Témoignage
Pourquoi et comment le colonel Chaabani a été exécuté ?
Par Mahdi Chérif *,
Le Soir d’Algérie, 21 février 2012
Mohamed Chaabani a été supplicié à l’heure des clartés incertaines du petit jour. Il a regardé sans trembler les visages impavides des exécuteurs commis à ses fins dernières. Pour lui et pour les autres qui ont été suppliciés seuls, dans le noir des cachots, je dédie ces lignes.»
M. C.
Mahdi Cherif, dans cette contribution à l’écriture de l’histoire, va, une fois de plus, au fond des choses. L’exécution du jeune colonel Mohamed Chaabani après une parodie de procès, sur ordre de Ben Bella, a déjà fait couler beaucoup d’encre. Mahdi Chérif, témoin et acteur privilégié des évènements qui se sont déroulés juste après l’indépendance de l’Algérie, évoque cet épisode tragique qui a marqué la mémoire de toute une génération. En démêlant l’écheveau compliqué des actes, et des raisons cachées, des principaux protagonistes qui ont joué un rôle déterminant dans la dynamique qui a conduit le chef de la Wilaya VI devant le peloton d’exécution, il casse des tabous solides. Lorsqu’il évoque Ahmed Bencherif, ancien chef de la Gendarmerie nationale, son analyse est d’une grande sévérité. Il précise cependant, — nous le citons — : «A aucun moment, je ne fais la confusion entre l’homme et l’institution. La Gendarmerie nationale, corps d’élite, corps de sécurité prestigieux de la République, a fait son devoir dans les moments les plus tragiques de l’histoire récente de l’Algérie. Des hommes de courage et de conviction, officiers de la Gendarmerie nationale, ont su dire “halte !” aux dérives et “non !” aux ukases quand Ahmed Bencherif considérait la gendarmerie comme un legs parental et que ses ordres contrevenaient au droit ou lorsqu’ils heurtaient leur conscience. Ils furent nombreux : Youssef Bensid, Mokrane Aït Mahdi, Lakhdar Belhadj ou encore Mohamed Touati pour ne citer que les plus connus. Le grand bourreau a dû faire appel à d’autres, proches de sa personne ceux-là, pour sa carrière macabre de croque-cadavres. En exhumant de l’oubli la personnalité attachante de Mohamed Chaabani et en essayant de rendre leur juste dû à ceux qui ont joué un rôle dans sa condamnation à mort, j’ai voulu absoudre mon âme du péché de silence pour rentrer, quand l’heure sera venue, l’âme en paix dans la paix du seigneur.»
R. N.
Le colonel Mohamed Chaabane dit «Chaabani» est, en 1962, le plus jeune colonel de l’ALN. Il est né le 4 septembre I934, à Oumèche (Biskra). Successeur du colonel Ahmed Benabderrazak, dit Si El Haouès, tombé face à l’ennemi le 29 mars 1959 à Djebel Thameur, près de Boussada, il est le chef de la Wilaya VI (Sahara) pendant les trois dernières années de la guerre de Libération. Il n’a jamais voulu, sans doute par modestie naturelle, arborer l’insigne du grade de colonel que lui confère le GPRA en I961. Le jeune chef de la Wilaya VI paye le prix de son implication dans les concurrences qui font rage au sein du gotha politique qui s’accapare du pouvoir au lendemain de l’indépendance. La période du 19 mars 1962 à septembre 1964, date de son exécution, est riche en manœuvres de toutes sortes où le chef de la Wilaya VI est entraîné, quelquefois malgré lui. Allié sincère et déterminé de Ben Bella, lors de la course vers Alger, au lendemain de l’indépendance, il se heurte à ce dernier qui a sa propre vision sur le pouvoir, sur la façon de le conquérir, comment l’exercer et avec quels hommes l’exercer. Très vite, les heurts des ambitions et les calculs des uns et des autres créent une situation telle que chacun des responsables au sommet de l’Etat recherche des alliances parmi les chefs de Wilaya encore dans l’ANP, pour conforter sa position. Le jeune colonel ne sut pas rester à l’écart de l’imbroglio algérois qui se complique constamment. Houari Boumediène ne peut envisager son action à la tête du ministère de la Défense nationale sans le départ obtenu, d’une façon ou d’une autre, de tous ceux qui ne rentrent pas dans le moule de l’obéissance telle que codifiée par lui. Il s’attaque d’abord à ceux qui se sont ligués contre l’EMG, après la réunion inachevée du CNRA et qui ont tenté de lui barrer la route, par les armes, en juillet-août 1962 : Moh Ou El Hadj, Salah Boubnider et Hassen Khatib, puis aux autres qui lui rappellent, trop souvent à son gré, qu’il leur doit sa deuxième carrière. Le colonel Zbiri, chef de la Wilaya de l’Aurès est fourvoyé rapidement dans une mission qui ressemble à une antichambre de mise à la retraite, la direction de l’Académie de Cherchell. Chaabani, qui est l’objet de sollicitations nombreuses et intéressées de la part de Ben Bella et de Khider, pose un vrai problème à Boumediène. Le chef de la Wilaya VI ne veut à aucun prix quitter son commandement à Biskra. Il ne veut pas entendre parler de l’affectation en Wilaya VI des officiers désignés par Abdelkader Chabou, officier issu de l’armée française, qui devient après l’indépendance le plus proche collaborateur du ministre de la Défense. Fort du préjugé favorable dont il bénéficie auprès du président de la République et de Mohamed Khider, Chaabani entre en conflit ouvert avec Houari Boumediène. Ses griefs sont d’abord réduits à un seul objet, puis la confrontation devenant ouverte, ils s’élargissent et prennent de l’ampleur. Le premier objet de la colère de Chaabani est la place de plus en plus prépondérante, au sein du commandement de l’armée, des plus en vue parmi ceux qui sont venus s’intégrer à l’ALN pendant la guerre de Libération. Ils sont accusés par lui de viser, par un entrisme envahissant, tous les postes de décision au sein de l’ANP. Le deuxième congrès du FLN, qui se déroule dans la salle du cinéma Afrique en avril 1964, à Alger, est pour lui l’occasion de dire tout «le bien» qu’il pense de ce parti-pris de Houari Boumediène pour les quatre ou cinq officiers algériens qui ont fait leurs classes en Indochine, en Allemagne ou tout simplement dans les écoles de guerre françaises. Il voue à Chabou, à Zerguini, à Hoffman, à Boutella et surtout à Ahmed Bencherif, une méfiance tenace. Il change cependant son jugement quand il évoque les jeunes gens qui, fuyant les casernes françaises, ont rejoint l’ALN pendant la guerre de Libération nationale. Il n’ignore pas que ce n’est pas Houari Boumediène qui les a accueillis à bras ouverts, mais bel et bien un des géniteurs de la révolution — et quel géniteur ! — puisqu’il s’agit de Krim Belkacem. A Boumediène qui interroge : «qu’est-ce qui est préférable, réorganiser l’armée avec des Algériens ou faire appel à des étrangers ?» Il rétorque qu’il ne vise pas ceux qui ont commandé, dans les moments les plus forts de la guerre, des unités engagées chaque jour contre les forces françaises et tout en rendant hommage aux dizaines de «DAF» morts les armes à la main aux côtés de leur frères moudjahidine. Il précise : «Je vise la demi-douzaine de mercenaires qui se “cachent” derrière Boumediène, qui ont les mains libres pour tout se permettre au sein de l’ANP.» Il dit craindre que, profitant de sa position, Chabou ne soit tenté, un jour ou l’autre, par une opération «d’aimantage» pour attirer ceux qui ont eu le même parcours que le sien pour constituer une force avec laquelle il faudra compter. Sa prévention à l’égard de Chabou et de son entourage («ils travaillent pour la France») bâtie sur des jugements de valeur subjectifs, beaucoup plus que sur des éléments de preuves irréfutables, démontre que le jeune chef de la Wilaya VI est à la recherche de pièces «rapportées» à introduire dans son dossier et qu’il se saisit du grief «popularisé» par les compétiteurs de ces soldats de carrière qui affirment n’avoir d’autre ambition que celle de servir l’armée de leur pays. Cette obsession de «la main de l’étranger» aura la vie longue. Chadli Bendjedid, le 27 novembre 2008, à Tarf, lors du colloque consacré au créateur de la Base de l’Est, Amara Bouglez, reprendra à son compte la fable de l’infiltration de la révolution par «la promotion Lacoste». Dans son désir de régler ses comptes avec Khaled Nezzar, qu’il cite nommément, l’homme qui l’a empêché de brader l’Algérie pour un demi-mandat, il prononce des mots d’une extrême gravité : «Sentant la fin de leur présence sur notre sol, les Français ont préparé leur supplétifs… » L’avenir — trois décennies plus tard — démontrera que cette crainte de certains maquisards, sincère chez Chaabani, obéissant aux circonstances chez d’autres, de voir l’Algérie retomber dans l’escarcelle des Français à l’issue du «complot» ourdi par de Gaulle et muri sur le long terme, se révélera infondée. Ce sera, pour l’essentiel, les anciens élèves des écoles de guerre d’outre-Méditerranée et les déserteurs des casernes françaises, trop longtemps victimes de jugements injustes et outranciers, qui, devenus chefs de l’ANP, barreront la route à l’intégrisme et sauveront la République. Chaabani, outre son opinion bien arrêtée sur la poignée de collaborateurs immédiats de Houari Boumediène, est animé par une forte prévention contre les rejetons des grands notables. Il refuse de voir leurs enfants jouer des rôles prépondérants dans l’Algérie post-indépendance. On constate, à l’analyse de cette conclusion chaabanienne, la survivance d’une frustration ancienne quand les réalités sahariennes du temps des bureaux arabes, lorsque les grandes familles de Biskra ou de Touggourt, distinguées et choyées par les généraux de l’armée d’Afrique, étaient l’interface stipendiée de l’administration militaire française en charge du Sud algérien. Dans l’esprit du jeune colonel, aucun doute ne peut subsister quand à la qualité «d’agents de la France» de Bencherif ou de Chabou. Ce dernier est fils d’un officier supérieur spahis, longtemps caserné à Batna. On ne peut comprendre le sentiment de colère du successeur de Ahmed Ben Abderrazak devant les faits accomplis de Houari Boumediène si on ne tient pas compte de l’habitus du groupe social où sa prime adolescence s’est accomplie, dominée par l’hagiographie chantée sur tous les tons par les valets des grands guennours et des porteurs de burnous d’apparat. On ne peut comprendre l’indignation du successeur de si El Haouès de voir Ahmed Bencherif à la tête de la Gendarmerie nationale, si on oublie qu’il nourrit de graves soupçons sur l’implication du beau-père de Bencherif — le bachagha Ahmed Lahrèche en personne — dans le renseignement obtenu par l’armée française sur la présence dans la région du Djebel Thameur, en mars 1959, des colonels Amirouche et si El Haouès. On ne peut comprendre le sentiment qui pousse Chaabani à la révolte si on oublie que, pour toute une génération de maquisards, la révolution où ils se sont jetés corps et âme est également une revanche sociale. Elle a chamboulé, de fond en comble, l’échelle des valeurs admises, cassé des certitudes et attiré au-devant de la scène le petit, le laissépour- compte, pour en faire l’auteur d’une nouvelle Histoire. Le fils du pauvre, promu par ses sacrifices, au moment où il pense que l’ère des «sidis» est définitivement révolue, voilà qu’il se retrouve face au fils du maître d’hier. Houari Boumediène plaide sans état d’âme l’efficacité. Chaabani défend avec toute son âme la morale. L’association Boumediène-Bencherif le révolte. Bencherif, fils de grande tente, ancien sergent de l’armée française, naturalisé français en 1948, engagé volontaire pour l’Indochine où il combat de 1949 à 1952, déserte l’armée française au début de la guerre d’Algérie, après avoir mis à sac le camp militaire où il est affecté. Promu officier-instructeur en Wilaya IV, il est envoyé en Tunisie à cause de ses brutalités envers les civils et après que, de son propre chef, il tue, à larme blanche, à l’insu du colonel si Mhamed, des dizaines de prisonniers kobussistes confiés à sa garde. Désormais commandant et collaborateur de Krim, il est chargé d’exécuter les colonels Lamouri, Nouaoura et Aouchria, ainsi que le commandant Mostepha Lakhal, condamnés à mort par Houari Boumediène, président du tribunal devant lequel ils comparent en 1959. Ces moudjahidine sont étranglés de sa propre main. Il utilise pour les mettre à mort un fil de fer qu’il passe autour de leur cou et qu’il serre jusqu’à la mort, alors qu’il dispose d’une arme à feu munie d’un silencieux. Le colonel Mohamed Aouchria réussit à échapper à ses gardiens. Il court vers le mur d’enceinte. Bencherif le rattrape. Il lui administre une terrible correction. Il le traîne vers l’endroit où gisent les cadavres de Lamouri et de Ahmed Nouaoura et il lui fait subir le même sort. Les corps des moudjahidine suppliciés d’aussi atroce manière, par pure sadisme, sont jetés par lui dans une fosse à peine ouverte. «Les chiens s’en chargeront !» est l’oraison funèbre de leur bourreau. Si tôt Bencherif ayant quitté les lieux, le commandant du camp entreprend de donner une sépulture décente aux officiers martyrs. Bencherif, connaissant désormais le chemin qui mène à la prison de Denden, s’y rend sans être mandaté par personne et sans en référer à Abdelmadjid Rafa, le juge d’instruction qui a la haute main sur les pénitenciers du GPRA. Au cours d’une de ses incursions inopinées, il prend à partie et torture des prisonniers. Saouli Mohamed, ancien normalien, détenu à Denden, en conservera des séquelles à vie. Le sulfureux Bencherif, renvoyé en Algérie par Krim en 1960, est blessé au cours d’un combat dans la région de Sour El Ghozlane, tandis que le capitaine Fellah, son compagnon, résiste jusqu’à la mort, lui, il lève les bras, se fait reconnaître et se rend aux forces françaises. Il est transféré à Paris sur décision d’Edmond Michelet, ministre de la Justice du général de Gaulle. Son transfert est obtenu par son beau-père et oncle, qui avait mobilisé ses amis, entre autres les Chicheportiche, Israélites connus à Djelfa et à Boussaâda, qui ont beaucoup d’entregent, et Jacques Chevalier, homme politique algérois, bien introduit au Gouvernement général. Ces personnalités font valoir l’intérêt d’utiliser Bencherif dans la stratégie anti-FLN. Alors que le GPRA lance une grande campagne médiatique et diplomatique pour lui sauver la vie, Bencherif joue le jeu des Français. (N’est pas Larbi Ben M’hidi qui veut !) Chaabani est révolté de voir l’homme qui somme Ferhat Abbès, le 10 octobre 1960, de reprendre les négociations avec la France, au risque de voir la Wilaya 4 accepter une paix séparée avec l’armée française, être en charge d’un corps de sécurité prestigieux de l’Algérie indépendante. Chaabani affirme que c’est le même Bencherif qui a joué à l’entremetteur entre les responsables de la Wilaya IV et Charles de Gaulle. Ces contacts sont, bien sûr, destinés à remettre en cause la cohésion de l’ALN autour du GPRA. Gilles Meynier, dans son livre intitulé : Histoire intérieure du FLN, 1954-1962,page 566, évoque les péripéties du séjour parisien de Ahmed Bencherif, grand étrangleur de moudjahidine devant l’Eternel et futur receleur de cadavres de colonels de l’ALN, morts au combat. La scène politique algéroise est de plus en plus en ébullition du fait de la gouvernance de Ben Bella. Fin 1963, Mohamed Khider commence à prendre ses distances avec Ben Bella qui devient dangereusement boulimique. Mohamed Khider est originaire de Biskra. Dans son souci de se concilier les bonnes grâces du chef de la Wilaya VI, il joue avec succès la carte de l’affinité régionale. L’officier indigné et le politique déçu se rejoignent. Khider est déjà à la périphérie du pouvoir, mais il est encore influent. Il suggère la nomination de Chaabani au poste de chef d’état- major. Chaabani rétorque qu’il serait souhaitable de réunir les chefs des wilayas historiques afin de les faire participer à la désignation du chef d’état-major. Il ajoute que, dans le cas où cette démarche ne conviendrait pas, on pouvait toujours désigner le plus âgé d’entre les colonels, en l’occurrence Moh Oul Hadj. Houari Boumediène, craignant que, par l’entremise de Moh Oul Hadj, certains anciens du GPRA, tel Belkacem Krim, ne reviennent au pouvoir, s’oppose avec toute sa force de persuasion à la proposition de Chaabani, arguant que le poste doit revenir au chef de la Wilaya de l’Aurès, le plus légitime à l’occuper. C’est ainsi que le colonel Tahar Zbiri est nommé chef d’état-major. Mohamed Chaabani, le colonel Abbès et le commandant Abderrahmane Bensalem sont ses adjoints. Le décret n°64/88 du 4 mars 1964, paru dans le Journal officiel du 6 mars 1964, précise la composition de l’état-major général de l’ANP ainsi que ses prérogatives, créé sur proposition du ministre de la Défense nationale et non pas comme, on a pu l’écrire ici et là, sur décision unilatérale de Ben Bella pendant un voyage à Moscou de Houari Boumediéne. Quelque temps plus tard, au gré des fluctuations de ses rapports avec Ben Bella, Khider propose de nommer Chaabani ministre de la Défense nationale. Pendant quelques semaines, l’idée de devenir ministre de la Défense nationale emballe Mohamed Chaabani. Il s’agite, prend des contacts, démontre par son attitude que ce qui n’est encore qu’une vague configuration est déjà acquis. A la villa Jolly, où il croise Houari Boumediène, le ton monte. Les deux hommes échangent des regards assassins. La tension entre les deux colonels est à son comble. Beaucoup de responsables militaires dont les colonels Tahar Zbiri, Abbès et le commandant Saïd Abid, essayent de faire revenir Chaabani à de meilleurs sentiments. Le colonel Tahar Zbiri fait à trois reprises le voyage de Biskra – je l’accompagne à chaque fois — pour tenter de convaincre le chef de la Wilaya VI de patienter et de parier sur une inéluctable décantation politique, plutôt que de tenter de la forcer dans les plus mauvaises conditions. Peine perdue ! Chaabani qui n’a que paroles de mépris à l’égard «du planqué de Ghardiamou» ne s’embarrasse pas de précautions oratoires pour dire le fond de sa pensée. Il dénie à ce dernier la légitimité de faire de l’armée son marchepied et de la restructurer à sa guise. Selon lui, la légitimité à être le chef de l’ANP, Boumediène l’a perdue le jour même où il a fait ouvrir le feu sur les moudjahidine des Wilayas III et IV. Il ne s’arrête pas à l’objection que lui aussi a été présent sur le champ de bataille, du côté de Médéa, en juillet 1962. Il argue : «Etre ministre de la Défense, dans un gouvernement de Ben Bella, ne fait pas de lui (Boumediène) une icône à adorer derrière une vitrine, mais un homme politique dont on peut critiquer l’action. Le jeune colonel, comme beaucoup d’autres avant lui, et bien d’autres après lui, n’a jamais mesuré jusqu’à quel point Houari Boumediène tient au pouvoir et jusqu’à quel point il est convaincu que pour le conquérir entièrement et le garder jusqu’au dernier souffle de sa vie, il lui faut être le maître absolu de l’armée. Cette méconnaissance du ressort profond qui fait agir Boumediène causera la perte de son compétiteur. L’expédition militaire contre la Wilaya VI est désormais sur la table de dessin de Abdelkader Chabou. Il est intéressant de voir comment l’accélération de la dynamique de l’inéluctable épreuve de force est réalisée par Chabou. Lorsque toutes les parades sont en place, Chabou va précipiter le moment de vérité, d’abord par des tentatives à peine discrètes, signées Bencherif, pour circonvenir certains des cadres de la Wilaya VI et les inciter à la rébellion. Ces manœuvres du chef de la Gendarmerie nationale mettent à vif les nerfs de Chaabani. L’incident de l’hélicoptère fait partie du traitement à base d’aiguillons psychologiques destiné à faire monter son ire. Chaabani, désireux de se rendre à Biskra par la voie des airs, demande qu’il soit mis à sa disposition un hélicoptère. Il essuie un refus, au prétexte d’une indisponibilité de «ventilos». Chaabani prend la route au volant de sa Fiat 2300. Arrivé à destination, il voit un MI 04 évoluer au-dessus de l’aérodrome de Chetma (Biskra). L’hélicoptère atterrit. Mohamed Boutella en descend, tout sourire… Ben Bella, devant le forcing du ministre de la Défense qui veut réaliser la restructuration de l’armée et par là même éliminer les dernières figures de proue du «wilayisme», nomme Chaabani membre du bureau politique pour conforter sa position face à celui qui veut l’éliminer. La lune de miel entre le président de la République et Mohamed Chaabani ne dure pas longtemps. Le changement intervint insidieusement, au gré des humeurs fantasques de l’un et des humeurs chagrines de l’autre. Les évènements de Kabylie, quand Aït Ahmed s’engage dans l’opposition armée, viennent démontrer à Ben Bella que Mohamed Chaabani ne sera jamais un instrument docile entre ses mains. Le chef de la Wilaya VI refuse de s’impliquer militairement contre le FFS. «On m’a eu une fois. On ne m’aura pas une deuxième fois» est sa réponse invariable à Ben Bella qui le presse d’envoyer des unités en Kabylie pour en découdre avec les partisans d’Aït Ahmed. Puis les choses s’accélérèrent avec, tour à tour, la dissolution de «Djemiat al oulama du Cheikh Abdelhamid Ben Badis» puis avec le placement en résidence surveillée du Cheikh Bachir El Ibrahimi. Mohamed Chaabani, qui a été le disciple du cheikh Ben Badis, et avec lequel il partage les mêmes valeurs spirituelles, est choqué par une mesure que rien ne justifie. Peut-être Hamadèche, le Béria du régime, a-t-il attribué au vénérable cheikh un tract qui circule sous le manteau et qui dénonce les professions de foi pro-soviétiques de Ben Bella. Le président, grisé par les hurlements des foules, imprime un autre rythme à sa démarche pachydermique. Le fracas de la porcelaine brisée devient un bruit de fond quotidien. La politique du «45 fillette » n’épargne ni les historiques, ni ceux qui le sont moins, ni ceux qui ne le sont pas du tout. Mohamed Chaabani exprime avec force son indignation devant le mépris affiché par Ben Bella à l’égard de Boudiaf, de Khider, d’Aït Ahmed, de Krim, de Boussouf, de Bentobbal, de Ferhat Abbès et des autres personnalités historiques. Il proteste devant l’activisme des hommes du commissaire Hammadèche qui remplissent les prisons et les camps. A la veille du 19 juin, date du renversement de Ben Bella, il y a 3 000 prisonniers d’opinion dans les prisons benbellienes. Tous ceux qui osent exprimer leur rejet d’une politique chaotique sont passibles d’une lettre de cachet. Un exemple de la paranoïa qui s’est emparée de Ben Bella est l’enlèvement de Hadi Khediri en pleine rue et son emprisonnement à Lambèse pendant un an sans qu’aucune accusation lui soit signifiée. Le futur DGSN est arrêté sur un simple soupçon. De la même façon est traité Ahmed Taleb El Ibrahimi qui se retrouve à Sidi El Haouari sans jamais savoir pourquoi. Chaabani s’indigne des exécutions capitales d’opposants politiques qui se suivent à un rythme terrifiant et qui sont tenues secrètes. Du 11 juillet au 3 septembre 1964, Ben Bella fait exécuter 8 opposants, tandis que ses services préparent les procès de plusieurs dizaines d’autres prisonniers d’opinion. Le président Chadli Bendjedid charge, au début des années 1980, Abdelkrim Guehairia, officier de l’ALN et de l’ANP, cadre au ministère des Moudjahidine, de faire exhumer les corps des suppliciés qui sont enterrés au Carré des martyrs. (Bendjedid leur décernera, à titre posthume, les plus hautes distinctions honorifiques de l’Etat). Les critiques de plus en plus sévères de Chaabani finissent par le rendre persona non grata au troisième étage de la villa Jolly. L’heure attendue patiemment par Houari Boumediène vient enfin de sonner… Pour séparer Chaabani de ses hommes, Ben Bella somme le chef d’état-major adjoint de rejoindre son poste. Ce dernier refuse et se retrancher au milieu de ses unités. Le ton monte entre les deux hommes. Les insultes fusent des deux côtés. «Tu n’es qu’un politicien cynique» est la réponse que vaut à Ben Bella sa décision (décret du 4 mars 1964) qui met fin à la qualité de membre de l’état-major de Chaabani. Un autre décret, signé le 2 juillet I964, le casse de son grade de colonel. Au plus fort de la crise, avant les décisions extrêmes prises par Ben Bella contre le chef de la Wilaya VI, beaucoup de personnalités, et à leur tête les colonels Zbiri et Hassen Khatib, tentent, en vain, une médiation. Chaabani est trop engagé pour reculer, d’autant que Houari Boumediène, craignant la réussite de ces bonnes volontés, et jouant à l’incendiaire, envoie Mohamed Zerguini, un des DAF les plus honnis par le chef de la Wilaya VI, pour prendre le commandement des unités fidèles à ce dernier. Le président Gamal Abdenasser, craignant le pire pour son allié de toujours, Ahmed Ben Bella, décide de s’en mêler. Il délègue auprès de Chaabani son ambassadeur, Ali Khachaba. La réponse de Chaabani est très claire : «Dites à celui qui vous a mandaté mon respect et ma considération. Je suis convaincu que sa démarche est inspirée par son souci de la stabilité de l’Algérie, mais il m’est impossible de travailler avec un homme qui change dix fois par jour d’opinion.» Chaabani ne veut pas se rendre compte qu’il n’a plus d’allié dans la place, puisque Khider a dû également se retirer, forcé à l’exil par le comportement de Ben Bella. Il ne veut pas se rendre compte que ceux qui ont tenté une médiation ont fini par déclarer forfait du fait de l’intransigeance des deux parties. Fethi Dib, chef des Moukhabarate égyptiennes, qui espère pouvoir régler «le problème Chaabani» par le ricochet de Genêve, se rend en Suisse, pour demander, au nom du président Gamel Abdennasser, à Khider de restituer l’argent, dont il était un simple dépositaire, et dont il s’est emparé pour le mettre à «la disposition de l’opposition». Fethi Dib s’entend répondre : «Je suis un patriote. Je viens de refuser l’aide de Sa Majesté le roi du Maroc pour l’élimination de Ben Bella du pouvoir. Mon problème est la manière avec laquelle Ben Bella gouverne l’Algérie. Tous les hommes qui osent émettre la moindre critique, y compris les anciens responsables historiques, sont foulés aux pieds et emprisonnés. Puisqu’il semble que le président Abdenasser jouirait d’une certaine considération auprès de Ben Bella, demandez-lui d’intervenir pour faire libérer les personnalités emprisonnées et pour que le président s’engage à mettre fin au pouvoir personnel. De la réponse que ce dernier lui donnera dépendra mon retour en Algérie.» La réaction de Ben Bella à l’écoute du compte rendu de Fethi Dib montre que les ponts sont définitivement coupés avec ses opposants. Il dit à Fethi Dib : «Tous ceux qui sont emprisonnés seront jugés par un tribunal. Ils sont accusés de tentative de coup d’Etat. s’ils sont condamnés à mort, ils seront exécutés. Khider lui-même est impliqué». Le président exhibe un document où il est question d’un projet de gouvernement avec Ferhat Abbès, Khider, Boudiaf, Aït Ahmed, Ahmed Francis, Tewfik El Madani et Omar Ouzeguène et, bien sûr, Chaabani à la Défense nationale. La mission de Fethi Dib s’étant conclue par un échec, Ben Bella donne l’ordre de réduire Chabaani par la force. La confrontation tourne à l’avantage des troupes gouvernementales, après quelques escarmouches qui font deux morts à El Kantara. Les unités de la Wilaya VI ne sont pas très motivées pour s’engager dans un combat fratricide. Chaabani a trop présumé de ses possibilités. Au bout de huit jours, il est arrêté.
L’HEURE DE AHMED BENCHERIF
Chaabani arrêté par les hommes de Saïd Abid est remis, sur ordre de Houari Bouediène, à Ahmed Bencherif. Il est transféré immédiatement à Djelfa, ligoté, les yeux bandés et couché de force sur le plancher d’une Land Rover, les pieds de son gardien, un ancien adjudant de l’armée française appelé Gigi, alias Mohand Akli, posés sur son corps tout le long du voyage. Ahmed Bencherif suit, derrière, dans une DS palace. Arrivé à Djelfa, Chaabani est d’abord interrogé sommairement par le même adjudant, sous le regard goguenard de Bencherif. Chaabani demande un café. Bencherif envoie un homme le ramener. Au moment où le prisonnier tend la main pour saisir la tasse, Bencherif lui en balance le contenu à la figure. «Ceci de la part d’un ancien de l’armée française !» Chaabani, aveuglé par le liquide, le cingle d’un terrible : «Abna Bariss youhinouna abna Badis», puis il se mure dans le silence. Bencherif donne ensuite la véritable raison de l’étape de Djelfa quand il ajoute : «Tu as fait tuer combien des miens par ici ?» Il faut savoir que les bellounistes, au moment où ils avaient le vent en poupe dans la région, étaient les bienvenus chez le bachagha Lahrèche, beau-père de Bencherif, lequel, peut-être n’en pouvait mais. Les «officiers » de Bellounis, ainsi que la majorité des chefs harkis qui combattaient l’ALN et qui sévissaient dans la région de Djelfa avaient table ouverte chez le bachagha Lahrèche. Après ce règlement de comptes personnel de Bencherif (les hommes de la Wilaya VI n’avaient pas fait dans le détail en combattant les traîtres de Bellounis), Chaabani est tranféré sur Oran et incarcéré dans la prison militaire de Sidi El Houari, dans la cellule n°62. (Tout un symbole !) Dans les geôles voisines se trouvent Ahmed Taleb El Ibrahimi, le capitaine Bouanani et peu de jours après Saïd Abadou. Les membres de l’état-major de la Wilaya VI sont arrêtés et transférés à leur tour à Sidi El Houari, après un passage par «Dar ennekhla », la villa Sésini de B en Bella. Le choix de la prison appelée «Sidi El Houari» n’est pas fortuit, sa sinistre réputation, due au régime carcéral moyenâgeux qui y est appliqué, est résumée par le nom qu’elle porte. Le prisonnier doit ressentir à chaque heure du jour et de la nuit qu’il est livré sans défense à un système de murs, de portes massives, de gardiens aux visages froids, d’horaires immuablement fixes, mais qui, au-delà de ces apparences, possède une âme maléfique, terrifiante de venin insidieusement distillé, celle de l’homme au regard vipérin, dont elle porte le nom, fixé dans la pénombre du cachot sur sa victime terrassée.
MOHAMED HARBI, LE BIEN-PENSANT
Le 3 août 1964, Houari Boumediène signe, en qualité de vice-président du Conseil des ministres et ministre de la Défense nationale, le décret portant nomination des juges assesseurs devant faire partie de la cour martiale. Ce sont, dans l’ordre : le colonel Ahmed Bencherif, les commandants Abderrahmane Bensalem, Chadli Bendjedid et Saïd Abid. Le président du tribunal, Mahmoud Zertal, conseiller à la cour d’appel, est désigné par le ministre de la Justice, Mohamed El Hadj Smain, par un autre décret signé le même jour. Ahmed Draïa est nommé en qualité de procureur de la République. Le colonel Bencherif, désigné membre de la cour martiale pour veiller personnellement au verdict, et certain de ce qu’il sera, se rend dans la petite forêt de Canastel, qui a vu tant de moudjahidine tomber sous les balles de l’armée française, pour faire creuser la tombe de Mohamed Chaabani, avant même la tenue du procès. L’endroit choisi par Bencherif vient à bout de deux pioches, vigoureusement maniées par les deux fossoyeurs Mohamed Ghozali et Tayeb Mrabet, tant il est dur. Lorsque les deux hommes commencent à avoir la paume des mains pleine d’ampoules, l’emplacement est abandonné pour un autre, où le sol est plus meuble, sous un grand pin maritime. Tandis que Bencherif est occupé à ces préparatifs macabres, les compagnons de Chaabani, Saïd Abadou, Rouina Mohamed, Chérif Kheirredine, Amor Sakhri, Slimane Slimani, Hocine Sassi, Mohamed Tahar Laadjel, sont regroupés dans la morgue de la prison sous bonne garde. Ils sont physiquement anéantis par les tortures qu’ils ont subies à «Dar Ennekhla». Là-bas, ils ont eu le temps de mesurer combien Chaabani avait eu raison de s’opposer à Ben Bella. Les horreurs dont ils ont été les témoins marquent encore leur mémoire. Au dernier jour de leur présence dans la maison de la mort, ils ont assisté au martyre de Aïssa Messaoudi, la voix célèbre de la Révolution algérienne. «Houna El Djazaïr touhayikoum min kalb El Djezaïr» est devenu, dans la bouche des tortionnaires de Aïssa Messaoudi, et pendant que ce dernier hurlait de souffrance : «Houna El Djezaïr touhayikoum min Dar Ennekhla…». La parodie de procès aligne les chefs d’inculpation : haute trahison, atteinte à l’intégrité du territoire, rébellion armée, association de malfaiteurs, etc. Chaabani, abasourdi par le déluge des fausses accusations qui s’abattent sur lui, est invité à dire un dernier mot, il s’exprime pour assumer la responsabilité de sa position. «j’ai défendu le bon droit de mon pays. Je m’en remets à Dieu.» Il réussira à épargner à ses compagnons d’infortune le sort qui va être, dans quelques heures, le sien. Le colonel Chaabani est condamné à mort. La décision est prise à la majorité des voix, moins une voix, celle du futur président de la République, Chadli Bendjedid ! Bendjedid n’a pas voté la mort alors que Houari Boumediène lui a personnellement téléphoné pour lui recommander, au nom de Ben Bella, de n’avoir aucune pitié. Les minutes du procès qui sont au ministère de la Justice en font foi. Chadli Bendjedid prendra sur lui de faire une ultime faveur à Chaabani, lui permettre de s’entretenir avant son exécution avec Cherif Kheiredine. Le condamné demande à son ami et compagnon de toujours de veiller à ce que sa mère soit soutenue dans l’épreuve et que son jeune frère, alors âgé de 15 ans, puisse poursuivre ses études Le décret portant décision de l’exécution de la sentence est signé le 3 août I964, par Houari Boumediène, AVANT LA TENUE DU PROCÈS. Ce décret précise les modalités pratiques de l’exécution. Houari Boumediène empêche le colonel Tahar Zbiri d’aller solliciter auprès de Ben Bella la grâce du condamné à mort. Tahar Zbiri passe outre l’interdiction de Boumediène. Dans l’illyouchine 18 qui nous emmène au Caire pour une réunion des chefs d’Etat arabes, le 3 septembre au matin, le colonel Zbiri revient, encore une fois, à la charge auprès de Ben Bella. Il ignore que la décision de faire exécuter Chaabani a été prise et qu’elle est irréversible ! Chadli Bendjedid, quand il évoque, à Tarf le 27 novembre 2008, avec quels termes injurieux l’appel à la clémence de Saïd Abid est reçu par Ben Bella, est encore au-dessous de la vérité. Ben Bella ne demande qu’à une seule personne son avis sur l’opportunité politique de faire exécuter la sentence, à Mohamed Harbi. Le révolutionnaire véhément, devenu l’icône de la bien-pensance algérienne outre Méditerranée, conseillera, «dans l’intérêt de la Révolution» le rejet de la grâce. Harbi, le lendemain de la mort de Chaabani, dira son sentiment dans un éditorial incendiaire de Révolution Africaine. La décision de faire exécuter Mohamed Chaabani, alors que tout plaidait pour la grâce, est la résultante tragique de deux calculs. Ben Bella voulait adresser un avertissement à Boumediène : «Voilà ce qui t’attend si jamais…» Boumediène voulait que Ben Bella commette l’erreur de sa vie en mettant à mort un colonel de l’intérieur, acte qui provoquera une réprobation horrifiée, surtout chez les moudjahidine. Le colonel Mohamed Chaabani meurt courageusement à 5 heures 14 m du matin, le 3 septembre I964, après avoir refusé d’avoir les yeux bandés et de demander son pardon à Ben Bella. Il regarde la mort en face. «A Dieu nous apparte…» La salve qui lui fracasse la poitrine le fait taire pour l’éternité… Le corps du supplicié subira le même sort que ceux des colonels Amirouche et El Haouès. Ahmed Bencherif refusera d’indiquer l’endroit où il l’a fait enterrer. La dépouille sera frappée de séquestre pendant 20 ans. La famille du colonel Chaabani remuera ciel et terre pour la retrouver, en vain.
* Mahdi Chérif officier retraité, ancien secrétaire général de l’EMG ANP 1963 – 1967
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Il y a quelques temps, le gendarme-sanglier-tueur Bencherif nous gratifiait d’un « J’accuse »…la hachma la hya!
Je demanderais a Mehdi Chérif, de nous dire pourquoi, alors qu’il sait ce qu’il sait a propos de la barbarie et la trahison de nos 3 premiers presidents et leur criminelle collaboration anti-nationale avec les mercenaires DAF, pourquoi est-il resté a son poste de SG de l’etat major jusqu’en 1967?
Ce Benchrif doit etre jugee’ pour les crimes qu’il a commis. Ya Allah, pourquoi Chadli et Zeroual ont tous les deux abondonner le peuple a ses egorgeurs. Le plus grand Jihad est celui de dire la verite’ a la face d’un dictateur criminels. Dites la, monsieur Zeroual. Qui est derriere les escadrons de la mort? Mohamed Lamari, Smain Lamari, Mediene Toufik, Tartag? Qui?
« La salve qui lui fracasse la poitrine le fait taire pour l’éternité… »………Quelle bravoure !!
Et dire que l’actuel président de la république était à l’époque ministre des affaires étrangères !!!
Une personne qui ne s’opposait pas à une injustice commise devant ses yeux,lorsqu’il était jeune, je ne vois pas comment pourrions-nous attendre de lui un quelconque bien, lorsqu’il devient VIEUX !
boukharouba mohamed alias boumediene est responsable de la faillite de l’algerie,ce criminel réfugier au maroc avec zerhouni et tout les bandits attendais que la france élimine toute l’elites algerienne pour venir prendre le pouvoir avec la promotions lacoste
sans oublier le role et la contribution de abdelkader al mali alias bouteflika.
Ce qui ‘était que des bribes d’informations recueillis ici et là par les anciens devient par ce fort témoignage plus qu’une réalité. L’Algérie de demain saura rendre à l’auteur de l’article à sa juste mesure l’honneur qui lui sied. Maintenant, la parole est libérée, la vérité rejaillie, il ne reste que justice soit rendue. A l’auteur de l’article, votre courage, votre opiniâtreté, votre détermination à faire connaitre la vérité est un acte de noblesse de haute considération. Il est temps, que d’autres suivent l’exemple ainsi donné à l’agora. Une réelle catharsis doit être entamée par ceux qui furent des témoins oculaires de l’histoire. Ils n’ont rien à perdre si ce n’est de mourir dans l’honneur et sans les fantômes qui hantent leur conscience. Pour la patrie, pour les générations futures, pour les martyres sauvez nous de la falsification de notre histoire et le viol de notre mémoire.
Encore un grand merci à l’auteur.
emprisoné et torturé par les hommes de benbella ,voici un poème de ahmed taleb ibrahimi sur les souffrances qu’ils a endurée.
IL FAIT FROID ,IL FAIT TRES SOMBRE
DEPUIS DEUX MOIS JE SUIS A L OMBRE
COMME AUTREFOIS DANS UN CACHOT?
OU S AGIT IL DE MON CAVEAU?
C EST LE CADEAU DE BENBELLA.
SUITE AUX AFFRES DE LA TORTURE,
IL ME FALLAIT LA SINECURE:
UNE CURE ENTRE QUATRE MURS
SAVEZ VOUS QUI ME LA PROCURE?
C EST CE STALINE EN MINIATURE;
CE TYRANNEAU QU EST BENBELLA.
DANS CETTE PRISON MILITAIRE,
UNE DISCIPLINE DE FER
S EXERCER SUR LES PENSIONNAIRES,
A LA MERCI D UN CAPORAL
FOU ET FOURBE,DIGNE FEAL
DE L EX ADJUDANT BENBELLA
LA CELLULE ETANT FORT HUMIDE
TOUT MON BRAS DROIT EST INVALIDE
ET LA GAMELLE EST SOUVENT VIDE
DES POIS SECS QU ON CHERCHE A LA LOUPE
DANS DE L EAU CHAUDE CEST LA SOUPE
FESTIN QUE M OFFRE BENBELLA
LE SILENCE PROFOND M ENIVRE
ET JE N AI RIEN QUI M EN DELIVRE
PAS DE VISITES PAS DE VIVRES
PAS DE TABAC ET PAS DE LIVRES
COMMENT PEUT ON AINSI SURVIVRE?
DEMANDEZ LE A BENBELLA
ET QUE VOULEZ VOUS QUE JE FASSE
CONTRE LES PUCES ET LA CRASSE
MA LONGUE BARBE ET MA TIGNASSE?
QUE JE PLIE OU QUE JE TREPASSE?
PLUTOT LA FIN DE MA CARCASSE
QU ETRE LARBIN DE BENBELLA
MON DIEU! MAIS POURQUOI TOUT CELA?
POURQUOI?PARCEQUE JE N AI PAS
LA MEME IDEE QUE BENBELLA
SUR CE QU IL FAIT ET NE FAIT PAS
SUR L ALGERIE,SES PREMIERS PAS
SUR CE QU ELLE EST,OU ELLE VA
Relisez çà svp. Ces moudjahidine sont étranglés de sa propre main. Il utilise pour les mettre à mort un fil de fer qu’il passe autour de leur cou et qu’il serre jusqu’à la mort, alors qu’il dispose d’une arme à feu munie d’un silencieux.
يا الله، يا رب، قلبي يدمى و عيني تدمع. أين أنت أيها الشعب العظيم؟ ماذا ننتظر للثأر ممن تسسب في تشردنا و قتل أبناءنا؟ أنا تعبت من الكتابة، إن لم نتحرك الآن فعلى الجزائر السلام
Ce faux Colonel Bencherif etait avec Boumediene et Ben Bella des agents de l’armee francaise. Le peule Algerien doit demander de changer le nom de l’aeroport d’Alger de houari boumediene a Colonel Chaabani. Ou est l’ONM, ou est le ministre des Moujahidines!!! bencherif doit etre jugee avec boumediene et le harki de ben bella.
Merci,Mr Tarik ,c’est ce que j’allais demander.
Il n’est pas logique de continuer à glorifier ce criminel qui a tous les malheurs du pays sur la conscience en attribuant son nom à l’aéroport de la capitale.Changer le nom de cet aérogare au nom du chahid CHAABANI en est la moindre réhabilitation et aussi la première démarche à entreprendre pour
soulager le pays de ses infections et de ses souffrances.Il n’est pas normal que son nom puisse continuer à narguer au grand jour ces valeureux guerriers de la patrie assassinés par le fait de ce traitre et de ses nervis.
Les victimes de la tragédie nationale doivent se constituer partie civile pour ester en justice ce soit disant ministre des moudjahidines dont le département est devenu un autre outil outrageant pour la mémoire collective nationale en glorifiant les ennemis de la nation et exiger que tous les noms des harkis à la solde de la france hissés au rang d’héros par un concours de circonstances et affectés à des édifices publics soient effacés pour toujours de la mémoire des algériens et ce, dans l’intéret des générations futures à lesquelles on doit épargner d’etre bernés à leur tour comme nous l’avions été.
Salam,
Avant tout, allah y rahmek ya Si Chaabani. Je voudrai tout d’abord envoyer un grand remerciement a Mahdi Chérif pour avoir combattu les demons du silence en nous exposant en tant que temoin occulaire cette histoire terrible et sale qu’on essaie de nous cacher depuis des decennies afin de garder une chape de plomb sur ce complot qui perdure. En cela il est indispensable de prendre avec des pincettes ce que nous racontent les banjamin stora, mohamed harbi et autres par leur parti pri, vision communautaire ou leur point de vue ideologique cherchant ainsi a aliener notre jeunesse afin d’inflechir le cour de l’histoire. Tout d’abord la chose la plus importante qui se degage de cette revelation historique est le role extrement nefaste qu’a joue benbella durant cette tragedie. Transforme en icone par le pouvoir magique de la television lorsqu’il s’est affiche au cote de gamal abdenasser, il a abuse d’une maniere ehontee de cette aura en induisant en erreur tout son entourage, lui qui est venu a la revolution parce que la France lui avait refusee un kiosque a journaux a Oran! Nous amenant ainsi toutes les horreurs de l’apres l’independance. On remarque aussi ce jeu cynique des daf qui utilisent a l’extreme cette symbolique, surtout ce criminel de guerre de bencherif qui n’a rien a envier a hitler, l’emmene a Djelfa allonge sous la botte d’un autre daf en lui infigeant les pires sevices. Dans le sens, on vient de tuer votre revolution grace a ben bella et boukherouba. Apres avoir ecarte tous les historiques, soit en les executant, soit en les emprisonnant, soit en les forcant a l’exile le clan d’oujda et la France ont reussi a imposer les daf devenus les milliardaires de l’Algerie alors que les familles revolutionnaires legitimes vivent dans le denuement le plus total.
benbella donne l´odre a son vice président et ministre de la deense (houari boumediene) de neutraliser le colonel chaabani l´opération sera confié au colonel abdellah belhouchet, sans doute abandonné par une partie des siens. quassiment sans résister chaabani se laisse arrêter le 07 juillet 1964 a biskra, il serA transféré a la prison d´oran ou il sera mis aux arrêts jusqu´a son jugement, le jugement de mohamed chaabani, l´instruction de l´affaire sera confié a un DAF trés tartif, au capitaine mohamed touati ce même DAF instruira plus tard l´affaire de tahar zbiri, ses basses bésognes le hisseront au général major conseillé a la presidence et sans doute le cerveau (el moukh) des janvieristes qui ont contraint chadli bendjedid a la démission en janveir 1992 et plongé l´algerie dans une interminable, sanglante et dévastrice guerre civile,le tribunal militaire qui jugera le colonel chaabani sera composé comme suit : président ahmed zertal, nommé par benbella, chadli bendjedid, le colonel abdelghani, abderrahmane bensalem,ahmed draia et ahmed bencherif nommés par boumediene selon la même source le colonel abdellah belhouchet avait été sollicité pour siéger au tribunal spécial mais il avait décliné l´offre. le président zertal, désigne ahmed draia comme procureur de la république, le procés marathon, a huis clos, sans défenseur pour les accusés, durera quinze heures, soit du 02 09 a onze heures du matin au 03 09 1964 a deux heures du matin. chaabani sara condamné a mort. benbella pouvait-il gracier? dans des états de droit en principe, il y a séparation entre les pouvoirs législatif, judiciaire et exécutif, la grâce des condamnés a morts ne fait pas partie des prérogatives du président des etats unis, par exemple en revanche, dans beaucoup d´autres pays, autrefois la france malgré la séparation des pouvoirs, le président de la république est aussi le premier magistrat du pays a ce tittre il avait le pouvoir de gracier des condamnés a peine capital. sur ce sujet plusieurs versions exprimées entre le début des années 1970 a 2011 notamment par houari boumediene, ahmed benbella, ahmed bencherif, chadli bendjedid. et plus récemment par tahar zbiri la version de ce dernier, qui recoupe en partie celle de benbella et de bencherif, semble être la plus vraisemblable, chaabani et exécuté sans le président ne soit saisi dans les délais requis par le code de la procédure, d´une demande de grâce. benbella ne pouvait pas sauver le colonel chaabani. le colonel chaabani assassiné par les DAF !!!.
MAIS LE COLONEL CHAABANI QUE DIEU LE RECOI DANS SON VASTE PARADISDES GRANDS HEROS ET RENTRE DONT LHISTOIRE DES GRAND HEROS DE LALGERIE QUI SERA LIBBRE ET INDEPENDANTE ,MAIS BENCHERIF ET AUTRES BOUMEDIENE, BEN BELLAET SES DAF VONT A LA POUBEILLE DE LHISTOIRE DE NOTRE ALGERIE QUE DIEU NOUS PRESERVE DE SES HARKIS ET LENFER LES ATTANDS GLOIRE A NOS MARTYRES
Ben Bella est toujours vivant pourquoi ne pas l attaquer en justice?
Regardez-moi ce visage FRANC et LOYAL qui respire la bonté et inspire la confiance !
Allah yerahmou bi rahmati Allah !!!
Il fût le premier à avoir éventé la sale trahison des dafistes d’ouled fafa…
Les fils d’aghas, bachaghas, caïds et tous les autres… jusqu’aux gardes champêtres qui terrorisaient et martyrisaient nos pauvres populations…
Bien sûr que s’il y avait à cette époque là à ses côtés des hommes comme Si AMIROUCHE, Si L’HAOUES et autres cela aurait été une autre paire de manche et l’Algérie ne serait pas en train de vivre les affres et les problèmes qu’elle vit aujourd’hui à cause des traîtres qui ont vendu le pays et le peuple pieds et poings liés à la france et consorts…
Mais au fait, juste un petit rappel à ces vendus du « soir d’Algérie ».
Cet article que vous avez inséré dans vos colonnes ne vous dédouanes nullement de la pétition de la honte par les journaleux du d.r.s…
Ça y est le coup est parti et on sait au moins maintenant pour qui travaille votre torchon… pour fawzi, of course !
ULAÇ ESMAH OULAÇ !!!
Maintenant, si vous voulez vous « rattrapez » pour que le peuple Algérien vous pardonne… insérez dans votre torchon quotidien UN APPEL AU BOYCOT DU PROCHAIN VOTE… CHICHE !!!!!!!
Bien sûr ceci s’adresse à tous les journaux à la solde du d.r.s. qui obéissent au doigt et à l’oeil de fawzi.
Aya trache…!!!
ILIK DHARGAZ !!!
Ya si el colonel Cherif, tu veux soulager ta conscience de ton long silence et de ta participation a l’Etat Major assassin de patriotes, et tu oses dire que les harkis generaux DAF ont sauvé l’Algerie!. Je prie Allah qu’il te ressussite en leur compagnie. En compagnie de
Belkheir, Lamari, Nezzar, Touati, Guezziel, Bencherif, etc… Ameeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeen!
أولا أتوجه بالشكر إلى صاحب المقال السيد مهدي شريف على شهادته التي من خلالها يبرئ ذمته ويعين الأجيال القادمة على معرفة الحقيقة وعلى كتابة تاريخها حلوه ومره لكي لا ترتكب مثل هذه الفضائع في حق الجزائريين مجددا. أرجو من كل من بقيت فيه ذرة من الإنسانية وتأنيب الضمير من الشهود والمعنيين بالجرائم المرتكبة ضد الجزائر من الثورة إلى يومنا هذا أن يتكلمو قبل فوات الأوان. لماذا لا تتكلم يا سيد بن جديد وتحرر شعبا بأكمله؟
Ðepuis tjs j’essaie de comprendre les mentalités des Algériens mais je n’arrive toujours pas à cerner le fond de leurs pensées.
Après 50ans déjà sinon plus et au lieu de nous jeter en pleine face ces fragments d’informations(vérité vérifiable ou pas) sur qui a tué qui ou qui tue qui ou bien qui a comploté au dépend de qui n’est-ce-pas,Il serait plus que souhaitable et pour la population et pour les victimes d’abus post-coloniale,d’instaurer ou de créer une commission nationale d’instauration des vérités qui serait chargée d’évaluer ses fragments d’informations.
Tous les ingrédents pour déclencher une commission d’enquéte sont réunis à savoir les tenants de l’ancien pouvoir, qui pour la plus part d’entre-eux sont encore en vie, de les confronter ou d’aller chez eux recueillir ses précieuses informations sur ce qui c’est réellement passé en cette période tumultueuse de l’Histoire de tout une nation.
Mrs. Ben Bella, Taleb Ibrahimi,Chadli Ben Djeddid et le reste sont toujours en vie à ce que je sache,on peut les forcer à venir s’expliquer par eux-même,ils peuvent toujours donner leurs points de vue sur ce qui c’est réellement passé en cette période.
Ou bien faut-il attendre qu’ils passent de vie à trèpas pour nous faire sortir des demis vérités qui n’auront plus aucun effet après leurs morts.
Boukharouba est mort il y a maintemant plus de 32ans et on n’arrète pas de lui coller toutes les tragédies de l’Algérie. Est-ce-que çà a fait avancer la cause du pays pour autant? Non.
Ou bien est-ce une façon d’endormir toute une population avec des « on dit ».
Ou bien ça fait partie de cette psychose que les gouvernerments succèssifs depuis l’indépendance nous font endurer depuis des décénies déjà et ça continue encore.
Ou bien ça fait partie d’une stratégie sioniste de faire durer les souffrances psychologiques des vivants et des familles des chahids.Il ne sert à rien d’insulter les morts à tort ou à raison.
Même le prophéte que la paix soit sur lui(QPSL) avait interdit au ses compagnons et les fidèles d’insulter son oncle, quoique mécréants soit-il.
Et pourtant…
Mais nous, Algériens de tout bord,on s’ingénue et on excèle à dénigrer jusqu’au plus profond de l’âme les cadavres et les squellettes jusqu’au font fin de leurs tombes.Pourquoi? Go figure! comme disent les anglais.
J’ose espérer que mon commentaire ne tombe pas entre les mains des Dafistes ou autres et soit publié.
Salut!
En Tant qu’ancien soldat dans les rangs de l’ex Wilaya 6 sous le commandement du Colonel Châabani, j’ai un témoignage à rendre pour la Face de Dieu.
C’était après l’indépendance en 1962. j’ai assisté à des pratiques cruelles défiant tout humanisme, toute morale et toute conscience. En dehors de l’ALN (Armée de libération nationale), il y avait des maquis constitués d’anciens Messalistes (Bellounis, MNA) et opérant sous le commandement de Chefs militaires dont Abdallah Selmi, Bachir Laghouati et bien d’autres.
Après l’indépendance, des pourparlers ont commencé entre le Colonel Chaâbani et les autres chefs de troupes pour conclure une armistice. A cet effet, il y a eu plusieurs rencontres entre les officiers et les troupes des deux camps,la Wilaya 6 et les groupes messalistes ou MNA qui étaient taxés de khawana (traîtres), notamment à Charef et à Ouled-Djellal.
Au cours de ces rencontres, il y eut une réconciliation entre les frères ennemis. Il a été convenu d’un cessez-le-feu et d’une fraternisation garantie sous serment faisant référence au Pacte d’Allah et de Son Messager.
Les troupes des camps adverses (Bellounis et MNA) devaient soit continuer leurs carrières dans les rangs de l’ALN pour ceux qui le désirent, soit déposer les armes auprès des régions et des secteurs.
J’ai entendu le colonel Chaâbani formuler, sous serment,la promesse de tourner la page et de laisser en paix tous les groupes appartenant aux camps des anciens Messalistes, Bellounis et MNA compris.
Mais en réalité, ce n’était qu’une tromperie de la part du Colonel Chaâbani. Des ordres de liquidation vont être donnés en sous-main aux zones, aux régions et aux secteurs de sorte que des massacres fussent perpétrés dans plusieurs camps et casernes.
J’ai pu assister à des lynchages et j’ai eu des problèmes à cause de mon refus de participer au lynchage. Il y a eu plusieurs centaines de morts.
Je peux témoigner que la plupart étaient des jeunes entre 18 et 25 ans, très engagés pour la cause et sincères, c’est-à-dire ils ne connaissaient rien de la trahison, si trahison il y avait. Pour eux, ils avaient rejoint les maquis pour faire le Jihad et libérer le pays.
J’ai discuté avec bon nombre d’entre eux lors de la rencontre d’Ouled-Djellal, au lieudit (al-ghaba).
Je rends ce témoignage pour Dieu Seul, loin de défendre x ou y, car Dieu a mis en garde contre le refus ou la dissimulation du témoignage, en disant :
« Ne dissimulez pas le témoignage. Quiconque le dissimule commettra un péché en son âme et conscience » (Coran 2.283)
Fraternellement,
@simorzag
Donc, selon vous :
CHAABANI, qu’Allah ait son âme, est un homme qui n’a pas de parole et pas d’honneur, c’est bien ç ?
Et bien je m’en vais vous dire une chose cher monsieur.
Si les Algériens avaient nettoyé leurs rangs en 62, on n’en serait pas là, aujourd’hui !!!
C’est parce que nous avons laissé les dafistes et autres traîtres d’hier qui étaient à la solde de fafa que ceux-ci se vengent de nous TOUS aujourd’hui…..
Justement, pourquoi Si AMIROUCHE, ath yerham rabi ! A été vendu et tué par les dafistes avant l’indépendance…?
C’est pour qu’il ne se venge pas de ses traîtres !
Oui, monsieur si morzag. C’est ce que nous aurions dû faire en 62 : NETTOYER NOS RANGS POUR QUE LA VERMINE DE fafa NE NOUS EXTERMINE PAS COMME ELLE LE FAIT AUJOURD’HUI !!!
VIVE CHAABANI !
VIVE SI AMIROUCHE !
VIVE TOUS NOS CHOUHADAS AL ABRAR !
ET VIVE L’ALGERIE !
OU DAZOU AAMAHOUM…!!! Comme le disent si bien les bsikris.
Vraiment, on n’a pas idée de déconstruire l’image d’un HEROS NATIONAL !
Donc, aprés l’Emir ABDELKADER…franc-maçon !
Et Si AMIROUCHE « l’égorgeur » des bleus et des zefafines…
Voilà à présent que l’on nous présente, en déformant son image, Si CHAABANI comme un pur sanguinaire…
Mais alors, quels sont nos héros cher monsieur…???
Les traîtres dafistes…???
Non, mais pincez-moi les mecs, je rêve ou quoi ???
Nous sommes en train de vivre un vrai cauchemard ma parole ou quoi ?
Mais cher monsieur, en 62, il nous fallait être TOUS des CHAABANI…!!!
Ah vraiment ! Notre Histoire est trés, trés difficile à écrire…
Vous vous attendez peut-etre à ce que les DAF par la voix de Simozrag viennent vous dire:Excusez-nous,nous avons tué CHAABANI par ce qu’il voulait se débarrasser de nous en tant que traitres.Ils doivent quand meme chercher un alibi en puisant dans la confusion qui a prévalu au lendemain de « l’indépendance »,une période propîce à tous les réglements de comptes comme se fut le cas lors de celle de l’après arret du processus électoral en 1992.
Il est insensé de croire que la présidence(Benbella)et l’Etat-majore(Boukharouba)se montrent solidaires pour expédier l’affaire de CHAABANI de cette façon malgré l’animosité que voue l’un à l’autre s’il n’y allait pas de leur propre avenir et qu’il fallait coute que coute se débarrasser de ce danger qui pèse sur leur tete comme l’épée de DAMOCLES.
Un guerrier qui accepte de collaborer avec ceux qui voulaient sa peau pour sauver le pays du danger extérieur que représentait le voisin marocain en 1963 ne peut à mon avis commettre la bétise de s’en prendre à de simples soldats en ordonnant leur exécution d’autant plus qu’il s’agit de jeunes,comme dit si mozrag,agés entre 18 et 25 ans.Le seul fait d’avoir refusé de demander pardon à BENBELLA pour ensuite subir la sentence avec courage les yeux ouverts en dit long sur son intégrité et sa moralité.
Il n’y a que les laches qui agissent dans l’obscurité et cèdent aux épreuves.
Il aurait pu observer la neutralité et attendre sur quoi vont déboucher les hostilités pour ensuite exploiter la situation à son profit contre ses adversaires mais il ne l’a pas fait car un grand et brave guerrier reste toujours un grand et brave guerrier.
Encore que si mozrag reste la seule personne à s’attaquer au chahid CHAABANI en essayant de lui imputer ces crimes qui ne vont pas la stature d’un homme de son envergure.
Moi personnellement ,je ne croirais à cette version que si au moins dix personnes ayant vécu ces évènements viendront l’appuyer.
Une version dans laquelle tous les détails sont donnés mais éludant un seul, le plus important d’ailleurs:Pourquoi CHAABANI a-t-il été assassiné?
Merci Grand Frère Simozrag pour ce témoignage.
Moi je suis de ceux qui pensent qu’il faut faire table rase sur tout ce qui nous a été raconté sur cette révolution. Un grand travail attend les historiens qui auront la lourde tâche de réécrire notre histoire loin des influences partisanes.
Bien au contraire, moi, je suis plutôt de ceux qui veulent honnorer nos HEROS assassinés par la france et ses dafistes.
Et en aucun cas, je ne serai de ceux qui oseront faire « …table rase de NOTRE glorieuse Révolution… » et non pas de « …cette… » révolution qui fût l’une des plus belles épopées de notre siècle, écrite en LETTRES D’OR PAR LE SANG DE NOS CHOUHADAS ETERNELS… !!!
CHOUHADAS revenez ! les dafistes vous et nous trahissent une seconde fois…
ILS VEULENT VOUS GOMMER DE NOS MEMOIRES !
Qui a parlé de reniement des vrais chouhadas tombés au champ de l’honneur??? Ceux là leurs noms seront écrits en lettres d’or lorsque l’Algérie aura recouvert sa souveraineté entière.
Moi je parle de l’enseignement de la révolution tel qu’il nous a été inculqué par l’école des DAFistes et les Oudjdistes (conspirateurs) qui les ont portés aux hauts postes de commandement de l’état.
La question n’est pas la mort de CHAABANI par ce qu’il est écrit qu’il mourrait à cette date,à cette heure,dans cet endroit et dans ces circonstances mais plutot,et c’est là le malheur,le refus des gens ne serait-ce que l’idée de voir en lui un criminel et de continuer d’entendre dire par beaucoup d’entre eux que: »Si moustache était vivant,l’algérie n’aurait pas sombré dans le chaos de la décennie rouge »,alors qu’ils ne savent pas que c’est justement lui qui en est à l’origine bien que mort treize ans avant.
Pour montrer à quel point les gens sont attachés à celui qui est et qui restera la cause de nos malheurs,je connais un professeur de lycée qui garde dans son cartable le recueil de ses discours qu’il exhibe devant ses collègues en présence desquels il ne manque jamais d’en réciter quelques passages chaque fois que l’occasion lui est donnée.Chose qu’il n’a pas faite avec le Saint CORAN.
Ceux sont des traitres à la nation et ils le savent très bien,mais quand est-ce que tous les algériens prendront conscience de cette évidence?.De la réponse à cette question dépend notre avenir et notre combat contre les vampires qui infestent et rognent le corps de la patrie.
Un homme averti en vaut deux.
Il est des moments ou le silence est une arme qui calme, mais il est des moments ou le silence dechire le coeur et laisse la personne dans une douleur profonde si vraiment elle a une dignite.
Il me semble que Mr.Mahdi Cherif est de cette espece de gens que le silence a ronge les entrailles. Mais
pour l’instant j’ai la certitude que notre frere Mahdi cherif sait enocre plus que n’importe qui d’entre-nous, alors cher frere pour ton absolution et pour le salut de ce peuple qui soufre depuis 50 ans, va droit au but et lache le morceau et INCHALLAH les DOU3AS des Algeriens te serviront dans l’au dela…
SALAM A TOI FRERE ET QU’ALLAH TE DONNE LE COURAGE NECESSAIRE POUR ECLAIRER CE PEUPLE BLESSE ET TRAHI PAR DES CHIENS QUI NE SAVENT MEME PAS ABOYER….
Salam,
@Said Salombi, tout a fait d’accord avec toi. J’ai remarque aussi cette odieuse insinuation qui a terni un peu l’image de cette declaration. Mais ces aveux viennent de plus en plus corroborer le role impardonnable de haute trahison qu’on joue ben bella et boumediene adeptent laicards du panarabisme dans la destruction de notre revolution pour ainsi eclairer un grand nombre de notre peuple qui etait aveugle par son manque de culture historique. En cela ben bella a neutralise les veritables chefs historiques en se servant de boukherouba et ensuite ce dernier s’est servi des daf lies par le pacte de trahison, qui ont fini par l’eliminer a son tour le moment opportun. En fait c’est une histoire de loups et de chacals qui s’entredevorent sous l’oeil sarcastique d’une France qui tire les ficelles et les marrons du feu. Quels pitoyables individus, quelles mentalites d’ignares! Pour cela je rejoins entierement Tarik un peu plus haut lorsque la legitimite sera imposee on devra honnorer notre grand martyr Chaabani et disciple d’Ibn Badis Allah y rahmhoum en remplacant le nom de l’aeroport d’Alger par celui du chahid Chaabani, la justice n’en sera que plus grande inversant ainsi cette symbolique dictee par les daf.
J’ai des doutes sur cet article !!
l’auteur mr Mahdi Cherif , prend la defense des DAFISTES Nezzar , Belkhir , Lamari etc….. Lisez , JUGEZ VOUS MEME
en Parlant de Chadli
« Dans son désir de régler ses comptes avec Khaled Nezzar, qu’il cite nommément, l’homme qui l’a empêché de brader l’Algérie pour un demi-mandat, il prononce des mots d’une extrême gravité : «Sentant la fin de leur présence sur notre sol, les Français ont préparé leur supplétifs… »
et en parlant de chabani et des maquisards
« L’avenir — trois décennies plus tard — démontrera que cette crainte de certains maquisards, sincère chez Chaabani, obéissant aux circonstances chez d’autres, de voir l’Algérie retomber dans l’escarcelle des Français à l’issue du «complot» ourdi par de Gaulle et muri sur le long terme, se révélera infondée.
Ce sera, pour l’essentiel, les anciens élèves des écoles de guerre d’outre-Méditerranée et les déserteurs des casernes françaises, trop longtemps victimes de jugements injustes et outranciers, qui, devenus chefs de l’ANP, barreront la route à l’intégrisme et sauveront la République. »
et pourquoi lorsque Mr Mahdi Cherif parle des DAFISTES il ne cite que HOFFMAN , Zerguni , CHabou ,jamais de Nezzar , belkhir , lamari etc…
Non , le doute est legitime pour cet article et on plus c’est le Soir d’algerie qui le publie ,( le torchon le plus eradicateur )
Il y’a une part de verité au sujet de bencherif , ben bella , boumediene ….
Je salus le geste de Chadli pour avoir dit NON , (la seule voix) a l’execution de Chabani ALLAH YARAHMOU
@aquerado,
Quand tu parles de cela aux Boumedienistes, ils te rappellent immediatement qu’il n’a pas pris un dinar des caisses de l’etat, et qu’il n’a pas laissé sa famille s’approcher des deniers publics. Soit!
Mais est-ce que cela compense le fait qu’il nous a en toute connaissance de cause légué le poison de la traitrise DAF qui a pourri la vie a nos parents, a nous, et qui pourrira la vie de pas mal de generations futures. Il n’a pas pris un dinar mais il a remis toute l’Algerie a des traitres.
L’histoire sera impitoyable avec Boumediene.
Lorsque nous serons independants, la premiere chose a faire sera de de-baptiser l’aeroport et l’université de Bab Ezzouar.
« Ce sera, pour l’essentiel, les anciens élèves des écoles de guerre d’outre-Méditerranée et les déserteurs des casernes françaises, trop longtemps victimes de jugements injustes et outranciers, qui, devenus chefs de l’ANP, barreront la route à l’intégrisme et sauveront la République. »
Ce ne sont que des larmes de crocodile sur Chaabani.
La vraie raison de cet article, est de mettre tout sur le dos du harki Bencherif, et d’absoudre les autres traitres DAF qui « sauveront la République », et tueront les fils de Chaabani et de Benmhidi.
C’est donc ca un dernier « temoignage » a 80 ans!? Comme quoi il n’est jamais trop tard pour faire une ultime « chahadat zour », qui est l’un des plus grands péchés:
ألا و شهادة الزور ألا و قول الزور
نسال الله حسن الخاتمه
Eh oui aujourd’hui avec la mort du président Ben Bella se sera les retrouvailles entre Le colonel Chaabani et ses exécuteurs (Ben Bella et Boumédienne).
Ben Bella devra aujourd’hui répondre aux accusations pour meurte avec prémiditation et complicité de meurte et non assistance à personne en danger. Le colonel Chaabani mérite bien le droit de savoir qui l’a assassiné et pourquoi l’a t-on assassiné?
Pas besoin d’avocats Mr Ben Bella? Le tribunal militaire et les mercenaires que t’as utilisé pour te débarasser de ce jeune colonel qui a combattu de tout coeur et de toute force pour l’indépendance confisqué de notre pays.
moi je pense qu il faut mettre tous ces X que la france nous a legues en guise de cadeaux de depart le peuple algerien doit comprendre une fois pour toute que les daf et les enfants de caids et bachagas sont toujours en poste faites un tour a sidi fredj pour voir les plages privées comme au temps du premier college et de l’indigenat.
Ce que je comprends de toutes ces histoires de tu me suis ou je te tue est simple: avant l’indépendance tout Algérien authentique, sincère et patriote devait être éliminé. Et, c’est qui a été fait et qui continue à se faire jusqu’au jour d’aujourd’hui. Et, cerise sur le gâteau tous les traitres et les assassins de ces hommes ont été tous au pouvoir, devenus tous riches, puissants, grands et nobles qu’ils étaient ou qu’ils sont civiles ou militaires ou les deux à la fois.
Pourquoi les témoignages interviennent après plus d’un demi siècle de retard?Est-ce que c’est parce que leurs auteurs voulaient éviter les représailles en les livrant à l’occasion des circonstances qui les ont motivés?Ou est-ce que la sauvegarde de leurs privilèges vaut beaucoup plus que libérer sa conscience si c’est de cela qu’il qu’agit?Encore que ceux sont des témoignages sélectifs qui ,comme le souligne Mr Farid beo,épargne certains aux détriments des autres.
Un témoignage ne vaut que par son effet de prévenir à une nation de sombrer dans le chaos et non de se confiner dans un silence complice pour ensuite se prononcer sur les évènements dont on connaissait les tenants et les aboutissants en se voulant subitement compatissants aux malheurs des citoyens.
Si c’est dans le souci de se dédouaner d’avoir été pendant plusieurs décennies les complices inaouvés du pouvoir,je dis que c’est raté et que persévérer dans le silence aurait été plus honorable.
Salam,
@simozrag, avec tout le respect que j’ai pour un aine,je voudrai juste vous demander si vous etiez au contact direct avec Chaabani? Et d’autre part vous dites: »Je peux témoigner que la plupart étaient des jeunes entre 18 et 25 ans, très engagés pour la cause et sincères, c’est-à-dire ils ne connaissaient rien de la trahison, si trahison il y avait. Pour eux, ils avaient rejoint les maquis pour faire le Jihad et libérer le pays. » Donc vous avez eu l’occasion de les interroger et que votre entourage les a liquide sans aucune rahma? Merci de me repondre.
Je continue à croire que chacun peut donner sa version des faits,aussi partielle et partiale soit-elle, car nous ne sommes pas dupes pour gober tous qui peut dit. Il ne s’agit ni d’idéaliser les uns ni de diaboliser les autres mais de mettre les choses dans leur contexte pour mieux comprendre et assumer notre histoire en dehors du culte du héros.
Merci Simozrag de votre témoignage. Allah Yarham achouhada.
j’ai juste quelques remarques pertinentes : pourquoi avoir balancé cet article au prémice de la soi disante mort de Benbella?. Aussi il ne faut pas faire l’amalgame que tous les dafistes étaient des harkis, c’est faux les sans grades appelés ont déserté de bonne foi et ont été injustement soupçonnés une fois dans les rangs de l’ALN, je parle en connaissance de cause. Quand à l’assassinat de feu Chaabani que DIEU ait son âme, le véritable sort de ses bourreaux sera jugé devant l’Eternnel. Gloire à nos valeureux chouhada.
ABDERAHIM
Cela fait un bon bout de temps que je n’interviens plus à LQA, le temps me faisant défaut, mais là je viens de lire le témoignage poignant de M° Simozrag, j’en ai eu les larmes aux yeux, car je suis au courant de qu’il a raconté, et avant de lire son témoignage, je me posais la question de témoigner ou pas, s’agissant de faits avérés par des témoins ayant survécu au massacre, sauvés par des moudjahiddines à l’insu de leurs responsables. J’étais aussi gêné par le fait que j’ai une grande estime pour le Colonel Chaâbani. Je n’arrive pas toujours pas à m’expliquer le parjure qu’il a commis à l’égard des messalistes, s’agissant d’un officier de l’ALN, ancien élève de l’Association des Oulamas. A-t-il été influencé par quelque âme maléfique au sein de son état-major habité par la haine de Messali qui a sauvé l’honneur des algériens en 1936, lorsque les élus francisés, l’Association des Oulamas et le Parti communiste voulaient offrir l’Algérie à la France ?
Cela dit, en ce qui concerne sa condamnation à mort, il faut rendre à César ce qui appartient à César : au retour d’exil de Benbella début des années 90, la mère du Colonel Chaâbani lui a rendu visite et elle ne l’accuse pas d’avoir tué son fils. C’est étrange, c’est un fait qu’il faut absolument clarifier d’autant plus que le Colonel Chaâbani était farouchement benbelliste, anti clan d’Oujda et anti-DAF.
@ Salem :
Ahmed Taleb Ibrahimi, prisonnier et torturé par la dictature de Benbella, devient le ministre de la dictature de Boumediene et témoin de centaines de prisonniers et de torturés. Tout le contraire d’Aït Ahmed et de Boudiaf : opposants à toute dictature quelle qu’elle soit. Prisonniers de la première, ils ont été farouchement opposés à la deuxième.
à aquerado,
Salam,j’étais secrétaire de Kasma (section 76), je n’avais pas de contact direct avec Chaâbani.
J’avais des contacts avec certains de ses adjoints tels que le Commandant Mohammed Rouina dit Ghanter.
Ceux qui étaient considérés comme des intellectuels n’étaient pas bien vus, on ne les laisse pas approcher facilement le commandement.
Oui je témoigne que la plupart étaient des jeunes que j’ai connus lors d’une grande rencontre à Ouled-Djellal. Ceux avec lesquels j’ai eu l’occasion de discuter étaient en majorité des étudiants (lycéens et universitaires) qui ont abandonné leurs études pour rejoindre le maquis ou ce qu’ils appellent la lutte de libération nationale.
Ils sont originaires de la région située entre Blida et Laghouat, c’est-à-dire Médéa, Djelfa, Bou Saâda.
Oui j’ai eu l’occasion de les interroger. Des gens qui abandonnent leurs familles et leurs études, qui prennent le risque de se faire tuer, ce n’était absolument pas pour trahir leur pays.
Même leurs Chefs avec lesquels j’ai discuté comme Abderrahmane Gherbia, Chamekh, Abdelkader Joghlaf et d’autres, ils se croyaient en droite ligne du Jihad Fi Sabil Illeh, pour la cause de Dieu.
Quand vous discutez avec eux, ils vous donnent l’impression qu’ils sont très sincères, que la trahison vient de l’autre côté (çàd du FLN), que « le Général Si Mohammed Bellounis », comme Messali d’ailleurs, était très sincère, que c’est la France qui leur a joué un sale tour. Ils se prévalent de l’antériorité du militantisme et du combat, que les grands sacrifices reviennent à eux, le FLN n’a fait que récolter ce que les autres, eux, ont semé, soit les fruits de leurs sacrifices.
Oui mon entourage, et pas seulement mon entourage, les a liquidés. Le Colonel Chaâbani avait donné des ordres en catimini de les exterminer. Cela s’est passé partout dans les bureaux, les camps et les casernes de la Wilaya 6. Je n’en connais pas le nombre, on parle de 750, je prends la responsabilité de témoigner devant Dieu et devant l’histoire et je défis quiconque de me prouver le contraire.
Cela s’est passé après la conclusion d’une trêve au cours de laquelle Chaâbani a prononcé de sa bouche la formule : « Dieu a pardonné ce qui appartient au passé » عفا الله عما سلف
Selon moi,la mort de Chaâbani, au-delà des circonstances qui l’ont entouré, n’est autre qu’une punition divine, ni plus ni moins.
Meme si je vous concède le fait que CHABANI « a donné l’ordre en catimini de les exterminer « ,bien que cela n’est pas historiquement prouvé,les DAF qui l’ont assassiné ne l’ont pas fait pour venger les prétendues victimes du colonel mais plutot par ce qu’il leur en voulait en tant que traitres désignés pour péréniser la colonisation afin que la france ait toujours un point d’appui en algérie.
Pour preuve que Benbella,alors président de la république, n’en a pas fait allusion dans son discours au lendemain de la mort de Chaabani,dont je me souviens très bien, pour convaincre la nation de la légitimité de l’exécution alors qu’il fut de son intéret puisque c’est une charge qui aurait pesé en faveur de la sentence sur le dossier du défunt.
Ce qui laisse planer le doute sur ces assertions d’autant plus que sa tombe est toujours gardée secrète montrant ainsi les intentions de ses bourreaux d’effacer toutes les traces de ce complot afin d’éviter d’en etre éclaboussés.
Autrement,s’il était comme vous le décrivez,pourquoi il est fait en sorte à ce que le voile ne soit pas levé sur cette question bien qu’elle remonte à bientot cinquante ans?
La liberté du peuple algérien est toujours confisquée bien sur par le Cancer de la France coloniale par le biais de ces esclaves harkis.
La révolution 1954-1962 a été détourné d’une manière maquiavelique par la peste coloniale bien sur par le biais de ses harkis.
Une chose est certaine après 50 ans le peuple Algérien n’est pas encore souverain, mais il baisse jamais les bras, il combat depuis deux siècles et le jour viendra sans aucun doute ou la peste coloniale ira à l’enfer à jamais.
sans oublier les braves palestiniens face aux vempires israiliens.
Les plus glorieux de nos vrais moujahids sont morts au combat.
Les vrais militants devoues a Dieu et a la liberte de notre peuple encore en vie se murent dans le silence de sages rentres apres avoir accompli leur devoir.
Et les malfrats, les vendus, les traitres, les pecheurs en eaux troubles, aboient.
La cause des heros a ete entendue par LE TRES GRAND.
Notre peuple malgre tous les complots,les manigances, s’est libere.
A ceux qui aspirent encore a leguer a leur progeniture une terre porteuse et feconde ,de s’unir ,d’elever la voix de pietiner leur EGO pour se lancer dans les batailles multiples, mediatisees ou silencieuses qui nous attendent.
A bon entendeur Assalam allaykoum.
salam
il faut il est temps encore pur changer
si si et seulement si n peu changer le pouvoir pour au minimum éclairer la vérité sur notre indépendance depuis 62 ont apprend a chaque jour ont fini par connaitre la vérité un jour!
ce qui tien le pouvoir c pour dissimiler des vérités
et protéger leurs amies et les représentant de la France
@ HAMMANA
Il semble que vous n’avez pas bien compris le sens de mon intervention.
Je n’ai jamais dit ni y fait allusion que les DAF l’ont assassiné pour « venger les prétendues victimes ».
Je ne défends pas les DAF qui ont ruiné le pays. Ni Bencherif, ni Boumedienne ni Benbella.
J’ai assisté un événement dont je dois témoigner. Car le témoignage est une responsabilité et je crains Dieu pour cela.
J’ai voulu insinuer que Chaâbani a commis une faute grave et c’est peut-être cette faute qui lui a valu le retrait ou la non protection de Dieu, indépendamment des causes de sa mort; de son assassinat et du comportement ou des motivations de ses assassins. Il n’a subi que ce qu’il a fait subir injustement aux autres.
Les DAF finiront par subir le même sort, c’est une simple question de temps, Allah youmhil wa la youhmil.
Il faut reconnaître que chez nous les Algériens le silence est toujours de mise, il fait énormément mal. Si Chaâbani avait trouvé dans son entourage un homme sincère qui oserait lui parler, il se serait abstenu de commettre cette forfaiture.Je lui en aurais parlé si j’avais des relations avec lui. D’ailleurs, j’étais moi-même surpris par la sentence et la rapidité de son exécution.
S’il avait fait la même chose auprès des DAF, ça aurait été formidable, mais malheureusement, il s’est attaqué aux faibles innocents et d’une manière perfide et déloyale. Alors Dieu s’est vengé de lui.
Quant à la réalité des faits que j’ai rapportés, il n’y a aucun doute là-dessus. Croyez-vous que je puisse m’amuser à rapporter un événement aussi grave si je n’étais pas la certitude, si je n’étais pas sûr de sa véracité. S’il n’y a pas assez de bruit sur cet événement, cela fait partie de la falsification de l’histoire. Et aussi les gens ont peur de témoigner ou ils sous-estiment la valeur du témoignage. D’autre part les parents des victimes sont toujours à la recherche des leurs et de leurs tombes. Vous n’avez qu’à poser cette question à Google.
De mon côté, je ne peux pas garder le silence face à un événement aussi important.
Désormais vous apprendrez davantage sur cet événement :
ستبدي لك الأيام ما كنت جاهلا ويأتيك بالأخبار من لم تزودي
ويأتيك بالأخبار من لم تبع له بتاتا ولم تضرب له وقت موعدي
Salam,
@simozrag, etes vous l’avocat exile par la France au Burkina Fasso?
Salam,
@simozrag, vous faites trois affirmations: « je n’avais pas de contact direct avec Chaâbani. » ensuite: « Ceux qui étaient considérés comme des intellectuels n’étaient pas bien vus, on ne les laisse pas approcher facilement le commandement. » et a la fin: « la mort de Chaâbani, au-delà des circonstances qui l’ont entouré, n’est autre qu’une punition divine, ni plus ni moins. » Je vais vous dire franchement mr simozrag, vous etes en train de manger la chair de Si Chaabani en jurant et faisant reference au Coran, pour lui sa place est garantie, et la votre?
@ aquerado :
La vérité est au-dessus de tous. Quelle que soit la sympathie que nous éprouvons pour le colonel Chaâbani pour ses positions politiques, on ne doit pas cacher le fait qu’environ 750 jeunes combattants innocents ont été liquidés par trahison en leur promettant qu’ils auront la vie sauve s’ils déposaient les armes.
Mettons les choses au point : pendant la guerre de libération, il y avait deux ALN, l’une branche armée du FLN et la deuxième branche armée du MNA, toutes les deux luttant pour la même cause l’indépendance nationale. Ils se trouvent que ces deux armées soeurs se sont fait la guerre, tout en se battant contre le même ennemi colonialiste. Au cessez-le-feu conclu par le FLN, l’ALN/MNA avait une forte présence en wilaya 6. Compte tenu de la fin des combats, l’ALN/FLN, wilaya 6 dirigé par le colonel Chaâbani a proposé à l’ALN/MNA de déposer les armes en leur promettant sur le Coran que leur vie sera épargnée et qu’ils n’auront rien à craindre. Or, ce qui s’est passé, c’est qu’aussitôt les armes déposées, ils furent exécutés immédiatement sans jugement et sans possibilité de recours.
A l’époque, pour toutes les parties, il était inadmissible qu’après le cessez-le-feu, il y ait liquidation d’un adversaire quel qu’il soit.
A contrario, en pleine guerre, le Colonel Amirouche avait eu un autre comportement avec les maquis MNA : quand il en faisait des prisonniers, il exécutait le responsable et ses adjoints et préservait les djounouds qu’il désarmait pendant un certain temps, avant de les verser dans des unités de l’ALN avec leurs armes. Car, il savait que la plupart des jeunes qui ont pris les armes ne faisaient pas de distinction entre les deux ALN, leur seul but étant de se battre pour la cause.
La plus grande leçon qu’il faut tirer des drames que notre peuple a vécu pendant la guerre de libération et dont nous trainons encore les séquelles jusqu’à ce jour, c’est que le principe de la primauté du civil sur le militaire n’a pas pu être réalisé. De Abane Ramdane à Boudiaf, c’est le même problème. Aujourd’hui Il n’y a plus qu’une seule solution: la professionalization de l’armée et la suppression du service nationale.
Merci Afif
@ aquerado
Il serait très long de vous faire un cours sur les conséquences néfastes du meurtre d’un seul homme, que dire de celui qui tue injustement des centaines ? Je prends la responsabilité de mes propos.
J’ai dis la vérité, je m’attendais à un remerciement de votre part, alors que vous vous en prenez à moi pour avoir rendu un témoignage. Vous parlez comme si vous connaissiez Chaâbani.
Ce que je dis n’est pas un simple ouï-dire, je suis un témoin oculaire, je rapporte des choses que j’ai vécues, au lieu de me laisser emporter par le torrent des éloges et des applaudissements.
M. aquerado, votre réaction est pour le moins bizarre, vous me reprocher de dire la vérité sur des événements que j’ai vécus ! Alors qu’on doit dire la vérité même contre soi-même !
Vous m’accusez de manger la chair de Chaâbani et vous dites que sa place est garantie,je vous cite : « vous êtes en train de manger la chair de Si Chaabani en jurant et faisant référence au Coran, pour lui sa place est garantie, et la votre?» Qui vous dit que sa place est garantie ? Est-ce vous connaissez parfaitement Chaabani et ce qu’il a fait ? Est-ce Dieu vous a envoyé un Message ?
Allah a dit : « N’affirme rien dont tu n’as aucune connaissance ! Car il sera demandé compte à l’homme, de l’ouïe, de la vue et du cœur, il en est responsable de tout cela ». s17 v36
Qui vous dit que sa place est garantie au Paradis ? Alors que des prophètes avaient peur que leur place ne soit pas garantie au Paradis !
Avant de mourir, quelle était sa dernière recommandation ? Il a demandé à son ami « de veiller à ce que sa mère soit soutenue dans l’épreuve et que son jeune frère, alors âgé de 15 ans, puisse poursuivre ses études ». Vous voyez qu’il a pensé à sa mère et à son frère, mais quand il a exécuté les 700 innocents, il n’avait pas pensé à leurs mamans et à leurs frères.
Et vous osez prendre sa défense devant moi qui ait vécu dans la même caserne que lui ! Que Dieu vous pardonne ! Si vous l’aimiez, il fallait prier pour lui, invoquer la Miséricorde de Dieu pour qu’Il le bénisse! Svp, si vous voulez poursuivre les débats, dites-nous qui vous êtes, au lieu d’agir sous un pseudo, sinon ce sera mon dernier écrit sur cette rubrique.
Fraternellement et sans rancune,
Qui doit on croire ?
D’un coté SIMOZRAG que j’admire beaucoup et je ne peut remettre sa parole en doute , il est exilé de force pour ses idées par ce pouvoir criminel et il a perdu un fils dans la tuerie de serkadji suffit largement pour le laver de tout soupçon il a trop donné , que dieu l’assiste .
Et de l’autre coté croire que l’assassinat de Chabani allah yarahmou , est justifié , ce qui veut dire que Boumediene et benbella et les DAFISTES en raison .
Sadaka rassoul allah
HADITH ENNABI » al halim yabka hayrane «
@ SiMozrag,
Salam, Comme ont dit chez nous, celui qui ne te connait pas te (minimise, deforme, ignore, etc..). C’est ce qui ce passe avec vous. Merci pour le temoignage, Allah te recompensera. Ce que vous avez fait et ce que les autres sont entrain de faire avec Si Amirouche, El-Haouas, Chabanni, Boukharouba, les DAF-espions, les DAF-traitres, les DAF-Chahid et DAF-vrai moudjahid est crucial. Cela aurai du ce faire bien avant, bien avant 1965 et ont aurai evitez a l’Algerie et au Algerien la catastrophe que nous vivons tous, meme les DAF-Traitres et leurs soutiens sans qu’ils se rendent compte. Mais, aussi il y a le destin et la capacite’ et la maniere de lui faire face: Ma’a Youssiboukoum Ila Ma’a Kataba Allahou Lakoum.
Une chose la lumiere (verite’) chasse l’obscurite’(les non-dit, les mensonges).
Nous remercions Allah pour tous ce qui nous arrive et arrivera. De passage a Paris, il n’y a pas longtemps, j’ai discuter avec quelqu’un qui a beaucoups d’informations historique et tres importantes sur le premier cercle des DAF, les DAF-Traitres (HOfman, Benchrif, etc). Je lui est dit que moi et mes enfants et tous le peuple ont besoin de savoir ce qui c’est reellement passer. Dites les vos histoires reel, votre vecu, vos temoignages S.V.P. C’est la seule maniere de savoir qui est qui. Merci pour ta contribution Akhi.
Je trouve certaines réactions vis à vis du témoignange de notre frère Simozrag infondées et injustes. Vous n’êtes pas des juges, mes frères, c’est l’histoire qui jugera
Mes chers @farid beo et @Larbi Anti-DRS
Assalam alaikum,
Je vous remercie infiniment pour la confiance que vous me faites, je voudrais aussi vous rassurer que ce que j’ai dit est pure vérité. Je n’ai rien contre Chaâbani et je ne suis pas du côté des DAF que je ne cesse de dénoncer, ni du côté de Boumedienne ou de Benbella.
Cependant, il faut que vous sachiez une chose : ces derniers ne l’ont pas condamné à cause des crimes d’assassinat qu’il a commis, ils l’ont condamné parce qu’il s’est rebellé contre eux, il a refusé de rentrer dans l’ordre qui est le leur ; il leur a désobéi, il ne voulait pas travailler « comme employé » au sein du ministère de la défense sous la coupe de Boukharrouba, il voulait séparer la Wilaya 6 (le Sahara) de l’Algérie. Mais comme chaque événement doit avoir une interprétation métaphysique, càd à la lumière des agissements de Dieu, de la volonté divine, c’est Dieu lui-même qui l’a jeté dans ce bourbier, conformément à un Hadith : يسلط الله الظالم على الظالم لينتقم منهما Allah donne pouvoir au tyran contre le tyran afin qu’Il se venge des deux.
Notre problème est dû à deux carences : 1) la méconnaissance de notre histoire, à cause de la rétention des archives par la France et
2)la tendance des gens à ne pas vouloir témoigner, soit par peur, soit par respect à l’égard de la personne concernée ou sa famille, etc.
C’est la raison pour laquelle nous continuons à patauger dans les ténèbres du fait qu’une bonne partie de la vérité nous échappe.
Il nous manque la piété, la crainte de Dieu, en un mot l’éducation civilisationnelle. Chaabani avait le même tempérament que Boukharrouba en termes de tyrannie, de culte du pouvoir et d’orgueil, sauf que le premier n’aurait pas pactisé avec les DAF.
Sinon, ce que j’ai déclaré comme témoignage est très grave et je ne pourrais jamais prendre la responsabilité de le déclarer si ce n’est une vérité incontestable que j’ai vécue et dont je suis plus que sûr.
D’ailleurs, c’est la crainte de Dieu qui m’a poussé à faire ce témoignage, je me suis senti coupable si je gardais le silence.
Cordialement,
Aucun Moujahid de la wilaya 6 ou d’ailleurs ne se prendra pas pour un soldat si Mozrag se dit être un soldat.
avant tout débat au fond, vous devez nous dire le lieu ou vous avez évolué le nom de vos compagnons et responsables, ( la nahia, la mintaka , la kasma, de votre affectation au maquis).
Autre remarque un moujahid ne soutiendra pas qu’il y avait des maquis en dehors de l’ALN
Les personnes situées par vous comme messalistes ont fait subir des pertes terrible à l’ALN d’abord en wilaya 3 avant que le colonel Amirouche ne les chassent de kabylie , en wilaya 6 , cette armée de supplétifs reçois un soutien logistique important de l’armée française, voir Gilbert Meynier fln documents.
La première victime en wilaya 6 c’est la compagnie du capitaine Abderrahmane Abdaoui un badissien, capturé vivant torturé à mort et remis à l’armée française par Abdallah Selmi et laghouati. Son corps sera jeté du haut d’un hélico.
Oui je vous l’accorde Abdallah Selmi s’est rendu au colonel Chaabani à Charef mais avant cela il a été surpris chez le préfet de Médéa par le président du conseil Abderrahmane Farès, voir livre de Aabderrahmane Farès, je vous donnerai plus ample détails sur le mobile de la présence de Abdallah Selmi à la préfecture de Médéa.
Une documentation abondante existe sur le création du F. A .D (front de l’Algérie démocratique) et ses contacts avec l’O.A.S , quand au lynchage par centaine d’en vous parler je vous renvois au témoignage absolument sensé et convaincant de Amar Bentoumi notre ministre de la justice dont le premier gouvernement de l’Algérie indépendante intitulé : naissance de la justice algérienne page 175 , ce témoignage ne vous sera d’aucun secours pour enfoncer Chaabani .
Merci,Tarek, pour toutes ces précisions qui sans aucun doute vont obliger simozrag à revoir son témoignage ou il y a,comme je l’ai déjà signalé,beaucoup de contre vérités qui ne vont pas avec ses propres aveux.Lesquels aveux ne saurait s’appliquer qu’à une personne intègre,juste et sociable.
N’étant pas assez instruit sur cette affaire,je me suis attaché à défendre le principe de son intégrité et de sa bonne moralité en tirant les conclusions logiques qui s’imposent.
Les internautes peuvent ainsi constater qu’en voulant non seulement dédouaner les DAF de leurs responsabilités dans l’assassinat du défunt en le discréditant,il s’est fait piègé car il ignorait certainement qu’il aurait affaire à son neveu.
@ Simozrag :
Vous dites : « Mais comme chaque événement doit avoir une interprétation métaphysique, càd à la lumière des agissements de Dieu, de la volonté divine » Peut-être que la volonté divine a voulu sauver Chaâbani par ce qu’il lui est arrivé par la suite. Wa Allaho Aâlem.
@ CHABANE TAREK :
Le FAD a été sévèrement condamné par Messali Hadj qui a nommément désigné les responsables qui ont voulu fourvoyé le MNA dans des compromissions avec la France.
Cela dit, il n’est pas question dans le témoignage du frère Simozrag de dicuter des positions des uns et des autres et des péripéties de la guerre. Il est question de la rupture d’un pacte et même de deux pactes, chose proscrite par notre sainte religion (sourate El Bakara) :
Le premier pacte, ce sont les accords de cessez-le-feu qui s’appliquent à tout le monde, la guerre est finie, celui qui tue son adversaire après le cessez-le-feu est un lâche, ni plus ni moins.
Le deuxième pacte, c’est l’engagement du colonel Chaâbani sur le Coran de préserver la vie sauve aux combattants du MNA qui déposent les armes. Il a trahi son engagement en tant que premier responsable de la wilaya, c’est cette question qu’on est en train de discuter.
A ces sujet, je propose au frère Simozrag de publier son témoignage très important dans la presse écrite à grand tirage. Je jure par Dieu que même si le colonel Chaâbani était mon père, je dirais la même chose.
Cela ne diminue en rien le fait que Chaâbani a été victime d’une cabale honteuse pour le mettre hors du circuit politique par un procès expéditif sans défense et sans recours.
@ CHABANE TAREK
Soldat signifie tour simplement djoundi. En disant »soldat », j’ai cru devoir adopter un langage modeste, ni Moudjahid (parce que le Jihad était fini), ni Djoundi (Djoundi est un mot arabe), ni officier (je n’étais pas officier, je ne l’avais pas accepté).
Mon affectation était Zone 4 (Sous le Commandement de Tahar Ailane), Région 3 (sous le Cmt de Ali Mehiri, Kasma 76 (sous le Cmt de Rabah Osmane).
Je ne considérais pas les autres maquis comme des traîtres, et quoi qu’il en soit après le cessez-le-feu et surtout après avoir conclu une trêve avec ces maquis, il ne devrait pas trahir un serment passé sur le Coran.
J’étais là quand il avait dit : Dieu pardonne ce qui appartient au passé عفا الله عما سلف
Puisque vous évoquez l’O.A.S, ce même colonel nous a embastillés pendant plusieurs semaines pour avoir enfermé pendant quelques heures un français, membre de l’O.A.S. Il est à noter que dans cette affaire, je n’ai servi que d’interprète.
Quand nous massacrons nos frères par centaines, tandis qu’on paye cher la simple interpellation d’un Français, je n’arrive pas à comprendre même un demi siècle après.
Sans rancune,
C’est tres ces echanges d’idées pour un bien commun , connaitre notre histoire , mais il faut pas se tromper de CIBLE . Notre ennemi est le POUVOIR en place
Pendant les négociations d’Evian, Messali Hadj a refusé de tomber dans le piège de la division au détriment de la cause nationale. Ci-après, extrait de son rapport de mars 1963 sur cette question (source : « les archives de la révolution algérienne » de Mohamed Harbi, page 375) : « le 6 juin 1961 : on devait, ce jour, répondre à un émissaire du gouvernement français…..Après avoir examiné leur demande, le bureau politique a décidé de décliner cette invitation qui était jugée contraire à la dignité du MNA, aux intérêts supérieurs de la révolution algérienne,….Le MNA n’a pas voulu se prêter à cette manœuvre du colonialisme français qui consistait à utiliser notre parti comme un moyen de pression sur le FLN. » Cette position hautement révolutionnaire peut être interprétée, plus que tous les autres faits, comme une gifle magistrale aux tenants de la thèse de la trahison du MNA.
Source « http://www2.elwatan.com/archives/rubrique.php?ed=2011-11-01&rub=ew:w:une:idees-debats:idees »
Je n’ai pu me retenir d’intervenir dans ce débat après la contribution de notre ami Simorzag. Son témoignage sur une figure de proue de la révolution est à première vue choquant. Mais son apport ouvre des pistes de réflexion.
Une de ces pistes est la question lancinante de la démission des élites intellectuelles dans les débats sur la société algérienne.
J’avais dans le passé publié un article sur le rôle des intellectuels algériens dans la révolution et de la mainmise des baroudeurs sur son cours tout en essayant de comprendre la contribution quasis inexistante de cette élite dans l’élaboration d’un Project de société après l’indépendance.
L’intellectuel par son profile psychologique est une personne tourmentée. C’est une personne qui cherche et se recherche. La recherche de soi implique la quête de la vérité a travers les faits.
A mon humble avis, l’intellectuel ne peut prétendre a apporter une contribution lucide aux débats de la société si lui-même est sujet a des doutes sur certains faits marquants concernant la société dans laquelle il vit.
‘’ Et vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libre’’
Vivant cette liberté, dans les gestes et la pensée, l’intellectuel construit un modèle de réflexion par lequel il essaye de comprendre les interactions et tiraillements de la société dans laquelle il évolue.
L’exercice est d’autant difficile que cet intellectuel est sujet lui-même à des tiraillements.
Mais il s’accroche et s’engage pleinement quand son modèle de réflexion lui permet d’apporter des réponses sur lui-même et sur sa société.
Sur ce point précis, je salue l’apport de notre ami Simorzag en étayant des faits méconnus du public. C’est de ces contributions courageuses dont nous avons besoin pour nous libérer intellectuellement afin de pouvoir contribuer d’une façon sereine aux débats sur notre société.
Il est indéniable que tant que le voile ne serait pas levé sur notre passé, la société algérienne continuera de vivre son présent en souffrance sans avoir les moyens de se projeter dans le future.
Je termine sur une remarque pertinente en disant que la contribution de notre ami Simorzag a généré plus d’interventions que sur un article de notre ami Dhina. C’est dire a quel point la quête du passé est importante pour vivre sereinement le présent et préparer le futur.
PS : Mr. Belaid Abane vient de publier un livre dans lequel il fustige Malek Bennabi en apportant des faits sur son écartement de la révolution. Une autre polémique dont nous avons tant besoin qui j’espère contribuera à progresser ces débats salutaires.
Rectificatif :
La kasma ou Secteur 76 était placée sous l’autorité de Ali Benbouzid ; Rabah Osmane commandait le Secteur 77. Mais nous y travaillions ensemble.
M. CHABANE TAREK doit nous indiquer à son tour ses responsables et les lieux de son affectation.
Salam,
Apparamment la guerre d’Algerie n’est pas encore finie. L’action psychologique fait encore fureur. Mr mozrag, vous me parlez de haut, en cela je deteste cette attitude arrogante lorsque vous dites: »Il serait très long de vous faire un cours sur les conséquences néfastes du meurtre d’un seul homme, » Qui etes vous pour m’enseigner la valeur de la vie ou de la mort? Ce ton paternaliste me rappelle une attitude colonialiste excrable qui n’a aucun rapport avec le caractere d’un djoundi. Primo j’ai de forts doutes sur votre histoire pleine de contradictions ou vous jurez a tous les vents a qui beni oui oui veut vous entendre. Comportement qui ne renferme aucune sagesse et aucun enseignement tirer de l’experience, a moins d’etre un troll. Secondo vous me demandez mon identite, demande qui fait reference au controle de papier sur la voie publique, ce que je deteste au plus haut. Tertio vous menacez de quitter le debat si je ne me soumet pas a votre injonction. Ecoutez monsieur simozrag, on a plus rien a se dire, salut et bon vent.
le FAAD créer de toute piéces par le bureau du premier ministére francais!!!. il faut que nous mettions discrétement en place un futur gouvernement profrancais et anti FLN. qui fasse piéce au GPRA. expilque le premier ministre. le nom de messali hadj était démonétisé tant sur le plan algerien que sur le plan métropolitain, il falait trouver des hommes nouveaus, proches de messali, capable d´utiliser ce qui restait de ses troupes et d´en recruter de nouvelles, le moment venu, les commandos bien en main et implantés, le gouvernement francais mis sur pied, il suffirait aux nouveaux leaders de se désolidariser de messali hadj et de se poser en interlocuteurs valables que le gouvernement francais s´empresserait de reconnaître. aux yeux des musulmans ce nouveau mouvement anti-FLN. apparaîtrait comme totalement indépendant de la france. mieux encore, son nationalisme serait aussi intransigeant que celui du FLN. il s´agissait de monter l´affaire avec la plus grande discrétion. (il n´existait que par la volonté du gouvernement francais et toute l´affaire était a l´eau!. la création du FRONT D´ACTION ALGERIENNE DÉMOCRATIQUE. sa direction fut confiée par un agent des services secrets le capitaine f… a khelifa, un professeur, ancien fidéle de messali, prêt a jouer la carte de la france au sein de la république algerienne dont il serait premier ministre et qui serait placée sous la présidence du CADI belhadi leader MNA. recherché a ce titre par la police officielle francaise, vivant en exil a lausanne ou le 4em secteur du SATFMA. était allé le chercher! un bain-trust composé d´européens, favorable a la cause FAAD. et manipulés comme tels par l´adjudant-chef lavanceau fut constitué pour aider de ses conseils cette direction bicéphale. une journaliste amie de belhadi et spécialiste des probléme MNA., ainsi que le directeur d´une biscuiterie et sa femme, tous deux passionnés par les problémes nord-africains. ils se chargeaient de la propagande et de la publication du journal du FAAD. l´industriel, enthousiasme par l´affaire, donna même a khelifa savoiture personnel, une grosse buick, plus représentative pour un futur chef de gouvernement que la minable dauphine noire fournie par les services secrets!. a suivre….
@ aquerado
Ne vous fâchez pas mon frère. Quand on fait un cours sur un sujet donné, ce n’est pas de l’arrogance, cela ne veut pas dire qu’on connaît tout. Vous pouvez me donner un cours sur un thème que vous maitrisez, je ne vois pas cela comme étant une parole de haut.
Quant à l’identité, ma demande s’inscrit dans le cadre du parallélisme des formes. Pour ma part, je débats sous ma vraie identité, il est normal que je connaisse celle de mon contradicteur dans la mesure où chaque partie au débat doit avoir le courage de ses opinions au lieu de s’abriter derrière un pseudo.
Si ne voulez pas nous faire l’honneur de vous présenter, c’est votre droit, mais encore une fois, je vous prie de ne pas vous vexer, car une chose que vous ne saviez pas peut-être, c’est le fait que j’ai beaucoup de respect pour vous à cause de certaines de vos positions dans ce forum. Et tout le monde peut se tromper.
Fraternellement,
@ abdul-kadir :
Témoignage de Messali Hadj lui-même sur les intentions du FAAD (Mohamed Harbi « les archives de la Révolution algérienne » page 373)ci-après.
« Mais alors, pourquoi Belhadi voulait-il absolument entraîner le MNA à une politique de 3° force ?
De prime abord, cela paraît tout à fait paradoxal. Mais, quand on réfléchit bien, on trouve que l’objectif recherché par le gouvernement français était de s’emparer des forces politiques, syndicales et ALN/MNA, pour utiliser le parti comme moyen de manœuvre contre le FLN et cela de façon permanente……
…Le gouvernement français voyait plus loin que la négociation d’Evian. Il voulait disposer des forces du MNA pour les mettre en mouvement depuis l’ouverture des négociations jusqu’à la coopération après la proclamation de l’indépendance de l’Algérie. Il voulait avoir des équipes d’hommes pour les placer dans les organismes et créer une minorité importante
afin de l’opposer aux intérêts supérieurs de la Révolution algérienne.
Belhadi et son clan voulaient à la fois travailler pour cette politique au-dedans et au dehors du MNA, de l’USTA et des maquis ALN/MNA. »
0666707754 c’est le numéro de Osman responsable de la nahia 3 qui va de Tolga à Sidi Khaled en passant par Ouled Djellal, cela après l’indépendance. Simozrag est une recrue martienne (après le 19 mars)et était le secrétaire civil dans la nahia 3 sus citée selon Osman.
le 0661564681 est le numero de tel du Moudjahid Benachour tres bien connu de Simozrag.
@ zimozrag
Benachour attend votre appel
Les accusations portées par simozrag contre CHAABANI ,qui selon lui ,aurait donné des ordres pour assassiner des jeunes innocents ne résistent pas à l’analyse pour plusieurs raisons:
-Les bourreaux du défunt ne s’étaient pas servi de son implication présumée dans ces prétendus assassinats comme chef d’inculpation supplémentaire et qui aurait pu alourdir les charges retenues contre lui,bien que ce fut dans leurs intérets mais ils ne l’ont pas fait par ce qu’ils savaient que c’est une histoire qui ne tient pas debout et qu’il fallait penser à des charges plus compromettantes pour justifier sa liquidation,
-A aucun moment depuis ce tragique évènement la presse n’a parlé des victimes de CHAABANI bien que cela aurait pu contribuer à le discréditer et justifier la sentence,
-Comment se fait-il dans ce cas que les familles des victimes ne se sont jamais constituées parties civiles pour demander réparations?
Ceci étant et puisque simozrag est si sur de ce qu’il avance,pourrait-il nous donner la liste des victimes du colonel pour permettre aux lecteurs de juger du bien fondé de ses propos et soulager sa conscience comme il dit?
D’abord merci pour les nouvelles, je suis heureux d’apprendre qu’ils sont en vie. Je n’ai pas encore téléphoné car je viens d’ouvrir la page et il se fait tard, étant donné qu’il y a une heure de différence entre l’Algérie et le Burkina Fasso. Demain incha Allah, j’appellerai.
D’abord merci pour les nouvelles, je suis heureux d’apprendre qu’ils sont en vie. Je n’ai pas encore téléphoné car je viens d’ouvrir la page et il se fait tard, étant donné qu’il y a une heure de différence entre l’Algérie et le Burkina Fasso. Demain incha Allah, j’appellerai.
@Chabane Tarek
Vous vous êtes permis de mener une enquête sur ma carrière militaire, d’accord, dites-moi alors qui êtes-vous ? Présentez-vous aux lecteurs du Forum.
Vous dites que : « Simozrag est une recrue martienne (après le 19 mars)et était le secrétaire civil dans la nahia 3 sus citée selon Osman. »
Que signifie « recrue martienne »? Que signifie « secrétaire civil », est-ce que cela veut dire que je ne portais pas la tenue militaire ? Que je n’avais pas le statut de militaire ? D’où tenez-vous ces informations ? Qui êtes-vous pour mener de telles enquêtes ? C’est la première fois que j’entends ces étranges qualificatifs !
Je vous apprends une chose que vous devez certainement ignorer : Je n’ai pas servi la patrie, ni combattu pour avoir l’attestation communale ou la pension d’ancien moudjahid comme beaucoup d’Algériens, peut-être vous aussi; je l’ai fait pour la cause de Dieu et pour plaire à Dieu.
Mon entrée (comme vous dites martienne) dans l’ALN n’était que le prolongement d’un militantisme avéré et effectif qui a commencé en 1959. Je dis cela pour mes chers amis du FCN, ce n’est pas pour vous . Je n’ai pas besoin de me justifier devant qui que ce soit.
Chabane qui se permet de faire des enquêtes sur les autres sans qu’il se présente et sans qu’on le connaisse.
Nous attendons vos références de votre carrière et les lieux de votre affectation.
Le moment est venu pour Mohamed Harbi de revenir sur ses motivations pour avoir encouragé BenBella à ne pas gracier Mohamed Chabane, ainsi que Mahmoud Zertal pour dire quel genre de tribumal il a présidé. Qu’est-ce que çà veut dire une court révolutionnaire en 1964?
Le témoignage de Me Simozrag, né en 42, n’est pas unique, mais nous a fait quand même perdre de vue les actes crapuleux de Benchérif et ses acolytes et héritiers.
@MAHDI CHERIF, suite à ce témoignage, pour alléger vos remords, je prie ALLAH LE TOUT PUISSANT de vous pardonner, ainsi que les gens,que je souhaite, apporterons leurs témoignages,avant leur mort certaine,et nous parler un peu des DAF,pour l’histoire à nos futures générations.
Ne vous en faites pas,Mr hamed,la vérité finira par éclater au grand jour qu’ils le veuillent ou non.Encore qu’on ne veut pas de ce genre de témoignages sur fond de préjugés qui ajoutent à une histoire déjà suffisament confuse.
Des témoignages qui dénotent tout le ressentiment de leurs auteurs envers les braves hommes qui refusèrent les compromissions jusqu’au dernier soupir au lieu de s’attaquer nommément aux responsables du désastre national,tant ils manquent d’objectivité.
Un trés grand merci Monsieur HAMANA pour votre écrit lucide et sincère.
ALLAH i katar mene amthalek !!!
Votre écrit est une véritable réponse, une réponse cinglante, à ces vipères de l’Histoire de notre Glorieuse REVOLUTION.
Merci infiniment ! Monsieur HAMANA.
@MAHDI CHERIF
On ne parle pas de la sorte de son propre chef surtout quand celui-ci est mort en CHAHID et qu’il ne peut plus se défendre, assassiné par les officiers félons dafistes dont vous défendez la cause de l’un d’eux en essayant de l’absoudre de son crime.
Je m’attendais à ce que vous défendiez sa mémoire plutôt et surtout. Hélas…! Mille fois hélas…!
Qu’Allah vous pardonne !
Votre seïd benchérif est un pur sanguinaire issue d’une famille et d’un aârche trés bien connus dans la région des Ouleds Naïls qui fût dévouée corps et âme à l’occupant colonialiste français… Voilà la VERITE que vous ne voulez pas dire !!!
SHAME ON YOU !
Allah yarhamak ya Si Mohamed, malgré ton jeune age tu es resté digne jusque devant la mort.Dieu te rendra justice le jour du jugement dernier.
Quand le mensonge prend l’ascenseur la vérité prend l’escalier, elle met plus de temps mais elle finit toujours par arriver. Pensez-y monsieur Ahmed Simozrag
Une première tentative d’engager l’action publique a l’encontre des responsables (décideurs et exécutants) ayant participé à l’assassinat du colonel Chaabani a été faite par la famille Chaabani en date du : 8 février 2009 voir article du journal el khabar ci-après
جريدة الخبر الاحد 8 فبفري 2009
بن بلة ألغى عقوبة الإعدام ونفذها بعد شهرين ضد شعباني
عائلة المجاهد تطالب بتحريك دعوى قضائية
طالب عبد الرحمن، شقيق محمد شعباني، وزارة العدل بتحريك الدعوى العمومية عن طريق النيابة العامة، للتحقيق في مضمون المساهمة التي كتبها الشاذلي بن جديد ونشرتها »الخبر » يوم 4 ديسمبر 2008.
قال عبد الرحمن في اتصال به : »إن ما صرح به الشاذلي عبارة عن اعتراف جناة بجريمتهم، وكان من المفروض أن تبادر النيابة العامة بإخطار ذاتي وتباشر التحقيق في القضية ».
وأوضح عبد الرحمن أن أسرة العقيد أطلقت مساعي في عهد الرئيس هواري بومدين للحصول على الحكم، »لكننا لم نستلمه إلى اليوم مع العلم أن رئاسة الجمهورية ووزارة العدل تحتفظان بنسختين من كل أوراق الملف ». ومعروف أن جثة العقيد استلمتها العائلة عام 1984 بفضل الشاذلي، بعد أن رفض بومدين نقلها من وهران حيث أعدم شعباني، إلى العاصمة لدفنه في مقبرة العالية.
ودعا عبد الرحمن السلطات، بإلحاح، إلى فتح ملف العقيد بعد تصريحات الشاذلي التي ذكر فيها بالتحديد : »لقد اتصل بي بومدين ليقول لي إن الرئيس (بن بلة) يطلب منكم الحكم عليه بالإعدام وإذا لم تصدقني إتصل به وسيقول لك نفس الكلام ». ويذكر الشاذلي في مساهمته أنه صدّق بومدين »لأنه لم يكن من عادته الكذب ».
وبناء على ما جاء في مساهمة الشاذلي، فإن التكليف القانوني لتصريحاته يفيد بأن رئيس الجمهورية آنذاك أمر المحكمة بتنفيذ حكم الإعدام، في حين لم يكن لبن بلة الحق لا قانونا ولا دستوريا في إعطاء أمر كهذا، ومعنى الذي حدث أن روح شعباني أزهقت خارج القانون. أما أعضاء الهيئة وهم ضباط الجيش الأربعة، ووزير الدفاع الذين عيّنهم فقد أثبتوا تواطؤا في الجريمة عندما استجابوا لأوامر بن بلة.
ومن بين أخطر ما انتهك من حقوق المتهم، أن محاكمته جرت بدون كاتب ضبط الذي يعد شاهد الجلسة، فضلا عن عدم استفادته من محام يدافع عنه. أما الأمرية التي أصدرها بن بلة في 28 جويلية 1964 المتعلقة بإنشاء المحكمة العسكرية الخاصة بمعالجة الملف فكانت غير قانونية، حيث استند بن بلة إلى المادة 59 من الدستور لتبرير إنشائها والتي تنص على الحالة الاستثنائية والطوارئ والحصار، من أجل حماية استقلال الأمة، لكن لا يوجد فيها ما يدعو إلى استحداث محكمة عرفية.
جريمة دولة لا تجد من يحقق فيها
وتعد تصريحات الشاذلي المنشورة في »الخبر »، حسب قضاة حدثناهم في الموضوع، بلاغا عن جريمة دولة تستوجب تحرك إحدى جهتين للتحقيق فيها يحددهما بوضوح قانون الإجراءات الجزائية. فالمادتان 12 و17 من القانون تطلبان صراحة من ضابط الشرطة القضائية بإجراء التحقيقات الابتدائية، في أي بلاغ عن جريمة والبحث عن مرتكبها. وقد يكون هذا الضابط إما من الدرك أو الأمن العسكري أو الأمن الوطني.
وفي حال تقاعس الشرطة القضائية عن فتح تحقيق، فإن قانون الإجراءات الجزائية يلزم النيابة العامة المختصة إقليميا بتحريك الدعوى العمومية، وهو ما تحدده المادتان 29 و36 من القانون. وبذلك فإن النائب العام لدى مجلس قضاء وهران الحالي هو من يجب عليه مباشرة تحقيق ابتدائي، لأن وقائع إعدام شعباني تمت في وهران وفي يوم 03-09-1964 وأول خطوة ينبغي أن تقوم بها النيابة هي استدعاء الشخص المبلغ عن جناية، وهو الشاذلي بن جديد. لكن الذي حدث أن وزارة العدل طبقت الصمت، ومرت تصريحات الشاذلي الخطيرة وكأن شيئا لم يكن، بينما سبق للنيابة العامة أن تحركت في قضايا أقل أهمية بكثير من القنبلة التي فجّرها الرئيس الأسبق. للتذكير، فإن شعباني اعتقل في 8 جويلية 1964، وجرت محاكمته شهرين بعد الاعتقال وتم تنفيذ حكم الإعدام ضده بعد ساعتين بالضبط من النطق به. ووجهت له تهمة »التمرد على نظام الحكم » و »زرع الفتنة في صفوف الجيش ». وجرت وقائع التنفيذ في غابة لاكاناستيل شرقي مدينة وهران، بالقرب من دوار سيدي البشير.
وبالعودة إلى تسلسل الأحداث قبل 45 سنة، تبيّن أن بن بلة مرر قانونا عن طريق البرلمان (المجلس الوطني آنذاك)، ألغى بموجبه حكم الإعدام ولكن بعد شهرين بالضبط عاقب شعباني بالحكم الذي شطبه من المنظومة القانونية. وجاء في الجريدة الرسمية الصادرة يوم 03 جويلية 1964 والتي اطلعت عليها »الخبر »، أن المادة الأولى من القانون المتعلق بتنفيذ حكم الإعدام، تقول إن العقوبة »لا ينطق بها إلا وفقا للمبادئ الإسلامية وتنفذ رميا بالرصاص ». وقد كانت منظومة القانون الفرنسي هي السارية في 1962، وطبيعي أن تكون خالية من المرجعية الدينية الإسلامية، ما يعني أن تطبيق حكم الإعدام كان ملغى في تلك الفترة، إلى أن صدر قانون العقوبات الجزائري في 1966. ويبقى غير معروف إن كان شعباني خضع للنصوص التي تجرّم وتعاقب مأخوذة من القضاء العسكري أم من قانون العقوبات الفرنسيين. أما الأكيد في قصة أصغر عقيد في الجزائر أن كل الإجراءات المتبعة ضده تمت خارج القانون وكانت عاكسة لنزوات الانفراد بالسلطة، ومشحونة بالرغبة في الانتقام.
حميد يس
PS: Aucune suite n’a été donnée a cette plainte par le ministère publique. Le ministre de la justice n’est autre que le neveu de Ben Bella
@Simozrag
Expliquez nous-pourquoi la France n’a négocié qu’avec le FLN et n’a pas négocié avec le MNA?
@Simozrag
Il n’est point de secrets que le temps ne révèle.
@Chabane Tarek
Dieu a dit : « Donnez la mesure et le poids exacts et ne frustrez pas les gens de leur dû. » s7 v85
Et Il a dit :
« Lorsque vous parlez, soyez équitables même s’il s’agit d’un proche parent. » s6 v152
L’histoire de l’Algérie ne se limite pas à la révolution du 1er novembre. Celle-ci n’est qu’une étape.
La révolution algérienne a commencé bien avant 1954.
Il faut reconnaître que Messali (Allah Yarehmou) est le père de la lutte et du militantisme algérien.
Il a passé toute sa vie, soit en prison, soit assigné à résidence. Il a crée l’Étoile Nord-africaine (E.N.A) en 1926. Il dénonce l’injustice dont est victime le peuple algérien et commença à revendiquer l’indépendance nationale dès 1927.
Il fut arrêté en 1934 et condamné à six mois de prison.
En Novembre 1929, l’Étoile Nord-africaine est dissoute et remplacée par l’Union Nationale des Musulmans Nord-Africain, dont Messali est élu président en Février 1935.
Le gouvernement Léon Blum prononce la dissolution du l’Union Nationale des Musulmans Nord-Africain le 25 Janvier 1937. Messali ne baisse pas les bras, il crée Le P.P.A (Parti du Peuple Algérien), le 11 Mars 1937.
Arrêté, le 2 août 1937 avec un certain nombre de militants dirigeants du P.P.A , il est condamné à deux ans de prison.
Juste un mois après sa libération ,le 26 septembre 1939 le P.P.A est dissout par décret et interdit.
Le 04 Novembre 1939 il est de nouveau arrêté et condamné par le gouvernement de Vichy à seize ans de travaux forcés, vingt ans d’interdiction de séjour, à la dégradation civique et la confiscation de ses biens.
Le 10 Décembre 1943, il est déporté à Ain Salah dans le sud algérien et brusquement transféré à Ksar Chelala le 04 Janvier 1944.
En Novembre 1946 il est élu président du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (M.T.L.D)
Tour le courant révolutionnaire et activiste est mené par Messali Hadj. Rassemblés dans le mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD), les messalistes sont les artisans des émeutes de mai 1945 qui ont donné lieu à un terrible carnage.
Certes, l’absence prolongée de Messali a favorisé les dissensions et les mésententes au sein du mouvement. Mais il n’empêche que tous les acteurs de Novembre 54 et la grande majorité des cadres du FLN/ALN sont issus du PPA crée par Messali.
L’organisation spéciale (OS) qui fut un pas vers la lutte armée a été crée par un courant messaliste.
Les 9 chefs militants qui créent le C.R.U.A lequel s’est transformé par la suite en FLN/ALN, ne sont autres que des anciens messalistes.
Durant pratiquement toute la Révolution, Messali Hadj a été en résidence surveillée. Et longtemps, la France a cru que « l’insurrection de Novembre » ne pouvait être que l’oeuvre de « Messali » aidé par « NASSER ». « Ce sont les divisions internes, au sein du MTLD qui ont affaibli Messali. Et son combat fut tel que le soir du 1er Novembre 1954, la France a désigné un seul coupable, Messali. »
Ce qui a pu nuire à notre lutte de libération nationale, c’est malheureusement l’esprit de monopole et d’exclusivité.
Il lui manquait la culture de la diversité et de l’esprit d’ouverture. Le FLN ne voulait pas accepter d’autres maquis que le sien. Tout se passait comme si le FLN considérait aujourd’hui comme des traîtres les autres partis se trouvant hors de l’alliance présidentielle.
Vous me demandez pourquoi « la France n’a négocié qu’avec le FLN et n’a pas négocié avec le MNA »
Je vous réponds en vous rappelant que je n’ai jamais été messaliste, j’ai milité sous la bannière du FLN/ALN, mais j’ai horreur de l’exclusion, de la hogra. Et surtout de la méconnaissance des droits des autres qui ont, eux aussi, participé à la libération de l’Algérie.
Messali Hadj considérait comme un piège les négociations d’Evian. Il en avait assez des magouilles de la France et des luttes fratricides qu’elle n’a pas cessé de provoquer.
Messali a refusé de tomber dans le piège de la division au détriment de l’indépendance nationale. Il savait qu’il ne trouverait pas d’entente parfaite avec le FLN, ni avec la France, ce qui pourrait retarder l’indépendance.
Messali était extrêmement touché par les affrontements FLN/MNA et il n’était pas écouté ni par les uns ni par les autres.
Sans rancune !
Si Messali avait participé aux accords d’Evian, il n’aurait jamais accepté l’utilisation du Sahara pour les essais nucléaires français. Voici un extrait de son rapport de mars 1963 sur cette question :
«Le 6 juin 1961 : on devait, ce jour, répondre à un émissaire du gouvernement français. Après avoir examiné leur demande, le bureau politique a décidé de décliner cette invitation qui était jugée contraire à la dignité du MNA, aux intérêts supérieurs de la Révolution algérienne. Le MNA n’a pas voulu se prêter à cette manœuvre du colonialisme français, qui consistait à utiliser notre parti comme un moyen de pression sur le FLN. (source : «Les archives de la Révolution algérienne» de Mohamed Harbi, page 375) »
@chabane Tarek
La plupart des officiers de l aln qui ont rallie le clan de ben bella et boumediene étaient des opportunistes , ils ont pense à leurs interets au lieu de l intérêt de l Algérie et chabanni était comme eux .certains ont compris l erreur mais c était trop tard .
Simozrag, merci pour votre témoignage. En effet, l’histoire ne sera que plus objectif. L’histoire officiel, celle des tenants du pouvoir n’a jamais satisfait, ni le peuple ni les historiens.Ayant été correspondant au CNEH, j’ai rencontré beaucoup de personnes témoins de ces évènements, la vérité est que Chaabani et ses acolytes ont commis un génocide incomparable en Algérie, excepté peu ^étre celui commis par la wilaya 3 à Melouza et contre la prétendue »Bleuité ». Salutations
@ Chabane Tarek
Monsieur,
je constate la haine avec laquelle vous vous adressez à M.Simozrag et je ne peux éviter de me dire que vos efforts sont vains compte tenu de la faiblesse de votre argumentation.
Cette dernière me pousse à penser que vous agissez non pas en connaisance de cause mais plutôt par excitation. IL SEMBLE SI EVIDENT QUE LA VERITE VOUS GÊNE. Or c’est au nom de Dieu qu’un homme courageux et juste, un homme qui est du côté de la justice et du droit, un homme qui a risqué de perdre toute sa famille quand il a déjà perdu un fils, un homme exilé, un homme de Dieu et de parole, enfin M. Simozrag ( tous mes respects à son égard) ne se permettrait jamais de dire ce qui n’est pas. De plus, il s’agit là de sa propre expérience dont je doute profondément qu’elle soit erronée ! D’ailleurs vous avez vous-même mener une enquête après avoir vexé des propos d’un sage, cela démontre bien la petitesse de votre esprit scrutateur. Si seulement, vous mettiez vos efforts (en y ajoutant beaucoup d’intelligence, de recul et de justesse) au service de l’histoire de votre pays et non pas seulement au sevice d’un seul homme alors peut-être serez-vous à la hauteur de dialoguer avec un homme comme Maître Simozrag. Ne soyez pas haineux et tournez-vous vers lui si vous êtes un militant il pourra certainement vous guider intellectuellement (là vous êtes mal barré !) car, si je ne me trompe d’après sa réponse, son militantisme et son activisme politique n’ont jamais cessés depuis maintenant 50 ans.
M.Chaabani Tarek vient de m’accorder un nom : Ahmed Bellounis. J’étais obligé de lui répondre comme suit :
Si j’étais Bellounis, la France ne m’aurait pas déporté au Burkina depuis maintenant 18 ans.
Si j’étais Mohamed Chaabani, la France ne m’aurait pas déporté non plus car la France aime Chaabani et Chaabani aimait Faffa. La preuve :
-Il l’avait aidé à nettoyer les maquis algériens
-Il ne voulait pas qu’on touche aux Français. Un jour, nous avions enfermé un Français soupçonné d’OAS, M.Hubert ingénieur des Ponts et Chaussées, Chaabani nous avait enfermé pendant 1 mois sauf Osman n’a pas été enfermé. Il a tout évoqué à la vidéo sauf cette histoire de l’Ingénieur. Amor Guesmia le blond qui a paru sur la vidéo a lui aussi été enfermé.
Et si la sagesse venait mettre fin à cet échange qui ne profitera qu’a nos ennemis communs, c’est à dire les Daf et leurs vils serviteurs. c’est pourquoi je lance un Appel à la sagesse et à la raison de tout un chacun, en priant de Dieu le clément et miséricordieux de compenser ceux qui écouterons la voix de la Sagesse et de la raison.
Cette polémique doit cesser dans l’intérêt du changement que nous voulons tous, il serait donc sage de la part de tout un chacun de cesser d’alimenter ce post, ce qui laisserait la mémoire du Colonel Chaabani de se reposer en paix, et empêchera la polémique d »atteindre une dimension qui ne sera profitable qu’aux ennemis du Changement, de la justice et de l’Etat de droit. Je prie au passage le Docteur Salah Eddine SIDHOUM de clore le débat Ici, pour freiner la Fitna et ses adeptes, et toute tentative d’exploitation du sujet en question, au fin de nous détourner de l’ordre du jour national qui est LE BOYCOTT.
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C’est ce que j’ai fait, mon cher Noureddine.
Salah-Eddine.
Je ne vous cache pas que je suis outrée par votre comportement. En lisant vos réactions, j’étais stupéfaite par vos attaques inouïes et votre acharnement hystérique contre monsieur Simozrag. Comme si c’est lui qui avait assassiné Chaabani. La question qui me taraude l’esprit depuis l’émergence de cette affaire est de savoir pourquoi vous ne vous en prenez pas aux assassins de Chaabani qui sont toujours au pouvoir au lieu de vous en prendre à une cible facile, de surcroit en exil au Burkina Fasso. M. Simozrag est dans l’opposition depuis l’indépendance, la France l’a déporté à cause de ses positions politiques. Par contre vous, vous ne vous gênez pas d’aduler ce pouvoir en dépit du fait qu’il a assassiné votre père. Tout cela parce que vous mangez dans le même plat que lui, une mangeoire commune. Quelle fausse opposition qu’est la vôtre ! Des pensions illégitimes qui se chiffrent par des milliards chaque mois. Anciens (mou) jahidines. Le pouvoir a acheté votre silence, votre conscience. Vous devriez normalement rendre hommage à M.Simozrag qui continue à se battre contre les assassins de votre père et chef le Colonel Chaabani. N’est-il pas honteux de vous acharner contre un opposant qui se bat pour vos droits et votre véritable indépendance, contre ceux qui ont tué votre père. Je ne comprends pas, voulez-vous vraiment défendre le Colonel Chaabani, dénoncer ses assassins, pourquoi s’attaquer à celui qui les dénonce, qui s’oppose à eux depuis des décennies. Soyez logiques, arrêter de rouler à contresens de l’histoire, de combattre la vérité. Il faut savoir qui vous a frappé, ce n’est sûrement pas M. Simozrag, c’est le pouvoir, ce sont les DAF et en premier Bencherif et consorts. Si vous orientez votre combat dans le bon sens, cela ne peut qu’honorer Chaabani et lui procurer davantage de bénédictions.