ajoute à tes explications les remarques suivantes. A mon avis, il y a deux raisons essentielles qui expliquent l’assassinat de Abane :
    1/-d’abord, il voulait, comme tu le dis, la primauté de l’intérieur sur l’extérieur, la primauté du politique sur le militaire. Quoi de plus normal !. On imagine la rage des touristes du FLN , en villégiatures en Egypte, à Tunis, au Maroc, à Paris etc…
    2/- ensuite, pour Abane, la guerre de libération n’était pas une guerre sainte contre l’occident mais tout simplement une lutte pour l’indépendance et donc une lutte contre le colonialisme spoliateur.
    Si tu lis bien la plate forme de la Soummam dont Abane est le principal rédacteur, tu peux y lire cher Ait Benali Boubekeur, les intitulés suivants :
    a) ….« la révolution algérienne est une lutte nationale pour détruire le régime anarchique de la colonisation et non une guerre religieuse »
    b) …« C’est une lutte pour la renaissance d’un Etat Algérien sous la forme d’une république démocratique et sociale et non la restauration d’une monarchie ou d’une théocratie révolues ».

    Ces phrases ont certainement fait « tilt » dans la cervelle des Ali Kafi, Ben Bella, Boumedienne et consors. Il fallait donc à tout prix que Abane disparaisse car une bonne frange du FLN ne voyait qu’une Algérie dans « le cadre des principes islamiques », c’est-à-dire carrément une république islamique à la mode Saoudienne concocté à la sauce Egyptienne(El moudjahiddine fi sabilillah)
    Ce jour là, Abane Ramdane a signé sa condamnation à mort.
    L’après indépendance a d’ailleurs confirmé le caractère exclusivement arabo-islamique qu’a développé et imposé cette frange du FLN dans la société algérienne. L’après indépendance a confirmé la prise de pouvoir sous forme de premier coup d’Etat de « l’armée des frontières » pour annihiler toute prétention du « politique » à prendre le pouvoir par l’organisation d’une constituante ou tout forme d’élection démocratique.
    Rien ne devait être toléré en dehors de cette «culture arabo-islamique» sous peine d’être emprisonné, exilé, torturé, éliminé ou être traité de harki ou de traitre à la révolution …et personne ne pouvait rien à cette offensive calculée de cette frange du FLN.
    D’un autre côté, rien ni personne ne pouvait se mesurer à la force des Kalachnikovs et des quelques engins motorisés de guerre (non mis à la disposition de la révolution) mais introduit rapidement par les frontières dès le cessez le feu de mars 1962..
    Le cri de « guerre » de Ben Bella lors d’un discours en 1962 : »nous sommes des arabes, nous sommes des arabes, nous sommes des arabes » (répété trois fois) en est une autre preuve de l’intransigeance et de la détermination de cette frange du FLN qui s’est installé au pouvoir sans discontinuité jusqu’à aujourd’hui en connivence avec ce qu’on a appelé « l’ALN » !
    Et oui cher frère Ait Benali Boubekeur, il y a des vérités qu’on n’a pas le droit de dire de manière crue dans ce sacré pays !
    En tout cas, c’est mon explication de ce MEURTRE ! Il y en a peut-être d’autres ??? qui sait ???
    Avec tous mes respects.




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  • salay
    3 février 2012 at 8 h 49 min - Reply

    Comparer Abane et Benbella est déjà un effort. Abane, Algérien de souche alors que Benbella, tabor marocain, n’a fait que bien servir l’empire colonial français comme le prouve son héroïsme à Monte Cassino. Quelques mois à la tête de l’OS ont suffi à Ath Bella pour livrer cette organisation à ses maîtres coloniaux. Si ce mercenaire est sorti de la prison de Blida en 1952 pour rejoindre le Caire où les officiers libres Égyptiens venaient de mettre fin à une royauté servile, Abane, responsable zonale de l’OS, en purgea cinq (5) années dans les prisons haute sécurité en France à cause de l’incompétence (trahison?) du Chleuh. Yacef Saadi accuse Ath Bella d’avoir été exfiltré par les français de la prison de Blida pour espionner le nouveau régime du Caire.
    Autant la distance qui sépare le terrain de combat, son fief Alger, et le Caire est grande ,près de 5000km, plus grande est la séparation idéologique, politique et surtout l’honnêteté intellectuelle entre notre héros national et le mercenaire colonial Ath Bella. Quoiqu’il soit resté coincé dans les méandres politiciens du Zaim Messali, Ath Bella n’a fait que servir ses anciens maîtres coloniaux et ses nouveaux patrons du Caire. Le poète chanteur Slimane Azzam l’a bien personnifié dans sa chanson « AMKERKOUR BOUMDOUN »- le crapeaud du lac-. Là où il est passé, il en a résulté la fitna, le desordre…:L’OS, son passage au Caire, ses agitations subversives, son irrespect à Benmhidi, son langage ordurier à l’égard du président du GPRA (feu Benkheda), sa guerre civile de l’été 62, l’implantation des égyptiens, l’emprisonnement et l’assassinat de cadres de la révolution…Qu’il meure chez ses maîtres avant le cinquantenaire de l’indépendance!




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  • hamza
    3 février 2012 at 10 h 51 min - Reply

    Bien dit ya Salay Allah Yerhame oualdik….




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  • karim
    3 février 2012 at 11 h 25 min - Reply

    Nous sommes arabes trois fois,sauf qu’il a dit en français,du coup les égyptiens n’avaient absolument rien compris a ces affirmations.Aujourd’hui elle aurait fait le Buzz sur yutube.




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  • MAJORORO
    3 février 2012 at 15 h 33 min - Reply

    Qu’il est bon de lire la vérité. Merci mille fois pour cet excellent article, qui de par le choix de son sujet et la clarté de son récit ne peut qu’attirer d’aussi excellents commentaires.




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  • Djamel Eddine U
    3 février 2012 at 17 h 56 min - Reply

    @ Mr MADJID:
    J’ai essayé de suivre votre commentaire et tous les points relevés ne me paraissent pas crédible. Avec tous mes respects, nous n’avons pas eu un état religieux islamique ou arabo-islamique après l’indépendance, mais plutôt un communisme Nasserien qui a était imposé sur un peuple musulman. On a même créer une société publique pour la fabrication de boissons alcoolisé de marque comme celle de Mascara. On a tous nationalisé des terres agricoles aux boulangeries. cela n’a rien d’islamique. Pour la venu d’enseignants égyptiens ou syriens après l’indépendance n’a pas donnée d’effet; Remarquez on communique toujours entre algériens en français ici après 50 ans d’indépendance virtuelle. On arrive toujours pas encore a communiquer entre nous en aucune langues algérienne sauf en français quand on débat un sujet entres nous peuple algérien. Pour être réaliste, dire trois fois comme cité que nous somme des arabes en français ne ridiculise que l’orateur en fait.
    Mes respects,




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  • MAJORORO
    3 février 2012 at 19 h 02 min - Reply

    Meme les Bains Maures devaient y passer d’apres BB; cela aurait pu donner la Societe Nationale des Bains Maures, SNBM comme sigle. Qui l’en a dissuade, interessant de savoir.




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  • hanif
    3 février 2012 at 19 h 14 min - Reply

    depuis quand ben bella a une ligne politique, il était et il est toute sa vie tirailleur de la france, de nasser, de sadam, kadafi , la liste est longue, c’est du courage physique au service de ses maitres étrangers




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  • MADJID
    4 février 2012 at 1 h 48 min - Reply

    Djamel Eddine U,
    1/- l’Algérie est arabisé et islamisé à 200 % et les quelques algérien qui communiquent en français, comme nous, sommes une quantité négligeable. Nous sommes d’ailleurs une espèce en voie de disparition et çà enchantent pas mal de personnes.
    2/-Le socialisme est une doctrine économique que tous les pays du tiers qui ont accédé à l’époque à l’indépendance ont adopté. Normal qu’on ait choisi le socialisme (et non le communisme soit dis en passant) car s’était la « tendance de la pensée économique de l’époque » comme l’est aujourd’hui le capitalisme financier sauvage. De plus, il n’y avait que l’URSS qui était du côté des pays arabes face à la force de l’Otan
    3/- Mascara est un cepage qui a existé avant l’indépendance, comme le Dahra etc….
    4/- Le FLN tendance arabo-islamique pur et dur n’a pas pu décrété l’arabisation total et l’effacement du Français dès juillet 1962 car il n’en avait pas les moyens techniques au sortir de l’indépendance (absence de cadre arabisant , absence de professeurs arabisants etc…) D’où l’importation aveugle des « cerveaux » égyptiens et syriens que tu as certainement connus.
    5/- Il n’y a jamais eu de doctrine communiste dans les pays arabo-musulman. L’affirmer est une contre vérité. Par contre, il y a eu des communistes (une minorité) mais ils ont toujours été combattus , emprisonnés ou chassés par les régimes arabes. Il ne faut pas confondre « socialisme » et « communisme ».
    6/- Est-ce que tu t’es posé la question de savoir pourquoi Ben Bella a répété 3 fois « nous sommes arabes » lors de ce fameux discours alors que personne ne lui a posé de question à ce sujet !!!
    7/- Dans mon post, j’ai donné mes explications à moi du meurtre de Abane et j’ai décrit l’état d’esprit et la mentalité des commanditaires du crimes comme je l’interprète moi.Peut-être que je me trompe. Qui sait ???
    8/- Tant qu’on me donne pas d’autres explications crédibles sur ce meurtre, je reste sur mes convictions. Aux autres de me faire changer d’avis.




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  • ali la pointe
    4 février 2012 at 9 h 26 min - Reply

    pour comprendre comment ces voyous ont recolonises l algerie je vous conseille de lire le livre de b. benkhedda allah yerahmou; la crise de 1962.




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  • fateh
    4 février 2012 at 13 h 13 min - Reply

    Madid@
    Faux, ce n’est pas une quantité négligeable,jusqu’au années 80 l’algerie avait de bon bilingue,je dirai méme françisé,à partir de 1980 on a fait une chute du 15éme étage,notre génération actuel est nul en arabe et en français,on ne sort pas indemne de 130ans de colonisation d’un coup de baguette magic.On arrive meme pas a dire une fourchette en arabe,ou un tricot,tiens la derniere fois je chercher a dire cusine en arabe ,cousina.Sincerement j’ai du mal a dir rouh el matbakh.Ou bien j’achete une chaussure,nechri hidha.c’est ridicule tout le monde va rigoler.On est tres,tres loin de tes 200% arabe et musulman,nrouh n’chouf moukabala kourete el kadem MCA USMA.
    Regarde aujourd’hui les forums algeriens ,ils écrivent l’arabe algerienne avec de l’alphabet latin.




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  • mohamed_blida
    4 février 2012 at 17 h 44 min - Reply

    bonjour,

    Que peux-t-on dire sur cet article qui aborde deux personnalités qui sèment la controverse à chaque fois qu’on prononce leur non, l’un pour son genie, son nationalisme intacte, pour sa discipline et le respect que tous les chefs historique avaient envers lui.

    Abane qui a introduit dans le congrès de la soumam trois principes :
    -primauté du politique sur le miliatire: ce qui voulait dire qu’un pays doit etre dérigé par des hommes comme ferhat Abbas, Ait ahmed, boudiaf, Abane, khider…des civils conscient est instruit.

    Primauté de l’interieur sur l’exterieur: les gens qui fonct la guerre à l,interieur du pays comme amirouche, Zighoude, lotfi, oulhaj, ouamrane, benhmidi, abane ont plus à dire que ceux qui frequentent les salon marocains ou egyptien comme ben bella.

    3- Dircetion collective: pas de chef unique pour la révolution. la decision est collegiale est partagées par tous, pas de chef auto-proclamé comme le voulait ce marocain de ben bella.

    Pour aller plus loin dans cette difference entre ces deux homme, Abane est un Algerien authentique a 100% alors que ben bella là dit lui meme en 2001 pour une revue marocain que ses parents son marocain et qu’il est né au maroc.

    Un détail pas de moindre, nous savons tous que Ferhat Abass etait pharmacien mais combiende personne savent que Abane a eu son baccalaureat mathèmatique en 1942 alors que la revoltion la amener a cotoyer des incultes, sans aucune instruction, et des hommes violent. Ces hommes etaient tous jaloux de son genie a part ses amis comme Abbass, mhidi.

    un autre point important, Abane a été assassiné par le criminel Boussouf abdelhafidh le 27-12-1957 alors que ben bella le marocain à cautionner un coup d’état avec boumedienne en 1962.

    On ne peut pas comparer la lumière au ténèbre!!!

    ce qui fait un peu mal est que un homme comme abane a été éffacé totalement de la memoire collective du peuple Algerien, de l’ecole de sorte a ce que personne ne parle de ce genie de la revoltion.

    je vous laisse en paix.




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  • Si Salah
    4 février 2012 at 21 h 43 min - Reply

    Je trouve certains commnentaires assez blessants pour nos freres marocains. Le probleme n’est pas que Benbella soit marocain d’origine. Il y a tant d’algeriens de « souche » qui sont autrement plus criminels que Benbella le « marocain », je se citerai que Toufik de Guenzet, Lamari de Tolga, Smain d’Alger, Nezzar de Batna…

    Rappelons que certains marocains ont donné leur sang pour l’Algerie, et l’inverse est vrai. Rappellons que les peuples marocain, tunisien, libyen ont ouvert leur pays aux refugiés et combattants algeriens, et ce sans contre-partie. Alors arretons ce travail fratricide. Les pays de Maghreb sont un meme peuple, quelles que soient les attidudes de leurs dirigeants et de leur « crasses » politiques.




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  • MADJID
    4 février 2012 at 22 h 13 min - Reply

    Ya @Si Salah, Ben Bella s’est revendiqué lui-même la nationalité marocaine. Ici on parle du qualificatif de « Chef d’Etat » c’est pour cela, qu’en principe, un chef d’Etat d’un pays quel qu’il soit doit avoir à sa tête un citoyen qui a la nationalité du pays en question. Quoi de plus naturel, NON ??? Si on se réfère aux propres déclarations de Ben Bella lui-même , il sent plus marocain qu’Algérien.
    Rassure toi, Je n’ai rien contre les marocains et j’en connais beaucoup fort sympathiques.




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  • mohamed_blida
    5 février 2012 at 0 h 01 min - Reply

    Juste pour repondre a si salah,

    j’ai beaucoup de respect pour les marocain, je n’ai absolument rien contre eux mais là en parle d’un chef d’état mediocre, qui a aider à instaurer une dictature pour plus de 50 ans.

    pour etre plus générale, rien de bon n’est venu des armées des frontières que ce soit de tunisie ou du maroc.

    L’éssentiel, l,histoire retiendra que Abane etait un homme exceptionnel selon les temoignage de B. Khedda, Ferfat abbass, colonel Dehiles qui est décédé recemment et tant d’autre…

    quand à l’autre qui s’accroche à la vie avec l’argent du contribuable à 92 ans, il a peur que la mort l’emporte puisque il n’a rien fait de bon dans sa vie à part faire déraillé le train Algerie à sa sorti de gare en 1962.




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  • wahid
    5 février 2012 at 9 h 54 min - Reply

    Les services secretes français sont intélligents,ils ont choisi le plus sérvile d’entre-nous .Et le plus sérvile n’est autre qu’Ahmed Ben bella.
    Selon wikipedia:Benbella a participé a la bataille de Mont-cassino promu adjudant et cité 4 fois,dans 2fois a l’ordre de l’armée,et décoré par le général de Gaulle: Cela veut dire qu’il a faillit sacrifier sa vie pour son colonisateur,et qu’il n’avait aucune conscience politique ,ni aucune vision,disont le directement il se sentais français a part entier,et ce qui faisait de lui l’homme parfait pour les sales besognes.
    Alors que Abane Ramdane etait le précurseur de la révolution algerienne,il avait une conscience politique et il avait planifier ‘sa’ révolution pendant ses 5 années de détention.
    Je n’ai jamais compris comment des algeriens ont participer a la premiére et deuxiéme guerre mondial contre l’allemagne,alors que la logique, ils auraient du changer de camp et aller avec l’armée allemande qui aurait pu les aider a se décolonisé des français.
    La preuve de l’ingratitude,la haine,que les français nous vouent est le massacre qui s’est produit juste aprés la guerre mondial a Setif,Guelma, Kherrata,les Turcs n’ont pas hésité a se mettre du coté Allemand lors de la premiere guerre.




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  • fouad
    5 février 2012 at 21 h 46 min - Reply

    Divergences entre abane et ben bella, dites vous? non non il n’ya pas divergences. Vous avez un combattant de l’algerie independante lachement assassiné et vous avez un infiltré qui se dit même, qu’il n’est pas algerien. On parle de divergence quand il s’agit de differences de deux personne de même calibre. Ce qui n’est pas le cas.




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  • Ouas Ziani
    6 février 2012 at 16 h 27 min - Reply

    Abane a été liberé avant qu’il ne purge la totalité de sa peine de prison. Le motif invoqué par les autorités coloniales est qu »‘il était très dangereux » voir à ce propos le livre de khalfa maamri. Je sais, pour ma part, qu’un homme comme Hammou Boutlelis a été liquidé devant le portail de la prison d’Oran le jour même de sa liberation parce qu' »il était un homme très dangereux ». Je sais aussi qu’un homme comme Mohammed Sais Maazouzi a été gardé en prison de 1945 à 1962 parce qu’il « était très dangereux ». quelqu’un a compris quelque chose ?




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  • Sadek
    6 février 2012 at 17 h 55 min - Reply

    Je comprend parfaitement que mon commentaire ne soit pas passé; j’apprécie l’esprit modérateur de LQA car parfois nous les lecteurs par le dégoût que certains personnages suscitent on tombe dans les excès.
    Bref, mon message concernant cet imposteur de Ben Bella est: “kama tadinou toudan”. Le seul regret qu’on peut avoir est qu’il a été le premier chef d’état par qui s’est fondé ce système à la façade civile au service d’une oligarchie militaire opaque qui détient tous les pouvoirs.




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  • Afif
    6 février 2012 at 19 h 31 min - Reply

    @ Madjid :

    Vous avez dit : « Ces phrases ont certainement fait « tilt » dans la cervelle des Ali Kafi, Ben Bella, Boumedienne et consors. Il fallait donc à tout prix que Abane disparaisse car une bonne frange du FLN ne voyait qu’une Algérie dans « le cadre des principes islamiques », c’est-à-dire carrément une république islamique à la mode Saoudienne concocté à la sauce Egyptienne(El moudjahiddine fi sabilillah)
    Ce jour là, Abane Ramdane a signé sa condamnation à mort. » Elle a fait aussi « Tilt » chez Krim Belkacem et Amar Ouamrane, deux membres imminents du « Tribunal » qui a condamné Abbane Ramdane et qui étaient ses compagnons de sa Wilaya d’origine. Quelle explication donnez-vous à ce tribunal qui a condamné Abbane Ramadane ?

    Aux autres intervenants, comment expliquer que Ben Bella avec tous ses défauts ait été désigné seul Vice-Président dans les trois GPRA alors que Boudiaf n’a été désigné comme tel que dans un seul GPRA (le troisième).

    Ci-après, mon commentaire à ce sujet dans http://www.lematindz.net/news/7171-nacer-boudiaf-lettre-ouverte-a-m-sid-ahmed-ghozali.html :

    Vous avez asséné pas mal d’opinions sur ben Bella, vous êtes tout à fait libre, d’autres peuvent avoir des opinions contraires ou différentes, c’est leur droit, et de la confrontation des opinions peut jaillir la lumière. Nous n’en sommes pas là ou plutôt si : en ce qui me concerne, je suis d’accord avec vos opinions sur Ben Bella. Par contre, là où je ne suis pas d’accord avec vous, c’est sur les faits historiques, d’ailleurs il n’y a pas à être d’accord ou pas, un fait est un fait surtout s’il est basé sur des preuves écrites. Et c’est le cas de Ben Bella, seul Vice-président dans les deux premiers GPRA alors que ces codétenus ont été désignés comme ministres d’état, y compris Boudiaf. Pourquoi, d’après vous, les membres du CNRA qui n’étaient pas des enfants de chœur comme les 3B et d’autres colonels ainsi que des cadres politiques de valeur comme Abdelhamid Mehri, Ben Khedda et Saad Dahleb ont-ils choisi Ben Bella parmi les cinq pour être Vice-président du GPRA ? Ils ne l’ont pas tiré à la roulette russe, je suppose. D’après vous, cela est due à une renommée préfabriquée selon de nombreux analystes. Ecoutez, cher frère, si vous avez l’âme d’un vrai amazigh, que ces amazighs ont une haute estime de l’ALN et du FLN, sinon ils les auraient abandonnés à l’Armée française, vous ne devez jamais colporté les sornettes de ces analystes qui prétendent que les hauts cadres de la Révolution, membres du CNRA, peuvent être influencés par des journaleux français ou autres. Une décision du CNRA, la seule institution démocratique qu’ait connu le peuple algérien depuis 1954, çà se respecte, sinon c’est une médisance anti-peuple algérien.




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  • MADJID
    6 février 2012 at 22 h 01 min - Reply

    Monsieur @Afif , je peux conrendre très bien tous ce que vous développer dans votre post MAIS vous n’avez pas répondu à la question essentielle : « POURQUOI A-T-ON ASSASSINER ABANE ??
    C’est la réponse à cette question précise qui est importante. Moi,par exemple, j’ai donné peut-être une réponse « subjective, partisane et berbériste », mais donnez moi votre version à vous SVP !
    Et que le maximum de citoyens donnent leur avis puisque les historiens (scientifiques, révolutionnaires ou autres) refusent d’en parler!
    Il faut bien que la vérité éclate un jour, comme dans tous les domaines, pas seulement pour Abane mais pour toute l’histoire de la révolution algérienne de 1 à Z (je dis bien de 1 à Z et non de A à Z).




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  • KIFKIF
    6 février 2012 at 22 h 57 min - Reply

    @Ouas Ziani
    peut-ton savoir c,est qui ce Hammou Boutlelis et ce Mohammed Sais Maazouzi ?
    je ne trouve rien sur eux, même sur Google.




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  • salay
    7 février 2012 at 23 h 21 min - Reply

    @Afif
    Il est quand même dommage d’arrimer l’assassinat de Ramdane Abane à ses tueurs fussent-ils de sa wilaya d’origine. L’assassinat de Ramdane Abane comme celle de son compagnon est la conséquence directe du 1er Congrès de la Révolution algérienne tenue en territoire de combat et centre de l’Algérie à la barbe de la soldatesque coloniale et à l’insu du Rais d’Egypte. D’ailleurs, son homme à tout faire, Benbella, n’a pas eu le courage de rejoindre le territoire national trouvant divers excuses. Il est resté à San Rémo, à mon avis non par peur des Français mais appréhendant les reproches que lui auraient fait les congressistes. Les assassins de Ramdane Abane sont des aveuglés du pouvoir et ne peuvent occulter son travail, ses idées, sa conception du combat pour la libération de l’Algérie et sa vision politique post indépendance. Les Français et l’Egypte de Nasser sont les commanditaires de son élimination. Questionné par le quotidien El Khabar sur son retrait de la politique après l’indépendance, feu Bentobbal a répondu: le mort de Ramdane Abane nous a éloigné du pouvoir…




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  • Sadek
    8 février 2012 at 6 h 04 min - Reply
  • Ouas Ziani
    8 février 2012 at 11 h 41 min - Reply

     » A la barbe de la sodatesque coloniale » !! ce n’est pas ce qu’a révèlé Mendjli dans une émission présentée par l’entv. bien au contraire, Ali Mendjli affirmait qu’il ne comprenait pas la forte présence des soldats français…bien mieux ou bien pire..il avait exprimé son étonnement en nous apprenant que le gouverneur français était présent sur les lieux….peut être pour proteger les siens, que sais-je ?




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  • salay
    8 février 2012 at 12 h 52 min - Reply

    @Ouas Ziani:

    Te répondre, pourquoi pas? Libre à toi de prendre Mendjeli comme référence! Un boy de Boumediene si on se référe au récents écrits de Zbiri et de Cherif Mehdi. Pas étonnant qu’il vienne se faire un nom à l’Unique, cette TV d’intoxication des Algériens. Oui, les Français étaient en état d’alerte maximale. Une mule chargée de documents a détalé vers son ancienne étable. Le lieu initial du congrès de la Soummam a été changé et les troupes du commandant Amirouche se sont occupées de la logistique tout en livrant des batailles loin d’IFRI OUZELAGUEN pour occuper les troupes françaises!
    NB: Ramdane Abane a purgé ses cinq ans dans les geôles françaises, a fait une grève de la faim de 33 jours pour avoir le statut de prisonnier politique. Il a été libéré en janvier 1955…




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  • Afif
    9 février 2012 at 19 h 57 min - Reply

    @ Salay, @ Madjid :

    Il faut bien s’entendre : le Congrès de la Soummam est un acte fondateur de la Révolution, nous sommes d’accord, mais uniquement sur les questions des structures FLN, ALN, CNRA , ETC… Sur le plan politique, ce congrès une année après sa tenue, a été désavoué par le CNRA le 20 août 1957 : les principes de la primauté du politique sur le militaire et de l’intérieur sur l’extérieur ont été abrogés. Les principes islamiques ont été réintroduits sous un forme différente que la Proclamation du 1er Novembre, mais réintroduits quand même sous la forme suivante : « un état qui ne soit pas en contradiction avec les principes de l’Islam ». Enfin, et ce qui est capital, les membres de la Délégation extérieure du FLN (Benbella, Boudiaf, Khider, Aït Ahmed), initiateurs du 1er Novembre qui ont fait l’objet d’un coup d’état et éliminés du CCE par le Congrès de la Soummam, ont été réintégrés dans le nouveau CCE. Pour votre information, ce CNRA de 1957 était plus élargi. Il comprenait les membres du Congrès de la Soummam vivants et d’autres membres, soit au total les 23 suivants : Abbane Ramdane, Lakhdar Bentobal, Krim Belkacem, Amar Ouamrane, Benyoucef Benkhedda, Saad Dahlab, Abdelhamid Mehri, Mohamed-Lamine Debaghine, Ferhat Abbas, Ahmed Francis, M’Hammed Yazid, , Cherif Mahmoud, Abdelhafidh Boussouf, Mohammedi Saïd, Amara Bouglez, Mohamed Boukharrouba, Slimane Dehiles, Ahmed Tawfik Madani, Brahim Mezhoudi, Tayeb Thaalibi, Mohamed Benyahia, Ben Mostefa Benaouda, Mohamed Amouri. Les membres absents étaient en prison : Ahmed Benbella, Mohamed Boudiaf, Mohamed Khider, Rabah Bitat, Aït Ahmed. Sur les 23 présents, seuls Abbane et Dehiles ont voté contre l’abrogation des décisions du Congrès de la Soummam. Abbane qui se considérait comme le Chef de la Révolution s’est trouvé ainsi mis en minorité dans la plus haute instance de la Révolution, instance qui n’était pas composée que de militaires d’une part, et dont la majorité des membres en prison ont approuvé les conclusions du CNRA d’août 57, d’autre part. A partir de cette date, Abbane aurait dû tirer les conclusions nécessaires et adapter sa politique. Je pense que le plus grand reproche qui lui a été fait, a été d’avoir éliminé les initiateurs du 1er Novembre de la direction de la Révolution. D’ailleurs, de cette grave erreur qui a failli faire exploser la Révolution, le CNRA d’août 1957 en a mesuré la gravité et vite rétabli les historiques dans leur fonction.

    Par ailleurs, je tiens à faire remarquer ce que beaucoup de monde oublie, à savoir qu’un grand nombre d’officiers de l’ALN ont été liquidés par leurs propres frères de combat à cause de leur opposition au Congrès de la Soummam, alors même que ce Congrès allait être désavoué une année plus tard, la Révolution leur ayant donné raison. Il faut aussi qu’à chaque fois qu’on évoque le Congrès de la Soummam, on évoque la perte malheureuse de ces officiers qui ont été liquidés alors qu’ils étaient dans la bonne voie et qu’ils n’ont été coupables d’aucune déviation.

    @ Salay :
    Au sujet de ta remarque : « Il est quand même dommage d’arrimer l’assassinat de Ramdane Abane à ses tueurs fussent-ils de sa wilaya d’origine. » Je voulais juste te faire observer qu’Abbane a réussi à faire l’unanimité contre sa personne, puisque des congréssistes de la Soummam faisaient partie de ses accusateurs.




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    • MOHA
      21 juin 2012 at 10 h 32 min - Reply

      AFIF DIT « Je voulais juste te faire observer qu’Abbane a réussi à faire l’unanimité contre sa personne, puisque des congressistes de la Soummam faisaient partie de ses accusateurs ».
      Mais d’où tu sors cette ineptie? ya SI AFIF? Et Ben MHIDI et Ben Khedda, …etc ils pensait quoi de Abane? Sans Abane, l’Algérie ne serait pas indépendépante. C’est ça la vérité.




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  • MADJID
    9 février 2012 at 22 h 18 min - Reply

    et donc cher @Afif, il fallait « AU NOM DE LA REVOLUTION » que Abane soit excécuté. Quelle logique mortuaire, mon Dieu !
    Tu n’as pas évoqué, cher @Afif que le seul objectif de Abane était de combattre et de vaincre le colonialisme. Alors pourquoi cet objectif essentiel devient accéssoir des comptes bassement




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  • salay
    10 février 2012 at 13 h 20 min - Reply

    Toute la différence qu’on peut lire, mesurer, déduire, imaginer… entre un Ramdane Abane et ce bon tabor de Benbella, vous l’exposez dans vos écrits. Relisez-vous et comprenez-vous!Comme le narre feu Benkheda, un pharmacien et président de l’Algérie en guerre: «Le CCE est chargé d’appliquer la politique élaborée par le CNRA. Il est investi ou renversé par le CNRA à la majorité des deux tiers. «Durant les intersessions du CNRA, le CCE a des pouvoirs étendus sur tous les problèmes, sauf ceux qui engagent l’avenir du pays, par exemple: négociations, arrêt des hostilités, alignement sur un bloc ou sur un autre, solution internationale au problème algérien et intervention d’une troisième partie dans le conflit franco-algérien. «Le CCE est responsable devant le CNRA.»
    A-t-on besoin de membres du CCE en prison?
    Vous pavoisez à ce renversement de stratégies pensées et adoptées par le premier congrès de l’Algérie combattante tenues sur son sol par des revanchards et autres hommes de Fethi DIB sur les bords du Nil, à 5000km des terrains de combats. Les sanguinaires coloniaux avaient commencé le sale boulot en assassinant Benmhidi. Aux revanchards et autres hommes de main de Fethi DIB de s’en prendre aux hommes de la Soummam et aux idées directrices du Congrès.
    Vous exprimez votre accord sur tout sauf sur le plan politique! Or, le désaveu par le CNRA le 20 1957, au Caire, de ces options politique sont à ce jour une calamité. Le désaveu des principes de la primauté du politique sur le militaire et de l’intérieur sur l’extérieur est la cause de nos drames post-indépendance. Les militaires et les officines étrangères commandent…
    Les assassinats de cadres de la révolution dont vous parlez ont commencé dès lors avec le crime crapuleux commis contre sur la personne de Ramdane Abane avant que ce ne soitle tour de pseudo-purges(assassinats des colonels Lamouri, Aouachria, Nouaouria… par Boumedienne en novembre 1958) et les morts pour le moins suspectes de chefs de wilayas historiques Amirouche, El Haoues, Bouguera, Lotfi et …Chaabani assassiné par Benbella et Boumedienne




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  • Afif
    10 février 2012 at 20 h 09 min - Reply

    @ MADJID :

    Tu dis : « il fallait « AU NOM DE LA REVOLUTION » que Abane soit excécuté. Quelle logique mortuaire, mon Dieu ! » Pas du tout, Allah Yaâfou de cette logique. On aurait dû trouver une autre méthode que celle du tribunal composé uniquement d’ex-colonels pour le juger, à savoir : Krim Belkacem, Amar Ouamrane, Boussouf, Bentobbal, Mahmoud Chérif. D’aileurs, c’est ce qu’il leur a été reproché par les politiques du CNRA Ferhat Abbas, Mehri, Benkhedda et d’autres. Ces colonels ont agi en catimini et ont été d’ailleurs piégés par Boussouf du fait même de leur démarche secrète. S’ils avaient agi au grand jour, Boussouf ne se serait pas permis de liquider Abbane de sa propre initiative car, « le tribunal des colonels » avait condamné Abbane à la prison et non à la mort. Bref, mais si on est contre l’exécution d’Abbane, et c’est mon avis, Dieu m’en est témoin, que peut-on faire aujourd’hui, sinon dire la vérité, même si cette vérité n’est pas en faveur de la victime, la vérité étant en principe au-dessus de tous.

    @ Salay :
    UN, tu dis : « A-t-on besoin de membres du CCE en prison? » Tout d’abord, en août 1956, lors du Congrès de la Soummam, les initiateurs de Novembre qui se trouvaient à l’Etranger n’étaient pas en prison, pourquoi, avoir pris le risque énorme de les écarter. Lorsque le CNRA d’août 57 a réparé cette faute dangereuse non seulement pour la Révolution puisqu’elle a été la cause d’une Fitna meurtrière, mais aussi pour son propre initiateur, les initiateurs de Novembre se trouvaient en prison. Cette décision n’a pas été prise à la légère ou pour simplement contredire le Congrès de la Soummam, elle visait plusieurs objectifs : donner un statut aux prisonniers était nécessaire aussi bien à l’intérieur de la Révolution que vis-à-vis de l’adversaire. Deuxièmement, cette décision n’était pas fictive car les prisonniers ont été plusieurs consultés sur des questions importantes qui se posaient à la révolution. C’est ainsi que la Fédération de France du FLN avaient avec les Cinq des relations de subordination hiérarchique, de telle sorte qu’une décision des Cinq était aussitôt exécutée par la Fédération et étant donné que les Cinq étaient justement membres du CCE. Exemple : la Fédération de France du FLN ayant reçu l’instruction d’Abbane au début de 1957 de lancer des actions militaires sur le territoire français, les Cinq s’y ont opposé et demandé à la Fédération de surseoir à cette exécution, compte tenu de la situation déplorable dans laquelle se trouvait l’émigration algérienne et qui ne que s’empirer du fait d’actions militaires éventuelles du FLN. Ce n’est en août 1958 que le feu vert a été donné à la Fédération. Deuxième exemple : en février 1962, lors de la tenue du CNRA devant statuer sur les futurs Accords de Cessez-le-feu, le Président du GPRA, Benkhedda disposait de l’accord écrit des Cinq pour conclure avec la France : leurs voix ont été comptabilisées parmi les « pour ». Au cours de ce CNRA historique, seules étaient « contre » : Boumediene, Mendjeli, Kaïd Ahmed, Nacer Bouyazzem.

    DEUX, vous dites : « Or, le désaveu par le CNRA le 20 1957, au Caire, de ces options politique sont à ce jour une calamité. Le désaveu des principes de la primauté du politique sur le militaire et de l’intérieur sur l’extérieur est la cause de nos drames postindépendance. » Je suis d’accord avec vous si ces principes avaient été votés au CNRA de Tripoli en mai 1962 à la veille de l’indépendance et pour la conduite des affaires après l’indépendance. Mais, durant la guerre, ces principes sont inopérants et injustes : comment peut-on demander à un officier de l’ALN quel que soit son grade de ne pas s’occuper de politique. Je vois mal le Colonel Amirouche ou le Colonel Lotfi ne pas se mêler de politique, c’est ce qu’a compris le CNRA de 1957 en disant que « les militaires sont des militants en armes ». Pour ce qui concerne la primauté de l’intérieur sur l’extérieur, lorsque le CCE du Congrès de la Soummam a été contraint de se rendre à l’Etranger en 1957, fallait-il, selon ce principe, larguer Abbane, Krim et Benkhedda du CCE, tenir le CNRA à l’intérieur du pays et désigner un nouveau CCE ? C’est un non sens.

    TROIS, vous dites : « Les assassinats de cadres de la révolution dont vous parlez ont commencé dès lors avec le crime crapuleux commis contre sur la personne de Ramdane Abane. » Faux : je n’ai pas d’information précise et c’est un tort compte de la gravité de la question, mais je sais au moins qu’Abbane voulait envoyer un bataillon en Tunisie pour faire le ménage, car beaucoup d’unités de l’ALN critiquaient le Congrès de la Soummam. Mahsas qui était accusé de diriger cette fronde a failli se faire liquider, il n’a eu la vie sauve que grâce aux tunisiens et a fini par s’enfuir en Allemagne.

    QUATRE, vous dites :« assassinats des colonels Lamouri, Aouachria, Nouaouria » Pas de confusion, leur cas relèverait selon le tribunal qui les a condamnés d’un complot fomenté par Nasser contre le GPRA.
    CINQ, pour le reste comme pour le point QUATRE, vous avez raison, ces assassinats n’ont rien à voir avec la Congrès de la Soummam. Mais pourquoi vous êtes-vous embarqués sur ces assassinats alors que moi je parlais de liquidations qui se sont produites juste après le Congrès de la Soummam ?




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  • MADJID
    10 février 2012 at 21 h 31 min - Reply

    Cher @Afif, je te remercie beaucoup pour tes interventions. Je constate que tu as beaucoup d’informations sur l’histoire de la révolution.
    Mais, je vais juste te poser une petite question : est ce que tu connais Belaid ABANE professeur des universités en medecine, diplomé de sciences politiques de l’université d’Alger qui a écris beaucoup sur la question de son oncle « Abane » puisque qu’il est le neveu (ou le cousin) de ABANE le révolutionnaire. Est-ce que tu as croisé ses informations (comme on dit dans le jargon) avec les tiennes ? Est-ce que ce qu’il raconte sur ce personnage historique sont en accord ou en contradiction avec tes thèses ? Ce serait intéressant de voir si vous rejoignez ou pas ?
    As-tu lu le livre « L’ALGÉRIE EN GUERRE;Abane Ramdane et les fusils de la rébellion » de Belaid ABANE ???




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  • salay
    11 février 2012 at 18 h 34 min - Reply

    @Afif
    1- Tu ne sembles pas comprendre ma remarque. Le CCE est organe d’exécution comme le rappelle si bien feu Benkheda. En nombre 1956, les initiateurs du 1er novembre, les six (6) étaient au combat et Benboulaid Mustapha était déjà martyr. Ceux que tu considères comme initiateurs de Novembre vivaient au bord du Nil dès 1952 loin de l’Algérie et de son combat. Ils n’ont même pas été fichu de se présenter pour prendre part au congrès de la Soummam. Ils n’ont mis le pied sur le territoire national en guerre qu’à l’escale de Maison Blanche en octobre 1956 lors de l’interception par les français de l’avion qui les emmenait du Maroc à Tunis avec dans le porte document de benbella les résolutions du congrès de la Soummam pour avis! Les résolutions ont été rendues publiques dès leur interception. Benbella a fini par mettre les mis en Algérie en 1962 pour foutre le B…
    2- Les colonels de l’intérieur, plutôt les chefs de wilayas historiques n’avaient pas remis en cause ces principes. Ils avaient la foi en leur combat, croyaient en la libération de leur pays. C’est ceux qui vivaient dans la farniente au bord du Nil et sous le chantage de Fethi Dib qui ont fait ce premier coup d’Etat.
    Les principes adoptés par le congrès de la Soummam ne ne souffrent pas de situations particulières. Un peuple qui a fait sa révolution tout seul, compté sur ses propres forces pour arracher le respect des Nations sait ce que veut dire « primauté de l’intérieur sur l’extérieur ».
    Respectueux des résolutions du congrès de la Soummam, les chefs de wilayas historiques se sont concertés en décembre 1958 dans la W2 et déléguaient les colonels Amirouche et Si El Haoues pour les conséquences qui en ont résulté de ce  » non respect de la primauté l’intérieur sur l’extérieur ». La mort juste après de ces deux chefs et de leurs compagnons ainsi que celle du colonel Bouguera un mois après confortent l’implication des planqués des frontières…
    3- Vous pouvez induire les gens en erreur mais vous perdez votre temps! Feu Ramdane Abane ne pouvait envoyer de bataillon contre ceux qui seraient contre les résolutions du Congrès de la Soummam entre août 1956 et octobre 1956. Seuls les affidés de Fehi Dib et du projet Nasserien « DZAIR TEKFINA WA TEKFIKOUM » tel que Mahsas ont développé une haine contre Ramdane Abane même assassiné et un demi-siècle après!Mahsas en été condamné mais a réussi à s’enfuir comme vous le dites si bien…
    4- Monsieur Salah Goujil avait rappelé, lors de précisions à la polémique sur la mort des deux chefs de wilayas Amirouche et Su El Haoues, les vrais raisons pour lesquels les 3 colonels exécutés par le tribunal de Boumediene. Ils voulaient entre autres connaitre les raisons de l’assassinats de Ramdane Abane…




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  • Afif
    12 février 2012 at 22 h 10 min - Reply

    @ salay :

    Benbella, Aït Ahmed, Khider vivaient au bord du Nil, pourquoi alors en août 1957, avaient-ils été désignés membres du CCE et pourquoi ne pas avoir désigné plutôt les combattants de l’intérieur les Colonels Amirouche et Al Haouès membres du CCE. En fait, tu es en plein dans la confusion. Tu ne comprend pas, peut-être parce que tu n’as pas vécu cette époque, qu’entre membres du FLN/ALN, il n’y avait pas de distinction Intérieur/Extérieur, chacun devait remplir sa mission là où il se trouve, et aucun ne devait se prévaloir de sa position dans les structures de la Révolution.

    DEUX : à supposer comme vous dites que les initiateurs de Novembre ne sont que le Comité des Six, ce qui est faux preuve écrite à l’appui (voir point TROIS), pourquoi Boudiaf qui était le Coordinateur du Comité des Six a été lui aussi lamentablement écarté du CCE désigné par le Congrès de la Soummam : comment peut-on être Coordinateur le 1er Novembre et rien du tout deux années après, grâce, il faut l’admettre, au génie de Abbane Ramdane ?

    TROIS : le CNRA d’août 1957 a motivé la désignation au CCE des cinq dirigeants détenus (dont trois ex-résidents du Nil) parce ce « qu’il étaient parmi les frères qui ont préparé, organisé et déclenché le 1er Novembre »( livre de Benkhedda, titre et page oubliée, je peux te la chercher si tu le veux). Alors, l’internaute qui nous lit devra-t-il croire le CNRA ou Si Salay ?

    QUATRE : si toi, ta préférence personnelle va aux combattants de l’intérieur, je vais te citer un exemple hors norme, il s’agit de l’Emir Abdelkader. Il était non seulement à l’intérieur, mais en plus il combattait à la tête de ses troupes et non à partir d’Oujda ou de Ghardimaou. Et ce, durant dix-sept années et non sept années et demi, et enfin, sans l’appui du Nil, ni Ammar Bouzouar.




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  • Afif
    12 février 2012 at 22 h 21 min - Reply

    @ salay :

    J’ai noté une énième contradiction. Tu dis :  » les chefs de wilayas historiques se sont concertés en décembre 1958 dans la W2 et déléguaient les colonels Amirouche et Si El Haoues pour les conséquences qui en ont résulté du non respect de la primauté l’intérieur sur l’extérieur ». Comment se fait-il que tu n’as pas noté que les colonels chefs de wilaya, donc des militaires, faisaient de la politique ? Sinon, tu es d’accord avec les résolutions du CNRA qui stipulent qu’il ne peut y avoir de primauté du politique sur le militaire et que par conséquent, le Congrès de la Soummam était dans l’erreur.




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  • Afif
    12 février 2012 at 22 h 26 min - Reply

    @ MADJID :

    J’ai cru avoir lu Belaïd Abbane, en fait, il s’agit de Khalfa Mammeri « Le faux procès ». Je vais me procurer le livre que tu m’as cité. Merci. La vérité avant tout, que ça plaise ou non.




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  • salay
    13 février 2012 at 18 h 32 min - Reply

    @Afif
    Je te laisse à tes convictions, à tes certitudes qui sont subjectives pour ne pas dire autre chose. De Benbella et chleuh tabor marocain, le bon soldat de Fafa, tu passes sans détour à l’Emir Abdelkader qui aurait combattu les français durant dix sept ans …(?) mais pour abandonner le pays et les Algériens à la merci de la soldatesque d’occupation française. Sept ans de guerre ont suffi à des fellagas genre Benmhidi, Zabana, Amirouche, Lotfi, Zighoud, Benboulaid, Boughera, Si El Haoues… pour amener la même soldatesque coloniale armée par l’OTAN à reconnaître la souveraineté de toute l’Algérie, l’Oranie comprise. Et fut krim Belkacem qui signa les accords d’Evian mettant fin à la présence française sur le territoire national!




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  • Afif
    14 février 2012 at 19 h 34 min - Reply

    @ salay :

    Yahia Krim.

    Pour ce qui concerne les marocains, 18 d’entre eux, de simples ouvriers agricoles, ont été des acteurs du 1er Novembre 54 dans la wilaya d’Aïn Temouchent sur un total de 35 militants, alors que des algériens purs sangs, des pharmaciens, « douctours » et Oulémas ont passé deux années à réfléchir avant de passer à l’action.

    Dans la wilaya 3, Kabylie, un marocain, officier militaire, faisait partie de l’état-major de Krim, la veille du 1er Novembre (Tamurt imazighen, page 159).

    Cher ami, si tu t’attaques à Benbella, fais-le sans y associer le peuple marocain frère.

    Enfin, sur l’Emir Abdelkader, je ne voulais pas te répondre, mais ma soif d’éclairer mes compatriotes est plus forte : l’Emir Abdelkader a failli être tué 13 fois au combat, mais c’est 13 fois qu’il a perdu sa monture qui a pris le coup à sa place. Cela dit, il n’a pas abandonné la lutte, ce sont les tribus et comme on dirait aujourd’hui la société civile qui lui a demandé d’arrêter les combats, parce c’étaient les civils sur lesquels s’acharnait la soldatesque française lorsqu’elle recevait des coups de la guérilla. Après 17 années de souffrances et de sacrifices, le peuple était exténué et à bout de forces, car l’Armée française ne visait ni plus moins que son extermination à l’indienne pour le remplacer par un peuplement européen. Et ce, d’autant plus que la France ne rencontrait aucune résistance ou réprobation interne ou internationale, ce qui n’était pas le cas de la guerre 54/62 où le peuple algérien bénéficiait du soutien de nombreux amis dans le monde et même au sein du peuple français. Ajouté à cela, la guerre était concentrée dans une seule région, l’Armée française n’ayant aucun souci à se faire dans les autres régions où régnait le calme le plus total, alors qu’à l’Ouest, on se faisait écrabouiller (quand on parle du tiers du peuple algérien exterminé pendant ces 17 années, c’est en fait la moitié de la population de la région ouest, puisque dans les autres régions, il n’y a eu de pertes que dans le siège de Constantine qui a duré six mois).

    J’ai fait exprès de parler de l’Emir Abdelkader parce j’ai remarqué, souvent, que ceux qui dénigraient la délégation extérieure du FLN en l’opposant aux combattants de l’intérieur, critiquaient paradoxalement l’Emir Abdelkader qui était lui, un combattant de l’intérieur. Je viens de réussir mon test, puisque Salay vient de confirmer ce que je pensais. Fham Ya Alfahem ???




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  • le Zénete
    14 février 2012 at 23 h 56 min - Reply

    @Afif
    L’Emir AEK est incontestablement un heros parmi les plus illustres que cette terre d4algerie ait infanté.
    Mais je ne comprend pas ce qu’il fait dans le sujet qui nous concerne.
    De plus vous parler de lui et de la region ouest comme si vous voulez nous dire implicitement que cette region a déjà donné …
    Le propos est sur Benbella et Abane. Si nous nous ne connaissons sur le second que ce qui a été rapporté par l’histoire nous retiendrons du moins qu’il fut un grand patriote , intelligent , consequent , revolutionnaire , rassembleur , visionnaire et progressiste.
    S’agissant de Benbella , outre ce que disent de lui les personnes qui l’ont cotoyé nous avons eu un avant gout de bref regne ou il a demontré sa soif de pouvoir ,sa myopie politique et son inconsequence .

    Entre les deux hommes il n’ya vraiment pas photos !
    le regne de Benbella a étéce que serait le regne de Belkhadem avec les pleins pouvoirs .




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  • Afif
    15 février 2012 at 21 h 36 min - Reply

    @ le Zénete :

    Je me répète pour vous répondre, dernier paragraphe de mon dernier post ci-après :

     » J’ai fait exprès de parler de l’Emir Abdelkader parce j’ai remarqué, souvent, que ceux qui dénigraient la délégation extérieure du FLN en l’opposant aux combattants de l’intérieur, critiquaient paradoxalement l’Emir Abdelkader qui était lui, un combattant de l’intérieur. Je viens de réussir mon test, puisque Salay vient de confirmer ce que je pensais. Fham Ya Alfahem ??? »

    Ce que moi j’ai compris de cette contradiction : si une personnalité de l’Ouest est à l’extérieur au moment des combats, on est contre. Si elle est à l’intérieur au milieu des combattants, on est aussi contre. Quoi qu’on fasse, selon ces gens, si on est de l’Ouest, on est critiquable.

    Et on est condescendant à notre égard, je vous invite à relire ci-après ce que m’a dit Salay : « pour amener la même soldatesque coloniale armée par l’OTAN à reconnaître la souveraineté de toute l’Algérie, l’Oranie comprise. » Que signifie : « Oranie comprise » ?

    Par contre, en ce qui vous concerne, j’ai noté que vous avez jugé Benbella en tant que tel, et non parce qu’il est de l’Ouest ou marocain d’origine. Vous pouvez constater en relisant mes posts que moi aussi, j’ai donné mon avis sur Benbella et Abbane sans tenir aucun compte de leur origine.




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  • abdul-kadir
    16 février 2012 at 14 h 41 min - Reply

    abane ou l´unification (1955-1956). abane ramdane avait surtout pour desein de réliser dans le FLN. l´unité politique des algeriens. tête politique, il ne concevait pas que l´action armée pût se passer le mouvement politique. or le FLN., jusqu´alors, n´avait guerre d´autre concistance que celle de la signature de la proclamation du 1er novembre. abane voulait lui en donner une qui correspondit a une réelle audience. il entendait pour cela faire venir au front tous les patriotes, de quelque origine politique qu´ils provinssent, mais en aucun cas comme représentants de leurs mouvements politique d´origine respectifs. jamais le CNRA. qu´il concut ne fut expréssement, comme le CNR francais, un dosage de représentants de différents partis politiques. cela dit, des soucis de dosage ne firent pas l´origine étrangers a sa composition. a vrai dire, dans l´esprit d´abane gisait, bien vaillant, l´esprit de parti MTLD. hors duquel aucun salut n´était vu. mais avec un progrés substentiel par rapport a l´ostracisme qui été jeté avant 1954 contre le PCA., mais aussi L´UDMA.et les ulamâ en raison de non appartenance de ces mouvements au corps central exclusif que figurait le MTLD.de l´´exclusive, on passait avec abane a la cohabitation dans un néo-MTLD. élargi.cette cohabitation était souhaitée irénique entre membres d´un même corps artificiellement séparés. au besoin, cependant, les formules de l´unanimisme exclusif étaient prêtes a resservir contre les gens tenant encore,par modérantisme, a ne pas politiquement couper définitivement les ponts avec le régime colonial a L´UDMA ou ûlamâ., voire chez les centralistes ; ou voulant persister a cultiver leur patroitisme de parti original au PCA. le FLN. permettrait ainsi donner une incarnation politique a ce que concevait l´idéologie d´une masse algerienne qu´il falait totalement rallier : une solidarité communautaire a l´épreuve des entreprise des diviseurs. cette solidarité convergeait chez Abane avec un engagement jacobin qui lui avaient sans doute soufflé les lecons tirées de l´histoire révolutionnaire francaise. de fait,le tract célébre du 1er avril 1955, qui appelle les algeriens a l´unité dans le FLN.est le vrai acte de naissance politique du front. il signe son émergence comme mouvement national, comme seul organisme politique qui soutient et aide l´armée, cette armée qui précéde le front et lui sert de socle contitutif même un abane, si attaché a la préeminence du politique sur le militaire, et quelles que soient ses probléme sympathie centralistes, signe un tract, diffusé en juin 1955, ou l´on peut lire L´ALN ne reconnait a personne le droit de parler en son nom. seuls les dirigeants du FLN qui se trouvent a l´interieur et a l´exterieur de l´algerie pouront parler au nom de l´armée. que ceux qui veulent avoir cet honneur retroussent les manches et mettent la main a la pâte. c´est cette condition, et a cette condition seulement, que l´armée pourra peut-être les écouter. de fait, les masses, avant de connaitre la JABHA, connurent le DJAYCH. si jamais elles connurent vraiment la JABHA. et quelles que soient ses inclinations politiques profondes, abane doit reconnaître ce fait sans lequel il n´aurait pu s´aboucher avec les chefs maquisards et leur faire avaliser le programme de la soumam. c´est bien du fait de l´action armée initiale, et en rupture avec le passé, que le FLN. se pose en rassembleur national unanimiste. pour abane, le FLN. n´est pas la reconstruction du MTLD. le FLN. est le rassemblement de toutes les énergies saines du peuple. le MTLD.pensait que la libération de l´algerie serait l´oeuvre du parti. le FLN., lui affirme que la libération nationale sera l´oeuvre de tous les algeriens, et non pas celle d´une fraction du peuple algerien, quelle que soit son importance. c´est pourquoi le FLN. tiendra toujours comptes, dans la lutte de toutes les forces anticolonialistes, mê si elle échappent encore a son contrôle. de fait Abane, jacobin ferme mais pragmatique, passa l´année 1955 en réunions et en tractations avec toutes les nuances de la palette politique algerienne, hormis les messalistes, vus sommairement comme déffinitivement compromis et irrécupérables. c´était aussi un moyen, en courtisant ses interlocuteur, de les dissuader de rejoindre un MNA. qu´abane avait entrepris d´éliminer par la force : debut 1956, il ordonne : tout messalistes concient devra être fusillé sans jugement. pendant que, organisateur de la résistance, il envoie en province des émissaires D´Alger pour resserer le contact avec les maquis, il dépêche tels de ses adjoints comme émissaires ouamrane, rachid amara, responsable du comité étudiants de la robertsau, puis benkhedda emprisonné fin décembre 1954 et libéré en mais 1955, pour s´aboucher avec les gens de L´UDMA., du PCA. et des ulamâ, il rencontre ou fait prendre langue avec le communiste Amar ouzegane, ancien secrétaire du PCA.exclu en 1948, anticommuniste resté quelque peu idéologiquement communiste, et qui fut, sur le monde jacobin musulman, un des plus actifs concepteurs des textes de la soumam. les dirigeants centralistes ayant été arrêtés le 22 décembre 1954 et maintenus en prison jusqu´a la fin du printemps 1955, il voit a leur libération benkhedda,bouda,benyahya,louanchi, sid ali et d´autres centralistes, il voit aussi mohamed lebjaoui, le bourgeois algérois du cheikh tayeb el okbi, mais aussi comuunisant a l´origine, et a l´esprit particuliérement ouvert. de L´UDMA. il voit a plusieurs reprises ferhat abbas, il voit les avocats algerois ali boumendjel et kaddour sator. il discute avec les ulamâ tawfik el madani et le chaykh larbi tebessi. il converse avec des européens libéraux, des progressistes, des chrétiens… on pourrait dire d´abane qu´tant algerien il pensait que rien de ce qui était algerien ne lui était étranger. abdul-kadir.




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  • abdul-kadir
    16 février 2012 at 15 h 59 min - Reply

    ya le zénete ya eldjazairi el hor !!!. l´ancien joueur et entrreneur de l´equipe 3nta3 el djazair 3nt3k !!!. disait pour être algerien il être algerois. voila la vérité etheb wala tekrah. nous sommes un peuple racistes, clanistes,régionalistes ect. ALLAH SOBHANOU MAYGHAYR BI-QAOUM; HETA ETGHAYER BI-EN-FOUSIHA !!!. toujours vous avez dans le sang, dans vos serveaux le particularisme l´héritage des odieux criminels colonialistes francais aux allures fascistes. LA-ILLAHA ILALLAH WA MUHAMMED RASSOUL-ALLAH !!!.




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  • abdul-kadir
    16 février 2012 at 16 h 12 min - Reply

    @ abdul-kadir, l´ancien entraineur de l´équipe 3nta3 eldjazair. said amara disait pour être algerien il faut être algerois.




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  • abdul-kadir
    16 février 2012 at 20 h 12 min - Reply

    @ kifkif. boutlelis hamou (1920-1957) responsable OS oran (1948), membre du comité central MTLD. (1948-1951). né le 5 septembre 1920 a oran, hamou boutlelis adhére au PPA. en 1938 et participe a la conférence de l´organisation qui se tient au début de l´Année 1943,sous la responsabilité de m. taleb. il est, a la fin de l´année 1948, responsable du secteur nord d´oran de L´OS, et en 1950,avec elhadj benalla, de la wilaya d´oran.durant cette période (1947-1951). hamou boutlelis est membre du comité central du MTLD. Arrêté en 1950 a la suite du démantélement de L´OS., il est condamné en mars 1951 par le tribunal correctionnel d´oran a six ans de prison, dix ans d´interdiction de séjour et dix ans de privation des droits civiques, il entame, a la suite de son procés, une gréve de la faim qui dure vingt-sept jour, dans la prison d´echlef (orléansville). hamou boutlelis est encore emprisoné lorsque se déclenche le 1er novembre 1954. il est enlevé par des policiers francais et disparait définitivement en 1957.




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  • abdul-kadir
    16 février 2012 at 22 h 17 min - Reply

    l´assassinat d´abane (27 décembre 1957). les chefs d´accusation retenus contre abane furent légion. il fut accusé de faire d´elmoudjahid sa propriété et d´utiliser l´UGTA. a son profit personnel. il y a eut des conflits avec bentobbal qui voulait exiger de lire avant publication des articles du journal. on lui reprocha d´avoir voulu dominer la fédération de france par l´intermédiaire d´hmmes a lui- lebjaoui et louanchi. on instruissit contre lui un procés de sectarisme et de kabylisme, ce qui ne manque pas de piquant de la part d´un krim qui fonctionna toujours principalement sur le registre du clientélisme kabyle, et alors qu´abane avait été reduit a rechercher surtout des alliances dans la wilaya 1 qui avait eu maille a partir avec les chefs kabyles. aussi les colonels étaient excédés de sa franchisse brutale et des vérités qu´il assenait sans ménagement aux militaires, ces aventuriers incapables de penser. par ailleurs, pour abane, les replis sur tunis ou le caire n´étaient provisoires. le principe soummamien de la supériorité de l´interieur sur l´exterieur faisait partie d´une vraie ligne politique, puisée dans l´histoire des mouvements de libération dont ses innombrables lectures l´avaient rendu familier. il fut sans doute tenté a plusieurs reprises par un retour en algerie, d´ou, au nom de l´intérêt supérieur de la révolution, il eût pu regenter un pouvoir par-dessus les colonels: et en appeler au peuple et aux maquis de la dictature qu´il tennait pour obscurentiste, des révolutionnaires de palace. la menace dut inquiéter les colonels dirigeants de l´exterieur. son hostilité globale au pouvoir militaire était telle que même les tentatives maladroites de division qu´il dut entreprendre, en jouant d´abord bentobbal contre boussouf, puis in extremis krim cotre les deux b au nom de la solidarité kabyle, ne purent qu´être vouées a l´echec. les militaires craignaient surtout son influence dans L´ALN. : en W4,par l´intermédiaire du colonel sadek, qui fut toujours un fidéle inconditionnel d´abane, et dans ce qui restait de la ZAA. il n´est pas totalement exclu qu´il ait aussi recherché des contacts en W5 pour y contrebalancer l´omnipotence du clan si abdelhafid boussouf-boumediene lui fut surtout reproché de travalller la W1 en utilisant les mécontentements et les révoltes de la base suscité depuis un an par la nomination a sa tête du parachuté mahmoud cherif, devenu en aout membre du CCE. il donc essayé de faire ce qui avait tenté quelques mois auparavant Mahses en tunisie contre le CCE. : s´appuyer sur des partis issus de la wilaya 1. il aurait ainsi peut-être amené a lui le successeur de mahmouf, le colonel lamouri. ce maquisards ancien enseignant en arabe et enfant du pays, avait été nommé a la tête de la W1 pour calmer le jeu; et sa promotion aurait été favorisée par abane. aprés le CNRA. du caire, pour rechercher des appuis contre le dirigeants, ce dernier se serait déplacé aux frontiéres pour contacterles officiers de la W1 et de le de l´est. l´un d´eux, le commandant Aouchria, aurait refusé de marcher dans son jeu et serait venu informer les 3 b des sollicitations dont il était l´objet. la version des contacts d´abane avec la W1 la plus citée est celle de krim en réponse au livre de mohamed lebjaoui, Vérité sur la révolution algerienne elle se fait état de ralations d´abane qu´avec un seul officier de la W1, le commandant abdelhamid hadj ali. ce dernier, commercant et petit notable UDMA. d´ain el beida, proche de farhat abbas, n´était pas un homme de terrain : il avait été chargé du ravitaillement de la W1 aux frontiéres. il ne disposait donc pas de bataillons susceptibles d´aller nettoyaer le CCE. pour déboucher sur une dictature omnipotente d´abane, ainsi que le dit krim. mais hadj ali était vraisemblablement un concurent voisin de mahmoud cherif, lui aussi ancien membre a tebessa de l´UDMA. d´aprés krim, hadj ali était moralement dissident. en clair, il avait dû être écarté de ses resposabilités a la W1 et envoyé en orient a titre de sanction par mahmoud cherif ce fut en tout cas au caire qu´abane dut l´y retrouver et le faire rentrer en tunisie. or la tension était montée a un tel degré que les3 b avaient quasiment mis abane en quarantaine le côtoiement d´un officier sanctionné et rival de mahmoud cherif ne put qu´éveiller les soupcons. il est, de fait, bien possible que des contacts aient eu lieu entre abane et plusieurs officiers de la W1, dont le commandant hadj ali, en vue peut-être de purger le CCE.de la dictature des militaires, mais on n´osa pas pour l´heure toucher aux responsable de terrain de la W1, en particulier au colonel lamouri. de peur sans doute de déclencher des réactions hostiles dans les aurés nemamcha. on put donc bien faire porter le chapeau au seul hadj ali. ce dernier fut en tout cas étranglé a tétouane (maroc) la veille ou l´avant veille de l´assassinat d´abane. sur ce sujet le témoignage précis de S.T., qui aurait fait partie de commando chargé de tuer le commandant lequel venait d´arriver en avion de tunis en compagnie de sa victime. abdul-kadir.




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  • marginal
    18 juillet 2012 at 13 h 49 min - Reply

    Je déterrre ce topic juste pour demander à ceux qui disent que la révolution se faisait contre le colonialisme et n’était pas une guerre sainte.
    Premièrement c’est le peuple qui a conduit la révolution au dires mems de Abane auquel on veut faire dire autre chose.
    deuxièmement quand bien meme Abane voyait mal l’Islam en tant que soius bassement de la lutte armée, le peuple dans sa grande majorité la voyait comme guerre sainte à l’instar de El Mokrani, El Haddad, Fathma Nnsoumer, Bouamama, l’Emir Abdelkader et d’autres encore, car c’était le ciment de la nation algérienne que la France n’a pu désagréger que par le biais de ses supots après l’indépendance.
    Ce n’est pas que je milite pour un état islamique, je dis simplement que l’Islam est une composante essentielle du peuple Algérien à l’époque et qu’il serait mensonger de l’ignorer. L’islam qui est professé aujourd’hui n’a quand meme rien a voir avec cet islam là, il faut le souligner vigoureusement. Quand je vois un « président de la république kabyle » se prétendre musulman et aller à Tel Aviv cautionner le régime sioniste qui a annexé NOTRE mosquée sans laquelle notre pélerinage n’est pas complet, d’autres diront peut etre qu’il ne vaut rien, je me dis en effet que nous sommes loin du compte…




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  • batni
    18 juillet 2012 at 22 h 11 min - Reply

    A @marginal,
    On ne peut être plus royaliste que le roi. Plus palestiniens tu meurt.
    Les Palestiniens eux-mêmes ont des contacts avec les autorités Israéliennes pour trouver une solution a l’amiable a ce conflit qui n’a que trop durée, sans compter l’Égypte, la Jordanie, la Syrie qui sont parties prenantes aussi.
    Et si on s’intéresser au Mali,a l’Azawad et a la Lybie qui sont a nos frontières??

    Mes respects,




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  • hoocine
    19 juillet 2012 at 1 h 25 min - Reply

    @ Abdul Kadir,
    Votre recit sur la pensee et la vision de Abane me parait l`une des plus acceptables et des plus proches de la verite.Abane n`avait aucune arriere pensee regionaliste et n`avait aucune intention de prise de main de la revolution naissante.Le fait d`avoir reussit a faire adherer-les communistes,les centralistes,les Udma, les ulemas, au combat pour la liberation du pays sous un fanion unique,montre que sa etiquette etait l`Algerie avant tout.
    Le congres de la Soummam est une veritable charte et une constitution avant l`heure. En plus du fait qu`il a donne un cadre structurant geographiquement et organiquement a l`Aln qu`il a place de fait au rang d`une armee moderne.
    Le congres de la Soummam a ete une assemblee structurante au sein de laquelle chaque region d`Algerie a eue ses representants.Les modalites convenues n`etaient pas imposees par Abane,mais votees par les representants des regions sans contrainte aucune.
    Les fameux alineas mis en cause par les ronds de cuirs qui vivaient a Tunis et au Caire,ne donnaient pas de pouvoir a Abane ou Ben M`hidi,mais aux dirigeants de l`interieur qui sont les chefs de Wilayat.
    Abane n`est pas homme a semer la zizanie et je ne penses pas qu`il soit aller demander le concours de qui que se soit pour se proteger des 3 b.
    Abane a ete tue parcequ`ils etait avec BenM`hidi,les seuls hommes capables de reunir derriere eux le peuple et les moudjahidines.
    Ceux qui ont planifier cet acte ne voulaient pas d`une Algerie democratique.




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  • marginal
    19 juillet 2012 at 14 h 02 min - Reply

    @ Batni.

    Je constate que pour les castes tu ne contestes pas ni pour les marabouts. C’est déjà pas mal. 🙂

    Reste la mosquée Al Aqsa, qui n’est pas le problème des palestiniens je te signale mais celui des musulmans où qu’ils soient et qui a été la première « quibla » et sans lequel la plénitude d’un des piliers de l’islam, le pélerinage, n’est plus assurée. C’est de ça que je parle quand je dis que le « président de la république kabyle en exil » et non pas le président des kabyles visite Israel. Ce que font les arabes de l’orient et les africains ne regarde aucunement l’Algérie meme au sud de nos frontières, à condition qu’ils restent bien sagement chez eux.

    Cordialement.




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  • Marginal.
    19 juillet 2012 at 14 h 06 min - Reply

    @ Batni.

    Désolé je me suis trompé de post. Il faut dire que tu me poursuis. 🙂

    S’il te plait ignore le premier paragraphe, il n’a rien à voir ici.




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  • abdul-kadir
    19 juillet 2012 at 14 h 44 min - Reply

    @ houcine. dans la plus grande piéce, au 3e étage, se sont réunis les quatres membres du CCE. Krim Belkacem, Benyoucef Benkheda,Abbane ramdane, Saad Dahleb auxquels se sont joints les chefs de wilaya Lakhdar Bentobbal (si Slimane), si abdelhafid boussouf (si mabrouk): Mahmoud cherif, Amar ouamrane, et certains leaders politiques. Ferhat Abbas, Lamine Debaghine, Abdelhamid Mehri, M´hamed yazid. Krime ouvre laisse son rival ouvrir le feu. sans complexe, sûr de sa supériorité politique, Abanne attaqua a nouveau. C´est vraiment un battant. il réfute les accusations, renouvelle ses critiques. Contre Ben Bella d´abord, a qui il reproche, alors qu´il était en liberté, d´avoir failli a sa mission et de e pas avoir fourni d´armes. il n´a pas de mots assez acérés pour qualifier l´enlévement des cinq dans l´avion marocain. ils n´avaient pris aucune précaution, déplore-t-il et ils ne sont même pas défendus. puis c´est a nouveau la remise en cause du pouvoir des colonels de l´intérieur. l´action politique et militaire est un tout. ceux de l´intérieur doivent diriger la révolution mais céder le pas a la politique. ses soutiens politiques ne bronchent pas. ils attendent. sincéres dans leurs convictions, honnêtes jusqu´au scrupule, fidéles mais timorés. et Krim se dresse. Massif, puissant par ses alliances, sûr de son prestige, tenant sa revanche. sans l´avouer, il a mal supporté la prédominance d´Abane depuis le congrés de la soummam. il est décidé a y mettre fin et a ne pas permettre une scission entre Militaires et civils. il va se servir de ces derniers comme boucs émissaires. les membres du CCE. doivent être incontestables et incontestés, dit-il en martelant ses mots. ja n´ai pas voulu intervenir dans la querelle entre Ben Bella et Abbane. mais il est un fait. nos cinq compagniona en prison contestent la présence au sein du CCE. de deux centralistes Dahleb et Benkheda. et je les approuve, pourquoi aujourd´hui. au Caire, je prends une pareille décision? pcq ces politiciens, qui n´ont jamais été au maquis, manoeuvrent pour éliminer les hommes de L´ALN. et les chefs historiques. ils se servent, pour accaparer ce pouvoir, poursuit Krim; D´Uu tremplin qui est la personnalité d´Abbane. lequel, je l´affirme aujourd´hui, n´a jamais cessé,depuis le congrés de la soummam, de se substituer a l´autorité collective qui devait être celle du CCE.! ca c´est l´appel aux militaires. l´opération préélectorale qui leur fait comprendre a quel point l´action d´Abbane peut-être dangeureuse si elle n´est désamorcée a temps. je demande donc un nouveau CCE., poursuit Krim, ou figureraient tous les colonels ainsi que deux ou trois politiques! Ainsi vous auriez la majorité, proteste Abbane. je vous le dis tout net, je suis contre une majorité des colonels! la preuve est faite devant tout le monde de ton opposition aux maquisards. la majorité aux civils, aux Benkheda, aux Saad Dahleb; la tu es d´accord. mais la majorité aux colonels, pas question! et ou étaient-ils tes civils au 1e novembre 1954? qui a déclenché la révolution? qui a le plus souffert? il y a une majorité qui se dessine en faveur des colonels. que cela te plaise ou non. Krim renforce ainsi la solidarité des colonels en amenant Abbane a prendre ouvertement position contre eux. le leader des politiques est tombé dans le piége de Krim qui le présente comme un antimaquisards. et il ne pour se ratrapper. je ne consentirai a faire partie du nouveau CCE., affirme-t-il avec force, que si dahleb et Benkheda sont la! pour les militaires, c´est la preuve que les trois hommes sont de mêche. Abbane a voulu employer la force, cette arme de soldat. il a négligé la diplomatie et vient ainsi de commettre sa premiére erreur politique. les cinq colonels ont scéllé son destin.




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  • abdul-kadir
    19 juillet 2012 at 18 h 41 min - Reply

    ya ybed Allah, il n´est pas contestable que le congrés apporta a la révolution des structures, une hiérarchie, une organisation qui lui manquaient. Mais il lui apporta aussi, dans le même temps, un appareil bureaucratique et paperassier qui décolla peu a peu des réalités de la lutte. il eut le tort, surtout, d´introduire dans les organes de direction des personnalité politiques qui avaient, de tout temps, combattu le passage a la lutte armée et qui, au lendemain du 1e novembre 1954, n´avaient pas craint de désavouer publiquement l´action. cependant, avec le succésdes armes et les progrés impressionnant du FLN., ces éternels opportunistes avaient évolué, et ils sautaient maintenant dans le train en marche, profiteur de cette révolution dont ils avaient méprisé les débuts. la confusion, la contradiction, l´absence de principes fermes et de stratégie révolutionnaire raisonnée s´installérent ainsi a la tête du FLN. ils commirent ainsi, dans la conduite de la guerre révolutionnaire, des erreurs quasi catastrophiques. ils ne surent pas apprécier a leur juste valeur les rôles respectifs de la campagne et de la ville dans la conduite de la guérilla. ils ne comprirent pas que les habitants des villes, vivant, pour ainsi dire intégré a l´ennemi, mêlés a lui, entourés de son énorme appareil répressif, ne pouvaient en aucun cas se soulever en masse contre lui sans se faire aussitôt écraser et voir leurs réseaux démanttelés, leur appareil détruit, leurs militants tués ou arrêtés. faute d´avoir compris cela, ils eurent la folie d´engager contre les troupes d´occupation la Bataille d´Alger. comme on sait, elle se solda une lourde défaite qui mit par terre organisation urbaine et, par contrecoup, isola et affaiblit la guérilla des campagnes. Autre mesure, empreinte, celle-ci de surenchére gauchiste. la gréve de l´école. au jour dit, les lycéens durent, par ordre du FLN. se retirer des lycées francais, et les étudiants cesser de suivre les cours et de passer des examens dans les universités francaises. mesure inepte, qui ne gêna ni ne lésa en rien l´adversaire, mais fit un mal immense, puisque au moment même le pays avoir le plus besoin de cadres instruits, elle fait perdre aux lycéens et étudiants. mais le grief le plus grave des organes de direction mis en place par le congrés de la soummam, c´est d´avoir laissé les wilaya (S) sans armes, sans médicaments, sans argents. les réseaux électrifiés des frontiéres rendaient par voie de terre la tâche plus difficile, mais il restait encore la contrebande maritime et 1200 km, de côte que la logistique de la révolution aurait pu davantage utiliser. Abandonnées, privées d´armes et d´instructions, les wilayas subirent une détérioration, elles se repliérent sur elles-même, sans liens avec l´extérieur, et parfois même sans liens entre elles, vivant en autarcie dans des régions qu´elles se mirent a considérer comme des fiefs et ou certains commandants finirent par prendre une mentalité de féodaux ou de chefs de bande.




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  • hoocine
    19 juillet 2012 at 23 h 37 min - Reply

    @ Abdul Kadir,
    Belle demonstration de reglement de comptes kabylo-kabyle.Mais mauvaise arithmetique,5 colonels du com sont ,si je sais compter,inferieurs aux nombres de colonels de l`interieur.L`affirmation que les prisonniers d`aulnoy etaient contre la presence de Benkheda et Dahleb au CCE est purement inconcevable.Je vous rappelle que Dahlab a fini comme Ministre des AE du GPRA ou Krim avait le poste de Vice President.Krim ne pouvait pas pieger Abane et Abane n`etait si idiot pour ne pas savoir qu`il se trouvait dans l`antre des loups.
    Ce qui n`est pas contestable,c`est que l`homme qui avait la mission d`approvisionner la revolution en arme a faillit et que Benm`hidi lui meme a fait le voyage du Caire pour le relancer en vain.
    Le nombre de moudjahidines morts en tentant de remplir la mission d`amener des armes,tues par les lignes Morice et Challes est tres importants. Je ne penses que des officiers superieurs de wilayate soient devenus des feodaux et des chefs de bandes.Ceci etant,vous semblez assez documentes et savez bien que si les wilayate etaient esseulees et sans moyens les 3b et les chefs des com n`ont pas fait leurs travail et donc Abane et ceux de l`interieur avaient raison.Qui les a tues et pourquoi? c`est simplement pour le pouvoir.
    Mon point de vue est que si Benkheda,Ferhat Abbas,Abane,Benm`hidi, Boudiaf et les autres avaient pris le pouvoir en 1962,l`Algerie aurait eviter les 3 confrontations entre algeriens qui ont fait plus de 200Milles morts et des centaines de milliers de handicapes et l`hecatombe continue.
    Fraternellement a vous, et a bientot sur d`autres sujets.




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  • sisane djeha
    12 septembre 2012 at 23 h 33 min - Reply

    qui est deriere abane ramdane dans la photos




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  • Congrès du Changement Démocratique