Édition du
17 August 2019

Le jihadisme des uns et le jihadisme des autres

François BURGAT

In Facebook

(pour Le monde diplomatique, édition arabe)

Il y a dix-sept ans déjà, l’explosion d’une bombe dans la station Saint Michel du métro parisien avait confronté la France à la violence terroriste. Devant l’ unilatéralisme des réactions médiatiques et politiques, j’avais éprouvé le besoin de rappeler, dans les interstices du discours dominant, que plus encore que le poseur de bombes, qu’il fallait traquer sans relâche, il convenait de démanteler la machine sociale et politique qui fabriquait de si terribles individus (« La recette du poseur de bombes » (http://algeria-watch.de/farticle/Burgat2.htm).

Depuis que l’identité de Mohamed Merah est connue, une étrange sensation de déjà vu s’installe. Sur des plateaux de télévisions qui penchent massivement dans le même sens, la cohorte des experts auto-proclamés du terrorisme et de la culture (« salafiste ») de « l’autre » égrènent une litanie culturaliste qui, curieusement, épargne un immense non dit. Pour décrypter les ressorts de la radicalisation de quelques dizaines de citoyens de confession musulmane (dans des circonstances troublantes qui restent à déterminer), ils s’avèrent incapables de mobiliser d’autre hypothèse que celle de l’instrumentalisation criminelle d’un dogme musulman jugé au demeurant déjà plus ou moins suspect en temps normal. Experts criminologues et néo-orientalistes spécialistes des « maladies de l’autre » tournent ainsi en rond, sans jamais l’aborder, autour d’un formidable indicible qui tient pourtant en peu de mots : une part au moins de la responsabilité des actes inqualifiables de Mohamed Merah repose sur les épaules de la société qui l’a fabriqué.

Pour prémunir les Français de tels traumatismes, tout devrait donc urgemment les inciter à identifier les ingrédients de la recette qui a nourri une si funeste radicalisation. Or ces ingrédients ne se trouvent pas, tant s’en faut, dans les seules erreurs d’interprétation du livre saint des Musulmans. Qui veut quitter quelques instants le confort de l’inusable référence au « salafisme » de Merah s’aperçoit bien vite qu’ils ont bien davantage à voir avec le profond déficit de représentation d’une large partie de la communauté musulmane. Exacerbé par les réactions populistes aux questions du voile, des caricatures, des lieux de prière ou des rites alimentaires et par l’exploitation électoraliste qui en est faite, déni de représentation et dualisme de traitement des Musulmans de France sont particulièrement flagrants sur le terrain de la politique que mènent leur pays dans le monde musulman. Alors que les solidarités transnationales militantes sont permises aux uns, elles se révèlent parfaitement interdites aux autres. Exemple particulièrement emblématique : un citoyen français peut aujourd’hui en toute légalité républicaine partir endosser l’uniforme de l’armée israélienne et, dans des territoires palestiniens dont le droit international certifie pourtant qu’ils sont occupés parfaitement illégalement, déchirer de ses balles, en toute impunité, la chair de ceux que, sur leur terre, révolte la violence de cette occupation. Tel autre citoyen tout aussi français décide-t-il en revanche de prendre – autrement que par des mots – la défense de ceux-là, ou encore, de l’Irak à l’Afghanistan, celle de ses coreligionnaires musulmans qui se font massacrer dans des guerres dont la légitimité est plus que douteuse ? Celui-là, la fatwa de la « légalité républicaine » hexagonale le guette : voici un « Fou d’Allah », voici un « Jihadiste » ! Soutien complaisant, jusqu’à une date très récente, à des dictateurs répressifs unanimement rejetés, soutien plus aveugle encore au bellicisme de l’Etat hébreu, engagement militaire en Afghanistan dans une guerre dont la légitimité est désormais largement contestée, les terrains sont nombreux sur lesquels l’avis, pourtant avisé, ou l’action d’une large partie des musulmans de France ne dispose en fait d’aucun espace d’expression légal. Sur nos plateaux de télévision, comme sur la une de nos hebdomadaires, toutes tendances politiques confondues, dès lors que culture ou société musulmanes croisent la route de l’actualité, le pluralisme a de longue date cédé la place au règne de la voix du plus fort et de ses innombrables affidés. Et le « jihadisme des uns », voir leur penchant avéré à puiser eux aussi dans la théologie la justification de leur bellicisme, ne mobilisent ainsi jamais la même réprobation que le « jihadisme des autres ». Certains politiciens, incapables d’aller les chercher ailleurs, soufflent au contraire sur la braise des peurs populaires à la recherche des voix que la crédibilité de leur programme social leur interdit de mobiliser. Les conséquences de cette contre-performance manifeste des institutions représentatives et des medias, rarement soulignées en tant que telles, sont à terme extrêmement lourdes : le fait que la table du « vivre ensemble » français ait un pied musulman plus court que les autres nuit gravement à l’équilibre général. Les sociétés où la souffrance, les vécus, la voix, l’histoire, l’humanité des uns ne pèse pas autant que ceux des autres, les sociétés où la violence des uns ne suscite pas la même émotion ou la même réprobation que celle des autres, fabriquent inévitablement des individus du type de Merah. Ceux-là sont tentés d’emprunter le raccourci d’une contre-violence aussi aveugle que celle dont ils estiment que les leurs sont victimes. Ils tueront les symboles de l’institution militaire par laquelle, à leurs yeux, l’injustice et la souffrance sont exportées en Afghanistan. Ils tueront des enfants pour en venger d’autres, tout aussi innocents, empruntant sa folie meurtrière à Robert Bales, l’assassin américain des enfants afghans, histoire à leurs yeux de rétablir l’équilibre de la souffrance que l’Etat leur paraît échouer à préserver.

La réponse de la République a pris la forme d’un contrôle accru des espaces où s’exprime les cyber protestations. En réduisant un peu plus encore l’expression de la contestation, elle de toute évidence aggraver la crise qu’elle dit vouloir résorber. « J’ai un ordinateur et une épée » a sans surprise commenté l’un des adeptes de ces sites qu’il sera bientôt interdit de fréquenter. « Que celui qui veut me retirer mon PC ne vienne pas se plaindre demain qu’il ne m’a laissé que l’épée ».

Dans les interstices étroits de la dérive sécuritaire et électoraliste dans laquelle s’enfonce la République, des remèdes de fond doivent être trouvés pour rétablir le socle français du vivre ensemble. De Toulouse à Gaza, il en va non seulement de la survie de nos principes mais tout autant de celle de nos enfants.

__________________
PS L’affaire du Métro St Michel a depuis lors livré ses secrets, qui n’ont malheureusement que très parcimonieusement été rendus publics. On sait aujourd’hui avec certitude que ce sont les services algériens, alors en pleine coopération avec tous ceux qui, en France, les aidaient activement à éradiquer le parti vainqueur des urnes législatives de décembre 1990, qui étaient les donneurs d’ordre de la machine de mort.


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9 Commentaires sur cet article

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  • A-MOURAD
    13 avril 2012 at 4 h 02 min - Reply

    Il y a certainement une grande part de vérité dans l’analyse de Mr.Burgat.La faillite du système d’intégration français n’est plus à démontrer et Merah était un produit français quoi qu’en pensent Sarko & Co. et tous les islamophobes de la planète.
    Cela dit, nous devons nous musulmans nous poser la question et réfléchir collectivement sur les raisons qui font que tant de barbarie soit le fait d’individus et de groupes se réclamant de l’Islam. L’une de ces raisons n’est-elle pas une certaine idéologie qui sème la haine, l’intolérance et l’extrêmisme dans les coeurs? Au Pakistan,en Afghanistan,en Irak, en Somalie, maintenant en Afrique et peut-être demain en Egypte ou en Tunisie, des musulmans massacrent d’autres musulmans y compris dans des mosquées pour la simple et terrible raison que des gourous leur font croire qu’ils détiennent la vérité suprême et que ceux qui ne pensent pas comme eux sont des mécréants qui méritent la mort.
    Accuser à chaque fois les services,les occidentaux, les croisés ou les sionistes d’être derrière ces actes est facile mais ce n’est pas la solution.
    Les musulmans doivent se remettre en question et se poser les vrais questions.

  • koceila
    13 avril 2012 at 16 h 05 min - Reply

    Je partage entièrement l’avis de Mourad car bien que les arguments de l’auteur expliquent mais seulement en partie le recours des musulmans de france à la violence. en effet, cette tendance à la violence doit être l’objet de recherches plus profondes et dans les pays musulmans. personnelement, je crois comprendre après reflexion que cette tendance à la violence ne réside pas dans la religion mais dans le comportement inhérent à l’individu. le rapport de l’Homme à la religion était et est toujours motivé par une quête de paix intérieur. si cette dernière n’est pas atteinte alors, à mon humble avis, il y a quelques chose de biaisé voire de perverti dans ce rapport. excusez de sortir un peu ma pensée du cadrage des religions « du Livre » pour eclaircir mon idée. imaginons un jour, les boudhistes venir imposer leur foi au monde par la force. a moins que ce soit ma culture qui est limitée, je n’ai pas entendu parler d’un cas pareil. mais, les religions du livre, toutes, ont connu des périodes similaires d’inquisition. tous les peupels se sont cru un moment dépositaires du droit divin d’aller soumettre d’autres peuples qui n’ont pas reçu de messagers. la colonisation française n’est-elle pas en partie une oeuvre pour « rechristianiser » l’afrique du nord. combien de guerres ont opposé lles berbères aux arabes qui venaient les islamiser. question terre à terre: n’était-il pas plus judicieux voire « religieux » d’envoyer le livre sans et laisser les peuples s’en servir au lieu de cette vente concommitante. « je te donne le livre mais tu prends aussi une partie de ma population et ma langue » c’est pourquoi justement je disait que si la religion déborde du chemin de Dieu qui est la paix intérieur, les hommes la manipulent comme une arme pour assouvir leur désir de domination. je pense aussi que le mot « Kafir » en arabe, la religion étant déviée de sa véritable quête,est attribué aux esprits rebelles qui refusent de se soumettre à la façon des promoteurs du takfirisme.
    enfin, j’ai la ferme conviction que tout ce qui s’interpose « homme, chose, idée » entre l’âme et Dieu n’est que du pur parasite.

    • salim
      14 avril 2012 at 16 h 14 min - Reply

      @koceila
      imaginons un jour, les boudhistes venir imposer leur foi au monde par la force?? a ne pas imagine lire l histoire Japonaise – chine vous aller voire les pire atrocite .. les khmer rouge laos .. les vrai boudist les indian ansi de suit …
      tu prends aussi une partie de ma population ?? qui vous a dit qu il exist des arabe en algerie ya just des berber arabise la hain et la xenophobie de l histoire

    • Enter your name…
      16 avril 2012 at 7 h 41 min - Reply

      Bonjour
      Koceila Bensaid?
      Si oui, Wargla 1978-191982, mounir, samir et les autres, te souviens-tu?
      tel:0033623115125

  • Aghiles
    14 avril 2012 at 9 h 26 min - Reply

    Deux siècles de démocratie occidentale ont tué des centaines de millions d’êtres humains.La démocratie occidentale et la guerre sont une même chose:la face hideuse du capitalisme et de la bourgeoisie.
    D’ailleurs les guerres d’Irak,d’Afghanistan,Gaza,Pakistan,Somalie sont une seule et même guerre.La guerre que le colonialisme occidental et le capitalisme ont commencé il y a 250 ans !

  • Adel H.
    14 avril 2012 at 11 h 58 min - Reply

    Je trouve les questionnements de nos compatriotes MOURAD et koceila, tout à fait légitimes.

    Il me semble que la voie de la violence et de l’intolérance empruntée par certains groupes et pays dans le monde musulman est passagère et que les peuples des pays musulmans finiront par se rendre compte que c’est une impasse.

    Je me suis longtemps demandé pourquoi le saoudo-wahhabisme a surgi en Arabie à la fin du 18ème siècle et pourquoi il a fini par remporter la victoire et s’imposer. En regardant dernièrement sur El-Jazira (Al Wathaïqiyya) un documentaire sur celui qui est considéré comme le fondateur de l’Égypte moderne, Mehmet Ali ou Muhammad Ali (1769-1849), Vice-Roi d’Égypte sous l’empire ottoman entre 1804 et 1849, j’ai entrevu la réponse.

    Selon l’auteur du documentaire, Muhammad Ali (qui était d’origine albanaise) a presque réussi à prendre Istanbul et à contrôler donc tout l’empire ottoman. Mais il n’était pas dans l’intérêt des puissances occidentales de l’époque de le voir réussir et réformer l’empire. Ce qui les intéressait, c’était de laisser cet empire mourir et s’écrouler sous le poids de ses contradictions internes afin de se partager les territoires qu’il contrôlait. Une des embûches qu’elles mirent sur la route de Muhammad Ali fut selon moi la révolte saoudo-wahhabite en Arabie.

    Le monde musulman continue de subir à ce jour les effets négatifs de cette manipulation, qui eut lieu pour la première fois à la fin du 18ème siècle.

  • Do you know ?
    14 avril 2012 at 13 h 00 min - Reply

    1994 – Du même François Burgat:  » le terrorisme islamique algérien est un Timisoara puissance 10  » .

    Par ailleurs,voilà un avis d’expert ô combien placé pour s’exprimer sur le « terrorisme islamique » en général et qu’on aura peine à contester tant sa position nette et sans appel a dérangé au plus haut degré les politiques US. Position qui lui a valu d’être « remercié » et de ne pas s’être conformé à la Doxa qui règne dans ce « grand pays démocratique » :

    Michael Scheuer : l’islam radical est un ennemi imaginaire.

    Réseau Voltaire | 9 novembre 2011

    Dans un entretien accordé à Gayane Chichakyan et diffusé le 9 novembre 2011 par Russia Today, l’ex-responsable de l’Unité de recherche d’Oussama Ben Laden à la CIA, Michael Scheuer déclare que l’ennemi des États-Unis, l’islam radical opposé à la démocratie et à l’égalité des sexes, n’existe pas et n’a jamais existé. Les attaques dont les États-Unis font l’objet ne répondent pas à son mode de vie, mais à sa politique proche-orientale et à son soutien à Israël et à l’Arabie saoudite.

    Le célèbre analyste dénonce la croyance des élites US, héritée du trotskisme, en la supériorité d’un modèle politique et la possibilité de l’instaurer partout. À ce sujet, il observe que, jusqu’à ce que le gouvernement syrien le rappelle à l’ordre, l’ambassadeur US à Damas parcourait le pays pour encourager divers groupe à renverser le régime, ce qu’aucun autre ambassadeur se serait permis de faire.

    Michael Scheuer est l’auteur anonyme de deux livres : Through Our Enemies’ Eyes : Osama bin Laden, Radical Islam, and the Future of America et Imperial Hubris : Why the West is Losing the War on Terror. Il a récemment publié sous son nom : Marching Toward Hell : America and Islam After Iraq.

    Après avoir été contraint à la démission pour manquement au devoir de réserve et avoir quitté la CIA, en 2004, il travailla comme analyste à la Jamestown Foundation (une agence de presse issue de l’Agence de renseignement). Il en fut licencié en 2008 pour avoir critiqué l’influence, selon lui démesurée, du lobby pro-israélien sur la politique états-unienne.

    « Washington’s enemy ‘doesn’t exist’ », entretien de Michael Scheuer avec Gayane Chichakyan, Russia Today, 9 novembre.

    http://www.voltairenet.org/+-Guerre-au-terrorisme-+?lang=fr

    Thème : Guerre globale au  » terrorisme ».

  • koceila
    14 avril 2012 at 18 h 44 min - Reply

    Je crois que l’on a, quelque part à travers le temps, biaisé la pensée dans le monde musulman. Je ne sais pas à propos du judaïsme mais le christianisme en tout cas s’est, à mon avis, débarrassé de cette tare, l’amalgame entre la foi et la culture. En revanche, l’Islam demeure encore l’otage de la culture arabe. Les arabes se croient toujours dépositaires de cette religion alors qu’elle est d’essence universelle. Le prophète (QSSL), élu par Dieu comme son messager, est un homme universel. Raison pour laquelle, je crois qu’en tant que musulmans, nous devons cesser de le considérer comme un arabe. L’islam est à libérer de ce carcan. C’est une fois arraché à ce schéma qu’il sera vraiment universel. A mon avis, le wahhabisme s’appuie sur ça et non sur la religion elle-même. C’est la que je rejoins l’idée de notre ami Adel H. les occidentaux, dans leur invasion capitaliste appuyée servilement par les monarchies du golf utilisent subrepticement justement cette amalgame et l’entretiennent. Il est facilement observable que les américains utilisent le wahhabisme car ils ont vu que les musulmans sont encore prisonniers de cet amalgame. Je dirai à Adel H que nous continuerons à subir les effets négatifs de cette manipulation jusqu’au jour où nous séparerons la foi de la culture et de l’identité. Un allemand ou un apache peuvent bien être musulmans tout comme un iranien ou un berbère ou un japonais. Mais est-ce pour autant qu’ils auront la même identité et la même culture ? La religion ne doit pas être intégrée aux composantes qui constituent l’identité. C’est à partir de là que le concept « frère de religion » prendra toute sa vraie dimension comme dicté par le prophète (QSSL). Même musulman, je ne vois vraiment pas du tout en quoi je serais le frère d’un saoudien.

    ============================
    Les Européens, laïques, se sont-ils départis de leurs valeurs judéo-chrétiennes lors de la rédaction de leur Constitution? Et pourquoi refusent-ils l’adhésion de la Turquie? N’est-ce pas une question de religion?
    Amicalement.
    Salah-Eddine

  • koceila
    14 avril 2012 at 20 h 44 min - Reply

    azul thanemirth a salim pour les renseignements sur les boudhistes. je vais tacher d’enrichir ma culture à ce propos. pour revenir au propos de M. Salah Eddine, je dirais que dans le principe vous avez raison. même les américains disent « in god we truste ». j’en conviens. toutefois, dans mon intervention, je ne parlais pas de ça à moins que je me suis mal exprimé. je ne dis pas qu’il nous faille de nous départir de nos valeurs religieuses. loin s’en faut. je ne parlais pas de valeurs mais d’identités. et, pour moi, il y une grande différence. je doute, M. Salah Eddine qu’être berbère sans autres attaches à une autre culture on est condamné à ne pas avoir de valeurs. je ne partage pas avec vous l’idée qu’il faut établir une comparaison avec les chrétiens européens laïques ou non. au sujet de la turquie, je suis d’accord avec que c’est à cause de leur islam que les européens les rejettent. vous savez; ma conviction est que les européens ont raison. car à trop vouloir coller à quelqu’un on fini par devenir « lourd » ou indésirable. ils ont leur identité ça leur suffit largement. ils ont le même problème que nous. a trop vouloir appartenir au monde arabe, on devient indésirable. voyez qu’ils nous appellent toujours ‘barbar’. comme au temps de Mouaouia. M. Salah Eddine, je ne parlais pas de valeurs mais d’identités. si vous avez remarqué la réponse était dans votre question. vous disiez bien « valeurs judéochrétienne ». les deux concepts font référence à deux religions. comparons au système de valeurs que nous utilisons. « valeurs arabo-musulmanes ». avez-vous remarqué la différence? d’où vient le mot arabe? est-ce une religions ou un système de valeur en soit? cela s’pplique aussi si l’on disait « berbéro-muslmanes » il y a le mot qui implique l’identité mais dans le concept « judéochrétien » aucuneréférence à une identité, gauloise ou germanique ou autre. n’est-ce pas. Nous sommes tous les deux d’accord sur l’importance de nos valeurs arabes, berbères mais nosu divergeons sur la manière de les affirmer. moi en tout cas je préfère séparer la religions des indentités.

  • Congrès du Changement Démocratique