Édition du
13 December 2017

LA BANALISATION DU PLAGIAT ET LE TRIOMPHE DE LA MEDIOCRITE AU SEIN DE L’UNIVERSITE ALGERIENNE

 

Par le Dr Ahmed ROUADJIA

Le plagiat et le remplissage sont le reflet fidèle non seulement d’une paresse intellectuelle flagrante, d’une quête facile pour l’obtention du diplôme pour le diplôme, signe de pure prestige, mais aussi et surtout une atteinte grave à l’image que l’on se fait du savoir et de la connaissance vrais. Forme vicieuse et viciée, le plagiat peut être saisi et défini comme une activité qui déshonore aussi bien la science que le pays qui la tolère ou dont la politique d’enseignement et d’éducation accorde la belle part à l’administratif au détriment de la compétence scientifique. Ce qui se passe dans notre pays depuis l’indépendance, c’est justement cet état d’esprit consistant à donner systématiquement le primat de l’administratif et du « technique » sur le scientifique qui, à son tour se trouve complètement asservi par le politique dont les humeurs ne s’accommodent pas d’avec l’autonomie de la pensée critique et de la science saisie dans ses diverses fonctions cognitives. Le plagiat, et partant la dégradation constante du contenu de l’éducation, de l’enseignement et de la recherche dans notre pays ne sont pas des phénomènes étrangers aux rigidités des structures mentales et politiques de la machine d’Etat dont les rouages étouffent ou inhibent complètement l’esprit critique et les initiatives, individuelle et collective, susceptibles de transformer les énergies potentielles de la nation en des énergies cinétiques, c’est-à-dire en forces actives et créatrices de plus- value.

Quand le MESRS plagie des modèles de réforme exogène…

Censé corriger ces faiblesses, voire provoquer une réforme en profondeur de l’Enseignement supérieur de la recherche scientifique, le LMD tel qu’il est enseigné sous sa forme empruntée, nous mène en fait de dépendance en dépendance mentale et culturelle; car ce LMD dont on chante les prétendus mérites ou efficacité n’a pas été le produit de nos efforts de réflexion propres, mais le résultat d’un plagiat grossier et honteux pour un pays qui revendique son autonomie et son indépendance culturelle . Il procède d’une représentation politique aliénée au sens fanonien, et donc d’une posture hétéronome, selon Kant. Ce LMD est une imitation, une sorte de plagiat de mauvais goût opéré par le MESRS, appliqué à la sauvette, et non un projet de réforme original dont il pourrait revendiquer avec fierté la paternité .
Dès lors, se pose la question suivante : Comment peut-on faire griefs aux enseignants et aux étudiants qui font du plagiat et du remplissage une profession de foi quand notre tutelle elle-même s’adonne sous couvert de légalité à cette pratique de copiage en forme de transposition de modèle exogène? Le LMD n’est-il pas cette forme officielle et détournée du plagiat dont on dénonce pourtant les méfaits ou les effets pervers? Ce LMD, version pâle et pâlissante de l’original européen, n’est-il pas un aveu d’impuissance camouflée de notre tutelle et de ses experts empressés à imaginer par eux-mêmes une réforme endogène capable d’adapter ses méthodes et ses contenus à l’environnement local, économique, social et culturel?

Les discours démagogiques sur la valorisation des compétences et du retour des exilés.

Au- delà des questions purement éthiques et morales, il y a ces questions cruciales qui ressortent de la compétence et de l’efficacité. Or, l’Algérie qui s’est engagée dans des réformes tout azimut ( politique, économique, sociale, judiciaire et éducatif…) ne souffre pas de manque d’intelligence et de moyens, mais d’une mauvaise gestion de ces ressources précieuses. Comme nous l’avons souligné en de multiples occasions, nous disposons d’énormes capitaux tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, et d’hommes compétents pour les faire fructifier. Cependant, nous ne faisons rien qui puisse mettre en valeur ces ressources diversifiées, humaines et matérielles. Pourquoi ? parce que les vraies compétences internes et celles de la diaspora ne bénéficient pas des sollicitudes et de l’intérêt qu’elles méritent de la part des pouvoirs publics. Alors que les compétences internes sont marginalisées ou poussées à leur corps défendant à l’exil devant le triomphe croissant des incompétents, de parvenus et de titulaires de diplômes douteux, de doctorats bâclés, suite aux complaisances et au favoritisme, celles de l’extérieur sont regardées sinon avec méfiance, du moins avec indifférence. Le discours de certains de nos responsables politiques à qui il arrive de parler du retour de nos exilés compétents en affectant des émotions patriotiques, relève en fait plus de la représentation et de la comédie larmoyante, que d’une attitude sincère. Il ne s’agit pas de clouer au pilori tous les hommes politiques et tous les hauts fonctionnaires parmi lesquels il en est beaucoup qui sont d’honnêtes gens et qui pensent et agissent en véritables commis de l’Etat. Il s’agit tout simplement de dénoncer les incohérences, les contradictions et les irrésolutions qui président à l’action de l’Etat en tant que figure représentative, transcendante et légitime de la société, pour parler comme Kant. Les incohérences ne sont pas attribuables à tous les secteurs étatiques ni à tous les responsables qu’ils gèrent. Mais seulement à certains d’entre eux. Prenons par exemple le cas du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, secteur dont nous connaissons le mieux les discours manifestes et latentes ainsi que les pratiques qui en résultent . La première distorsion qui saute aux yeux, c’est que ce Ministère s’est engagée dans une réforme de l’enseignement, sans qu’ils ait explicité cependant aux étudiants, aux parents d’élèves et aux enseignants les véritables enjeux de cette réforme. Qui plus est, sa stratégie même à l’égard des compétences devant participer à la réussite de cette réforme, demeure sinon démagogique, du moins ambiguë. Comment peut –on conduire une réforme réussie du LMD lorsque les meilleures compétences nationales disponibles tant à l’intérieur qu’ à l’extérieur du pays ne font l’objet d’aucune stratégie clairement affirmée de réintégration ou d’insertion effective au sein des différents dispositifs mis en place ? Comment prétendre remédier à la mauvaise qualité de l’encadrement de l’université et atteindre l’ « assurance- qualité » quand la médiocrité et le plagiat reflétés dans les thèses produites triomphent sur la qualité, et quand, enfin, les portes des universités sont grandement ouvertes comme en guise de recyclage et de promotion aux enseignants des lycées, voire même à ceux des collèges ?

Le plagiat et le triomphe de la médiocrité peuvent-ils être aboli par « décret » ?

Que le nouveau décret exécutif n° 08-130 du 3 mai 2008 relatif «au statut particulier de l’enseignant chercheur » frappe désormais de sanctions sévères l’auteur du plagiat, relève d’un acte législatif louable.. En son chapitre 8, article 24, ce décret stipule expressément qu’il «… est considéré comme faute professionnelle de quatrième (4ème) degré, le fait pour les enseignants chercheurs, d’être auteurs ou complices de tout acte établi de plagiat, de falsification de résultats ou de fraude dans les travaux scientifiques revendiqués dans les thèses de doctorat ou dans le cadre de toutes autres publications scientifiques ou pédagogiques. » En effet le plagiat a été longtemps l’une des spécialités néfastes de beaucoup de nos étudiants et chercheurs, qui n’avaient aucun scrupule à copier les autres, à « pomper » leurs pairs. Les nombreux mémoires de magisters, de thèses de doctorats de troisième cycle et d’Etat que nous avons pu lire ici et là témoignent en effet d’ un honteux « pillage » d’œuvres célèbres.

Les techniques du plagiat usités dans les mémoires de magisters et de doctorats

Outre ce plagiat « sauvage », et ce remplissage désordonné, il y a ces « méthodologies » confuses employées dans les mémoires et qui prétendent encadrer des problématiques scientifiques…Il était temps, enfin, de mettre au moins une sourdine à ce pillage inadmissible, et partant préjudiciable, à la qualité de l’enseignement et de la recherche. Mais si dissuasif qu’il puisse être, cet article de loi sur le plagiat pourrait être facilement violer tant l’encadrement de qualité et les mécanismes de contrôle efficace demeurent cruellement faibles. Si certains plagiats sont facilement détectables, parce que trop voyants ou trop « grossiers », d’autres sont en revanche plus « subtiles », car éparpillés dans les mémoires de thèses, tandis que les références et les sources réelles sont escamotées ou attribuées à des auteurs outre que ceux consultés, ce qui est une manière astucieuse de donner le change. Mais si sévère et utile qu’il puisse être, ce décret arrive cependant trop tard. Car les dégâts provoqués par le plagiat et le silence qui l’a entouré jusqu’à alors sont incommensurables. Le fait de promulguer un décret sur le plagiat est un aveu que cette pratique a bel et bien existé. Il est facile de déduire donc que le nombre de plagiaires devenus « docteurs » sont légion dans nos établissements universitaires. Ce sont ceux-là même qui encadrent à l’heure présente des milliers d’étudiants inscrits aussi bien en système classique qu’en système LMD. Ni ce décret, ni la Banque Mondiale, ni les experts étrangers, ni moins encore les experts nationaux appelés en renfort pour concrétiser les réformes d’après les réquisits de ce nouveau système, ne sauraient réparer les dégâts causés, ni mettre fin à ce plagiat « sauvage » dont beaucoup ont pris les plis et les goûts. La paresse intellectuelle, le goût contracté pour la réussite intellectuelle « facile », rapide et sans effort personnel, voilà les plaies qui rongent l’organisme entier de notre système d’Enseignement Supérieur. Le remède ? Il ne réside pas dans des saupoudrages ou dans une stratégie faite de discours démagogiques et de rafistolage, mais dans une refonte radicale du système, prenant sérieusement en compte l’usage rationnel de toutes les ressources humaines disponibles. Cela suppose une réhabilitation des compétences confirmées, et le renoncement définitif à ce laxisme consistant à élever la médiocrité au rang des vertus « scientifiques ». C’est la rançon de l’efficacité et de la performance.

Les voix indignées des témoins et des victimes du plagiat

Nous avons une foule d’exemples qui démontre que le plagiat, c’est-à-dire le vol caractérisé des œuvres d’autrui se banalise de plus en plus dans notre pays, comme se banalisent également l’attribution de diplômes de complaisance par un certain nombre de jury à des individus médiocres et dont le seul mérite digne d’être signalé est celui d’acheter je ne sais par quelle attrait magique les bonnes grâces du directeur de thèse. Les individus devenus professeurs et « docteurs » d’université par ce biais, notamment par celui du clientélisme et du copinage, ne sont pas rares et leur nombre s’accroît à mesure que l’université  » se démocratise » en recueillant en son sein d’anciens professeurs de collège, de lycées, de fonctionnaires et d’employés « déclassés » des différentes administrations.

Un chercheur Français scandalisé par le pillage de ses écrits de la part de son pair Algérien

J’ai sous les yeux un exemple, parmi quantité d’autres, qui illustre assez bien comment ces « docteurs » de chez nous en arrivent à ce statut prestigieux, à ce titre pompeux de professeurs et de docteurs en pillant le produit scientifique d’autrui. Didier Delignières de la Faculté des Sciences du Sport et de l’Education Physique de l’Université de Montpellier I, en a fait les frais. Après avoir été directeur adjoint de l’UFR STAPS de l’université en question, puis responsable des formations, Delignières assume depuis janvier 2010 la fonction de directeur de l’UFR STAPS. Sur son Blog , il fait état d’un vol dont il a été l’objet de la part d’un certain Dr Amar Rouab de l’université de Biskra. Voici comment il relate avec menus détails et preuves à l’appui les faits incriminés :  »

« Je publie ici, écrit-il, l’éditorial du n°67 de la revue Science et Motricité, consacré à une sordide affaire de plagiat. Il me semble nécessaire de faire la plus large publicité à ce type de problème.
Voici un éditorial que j’aurais préféré ne pas avoir à écrire. Mais je pense qu’il est des affaires que l’on ne peut passer sous silence, et qu’il est bon de livrer en place publique. Il s’agit d’une affaire de plagiat assez déconcertante. La revue Science & Motricité n’est pas heureusement pas en cause, mais cet exemple illustre les dangers potentiels de la diffusion sur Internet de textes, cours ou articles, et la nécessaire vigilance que les éditeurs de revues doivent conserver.
L’article en cause a été publié en 2008 dans la Revue des Sciences Humaines de l’Université Mohamed Khider de Biskra (Algérie), dans son numéro 15 (pp. 27-41). L’article s’intitule «Approche Sociologique de la Pratique d’Activité Physique et Sportive chez les Adolescents », et l’auteur en est le Dr Amar Rouab, enseignant dans cette université.
Une simple recherche de fragments de phrases de l’article sur Google nous a rapidement permis de voir que cet article est un plagiat grossier de plusieurs textes, accessibles sur internet. L’introduction de l’article (pages 28 et 29) est la simple copie de textes parus sur le site du ministère algérien délégué chargé de la Famille et de la Condition Féminine. Le Dr Rouab a copié des paragraphes complets, sans jamais citer sa source.
L’article le plus pillé a été publié en 2004 sur le site du département Education et Motricité de l’UFR STAPS de Montpellier . Il s’agit d’un cours d’Olivier Jalabert, enseignant à la Faculté des Sciences du Sport de Montpellier, intitulé « Adolescence et EPS », support d’un cours magistral donné dans le cadre de la préparation au CAPEPS. Le détail du plagiat à ce niveau est édifiant. Les pages 30, 31 et 32 de l’article de Mr Rouab sont la copie intégrale du texte de Mr Jalabert (de la page 3, ligne 1, jusqu’à la page 4, ligne 23). Les pages 32 à 38 sont la copie conforme des pages 11, puis 18 à 21 du texte de Mr Jalabert. A titre d’anecdote, Mr Jalabert avait émaillé les titres de son texte de jeux de mots autour du terme « adolescence » : ces titres ont été repris sans vergogne par le Dr Rouab. Les quelques fautes de frappes présentes dans le texte original se retrouvent également dans l’article publié par la Revue de l’Université de Biskra.
Enfin la conclusion de l’article du Dr Rouab (pages 38-41) est la copie d’un texte du docteur Michel Binder, intitulé « La pratique sportive et le développement de l’enfant et l’adolescent », mis en ligne sur le site Vo-Thuat.Net consacré aux arts martiaux vietnamiens.  »
En reproduisant in extenso le témoignage avisé de Deliginières, c’est pour faire voir au lecteur algérien honnête que le plagiat dont je n’ai de cesse de dénoncer les méfaits ne relève pas d’une fiction ou d’un acte gratuit et diffamatoire mais bel et bien d’une pratique effective, et qui n’épargne pas nos prétendus « docteurs d’Etat » fraîchement lestés de ce titre qui se révèle plus grandiloquent que grandiose.

Un étudiant algérien en Belgique au secours d’un professeur Belge victime de détournement de son « produit » scientifique à Béjaia

Voici un autre témoignage qui conforte le précédent et dont le caractère scandaleux ne laisse pas de donner la nausée à tous ceux qui se montrent attachés à la probité comme à la propriété intellectuelle: Il s’agit de ce jeune doctorant algérien qui écrit, depuis Liège (Belgique) cette lettre indignée, mais qui en dit long cependant sur les dérives délinquantes ou quasi de certains de nos professeurs et docteurs d’universités censés donner des exemples de vertus pédagogiques et éthiques. En voici la teneur de cette lettre adressée aux responsables des établissements et aux enseignants de notre pays depuis la Belgique et qui sonne comme autant de cris de révolte et d’indignation contre le pillage honteux dont recourent certains enseignants en mal d’effort et d’imagination créatrice.

« Monsieur le recteur Messieurs les responsables de l’université messieurs dames les enseignants de l’université

Je suis actuellement en Belgique j’étais étudiant en hydraulique à Béjaia et je continue mon doctorat J’ai essayé de confectionner des cours de géologie en passant par une recherche Internet. Je suis consterné par le produit de ma recherche Un de mes anciens enseignants M SAOU a met en ligne sur votre site des cours en son nom (http://elearninguniv-bejaia .dz /file . php/113/modedata/forum/120/6747/Proces-SedimenTR . doc) alors que ses cours sont la propriété du Pr F. Boulevain de l’Université de Liège (il aurait au moins pu changer les photos sans parler du texte). [ voir] : Http//www. Ulg.ac.be/geolsed.geol gen.htm.)
J’ai essaié de regarder les autres cours, dommage ils sont fermer à l’accès. On aurait pu trouver d’autres surprises. Je ne peux être fière de mon université.
D. FERAOULI Doctorant,
Département de Géologie
Université de Liège. »

Le professeur Safia Taleb et sa suggestion du « Système d’Alerte » comme facteur dissuasif contre le plagiat

Pour être aussi fidèle que possible au contenu de cette lettre, je n’ai donc pas jugé nécessaire de corriger les petites fautes d’orthographe et d’accord qu’elle comporte. En l’occurrence, le message seul qu’elle se propose de nous transmettre importe le plus que la forme dans laquelle elle a été transcrite.
La réaction suscitée chez notre collègue Safia Taleb, professeur à l’Université de Djilali Liabès, par cette correspondance, nous dispense donc de la commenter. Elle écrit en substance : » Cette lettre envoyée aux Responsables de l’université de Bejaïa par monsieur D. Feraouli, Doctorant algérien, du département Géologie à l’université de Liège (Belgique) interpelle notre conscience morale. Je voudrais la soumettre à votre attention avec cette modeste contribution: Les Comités de lutte contre la malhonnêteté scientifique dans le monde entier recommandent et reconnaissent l’efficacité du «Système d’Alerte» entre les professeurs intègres, honnêtes qui ne souhaitent pas être éclaboussés par des inconduites. Ils ont le devoir moral de divulguer les actes répréhensibles, de rependre l’information en donnant les sources et les références pour ne point accuser à tort, ou porter préjudice à qui que ce soit. C’est un engagement moral, un acte vertueux.
Cette lettre reçue de monsieur D. Feraouli est une magnifique illustration de l’efficacité de la méthode dans la lutte contre la malhonnêteté scientifique.
Cette méthode nous est imposée par l’absence totale d’organisme chargé de veiller sur les inconduites scientifiques tels que la fabrication de faux documents administratifs, la falsification, le plagiat, l’auto-plagiat et bien d’autres manquements graves à la bonne pratique de l’éthique et de la déontologie universitaire. Il ne s’agit pas d’une solution à toutes ces inconduites, c’est un garde fou pour limiter et arrêter les dégâts en attendant la mise en place d’institutions de sanctions. Notre rôle est dissuasif ; il est là pour décourager les fraudeurs. C’est à l’administration d’assumer sa responsabilité de sanctions. »

Je ne pense pas quant à moi, que l’administration universitaire telle qu’elle fonctionne et se représente la gestion des compétences, puisse prendre ses « responsabilités de sanctions » à l’encontre des contrevenants de tout acabit. Car certains pans de celle-ci sont infestés de médiocres dont l’inclination est la fraude, le traficotage des registres, la distribution indue de notes, les passe-droit, l’apologie de la réussite facile, et j’en passe.

Laxisme, laisser-aller et laisser faire ?

Dès lors, l’on se demande justement si certaines administrations universitaires ne sont pas complices de ce type de pratiques honteuses, puisque les gens qui réussissent « le mieux « à obtenir leurs « thèses », par exemple, sont souvent ceux qui en assument des responsabilités. Sans verser, bien entendu, dans les généralisations abusives, il est bien évident que bon nombre d’enseignants « versés » dans l’administration n’ont pas le temps de produire de bonnes thèses et se trouvent de ce fait contraints soit de les bâcler en compilant, soit de plagier les œuvres d’autrui. En qualité à la fois d’administrateur (chefs de départements, chefs adjoints chargés de la pédagogie et de la recherche scientifique…) et enseignants, ils ne peuvent « sanctionner » les contrevenants et les plagiaires alors qu’eux-mêmes recourent plus ou moins à ce type de pillage déguisé sous les dehors d’un  » travail scientifique » produit par leur propre cerveau. Le sentiment qu’ils ont de détenir le pouvoir ou une parcelle de celui-ci leur procure l’impression d’être « protégés », et donc à l’abri même des dénonciations éventuelles de leurs forfaitures. L’administration dans laquelle ils sont versés ne leur procure pas seulement cette satisfaction psychologique de commander aux autres, mais aussi la possibilité illusoire de s’éviter les brimades ou les sanctions dans le cas où ils enfreindraient aux règles éthiques et déontologiques. Dans ces conditions, l’administration universitaire ne pourrait assumer pleinement ses responsabilités et sanctionner les coupables de plagiat et d’autres forfaitures que si elle était elle- même irréprochable. Or, une partie de cette administration dont la composante est issue pourtant du corps enseignants ou pseudo enseignants se trouve belle et bien gangrenée de corruption morale, et complètement privée d’âme civique et civile.
Lorsque des enseignants universitaires s’adonnent sans vergogne à des pratiques réprouvées par la morale, l’éthique et le sens civique, comment peut-on s’attendre à ce que les étudiants vis-à-vis desquels ils sont censés assumer une fonction « pédagogique » s’abstiennent du copiage et du plagiat qui remplissent leurs mémoires? Le scandale révélé par Djazair News (version arabophone) en avril- mai 2011, montre les dérives gravissimes dans lesquelles s’enfoncent l’université algérienne, dérives que le LMD célébré et chanté sur tous les airs par le MESRS est bien loin de stopper. De quel scandale s’agit-il? Celui qu’a soulevé le Dr Tahar Ben Khrafallah de la faculté des sciences politiques et de l’information de l’Université d’Alger 3. En effet, celui-ci a « produit » et soutenu une thèse de doctorat qu’il publiera peu après sous le titre  » an noukhbâ al hakimâ fi al-djzair 1962-1989″ (l’élite gouvernante en Algérie 1962-1989), thèse qui s’est avérée la réplique quasi fidèle d’une thèse produite par l’Egyptienne, le docteur Maïssâ El Djamel, sous l’intitulé : » an noukhbâ as siyassiâ fî Misr, hâlât li-noukhb al wizariya » ( L’élite politique en Egypte, étude de cas : les élites ministérielles) . Dénoncé par l’intéressée, ce vol dont elle fut la victime et qui a fait couler beaucoup d’encre a poussé le recteur de l’Université d’Alger 3, M Abdelwahab Rezik, à prendre les devants en déclarant que : « nous avons ordonné l’ouverture d’une enquête au sujet du ‘plagiat » de Ben Khrafallah et nous serons impitoyable à son égard si le fait était confirmé » .

On peut multiplier à l’infini les exemples de ces actes de « rapine » et de vols sans honte ni vergogne opérés par des quidams sur les produits scientifiques d’autrui. De partout me parviennent des plaintes et des dénonciations comme pour me prendre à témoins contre ces pratiques prédatrices de la science et du savoir produits par l’effort de personnes honnêtes et éprises de leur métier. Ces vols n’épargnent aucune discipline, et les sciences dites exactes ne sont pas plus à l’abri de ce fléaux que les sciences dites « molles ». Dénoncer ces faits ravageurs, dire et répéter que rien ne marche à l’endroit dans nos universités, rappeler que le LMD en est l’un des motifs et causes aggravant de la promotion de la médiocrité pesante, c’est passer aux yeux de la tutelle pour un excité, un perturbateur de « l’ordre », un opposant négatif vis-à-vis de sa gestion présumée harmonieuse de ce secteur pourtant sinistré. Les mots pour qualifier cette sinistrose nous manquent, car la réalité dépasse les mots censés la traduire avec la fidélité requise. Que Monsieur le Ministre Haraoubia et ses collaborateurs immédiats se flattent d’avoir découvert dans le LMD la panacée qui permettrait de résoudre la crise récurrente que connaît ce secteur dont ils ont la charge, cela ne change en rien au fait qu’il est moribond. Qu’ils se gaussent de manière hautaine envers les nombreux enseignants nationaux qui dénoncent le refus de concertation avec la communauté universitaire, refus qui a conduit à l’adoption de ce système de réforme complètement inopérant, voilà qui ne masque pas l’échec cuisant de cette réforme faite de manière cavalière. Faut-il révoquer en doute le constat de ceux et de celles- qui sont nombreux en effet dans le pays- constat selon lequel le LMD importé est la pente glissante et dangereuse sur laquelle on a entraîné l’Enseignement et la recherche en Algérie?

La peur de la compétence et de l’évaluation par les pairs

Ne faut-il pas rendre hommage et dire  » Salut à ceux qui osent encore dire ça va mal, très mal à l’université algérienne »? comme l’a écrit un collègue de l’université de Blida, Houmani Mohamed, dans un e-mail envoyé en collectif. Celui-ci ajoute subséquemment que  » Ce n’est pas nouveau ! ça date depuis des années et des … A l’université de Blida, des inscriptions en première post-graduation sans concours … des mémoires d’ingénieur soutenus plusieurs fois par plusieurs personnes en changeant juste le titre et la date, le nom et le prénom du présumé auteur … Certains présumés auteurs sont aujourd’hui des responsables au niveau des université algériennes – vice-recteur de la pédagogie !!!! chef de cabinet de recteur … Doyen … Quant aux membres et présidents de jury ? A Blida, présider un jury de thèse équivaut à passer la parole aux membre du jury ! C’est facile de le vérifier … Il y a des noms de prof qui reviennent dans des mémoires de magister sur l’apiculture, l’arboriculture, la vache laitière, la pédologie, l’aviculture, la physiologie végétale, la technologie alimentaire, la biologie végétale … Les responsables de l’université sont au courant et laissent passer … Les conseils scientifiques sont complices et les rares membres qui s’opposent, sont marginalisés car au conseil on vote comme à l’APN et au SENAT algériens, à main levée ou au bulletin secret selon le cas ! C’est du dégoût ! Ils sont nombreux ceux qui trouvent leurs comptes ! Le plagiat de thèses faites à l’étranger est en cours … Des publications … Des communications … ça marche dans nos universités : des essais sont faits pour faire semblant et des résultats approximatifs sont attribués, proches de ceux obtenus à l’étranger et hop le tour est joué ! Je m’arrête ça m’écoeure !!! « .

Les facultés et les départements des universités, refuge des enseignants incompétents

A propos justement des Conseils scientifiques et des comités scientifiques, il est bon de signaler qu’ils n’ont de « scientifique » que le nom car ils ne servent en fait qu’à promouvoir l’indigence intellectuelle et à perpétuer l’esprit de clocher. Comme vient de le noter le collègue Houmani, les élections des pairs à ces conseils et à ces comités des départements n’obéissent qu à une seule logique : celle de la cooptation et du jeu de copinage. Les critères de compétences, de grades et de rang ne jouent pas dans la balance de ces élections au « bulletin secret », mais seuls compte le poids écrasant de la loi du nombre qui fait pencher cette dernière en faveur des médiocres. En effet, plus le nombre de ces derniers est important plus les chances de porter l’un des leurs à la tête de ces structures dites pompeusement « scientifiques » sont grandes. Puisque je suis à la fois témoins et acteur de la scène universitaire, je me permets de citer un exemple dont le caractère tragi-comique ne laisse pas de prêter à rire : lors du renouvellement en 2011, du comité scientifique de mon département d’histoire à l’université de Msila, on procède à une parodie d’élection du président du comité scientifique à l’issue de laquelle je suis « éliminé » d’emblée, bien que je sois le plus haut gradé! Sur les 9 votants au « bulletin secret », 8 ont voté contre et une seule en ma faveur : la mienne! Si j’avais voté pour moi-même, c’était uniquement par jeu, et non par désir d’être élu à la tête de ce comité scientifique dont je savais et sais par avance l’absolue inanité. Bien avant cette feinte élection à laquelle je m’étais présenté délibérément en vue du seul objectif d’être au fait de ces petites intrigues mesquines, je savais que j’aurais une chance nulle de bénéficier des suffrages de ces collègues organisés en « secte » timorée, pusillanime, mais néanmoins pugnace lorsqu’il s’agit de défendre ses intérêts aux perspectives bornées.
Une fois les résultats connus, l’un des votants me dit en exultant de manière stupide et non ironique : « Ha! Ha! Ha! Tu vois, c’est un vote démocratique! »-oui en effet lui répondis-je sur un ton de plaisanterie, la preuve est administrée par « les urnes secrètes » qui ont donné pour favori mon collègue A . M., auquel j’ai tendu prestement une poignet de main en marque de félicitations et d’encouragement sincères dans sa nouvelle mission….

La marginalisation des compétents qu’évoque notre collègue de Blida, déjà cité, vient des réflexes de peur ( ou de jalousie?) qui peuplent l’imaginaire de ces assistants maîtres assistants, et maîtres de conférences de rang B et A et dont le niveau scientifique est si affligeant qu’ils craignent par-dessus tout d’être l’objet de dénonciation et d’évaluation de la part des plus compétents qu’eux. Cela explique pourquoi ces structures dites scientifiques tout comme les fonctions administratives ( chefs de départements, chefs adjoints chargés de la pédagogie et de la recherche scientifique,doyens, vices- doyens etc.) sont le lieu de ralliement, le terrain de prédilection et le refuge obligés de tous les éléments incapables de produire du sens, d’user d’un esprit critique et de faire œuvre utile. En investissant ces structures scientifiques et administratives, ces individus au profil scientifique quasi nulle ont achevé de parasiter et de paralyser l’université dont les éléments les meilleurs se trouvent condamnés soit à l’inaction, soit à la marginalisation, soit à l’exil contraint.

L’origine de la vanité et de l’ignorance crasse

Enfin, et pour conclure, il convient de noter que ce profil d’enseignants aux thèses douteuses ou faites de galimatias, se refuse d’être évaluer par les pairs, et cette répugnance tient à la crainte qui les habite de révéler les faiblesses et les tares consubstantielles à leurs produits « scientifiques ». La culture et l’esprit critique faisant défaut à la plupart d’entre eux, ils se réfugient et se complaisent dans le travail routinier de l’administration et dans les cours répétitifs et indigestes qu’ils dispensent à des étudiants complètement « paumés », largués ou désorientés par des méthodes pédagogiques lamentables tant elles relèvent de la scolastique.. Les cours et les TD qu’ils dispensent ne sont pas non plus exempts de plagiat de livres, dont on recrache les contenus, le style et les formes. Avec L’Internet, ils ne se dispensent pas seulement de recherche personnel et d’efforts critiques, mais ils se laissent également bercer par l’illusion et la vanité de leur prétendu savoir « infuse ». Qui plus est, ils transfèrent sur les étudiants, à leurs étudiants, les défauts et les tares qui leurs sont intrinsèques: on les accuse non seulement d’être « nuls », mais aussi d’être paresseux et fraudeurs. En projetant leurs propres faiblesses intellectuelles sur les étudiants victimes de leurs cours et TD indigestes, ces enseignants s’efforcent, mais souvent en vain, à se donner une image valorisante d’eux-mêmes, à s’auto- valoriser. Les titres de « Docteurs » qu’ils prisent par-dessus tout et dont ils s’enivrent à n’en plus pouvoir, leur donnent l’impression d’être les dépositaires vrais de « la science », mot les remplissant de vanité et faisant gonfler de prétentions et de superbe. Leur répulsion envers l’évaluation par les pairs, leur crainte de l’échange et de la confrontation intellectuelle avec autrui, s’expliquent justement par la volonté de combler ce gouffre insondable de bêtises et d’ignorance crasse.


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36 Commentaires sur cet article

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  • samham
    28 février 2012 at 18 h 43 min - Reply

    le vol est un sport national , qui se pratique depuis 1962 a ce jour.Après avoir confisquer notre indépendance ,c est normal qu ils veulent devenir tous des docteurs comme les égyptiens (bach mohandas)




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  • Boubaker-Khaled Sadallah
    29 février 2012 at 11 h 21 min - Reply

    Je remercie vivement l’auteur pour avoir soulevé ce problème épineux difficile à contrôler vue sa complexité. Je voudrais ajouter à ce qu’il a écrit le plagiat (déjà) au niveau des livres scolaires (il suffit de comparer les contenus des manuels scolaires et parascolaires algériens –en maths, par exemple- avec les livres édités à l’étranger, particulièrement en France).
    Par ailleurs, je me rappelle que le Monde de l’Education avait publié vers la fin des années 90 un long dossier sur ce problème dans les universités occidentales et relaté des faits incroyables, par exemple des thèses préparées entièrement par des ‘boîtes’ spécialisées dans la fraude et remis aux étudiants qui veulent bien payés. Quand j’avais raconté cela à une collègue (des sciences de l’éducation) ayant fait ses études à La Sorbonne, elle m’avait confirmé cela en m’informant qu’elle a elle-même été contactée par une boite pour écrire des textes (pour exposés) destinés à des étudiants en thèse.
    Tout récemment, un jeune ministre allemand du gouvernement Angela Merkel a demandé le retrait de sa thèse de doctorat après un scandale de fraude. On peut évidemment citer beaucoup d’autres exemples.
    Je lis dans une longue étude par Anne Fagot-Largeault (dans Conférences du Collège de France) intitulée ‘L’éthique du chercheur face à la mondialisation, Petites et grandes fraudes scientifiques, Le poids de la compétition’,
    (voir http://conferences-cdf.revues.org/354) que « la proportion des fraudeurs est évaluée entre 1 % et 35 %. Elle serait très élevée dans les sciences médicales, moins élevée dans les sciences de la vie et les sciences humaines, modérée dans les sciences « dures ». Plus précisément, selon Georg Kreutzberg, ancien directeur de l’Institut Max Planck de Martinsried (Allemagne), sur 5 ans, les Instituts Max Planck rapportent 22 cas d’inconduite suspectés et soumis à instruction : 16 en biologie-médecine, 4 en physique-chimie, 2 en sciences sociales. Un bilan d’ensemble est difficile à faire. » Elle ajoute qu’un article paru dans Nature en 2005 « suggère qu’on peut classer les cas d’inconduite scientifique en trois catégories : fautes majeures, petites fraudes ordinaires, et simples négligences. Les auteurs disent avoir enquêté auprès de plusieurs milliers de chercheurs… aux États-Unis. Les personnes interrogées ont jugé que les actes des deux premières catégories devraient être sanctionnés, la troisième catégorie appelant plus d’indulgence. En même temps, un tiers des personnes interrogées admettait (sous couvert de l’anonymat) avoir commis, au cours des trois dernières années, au moins un des actes jugés condamnables. »
    Tout cela pour dire que pour lutter contre ce fléau, il faut savoir qu’il est loin d’être un problème local, et loin d’être résolu à moyen terme.




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  • farid beo
    29 février 2012 at 14 h 25 min - Reply

    il y a aucune a compraison a faire entre ce qui se passe en europe et chez nous .

    Là bas c’est une fraude , on le fais en cachette et c’est CONDAMNABLE .

    Chez nous , on distribue les diplomes , on fraude en plein jour et c’est TOLERER .

    Nos PROFS utilisent le plagiat et les eleves la fraudes !!!!!
    Et tout cela on le constate quotidiennement dans la gestions de nos dirigeant MEDIOCRES a tous les niveau !!!!




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  • diegol
    29 février 2012 at 14 h 46 min - Reply

    salam alaikom;

    tant que universitaire qui a obtenu son diplôme il y a deux ans, je me sent un incompétent, j’ai toujours eu ce sentiment dans mes 5 années dans l’université et surtout lors la dernière année , l’année ou on doit faire une « mémoire » , je me suis rendu compte que je suis un imposteur et en plus délaissé par mes profs en me disant tout copie et colle fait le , « hata wahed ma zad m3alem » .

    maintenant je suis incapable d’aller chercher un travail car j’ai le sentiment qu’il n’est le mien , sachant que le marché du travail algérien est médiocre , même avec ce constat , je ne me voit pas travaillé avec ce diplôme .

    wa alaikom salam.




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  • brahmi16
    29 février 2012 at 16 h 01 min - Reply

    c est pour ces raisons que notre pays ne parvient toujours pas a s’extirpé des tenebres, nous sommes gouvernés et dirigés par des nuls, bardés de diplomes bidons , , la preuve s ‘il en fallait :rien(tous les secteurs) ne fonctionne selon les standards et les normes internationaux.




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  • Boubaker-Khaled Sadallah
    29 février 2012 at 16 h 35 min - Reply

    @ farid beo
    J’ai lu votre commentaire et je voudrais dire ceci : Si j’ai évoqué l’Occident dans cette affaire (plagiat ou fraude, pour moi équivalents du point de vue moral), ce n’est pas pour minimiser ce qui se passe chez nous; j’enseigne à la fac depuis 35 ans et j’ai une petite idée de ce qui se passe; je confirme donc ce que dit l’auteur de l’article. Mais il me semble que certains lecteurs minimisent un peu trop ce qui se passe en dehors de nos frontières en matière de fraude et de plagiat dans le domaine scientifique. Le plagiat n’existe pas seulement en Europe (de l’Ouest et de l’Est), allez voir ce qui se passe en Amérique et surtout en Asie. Nos collègues qui publient n’importe quoi en maths ou en physique (par ex) ils le publient dans des revues étrangères qui permettent (et facilitent) le plagiat et la fraude car ce qui les intéresse c’est la somme qu’ils reçoivent de ces auteurs. Que peut-on dire alors de ces éditeurs (étrangers)? …évidemment après avoir condamné nos compatriotes!!

    Par ailleurs, vous dites  » Chez nous , on distribue les diplomes « . C’est vrai, beaucoup de diplômes. Allez voir maintenant combien de diplômes avaient distribué le recteur (matheux) de l’université de Toulon aux pauvres Chinois contre des sommes d’argent (voir par ex. http://fr.wikipedia.org/wiki/Laroussi_Oueslati). Il est vrai qu’il a été condamné à 6 mois de prison et révoqué de la fonction publique et que chez nous on ne sanctionne pas. C’est très grave.

    Vous dites aussi : « il y a aucune a compraison a faire entre ce qui se passe en europe et chez nous. Là bas c’est une fraude, on le fais en cachette et c’est CONDAMNABLE » A ce propos si vous regardez le nombre de Sites consacrés à ce problème de fraude et de plagiat, vous constaterez que c’est un fléau qui touche tout le monde. Dans mon précédent commentaire , j avais cité un enquêteur US qui a interrogé plusieurs milliers de chercheurs… aux Etats-Unis et il conclut que « un tiers des personnes interrogées admettait (sous couvert de l’anonymat) avoir commis, au cours des trois dernières années, au moins un des actes jugés condamnables. ». Le tiers de plusieurs milliers au cours des trois dernières années est égal à plusieurs milliers de plagieurs et fraudeurs en 3 ans (dans un seul pays occidental). Vous admettez que ce n’est pas rien?!

    Pas plus tard qu’hier, un invité de mon établissement, prof de maths dans une univ parisienne a passé de longs moments avec moi m’expliquant comment des collègues à lui (professeurs bien connus en France) l’ont plagié et publié ses prpores résultats sans le citer après leur avoir soumis ses recherches pour avis (leur faisant confiance). Un autre cas que je peux citer est un brillant étudiant algérien (actuellement prof dans une univ US) qui avait fait ses études dans une univ parisienne il y a une dizaine d’années et un peu avant sa soutenance il avait découvert que son encadreur l’avait plagié. Il avait rompu avec ce patron et ceci l’a brisé moralement et a retardé sa soutenance de plusieurs années.

    Je termine en indiquant cette enquête du journal Le Monde du 11 Novembre 2010 (voir http://responsable.unige.ch/Documents/contre%20enquete%20plagiat%2011-11-2010.pdf) où on peut lire dans l’introduction que le plagiat est devenu (en France) un phénomène et que « Depuis cinq ans, ce phénomène est devenu exponentiel.Tous mes collègues y ont été confrontés au moins une fois…» Pour Gilles Guglielmi, professeur de droit à l’université Paris- II, le plagiat est devenu l’un des problèmes les plus importants des universités. Traditionnellement, les étudiants sont en cause. Le nombre de devoirs rendus incorporant des passages de textes empruntés à des articles publiés sur Internet a augmenté de manière vertigineuse, sans que personne puisse réellement quantifier le plagiat. Le phénomène ne touche pas que les étudiants : des doctorants, voire des universitaires, sont impliqués. « Les universités françaises sont réticentes à admettre que le plagiat, avant d’être un problème d’étudiants, concerne les enseignants », explique Jean-Noël Darde, maître de conférences en sciences de l’information à l’université Paris-VIII.
    Rien qu’à voir les titres dans cette enquête, on se rend compte qu’il ne s’agit pas d’une affaire banale en Europe. Les voici :
    – « Pourquoi le plagiat gangrène-t-il l’université? » (Philippe Jacqué)
    – « Etudiants, professeurs: qui sont les plagiaires? »
    – « Internet a-t-il révolutionné la triche? »
    – « De quelles armes dispose-t-on pour le contrer? »
    – « Chez certains, tout est faux: le CV, la thèse, les titres » (Michelle Bergadaà, prof. de marketing à l’université de Genève)
    – « Le long parcours d’une plagiée pour faire reconnaître le «pillage» de sa thèse » (Bénédicte Boyer-Bévièreest docteur en droit privé, Université de Franche-Comté).




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  • Koulou
    2 mars 2012 at 1 h 13 min - Reply

    @ diegol
    Ne vous en faites pas ce n’est nullement de votre faute Mr./Ms. Diegol mais celle du système tout entier qui a laissé les choses pourrir sciement avec bien sûre la complicité d’un certain nombre, pas tous heureusement, de profs et d’encadrements qui ont participé au pourrissement du plus prestigieux pilier de la nation;Le système éducatif (la culture et l’éducation).
    Je me rappelle tout au début des années 70 alors que j’étais encore collègien dans un CEG (Collège d’enseignment Général de l’époque), ou en classe de 4eme on avait le programme de celui de 3eme vu le degré de l’éducation de l’époque.Même le prof qui était un Français d’origine faisait l’éloge du système de l’éducation en Algérie.On travaillait sur le programme de l’année qui nous précédait tellement la richesse intellectuelle était disponible malgré les moments difficiles pour certains d’entre nous qui n’arrivaient même pas à se payer un livre ou un cartable.
    Comme quoi la richeese d’un pays ne produit pas necéssairement des intellectuels.
    Un éxemple des plus frappant est celui de Cuba ce petit pays pauvre des caraibes mais aux ambitions tellement grandes qu’il produit annuellement les plus imminants docteurs de la planète.Même les USA le jalousait dans son programme éducatif.Le taux d’analphabètes le plus bas de toute le planète jusqu’à aujourd’hui est détenu par Cuba.
    Une petite remarque pour terminer,on dit souvent qu’un intellectuel engendre un autre intellectuel. En Algérie c’est l’inverse une bourrique engendre une autre, c’est le fruit de la patient dirait-on.
    Regardez autour de vous et dites moi parmi tous les ministres et députés est-ce-que leurs rejetons sont des intellectuels? Non ce sont par contre des drogués, des Homosexuels des traverstis des voleurs des trafiquents et j’en passe.Donc il ne faut pas s’étonner outre mesure des conséquences engendrées par ce marasme politico-économique que nous traverssont à l’heure actuelle.




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  • Réda d’Alger
    2 mars 2012 at 2 h 30 min - Reply

    A chaque fois certaines personnes essaient de minimiser les choses alors que ce qui se passe en Algérie et plus grave et se fait au su et au vu de tous, en Algérie et ça date pas d’hier, les premiers diplômes (faux diplômes) ont été distribuer mejanen aux soit disant les ministres et hommes politiques certains d’entre-eux ont pu obtenir des diplômes de certaines université étrangères sans qu’ils mettent leur pieds ne serait qu’une semaine voila pourquoi le pays à couler car il est dirigé par des incultes et illettrés trilingues,les diplomes ont toujours étaient vendu contre des sommes d’argent et meme certains étudiants passe 3, 4, 5, voir 7 année doubler et il s’arrange avec les profs ou les administrateurs de la FAC, certains élèves exclus du lycée il payent et se retrouvent inscrit dans d’autres lycée il suffit de connaitre quelqu’un au niveau de l’académie, les BAC les listes des élèves reçus se fait à l’avance et au détriment des méritant combien d’élèves en Algérie en leur à gâcher leur avenir, combien d’étudiants en médecine ont pu accéder à la Fac de médecine sans le BAC des futurs médecins et certains ils sont en exercice acheter son BAC ce qui veut dire les années qu’ils vont passer à la FAC ils vont acheter aussi leur diplômes,les 85% des cadres Algériens de 1970 à ce jours leur diplomes sont achetés ou payer par des cartouches de cigarettes et des bouteilles de wisky dans les années 1970 et après c’est des voyages payés à l’étranger, puis des sommes d’argent en devise ou en boutoro, il y a aussi le trafic des certificats de scolarité contre une somme d’argent ils vous change le niveau d’étude si vous avez quitter l’école en 6eme vous pouvez avoir un certificat de scolarité avec le niveau de terminal, quand au thèse c’est du jamais vu et meme dans certaines institut privées ces dernières années les diplomes ils les vendent surtout du coté d’Oran, il y a meme des gens qui envoient leur enfants d’Alger à Tlemcen pour avoir leur BAC contre de l’argent car il y a deux Frères l’un qui travail à l’académie et l’autre surveillant d’un lycée tout est possible avec eux toujours à Tlemcen des étudiants marocains préfèrent venir faire leur études à l’université de Tlemcen à cause le trafic de diplomes alors que le niveau d’enseignement au Maroc et plus élevé qu’en Algérie et il y a certains des ces étudiants marocains une fois qu’ils ont obtenus leur licence de retour au Maroc leur diplomes n’ont pas été reconnu car ils savaient qu’ils ont été acheté et il y a d’autre étudiant une fois qu’ils ont suent que leur diplômés ne seraient pas reconnus ils ont arrêté leur études et ils sont parti en Belgique et ces diplômes vendus l’étudiant s’arrange avec les profs il leur offre des séjours au Maroc contre des notes de 20/20 et le diplôme en poche avec mention.Voila les étudiants Marocains et Tunisiens choisissent l’Algérie pour les diplômes achetés alors que leur niveau est meilleurs que le notre. Pauvre Algérie




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  • Mourad
    2 mars 2012 at 12 h 08 min - Reply

    Effectivement, le constat est alarmant. combien de docteurs et de « chercheurs » titulaires de magister et de Doctorat d’état ont ce sentiment de ne pas être à la hauteur de leur grade. Ce qui est plus dramatique dans ce système, est que cette médiocrité va crescendo avec le temps. Les taux effroyables de « réussites » au baccalauréat se retrouvent impitoyablement devant un dilemme digne d’équation à variables multiples et de suites croissantes.
    Ces étudiants, plus tard formateurs sont formés par ces mêmes plagiaires.
    A l’USTHB, quoique des tentatives de maintien du niveau par l’exigence de publications indexés pour les soutenances de thèse, rien ne peut arrêter ce fléau. Des publications sont construites par de simples synthèse d’articles ou par le système de copinage illustré par des publis à n auteurs, chaque article est bourré par un nombre incalculable d’auteurs, tous à leur compte cette publication est valorisée.
    Jamais je n’ai assisté à une soutenance de thèse ou un sérieux débat ne prend le dessus sur les éloges et les félicitations répétitives. d’ailleurs le solennel est négligé devant les youyous et les festivités.
    Moi j’adhère totalement à ce qui a été rapporté dans cet article.
    Amicalement




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  • Boubaker-Khaled SADALLAH
    2 mars 2012 at 17 h 56 min - Reply

    @Réda d’Alger :
    Quand j’ai lu tous les commentaires ainsi que le votre dans lequel j’ai remarqué cette phrase « A chaque fois certaines personnes essaient de minimiser les choses alors que ce qui se passe en Algérie et plus grave et se fait au su et au vu de tous » je me suis senti un peu visé (vous m’excuserez si j’ai mal conclu). Si oui, je rappelle que j’avais confirmé tout ce qu’avait dit l’auteur et j’estime que j’y ai même ajouté un plus.
    La question que j’avais un peu développé est celle qui consiste à minimiser ce qui se passe en dehors de nos frontières!!
    S’il s’agit de raconter des faits alarmants pour dire qu’on est en bas de l’échelle dans ce domaine, le Site LQA ne suffirait pas pour cela. Moi-même, je peux ajouter une liste de scandales… je me contenterai de signaler deux « faits divers » (qui ne sont pas les pires desfaits vécus) :
    Il y a quelques années j’avais à corriger les épreuves d’un examen de maths du coté de l’Ouest où on m’avait remis une enveloppe d’une vingtaine de copies avec plein de cachets sur ces copies, sur l’envoloppe ainsi que sur la liste des présents bien signée par les deux surveillants de l’épreuve avec leurs noms dessus. Pourtant TOUTES (sans aucune exception) les copies étaient identiques (la triche généralisée). Le rapport que j’avais fait sur ce scandale n’avait eu aucun effet! Vous serez peut-être un peu plus étonné si je vous dit que ces étudiants étaient tous des profs de CEM! Une autre anecdote (dans une autre wilaya du Sud) un examen du même genre a eu lieu sous bonne surveillance, les résultats étaient médiocres, la fois suivante c’est le plus haut responsable de la direction de l’éducation qui passait dans les salles d’examen pour inciter les étudiants à recourir au ‘copiage’ (il avait peur des sanctions des responsables du ministeres)! Là aussi les étudiants étaient des enseignants! Posez la question à ces enseignants : Comment vous trichez de la sorte alors que vous êtes des enseignants censés être les premiers à lutter contre cette pratique? Ils vous diront tout simplement : « On sait comment ça marche, l’Algérie ». Moi je prétends que ce n’est pas toute l’Algérie qui marche ainsi.
    Bref, si on veut lutter contre ce fléau, évidemment il faudrait placer d’abord les gens les plus honnêtes en haut de l’échelle, bien sanctionner et collaborer étroitement avec les institutions scientifiques étrangères (parce que encore une fois, ce phénomène ne touche paq que l’Algérie).
    Il y a certainement d’autres moyens qui peuvent venir en aide si on veut aller dans ce sens.




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  • Koulou
    2 mars 2012 at 19 h 28 min - Reply

    J’ai l’impression que certains intervenants ne sont que superflux dans leurs approches de ce fléau qui est la fraude.Le problème qui se pose en Algérie n’est pas de savoir lesquels ont plagié une thèse quelconque ou falcifié un diplôme. Le problème n’est que superficiel à mon sens.C’est que presque tous ont l’impression d’être devant une impasse.On s’attaque au problème à partir d’un constat évident qui est le plagiat mais on oubli souvent les causes de ce problème qui est en totalité le programme éducatif en lui-même.C’est une coquille vide. Un étudiant qui se présente pour une année universitaire a l’impression de perdre son temps tellement l’intéret n’y est pas,vue la médiocrité des profs(pas tous) et le contenu du programme plagié qui n’est malheureusement qu’une photocopie importée d’un tiers pays soit-disant dévèloppé mais que lui-même se bat pour améliorer son propre programme éducatif qui est à la dérive.Le taux de décrochage scolaire dans ses pays soit-disant dévéloppés est allarmant rien qu’à voir les statistiques de ses pays.
    On peut être médiocre dans son cheminement scolaire ou estudiandin certes mais il n’est pas inscrit que cet étudiant n’est pas capable de redresser la situation en sa faveur.Les exemples sont criants dans ce monde,il n’a y rien qu’à voir les exemples de Bill Gate(Patron de Microsoft),Steve Jobs(L’inventeur de L’IPAD et mort recemment), Einstein(Le plus imminant scientifique de l’Histoie de la physique moderne) pour ne citer que ceux-là etc…,ils étaitent des éléves médiocres dans leurs classes, certains d’entres-eux ne sont jamais arrivés aux portes de l’Université et pourtant leurs travaux et leurs savoir ont dépassés les frontiéres.
    La dégradation pure et simple de notre système éducatif a été programmé avec l’arrivée au pouvoir de ce Pantin de Chadli & Co qui ont soigneusement planifié la destruction de la culture et de l’éducation en Algérie avec bien sûre le consentement des forces extérieures qui les ont mis en place.
    Produire des abrutis fait parti du plan de destruction d’une nation aussi riche intellectuellement que matériellement soit-elle.
    Une Algérie riche et intelligente nuit aux aspirations des nations-vautours qui nous jalousent et guettent à nos portes.




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  • س.ج
    2 mars 2012 at 21 h 53 min - Reply

    أعتقد أن ما يحصل في الجامعات الجزائرية هو إنعكاس للوضع العام في الجزائر ، فجميع المعايير مقلوبة في هذه البلاد..فلايمكننا الكلام اليوم عن تعليم أو بحث علمي,..في الحقيقة لايمكن مقارنة الغش أو التزوير الذي يحدث في الغرب بما يحدث في الجزائر..ففي الغرب الحالة العامة سليمة ومايحدث من ظواهر سلبية مازال من الصعب عليها أن تمس لب البحث العلمي وهي مدانة ومازال من السهل عزلها ولايمكن لمن مارس الغش أن يجد له موطأ قدم في المخابر العلمية الجادة
    اما في الجزائر فأصبحت جامعاتنا يغزوها حملة الماجستير الذين لم يمارسوا أية شكل من أشكال البحث العلمي الجاد وهو مالا يحدث في أية دولة في العالم، ثم بعد سنوات يجدون أنفسهم أمام خيارين إما البقاء دون ترقية أو الحصول على الدكتوراه بأية وسيلة وهو أول مدخل للغش و الرداءة العلمية..طبعا دون أن ننسى الدكاترة الكثيرين الذين ينتمون إلى الجيل القديم والذين تحصلواعلى الدكتوراه أيضا في ظروف مشبوهة ولم تمكنهم قدراتهم العلمية من أن يجدوا أية موطأ قدم خارج الجزائر فأصبحوا اليوم بحكم آليات الترقية وعلاقتهم بالسلطة من أن يتحولوا إلى أصحاب القرار في التعليم العالي والبحث العلمي، بل إن ممن مارس الغش العلمي وتم فضحه عالميا من يتبوأ أعلى المناصب، ولو أعطيتكم الأسماء لصدمتم
    ملخص الأمر أن مايحدث هو جزء درامة الجزائر
    What is happening in the Algerian university just reflects the global situation…Indeed all criteria and standards are severed upside-down in this country and we can’t speak of Higher education let alone of scientific research… ؛Prf.Sadallah has mentioned fraud and plagiarism phenomena in the west, well there is no way to compare with the Algerian case … In the west the main stream is solid and still preserves its high standards and despite some or several cases of fraud and scientific dishonesty the core is still intact and these phenomena are condemned and no pseudo-scientist can find a room in any respectable research or scientific institutions
    However in the algerian universities most of the staff are just magister holders and this happens nowhere in the world, these magister holdes has never practiced any serious scientific research or have had any real advanced education. Of course after a couple of years these Magister holders find themselves facing one of the following options: either stay without any kind of promotion or get the Doctorat by any means and this is the big door for fraud , plagiarism and scientific mediocrity …Of course we should not forgot old doctors who got their doctorat in suspicious circumstances and failed to find any position abroad due to their limited scientific talent or « brain muscle », those are today the decision makers in our educational and scientific ministers and institutions,…Moreover, I know of at least one case of scientific plagiarism where one of its main champions is on one of the top positions !!!!….indeed you would be shocked if I tell the detail!
    To sum up, this is just part of the Algerian drama….




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    • still
      15 mai 2012 at 19 h 55 min - Reply

      « his is just part of the Algerian drama »
      Indeed it is.An attempt to heal any member of the body is useless when the heart or the brain is failing.Nothing good can be done until the Medusa is beheaded.




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  • hoocine
    3 mars 2012 at 0 h 38 min - Reply

    Le Professeur Rouadjia a dit tres haut ce que tout monde pense tres bas.Toutes les critiques qu`il a publiees sont averees. A part les epines que l`on a plantees sur son parcours d`enseignant a l`universite,rien de positif n`est venu remettre de l`ordre dans l`administration et autres institutions de l`Etat concernees par ce genre de maux-Rien,ni enquete,ni sanction.
    Regardez l`enseignement fondamental premier et 2 eme palier evoluent ils? non au contraire ils regressent dangereusement et personne ne soucie y compris les peres de familles.Qui s`inquiete du niveau de l`enseignement secondaire? personne, alors qu`il est le principal pourvoyeur de l`Universite. Une veritable politique de destructuration de l`education nationale est mise en oeuvre par l`Etat comme preuve les tergiversations ,de l`inamovible Ministre de l`education, pour mettre en place une decision claire en vue d`organiser les rattrapage dus a la fermeture des ecoles,colleges et lycees pendant 15 jours pour cause d`intemperis.
    Autrefois, plagier une these et ou un memoire etait un delit condamnable en justice et punissable par la radiation de l`auteur par la commission de discipline de l`universite.
    Il ya une annee ou deux l`un journal de la presse nationale a fait etat d`un haut fonctionnaire du Ministere de l`enseignement superieur et de la recherche scientifique,a complement recopie une these deja soutenue,a ce jour l`information relative a l`exploitation de cette information par les services de l`Etat, n`a jamais ete rendue publiee et peut etre le fonctionnaire auteur de cet acte est toujours en poste. Ce pays est gangrene par ses propres dirigeants
    Allah yeltaf.




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  • Boubaker-Khaled Sadallah
    3 mars 2012 at 10 h 00 min - Reply

    مرة أخرى فإني لا أقارن ما يحدث عندنا بما يحدث خارج حدودنا. لكني أقول بأن غلق أعيننا عما يحدث في هذا المجال في البلدان الأخرى، وكأننا نعيش في قرية منفصلة، هو خطأ كبير لأن ذلك يمسنا بطريقة مباشرة كما تمسنا العولمة في المجال الاقتصادي والسياسي. لا شك أنكم تعلمون أن علماء كبارا في الغرب ممن ينتسبون إلى المخابر والمؤسسات الذائعة الصيت مثلا يمنحون شهادات دكتوراه لطبلة العالم الثالث دون أن يطالبونهم بجهد يعادل الجهد المطلوب من طلبتهم. ولا مجال لذكر أسماء بعينها هنا. كيف نسمي ذلك؟ ألا يتحمل هذا العالم مسؤولية في ما يحدث عندنا؟
    ولذا تكلمت عن التعاون بين البلدان (الجامعات) للحد من ظاهرة الغش. ثم لو تتفضلوا بقراءة كتاب Récoltes et semailles لصاحبه Alexandre Grothendieck، عبقري زمانه والفائز بميدالية فيلدز Fields واطلعتم على رأيه في الأخلاق التي تسود الوسط العلمي في الغرب منذ السبيعينيات لندى جبين القارئ (لمن يريد الاطلاع عليه، يمكن تحميله من هذا الرابط http://grit-transversales.org/article.php3?id_article=274). والكاتب يشير، فيما يشير، إلى زملاء له بعضهم نالوا نفس الجائزة التي تحصل عليها هو.
    كنت أشرت أيضا إلى جزء في مسؤولية غيرنا في ما نحن فيه من غش وسرقات علمية، وهو مجال النشر حيث تعج الآن ساحة النشر بمجلات علمية عالمية تنشر أي شيء حيث يكفي أن تدفع لها المبلغ المالي المطلوب. فهل هؤلاء الناشرين أبرياء؟ أليس نشاطهم يشجع الغش عندنا؟
    لقد أشرت إلى عدة وثائق أخرى صادرة في الغرب توضح ما يجري هناك ويكفي الاطلاع عليها لإدراك حجم الكارثة.
    خلاصة القول : نعم نحن في كارثة عظمى في الغش في مجال البحث العلمي، ولمكافحته علينا أيضا التعاون مع غيرنا في البلاد المتقدمة، وهذا إضافة إلى الردع الذي ينبغي أن يكون على مستوانا المحلي، ومن وسائل الردع العقاب لمن يستحق والتشجيع لمن هو أهل له.




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  • abdullah
    3 mars 2012 at 19 h 04 min - Reply

    As salamu aleikum to everyone,

    I have read the article above and I find it very interesting; well quite alarming (Allah yahfedh al blaad). I can only comment on the section related to the Algerian government attempts or ‘lack thereof’ to give more clout to competencies inside and outside Algeria (human resources go hand in hand with infrastructure). I can say, and with great SADNESS, that the political ‘elite’ has proven time and again (I can mention many ‘anecdotal’ experiences, but I am sure everyone in the academe has gone through some in a way or another – hence it is not worth giving full account of them) that it has no vested interest(s) in improving the higher education system. Is this out of incompetence/ignorance or with bad intention? If the former is true, then it is very bad, and if the latter is the case, then it is even worse. In either case, the current situation the higher education finds itself in can be resolved if the ‘right’ persons are given a chance to make a difference. Of course, accountability will be called for throughout the process.

    Wa’ salaam




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  • farid beo
    4 mars 2012 at 12 h 05 min - Reply

    @ Boubaker-Khaled Sadallah

    je remets pas en cause ce que vous avancez , oui le plagiat est universel ça se pratique dans le monde entier , mais en toute honneteté ,ce qui m’importe le plus c’est ce qui se passe chez moi ,par les degats sont inestimables et la souffrance terrible contrairement à ailleurs

    En france ou aux usa , ça n’influe pas sur la gestion courante de la cité , car la competence est toujours régnante ( on as vus comment les gens on reagis quand SARKOZY as voulus pistoné son fils , ou la demission du ministre Allemand ) .

    Mais chez nous ,l’incomptétence a enveloppée tous les secteurs a cause du plagiat et la fraude . LA MEDIOCRITE REGNE EN MAITRE SUPREME , sans parler des cas de culpabilité ressentis pas nos enfants ( cas de @ diegol , que je salue au passage . )

    Donc cher monsieur Boubaker-Khaled Sadallah
    , je confirme aucune comparaison a faire entre ce qui passe en occident et nous .




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  • de loin
    5 mars 2012 at 7 h 22 min - Reply

    Dans certains pays, copier son propre travail pour un autre projet sans le citer consiste en une FRAUDE!!!!




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  • larbi
    15 mars 2012 at 12 h 45 min - Reply
  • boualem
    15 mai 2012 at 17 h 29 min - Reply

    Quand es t-il des maitres de conférences habilité à diriger la recherche marginalisé malgré les efforts qu’ils fournissent face aux gouverneurs hégémoniques de l’ancienne génération non couronné par le baccalauréat (qui désigne généralement le premier degré dans une faculté). On retrouve dans une faculté a l’ouest algérien a la foie Des doyens, des vices doyens et même des chefs de départements sans bac qui gouvernent et font barrière aux maitres de conférences qui ont suivit leurs études dans des normes que la science (1+1=2) permet….
    Le MESRS a favorisé l’autonomie de la faculté, dirigé par ces dinosaures sans bac…. Comment ce chercheur peut donc évoluer face à cet obstacle ?. Le juge principale qui es le MESRS ne dit rien il y a aucune acquête…et encourage le laisser aller et le copinage dans les universités et facultés algériennes.




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  • still
    15 mai 2012 at 22 h 57 min - Reply

    L’une des raisons de l’impopularité de Mr Rouadjia parmi ses pairs est son arrogance a leur égard:
    « je n’ai donc pas jugé nécessaire de corriger les petites fautes d’orthographe et d’accord qu’elle comporte… »
    Au fait ,combien en comporte votre article, sans parler du style ?




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  • mokrane
    19 juin 2012 at 14 h 59 min - Reply

    Bonjour,

    je voudrais vous faire part de mon expérience:

    j’ai obtenu mon diplôme d’ingénieur d’état en électronique en 2010. ce fut la pour la première fois depuis environs 10 ans qu’un projet de fin d’étude pratique (conception et réalisation) se fasse dans le département d’électronique. mon travail avec mon collègue était si bon que notre encadreur nous a suggéré de le publier. mais comme on étaient naifs à cette époque nous lui avons laissé le soin de soumettre la publication lui même. quelle fut notre stupéfaction lorsque nous avons découvert qu’il s’est attribué notre travail, car il avait mentionné son nom avant le nôtre de plus, il a aussi mis le nom de son collegue qui n’a rien avoir avec le travail en 2eme position.

    la plagiat c’est aussi des professeurs incompétents qui volent le travail de leurs étudiants pour gravir les échelons.

    il serait temps de déclencher la sonnette d’alarme car cette pratique est très répondue, j’ai fais la connaissance d’un autre étudiant qui a eu le même problème.

    serait-il possible de le poursuivre en justice?




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  • HOUARI
    19 juin 2012 at 16 h 59 min - Reply

    Vous dites universités Algeriennes, sur 10 enseignants il n’ya que 02 de valables (je suis tres genereux).
    Comment voulez vous avoir une universitée avec des enseigmants qui eux meme n’ont jamais eu un bon parcours universitaire. des universitaires qui ne peuvent ni ecrire ni parler en Arabe ni en Francais, des enseignants analphabetes trilingues. ils ne maitrisent meme pas la matiere qu’ils enseignent.

    Reveillons nous l’université Algerienne est dans la derive. des enseignants qui draguent leurs etudiantes, des enseignats de fiche de paie, des enseignats que pour le logement.
    C’est une honte, des universités a des millions de dollards depourvues d’enseignants, d’etudiants, et d’idées.
    Tellement que le niveau est bas, en Algerie on ne fait pas la difference entre etrudiants et enseignants.

    Au royaume des mediocres les ignares sont roi.

    Amicalement votre




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  • Alilou
    20 juin 2012 at 4 h 50 min - Reply

    @HouaRI,

    j’AI EU A FORMER 2 ETUDIANTES ALGERIENNES, UNE EN MAITRISE L’AUTRE AU PhD, la fille en maitrise avait plus dans la jugeotte que l’autre.
    Celle en PhD est la risee du lab, elle ne sait meme pas parler, ni pratiquer ni meme tenir une micro-pipette.

    Elle ne peux meme pas formuler une hypothese ni en comprendre une…le boss l’a accepté par pitié…

    Alors mes chers amis, illa men rahima rabouka…




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    • Dr.Messaouda Sadouni
      29 avril 2013 at 10 h 51 min - Reply

      Dans la science, il n’y a pas de « pitié », ceci encourage la médiocrité, et cette Ph.D, qui ne sait pas formuler une hypothèse va être promue bientôt Professeur des universités!!!!!
      Fermer l’oeil…c’est entériner le plagiat…et l’ignorance…les compétents…restent toujours en arrière, je l’appelle le « trabendisme intellectuel »
      Je suis maître de Conférences à l’Université d’Alger2, vous pouvez demander après moi….




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  • Kima
    19 juin 2013 at 19 h 00 min - Reply

    Dans tous les pays du monde il y a des voleurs (je veux dire des pirates), mais dans le monde arabe ils sont les champions. Le plagiat est voulu (et même encouragé par les Etats), les Sociétés arabes l’admettent ou ne le condamnent pas. Que dire donc des « Professeurs » qui piratent leurs propres étudiants, qui deviennent à leur tour des pirates et la boucle est bouclée. Un seul constat : les Arabes sont condamnés à rester dans la misère intellectuelle parce que peut-etre c’est génétique.




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  • Ouas Ziani
    19 juin 2013 at 22 h 02 min - Reply

     » Que le nouveau décret exécutif n° 08-130 du 3 mai 2008 relatif «au statut particulier de l’enseignant chercheur » frappe désormais de sanctions sévères l’auteur du plagiat, relève d’un acte législatif louable.. En son chapitre 8, article 24, ce décret stipule expressément qu’il «… est considéré comme faute professionnelle de quatrième (4ème) degré, le fait pour les enseignants chercheurs, d’être auteurs ou complices de tout acte établi de plagiat, de falsification de résultats ou de fraude dans les travaux scientifiques revendiqués dans les thèses de doctorat ou dans le cadre de toutes autres publications scientifiques ou pédagogiques. »

    Que prévoit ce décret pour les cas de falsification des résultats électoraux ?

    « (…)le vol caractérisé des œuvres d’autrui se banalise de plus en plus dans notre pays, comme se banalisent également l’attribution de diplômes de complaisance par un certain nombre de jury à des individus médiocres et dont le seul mérite digne d’être signalé est celui d’acheter je ne sais par quelle attrait magique les bonnes grâces du directeur de thèse.

    Que doit-on dire du vol de millions de voix des électeurs ?
    Et pourquoi s’obstiner à dénoncer le plagiat d’une réforme, à s’indigner du copier/coller des mémoires quand on sait que le MESRS est lui-même un organisme contrefait ? Au fait, quelqu’un s’est-il amusé à comparer les lois sociales de la RADP avec celles de que vous connaissez ? Seules les signatures sont différentes.

    Et pourquoi ne pas admettre, une fois pour toutes que depuis la constitution, l’hymne et le drapeau jusqu’aux murs sur lesquels sont écrits écoles,lycées, universités, entreprises, tribunaux, impôts, douanes, avocats, tout est plagié ?




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  • Mohamed J.
    20 juin 2013 at 8 h 16 min - Reply

    @ Ouas Ziani

    Mon cher ami, classer le plagiat en faute du quatrième degré appelle deux remarques:
    1- Ce n’est pas une faute non intentionnelle puisqu’il requiert la volonté de plagier et que donc il est volontaire.

    2- Les fautes volontaires se subdivisent en deux catégories: Fautes lourdes et fautes courantes donc seulement deux degrés, auxquels si on ajoute les fautes non intentionnelles deviennent trois dans leur ensemble.

    Mais spépcifité algérienne : les fautes du quatrième degré concernent le plagiat en matière de recherche. Mais alors comment caractériser ce qu’a fait Chat Kib quand il a sauté de la fenêtre ? 10 ème degré ?




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  • Ouas Ziani
    20 juin 2013 at 13 h 26 min - Reply

    @ Mohamed J.
    Depuis des années, des universitaires, toutes spécialités confondues, alertent les autorités sur les blocages, les dysfonctionnements, les situations de crise dans telle ou telle pratique. Économie, finances, éducation, langue, recherche scientifique, agriculture, industrie, droits de l’homme, sports, logement, cinéma, urbanisme, etc.…On peut conclure que nous avons une élite qui fait son devoir.

    On peut supposer qu’Ils agissent de bonne foi et se placent dans des postures de sentinelles. Une position où l’intervenant déploie nécessairement son expertise et son patriotisme. Ils pensent (je devrais dire ils croient) que le thème traité n’est qu’un effet pervers et qu’il suffit d’un sms ou d’une contribution dans la presse pour que l’autorité publique intervienne pour rétablir les effets attendus. Il faut convenir que cela n’a jamais été le cas.

    De lassitude, quelques uns d’entre eux se consolent en réduisant les dissonances devenues insupportables après accumulation de tant de frustrations nées de indifférence à un autisme des autorités. D’autres, perfectionnistes ajoutent le déni.

    Celles-ci deviennent donc un patient, au sens clinique du terme, mais l’observateur n’intervient pas en produisant les clefs pour comprendre le syndrome et encore moins comme thérapeute mais en verrouillant l’accès au sens. Il ruse avec le public en puisant dans le registre des critiques tout en s’abstenant de désigner les choses par leur nom.

    L’intervenant saucissonne une réalité pas si complexe que ça, en prend les morceaux comestibles par le public et orchestre un remplissage du vide avant que celui-ci ne devienne néant en orientant l’attention de ce même public sur des effets tout en masquant soigneusement les causes. C’est une pratique ludique.

    Pour Addi, les violences urbaines sont expliquées par la rareté des ressources et la promiscuité dans les espaces de la cité envahie par les ruraux. Soit ! Mais si l’on prend le soin de vérifier les résultats des enquêtes de la presse qui lui sert de référence avec les violences en milieu rurale, son affirmation devient un non sens. Et si l’on s’amuse à épicer la problématique de la violence on lui rappelant la formation de gangs dirigés par des élus, le discours produit par notre sociologue deviendrait abscons sauf si nous sommes devant des manifestations d’une mutation inféconde de la société !

    Rouadjia, lui, nous propose un symptôme, le plagiat en milieu universitaire. D’autres nous administrent des séances de tortures avec des thèmes comme celui de la recherche scientifique ou celui de la langue. Faut-il écrire l’arabe en lettres latines ou cyrilliques ? Faut-il faire des douze mots de la derja une langue nationale ? Faut-il écrire le tamazight en tifinagh ou en braille ? Faut-il organiser une alliance entre l’anglais et l’arabe et contrer celle du français et du tamazight ?

    Voila des thèmes dont on se sert pour berner un public alors que nous avons Miloud Chorfi, un homme qui n’a pas eu le Brevet d’Enseignement Moyen, député et porte-parole du RND, c’est-à-dire un produit de la fraude qui a parfaitement identifié la source de notre bien-être.
    “Si l’Algérie est encore debout, c’est grâce à la fraude”. Radio chaine I le 10 avril 2012.

    Est-ce un oxymore ou une antiphrase ? Est-ce un délire ou un discours ? Merci Miloud, je te dois de la chamia après taraouih pendant tout le mois de ramadhan.




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  • Mohamed J.
    20 juin 2013 at 17 h 45 min - Reply

    @ Ouas Ziani.

    Ya pas à dire, tu es vraiment doué pour l’écriture. Tu devrais t’essayer. Je suis le troisième sur lQA à te dire ça. Penses y.

    Quant à tes sentinelles, je préférerais les voir comme des éclaireurs. Pourquoi ? Parce que s’ils attirent l’attention, c’est eux qui souffriront de leur état tout à fait normal et non pas les auteurs de l’état anormal. Comme disait Hégel: « ce qui est réel est rationnel ». Je ne trouve plus rien à dire tout à coup alors qu’en prenant le clavier pour te répondre plein d’idées se bousculaient dans ma tête. Ces deux mots de Hégel s’adaptent parfaitement à notre vécu.




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  • Mohamed J.
    20 juin 2013 at 18 h 01 min - Reply

    @ Ouas Ziani.

    Deuxième service:
    Le problème n’est pas de relever ce qui ne va pas, le problème est de taire ce qui ne va pas. Finalement c’est un problème de valeurs et de règles qui définissent ces valeurs. On a commencé par les règles de morale et année après année on a fait en sorte qu’elles deviennent inopérantes. Puis ce fut le tour des règles juridiques et graduellement elle ont foutu le camp. Enfin et à partir de 1989 ce fût le tour des règles religieuses qui affichées certes en façade comme le reste, ont disparu des consciences.
    Quelle société peut vivre sans formes. Que peut faire le contenu lorsqu’il n’est pas modelé si on ne lui donne pas une forme ? Il devient polymorphe, sans forme aucune mais avec une infinité de formes. Et cela ce n’est pas une maladie, c’est un nouvel état avec lequel il faut faire, auquel il faut s’adapter.




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  • Mohamed J.
    20 juin 2013 at 18 h 11 min - Reply

    @Ouas Ziani.

    Troisième service:
    Pourquoi je dis que ce n’est pas une maladie comme tu décris l’état. Parce que la maladie est l’exception, qu’elle concerne le corps ou l’esprit. Ceux qui sont malades constituent l’accident au sens statistique. Mais le terme d’accident que j’ai choisi possède aussi cette connotation triste qui s’y accroche. Or chez nous le mouvement est ample et c’est toute la société qui y baigne et une société ne peut par principe être malade ou en tout cas cela ne s’est jamais constaté dans l’Histoire humaine.
    Il faut je pense de nouvelles études, de nouvelles bases scientifiques pour l’affirmer. Le dire comme ça n’est pas fondé.




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  • Mohamed J.
    20 juin 2013 at 18 h 15 min - Reply

    @ Ouas Ziani.

    Dessert:

    Nous somme dans une société triste, dirigée par des gens tristes et aucune forme n’y existe.




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  • Ouas Ziani
    20 juin 2013 at 23 h 36 min - Reply

    Mohamed J
    J’aurais aimé que notre que le Dr Sidhoum poste cette excellente contribution de notre ami Djamel Guerid. L’auteur est doublement intéressant. Il révèle ici la représentation clivée entre les concepts et les objets qu’ils désignent et, de l’autre, il est une des victimes des violences urbaines, non pas celles dont l’écho nous parvient de la rue Yveton mais celles qui nous parvient d’un lieu où l’on confond violence privée et violence légitime.




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  • Ouas Ziani
    20 juin 2013 at 23 h 38 min - Reply
  • nouara de Mkira
    29 août 2014 at 15 h 04 min - Reply

    Allez après ce cauchemar un peu d’humour comme dirait Djamel Debouze »vousmdegoute » à tous ces squatteurs de cerveaux Bravo au courageux citoyen qui a osé donner un coup de pied dans la « termitière » A bon entendeur………..




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  • Congrès du Changement Démocratique