Share

Home » Zoom » Pas de changement sans une large mobilisation

Pas de changement sans une large mobilisation

[ ]

Adel HERIK

La question de l’illégitimité du pouvoir, posée avec force à partir d’octobre 88, demeure, à ce jour, la question centrale qui conditionne tout le reste dans notre pays. A cette tare originelle du pouvoir actuel, s’ajoutent l’absence de vision, la corruption et l’opacité. Depuis janvier 92, sous couvert de lutte contre le terrorisme, la violation des droits de la personne est devenue systématique. Le fossé qui a toujours existé entre la nomenklatura au pouvoir et le reste du peuple s’élargit de jour en jour, au point que nous pouvons dire que la minorité au pouvoir est aujourd’hui considérée par la population comme un clone de la minorité européenne qui tenait le pays durant la colonisation.

Notre pays a plus que jamais besoin d’une véritable alternance. Malheureusement, la question du changement pacifique, dont nous ne cessons de débattre sur LQA depuis 2009, continue de nous hanter, sans que nous puissions trouver des réponses définitives et satisfaisantes. Il devient de plus en plus clair, cependant, que, malgré son bilan catastrophique, la minorité qui a pris le pouvoir par la force et qui le conserve en usant de la ruse et de la manipulation ne cédera la place que si elle y est forcée. Il y a trop d’intérêts en jeu et trop de risques pour la nouvelle bourgeoisie militaro-bureaucratique d’État de tout perdre et de se retrouver sur le banc des accusés si le pouvoir venait à changer de mains.

Tant qu’il n’y a pas une situation de crise, avec des millions de personnes dans les rues pendant plusieurs mois, ils ne bougeront pas. Ceci est une vérité que nous ne devons pas cacher. La seule façon de provoquer le changement est donc de mobiliser toutes les forces vives et de paralyser le pays. Les syndicats, les partis politiques d’opposition, les étudiants et lycéens, les intellectuels et artistes constituent la force de frappe qui forcera la minorité au pouvoir à passer la main. Tant que cette situation de crise n’est pas provoquée, il ne faut s’attendre à rien de sérieux.

Il est clair donc que la confrontation entre la majorité du peuple et la minorité au pouvoir, même si elle ne doit pas faire appel à l’usage de la violence, ne peut faire l’économie d’une démonstration par les forces vives de leur volonté de changer les choses, quitte à paralyser le pays. Pour arriver à cela, un travail d’agitation doit être mené par une coordination des forces de l’opposition qui devra s’efforcer de regrouper en son sein le maximum de représentants de la société civile. La seconde condition est la gestion de la crise par les dirigeants de l’opposition. En effet, il y a tout lieu de s’attendre à un remake du scenario des années 90, en cas de dérapage et d’usage de la violence par les manifestants. L’exemple de la Syrie nous montre clairement aujourd’hui jusqu’où peut aller un régime dictatorial aux abois afin de conserver le pouvoir.

Les élections législatives que le pouvoir prévoit d’organiser en mai prochain pourront constituer le point de départ d’un mouvement contestataire de grande ampleur, pour peu que les forces de l’opposition véritable sachent en saisir l’opportunité. Mais le préalable pour arriver à cela est de constituer un front uni face au pouvoir est de dépasser le clivage qui, depuis 1991, divise le pays entre «islamistes» et «démocrates». C’est là que réside la plus grande difficulté. «Islamistes» et «démocrates» peuvent-ils unir leurs forces en vue de faire tomber, de manière pacifique, la minorité qui bloque le pays et entamer une nouvelle ère de compétition loyale et transparente pour le pouvoir? Ceux qui ont tenté, en 2011, d’initier des marches à Alger ont échoué dans leur entreprise car ils n’ont pas eu le courage de poser clairement ce problème.

Notre pays a aujourd’hui plus que jamais besoin de tourner définitivement la page de l’autoritarisme, synonyme de violation des droits de la personne, de médiocrité, de pillage de l’économie par la minorité au pouvoir et de corruption. Cet objectif ne pourra être atteint tant que les forces de l’opposition véritable travaillent chacun de son côté et ont des visions totalement divergentes de ce que devra être l’après-État-DRS.

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...

Lectures: 5

14 Reponses pour " Pas de changement sans une large mobilisation "

  1. HAMMANA dit :

    Mobilisation générale,vous dites.Là est toute la question.Mais comment faire pour persuader les gens à s’y mettre? Un trés grand défi à relever.
    Si nous étions à ce stade,le régime n’aurait été qu’un mauvais souvenir.

  2. ahmed dit :

    Bonjour,

    Merci, cher compatriote d’avoir soulevé cette question se rapportant à la nécessité d’une mobilisation large et efficace . En effet,nous devons aller les uns vers les autres,toutes tendances confondues . Nous avons des différences d’approche et de conception du système politique de l’Algérie de demain . Je ne vois aucune anomalie dans le fait que des femmes et des hommes politiques aimant le même pays,le conçoivent d’une façon différente . Ces différences,peuvent être une richesse pour notre peuple et pour notre Algérie . Nous devons regarder ce qu’on a de commun . Nous aimons le même pays et nous voulons le libérer pour en faire un pays libre , stable et développé .
    Je suis convaincu ,qu’on a plus de choses qui nous rapprochent,quand il s’agit de l’intérêt de notre chère Algérie .
    Mon cher compatriote,Adel,dans la même logique de votre appel,je rajoute,qu’on doit rédiger quelque soit notre sensibilité politique,une charte de l’opposition sur ce site .Cette charte représentera une plate-forme à partir de laquelle les opposants travailleront pour libérer ce pays .Il s’agit de proposer des principes que les uns et les autres adopteront et qui serviront de feuille de route de l’opposition algérienne .

    ========================================
    Mon cher Ahmed,
    L’esquisse de ce que vous appelez « charte » de l’opposition et que nous avons appelé le « compromis politique » existe depuis près de 2 ans au sein du FCN. Ce sont les grandes lignes des principes et des valeurs qui rassemblent la majorité des Algériens et Algériennes. Il avait été rédigé et reste d’actualité, après avoir consulté durant près de quatre années des centaines de nos compatriotes, toutes tendances confondues et sans exclusion aucune. Mais ce compromis qui a reçu l’adhésion de beaucoup de nos compatriotes (le « ghachi »), n’interesse pas les politicards de salon, les donneurs de leçons es-démocratie et autres tuteurs du « ghachi » qui croient, prétentieusement, détenir à eux seuls la solution à la crise algérienne. Nous le disons et le répétons : la véritable opposition est à reconstruire. Mais comme le dit si bien le dicton de notre terroir : « lekhber, idjibouh etouala ».
    Merci pour votre intervention. Amicalement.
    Salah-Eddine SIDHOUM

  3. Zawali dit :

    LETTRE AUX FRANçAIS ! ECOUTEZ LA VOX POPULIS !

    – ALGERIEN(NE) NE SOIT PAS ESCLAVE, NI KHEMASS(A) DANS TON PAYS.
    – ALGERIEN(NE) RECLAME TON DROIT AVEC FORCE, SINON PRENDS LE DE FORCE.
    – ALGERIEN(NE) N’AIE AUCUNE CONFIANCE EN CE POUVOIR GENOCIDAIRE QUI TROQUE TON AVENIR CONTRE LE SIEN (fini).
    – ALGERIEN(NE) NE VOTES PAS. TU HONNORERA LA MEMOIRE DES MARTYRES ET CELLE DE TES PARENTS ET TU CONDAMNERA LE CRIME POLITIQUE.
    – ALGERIEN(NE) COMMUNIQUE TON INJUSTICE VECUE, TU NE SERA PLUS SEUL(E).

    LE POUVOIR DIVISE POUR REGNER. MONTRONS NOTRE SOLIDARITE A CES CRIMINELS QUI SONT DEJA ISOLES.

    LA SEULE VOIE LEGITIME EST CELLE DU PEUPLE LIBRE, SOLIDAIRE ET FRATERNEL. VIVRE L’ALGERIE ET CEUX QUI L’AIMENT SANS LA DILAPIDEE.

  4. Laïd DOUANE dit :

    La question de l’illégitimité du pouvoir a été toujours posée en Algérie; je pense même que l’occupation de l’Algérie a été le résultat de cette illégitimité ainsi que celle des Turcs.. A la différence que la seconde a été plutôt symbolique.. Oubliées ces périodes là, la question a été posée dés les premiers mois de l’indépendance. Les évènements d’octobre 1988 ont été manigancés justement pour rendre caduc les revendications populaires persistantes en investissant dans les malheurs, les douleurs et la peur! En effet, avant c’était l’ennemi extérieur et maintenant le terrorisme fabriqué dans les locaux des renseignements extérieurs et intérieurs.
    J’ajouterai que ce schéma surréel imaginé et imagé pour l’Algérien concernant les islamistes et les démocrates, est quasiment faux.. Rentrons dans les détails, faisons l’analyse des programmes des « partis » algériens et voyons où sont les différences ! Presque rien !. Mais voyons les sur le terrain: Est-il démocrate celui qui vous dit à l’avance (Said Sadi): Nous ne vous laisserons pas arriver au pouvoir? L’est-il celui qui affirme publiquement et franchement (hier Redha Malek) qu’il n’acceptera pas les résultats si les islamistes gagnent ? Et celui qui vous dit (Ghozali, il y a qq jours) les Islamistes n’auront pas la majorité et s’il gagnent, je n’accepterai pas ! Je ne parle pas de Belkhadem et Ouyahia qui barrent la route à une catégorie importante soit-elle d’islamiste, et quelle manière ! Par un texte de loi !!! Et on trouve qui ose suggérer une alliance entre les « islamistes » et les pseudo démocrates ??? Je n’arrive pas à voir des démocrates structurés en Algérie sauf peut-être le FCN qui reste encore dans l’ombre. Le FFS ? On verra bien dans l’avenir..

  5. Mokrane dit :

    J’ai voté pour le 06 FIS pendant les éléctions de 1990, j’avais 20 ans , j’avais beaucoup d’espoir comme beaucoup d’algeriens avec de bonnes intentions on était innocent même si on savait que le FIS n’allait résoudre tous les prblèmes mais au moins il parlait vrai la langue du peuple,on a jamais donné carte blanche au FIS pour nous mener comme des moutons mais là c’est une autre histoire (procés d’intention), poar contre on a surtout pas donné nos vois aux généraux et jamais on leur a demandé de de venir à nos secours puisque on sait qu’ils étaient toujours dans les sales coups au contraire on leur signifié leur fin et là les harkas et kabranates de la France ont sifflé la mi-temps et s’en suit ce qui s’en suit ….déportations. massacres, crimes de guerre, crime contre l’humanité,et depuis ce jour j’ai un rêve un seul rêve c’est de pouvoir donner de nouveau ma voix à des élus du peuple en toute liberté sans tutelle de quiconque et aprés reconsrtuire notre beau pays sur une base saine (travail, conscience, équité, dignité, des valeurs quoi), ce jour viendra et les bouchakaras et autres kabranates de France se terrerront pour toujours.
    Allah yarham chouhadâanas Al Abrar

  6. ahmed dit :

    Bonjour Dr Sidhoum,
    Je suis d’accord avec vous,l’opposition reste à reconstruire . La question que se posent nos compatriotes est la suivante ; Qu’est ce qu’on attend pour la reconstruire ?
    Plus le temps passe,plus la situation algérienne se dégrade et la vie des citoyens devient de plus en plus difficile . Un soulèvement populaire est possible à tout moment . L’opposition est appelée à se structurer pour traduire cet imminent soulèvement en revendications politiques .
    En plus,un changement,nécessite des moyens financiers,il est temps de procéder à ce changement tant que les conditions financières du pays sont propices .
    Pour ce qui est de Lakhbar Djabouh Athwala,restons modestes,nous avons besoin les uns des autres pour libérer ce pays . Personne ne détient la vérité absolue et ce pays appartient à toutes les algériennes et algériens . La légitimité historique a fait suffisamment de dégâts,ne reproduisons pas les mêmes erreurs .
    Amicalement .

    =======================================
    C’est justement à l’intention de ceux qui pensent détenir la vérité absolue que s’adresse le dicton populaire. A ceux qui pensent que seuls eux sont « démocrates » et que seuls eux détiennent la solution de la crise politique, excluant l’écrasante majorité. Et je crois que nous l’avons toujours affirmé (les écrits restent), cette patrie appartient à tous les Algériens et à toutes les Algériennes sans exclusion. Dire des vérités, mon cher Ami, sans détours bassement politiciens, ce n’est pas reproduire les erreurs de ceux qui s’accrochent à la légitimité faussement historique. Et je peux vous dire, de par ma très modeste expérience de la vie politique que ceux qui se prévalent de la fausse légitimité historique ou révolutionnaire ne sont pas les plus dangereux. Gare à ceux qui se drapent de la démocratie frelatée et qui ont peur de la légitimité populaire.
    Amicalement.
    Salah-Eddine.

  7. W A H I D dit :

    Pas de changement sans une large mobilisation.

    Mobiliser les Algériens pour le changement c’est ce que nous essayons depuis près de 2 ans au sein du FCN de le faire .

    Je pense qu’il faudrait faire plus d’effort pour arriver a cet objectif, par le dialogue et le partage et essayer d’approcher d’avantage l’ensemble forces politiques, prendre des initiatives individuelles et collectives pour unir les Algériens autour du projet du changement radical et pacifique du système politique.

    Le boycott des élections du 10 Mai pourrait être un exercice de mobilisation des forces politiques, et un projet qui peut réunir l’opposition et les opposants, unir les Algériens et la société Algérienne et il peut aussi être un baromètre pour mesurer le niveau de réponse du citoyen et de la société à un appel de boycott.

    Le boycott peut être parrainé par des leaders politiques, des partis politique, la société civile pour mobiliser le peuple Algérien comme première phase d’un long processus de lutte et de combat pour une dynamique politique qui aurait comme objective ultime le changement.

    Cette dynamique politique devrait favoriser la naissance d’un front national pour le changement radical du système politique, seule force capable d’exercer une pression et juste assez de pression sur les centres du pouvoir pour les pousser à aller résolument vers des reformes effectives et profondes des institution fondamentales de l’état Algériens. Ces reformes ne peuvent être significatives et ne peuvent traduire la volonté et les aspirations du peuple sans un consensus nationale sur la nature, l’ampleur et le timing du changement, ce consensus doit être fait sans les militaires, sans exclusion aucune.

  8. ahmed dit :

    Rebonjour Dr Sidhoum,Bonjour tout le monde,

    En 62,la complaisance des uns et des autres vis à vis de l’armée des frontières,a conduit le pays à la catastrophe que nous vivons aujourd’hui . Hier,on n’osait rien dire aux « frères »d’armes pour éviter AL FITNA,soulevant le fameux slogan SABAA SININE BARAKAT . Aujourd’hui,nous risquons de reproduire la même complaisance vis à vis de nos « frères de confession » car nous nous culpabilisons par rapport à dieu et par rapport à notre foi .
    En 90,alors que je me présentait sur une liste d’un parti d’opposition aux élections locales,ma propre mère est venue me voir deux jours après les élections, pour m’apprendre qu’elle n’a pas voté pour mon parti . Gênée,elle m’a expliqué qu’elle ne pouvait pas voter pour moi et tourner le dos à dieu . Par dieu,vous l’avez deviner Docteur Sidhoum,elle pensait au F.I.S .
    Dans un système démocratique,il existe effectivement la notion de majorité,mais il existe aussi ce qu’on appelle le consensus .
    Ce consensus qu’on a tendance à négliger est un moyen de modération . Les contextes national,régional et international,exigent « une orientation intelligente » en accord avec toutes les tendances politiques afin de préserver l’intérêt national et éviter au pays les risques d’instabilité ou d’éclatement . Le consensus,s’exercera aux côtés du choix populaire . Cette stratégie,représente un moyen pacifique pour assurer une transition douce après des siècles de vide politique et culturel .
    Docteur Sidhoum,notre pays est occupé par le DRS qui le domine après 30 ans de dictature SM-FLN et après 130 ans d’occupation française . Après, tant d’années de désert politique et culturel,peut on se contenter de légitimité populaire sans évoquer le consensus .
    Ce n’est pas par hasard,que les frères musulmans d’Egypte,ont décidé de ne pas présenter de candidats aux prochaines élections présidentielles . Ces mêmes frères musulmans d’Egypte,ont refusé de faire une alliance parlementaire avec les salafistes . Pour rassurer l’opinion publique égyptienne et internationale et profitant de l’expérience algérienne des années 90,les frères musulmans refusent d’associer leur 45 % sièges parlementaires aux 25 % de sièges des salafistes . Avec 70 % des sièges au parlement les islamistes égyptiens ont compris qu’ils risquaient de provoquer en Egypte une évolution des évènements politiques à l’algérienne .
    L’expérience algérienne des années 90,sert de modéle à de nombreux pays qui souhaitent sauvegarder leur intérêts et leur stabilité . Le bon sens,exige que les algériens aussi profitent de leur propre expérience .
    amicalement,

  9. Adel H. dit :

    Bonjour à tous et à toutes,

    @HAMMANA

    Tout à fait d’accord avec vous. Ce sont juste quelques vérités que je me plais à répéter de temps en temps, pour ne pas les oublier :

    1- Ceux qui sqattent l’État algérien par la force depuis 50 ans ne partiront jamais d’eux-mêmes.

    2- Seule une large mobilisation pacifique de toutes les forces vives, qui paralyserait le pays pendant des mois, pourrait les forcer à le faire.

    3- Cette mobilisatione sera l’oeuvre d’une coordination qui regrouperait toutes les forces de l’opposition véritable.

    4- Pour arriver à constituer ce large front, il faut faire tomber les barrières artificielles et les clivages entre « démocrates » et « islamistes » qui se sont mis en place depuis les années 90. Tant que « démocrates » et « islamistes » se trouvent dans des référentiels différents, l’union ne sera pas possible, la démocratie non plus. Comment se mettre dans le même référentiel? C’est là le défi intellectuel que nous devons relever tous ensemble afin d’élaborer un nouveau consensus qui nous permettra de vivre en paix dans le même pays, malgré nos différences d’opinions politiques et nos comceptions différentes de la bonne gouvernance, et d’entrer en compétition de manière pacifique pour gouverner le pays.

    @ Laid DOUANE

    Il y a de faux démocrates et de faux islamistes. Ce ne sont pas ces gens-là qui m’intéressent mais les vrais patriotes qui cherchent sincèrement à trouver un consensus entre tous les Algériens et à sortir le pays de la médiocrité.

    Je me considère moi-même comme un démocrate, car je crois en la démocratie et je pense que tout système politique qui bafoue systématiquement les libertés individuelles est un pouvoir tyrannique. Je n’adhère pas au mot d’ordre d’application stricte et immédiate de la chariaa. Je considère, cependant, que ceux et celles qui adhèrent à ce mot d’ordre (et qu’il est convenu d’appeler des islamistes) ont tout à fait le droit de le défendre, pourvu que cela se fasse de manière pacifique et qu’ils n’imposent pas aux autres leur façon de penser de manière arbitraire et en faisant usage de la force.

    @ahmed

    Je voudrais juste vous rappeler que durant l’occupation coloniale, il n’y avait pas de désert politique et culturel. A partir des années 20, le peuple algérien avait une vie politique et culturelle intense et diversifiée. PAr contre, il refusait de se laisser assimiler par le colonisateur, ce qui est une autre affaire. Le désert politique et culturel est une création de l’État de l’Algérie «indépendante».

    Cordialement

  10. MAJORORO dit :

    Les élections législatives du 10 Mai 2012 seront décisives pour le futur du pays, et sont sans doute les plus importantes à date.
    1. Voter c’est élire une nouvelle vague de députés de l’assemblée nationale pour 5 ans.
    2. Ne pas voter c’est donner la chance aux bourreurs des urnes de faire leur travail comme a l’accoutumé.
    3. Voter c’est choisir les hommes et femmes honnêtes, intègres qui peuvent faire la différence. Des êtres exceptionnels à qui on donne un statu spécial de privilégié pour un mandat.
    4. Ne pas voter serait productif si il ya adhésion de la majorité des votants, auquel cas qu’adviendra-t-il après.
    5. Voter c’est choisir scrupuleusement son député autrement ne pas voter serait mieux. Chaque voie compte.
    6. Ne pas voter c’est de perdre cette chance qui peut être comme celle de 1991.
    7. Voter c’est vouloir changer les choses afin de battre ce système à son propre jeu.
    A mon humble avis, celles-ci (élections) peuvent être, en tenant compte de tout ce qui s’est passé en 50 ans, vues comme peut être le tournant dans l’histoire du pays. En effet, tout porte à croire qu’après ces 50 années d’expérimentations sauvages ou tout était permis à une petite minorité de zélés révolutionnaires qui maintenant vieillissants, embourgeoisés malgré leurs slogans des débuts et usant toujours de tout moyens à leur portée (c’est-à-dire limités et à court terme) pour embobiner non seulement les citoyens mais l’ensemble de la communauté internationale. Le problème, c’est que les temps ont changé et les algériens sont de plus en plus difficile à mener en bateau, du moins pas comme avant et par la même cette communauté internationale est plus que fatiguée de ces turbulences néfastes pour les marchés internationaux.

  11. Malik dit :

    MOBILISATION ET CHANGEMENT EN ALGERIE
    C´est possible. Nous sommes vingt millions de jeunes survoltes, epris de LIBERTE, desireux du CHANGEMENT …CONTRE 200 TETES de charognards cadaveriques du FLN-RND-ALN-ANP au pouvoir depuis 1/2 Siecle.
    OUI, NOUS POUVONS! Tous est possible au pays des imposteurs: ILLA EL AMAM YA CHABAB, THAD EL KHAWANA ETHALIMOUNE, THAD EL KHAWANA EL MOUDJRIMOUNE…HANA EL WAG´T, ILLA EL AMAM, ILLA EL AMAM YA CHABAB!
    La LIBERTE, la DIGNITE ne se DONNENT PAS, IL FAUT LES PRENDRE DE FORCE.
    C´est le moment, le GLAS a sonne pour eux. Les 40 annees du MAL sont depassees, les annees de la VICTOIRE DU BIEN SONT ARRIVEES.
    Vive la JEUNESSE algerienne, vive la LIBERTE

  12. cortex dit :

    @majororo
    manvotiche!Et que la peste noir les emporte tous.

  13. ahmed dit :

    Bonjour,
    Certains intervenants se posent la question de l’opportunité de voter ou pas aux prochaines élections législatives . Pour répondre à cette question il faut savoir quel est le poids politique d’un parlement dans le système politique algérien .
    La nature du système politique algérien est basée sur ce que Farhat Abbas appelait le pouvoir personnel . Dès 62,Farhat Abbas a dénoncé le pouvoir personnel imposé par l’armée des frontières dont le chef de l’époque était Boumédiene épaulé « politiquement « par Bouteflika . Dés l’indépendance,les deux bandits politiques comme les appelait Farhat abbas,ont crée un système à deux façades . Sans légitimité historique ni politique,Boumédiene et Bouteflika qui détenaient le pouvoir réel,se sont cachés derrière une façade représentant le pouvoir apparent . Benbella,mieux connu que nos deux aventuriers,opportunistes,est choisi au rôle de pouvoir apparent . Dés que Boumédiene et Bouteflika ont réussi à se faire connaitre des algériens,ils ont renversé la marionnette Benbella pour prendre ouvertement le pouvoir .Avec le décès de Boumediene en décembre 1978,l’Algérie a renoué avec le système à deux façades l’une apparente l’autre réelle . La sécurité militaire,l’ancêtre du DRS,manipulait Bendjedid et détenait le pouvoir réel jusqu’en 1992 où le DRS fraichement créée prend le pouvoir réel .
    La nature de ce système,basée sur l’intrigue,le complot,la corruption,la violence et la médiocrité,empêche l’émergence en Algérie d’une véritable classe politique et bloque par conséquent l’émancipation des algériens .
    Le but du DRS,est de détruire la moindre ébauche de vie politique . Malgré les apparences,qui consistent à préparer les « élections »,le but du système et sa stratégie consiste à empêcher les algériens à faire de la politique . Le système du banditisme politique comme le disait si bien Farhat ABBAS,ne reconnait pas aux algériens le droit de se prendre en charge . Ce système infantilisant,détruit notre pays en le bloquant et en le condamnant à la médiocrité .
    Dans chaque ministère,wilaya,mairie,assemblée « élues »,existent des officiers du DRS qui sont chargés officiellement s’assurer « la sécurité » du secteur . Ces officiers,siègent aux bureaux d’administrations . Progressivement et en abusant de leur status et soutenus par leurs chefs,ces officiers du DRS,deviennent les véritables ministres,walis,maires,députés,ambassadeurs….
    Formés dans l’espionnage et le contre espionnage,ces officiers du DRS,qui n’ont aucune formation dans la gestion administrative ni dans le domaine politique,finissent par bloquer le secteur qu’ils sont supposés « sécuriser » d’où l’immobilisme et la faillite algérienne .
    Le débat,mes chers compatriotes n’est pas de participer ou pas aux élections . Le débat,est de s’organiser pour rompre définitivement avec le banditisme politique .

  14. Noàurredine BELMOUHOUB dit :

    La seule voie de secours pour l’Algérie et son peuple restera l’union autour des valeurs morales et nationales, tout le reste n’est que chimères et fabulations. C’est cette voie salutaire, égalitaire et communautaire que propose le F.C.N

Laisser un commentaire