Édition du
26 September 2017

A l’ombre de l’Emir Abdelkader, « l’ami de la France coloniale », Git dans l’oubli Hadj Ahmed Bey de Constantine, l’ennemi irréductible de la France.

Abdelkrim BADJADJA

Je suis à la fois indigné et fatigué de lire toutes les louanges sur l’Emir Abdelkader, pendant que Hadj Ahmed Bey est placardisé consciemment dans les débarras de l’histoire comme si l’on était embarrassé de l’en sortir au risque d’amoindrir l’envergure historique de l’Emir ! En fait, beaucoup de nos compatriotes, y compris parmi les chercheurs et les intellectuels, n’appréhendent l’histoire de l’Algérie qu’à travers les lunettes (aveuglantes) françaises.
La France avait prétendu avoir envahi l’Algérie en 1830 pour délivrer son peuple du joug des « Turcs » : donc, pour certains de nos compatriotes les Turcs étaient des colonisateurs – n’est-ce pas Mâamar Farrah du Soir d’Algérie ? Voir ma réponse aux divagations de ce journaliste devenu aigri et réactionnaire avec le temps, ou pour certains encore figé aux années 1970 dont il refuse de décoller.(2)

Dans l’historiographie coloniale, les Arabes sont présentés comme ayant été des envahisseurs : aussi pour certains racistes algériens les Arabes sont considérés aujourd’hui encore comme des envahisseurs et des colonisateurs. Les mêmes racistes algériens revendiquent pourtant la citoyenneté canadienne comme un droit après cinq années de résidence au Canada, mais refusent la citoyenneté algérienne à la majorité de leurs compatriotes sous prétexte que ce sont les descendants des envahisseurs arabes voilà 14 siècles ! (3)

Toujours sous le prisme dévastateur de la France coloniale, les Français venus en Algérie n’auraient fait que récupérer des terres déjà occupées par leurs ancêtres les « Romains », pas les Gaulois. A cet égard, les Français se revendiquent volontiers, et sans complexe, de la civilisation romaine en oubliant tout à fait que les Romains avaient occupé la Gaule en conquérants. Dans la foulée, et en vue de diviser pour régner, les historiens de la colonisation avaient fait une nette distinction entre Berbères, « habitants authentiques de l’Algérie », et Arabes « envahisseurs ». Ce qui encourage aujourd’hui encore certains Kabyles à se présenter comme les « Européens de l’Algérie ». Allez dire ça à la famille Le Pen, et vous aurez une réponse du genre : « Depuis quand les Européens ont une tête de bougnoules ? ». Voir mon témoignage. (4)
Allant plus loin, certains nationalistes (plutôt racistes) kabyles considèrent que la période coloniale et la guerre d’Algérie ne sont qu’une période de « malentendu » entre la France et les Kabyles. Je cite Ferhat Mehenni, dont nom et prénom n’ont rien d’européens, pire ce sont des noms arabes. Quel sacrilège ! (5)

Revenons à l’injustice historique faite à Hadj Ahmed Bey, jeté aux orties par l’histoire coloniale, et oublié par l’historiographie algérienne par mimétisme français comme nous l’avons affirmé au début de ce texte. Pourquoi cet ostracisme qui frappe Hadj Ahmed Bey du côté algérien? Pourtant Hadj Ahmed Bey avait combattu sans relâche les troupes françaises de 1830, dès le débarquement de Sid Fredj le 27 juin 1830, jusqu’au mois de juin 1848 dans l’Aurès où il avait été obligé de se rendre suite à une trahison de certains chefs de tribu.
Lors de la bataille de Sidi Fredj du 27 juin au 5 juillet 1830, la stratégie adoptée par l’armée algérienne, combattre l’ennemi sur les plages, avait conduit à la défaite. Hadj Ahmed Bey, qui se trouvait sur le champ de bataille, avait proposé au Dey Hussein une autre stratégie : laisser les troupes françaises débarquer sur les plages, et avancer à l’intérieur du pays, pour ensuite les prendre en tenaille entre les forces algériennes déployées à l’intérieur du pays, et celles qui s’infiltreraient à l’arrière des soldats français, afin de couper leurs liaisons avec les bateaux de débarquement. Cette stratégie visait à exterminer les troupes françaises débarquées sans possibilité pour les bateaux d’intervenir. Mais le Dey d’Alger avait préféré s’en tenir aux avis de son gendre l’Agha Ibrahim, et combattre sur les plages l’armée française mieux équipée et expérimentée, d’où une défaire cuisante en huit jours à peine. Plus tard, Hadj Ahmed Bey mettra en œuvre la stratégie proposée, et fera subir à l’armée française une lourde défaite devant Constantine en 1836.

Durant toute la période de son combat, qui avait duré dix-huit ans, Hadj Ahmed Bey avait refusé catégoriquement les propositions françaises qui visaient à lui concéder son titre de Bey de Constantine mais sous le drapeau français. Comme il avait refusé aussi les propositions de la Porte Sublime qui lui offrait le trône de la Régence de Tripoli en échange du Beylik de Constantine qu’il devait abandonner aux Français. Dans les deux propositions, il était question d’intérêts personnels de Hadj Ahmed Bey à préserver en échange de l’abandon de la souveraineté de Constantine. Le Bey de Constantine avait jugé déshonorantes les deux propositions, aussi bien pour lui personnellement qui se considérait comme un authentique fils de Constantine dont il devait défendre l’indépendance, que pour les populations du Beylik qui s’étaient rangées sous sa bannière. Durant son combat contre les troupes d’invasion coloniale, Hadj Ahmed Bey avait infligé une sévère défaite à l’armée française lors de la première bataille de Constantine en 1836. La haine des historiens de la colonisation avait été attisée aussi par la mort du général Damrémont le 12 octobre 1837 toujours devant Constantine (au Coudiat) tué par un boulet de canon tiré des remparts de Constantine sur indication précise de Hadj Ahmed Bey. (6)
Voilà autant de raisons qui justifient la position hostile des historiens de la colonisation, mais pas l’ostracisme du côté des chercheurs et intellectuels algériens !

Parlons un peu de l’Emir Abdelkader dont le combat contre l’armée française n’avait commencé qu’en 1832 (où était-il en 1830 ?), et s’était achevé en 1847, Abdelkader devenant par la suite un fidèle ami de la France. Et comment ne pouvait-il pas l’être lui qui avait signé le traité de la Tafna en juin 1837, lequel traité eut pour conséquence immédiate de libérer les troupes françaises en opérations à l’ouest de l’Algérie, pour les acheminer sur Constantine où eut lieu la deuxième bataille de Constantine ! Plus tard, et pour ne pas être en reste, Hadj Ahmed Bey écrira à son adjoint Benaïssa : « Si j’avais à choisir entre faire alliance avec l’Emir Abdelkader pour combattre les Français, ou faire alliance avec la France pour combattre l’Emir Abdelkader, je préférerais encore faire alliance avec les Français ! ». Sans commentaire ! (7)

Quoiqu’il en soit, les deux chefs de la résistance de l’époque commirent la même erreur que celle de nos premiers ancêtres, Massinissa et Syphax, deux princes berbères qui avaient choisi de s’entretuer au lieu de s’unir, en faisant alliance avec les deux impérialismes de l’antiquité : Rome pour le premier, et Carthage pour le second. Résultats des courses tant pour l’antiquité que pour le début de la période contemporaine : l’Algérie perdit son indépendance.

Assigné à résidence à Alger en juin 1848, Hadj Ahmed Bey reçut une pension annuelle du gouvernement français de 12.000 francs afin de pourvoir à ses besoins et ceux de sa famille et de son personnel. En comparaison, l’Emir Abdelkader autorisé à s’installer en Syrie reçut du gouvernement français une rente annuelle de 150.000 francs pour servir les intérêts français dans les pays du Levant.

Pour finir, présentons quand même une courte biographie de Hadj Ahmed Bey :
Le grand-père de Hadj Ahmed Bey, Ahmed Bey El Kolli, était un turc, il régna à Constantine de 1756 à 1771. Le père d’Ahmed Bey, Mohamed Chérif, était un kourougli, il fut Khalifa (lieutenant) du Bey Hossein de 1792 à 1795. De même que son père, Mohamed Chérif épousa une fille Bengana, Hadja Rokia, qui donna naissance à Hadj Ahmed Bey en 1787 à Constantine. D’où les liens très forts entre la famille Bengana et Hadj Ahmed Bey.
Ahmed Ben Mohamed Chérif (Hadj Ahmed Bey) naquit donc en 1787 à Constantine. Sa maison natale, Dar Oum Noum, se trouvait à l’emplacement précis du Centre Culturel de l’ANP (ex-Mess des Officiers), en face du Palais du Bey. A dix-huit ans déjà, il fut nommé Caïd el Aouassi (Chef des Haracta) par Abdallah Bey (1805). Il occupa encore la même fonction sous Naâmane Bey, puis Tchaker Bey. Il fit le pèlerinage de la Mecque, et séjourna quelques mois en Egypte. En 1818, grâce à l’appui de Hussein Dey, Ahmed fut élevé au grade de Khalifa sous Ahmed Bey El Mamelouk. Il conserva cette fonction à l’avènement des Beys suivants : Mohamed El Mili, et Braham El Gharbi.
Devenu un personnage important dans le Beylik, Ahmed en vint à gérer les affaires au lieu et place de son Bey. Cela lui valut des jalousies, et des inimitiés. Menacé de mort, il se résigna à quitter Constantine, pour se réfugier à Alger. Il fut remplacé dans sa fonction par un intriguant notoire Mahmoud, fils de Tchaker Bey, qui deviendra l’un de ses plus farouches ennemis. Ahmed s’installa à Alger entre 1819 et 1826, bénéficiant de la protection du Dey Hussein. Lors du tremblement de terre qui se produisit en 1825 à Blida, Ahmed se distingua par son courage, et son sens de l’organisation, lors des opérations de secours. Il se fit aussi remarquer à l’occasion de deux expéditions à l’intérieur du pays. Il gagna définitivement l’estime du Dey Hussein, qui le choisit comme Bey de Constantine pour succéder en août 1826 au fantasque Bey Manamani.
Ahmed Bey mourut en captivité à Alger le 30 août 1850. Il fut enterré à la zaouïa Sidi Abderrahmane à Alger. Il laissa trois veuves et deux filles, l’une âgée de 20 ans, la deuxième de six ans.

Notes et références bibliographiques :

1- Mon livre : « La Bataille de Constantine 1836-1837 »
http://www.edilivre.com/la-bataille-de-constantine-1836-1837.html
Ce livre a essentiellement pour but de démontrer qu’il y a bel et bien eu une “bataille” à Constantine, qui a opposé d’abord deux armées, chacune avec ses effectifs de cavaliers et de fantassins, son réseau d’agents de renseignements, sa stratégie et ses tactiques, et qui s’est prolongée ensuite dans les rues de Constantine avec la participation de la population : des hommes, des femmes et même parfois des enfants. Notre démonstration s’appuiera, bien entendu, sur la description des évènements dans leur déroulement chronologique, en les situant dans l’espace constantinois, mais fera aussi appel aux témoignages au 3e degré légués à la tradition orale, tout en s’efforçant de présenter les principaux protagonistes de cette bataille sous un éclairage nouveau. Notre étude se veut surtout une contribution à l’étude de l’Histoire Militaire du Maghreb, le professeur Abdeljelil Temimi, ayant largement traité des questions politiques économiques et sociales dans sa thèse : Abdeljelil Temimi, « Le Beylik de Constantine et Hadj Ahmed Bey, 1830 – 1837 », R.H.M. vol 1, Tunis, 1978, 304 p., 24 planches h.t. 36 documents inédits.
2- Ma réaction sur le Soir d’Algérie : « Voxpopuli : La Turquie ancienne puissance coloniale ? »
« Parlons histoire sans chercher à polémiquer avec personne, surtout pas avec ceux qui vivent encore à l’ère du complexe du colonisé :
– Doit-on considérer comme « colonisation » toutes les dynasties musulmanes auxquelles avait adhéré l’Algérie de 647 à 1574 ? Il s’agit des Omeyyade, abbasside, Fatimide, Idrisside, Almohade, Almoravide, Hafside.
– La présence ottomane en Algérie, dans le cadre du Khalifat ottoman, a duré trois siècles. Et c’est vraiment faire injure au peuple algérien que de croire qu’il aurait pu supporter durant trois cents ans cette prétendue « colonisation turque » sans réagir ou se révolter.
– En juin 1830, les effectifs des Janissaires ne dépassaient pas le chiffre de 4.000, alors que la population algérienne était estimée à plus de trois millions d’habitants : soit un Janissaire face à 750 Algériens ! Si le peuple algérien considérait vraiment les Ottomans comme des colons, il les aurait exterminés dès leur arrivée au début du 16ème siècle.
– Par contre, lorsque les troupes françaises avaient débarqué sur les plages de Sidi Fredj, le 27 juin 1830, c’est bien à coup de canons et de fusils qu’elles avaient été accueillies, alors que les effectifs français s’élevaient à 27.000 soldats, sept fois plus que les Janissaires… ».
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2012/01/05/article.php?sid=128246&cid=49

3- Mon post sur Le Matin d’Algérie : « …Et quoi répondre à celui qui ose contester l’algérianité de la majorité de nos compatriotes sous prétexte qu’ils sont les descendants des “envahisseurs arabes” voilà quatorze siècles déjà ! Au Canada, on délivre la citoyenneté aux immigrants après un séjour de cinq ans seulement. En Algérie, quatorze siècles ce n’est pas suffisant! Et qui est en mesure de prouver qui descend réellement des “Berbères” et qui descend des “Arabes”? Où sont les registres et les arbres généalogiques remontant à quatorze siècles pour trancher cette question?… ».
http://www.lematindz.net/news/4467-quelle-est-la-capitale-de-la-kabylie.html

4- Mon témoignage : « …En sortant de la douche, je happe au passage une phrase… »Nous les kabyles, nous sommes les européens de l’Algérie… ». Quoi ! Je me tourne du côté d’où avait fusé cette déclaration incroyable ! Quatre grands gaillards face auxquels je ne ferais certainement pas le poids…J’imagine Le Pen… »Depuis quand les européens ont une tête de bougnoule ? »…Je me réfugie dans un café pour un petit déjeuner qui aura perdu son goût…Ainsi donc, on voudrait me faire croire que la Numidie était peuplée d’européens? Et que nos ancêtres seraient  » les gaulois » comme n’avaient cessé de l’enseigner les maîtres de l’école coloniale ! Et tout le temps que j’avais consacré à étudier l’histoire de Cirta, devenue Constantine en l’an 313 après J.C. ? Gaia, Massinissa, Miscipsa, Jughurta…étaient-ils des « Roumis » ? Aurais-je consacré une partie de mon temps à l’étude de l’histoire de l’Europe et des européens sans le savoir? Non Messieurs, vous n’êtes pas des européens, non plus des bougnoules, mais des algériens tout simplement!… ».
Abdelkrim BADJADJA, « Assigné à résidence au Sahara, Face à la Sécurité militaire », Saarbrücken, Allemagne, Novembre 2010, page 149
https://www.morebooks.de/store/de/book/assign%C3%A9-%C3%A0-r%C3%A9sidence-au-sahara/isbn/978-613-1-52736-4

5- Déclaration de Ferhat Mehenni : « …la France et la Kabylie ont été marquées par un malentendu qu’il est enfin temps de dépasser… ».
http://www.lematindz.net/news/6993-yennayer-2012-declaration-de-ferhat-mhenni.html

6- Mon livre : « La Bataille de Constantine 1836-1837 ». Résumé de la première bataille en 1936 : « … L’armée française, composée de 8.800 hommes, commandée par le Maréchal Clauzel en personne, Gouverneur Général de l’Algérie, secondé par l’un des fils du Roi de France, le Duc de Nemours, quitta Bône le 8 novembre 1836, pour se présenter devant Constantine le 21 dans l’après-midi. Elle espérait que la population se rendrait sans aucune résistance. L’armée constantinoise, composée de deux corps distincts, l’un assurant la défense en ville (2.400 hommes dirigés par Ali Benaïssa et Mohamed Belebdjaoui), l’autre battant la campagne sous la barrière de Hadj Ahmed Bey (5.000 cavaliers et 1.500 fantassins), laissa venir à elle l’ennemi, pour l’enfermer entre l’attaque et la défense. La stratégie constantinoise s’avéra payante, et l’armée française, contrairement à ses espérances, dût livrer bataille et essuyer une lourde défaite qui eut un profond retentissement tant en France, qu’au niveau international… ».

7- Mon livre : « La Bataille de Constantine 1836-1837 ». Résumé de la deuxième bataille en 1937 : « …Changeant de stratégie et de politique, le gouvernement français ne pouvant combattre à la fois l’Emir Abdelkader à l’Ouest, et Ahmed Bey à l’Est, signa avec le premier le Traité de la Tafna (30 mai 1837). L’une des clauses du Traité de Tafna stipulait : « Art.7. L’émir achètera en France la poudre, le soufre et les armes dont il aura besoin ». En vertu de cette clause, l’Emir Abdelkader achètera plus tard des armes au gouvernement français. A la question posée au sujet de l’utilisation de ces armes alors que la paix régnait entre lui et la France, l’Emir Abdelkader répondit : « C’est pour s’en servir contre le Bey Hadj Ahmed qui menace mes frontières Est! »…Bien entendu, le gouvernement français fera tout pour entretenir l’animosité entre les deux hommes qui le combattaient en rangs dispersés. Il fera même plus en donnant instruction au gouverneur général de l’Algérie de tout entreprendre pour affaiblir les deux chefs de guerre, en suscitant dans chaque camp des rivalités à leur autorité. (Archives de l’Armée de terre, Château de Vincennes, Paris)……Fort de son premier succès, Hadj Ahmed Bey adopta la même stratégie pour affronter l’ennemi dans sa nouvelle tentative. Par contre, le général Damrémont, nouveau gouverneur général de l’Algérie, tirant les leçons de la précédente bataille, mit au point un nouveau plan pour assiéger Constantine. Cette nouvelle stratégie, et les erreurs et contradictions du commandement constantinois permirent aux troupes françaises d’entrer en ville le 13 octobre 1837. La bataille classique qui avait opposé jusque-là deux armées prit fin, et une nouvelle page de l’histoire de l’Algérie s’ouvrait avec la résistance populaire : hommes, femmes et enfants prirent le relais pour défendre leur indépendance, combattant à mains nues, et choisissant de mourir dans les précipices plutôt que de se rendre… ».

Abu Dhabi le 17 octobre 2012

Abdelkrim Badjadja
Consultant en Archivistique
http://badjadja.e-monsite.com/
http://badjadja.over-blog.com/


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136 Commentaires sur cet article

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  • Mohamed J.
    18 octobre 2012 at 11 h 22 min - Reply

    Je n’ai pas de renom ! Car je ne fais pas de livres et donc je ne leur fait pas de publicité et de ce fait je ne suis pas connu.

    Mais j’ai des capacités innées en tant qu’être humain à réfléchir et comprendre les choses par moi même sans qu’on me les dise.

    L’Emir Abdelkader à pu unifier toute l’Algérie sous son commandement, mais le bey de Constantine, imbu de sa personne ne voulut pas lui dont la descendance raciale vient en ligne directe des seigneurs de ce pays, se mettre sous la bannière d’un va nu pieds issu en ligne directe lui aussi mais de cette terre qui a toujours appartenu à ses ancêtres.

    Donc deux visions du monde.

    Et Abdelkader, avant d’être l’ami de la France qui n’a pas respecté ses accords écrits, a quand même fait pendant des années les géoles de sous sol humides en France ou il préférait donner sa maigre pitance à ses camarades et n’en fut sorti et placardé comme ami que dans des desseins politiciens auxquels sa conception dogmatique ne l’a pas initié, lui qui pensait que tous les hommes étaient honnêtes et qui n’était pas habitué au machiavélisme.

    Faire la publicité de votre livre Monsieur Badjaja, c’est bien, c’est même parfait !

    Mais le faire sur LQA et sur le dos d’une des plus prestigieuses figures de ce pays, ce n’est pas très patriotique ni très LQIste.

    Mais comme dit l’adage arabe, contredit les autres et tu sera reconnu (khalif tou3raf).

    ==================================================================
    Il s’agit d’un sujet à débat, mon cher Mohamed. Et l’article n’a pas été fait par un pseudo. Mr Badjadja est un universitaire qui assume ses écrits. Répondons-lui par des arguments et LQA n’a pas le monopole du nationalisme et du patriotisme. Personnellement, je n’ai pas vu de « patriotes » s’insurger durant les années 60 et 70 contre de minables bravaches venus des frontières lorsque ces derniers traitaient de prestigieuses figures historiques comme Aït Ahmed, Benkhedda, Ferhat Abbas, Krim Belkacem, Boudiaf et tant d’autres de….traîtres !!
    Cordialement.
    Salah-Eddine




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  • Abdelkrim Badjadja
    18 octobre 2012 at 11 h 39 min - Reply

    En notes 6 et 7, il faut lire 1836 et 1837 au lieu de 1936 et 1937. C’est bien moi qui ai commis ces fautes sur le texte original, et non LQA qui a bien voulu publier mon texte tel quel.




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  • Larbi Anti-DRS
    18 octobre 2012 at 11 h 53 min - Reply

    Ont a vraiment des verites a apprendre sur notre histoire, toute l’histoire. Moi, a qui ont a inculque’ que tous a commencer en 1954. Que le FLN etait et est le seul partis patriotique, national, revolutionaire contre le colonialisme, l’ imperialisme et les reactionaires. Ont a besoin de savoir qui est qui et qui a fait quoi, car il des que le peuple a voulu une petite liberte’ politique pour gerer ses affaires de sa cite’, ils nous ont confronte’ avec leurs qui TUE qui. Pourtant ont le sait, ils le savent mais ils le nie ces faschistes de la derniere heure. Good work continue.




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  • houda
    18 octobre 2012 at 12 h 35 min - Reply

    Je remercie Mr Badjadja pour ses écrits instructifs. moi personnellemnt je ne fais pas très confiance aux écrits français sur l’histoire de l’Algérie ancienne ou nouvelle.
    Quant à nos historiens, peut être qu’il faut être en exil pour pouvoir écrire la vraie histoire sur l’Algérie.




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    • Farid
      14 janvier 2013 at 11 h 45 min - Reply

      Salem l’emir étai un grand guerrier le problème c’est qu’il de l’ouest alors ça jalouse les gens. On le sait quand un homme se vante ou vante sa »region » c’est qu’ils ont un complexe d’infériorité . C’est du régionalisme et moi j sui contre et comme la dit l’emir :
      Ne demandez pas un homme d’ou il vien mai plutôt ce qu’il fait dans sa vie.alor arrêter avec vos chaoui ou quoi que ce soit moi j sui de mascara j respecte tout le monde mai je n’accepte pa qu’on critique ma region et je ne critique pas les autre region. Alor o régionaliste vous avez un complexe d’infériorité (moi j sui de tel region les guerrier sont de chez moi)




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  • fateh
    18 octobre 2012 at 12 h 36 min - Reply

    AID MOUBARAK A TOUS

    Cher frere badjadja, il aurait mieux valu pour vous d’etre plus honnete et plus objectif. Si vous denoncez hauts et forts ce que vous appelez les ((RACISTES KABYLES)), il fallait egalement denoncer les ((racistes arabes)) le pouvoir en place qui n’a pas hesite a mater les etudiants en 1980 et a ce jour a refuser un droit legitime a toute une population d’utiliser sa langue comme vehicule de communication. NON, la haine n’explique pas et ne justifie pas une action . La haine elle aveugle le coeur et la raison . Preuve que vous ne dites aucun mot sur ce pouvoir malefique qui est la cause de ce que j’appel l’extremisme berberophone. Mais il y a aussi cet extremisme Arabophone qui refuse d’entendre parler de l’Amazighite. Le plus etonnant c’est que en discutant avec vos Arabophones cheris du pouvoir, vous les trouverez defendant l’indonesien le pakistanais ou le malaisien sans pour autant remettre en cause leurs langues.
    Je lis tjrs vos ecrits et cette fois-ci vous me donnez l’impression de lire non pas un anti-kabyle-parceque ca existe en Algerie- boukharouba bouteflika bendjedid le savant politicien que l’on ne connaissait pas-mais une personne digne qui est saoule par le verre de la haine. Quand vous parlez de la citoyennete Canadienne, il faut se poser la question qui en est la cause. En 1980 les Algeriens non-Kabyles non pas bouge et je suis sure que vous en faite partie, et se sont contentes de regarder les mensonges de chadli a la television avec son execrabilite d’intelligence dire que nous sommes des Amazighs Arabises par l’Islam. N’estce pas une insulte a toute cette region en insinuant qu’elle est anti Islam et par la suite les gens du FIS ont relaye cet argument . Mais ce que vous ne savez peut etre pas ainsi que ceux qui pensent comme vous , c’est que pret du tiers des mosques Algeriennes se trouve dans la Kabylie et j’ajouterai que vous n’avez pas dis un seul mot sur des ministres Algeriens qui ont la double nationalite en ce glorieux temps du boukharoubisme -bouteflikisme.
    Non frere Badjadja, pas vous parceque je sais que vous etes un sage intellectuel, mais surtout un homme qui aurait beaucoup apporter a l’Algerie si les circonstances politiques l’auraient permis.
    AID MOUBARAK LAKA OUA 3AILATOUKA
    SALAM




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    • khali
      18 octobre 2012 at 15 h 00 min - Reply

      Il faudrait peut-être comprendre une fois pour toutes que l’origine de nos malheurs de tous nos malheurs
      y compris ceux afférents à l’identité ou à la langue
      c’est le pouvoir qui est constitué comme l’a dit Ait Ahmed de chaouis arabes kabykes etc,,,,
      Alors arrêtez s’il vous plait ces accusations qui ne font que le jeu de ce que l’on connait
      En 1980 une partie de l’Algérie s’et soulevée
      Les soulèvements ont toujours été mais ont toujours constitué le préambule du soulèvement final
      la Kabylie n’a pas bougé en 1988 CE N’est pas pour ça
      qu’elle serait traîtresse
      Bon alors kima goultlek laisse tomber ces considérations régionalistes et essalam




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    • س.ج
      18 octobre 2012 at 15 h 50 min - Reply

      @fateh
      عيدك مبارك أيضا وكل عام وأنت بخير

      أخي فاتح ..أنا شخصيا لم اقرأ في ثناي كلام الكاتب اية نبرة عنصرية، ولكن أنت محق فيما تقول أنه يجب أن ننكر وندين جميع أشكال العنصرية من جميع المتطرفين من كل الإتجاهات ، ما فعله حكام الجزائرين المتعاقبين في حق منطقة القبائل مدان ومرفوض دون شك والذي ساهم فيه أيضا مسئوولون من منطقة القبائل نفسها،
      هذا الوطن هو وطننا جميعا ولا معني كبير فيه لعربي أو أمازيغي فنحن جزائريون سقت دمائنا أرض هذا الوطن وأختلطت هذه الدماء في مجاري الوديان والجبال والفيافي ولم يفرق المستعمر بين أمازيغي وعربي..كما اختطلت أنسابنا وبالكاد نجد جزائري عربي أو أمازيغي إلا في نطاق ضيق.. وفي الحقيقة الأمير عبد القادر عندما وجه ندائه للكفاح خاطب الجزائريين عربا وبربرا ولم يكن ذلك يحدث أية حساسية- ارجع إلى النداء. ولكن هانحن اليوم نناقش مسائل لم تكن موجودة حتى ايام المستعمر فمابالك قبل الإستعمار..وأقول لك يا أخي فاتح أنني شخصيا لو أتيحت لي فرصة تعلم أحد الغات الأمازيغية لتعلمتها ولخاطبتك بها ولكن مايحز في نفسي أن كثير أو اغلب من يدافعون عن اللغة الأمازيغية لايتسعملونها حتى في جلساته وخطابتهم السياسية وهذا في رايي بحاجة إلى مراجعة
      عيدك مبارك وعلى جميع أهلنا وأخوتنا في بلاد القبائل والجزائرين جميعا




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  • Mohamed J.
    18 octobre 2012 at 12 h 37 min - Reply

    @ Admin.

    Je n’en doute pas, il s’agit bien d’un sujet à débat et c’est pour cette raison que je donne mon point de vue, autrement je ne l’aurais pas fait.

    Et moi aussi j’assume ce que je dis et je ne pense pas avoir dit quelque chose de répréhensible.

    Si la pub n’était pas le but n’y a t il pas d’autre références que celles de l’auteur pour nous convaincre de ce qu’il avance ?

    Prouver c’est faire témoigner les faits ou les autres et non pas ses propres élucubrations surtout pas consignées dans des livres proposés à la vente par lien direct de référence.

    D’autre part à la différence de Ait Ahmed, de Benkhedda accusés par les bravaches venus des frontières, l’Emir Abdelkader dort du sommeil du juste depuis fort longtemps et n’a pas la capacité de se défendre.

    Je ne disconviens pas que Ahmed Bey a assuré une défense locale, mais il n’avait aucune chance sans une alliance avec Abdelkader pour mobiliser toutes les ressources de l’Algérie, chose qu’il a refusée pour des raisons de gloire personnelle et de volonté de leadership .




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  • Mohamed J.
    18 octobre 2012 at 12 h 39 min - Reply

    ps: Moi aussi je ne suis pas un pseudo.




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  • khaled
    18 octobre 2012 at 13 h 46 min - Reply

    Il aurait été plus louable de décrire l’apport du Bey de Constantine a la lutte anticolonialiste au lieu de comparer l’Émir et le Bey lui-même.

    Personne ne peut prétendre que nos valeureux leaders ont été parfait, mais chacun a apporter sa contribution a la LONGUE lutte armée, dont le peuple fut le seul héros.

    Je recommande a M. BADJADJA l’excellent ouvrage de l’Anglais:

    CHURCHILL, Charles-Henry
    La Vie d’Abdel Kader / Charles-Henry Churchill ; introd, trad. et notes de Michel Habart . –
    Alger : SNED , 1981 .- 353 p. : couv. ill. ; 21 cm
    En ann., correspondance
    Cote Bibliothèque IMA 921.2 (613) ABD Q

    dont une version originale en Anglais peut être télécharger ici:

    http://archive.org/details/lifeofabdelkader00churuoft

    Amicalement
    Khaled




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  • DANGER A L’HORIZON
    18 octobre 2012 at 13 h 52 min - Reply

    Monsieur Abdelkrim BADJADJA, j’ai lu votre intervention et je l’ai trouvé franchement fort inintéressante.
    Mais je ne comprends pas comment un archiviste comme vous considère les Turcs comme des « non colonisateurs ». Donc, pour vous par voie de conséquence, les Turcs sont des algériens. Je rêve ou quoi !!!???
    Abdelkrim BADJADJA , il s’agit d’histoire si je comprends bien . Or l’histoire, la vraie, nous apprends que l’Algérie a été envahie (avec des intentions belliqueuses ou non belliqueuses…c’est selon ..), par les romains, les vandales, les arabes, les Turcs , les Français. C’est une vérité indéniable. Donc, pour moi , les Turcs ne sont pas ALGERIENS. Je ferme la parenthèse.

    Pour ce qui concerne de l’émir Abdelkader, je pense que le Traité de le Tafna qu’il a signé avec Bugeaud, si je ne me trompe pas, a été un traité de reddition plus qu’un traité de victoire sur le colonisateur. Alors que l’armée française était en grande difficulté militaire, voilà que notre émir des croyants n’a rien d’autre à faire que d’offrir un grand gâteau à la France en lui attribuant une SOUVENRAINTE sur une grande partie du Territoire algérien, à peu près le centre-est du pays actuel.
    Abdelkader accepte DONC ce partage du pays pour que la France lui laisse TRANQUILLEMENT exercé son AUTORITE sur la partie ouest du pays. Ce n’est que lorsque l’armée française a rompu le traité en voulant annexer le centre, surtout Alger, que notre Emir c’est fâché.

    Je souhaite donc que quand on parle d’histoire, on dise TOUT. On parle de Amirouche, grand guerrier contre le colonialisme, avec sa « bleuite », mais je voudrais bien entendre parlé de notre émir, grand guerrier contre le colonisateur aussi, mais avec son traité « bleuite » de la Tafna combien même ses origines remontent à la tribu berbère des Banou Ifren (Zénètes) et qu’il serait un des descendants du prophète Mahomet (QLSSSL).

    IL FAUT DÉMYTHIFIER L’HISTOIRE DE NOTRE PAYS : c’est comme cela qu’on l’aimera encore plus.

    PS-1 : Je veux ajouter à l’attention du pouvoir FLN/DRS que l’HISTOIRE de notre pays ne remonte pas SEULEMENT à 1954,ou à 1830,ou à l’empire Ottoman,ou à 632, ou à l’an zéro de notre ère, mais bien, bien avant !

    PS-2 : Pour ce qui est du racisme , il y en a de tout bord ! Moi même, je ne remet pas en cause la lutte de Hadj Ahmed Bey Ben Mohammed Chérif contre l’occupation des troupes françaises.

    PS-3 : L’émigration au Canada, en France ou aux Qatars n’a rien à voir avec le racisme. Avoir une bi-nationalité n’a rien à voir avec le racisme. Je connais même beaucoup de militant du FIS qui ont fui l’Algérie (oui du FIS) qui ont pris la nationalité française. Oui, authentique, chers compatriotes du net !
    Il faut arrêter la science fiction !




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  • Lamine Oulebsir
    18 octobre 2012 at 14 h 35 min - Reply

    Mr Badjdja, est’il nécessaire de citer quelqu’un comme Ferhat Mhenni ?




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  • Lamine Oulebsir
    18 octobre 2012 at 14 h 47 min - Reply

    Mr Badjadja, est’il nécessaire de dicréditer l’émir Abdelkader pour parler de Hadj Ahmed Bey ?
    L’émir Abdelkader fait partie des mythes fondateurs de notre pays. Hadj Ahmed Bey devrait en faire partie aussi.




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  • س.ج
    18 octobre 2012 at 15 h 18 min - Reply

    عند قرأتي للمقالة وفي البداية بدا لي الكاتب منطقيا في طرحه حول الظلم التاريخي لشخصية أحمد باي ,ولكن، لا يعني أن أنصاف أحمد باي يجب ان يكون على حساب شخصية تاريخية عظيمة وهدمها وتشويهها كرمز من رموز الجزائر..دون دليل تاريخي بين، بل مجرد تأويلات تاريخية..أنا لن أذهب إلى ماذهب اليه صديقي وأخي محمد ج ، وعلى الرغم من أنني لا علاقة لي بالتاريخ ولكن كمواطن جزائري كانت لي فرصة قراءة أجزاء من تاريخ بلادي من عدة مصادر مختلفة ..لهذا فإنني سأطرح بعض الاسئلة والآراء

    أولا : يسأل الكاتب ويقول: اين كان الامير عبد القادر قبل 1932؟ وهنا لا أدري ماذا يقصد الكاتب بهذا السؤال، غير الوجيه في رأيي،اللهم إلا إذا كان يهدف به شيئا آخر، لأن الأمير بد القادر لم يكن لا زعيما ولا قائدا و لاحاكما لأية منطقة يوم دخول فرنسا للاراضي الجزائرية، بل أنتقل امر قيادة المقاومة له بعد قصة وأحداث اعتقد أن أغلب من قرأ تاريخ الجزائر يعرفهاوهي من المتعارف والمتفق عليه، اللهم إلا إذا كان الكاتب لديه معلومات أخرى فليطرحها مشكورا وسنترك الرأي للمؤرخين الجزائريين يعطوا رأيهم

    الآن عندما يطرح الكاتب هذا السؤال عن ماذا كان يفعل الأمير عبد القادر سنة 1930، ويستعمله كمقدمة ضمنية ..فإنني اقول كمايقال في هذه المواقف: أول القصيدة كفر..ولايمكنني إلا أن اشك في موضوعية الكاتب في سرد أو مناقشة الأحداث التاريخية
    طبعا الكاتب يمحو بجرة قلم واحدة كفاح 15 سنة ضد المستعمر، وليس كفاح فقط بل محاولة بناء دولة حديثة، في فترة خانه فيها أبناء الوطن قبل غيرهم، ويتجاوز الكاتب أحداث كثيرة وتعقيدات تاريخية وخيانات وغدر من أطراف عدة داخلية وخارجية وهو العارف بهذه الأمور

    طبعا، إذا أراد الكاتب أن يعيد كتابة التاريخ فليفعل، ولكن يأتي بالشواهد والأدلة الدامغة ونحن على الإستعداد أن نحذف صورة الرمز الوحيد الذي مازال يستحي حكام الجزائر من محوه من الأوراق النقدية ولنستبدله بكبش أو بقرة (ولو أن الكبش اليوم غالي) ..وهكذا سنكتشف أن هذه البلاد لم تلد إلا الخونة والعملاء ..وفي هذه الحالة سأضع يدي في يد – محافظ البنك المركزي السابق والذي أعتقد أنه كان أخو الجنرال تواتي- وأطالب بأن لاتوضع صورة اية رمز وطني لأن الجزائر كلها خونة و الكائن الحي الوحيد الذي لم يخن هذه الأرض هو حيوانتها التي لا تفكر لهذا لم تخن
    وربما هنا أختم هذه الفقرة بسؤال: أين كان العربي بن مهيدي وآيت أحمد وسي الحواس..قبل 1954؟

    ثانيا: يتهم الكاتب الأمير عبد القادر أنه ذهب إلى بلاد الشام براتب حتى يخدم المصالح الفرنسية. وهنا أطلب من الكاتب أن يذكر لنا ماهي المصالح الفرنسية التي خدمها وماهي مصادره وحججه في ذلك؟ اللهم إلا إذا كان دوره الفارق في حماية المسيحين في الفتنة الشهيرة..و التي لا أعتقد أن الكاتب يمكن أن يعتبرها شيء آخر غير انها دليل على تسامح الرجل وبعد نظره ..هذا التسامح الديني الذي نحن بأمس الحاجة إليه اليوم ، كما مااحوج سوريا اليوم له وحفيد الامير في سجونها

    أخيرا: أقول للكاتب شكرا على محاولته أنصاف احمد باي وفضح كثير من محاولات التلاعب بلحمة هذا الوطن وتمزيقه، ولكني أرجوا منه أن لا يكون طرفا في تشويه رمز من رموز الجزائر الحديثة ومحو تاريخه المجيد مهما كانت مؤاخذتنا عن بعض تصرفاته اللاحقة والتي لها سياقها وظروفها
    كما أن الأمير عبد القادر يقدم كرمز للكفاح ضد المستعمر ومؤسس الجزائر الحديثة ( التي حتما فشل الأتراك في إرساء قواعدها ) ، جزائر يكون فيها سكانها مواطنين وليس مجرد مواطنين من الدرجة الثانية..ومادمنا هذا هو ما نقدمه لأبنائنا عن الأمير عبد القادر فهذا يكفي الرجل ويجعله رمزا من رموزنا التي نرفض أن تمس .مهما فعلت بعد مرحلة الكفاح والسجن .. وهنا أذكر أخي الكاتب بقصة ذلك الصحابي (حاطب) الذي شهد غزوة بدر ولكنه اراد ان يسرب خبر نية الرسول غزو مكة فلما قال الصحابة دعنا نضرب عنقه فقال: لعل الله اطلع على أهل بدر فقال اعملوا ما
    شئتم فقد غفرت لكم

    وأنا أقول لك إن مافعله الرجل لايمكن محوه بقبوله منفاه في سوريا و (ورفضه العيش في فرنسا) وقبوله راتب منهم..لأن من يخون وطنه ودينه لا يمكنه أن يقاوم 15 سنة..اللهم إلا إذا كان الأمير عبد القادر حالة تاريخية فريدة




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  • HOUARI
    18 octobre 2012 at 16 h 50 min - Reply

    La vie de l’Émir Abd el-Kader (1808-1883) fut d’une richesse exceptionnelle. Dès la
    vingtaine, il s’est retrouvé en charge de la résistance au début de la colonisation française en
    Algérie. Durant son emprisonnement en France (Toulon, Pau, Amboise), il initia des dialogues
    à la fois interculturels, interreligieux, et inter-civilisationnel d’une très grande profondeur.
    Son exil se poursuit ensuite à Brousse, au sud d’Istanbul, puis à Damas où il vécut les dernières
    années de sa vie.
    L’Émir fut à l’origine de la renaissance arabo-musulmane, ainsi que d’un dialogue islamo
    -occident à l’avant-garde de son temps. De plus, il a marqué le renouveau de la pensée mystique
    du Cheikh el-Akbar, Ibn Arabi (1165-1240), qui continue d’influencer les développements
    contemporains en matière d’études mystiques modernes. Ce colloque universitaire veut
    approfondir les connaissances que nous avons de la figure complexe de l’Émir Abd el-Kader,
    mais aussi de l’impact que son héritage peut continuer d’avoir aujourd’hui dans les dynamiques
    inter-civilisationnelles .
    الامير عبدالقادر رمز الرجوله والبطوله

    Amicalement votre




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    • DANGER A L’HORIZON
      18 octobre 2012 at 22 h 27 min - Reply

      Monsieur @HOUARI , je suis en accord avec vous sur bien des points. Mais, je vous prie de bien vouloir lire le traité suivant signé par Abdelkader lui-même et Bugeaud devant le Sceau de Desmichels :

      Voici le traité (c’est de l’histoire « archivistique » , donc authentique :lisez !.

      Article 1 : L’Emir Abd el Kader reconnaît la souveraineté de la France.

      Article 2 : La France se réserve, dans la province d’Oran, Mostaganem, Mazagran, et leurs territoires, Oran Arzew, et un territoire, limité comme suit : à l’Est par la rivière Macta, et les marais dont elle sort ; au Sud, par une ligne partant des marais précités, passant par les rives sud du lac, et se prolongeant jusqu’à l’oued Maleh dans la direction de Sidi Saïd ; et de cette rivière jusqu’à la mer, appartiendra aux Français. Dans la province d’Alger, Alger, le sahel, la plaine de la Metidja – limité à l’Est par l’oued Khuddra, en aval ; au Sud par la crête de la première chaîne du petit Atlas, jusqu’à la Chiffa jusqu’au saillant de Mazafran, et de là par une ligne directe jusqu’à la mer, y compris Coleah et son territoire – seront français.

      Article 3 : L’Emir aura l’administration de la province d’Oran, de celle du Tittery, et de cette partie de la province d’Alger qui n’est pas comprise, à l’Est, à l’intérieur des limites indiquées par l’article 2. Il ne pourra pénétrer dans aucune autre partie de la régence.

      Article 4 : L’Emir n’aura aucune autorité sur les Musulmans qui désirent résider sur le territoire réservé à la France ; mais ceux-ci seront libres d’aller résider sur le territoire sous l’administration de l’Emir ; de la même façon, les habitants vivant sous l’administration de l’Emir pourront s’établir sur le territoire français.

      Article 5 : Les Arabes habitant sur le territoire français jouiront du libre exercice de leur religion. Ils pourront construire des mosquées, et accomplir leurs devoirs religieux en tous points, sous l’autorité de leurs chefs spirituels.

      Article 6 : L’Emir livrera à l’armée française 30 000 mesures de blés, 30 000 mesures d’orge et 5 000 bœufs.

      Article 7 : L’Emir aura la faculté d’acheter en France, la poudre, le souffre, et les armes qu’il demandera.

      Article 8 : Les kouloughlis désirant rester à Tlemcen, ou ailleurs, y auront la libre possession de leurs propriétés, et seront traités comme des citoyens. Ceux qui désirent se retirer dans le territoire français, pourront vendre ou louer librement leurs propriétés.

      Article 9 : La France cède à l’Emir, Rachgoun, Tlemcen, sa citadelle, et tous les canons qui s’y trouvaient primitivement. L’Emir s’engage à convoyer jusqu’à Oran tous les bagages, aussi bien que les munitions de guerre, appartenant à la garnison de Tlemcen.

      Article 10 : Le commerce sera libre entre les Arabes et les Français. Ils pourront réciproquement aller s’établir sur chacun de leurs territoires.

      Article 11 : Les Français seront respectés parmi les Arabes, comme les Arabes parmi les Français. Les fermes et les propriétés que les Français ont acquises, ou pourront acquérir, sur le territoire Arabe, leur seront garanties : ils en jouiront librement, et l’Emir s’engage à les indemniser pour tous les dommages que les Arabes pourront leur causer.

      Article 12 : Les criminels, sur les deux territoires, seront réciproquement livrés.

      Article 13 : L’Emir s’engage à ne remettre aucun point de la côte à aucune puissance étrangère, quelle qu’elle soit, sans l’autorisation de la France.

      Article 14 : Le commerce de la Régence ne passera que par les ports français.

      Article 15 : La France maintiendra des agents auprès de l’Emir, et dans les villes sous sa juridiction, pour servir d’intermédiaires aux sujets français, dans tous les différends commerciaux qu’ils pourront avoir avec les Arabes. L’Emir aura le même privilège dans les villes et ports français

      Devant le général Desmichels commandant la province d’Oran. Le sceau de l’émir est apposé sous le texte arabe, celui du général Bugeaud sous le texte français.

      PS : Il ne faut pas oublier que ce traité a été signé alors que l’armée française venait de subir des ddéfaites militairement parlant.

      Cela n’exclue pas le fait que Abdelkader est un vrai guerrier et qu’il a eu à combattre le colonialisme selon les périodes.Mais ce n’est pas un super héros, comme le dit ce traité qu’il a signé de ses propres mains. Voilà, mon frère. Il faut jeter de temps en temps des coups d’œils sur les archives comme le font les historiens. Moi je n’en suis pas un, mais je me méfie des histoires que me raconte le FLN/DRS « depuis désormais jusqu’à dorénavant » ! Ok




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  • DANGER A L’HORIZON
    18 octobre 2012 at 17 h 37 min - Reply

    Monsieur Abdelkrim BADJADJA, je vous demande pardon mais je ne voulais pas dire :
    « j’ai lu votre intervention et je l’ai trouvé franchement fort inintéressante. » mais au contraire que je la trouve plutôt fort ININTÉRESSANTE.
    C’est très sincère ce que je dis et je vous demande de bien vouloir m’excuser pour cette énorme bévue et cette erreur d’orthographe qui ne correspondait pas à ce que je voulais dire loin de là.
    Merci

    =======================================

    !!!!!!!!!!!!!!!!!!!?????????????????????
    La Rédaction LQA




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    • DANGER A L’HORIZON
      18 octobre 2012 at 17 h 39 min - Reply

      Monsieur Abdelkrim BADJADJA, pour tout le reste de mon intervention, je l’assume évidemment.




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  • DANGER A L’HORIZON
    18 octobre 2012 at 17 h 43 min - Reply

    e demande gentiment au modérateur de corriger le mot « inintéressant » par « INTERESSANT » C’est incroyable j’ai refait la même connerie dans ma rectification !..avant qu’il ne soit trop tard car on va croire que je fais expres !MERCI




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    • nanny
      12 décembre 2012 at 10 h 52 min - Reply

      cela s’appelle un acte manqué




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  • badro
    18 octobre 2012 at 18 h 04 min - Reply

    Bonsoir,
    tout d’abord je remercie ce site de nous avoir apporter pas mal d’information sur nos divers chefs historiens,
    quant-à ce sujet, il faut admettre toute a été fait d’un commun accord entre le Général DE GAULL et le FLN, on nous ont appris à ‘école que l’Emir était un héros de la révolution etc..cependant on nous a très rarement parlés de EL HAJ BEY DE Constantine, donc toute est manipulés et au même temps relative, a mon avis cela se résume que nos historiens ont trahi leurs consciences et on suivi un soit un seul homme soit un seul parti?!Mais nous voulons la vérité.
    barak allah fik ya Monsieur bejaja de nous cultiver autrement.




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  • Abdelkader Dehbi
    18 octobre 2012 at 18 h 36 min - Reply

    @ — M. Badjadja :

    Certes, la mémoire de Hadj Ahmed Bey qui est l’une des grande figures de la résistance à l’invasion coloniale, mérite amplement les hommages du peuple et de la nation algérienne ; mais cet hommage ne doit en aucune façon se faire en diminuant les mérites – voire en discréditant – d’autres acteurs de premier plan de la résistance algérienne comme l’illustre Emir Abd-El-Kader. Vous venez-là, de porter un coup sévère à votre propre crédibilité professionnelle d’archiviste en faisant preuve d’un esprit de clocher inadmissible pour un intellectuel, à moins qu’il ne s’agisse – et c’est encore pire – de graves lacunes dans votre connaissance de la biographie de celui qui continue d’incarner la résistance du peuple algérien à l’invasion coloniale française, malgré les campagnes récurrentes et souvent venimeuses de dénigrement dont il fait régulièrement l’objet.




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  • Adel H.
    18 octobre 2012 at 19 h 24 min - Reply

    Il y a une phrase que j’ai retrouvée plusieurs fois dans certains commentaires publiés sur LQA ces derniers temps. Elle dit en gros que la parole, lorsqu’elle est prononcée en public, se doit d’être responsable. Je ne sais pas si notre ami Abdelkrim Badjadja à pensé à l’effet que pourrait avoir le texte qu’il a écrit sur le Bey Ahmed et l’Émir Abdelkader et qui nous est proposé aujourd’hui par notre bien-aimé journal en ligne, LQA. L’obus étant sorti du canon et ne sachant y retourner, continuons donc le travail d’investigation et de remise en question entamé par Si Abdelkrim et essayons d’y apporter une autre petite touche, afin que, débat démocratique oblige, toutes les opinions puissent être connues et appréciées par les honorables lecteurs et lectrices.

    1- Que faisait l’Émir Abdelkader avant 1832? Si ce que rapportent les historiens est vrai, alors je crois bien qu’il avait 24 ans en 1832, ce qui me paraît plutôt jeune pour prendre la tête d’une résistance armée qui englobait une grande partie du territoire national et faire face à des troupes aguerries conduites par des généraux formés dans les meilleures académies militaires, s’imposer à des chefs de tribus plus anciens et peut-être plus puissants que lui et jeter les bases d’un État authentiquement algérien (et non pas une simple Régence dont les chefs successifs étaient tous venus de Turquie ou d’ailleurs).

    2- Comme tous les Algériens et Algériennes de ma génération, j’ai appris l’histoire de mon pays à l’école et cette histoire, il est vrai, a parlé d’Ahmed Bey tout à fait incidemment, alors qu’elle a fait de l’Émir Abdelkader une grande figure mythique. Devrions-nous, comme le suggère Si Abdelkrim, procéder à une déchirante révision et déboulonner la statue de l’Émir qui se trouve à la place qui porte son nom à Alger, afin d’y mettre celle d’Ahmed Bey? J’avoue que cette perspective ne m’enchante guère. Pourquoi? Pour moi, Ahmed Bey était un personnage important de l’État turc qui dirigeait l’Algérie. Je crois bien qu’il en était le deuxième homme le plus puissant, après le dey Hussein. Or, cet État avait lamentablement failli dans la manière dont il mena la défense du pays contre l’envahisseur français et Ahmed Bey était partie prenante dans cet échec.

    3- Si les Algériens de l’époque étaient totalement satisfaits de leurs dirigeants et de leur État, alors pourquoi Abdelkader ne se proposa-t-il pas de restaurer cet État et ne se mit-il pas sous les ordres d’Ahmed Bey, son représentant officiel, plus âgé et plus expérimenté que le jeune homme de 24 ans (il avait 46 ans en 1832)? Voilà une question que l’on doit se poser.

    4- J’avoue que le jeune homme inconnu de 24 ans, fin lettré et homme de foi, tout autant que grand chef militaire, que fut Abdelkader est pour moi une figure bien plus attachante que celle du bey qui avait fait partie des personnages de tout premier plan de l’État turc dont la débâcle entraîna l’occupation du pays et si je dois opter pour l’une des deux personnalités comme figure représentative de l’Algérie moderne en train de naître dans la douleur, alors c’est sans l’ombre d’un doute celle d’Abdelkader que je choisis (et je suis natif de l’Algérois et non de l’Ouest). Abdelkader représente l’Algérie enfin seule avec elle-même et obligée d’affronter l’envahisseur en comptant sur ses seuls enfants, non sur une armée venue d’ailleurs. Ahmed Bey, quant à lui, malgré sa bravoure, était le dernier représentant d’un pouvoir défaillant, composé dans sa quasi-totalité de Turcs et qui n’avait pas été en mesure de défendre le pays contre cet envahisseur.




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  • sahraoui
    18 octobre 2012 at 22 h 18 min - Reply

    أنا أرى أن اشئلة الكاتب المطروحة ليست بالدليل ذكي عن الخيانة خاصة بعد الاعتراف بحرب دامت 15سنة قادها الأمير عبد القادر وهذا ليس بقليل لو قورنت بالقوة التدميرية للنيران في العصر الحديث كما إننا محكومون بالشرعية الثورية من طرف أناس لم يقاتلوا حتى 7 سنوات كاملة .
    كما انه من 1830 إلى 1832 سنتان هذا ليس بالكثير لكي تتمركز القوات الغازية وتتحرك إلى عمق البلاد بعد تنظيم الجيوش وخطوط الإمداد باعتبار أن المقاومات موضوع النقاش كانت في العمق .ومعروف أن المقاومة تنتظر الهجوم ومن ثم تقاوم ولا تغادر مواقعها وتهاجم.وقد ذكر الكاتب أن احمد باي كان يتبنى هذه الإستراتيجية وهى ترك العدو يتوغل في العمق ومن ثم الالتفاف عليه وقطع الخطوط اللوجستسكية عليه .وهذا ربما ما فعلته جماعة الأمير عبد القادر من تنظيم وتحضير وهيكلة. حيث أن سنتان لوصول الجيوش مع تمشيط الطريق إلى العمق في ذلك الوقت ليس بكثير.




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    • س.ج
      18 octobre 2012 at 23 h 53 min - Reply

      @DANGER A L’HORIZON
      أعتقد أنك بمحاولتك تشويه الأمير ع القادر وسعادتك بتشويهه هي أكبر خدمة يمكن تقديمها لـ د.ر.س
      والغريب أنك سعيد بهذه النقطة فقط من مقالة الكاتب وأعترضت على جميع نقاطه الأخرى تقريبا او حاولت تحويرها..كما لم تنسى الفيس في طريق ( ذكرتني بأسلوب سوق الفلاح: شكارة سميد وبيوش معاها) ..على كل حال على الرغم من تكرارك لكلمة د.ر.س إلا أنني اجد تناغم كبير بين ماتقول وبين ماريدده أزلام د.ر.س وذكرتني باللآية القرآنية
      كذلك قال الذين من قبلهم مثل قولهم، تشابهت قلوبهم

      أقول لك شيئا: مواد الإتفاقية التي عرضتها نعرفها ولاتنقص من قيمة الأمير في قلوبنا..فحتى الرسول أمضى إتفاقية هدنة مع كفار قريش وكانت فيها مواد مذلة في ظاهرها..ولو أني أشك أن هذه المقارنة تعني لك شيئا

      ربما كان عليك وعلى كاتب المقالة ان يبحثوا في الظروف الحقيقية وتفاصيل حروب الامير مع فرنسا والخيانات من قبائل متعددة
      الامر الآخر والأهم تمنينا من الأستاذ بجاجا كباحث في التاريخ أن يقدم لنا دارسة تاريخية يخبرنا فيها عن كيف وصلت الجزائر إلى أيدي من يحكموننا اليوم وعن الزعماء المزيفين والمجاهدين المزيفين فعلا وكيف تم افراغ الثورة من محتواها….وهل من المقبول والمنطقي أن يكون رضا مالك فعلا رجلا مجاهدا ومناضلا وطنيا لدرجة يكون فيها رئيس تحرير جريدة الثورة وعراب والناطق الرسمي للوفد الجزائري في إتفاقيات إيفيان ..وماذا عن علي هارون؟ أنا شخصيا لايمكنني أن أؤمن بهكذا ثورة وأعتقد أن الذين كانوا يستشهدون في الجبال كانوا يقاتلون عن هدف آخر غير الذي كان يؤمن يه رضا مالك وعلي هارون واسماء أخرى لا داعي لذكرها..أعتقد أن هذه الجوانب التاريخية التي تهمنا اليوم و تلمس حياتنا مباشرة..أما محاولة تشوية الأمير و تقديس أحمد باي فلن تغير في واقعنا اليوم شيء وربما نناقشها عندما تكون لدينا دولة حرة تستطيع أن تجبر فرنسا على تسليمنا أرشيفنا كاملا غير منقوص




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  • Afif
    18 octobre 2012 at 23 h 42 min - Reply

    @ Abdelkrim BADJADJA :

    Votre article m’a fait sortir de mes gonds, j’ai tout de suite pensé que votre réaction était due au fait que vous êtes propablement d’origine turque, trahie par votre nom de famille et que par conséquent, vous estimez qu’on ne parle pas assez de la résistance turque à l’occupation française, car c’est bien de cela qu’il s’agit, Ahmed Bey n’ayant conçu son combat contre la France que dans le cadre de la Sublime Porte.

    Bon, oublions tout ça et venons-en aux faits. Je vais parler en vrac, mais avec le débat s’il y a lieu, nous essaierons de l’organiser.

    Une fois, j’ai fait une remarque dans un forum en disant que j’ai été outré que la France ait pu franchir sans combat les Gorges de Palestro pour aller occuper Constantine. Vous m’avez alors informé que les troupes françaises sont venues d’Annaba et non d’Alger. Soit, je voudrais bien savoir, indépendemment de la prise de Constantine, à quelle date les troupes françaises ont-elles franchi les Gorges de Palestro pour la première fois et à qelle date, elles ont été combattues dans ces Gorges ? Ceci, pour mettre les choses au clair, car, c’est inadmissible que les troupes françaises aient pu se promener dans les Gorges de Palestro sans tirer un seul coup de feu.

    Deux, vous reconnaissez et c’est honnête de votre part que « Hadj Ahmed Bey écrira à son adjoint Benaïssa : « Si j’avais à choisir entre faire alliance avec l’Emir Abdelkader pour combattre les Français, ou faire alliance avec la France pour combattre l’Emir Abdelkader, je préférerais encore faire alliance avec les Français ! ». Avec une telle position, je pense que la messe est dite. C’est impensable, c’est du racisme anti-autochtone pour faire simple. Monsieur n’admet pas que ses sujets algériens puissent prendre leur destinée en mains, il ne l’a sans doute jamais imaginé à l’époque où il régnait en maître sur l’Algérie.

    Trois, vous dites que la résistance de l’Emir Abdelkader n’a commencé qu’en 1832 : ce qui est vrai dans le cadre de la direction nationale qui lui a été confiée, mais avant 1832, il s’était déjà révolté contre les turcs d’Oran et contre les français, mais seulement dans le cadre de sa tribu. A clarifier, car je manque de données exactes : ce qui est sûr, c’est qu’il avait les turcs en abomination comme beaucoup d’algériens de l’époque, vu le comportement indigne des turcs vis-à-vis de la population.

    Quatre, le Traité de la Tafna : c’est à peu près le même genre de traité qu’a signé notre Prophète Mohamed QSSSL avec les Koreichites, le traité de Hodeibia ainsi que le même qu’a signé le grand Lénine avec les Allemands au cours de la Guerre 14/18, à savoir le Traité de Brest-Litovsk. Ce sont des traités qui comportent beaucoup de concessions à l’ennemi et ce, pour permettre à la résistance de souffler et de prendre des forces. Même dans le cas où l’Emir Abdelkader aurait dit que les armes qu’il allait acheter à la France, il les utiliserait pour défendre sa frontière Est, cela ne pourrait être considérée que comme une ruse de guerre, quoi que, il n’était pas inutile pour l’Emir Abdelkader de réduire la résistance de Bey Ahmed à son leadership pour unifier les rangs de la Résistance à l’échelle nationale (cf conflit FLN/MNA 1954/1962).

    Enfin, vous insistez pour dire que l’Emir Abdelkader est l’ami de la France avec la précision « coloniale » dite à dessein pour nuire : en fait, il était l’ami de la France et non du colonialisme, nuance. Excepté un arrière petit-fils qui s’est fourvoyé avec les sionistes, tous ses descendants ont combattu la France coloniale, et pas seulement l’Emir Khaled. Par ailleurs, s’il avait été l’ami de la France coloniale, il aurait dû être son représentant en Algérie comme le Bao-Daï vietnamien ou le Bachagha Boualem. S’il a choisi l’exil, c’est bien parce qu’il refusait l’occupation française : l’exil a été sa dernière cartouche.

    Quant à son amitié avec la France non coloniale, il faudrait plutôt s’énorgueillir et faire fructifier cette amitié. Par les temps qui courent, ce serait plutôt un bon investissement et un désaveu des illuminés qui font honte à l’Islam.




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    • DANGER A L’HORIZON
      19 octobre 2012 at 15 h 10 min - Reply

      Cher @afif vous pensez que le Traité de la Tafna est une tactique de L’émir, mais ce qui me paraît très intriguant c’est que ce traité en défaveur de l’Algérie a été signé alors que les troupes françaises étaient en déroute. Les troupes françaises venaient de subir des pertes sur plusieurs fronts. Alors énigme de l’histoire dirons nous !!!!????




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  • Mohamed J.
    19 octobre 2012 at 0 h 08 min - Reply

    @Adel.

    J’ajouterai que si l’Emir Abdelkader n’a été investi qu’ 24 ans, il a commencé les combats dès le début de l’invasion à 22 ans sans discontinuer pendant 17 ans et non pas 15 ans comme le dit notre ami @Sine Jime qui ne compte qu’a partir de l’investiture.

    A quelqu’un qui lui demandait s’il pensait vaincre la France après sa capture, il répondit oui mais pas les 4 dernières et la personne d’insister mais alors pourquoi vous avez continué ? Par devoir dit il et pour qu’on ne dise pas que nous avons fui le combat.

    Passer dix sept ans sur un cheval à défendre son pays, n’est pas une sinécure, ça donne des hémorroides dirait l’autre.

    Revenons au premier traité qui institue une trève avec l’envahisseur et qu’on présente comme un cadeau fait à la France. L’Emir Abdelkader sent que la force militaire de l’adversaire est supérieure à la sienne et s’il n’a pas fait d’études militaires ou politiques, il a étudié la Sunna du prophète et le Coran. Or dans la tradition du prophète existe un cas de trève semblable qui a permis au prophète de consolider ses positions et son armée et quand ses adversaires réagirent il était trop tard pour eux. C’est exactement ce que boulait faire l’Emir Abdelkader et usant de la coopération des français pour batir des usines modernes d’armes, telle celle dont la poudrière éclata et que bravant le danger il se mit en personne à rechercher les blessés pour leur apporter secours et ce afin d’encourager ses éléments qui avaient peur de braver le danger. En outre l’article 7 du traité lui permet d’acheter les maières premières et même les armes fabriquées par les français.Et quand les français s’aperçurent que les forces de leur adversaire augmentaient ils reprirent la guerre, mais lui l’avait prévu. Il s’agit d’une affaire de stratégie et non pas de reddition ou de partage de territoire. Il faut mettre les choses dans leur contexte, l’émir Abdelkader constituait une armée plus ou moins moderne à partir de bédouins habitués à un combat autre que celui pratiqué par l’armée française qui venait de sortir de sa guerre de Prusse et était beaucoup plus aguerrie et mieux équipée.

    J’y reviendrai in cha allah.




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  • Afif
    19 octobre 2012 at 0 h 09 min - Reply

    @ Abdelkrim BADJADJA :

    J’ai dit que je vais intervenir en vrac, j’ai oublié un détail important : les Oulémas du monde entier devraient étudier le parcours de l’Emir Abdelkader sous toutes se facettes et à mon avis, ils tomberaient d’accord pour le classer avec les Khoulafas Rachidines et Omar Adelaziz. A moins que ce ne sont que des Oulémas de seconde catégorie et que la personnalité de l’Emir les dépasse.




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  • Ahmed_Amin
    19 octobre 2012 at 0 h 30 min - Reply

    Je n’arrive pas à comprendre qu’on ne puisse pas décoller des mêmes « strategies discursives » que ceux que l’on prétend combattre, je n’arrive pas à comprendre notre incapacité a nous délivrer de nos chaînes d’esclaves.

    La majorité de nos intervenants ici, pour donner autorité a leur discours, ou a leur démonstration ont besoin dans l’ordre de 3 choses:
    1/ du pouvoir
    2/ de la France
    3/ et enfin de l’exclusion

    Demonstration:

    Pour appuyer son idée que Ahmed Bey est un héros « national » il faut qu’il nous dise que le régime, l’a ignoré(je vous fais quand même remarquer que l’Aéroport de Constantine, baptisé par ce même régime qui n’a aucune légitimité, s’appelle bien Aïn El Bey…non?) et ensuite puisque ça ne nous suffit pas, il faut dire -l’argument massu du régime c’est des « harkas »- ben que l’historiographie Algérienne n’est rien sans l’histriographie Française-ce qui est en soi une ineptie- Et puis couronnement du tout et juste pour la Gloriole de notre cher Auteur, grande découverte! c’est Notre Emir qui etait un agent de la Dst!!!

    C’est pas sérieux!

    C’est tout a fait le droit de notre auteur d’introduire Bey Ahmed dans notre panthéon « National »( et si ça tenait a moi, ce panthéon couvrirait l’Algerie entiere!) Mais pourquoi en sortir notre Emir? pourquoi nous léser encore? pourquoi au lieu de faire de notre histoire une accumulation, une somme devons nous toujours en faire une soustraction?!! Pourquoi toujours nous mutiler au lieu de nous enrichir? Quel est le sens de tout ça?

    Et L’Emir de dire:« Mes frères, votre conduite est impie ! Qu’êtes-vous donc pour vous arroger le
    droit de tuer des hommes ? A quel degré d’abaissement êtes-vous descendus
    puisque je vois des Musulmans se couvrir du sang des femmes et des enfants ?
    Dieu a dit : « celui qui a tué un homme a commis un meurtre et il sera regardé
    comme le meurtrier du genre humain »




    0
  • MAJORORO
    19 octobre 2012 at 8 h 37 min - Reply

    Le malheur des algériens est qu’étant marqués pour toujours par cette empreinte culturelle indélébile française pour une grande part des populations et se sentant coupables en même temps de s’y plonger corps et âme, ils errent paresseusement dans ses parages en vivant sur cette rente divine et combien futile et éphémère de leur sous-sol mais sans toutefois y prendre part entière.
    Et pendant tout ce temps, cela grogne et grogne.
    A travers mes lecture de tous les journaux algériens électroniques ces temps-ci, on ne pourrait s’empêcher de penser que l’Algérie indépendante est bien arrivée à une impasse. Les jeunes loups de la Révolution sont vieux et avachis et regardent leur bilan flagrant de faillites généralisées, incrédules, ne comprenant pas comment cela est arrivé si vite. Ils disparaissent l’un après l’autre pour ne ressortir que comme articles de mauvaise presse et/ou de réajustement de l’histoire. Par contre si on remontait un peu cette histoire, on pourrait voir comme si bien narré dans cet article de Mr. AB que :
    L’Emir ou le Bey : voilà une bonne question. Le premier est de l’ouest, l’autre de l’ »est » LOINTAIN. L’un est ascétiquement près du sol et l’autre retranché dans ses harems juchés sur les hauteurs de son rocher. Tous deux étaient de fervents croyants qui ne les a pas empêcher de jouir de leur statut de seigneurs avec multitudes de privilèges, fortunes, nombreuses femmes et hommes de main, le tout sous la bonne et nonchalante soi-disant protection du Califat Ottoman. Ils ont tous deux été surpris de leur quiétude béante par l’arrivée soudaine de cette armée d’outre-mer. Il faut faire quelque chose et chacun s’organise comme il peut pour se débarrasser de cet ennui qui n’est que passager.
    Est-ce là un peu comme un prélude a ce qui se passe aujourd’hui ? Cela dura 132 ans et il semble qu’on n’a pas encore appris la leçon.
    Supposons que la France tourmentée elle-même à cette époque par ses propres bouleversements liés à des changements chroniques de régimes, avait eu la sagesse d’opter pour établir l’Emir comme souverain du pays au lieu de le combattre et cela malgré le républicanisme en vogue en ce moment-là. Elle s’en serait surement non seulement sortie grandie mais aurait rendu un grand service à ce malheureux pays. L’Algérie aurait alors devancé tous les autres pays de la région de MOAF (Moyen-Orient et Afrique du Nord) qui par ailleurs connaitront pareil sort, d’au moins 100 ans. On aurait eu aujourd’hui leur descendants mais beaucoup plus assagis et très racés comme dirigeants. Je suis entièrement convaincu que cela aurait pu être une meilleure voie que celle que l’on a connue. Beaucoup d’expériences malheureuses totalement inutiles auraient pu être évitées.
    La France en tant que mauvais bâtisseur d’Empire avait choisi le petit chemin de vouloir s’imposer directement par les armes. La médiocrité française a toujours été loin jusqu’à pondre ce FLN et consorts qui ont certes « libéré » le pays mais vite fait de le réoccuper. Ces derniers animés d’ambitions mal pensées et mal contrôlées, avaient ambitionnés d’établir une république a la française mais avec spécificités algériennes et beaucoup de sauce rouge qui tourne au vert ces derniers temps. En conclusion, un bon Emirat de quelques 200 ans aurait mieux servis ce pays que toutes ces tracasseries d’adjudants et colonels révolutionnaires de mauvais gout. Mais hélas, on ne refait pas l’histoire, c’est comme ça et j’en suis très désolé.




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  • Adel H.
    19 octobre 2012 at 8 h 56 min - Reply

    @DANGER A L’HORIZON

    Bonjour,

    Je crois qu’il ne faut pas perdre de vue le fait que l’État turc s’était effondré en 1830, avec la reddition d’Alger et le départ de tous les hauts dignitaires de l’État à commencer par le dey Hussein.

    Je pense qu’Abdelkader agissait en stratège et essayait de sauver ce qui pouvait l’être, étant donné le rapport des forces sur le terrain.

    Pour juger son action de manière équitable, il faut se demander qui a fait mieux que lui. Il ne s’agit pas non plus de dire que c’était un super-héros, mais de savoir si on doit, comme le suggère l’auteur de l’article, le faire descendre de son piédestal afin qu’Ahmed Bey – ou un autre – prenne sa place.

    Amicalement




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  • sahraoui
    19 octobre 2012 at 14 h 41 min - Reply

    Mr.س.ج
    Svp ces quoi DRS est ce que ces l’entreprise de sécurité en algerie ou bien droit de régime supérieur ou bien droit du région sud .je suis vraiment trouble de ce mot la que j’ai en tondue beaucoup quand les politiciens ou le people algérien parle




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  • Idris-Rayan
    19 octobre 2012 at 14 h 44 min - Reply

    Monsieur Badjadja, vous agissez de la même façon que ceux que vous dénoncez, à juste titre. Vous démolissez l’émir Abdel Kader pour réhabiliter Hadj Ahmed Bey qui fut, en effet, un grand résistant contre la colonisation française. L’Histoire (ou les historiens) a occulté son action pour son pays et son combat contre la France. Cependant, votre révolte ne justifie pas que vous vous départissiez de votre « esprit scientifique » pour donner libre cours à vos sentiments. Même si votre intention, louable au demeurant, était de rendre justice au Bey de Constantine, vous ne pouviez la fonder sur l’injustice que vous faites à l’émir Abdel Kader qui n’est responsable que des actes qu’il a lui-même posés. Je ne vous y assimile pas, mais en ce moment il y a comme un tir groupé contre ce grand homme politique, ce résistant infatigable et ce mystique éclairé. Défendez Hadj Ahmed Bey qui fut tout autant que l’émir Abdel Kader un homme de guerre remarquable pour ses valeurs, pour ce qu’il a été et ce qu’il a fait – et il a beaucoup fait pour l’Algérie, son pays. Si je puis me permettre ce conseil: ne desservez pas votre cause honorable, en ouvrant cette guerre stupide entre l’Est et l’Ouest. Avec toute ma considération.




    0
  • Abderrahmane
    19 octobre 2012 at 14 h 53 min - Reply

    Bonjour,

    Je ne comprends pas les motivations de Mr Badjadja d’écrire cet article, est ce que pour valoriser une personnalité de notre histoire on doit le faire au détriment d’une autre, est ce que les français lorsqu’ils parlent De Gaule doivent dénigrer Clemenceau.
    Mr Badjadja, votre article est un clou dans le cercueil de l’Algérie que ses ennemis la guettent de partout pour la diviser, arabe /berbère, autochtone /Turcs, les gens de l’intérieur /les gens du nord comme il a fait notre cher ministre de l’intérieur durant les élections législatives du mois de Mai dernier.
    Arrêter de ressusciter les idées mortes et les idées nocives de notre passée
    Regarder vers l’avenir, allumer des lanternes pour les jeunes générations, vous l’ancienne, arrêter de vivre dans le passé.
    Réunissez vos forces pour combattre le trio infernal (Pauvreté, l’ignorance, discorde)
    salam




    0
  • س.ج
    19 octobre 2012 at 15 h 15 min - Reply

    @ٍSahraoui
    DRS
    هي كل الذي قلته
    بالإضافة إلى
    la Direction Royale de la Societe




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  • Mohamed J.
    19 octobre 2012 at 16 h 34 min - Reply

    @Danger à l’Horizon.
    « PS : Il ne faut pas oublier que ce traité a été signé alors que l’armée française venait de subir des défaites militairement parlant ».

    Oui, cher ami, mais elle pouvait se redéployer, avait une flotte qui pouvait ramener d’autres contingents, avait toujours ses canons que l’Emir n’avait pas, utilisait une stratégie que l’émir ignorait, était aidée par d’autres nations Européennes ayant senti l’intérêt, etc..
    Et donc le traité lui a permis d’implanter des usines de fabrication d’armes et de munitions, canons etc…
    S’il est traité de grand homme, ce n’est pas surfait mon cher ami.




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  • elkouja
    19 octobre 2012 at 17 h 03 min - Reply

    Je voulais juste intervenir,@Afif : les Considérant de Monsieur Bedjaja sont loin d’être un démenti, Pour ceux qui connaissent mal l’histoire, Constatine est la dernière ville eus tombé en Algérie, el haj bey a résister jusqu’au bout, si vous n’êtes pas de Constantine vous pouviez toutefois visiter la ville et vous verrez y a combien de sortie souterraine qu’utilisez dans le temps el haj bey, il y a a peux près 15 portes et sa va jusqu’à 12km de chemins dans la roche de Constantine certain porte sont très visible et sont bétonner encore aujourd’hui,cela n’explique en aucun cas que l’émir abdelkader n’a pas fait la résistance, mais je dirais plutôt sont a jeux égale




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  • DANGER A L’HORIZON
    19 octobre 2012 at 18 h 46 min - Reply

    Dans le titre de Monsieur Mr Badjadja on y lis : » à l’ombre de l’Emir Abdelkader, ….« l’ami de la France coloniale » . Et bien je peux m’aventurer, moi aussi, à dire que le seul résistant algérien au colonialisme français qui a eu l’étiquette d »ami de le France », c’est l’émir Abdelkader.
    Ah, si il y a un autre plus récent :Ben bella.Si je me trompe pas, il n’y a que ces deux personnes qui ont eu des éloges de la part de la France coloniale.
    Il doit y avoir des raisons ….qu’on peut ignorer , non ????




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  • I.Massinissa
    19 octobre 2012 at 19 h 40 min - Reply

    bonsoir tout le monde

    Jusqu’ici,je me contente de lire les commentaires des uns et des autres sans intervenir,mais vu la gravité des propos tenus par l’auteur et leur caractère irrésponsable,je me vois contraint à intervenir d’autant plus que je connais bien la ville de monsieur Badjadja grâce à ma femme constantinoise .

    Les affirmations de l’auteur,n’ont pas pour but d’éclairer les lecteurs ni d’apporter un plus scientifique à notre histoire . Nous sommes devant un délire que je vis de prés à chaque fois que je visite la capitale de Massinissa,la belle Cirta .

    Ce délire,atteint quelques familles constantinoises qui souffrant d’une crise d’identité,se sont fixées en tête qu’elles sont d’origine turque . Le problème est que ces déclarations se manifestent dans le quotidien de la ville par un snobisme manifesté par les nostalgiques des occupants turcs envers leurs compatriotes qu’ils considèrent comme de vulgaires « compagnards » . Ce racisme anti autochtone comme l’a noté notre frère AFFIF que je remercie,atteint aujourd’hui son paroxisme grâce aux graves déclarations de l’auteur . D’ailleurs,monsieur Badjadja,à constantine,ne se dit pas constantinois tout court,il rajoute « BELDI » (wald labled),en opposition aux autres habitants de Constantine qu’il considére comme « DOUARI » (immigrants villageois). Le texte,n’a aucun objectif scientifique . L’auteur obsédé par le snobisme et le racisme,veut nous montrer qu’un turc est meilleur qu’un algérien .

    Ce qui est malheureux dans cette histoire,est que nous sommes l’un des rares peuples sur terre,qui font l’éloge de leurs occupants . Les turcs que l’auteur défends,ont arrêté l’Emir Abdelkader en 1829,alors qu’il se rendait avec son père Mouhieddine et de nombreux lettrés algériens en pelrinage à la Mecque . Respecté et admiré par les différentes tribus algériennes,le convoi de l’Emir est reçu à ses différents lieux de son passage par les youyous et le baroud de la fantasia algérienne . Cet accueil chaleureux,n’a pas plu à l’administration d’occupation turque qui a fini par arrêter les pelerins dont l’Emir et les emprisonner pendant plusieures semaines . L’Emir Abdelkader,ne pouvait pas coopérer avec Salah Bey,car il l’assimilait à l’armée d’occupation turque .
    En plus,aucun algérien n’appréciat les occupants turcs au point que de nombreuses régions ont cessé de payer leurs impots . Des descentes de cavalerie de l’armée turque sont décrites par différents historiens qui expliquaient comment on assassinait les algériens pour pousser leurs compatriotes à payer les impots .




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  • Afif
    19 octobre 2012 at 20 h 50 min - Reply

    @ DANGER A L’HORIZON :

    En lisant votre dernier commentaire, je me dois de copier/coller la fin de mon avant-dernier post ci-après :

    « Quant à son amitié (ndlr : Emir Abdelkader) avec la France non coloniale, il faudrait plutôt s’en enorgueillir et faire fructifier cette amitié. Par les temps qui courent, ce serait plutôt un bon investissement et un désaveu des illuminés qui font honte à l’Islam. »

    Qu’est-ce qui vous gêne d’être ami de la France progressiste : vous préférez peut-être la position des djihadistes qui sont en train de mettre en danger l’existence même du monde musulman. Avec quelles armes, ces djihadistes comptent-ils affronter les bombes thermonucléaires des USA ou de la France.

    L’amitié entre les peuples est préférable à la politique de confrontation : même, dans le cas où nous serions en mesure d’égaliser en armes avec les pays occidentaux ou la Chine et l’URSS, en tant que musulmans, pacifistes, tolérants et qui pratiquons quotidiennement la politique de bon voisinage avec les non musulmans (se référer aux hadiths du Prophète QLSSSL), nous ne serions jamais les premiers à utiliser les armes.

    Par conséquent, vive l’amitié avec la France et avec tous les peuples du monde entier.

    En ce qui concerne Ben Bella : c’est la position de De Gaule par rapport à la question palestinienne qui a fait qu’il a décidé avec Nasser de se rapprocher de la France pour contrer la politique américaine 100% pro-israélienne.

    J’espère que ces éclaircissements vous seront utiles.




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  • Slimane
    19 octobre 2012 at 21 h 53 min - Reply

    doit on rappeler à l’auteur de l’article que ceux qui ont fait oublier les grandes figures de la resistance étaient les gens qui se trouvent au pouvoir ou leur descendants politiques de Boumediene à bouteflika, et non Ferhat Mehenni. ou un quelconque raciste kabyle, quand aux kabyles qui sont au pouvoir je pense que ce sont les premiers à defendre ton point de vue sur l’arabité et la berbérité de l’algérie.

    elle est ou ton expression de respect envers la majorité des kabyles qui rend hommage à la fois à abdelkader , ahmed bey et boubaghla…..et les autre ?

    et je ne suis pas du Mak.




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  • batni
    20 octobre 2012 at 5 h 20 min - Reply

    Peut-on me dire c’est qui sont les commanditaires de ce texte, le Quatar ou le gouvernement Turc?.

    Les colonisateurs ottomans et francais sont du pareil au même, les uns ont rammenés leurs mercenaires et assassins de grece, bulgarie, serbie, russie et roumaines les colonisateurs Francais a utilisé des
    mercenaires italiens, maltais, epagnoles et protugais.

    On m’a toujours dit que si une personne accompli son hadj ou visite la Kaaba, il doit toujours être pondéré dans ses actes et ses comportements, n’est-ce-pas?. Suis-je hors sujet?




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  • Abdelkrim Badjadja
    20 octobre 2012 at 11 h 01 min - Reply

    Bonsoir à tous.
    Un correspondant m’a écris sur mon mail pour me faire part de son étonnement de ne pas me voir réagir aux débats suscités par mon papier.
    Cet article avait été annoncé sur mes site et blog le 10 juillet 2012:
    http://badjadja.over-blog.com/article-communique-107993884.html
    J’ai pris tout mon temps avant de le poster sachant que ce type de papier ne pouvait que susciter des polémiques. Je vous repondrai bientôt.




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  • Larbi Anti-DRS
    20 octobre 2012 at 12 h 15 min - Reply

    @Abdelkrim Badjadja

    A votre place je crois que vous n’ avez pas a repondre. Si quelqu’ un contredit ce que vous avancer, il/elle n’a qu’a ramener avec lui sa these ou joindre ses preuves a ses ecrits.

    Notre Amir Abdelkader a fait Son Djihad que dieu le recompense pour cela. Vous critiquez la maniere, les faits et les decisions c’ est le plus normal de ce qui puisse exister. Ce n’ etait pas un prophete. Ils y a des gens qui critiquent des prophetes et meme dieu et ils decident de la vie et de la morts des Algeriens et personne n’osent critiquer. Ce que vous faite est scientifique, educatif, pedagogique et est necessaire dans l’ immobilisme, l’obscurantisme, le negativisme, les mensonges, dans la dictaures des assassins qui nous est imposer avec ses meurs et son dogma.




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    • DANGER A L’HORIZON
      20 octobre 2012 at 12 h 53 min - Reply

      Larbi Anti-DRS , c’est vrai que Abdelkrim Badjadja a le droit de ne pas répondre.
      Mais, je pense aussi que si l’ intellectuel Badjadja s’était centrer sur son sujet très historique et intéressant concernant l’Emir Abdelkader et Hadj Ahmed Bey de Constantine sans se perde dans des « circonvolutions » légères en début d’article, il y aurait eu un débat serein entre nous. Mais dès les premiers paragraphes il mélange tout et c’est un hors sujet grave pour certains. C’est çà qui est étonnant de la part d’un intellectuel archivistique.S’il nous fait un bon article scientifique et objectif sur l’histoire de notre pays de 1 à Z , c’est à dire depuis l’antiquité (et même avant si possible) à 1954 pourquoi pas.
      C’est vrai que la majorité des intervenants ne sont pas des spécialistes de l’histoire « scientifique » et objective de notre pays mais,eux, ils ont le droit à l’erreur d’analyse, si je puis dire. Ils peuvent même « déraper » car nous sommes, pour la plupart, des profanes en la matière. Ce n’est pas son cas.




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  • Adel H.
    20 octobre 2012 at 12 h 37 min - Reply

    Chacun a le droit d’avoir sa propre opinion sur les personnages de notre histoire, mais quand on veut faire un travail scientifique, je pense qu’on évite de véhiculer des jugements lapidaires. Le choix de présenter l’un comme un « ami de la France coloniale » et l’autre comme son ennemi irréductible ne me semble malheureusement pas obéir qu’à des considérations scientifiques. Entre la démarche scientifique et la polémique, il faut choisir.




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  • Adel H.
    20 octobre 2012 at 13 h 13 min - Reply

    Dès le début, l’auteur nous dit qu’ « en fait, beaucoup de nos compatriotes, y compris parmi les chercheurs et les intellectuels, n’appréhendent l’histoire de l’Algérie qu’à travers les lunettes (aveuglantes) françaises. » Très pertinente remarque, à première vue.

    Il ne se rend, hélas, pas compte qu’il tombe dans le même travers. Ne sait-il pas que la célèbre phrase de nos livres d’histoire de jadis « et il devint un grand ami de la France » est justement une image vue à travers les « les lunettes (aveuglantes) françaises. »? Elle s’est pourtant gravée dans l’inconscient de M. Badjadja, qui n’a à aucun moment cherché à la discuter de manière objective. Il l’a prise pour argent comptant et nous l’a jetée à la figure.

    Il nous dit quand même que « Assigné à résidence à Alger en juin 1848, Hadj Ahmed Bey reçut une pension annuelle du gouvernement français de 12.000 francs afin de pourvoir à ses besoins et ceux de sa famille et de son personnel. »

    Avouez que, s’agissant d’un ennemi irréductible, on se serait attendu à un exil à Cayenne..




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  • Mohamed J.
    20 octobre 2012 at 14 h 00 min - Reply

    @Adel
    Il faut ajouter, tandis que Abdelkader, « l’ami de la France » croupissait dans les geoles françaises, au sous sol.
    Et qu’il refusait les propositions de Daumas d’accepter les propositions françaises de résider en France, s’en tenant aux accords conclus selon lesquels ils devait partir au Moyen Orient. Pourquoi ? Pour ne pas justement donner sa caution à l’occupation française du sol de son pays. Il a fait ce qu’il a pu pendant 17 ans, il a vu qu’il ne pouvait plus rien faire, il s’est retiré et a conclu des accords. C’étaient les règles de la guerre en droit international de l’époque.
    Quand l’officier co-contractant avec lui au nom de la France fut nommé ministre de lma guerre, je ne me rappelle plus son nom, il lui écrivit pour lui rappeler ses engagements. Ce dernier prit mal la chose et ordonna qu’on lui fasse plus de misères. Est ce que le bey Ahmed a subi ça ? Qui est l’ami de la France ? Le respect de l’Emir Abdelkader transcende nos frontières et jusqu’aux américains qui ont donné son nom à une ville.

    Autre chose. Il s’est toujours refusé à apprendre la langue française, considérant que c’était la langue de l’ennemi, même quand il était en prison et n’avait pas souvent la faculté d’occuper son temps que dans la méditation. Mais quand il sortit de prison, on lui offre un livre de grammaire française et il l’accepte en disant qu’il allait apprendre cette langue.




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  • Ouas Ziani
    20 octobre 2012 at 16 h 22 min - Reply

    Pitoyable et sournois est le moins qu’on puisse dire. Mais je dirais aussi que la mahchoucha de Mr Badjadja est d’une grande efficacité. Il arrive à miner un nouveau pan de notre histoire et compléter ainsi les champs de bataille. Pulvériser encore davantage le corps social n’est pas suffisant pour l’ancien directeur des archives nationales. Une référence commune à tous les algériens et dont la légitimité est acceptée par tous dérange Mr Badjadja et ses manœuvriers. Est-il un opposant ? A qui ? Roman Vatzlavovitch Malinovski dit Ernest, dit le tailleur dit Constantin était aussi un opposant de gauche. L’éminence grise de Lénine lui-même. Ses prises de parole à la Douma contre l’okhrana, son employeur, sont passés à la postérité !
    “Je suis à la fois indigné et fatigué de lire toutes les louanges sur l’Emir Abdelkader, pendant que Hadj Ahmed Bey est placardisé consciemment dans les débarras de l’histoire comme si l’on était embarrassé de l’en sortir au risque d’amoindrir l’envergure historique de l’Emir ! ” Tout est là ! L’archiviste aurait pu passer au boudoir le bey de Constantine sans révéler ses états d’âme et physique devant les louanges sur l’Emir. Faut-il nécessairement dénigrer un homme pour “rendre justice” à un autre ? La réponse est non. Sauf pour ceux qui sont dépourvus de toute morale.
    Que faisait l’Emir avant 1832 ? Une question qu’un garçon de café peut légitimement poser mais pas l’ancien directeur des archives nationales. Il était avec son père dans cette prison que décrit si bien Lakhdar Bouragaa, dans un poignant témoignage publié par « la nation ». Pourquoi ? C’est que Mohiéddine et son fils Abdelkader contestaient l’ordre des janissaires auquel appartenaient le Bey et ses obligés. Ils défendaient les faibles pressurés par des turcs d’état et des pillards regroupés dans un makhzen composé du bey et ses serviteurs de triste mémoire tels les bengana, les bellefgoun, les benchennouf et les bouakkaz, pour ne citer que les plus voraces dans le constantinois. Leurs semblables dans l’ouest comme dans le centre du pays n’étaient pas moins violents. Des prédateurs que répulsaient le cheikh Mohiedddine et son fils. Outre la piété dont elle était connue, c’est cette position qui valait à cette famille, noble celle là, la vénération des tribus et des familles broyées par l’odjaq et ses prolongements.
    Comment dans ces conditions imaginer une coopération entre l’Emir et le Bey ? Le premier avait commencé par imposer une réforme fiscale et réduisait ainsi les innombrables privilèges de cette camarilla pendant que le second s’y accrochait par les armes à la main. Pour un partisan de la révolution agraire, je trouve la position de Mr Badjadja très paradoxale !
    Ce qui gène tant Mr Badjadja est probablement l’origine de l’Emir. C’était un Idrisside, pure souche, pas un hybride dont se réclament le bosniaque, le kurde, l’albanais et que sais-je encore. Enfin si la rétribution de 12 000 frs donnée au Bey parait dérisoire comparée à celle de 150 000 frs de l’Emir, Abdelmalek Sellal vient de nous apprendre que la réconciliation est toujours ouverte. Il n’est pas trop tard de réparer cette injustice par le biais de l’ansej, par exemple. Il suffit d’identifier ses ayants droits.
    Enfin, je ne vois pas comment assimile-t-on la présence des romains à celle des phéniciens ? les premiers ont colonisé le nord du pays et transformé ses habitants en métayers dans les domaines qu’ils se sont appropriés par la force des armes, les phéniciens n’ont rien fait de tel.




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  • Afif
    20 octobre 2012 at 19 h 47 min - Reply

    @ Abdelkrim BADJADJA :

    Vous êtes en train de préparer votre réponse, mais je pense qu’un livre ne vous suffira pas, votre article ayant abordé plusieurs sujets n’ayant aucun lien entre eux.

    Cependant, avant votre réponse, si on se limite sur le sujet de l’Emir Abdelkader, vous savez certainement qu’il avait beaucoup de soldats français prisonniers français et qu’il les traitait selon la Convention de Genève sur les prisonniers de guerre qui n’existait pas encore à l’époque. C’est tout de même étonnant pour un jeune chef de guerre d’un pays envahi. Non seulement, les prisonniers avaient la même ration alimentaire que ses propres soldats, mais ils avaient aussi le droit de visite d’un homme de leur religion, un aumônier. Et, cerise sur le gâteau, un jour où le ravitaillement de l’armée de l’Emir devenait problématique et qu’il ne pouvait plus assurer l’égalité des repas entre ses soldats et les prisonniers, il a libéré les prisonniers, et deuxième cerise sur le gâteau, il les a libérés à proximité d’une caserne française pour qu’ils puissent rejoindre les leurs sains et saufs.

    Aujourd’hui, au 21° siècle, certains jeunes musulmans kidnappent des civils qui ne leur font pas la guerre comme les soldats prisonniers de l’Emir et exigent une rançon pour leur libération : s’ils avaient l’histoire de l’Emir, peut-être qu’ils ne seraient jamais à cette ignominie.

    Dans le même ordre d’idées, ce que nous voulons savoir, c’est le traitement des prisonniers par l’armée d’Ahmed Bey, à moins que celui-ci ne s’embarrassait pas d’en avoir et les liquidait sans autre forme de procès lorsqu’ils tombaient entre ses mains.




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    • Ahmed_Amin
      21 octobre 2012 at 9 h 30 min - Reply

      @Afif,

      Merci, Mille Merci, Affif d’avoir rappelé l’intégralité et l’integrité d’un Homme, notre Immense Emir dont le Combat Contre le Colonisateur Français est inséparable de son Humanité et de son Islam.

      Il n’était pas le plus grand commentateur de Ibn Arabi pour rien. Au point ou son désir ultime était d’être enterré à Damas-Damas la Martyr Aujourd’hui…-auprès de son Maître, El Cheikh Al Akbar.

      Et le drame et que quand on a rapatrié son corps, a El Alia, Boumediene n’a crû rapatrier que le combattant contre la France en oubliant la grande Spiritualité de notre Heros.

      Quand on a rapatrié son corps on a oublié celui de Ibn Arabi…

      Sommes nous les dignes enfants de notre Grand Emir?




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  • mohamed J
    20 octobre 2012 at 19 h 53 min - Reply
  • DANGER A L’HORIZON
    20 octobre 2012 at 21 h 04 min - Reply

    Cher compatriotes @afif , vous dîtes :
    « vous savez certainement qu’il avait beaucoup de soldats français prisonniers français et qu’il les traitait selon la Convention de Genève sur les prisonniers de guerre qui n’existait pas encore à l’époque. »

    Vous avez entièrement raison. Et l’islam dont vous parlez ici, c’est l’islam originel. Celui qu’on aime.
    Il est vrai que les religions peuvent joué un rôle essentiel dans l’issue de tel ou tel combat. Mais est-ce déterminant ???

    Il faut savoir que même l’Emir qui a appelé au « djihad » après la rupture du traité de la Tafna par la France en assiégeant Alger, n’a pas suffit pour vaincre. Donc, il faut très vite relativiser l’importance de la religion dans l’issue d’une guerre que ce soit du temps de César, de Massinissa, de Mokrani, de Bouhmama , ou de je ne sais qui.

    Malheureusement aujourd’hui, l’islam s’est politisé à fond la caisse. On crie « allah ouakbar » pour délogé Khadafi tout en le mutilant et le torturant avant sa mort sans le juger, on crie « allah ouakbar » avant de tirer avec une kalachnikov ou des missiles pour « libérer » les peuples, les monarques et le dictateurs arabes se couchent et se lève avec des « allah ouakbar » sans aucun management, on égorge des êtres humains en criant « allah oukabar » et en disant la « chahadda », on s’explose au milieu de gens innocents au nom d’allah et on ose crier « allah oukbar », bref c’est tout le contraire de ce qu’on se fait de l’islam ou de la religion tout court .

    Aussi, moi, je dis solennellement aux musulmans de la planète, même si je ne représente rien de rien oui, rien du tout !, que c’est une perte « d’office » de continuer à utiliser le Coran et l’islam comme étendard politique et idéologique pour combattre contre les injustices, les colonialismes économiques , les invasions militaires occidentales, nos dictateurs, les prédateurs ou même …la hogra sur cette planète sans pitié.

    Pour se libérer il faut d’abord améliorer le niveau culturel de son peuple, améliorer son niveau technique et technologique, s’occuper de la manière la plus intelligente de nos peuples pour qu’ils atteignent le niveau les nations avancées afin de les empêcher de nous opprimer encore plus. Ce n’est qu’à ce moment là que la religion (culture des peuples avant tout autre chose), peut contribuer à motiver les cœurs et pour aspirer à la justice et à la liberté.
    Il faut donc arrêter de faire croire aux musulmans que le Coran est là pour régler tous les problèmes des citoyens arabes musulmans. Sans faire l’effort de cultiver, au sens large du terme, ces citoyens, le combat est perdu d’avance (avec Bugeaud ou d’autres), qu’on soit protégé par l’émir Abdelkader ou Hadj Ahmed Bey de Constantine.

    Je sais que je développe là est un autre sujet , mais il est important, ….pour moi,..évidemment.




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  • aflatouch
    20 octobre 2012 at 22 h 08 min - Reply

    Bonsoir tout le monde.
    Je trouve les débats sur LQA d’un niveau très appréciable et je tenais à rendre hommage à tous, ainsi qu’à notre modérateur.

    Pour ma part c’est la 2me fois que j’interviens, ayant pris l’habitude de seulement lire avec paresse, les articles et commentaires.

    J’irai donc directement à qlq points :
    @Adel H :
    « 1- Que faisait l’Émir Abdelkader avant 1832? Si ce que rapportent les historiens est vrai, alors je crois bien qu’il avait 24 ans en 1832, » …..Effectivement et surtout, il répondait comme tout le monde aux décisions, notamment de son père Muhyyi din, chef religieux, qui ne proclamât le Djihad qu’en avril 1832 (l’armée française n’étant entrée à Oran que fin 1831, sauf erreur). ‘abd EL Qader prit part comme d’autres, aux opérations menées contre l’occupant, et ce n’est qu’en novembre 1832 que les tribus se réunirent pour le nommer, Emir. Aprés la signature du traité de Tafna, on l’appelait le Sultan.
    Donc poser la question qu’a t-il fait entre 30 et 32 (soit entre 22 et 24 ans) n’a pas de sens. Il a fait ce que tout homme en age d’obéir à ses ainés fait. Il n’allait quand même pas faire la guerre tout seul, à contresens des décisions des notables.

    2 – je suis d’accord avec ceux qui trouvent de l’intérêt dans cet article, mais déplorent le parallèle entre l’Emir et le Bey. D’ailleurs la plupart des commentaires portent sur l’Emir, et si l’article était destiné à faire connaitre le Bey……..c’est un peu raté.
    Je ne me rappelle plus (Churchill sans doute) qui disait que le 19me siècle était marqué par 3 hommes de génie, et il avait cité Adb El Qader, le prince Chamil et un troisième, que je ne me rappelle pas, mais musulman aussi.
    Les deux premiers ont combattu l’ennemi occupant et se sont rendus (Chamil en 1859 je crois).
    Mais ‘Abd EL Qader a de particulier, qu’il a une envergure internationale, universelle.

    3 – Qui au 19me siècle a livré bataille contre l’une des plus grandes armées du moment, en se déplaçant avec une capitale mobile de 10 000 hommes et femmes, comprenant armée, bibliothèque, bétail, corps diplomatique, femmes et enfants?
    C’est un fait connu. L’organisation de cette capitale reposait sur des principes tirés d’enseignements traditionnels, c’est aussi connu.

    4 – En revanche, peu de gens savent qu’il est à l’origine de l’Islam en Europe. A travers l’un de ses plus proches disciples et amis, un cheikh d’El Azhar, chef du rite Malékite, qui était chargé de conduire la prière de la Djanaza lors de son décès.
    L’Emir avait dit une parole aux français, en quittant le pays, signifiant en gros  » je vous laisse la terre et vais conquérir les cœurs ».

    Parler de l’Emir en le réduisant au seul épisode guerrier (32-48, 15 ans) alors que le reste, consacré à l’Islam (plus de 30 ans) est autrement plus édifiant.

    En espérant ne pas provoquer de polémique en citant seulement ces deux points, car ce sont là des choses connues et avérés (à l’exception de ce que j’ai mentionné) car j’ai peur de ne pas pouvoir débattre davantage, en m’excusant d’avance.




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  • Zendagui
    20 octobre 2012 at 22 h 51 min - Reply

    M. Abdelkrim Badjadja,

    Vous n’êtes pas sans savoir que la critique est de mise devant toute œuvre qui pénètre l’espace public, un auteur tangue entre le dénigrement et l’apologie et il s’astreint a ne point mesurer les autres a son aune.

    Votre article dénote une culture de frustration devant un déni de l’histoire d’une figure emblématique de votre ville de naissance et de la manière dont vous l’exprimer vous lui ôtez son aura nationale, vous le confinez malgré vous a votre seule région..

    Dans ce cas, quoi de plus bel hommage rendue par la femme constantinoise par le port de la mleya qui la distingue de ses contemporaines algériennes, la couleur noire en signe de deuil après la défaite de 1837, son exil dans l’Aurès et sa soumission plus tard.

    Au règles de la comparaison vous avez failli, il ne faut pas se satisfaire de rabaisser l’un pour affirmer l’autre. Vous vous deviez de rétablir une vérité historique qui ne concerne que Ahmed Bey, sa personne, son œuvre et laisser celui qui vous lira le droit de l’apprécier.

    Cette citation : « Si j’avais à choisir entre faire alliance avec l’Emir Abdelkader pour combattre les Français, ou faire alliance avec la France pour combattre l’Emir Abdelkader, je préférerais encore faire alliance avec les Français ! ».

    Vous dites « Sans commentaire » je vous réplique c’est une insulte a l’intelligence de vos lecteurs.




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  • I.Massinissa
    21 octobre 2012 at 6 h 20 min - Reply

    Bonsoir tout le monde

    @Zendagui

    Vous avez mis le doigt sur la plaie . C’est quoi ce travail supposé « scientifique » qui aborde un sujet en commettant une erreur de débutant marquée par cette comparaison aussi inefficace que provocatrice ?

    Pour Max Weber,il existe deux façons d’aborder un sujet d’intérêt génénral . Dans son livre le savant et l’homme politique,Max Weber constate que le scientifique décrit l’évenement ou la situation sans prendre de positions . En face,l’homme politique ne peut se retenir de prendre position .

    En lisant le texte de monsieur Badjadja,je constate par ses prises de positions qu’il ne s’agit pas d’un travail scientifique . Je constate aussi,qu’il ne s’agit pas non plus d’un acte politique .

    Pragmatique,caressant tout le monde dans le sens du poil,l’homme politique ne s’attaque pas fortuitement à la façon de monsieur Badjadja à deux composantes de la nation algérienne à savoir les kabyles et l’Emir abdelkader et à tous ceux qui les respectent et les soutiennent . Maintenant,si ce travail n’est ni scientifique ,ni politique,alors de quoi s’agit il ?

    Nous sommes,devant une situation de crise identitaire aigue . Monsieur Badjadja dont le portrait est celui de l’Amazigh typique,a décidé d’opter pour l’identité d’une force d’occupation étrangère . Ce sentiment qui consiste à se croire turc ,qu’ont développées certaines familles algériennes ,relève de la colonisabilité chère à Malek Bennabi .
    Cependant,si la crise identitaire chez l’adolescent,est tolérée par son caractère passager,elle est inquiétante chez l’adulte .
    Nous sommes devant des situations sociales et psychologiques,qui nécessitent un travail de recherche
    dans le but d’apaiser l’ambiance et rapprocher ainsi les algériens de leur histoire tout en leur donnant cette fierté d’ALGERIEN .




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  • HACENE
    21 octobre 2012 at 8 h 37 min - Reply

    bonjour a toutes et a tous
    moi je suis berbere , mon pere et kabyle , ma mere et arabe . jaime les kabyles , les arabes et toutes les femmes et les hommes qui croient en les pricipes de bonte; et de d’humanite; etc…….
    lhistoire c’est une bonne choses pour connaitre d’ou en vient , mais de la a diviser …. cest de la fitna
    quand on conduit un velo il ne faut s’arreter de pedaller si non on tombe , il faut regarder dans le retroviseur sans sans s’arreter de regarder devant soi.
    merci et vive l’algerie




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  • Abdelkrim Badjadja
    21 octobre 2012 at 10 h 06 min - Reply

    A propos de l’Emir Abdelkader et Hadj Ahmed Bey:
    DEBATS

    Mon papier est à classer comme « coup de gueule » et non comme étude scientifique devant répondre à des exigences rigoureuses de neutralité dans le propos. Pour autant, j’ai appuyé mon papier sur des faits historiques prouvés, et sur des archives, certaines encore inédites. Et voilà que sous prétexte de m’apporter la contradiction, beaucoup s’en prennent carrément à ma personne, cherchant à m’atteindre dans ma dignité à défaut d’avancer des arguments d’ordre historique. Connaissant mes compatriotes, et leurs mœurs, je pense que le modérateur a dû stopper un certain nombre d’insultes pures et simples, tant il est vrai que les Algériens sont réputés pour être de gossiers personnages.
    Lire ou relire mon papier sur ce thème sur le site même de LQA :
    « Les Algériens : de grossiers personnages ? »
    http://lequotidienalgerie.org/2012/03/26/les-algeriens-de-grossiers-personnages/

    J’en rajouterai une couche en vous invitant à lire un papier qui vient d’être publié sur El Watan au sujet du « Top dix des incivilités des Algériens » :
    http://www.elwatan.com/actualite/top-dix-des-incivilites-des-algeriens-20-10-2012-189542_109.php

    Et toujours sous le chapitre des lectures conseillées, jetez un coup d’œil du côté du Matin d’Algérie : « L’émir Abdelkader, une famille en or !!! »
    http://www.lematindz.net/news/9949-lemir-abdelkader-une-famille-en-or.html
    Vous y lirez entre autres les passages suivants :
    « L’émir ami de la France, lorsque les Algériens mourraient de guerre, de famines et de maladies par milliers ».
    « Razak Abdelkader, arrière-petit-fils de l’émir, tournant le dos à la cause juste des Palestiniens, deviendra sioniste en épousant la cause des juifs extrémistes ».
    « Par crainte des jugements et des damnations, jamais personne ne vous dira : Hélas, j’ai parlé sous la torture, j’ai vendu la mèche, j’ai trahi mes compagnons de lutte ».
    Personnellement j’ai lu cet article ainsi que d’autres contributions du même auteur. J’en prends acte tout simplement, je ne suis inspiré ni pour approuver ni pour contredire, et surtout pas par des insultes inappropriées.

    Des commentateurs m’ont « conseillé » des lectures, alors qu’en fait ils cherchaient surtout à m’atteindre dans ma dignité, à défaut d’arguments sérieux, en remettant en cause mon manque d’information sur l’Emir Abdelkader. Sachez que c’est justement de là qu’est sorti mon coup de gueule : il y trop de lectures sur l’Emir Abdelkader, et peu ou pas sur Hadj Ahmed Bey. A propos de lectures, combien d’entre vous savent qu’un hommage, un de plus, a été rendu à l’Emir Abdelkader en…France en 1998, pour rappeler au bon souvenir de tous l’ami fidèle de la France coloniale (jusqu’en 1962), et de la France tout court depuis l’indépendance. Un livre a été édité en cette circonstance, j’en possède un exemplaire que j’ai feuilleté, mais sans avoir l’intention de le lire en entier :
    « A propos d’Abdelkader, en hommage au plus illustre prisonnier du château de Pau », ouvrage édité avec la soutien de la ville de Pau et du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques, 1998. Verra-t-on un jour un hommage rendu aux milliers d’algériens détenus politiques en France à commencer par les dirigeants de la révolution algérienne arrêtés après le détournement d’avion d’octobre 1956 ?
    Je me tiens à la disposition de quiconque souhaiterait recevoir ce livre. Dans ce cas, me communiquer nom et adresse réelle pour l’envoi du colis.

    Pour en revenir à mes écrits, je trouve curieux que mon papier sur la « grossièreté » des Algériens n’ait suscité qu’une dizaine de commentaires, empreints de sérénité, alors que l’article sur l’Emir Abdelkader et Hadj Ahmed Bey a engendré une avalanche de commentaires le plus souvent hostiles, comme si j’avais osé réveiller de son sommeil un rucher de guêpes devenues soudainement agressives cherchant à piquer par tout moyen fut-il stupide et hors sujet. Qu’en sera-t-il le jour où les archives seront ouvertes enfin à la communication, des deux côtés de la méditerranée, délivrant un regard nu sur notre histoire et sur nos héros, jusque-là qualifiés de preux chevaliers sans tache et sans reproche, je pense en particulier à la « famille révolutionnaire » ? Vos certitudes et votre perception de l’histoire s’en trouveront sérieusement ébranlées, et vous serez tentés de brûler aussi bien les archives que les archivistes qui auraient osé démolir vos convictions. Ce que je dis pour les Algériens vaut aussi pour les Français lorsque des archives vont révéler ce que fut vraiment le comportement de leurs parents supposés être tombés au champ d’honneur, alors qu’il n’en fut rien, et que les médailles décernées à titre posthume n’étaient pas méritées. Nulle doute, que des deux côtes de la méditerranée on fera alliance soit pour brûler les archives, et les archivistes avec, ou à tout le moins refermer des dossiers explosifs.
    Je comprends d’autant moins ces réactions épidermiques que l’Emir Abdelkader ne s’était jamais présenté comme prophète de son vivant, alors pourquoi vouloir lui dresser les lauriers d’un prophète intouchable après sa mort ?
    C’est vraiment là que se situe le cœur du débat : Doit-on appréhender Abdelkader comme « prophète sacré intouchable », ou comme homme tout simplement, chef et héros de la résistance algérienne aux forces d’invasion coloniale, inscrivant à son actif de nombreuses réalisations dont des victoires éclatantes sur l’ennemi, mais ayant aussi commis des erreurs d’appréciation, ainsi que Hadj Ahmed Bey, ce qui a valu à l’Algérie de perdre son indépendance,et à Constantine des pertes humaines par milliers. Avant de terminer, je reprends quelques commentaires dont je qualifierais certains d’insensés tant ils sont porteurs d’inexactitudes et de suppositions fantaisistes à partir de mon nom de famille ou de mon lieu de naissance :

    1- « j’ai tout de suite pensé que votre réaction était due au fait que vous êtes probablement d’origine turque, trahie par votre nom de famille » : Désolé de vous décevoir, mais Il n’y a aucun Turc dans mon ascendance, ni du côté paternel ni du côté maternel. J’avais déjà répondu à ces affabulations sur le site même de LQA. Je suis né à Constantine en 1945, mon père Mohamed est né dans cette même ville en 1901, mon grand-père Abdallah Badjadja, décédé à Constantine en 1909, est né à Taroudant, sud du Maroc, en 1848. Taroudant fut la première capitale de la Dynastie des Saâdiens (1511-1659). Mon arrière-grand-père Mohamed, ainsi que mon arrière arrière-grand-père Abdallah, sont également de Taroudant. Les archives du Cadastre d’Agadir conservent toujours le dossier d’un jardin dénommé officiellement « Jenane Abdallah Bajaja » nationalisé suite à l’émigration en Algérie de mon grand-père. Vous savez parfaitement que les Turcs n’ont jamais mis les pieds au Maroc. Quant à ma mère, elle porte le nom de « Bentalha » qui n’a rien de turc non plus.

    2- « Monsieur Badjadja, à Constantine, ne se dit pas constantinois tout court, il rajoute « BELDI » (wald labled), en opposition aux autres habitants de Constantine qu’il considère comme « DOUARI » (immigrants villageois)» : Où avez-vous lu ça ? Je vous mets au défi de citer un seul de mes textes ou de mes commentaires où je me serais présenté comme « Beldi » méprisant les « Douaouris ». Si vous vous êtes marié à une constantinoise, moi je m’étais d’abord marié avec une « Douaouria » selon vos honteux anathèmes. En effet ma défunte épouse est née dans un douar d’El Ancer, El Milia, Petite Kabylie. Elle a « immigré » selon vos propos insultants à Constantine, suite au déluge de feu qui s’était abattu sur la région lors de l’insurrection du 20 août 1955. Après son décès, me laissant trois enfants « douaouris » selon vos qualifications ignobles, je me suis remarié avec une fille qui n’est pas « Beldia » de Constantine, mais de Tolga au sud de l’Algérie, région de Biskra. Présentez des arguments sérieux, ou taisez-vous, ne cherchez pas à insulter les gens gratuitement.

    3- « Peut-on me dire qui sont les commanditaires de ce texte, le Qatar ou le gouvernement Turc? » : Avant de poser cette question insidieuse qui n’est pas ce que l’on peut qualifier d’argument scientifique, lisez au moins correctement la signature au bas de mes écrits. Je mentionne Abu Dhabi où je réside depuis dix ans, et non au Qatar où je n’ai jamais mis les pieds.

    4- « Faire la publicité de votre livre Monsieur Badjaja, c’est bien, c’est même parfait ! Mais le faire sur LQA et sur le dos d’une des plus prestigieuses figures de ce pays, ce n’est pas très patriotique ni très LQIste » : Votre remarque vient en retard, la « publicité » autour de mes livres ayant déjà été faite sur LQA voilà quatre ans déjà :
    http://lequotidienalgerie.org/2008/10/21/publication-de-deux-livres-de-abdelkrim-badjadja/
    Je note simplement qu’ailleurs les médias consacrent des espaces à faire connaître les nouveaux livres, en Algérie mes livres sont déjà interdits, et vous vous prétendez m’interdire d’en parler même pas pour appuyer mes arguments. Sachez qu’avant de faire éditer mes livres à l’étranger, j’avais d’abord proposé leur édition en Algérie en renonçant à mes droits d’auteur. Aucune réponse.

    5- « Si vous dénoncez haut et fort ce que vous appelez les ((RACISTES KABYLES)), il fallait également dénoncer les ((racistes arabes)) » : Je suis tout à fait d’accord avec vous, je déteste tous les racistes de quelque chapelle qu’ils se revendiquent. Je rejette catégoriquement les anathèmes lancés contre des collectivités entières à raison de leur race, de leur religion, de leur langue, ou de leur nationalité.

    6- « En 1980 les Algériens non-Kabyles non pas bougé, et je suis sûr que vous en faites partie » : Vous avez entièrement raison, mais sachez qu’en 1986 à Constantine je n’avais pas bougé non plus, cela n’a pas empêché mon enlèvement par la sécurité militaire et ma déportation au Sahara sous le motif d’atteinte à l’ordre public alors que lors des évènements de Constantine je me trouvais en mission à Alger.

    7- « Est-il un opposant ? A qui ? » : Je ne suis un opposant à personne, j’ai un long parcours d’archiviste et d’historien où il n’a y aucune place pour l’agitation politique. Cela dit, j’estime avoir le droit comme tout un chacun d’avoir mes propres opinions sur ce qui passe en Algérie, et je considère avoir le droit aussi de pouvoir exprimer ces opinions sans être obligé de passer par un parti politique.

    8- « l’Aéroport de Constantine, baptisé par ce même régime qui n’a aucune légitimité, s’appelle bien Aïn El Bey…non? » : L’aéroport de Constantine portait le nom de la région dans laquelle il avait été implanté qui a pour nom Aïn El Bey depuis des siècles. Il y avait une source d’eau potable de grande qualité et tous les beys qui s’étaient succédés à Constantine s’approvisionnaient de cette source. Cela n’a rien à voir avec Hadj Ahmed Bey qui est le dernier bey de Constantine.

    9- « Enfin, je ne vois pas comment assimile-t-on la présence des romains à celle des phéniciens ? » : Je ne vois pas où figure cette affirmation dans mon texte. Si vous visiez un des intervenants, il fallait le citer pour éviter les amalgames.

    10- « La couleur noire en signe de deuil après la défaite de 1837 » : A ma connaissance, le port de la Malaya noire date de l’assassinat de Salah Bey en 1792, et non suite à la chute de Constantine en 1837. Pour rappel cette Malaya était portée par toutes les femmes de l’est algérien, en particulier Sétif, Annaba, et Batna.




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    • elbachir
      21 octobre 2012 at 15 h 37 min - Reply

      eEssalem alaiykoum ;
      Vous saviez Monsieur Bedjaja l’investissement dans l’être humain est loin d’être acquise en Algérie, le Tiers-Monde, c’est dans la tête, et l’esprit de responsabilité malheureusement en Algérie est inexistant, la personne « je généralise pas »algérienne ne connait pas ses limites et peut juger des gens sans avancer des preuves formelles, en croyants a ce qui se disent dans les cafés; c’est ainsi qu’on est un pays sous développé et avec ses commentaires « haineux » on le restera pour une durée indéterminée; et par la présente je rends hommage aux gens qui ont pris des réserves et ne sont pas exprimés sur le sujet car apparemment ils se sentent plus responsables ;Bravo ».




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    • DANGER A L’HORIZON
      21 octobre 2012 at 20 h 35 min - Reply

      Monsieur Badjadja, je comprends très bien que vous teniez à faire la réhabilitation historique de El Hadj Ahmed Bey de Constantine et que vous vous révoltiez contre le fait que le FLN/DRS fasse de l’émir le SEUL et UNIQUE SYMBOLE HÉROÏQUE de l’histoire de notre pays l’ALGERIE. Mais bon dieu de bon soir, pourquoi nous livrer les deux ou trois premiers paragraphes du début de votre article ??? à quoi çà sert ????
      C’est dingue de la part d’un homme comme vous qui préfère plonger de 20 mètres de haut, la tête devant, dans une piscine de 2 centimètres de profondeur, donc extrêmement dangereuse. Ce n’est pas bon le mélange des genres!
      Enaale echitane , ya kho !

      Avec tous mes respects.




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      • DANGER A L’HORIZON
        21 octobre 2012 at 21 h 24 min - Reply

        Je voudrais juste, avant de me taire, rafraichir la mémoire de M. Badjadja pour lui dire, encore et encore, que c’est le FLN/DRS qui a gouverné sans partage l’Algérie depuis 1962. Cette situation glauque,lugubre, sinistre, sordide et verdâtre de notre pays n’est, par voie de conséquence, ni de la faute des….kabyles ou de « certains racistes algériens » qui ont émigrés ..au Canada …ou dans l’Antarctique , ni des autres algériens qui moisissent dans leur pays. Vous vous trompez d’ennemi cher Monsieur !
        Promis, je m’arrête là sur cette AFFAIRE !




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  • Mohamed J.
    21 octobre 2012 at 18 h 17 min - Reply

    Monsieur Badjadja,

    Désolé pour vous avoir accusé de faire votre pub sur LQA, ce n’est qu’une réaction irréfléchie, la lecture de votre article m’a irrité du fait qu’elle remettait en cause des convictions bien ancrées en moi et l’homme n’aime pas se soustraire à la tranquilité de ses habitudes.

    C’était l’une des rares personnes de notre Histoire qu’une foison de livres nous a appris à aimer et vous êtes venu y donner un coup de pied de la hauteur de votre stature dans le domaine Historique.

    Je vous demande pardon.

    Effectivement il y a une pléthore de documents sur l’Emir Abdelkader, certains écrits par des occidentaux et d’autres par des Algériens. Dans toute écriture même scientifique, il y a une part d’idéologie et les filtres résistent parfois à l’esprit critique et leurs données traversent et s’incrustent sur la cible en la déformant. Il n’ y a qu’a comparer entre les livres d’occidentaux et d’algériens sur le sujet pour s’apercevoir que les uns privilégient certaines vérités et les autres d’autres.

    Espérons qu’un jour proche, tous nos grands hommes connaitront la gloire qu’a connue Abdelkader.

    Fraternellement.




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  • fateh
    21 octobre 2012 at 22 h 02 min - Reply

    frere badjadja…
    Chapeau pour cette reponse pedagogique qui aura permis a bon nombre d’entre nous de se raffraichir le cerebral. Pour revenir a l’Emir Abdelkader,loin de toute polemique, il me semble que tout n’a pas ete dit sur ce personnage a la dimension historique presque sans egale. En effet on ne dit rien de son silence des 20 annees passees en exil, sans jamais souffler mot sur ce qui se passait en Algerie et du devenir du peuple Algerien. A un moment ou les Algeriens se faisaient egorger comme des moutons par l’envahisseur francais il n’a pas trouve mieux que de risquer sa vie pour sauver des milliers de CHRETIENS, en faisant un silence radio totale sur ses compatriotes. En plus de cela il a meme interdit a tout son entourage de tenter quoique ce soit pour les Algeriens…Je n’ai pas besoin de parler de l’augmentation de sa pension et de la lettre adressee au gouvernement francais de l’epoque,sans oublier l’eloge faite au general bugeaud dans une de ses missives…
    Je crois que nous devons tous nous preparer pour recevoir avec tete reposee et coeur appaisee la lecture de nos archives qui INCHALLAH seront disponibles pour le grand public. Comme l’a si bien dit MOHAMED HARBI, sur les archives de la revolution(( elles sont explosives)) J’en ai bien peur qu’elles le seront pour l’emir abdelkader egalement…




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  • Rbaoui
    22 octobre 2012 at 10 h 59 min - Reply

    Via http://www.ica.org/?lid=13075&bid=341

    MOHAMED HARBI :
    Février 2001… J’appelle l’historien Mohamed Harbi, chez lui à Paris…Lors de ma dernière mission à Paris, il m’avait confié des archives importantes sur la Révolution, suite à de délicates discussions entamées un an auparavant par l’intermédiaire de notre ami commun, l’historien Daho Djerbal. Mohamed Harbi est attendu à Alger pour faire un deuxième don aux archives nationales:
    – Allo…Si Mohamed? Bonjour, Abdelkrim Badjadja…
    – Ah ! Abdelkrim, bonjour, bien rentré la dernière fois ?
    – Oui, et merci pour ces petits plats bien mijotés…
    – Je t’en prie, de toutes façons je prépare toujours à l’avance quelques plats, lorsque j’ai le temps, et je les garde au congélateur…
    – Bon voilà, je t’appelle pour ta venue à Alger, pour ton nouveau don… Les services de la présidence ont envoyé ton billet à Paris…Tu pourras le récupérer au niveau du service prepaid d’Air Algérie, place de l’Opéra…
    – Très bien Abdelkrim, j’irai le prendre demain…
    – Je t’attendrai à l’aéroport, au niveau de la zone sous douanes (pas question de fouille des archives), un véhicule de la présidence sera mis à ta disposition durant ton séjour, et une chambre sera réservée à l’hôtel El Djazair…
    – Ecoute Abdelkrim, d’accord pour l’accueil, mais après je n’aurai pas besoin du véhicule de la présidence, ni de la chambre à l’hôtel El Djazair, j’irai chez mon frère Noureddine…
    – Comme tu veux Si Mohamed… Bon, il y a un autre point…Nous avons programmé une conférence de presse à l’occasion de ce deuxième don d’archives…
    – Non, Abdelkrim, évite-moi toute rencontre avec la presse…A mon arrivée à Alger, nous irons ensemble prendre le café dans ton bureau, je te remettrai les archives, et après tu me conduiras chez mon frère à Hydra…Tu pourras faire un communiqué de presse si tu veux… »

    Extraits du livre :
    « Assigné à résidence au Sahara – Face à la Sécurité militaire», Abdelkrim BADJADJA
    Editions Universitaires Européennes, Saarbrücken, Allemagne, Novembre 2010
    https://www.morebooks.de/store/de/book/assign%C3%A9-%C3%A0-r%C3%A9sidence-au-sahara/isbn/978-613-1-52736-4




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  • Mohamed J.
    22 octobre 2012 at 12 h 02 min - Reply

    @ Fateh.

    Si! Bien sûr que si . Des historiens en ont parlé. Ils ont expliqué que l’émir était très attaché à la religion et que quand il donnait sa parole, elle était sacrée pour lui comme le prescrit notre sainte religion.

    Le fait qu’il à échoué à sauver l’Algérie de l’invasion avec la défection du roi du Maroc et de certaines tribus, le Dey de Constantine qui a refusé de se mettre sous la bannière de quelqu’un qu’il considérait comme citoyen de seconde zone car n’ayant pas de sang turque dans les veines, a entrainé après 17 ans, sa reddition et la conclusion d’accords comme cela se fait après toutes les guerres pour sauver ce qui reste à sauver.

    Parmi les clauses du traité, Abdelkader s’engageait à ne plus prendre les armes contre la France et il n’était pas homme a renier ses engagements. D’ailleurs il n’a jamais compris qu’après la reddition on l’emmena en France pour l’emprisonner alors qu’il s’était entendu avec Lamoricière d’aller s’installer au moyen orient. C’est pourquoi quand Lamoricière devint ministre de la guerre il lui écrivit une lettre très dure pour lui rappeler ses engagements et la parole donnée, ce que Lamoricière prit très mal. Il faut pouvoir concevoir le monde à l’époque de Abdelkader et comprendre que l’honneur de l’homme à son époque se confondait avec le respect de sa parole pour comprendre pourquoi l’Emir n’a pas réagi aux évènements d’Algérie. Il a même admonesté son fils qui voulait participer a la résistance en Algérie quand lui était à Brousse en Syrie, j’ai donné ma parole lui avait il dit. Il considérait que ce qui arrivait résultait de la volonté Divine.




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  • س.ج
    22 octobre 2012 at 14 h 56 min - Reply

    @ fateh
    لا أدري ماذا أقول..ولكني عندما أقارن تعليقك الأول وتعليقك الأخير أدرك أن غضبك كله لم يكن إلا لحديث السيد بجاجة عن عنصرية فئة قليلة ..وما أن رد الكاتب موضحا وجهة نظره (التي كانت واضحة اصلا) إلا ورحت تشيد به وتزيد في تشويه الأمير عبد القادر ..لا وبل تلوم على تسامحه الديني وحمايته للمسيحيين من مجزرة حقيقية بسبب خلافات تحولت إلى شبح حرب على اساس ديني…أي منطق هذا وأي تسامح هذا يا أخوان؟..سبحان الله..ماذا كان مفترضا على الأمير أن يفعله ، هل يترك بعض المتعصبين والغاضبين يقتلون الأبرياء من المسيحين؟ …أما حديثك عن محمد حربي. فأقول لك أنه من الأفضل لتاريخ الجزائري أن لايقترب منه ذلك المتحول والذي يناقض نفسه يوم بعد يوم
    دعني أقول لك أيضا ، أننا اليوم أصبحنا نمجد أحمد باي الذي كان ولائه الأول للسطان العثماني واصبحنا نهدم الرمز الجزائري..اتدري لماذا يا أخ فاتح؟ لأن هناك من الفرنسيين والجزائريين من يريدون تحطيم كل من يمكن أن يعتبره الجزائريون رمزا، ليس لتحطيم الشخص في حد ذاته ولكن من اجل نشر فكرة أن هذا الشعب لا يمكنه أن يبني دولة أو يكون امة بذاته لأنه بلا تاريخ يشفع له..أتمني أن تدرك مغزى كلامي وتدرك كيف ولماذا يشوه التاريخ ويتم التلاعب بأحداثه

    بالمناسبة ليس السيد البجاجة هو أول من يطرح المقارنة بين أحمد باي والأمير عبد القادر فهناك دراسات سابقة ومتوفرة لمن أراد الإطلاع عليها




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  • س.ج
    22 octobre 2012 at 15 h 18 min - Reply

    قال أحد الساسة الغربيين:الخطوة الأولى في تصْفِيَة شعبٍ ما هي أن تمسح ذاكرته، دمّر كُتُبَه، وثقافَتَه، وتاريخه، ثم اجعلْ شخصاً ما يكتبُ كتُباً جديدة، واصنع ثقافة جديدة، واختر أفكاراً جديدة تمحو بها تلك الأفكار




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  • Zineb Azouz
    22 octobre 2012 at 16 h 28 min - Reply

    Tout ce que triturent les planqués de la république est perverti, débauché et détourné, allant de l’histoire, à la religion à la langue arabe en passant bien sûr et surtout par les résistances et les souffrances de ce peuple.

    Las traitres embusqués qui sont rentrés sur des chars par nos frontières, après en avoir fini avec les Abane et autres héros gênants, le plus souvent anonymes, pour asseoir le plus efficacement et le plus rapidement leur pouvoir illégitime, avaient et ont toujours besoin d’effacer les mémoires et les consciences dans le but de « formater » les Algériens par la force, la propagande et les réflexes de repli et de peur de la vérité ; pour les besoins de ce grand chantier tout est bon pour faire et défaire des hommes, fabriquer des idoles qui ne leur ont rien demandé, en occulter d’autres, régionaliser au maximum et imposer par des décrets et des festivités l’histoire.

    Le coup de gueule de Monsieur Bajaja a le mérite de ne pas s’inscrire dans la lignée de l’histoire par les cadavres tantôt oubliés, tantôt déplacés, tantôt expatriés.

    Je suis née à Constantine et ai grandi non loin de la stèle enseveli sous un amas d’ordures érigée en l’honneur du Général Danrémont tué par un coup de canon, et si ce n’est la vigilance de ma mère qui m’a aussi montré où se tenait l’une des statuts les plus humiliantes de la ville, du moins à ses yeux, (remplacée au passage par une horloge ridicule, puis un rond point sans âme) je n’aurais jamais vu cette posture du dit Bou Chachia, le général De la Moricière piétinant et dominant ses zouaves et nos ancêtres ( voir : http://www.constantine-hier-aujourdhui.fr/images/cartespostales/place_lamoriciere/lamo1910.jpg).

    Je m’étale un peu la dessus car Constantine particulièrement, avec en prime son imposant lycée qui porte le nom, Eh oui ! Du Duc d’Aumale reste traumatisée par cette brèche qui permit au bout de plus d’une tentative sa prise, mais Constantine et toute la région restent surtout marquées par ce fameux traité de TAFNA sans lequel la France n’aurait sans doute jamais pu se concentrer sur le reste du pays.

    Je ne me permets pas de faire le procès de l’Emir qui s’est battu,dont beaucoup d’enfant sont morts de maladie et de malnutrition en France mais je refuse de me censurer à propos de faits.

    La France, par exemple, se devait de verser une pension à la descendance de l’Emir jusqu’à extinction de la lignée, pourquoi ces closes font-elles peur ?

    Je ne suis pas tenue de me plier aux commémorations et « thawabit  » approximativement nationalistes tirées par les cheveux et dictées par des traitres sans Histoire ni culture et qui ont trouvé en la personne de l’Emir, bien loin de la période chaude 46-62, matière à nourrir leurs carnavals et autres opérettes en quête de légitimité pendant qu’ils traitaient Messali El haje de traitre et qu’ils assassinaient Chaabani et Kaddour bou Meddousse.

    L’Emir n’a pas livré tous ses secrets et ce personnage tout comme la période de son règne méritent de notre part à tous attention et analyse.
    L’Emir n’a rien demandé ne nous trompons pas, tout comme Ben Badis par exemple que nos incultes adeptes de la chekara se permettent de s’accaparer et de citer à leurs fêtes déshonorantes alors que tout le monde sait ce à quel point les adeptes du Cheikh ont été traqués et martyrisés.

    Pour revenir à notre sujet, faut-il rappeler qu’après l’indépendance les petits enfants des exilés Algériens en Syrie (en bonne partie originaires de Kabylie) se sont vus refuser le passeport Algérien ? Comment ne pas se poser plus d’une question ? Comment ne pas dénoncer les deux poids deux mesures quand le scénique Idris El jazairi (plus jazairi tu crèves !) nous nargue avec son ascendance et, en diplomate éclairé se dit heureux de se « rendre disponible pour les Israéliens » dans les discussions concernant le processus de paix au Proche-Orient et le désarmement de l’Iran.

    Je ne suis pas non plus une fan des Beys, de leur « Kafe Chekara » (précipice d’où l’on jetait les condamnés dans une chekara) et de leur règne, mais le Bey de Constantine, turc ou pas, est mort en combattant et a payé le prix fort, on ne lui connait aucun descendant officiel et même s’ils étaient encore parmi nous, force est de constater que le pouvoir a bel bien fait ses choix sur qui il fallait honorer et qui il fallait ignorer, car avant tout et après à travers les témoins vivants ou leurs descendants c’est le peuple et la nation qu’on honore.

    Certes, il ne faut pas tomber dans la comparaison et l’opposition des personnages et des identités quand les tenants du pouvoir et de l’histoire en font leur moteur et qu’ils ont tout fait pour bâtir un règne sur fond de clanisme, provocations , de calculs sournois et d’incitations à la haine et à la division, mais parfois il y a lieu, et il ne faut pas en avoir peur, de se poser des questions en apposant et en confrontant les faits.

    J’irai même pour ma part jusqu’à dire, que l’Emir ou le Bey se sont opposés à un agresseur pour défendre LEUR règne, LEUR dynastie et un pouvoir, l’Algérie telle que nous la concevons aujourd’hui ou du moins depuis les années 40, au sens nationaliste moderne du terme, est un peu loin de cette période.

    L’Emir a tiré un trait sur ce pays, sur un émirat et une bataille qu’il a malheureusement perdus contre sans doute d’abord toutes les tribus qui l’ont lâché, cet homme rêvait d’un état moderne, d’une grande culture , il possédait une bibliothèque inestimable comptant même les versions le s plus rares et les plus anciennes du Talmud, mais cet homme a consenti au partage du pays avec la France dans l’espoir de garder SON EMIRAT occidental, les Algériens ont le droit d’avoir leur lecture sur ces faits, loin des censeurs, pleureurs, défenseurs du sacré et des lectures dichotomiques (noir ou blanc).

    On sait par exemple peu de choses sur les activités de l’Emir en orient si ce n’est qu’il a joué un rôle non négligeable pour convaincre les autour de lui de la nécessité de creuser le canal de suez…à creuser ! A bon entendeur salut !

    Cordialement,
    ZA




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  • Ouas Ziani
    22 octobre 2012 at 16 h 58 min - Reply

    Pour être pédagogique, la réponse de monsieur Badjadja est un modèle. Elle pourrait servir de référence à l’école de Benbouzid. Sans plaisanterie. Voyons voir :
    1- Monsieur Badjadja commence par culpabiliser les intervenants. Il nous met sur la défensive en jetant sur nos gueules “nos incivilités”. Il convoque à sa défense un article du quotidien el watan. Tous ceux qui ont contesté son écrit sont donc des rustres, imperméables à la moindre expression policée d’une idée intelligente et sûrement incapables de comprendre une analyse de haute voltige, une révélation que seul un esprit critique pourrait assimiler et applaudir. Dans le cas contraire, malheur à ces hyperémotifs que nous sommes. Cette une technique comme une autre mais elle n’est pas respectable. En d’autres circonstances, notre bannissement est garanti !!
    2- La réponse est faite à partir de vocables et expressions employés par les intervenants que monsieur Badjadja a sélectionné comme partie molle. Cela facilite la broderie. Botter en touche quand on n’arrive plus à se servir du ballon est également une technique comme une autre. Sauf que cette sélection qui semble arranger notre auteur me rappelle une technique qu’emploient les comptables. Les tricheurs parmi les gens de cette profession et ils sont légion arrangent les bilans à chaque fin d’exercice. On parle alors de bilan cadré. C’est une expression consacrée dans ce milieu. Les commissaires aux comptes, souvent des nuls, n’y voient que du feu.
    3- Monsieur Badjadja nous recommande la lecture d’un papier intitulé ‘ l’émir, une famille en or ‘ d’un certain Ali Farid Belkaid, un historien et anthropologue à la fois. C’est fait. Mais qu’y trouve-t-on ? quelques poux et rien d’autre que monsieur Badjadja, que je croyais perspicace, aurait vite remarqué. Ils crèvent les yeux. “L’émir en bon patriote français s’était quand même occupé des affaires de la France à Damas, en venant à l’aide des Français que les Druzes voulaient occire”. Ce n’étaient pas des français mais des syriens chrétiens. Quand bien même c’étaient des français et alors ? qu’aurait fait l’anthropologue à la place de l’émir ? Participer au meurtre ? je sais pour ma part qu’à la fin de la bataille de Sidi Brahim, l’émir, avant de continuer son chemin vers l’Est, avait donné une consigne aux habitants du voisinage. les 24 survivants parmi les soldats de montagnac qui se sont refugiés dans le mausolée devaient recevoir soins et nourriture. Il n’était pas à Damas ou à Paris mais entre Ghazaouet Maghnia et Nedroma. En quoi l’émir est responsable de l’infamie de son arrière petit fils ? Si cette déduction est recevable, alors il faut remonter plus loin. Ce serait sidna Adam le comptable des crimes commis par cette chiure de mouche. L’historien belkadi s’est comporté, tout autant que vous, comme un habitué des selfs services de gargote. Il est allé jusqu’à ce Razak Abdelkader sans s’attarder une seconde sur Abdelmalek et Ali, les fils de l’Emir ou Khaled, son petit fils, précurseur du nationalisme algérien. Il aurait pu consulter Kaddache, Saadallah ou Ageron. N’est-ce pas un historien ?
    4- Assimiler l’Emir Abdelkader au maréchal Pétain : il faut être un vrai taré ou de mauvaise foi pour penser oser une telle ânerie. Le premier ne dirigeait rien, il était très jeune et s’est construit dans l’action par la force du caractère. Il ne disposait ni d’armes, ni de munitions et encore moins d’usines pour en fabriquer. Le second était le chef des armées, à la tête de l’empire le plus vaste au monde après celui des britanniques. Il disposait de corps d’armées et de colonies de français et de sujets de l’empire sur de vastes étendues. Comment monsieur badjadja a-t-il pu gober cela ?
    5- “L’émir ami de la France, lorsque les Algériens mourraient de guerre, de famines et de maladies par milliers. De quoi la famille de l’émir Abdelkader a-t-elle souffert depuis 1861 à Damas ? De rien, de ne pas avoir tiré suffisamment de marrons du feu.” Ce reproche me rappelle un éditorial de Kamel Belkacem, le défunt directeur d’Algérie Actualités. A court d’arguments sérieux, il développa une diatribe très comique contre Ben Bella. “Tu n’étais pas là à fêter avec les algériens la victoire sur l’Allemagne (coupe du monde 1982) alors taisez-vous” ! D’autres crétins reprochent régulièrement à Hocine Ait Ahmed de mener “une vie dorée au bord du lac Léman” !!!
    6- L’histoire, monsieur badjadja, ne se traite pas sur un coup de gueule. Ce n’est pas ce désir de vider sa frustration après une raclée donnée par le MOC au CSC. L’histoire est une affaire sérieuse et c’est la raison pour laquelle, elle est réservée à des gens assez rares tant par le nombre que par les qualités de pondération, d’intelligence, de patience et de curiosité. Ce n’est pas non plus un mets dont on choisit les morceaux aux grès de ses humeurs, c’est un tout. A prendre ou à laisser.
    7- Au risque de passer pour un parano, je dirais qu’un orchestre, assez efficace, il faut l’admettre, est convoqué aux bruits à des clairons réguliers. Lounis aggoun, Ali Belkadi, des figurants affublés de titres universitaires et quelques relais parmi la corporation de journalistes s’acharnent à détruire tous ceux qui peuvent avoir une fonction symbolique comme liant de la société. Vous ne vous êtes pas opposé à une conception politique ou à une pratique économique mais à un mythe de la société. Il sert de repère tant à la nation qu’à la société et à l’état. Quel intérêt à participer à faire le vide ? les têtes ne vous paraissent-t-elles pas suffisamment vacantes ? les préparez-vous à en faire de simples emballages pour quelques ordures ? Calciner des têtes par des prêts-à-penser est une opération qui accompagne dans tous les cas les politiques de terre brulée. Les romains puis les français ne nous ont pas fait croire que Massinissa était le fondateur de l’Etat numide et l’unificateur des tribus berbères ? Etre fier du Bey Ahmed, autant claironner sur le rocher sa sympathie pour saint augustin et son mépris pour saint Donat.




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  • DANGER A L’HORIZON
    22 octobre 2012 at 18 h 37 min - Reply

    Je voulais arrêter mes interventions sur l’émir, cher @fateh, mais permet moi de rajouter que tout le monde reconnaît que l’Emir s’est dressé, au cours de sa vie, contre la France coloniale. Mais sur tout son parcours, on voit bien qu’il y a des ratés comme on dit. C’est pourquoi qu’il y a des algériens qui ne comprennent pas le choix UNILATERAL de ce personnage, certes historique, comme SEUL héros symbolique du pays, avec, s’il vous plait, une STATUE érigé à son honneur.
    La grande question est donc: Pourquoi le FLN/DRS a-t-il élu l’émir comme LE symbole de l’Algérie combattante. Si c’est le cas on veut bien connaître « l’exposé des motifs », comme on dit. Si ce choix avait été fait dans une république qui se respecte et d’une manière libre, consensuelle pourquoi pas.

    Aussi, je pense, et c’est mon avis, que ce sont ces méthodes du FLN/DRS qui sont remises en question par beaucoup de citoyens. Or, on sait que c’est le FLN/DRS qui a décidé, tout seul et sans consultation. « UGH j’ai dit » comme disent les indiens.
    Si je ne me réfère déjà à ce petit échantillon qui s’exprime sur LQA, le débat est ouvert.
    En fait, pour moi, tous NOS problèmes viennent du mauvais démarrage du véhicule « Algérie indépendante ».




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  • mohamed J
    22 octobre 2012 at 18 h 57 min - Reply
  • Zendagui
    22 octobre 2012 at 20 h 45 min - Reply

    M. Abdelkrim Badjadja,

    Un papier a considéré comme un coup de gueule d’accord que vous confortez par « des faits historiques prouvés, et sur des archives, certaines encore inédites » et que vous adressez a des Algériens « réputés pour être de gossiers personnages ».

    Consentez M. Badjadja que cette appréciation relève quelque peu de l’aporie et qu’il est loisible a votre personne d’assener ses vérités en les expurgeant du débat contradictoire.

    A quel titre cette revendication ?

    Rétablir un déni de l’histoire ne peut que vous honorer, mais votre approche pour cette réparation laisse à désirer et je vous cite :
    A l’ombre de l’Emir Abdelkader, « l’ami de la France coloniale », Git dans l’oubli Hadj Ahmed Bey de Constantine, l’ennemi irréductible de la France.

    Il est vrai et je ne peux y circonvenir que dans le Larousse édition 1960, partie nom propre, il y est clairement mentionné « et il devint un fidele ami de la France » mais comme par enchantement dans l’édition 2009 que j’ai sous les yeux cette affirmation a disparu. Cela frappe quelque peu l’imagination. Comment, « douce France » par la voie de son Académie et de ses cercles de thuriféraires, puisse-t-elle accepter cette supercherie, alors que votre personne nous sermonne avec.

    Je reprends l’écrit d’un internaute :

    « La résistance qui s’est dans un premier temps poursuivie par les armes avec les insurrections des Zaâtcha (1844), des Ouled Sidi Cheikh (1864), de Mokrani, Boumezreg et Cheikh El-Haddad (1871), de Bouamama (1881), de Boumaza, de Boubaghla, de Fatma N’Soumer, d’El Brakna, de Nasser Benchohra, de Bouchoucha, de Cheikh Amoud au Hoggar (1920) attestant l’irrédentisme de la Nation, a revêtue à la fin du siècle des formes culturelles, religieuses et sociales décisives qui ont réussi à sauvegarder entièrement le ciment de la personnalité nationale: l’Islam et la langue arabe, préparant l’avènement du mouvement nationaliste »

    D’augustes personnes et c’est le moins que l’on puisse dire du mouvement insurrectionnel mis tout autant au placard d’abord par Fafa pour les effacer de la mémoire indigène et puis par l’indigence de l’historiographie algérienne.

    Alors je vais me prêter tout comme vous au même exercice, un nom de cette liste, presqu’un anonyme, Cheikh Amoud, je viens de me découvrir une passion pour le Hoggar et je titre a votre intention :

    A l’ombre de Hadj Ahmed Bey « dernier tyran de l’occupation turque » érigé en figure de l’insurrection nationale, Git dans l’oubli Cheikh Amoud du Hoggar l’ennemi irréductible de la France.

    Serait-ce la méthode appropriée pour rétablir l’Histoire ?

    Tout comme vous et autant pour moi on doit souscrire aux règles d’une science qu’est l’Histoire et ne point le faire sous le sceau de la passion ou comme victime des circonstances.

    P.S. Pour la couleur noire en signe de deuil, vous avez absolument raison. Je m’en suis tenu a ma mémoire.




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  • Afif
    22 octobre 2012 at 21 h 44 min - Reply

    @ Abdelkrim BADJADJA :

    Pour votre réponse 1, message reçu 5/5, mea culpa.

    En lisant les autres réponses, je n’ai pas trouvé de réponse à mes questions qui vous ont peut-être échappées, vu le grand nombre de réactions et que je vous prie de me permettre de rappeler :

    1. L’histoire de la résistance dans les gorges de Palestro : c’est très important pour l’Histoire du Mouvement National et sur cette question, je vous sollicite en tant qu’archiviste dans l’intérêt général de notre pays. Au sujet de cette question, il me semble avoir lu que l’Emir Abdelkader était très mécontent de la facilité avec laquelle les troupes françaises franchissaient cette région.

    2. Le traitement des prisonniers par Ahmed Bey.

    3. Pourquoi Ahmed Bey a-t-il inscrit son combat dans le cadre de la souveraineté turque ? Une fois dans un article (El Watan 01/11/2011 « la Haine du PPA) sur la résistance du peuple algérien à l’occupation française, je n’ai pas cité Ahmed Bey pour ce motif, parce qu’il ne se considérait pas comme algérien comme l’Emir Abdelkader, mais comme turc. J’ai cité toutes les résistances du 19° siècle, sauf celle d’Ahmed Bey, donc, il faut comprendre notre logique, votre « coup de gueule » est injustifié. Nous, nos héros sont des héros algériens comme l’Emir Abdelkader, Lalla Fatma N’soumer, Cheikh Bouamama, Cheikh Belhaddad, Messali Hadj, Ben Boulaid, Krim, Ben M’hidi, Zabana, Amirouche, Hassiba, etc…

    4. En ce qui concerne l’amitié de l’Emir Abdelkader avec la France, ajoutons « coloniale » puisqu’elle l’a été jusqu’en 1962 : s’agit-il d’une amitié réelle ou supposée par la France qui s’en vantait pour affaiblir la résistance du peuple algérien ? Y a-t-il eu des actes concrets prouvant cette amitié ? Exemple d’acte concret, celui de Cheikh Ben Badis : « Nous sommes des hommes français, nous allons vous parler franchement. Nous considérons qu’une Algérie attachée à la France, etc… » (Source : journal la Défense 1934).

    Ce, en ce qui concerne les questions. Par ailleurs, je voudrais atttirer l’attention de tous les algériens sur un fait capital : le grand mérite de l’Emir Abdelkader est d’avoir signifié à la France et aux puissances coloniales de l’époque, que l’Algérie n’était pas un bien vacant et qu’elle avait un peuple pour la défendre et non une puissance tiers. S’il n’y avait eu que les turcs pour la défendre, son existence en tant que nation aurait été douteuse, problématique. C’est le cas ainsi pour le Sahara occidental où les Espagnols à leur arrivée dans ce territoire, n’ont rencontré aucune résistance ni de la monarchie marocaine pour prouver que c’est un territoire marocain, ni du peuple sahraoui pour prouver que c’est le territoire de la « nation saharaouie ». Lorsqu’en Algérie, la France a étendu son occupation au sud, elle y a rencontré des décennies de résistance dans le Sud Ouest, le Sud centre et le Sud Est. Par conséquent, le Sahara occidental est en principe un bien vacant et ni le Maroc, ni le Polisario, n’ont de légitimité pour revendiquer ce territoire. Dans cet ordre d’idées, le Traité de la Tafna est une reconnaissance de la nation algérienne, c’est un document officiel signé par la puissance occupante qui permettra par la suite au Mouvement national indépendantiste (ENA/PPA/MTLD) de revendiquer légitimement l’indépendance nationale. Comme a dit un célèbre général : « nous avons perdu la bataille, nous n’avons pas perdu la guerre ». L’Emir Adelkader, par son long combat et sa résistance, a préservé l’avenir du peuple algérien et l’existence de la nation algérienne. Les résistances des autres régions qui l’ont suivi ont confirmé un fait déjà acquis par le Traité de la Tafna.




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  • Afif
    22 octobre 2012 at 22 h 24 min - Reply

    @ DANGER A L’HORIZON :

    Deux extraits du post que vous m’avez destiné :

    « Aussi, moi, je dis solennellement aux musulmans de la planète, même si je ne représente rien de rien oui, rien du tout. »

    « Pour se libérer il faut d’abord améliorer le niveau culturel de son peuple, améliorer son niveau technique et technologique, s’occuper de la manière la plus intelligente de nos peuples pour qu’ils atteignent le niveau les nations avancées afin de les empêcher de nous opprimer encore plus. Ce n’est qu’à ce moment là que la religion (culture des peuples avant tout autre chose), peut contribuer à motiver les cœurs et pour aspirer à la justice et à la liberté. »

    Primo, vous n’êtes pas « rien », lorsqu’on sait qu’un rien plus un rien, etc… peuvent former des rivières, et qu’une rivière plus une rivière, etc… peuvent former un fleuve puissant et impétueux. Le FIS l’a appris à ses dépens lorsqu’il considérait au faîte de sa puissance les autres partis de sanafirs, des sanafirs qui totalisaient 9.000.000 d’électeurs, alors que lui-même n’avait recueilli que 3.200.000 voix lors des élections de décembre 1991. Si le FIS s’était allié aux « riens », il serait toujours le plus grand parti du pays aujourd’hui.

    En ce qui concerne le deuxième extrait relatif à la place de la religion dans le débat politique, c’est votre opinion et elle est respectable. A contrario, je peux avoir une opinion contraire et vous dire que tous mes actes et mes dires sont basés sur les principes religieux. Le problème, c’est de ne pas opposer les deux opinions surtout si elles sont en parfait accord sur une multitude de problèmes et leur solution. Deuxièmement, celui qui base ses décisions sur les principes religieux, ne doit jamais imposer son point de vue en cas de désaccord, par exemple, en jetant l’anathème sur son adversaire et en le qualifiant d’impie ou je ne sais quoi : la décision ne devrait appartenir qu’à la majorité (parlementaire, référendum, etc…). Il faut tout de même respecter à travers ses représentants, la volonté du peuple clairement exprimée, et non de manière biaisée comme le scrutin à la majorité simple ou à la majorité absolue par circonscription territoriale.




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  • fateh
    22 octobre 2012 at 22 h 40 min - Reply

    Bonjour
    Un article respectable, d’accord sur un certain nombre de points, néanmoins je ne partage votre analyse,vous dites en substance que ce monsieur(l’emir abdel kader) est un traître après avoir été un brave pendant des decennies ,,,
    est ce lui vraiment le traître ?avez vous lu tout les livres ,analyser tous les écrits sur L’emir ABK,je ne ne le crois pas, à la lecture de votre edito. vous avez choisi tout bonnement de prendre partie ,c’est aisé de prendre sa plume(crayon pardon!!) et gribouiller des contres vérités,par ailleurs vous êtes vous poser la question pourquoi un homme qui voue sa vie pour combattre l’ennemie devint selon vous un « traître »,je pense tout bonnement que non ,mais je vais étayer ,et donc contextualiser,l’emir avait cette vision du peuple Kader avait saisi la désunion du peuple algérien,chaque partie de ce peuple se battait sans technique de guerre ,sans stratégie de guerre,sans union ,au fait on se battait comme se battait de vulgaires supporters de club malveaillant (chacun pronait pour sa « paroisse ») ,pour l’Emir il etait donc plus des plus compliqué et des plus contaignant de faire un peuple uni pour un même ennemi ,le colonialiste aidant à cette idéologie de division à fini par gagner son pari,voila quelques raisons qui faudrait mettre en évidence,,mais aussi vous faites des commentaires sur journaliste non sans ommetre de mettre en evidence son appartenance à un région (kabyle) et vous accusez pas un très infime minorité, voir epsilionnienne de kabyle ,mais certains kabyles de racistes de sales types ,
    Mais cher monsieur votre haine en vers un emir (critiquable par ailleur ) ne se repose que sur une même logique que vous denoncez ?c’est à dire(donc vous) je défend un émir turc au détriment d’un émir arabe ,en passant vous egratinez les kabyles,dire que les kabyles ne sont pas des patriotes (on vit pas dans le meme pays )ou vos héros ne peuvent etre que turcs ou rien ni kabyles ni arabes,vous utilisez la même haine qui futent vos predecesseurs .(kabyles contre arabe )
    donc vive les turcs d’algerie
    ,aller au bout de vos recherches et vous verrez que avec les turcs les algeriens kabyles et arabes et chaouis étaient considérés comme des sous citoyens
    Votre haine n’a d’égal que votre ignorance sur l’histoire de l’Algérie
    5 siecle après!!!
    Cordialement Fateh
    Monsieur




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  • س.ج
    22 octobre 2012 at 23 h 31 min - Reply

    @Ouas Ziani
    شكرا..من الصعب أن يجد الإنسان كلام يكتبه بعد الذي كتبته..لكني اضيف نقطة صغيرة وهي أن حتى بين الجامعين هناك خلط بين المؤرخ وخبيرالأرشيف! أوب




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  • A.Sebti
    22 octobre 2012 at 23 h 42 min - Reply

    Salam mes chers compatriotes.

    Monsieur BAJAJA,

    Votre coup de gueule est légitime mais ce titre n’est pas à la hauteur de vos efforts, on ne traite pas d’un sujet pareil sous la colère, cela porte atteinte à la qualité du travail et aux preuves que vous nous avez habitués à lire.
    Ceci dit je vous remercie pour tous ces éclairages et ces efforts.

    Je reste convaincu que nous pourrons avancer vers la vérité sans se sentir obligés ni de de sacraliser les uns pour désacraliser les autres ni de faire dire à l’histoire et aux personnages de notre histoire plus que ce qu’ils ont dit ou fait. Où est le mal à dire El Emir ou el Bey ou tout autre ont fait telle ou telle erreur d’appréciation ? Est ce un blasphème ?

    Permettez moi de saluer Mme Zineb Azouz pour ces précisions et cette sagacité, personnellement j’aime beaucoup la lire même si je dois parfois creuser pour la suivre.

    Merci à LQA de nous permettre ces échanges et cette fenêtre sur l’Algérie.

    A.S.




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  • Ahmed_Amin
    23 octobre 2012 at 1 h 27 min - Reply

    Bonsoir à tous,

    Quelqu’un peut-il m’expliquer svp, pourquoi depuis même Hadj Ahmed Bey, puisqu’il semble etre devenu une figure « nationale », selon les dires de M.Bajaja, et en passant par L’Emir,Zaâtcha (1844), des Ouled Sidi Cheikh (1864), de Mokrani, Boumezreg et Cheikh El-Haddad (1871), de Bouamama (1881), de Boumaza, de Boubaghla, de Fatma N’Soumer, d’El Brakna, de Nasser Benchohra, de Bouchoucha, de Cheikh Amoud au Hoggar (1920), et ben Tous ont échoués a Bouter la France dehors?

    En attendant le 1er Novembre 1954.

    Quelqu’un aurait-il une Explication svp? Pourquoi les Français sont restés 132 ans?




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  • Abdelkrim Badjadja
    23 octobre 2012 at 9 h 28 min - Reply

    Une fois de plus, je me vois contraint de reprendre ma plume pour quelques éclaircissements, ce sera la dernière fois. Que ceux qui veulent bien continuer le débat sachent que je me contenterai de prendre connaissance de leurs écrits sans plus. J’ai tout de même d’autres préoccupations que de participer à un débat qui tourne en rond. Cela dit, je citerai des passages et non pas des noms afin d’éviter un dialogue qui n’en finira jamais.
    1- « …a sélectionné comme partie molle… » : J’ai répondu là où j’avais estimé nécessaire de le faire. Il n’est pas question que je réponde à tous les intervenants un à un (plus de 70). Comme il n’est pas question de me lancer à la poursuite de ceux qui ont des opinions divergentes des miennes. J’en ai pris acte, c’est tout.

    2- « L’Emir Abdelkader…un traître… » : Où avez-vous lu cette accusation dans mon texte ? Pourquoi extrapoler afin d’étayer vos arguments fondés sur une falsification de mes propos ?

    3- « …dire que les kabyles ne sont pas des patriotes… » : Où ai-je écris cela ? Dans mes propos, je visais « certains kabyles racistes », pas question de généraliser. Si vous voulez savoir de qui il s’agit, je vous invite à lire mon « coup de gueule » sur le sujet :
    http://badjadja.e-monsite.com/pages/actualites/exemple-de-propos-racistes-contre-les-arabes.html

    4- « …nos héros sont des héros algériens… » : Comment qualifier Henri Maillot, Maurice Laban, Raymonde Peyschard, tous citoyens français morts pour l’indépendance de l’Algérie. Hadj Ahmed Bey n’était-il pas Algérien ? Alors qu’il est né en Algérie, d’un père lui-même né en Algérie, d’une mère algérienne (Rokia Bengana), d’un grand-père certes d’origine turque, mais d’une grand-mère également algérienne. Si l’on s’en tient à vos critères, moi-même je ne serais pas algérien, parce que mon grand-père est d’origine marocaine ! Vous contestez l’unique nationalité de certains algériens, pendant que d’autres sont fiers d’exhiber une double nationalité antinomique algéro-française (c’est-à-dire compatriotes à la fois des moudjahidine et aussi des Harkis et des Lepen).

    5- « …le colonialiste aidant à cette idéologie de division a fini par gagner son pari… » : Oui, c’est vrai, et je l’avais bien précisé dans mon écrit à partir des instructions du ministre de la guerre au gouverneur général de l’Algérie : « Bien entendu, le gouvernement français fera tout pour entretenir l’animosité entre les deux hommes qui le combattaient en rangs dispersés. Il fera même plus en donnant instruction au gouverneur général de l’Algérie de tout entreprendre pour affaiblir les deux chefs de guerre, en suscitant dans chaque camp des rivalités à leur autorité. (Archives de l’Armée de terre, Château de Vincennes, Paris), note 7 des références.

    6- « …les gorges de Palestro… » : L’autorité des Beys de Constantine s’étendait de la frontière algéro-tunisienne jusqu’à la vallée de la Soummam, les gorges de Palestro n’en faisant pas partie. L’administration coloniale gardera les limites territoriales du Beylik de Constantine en lui donnant une autre appellation, le département de Constantine.

    7- Je ne terminerais pas cette dernière réponse sans remercier ceux qui avaient manifesté leurs opinions divergentes de bonne foi sans chercher à porter atteinte à ma dignité, ainsi que ceux qui ont approuvé mes arguments en apportant un éclairage supplémentaire. Je citerai en particulier Madame Zineb Azzouz : « Constantine et toute la région restent surtout marquées par ce fameux traité de TAFNA sans lequel la France n’aurait sans doute jamais pu se concentrer sur le reste du pays….Je ne me permets pas de faire le procès de l’Emir qui s’est battu, dont beaucoup d’enfant sont morts de maladie et de malnutrition en France, mais je refuse de me censurer à propos de faits… ».




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  • Larbi Anti-DRS
    23 octobre 2012 at 13 h 17 min - Reply
  • ADEL H
    23 octobre 2012 at 13 h 22 min - Reply

    ADEL H

    Pourquoi Ahmed Bey, malgré ses faits d’armes et sa bravoure, ne peut pas prendre la place de l’Émir Abdelkader? Voilà une question que les intervenants ont abordée de manière indirecte, chacun à sa manière.

    Mais avant que d’y répondre, j’aimerais dire à notre compatriote Zineb Azouz que le pouvoir n’a pas récupéré que la personnalité de l’Émir, il a détourné à son profit les noms et les actions de tous les braves et les justes qui, à travers l’Histoire, ont combattu pour que la nation algérienne puisse exister, y compris Ben Boulaïd, Ben M’hidi et Didouche, entre autres. Il n’est pas à un détournement près.

    Pour ce qui est de la question posée au début de mon post, selon moi, Ahmed Bey, malgré ses racines algériennes, ne peut pas occuper dans nos cœurs la même place qu’Abdelkader. Pour moi, la période ottomane est celle de la défaite des élites algériennes, incapables de faire face, au début du 16ème siècle, à la menace espagnole et obligées d’appeler au secours les frères Barberousse. Ces derniers finiront par liquider l’aristocratie algérienne et unifier le pays sous la tutelle du sultan ottoman et maintenir cette tutelle par la présence de soldats turcs pendant 3 siècles. Ahmed Bey était un membre de la classe dirigeante turque, c’était même le second personnage par la puissance.

    Abdelkader, quant à lui, n’avait rien à voir avec cet État turc. C’est avec lui que l’aristocratie authentiquement algérienne défaite en 1528 se réveille et reprend son destin en main, indépendamment des Turcs. C’est là un fait d’une très grande importance qui ne peut être passé sous silence. C’est avec Abdelkader que la nation algérienne est véritablement revenue sur la scène de l’Histoire. Le combat de Messali, Abbas, Ben Badis, Ben Boulaïd, Didouche et tous les autres est la continuation de l’œuvre d’Abdelkader, pas celle d’Ahmed Bey.

    Dire qu’Abdelkader a commis des erreurs ou qu’il a fini par renoncer à la lutte armée, ne diminue en rien de son importance en tant que restaurateur de la dignité perdue en 1528. Si nous nous amusons à chercher les erreurs de tous ceux et toutes celles qui ont combattu pour que la nation algérienne prenne place dans l’Histoire, alors personne n’en réchappera, car nul n’est parfait, et nous nous retrouverons bientôt face au néant.

    Alors, si Abdelkrim, qu’Ahmed Bey ait été un brave combattant, qu’il ait défendu sa ville et sa province avec courage et persévérance, qu’il ne mérite pas le sort qui lui a été réservé par nos historiens, oui, mais qu’il prenne la place d’Abdelkader, je suis le premier à dire non, loin de tout esprit chauvin ou régionaliste.




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  • Afif
    23 octobre 2012 at 13 h 54 min - Reply

    @ Abdelkrim Badjadja :

    J’ai noté que vous n’allez plus répondre.

    Cela dit, primo, au sujet des gorges de Palestro, la question que j’ai posée, ce n’était pas pour charger Ahmed Bey, mais au contraire pour dénoncer la population des Gorges et ses chefs dont un ascendant du Cheikh El Mokrani, qui ont facilité le passage des troupes françaises et l’agression de l’Est algérien. Et c’était aussi l’avis de l’Emir Abdelkader qui a envoyé une lettre de condamnation explicite à son représentant en Kabylie. Par conséquent, l’Emir Abdelkader cherchait par tous les moyens à généraliser la résistance au niveau de tout le territoire national.

    Deux, personne n’a contesté la nationalité algérienne d’Ahmed Bey, mais c’est lui-même qui ne l’a pas reconnue en se battant avec le drapeau de la Turquie. Il s’est exclu lui-même et je répète que votre « coup de gueule » est injustifié, vous n’avez pas à préférer un turc à un algérien pour ne pas dire autre chose.

    En ce qui concerne le Traité de la Tafna, nous l’avons déjà comparé au Traité de Hodeibia signé par le Prophète Mohamed QLSSSL avec ses ennemis les Koreïchites avec beaucoup de concessions dures pour les musulmans restés à la Mecque. Il est certain que pour l’Emir Abdelkader, le Traité de la Tafna n’était pas une fin. Une cause de ce traité a été sans aucun doute de permettre à la population de l’Ouest de respirer après 5 années de combat inégal et génocidaire sans aide extérieure et surtout l’absence de résistance des autres régions pour empêcher les troupes ennemies de se concentrer sur une seule région. C’est facile aujourd’hui de dire que le « Traité de la Tafna a marqué la région est du pays » et « la France n’aurait sans doute jamais pu se concentrer sur le reste du pays ». Bien sûr, sans le Traité de la Tafna signé en 1837, la France aurait continué à se concentrer sur la région ouest comme elle le faisait depuis 1832.

    @ Zineb Azouz :

    Extrait de votre dernier post : « Les traitres embusqués qui sont rentrés sur des chars par nos frontières, après en avoir fini avec les Abane et autres héros gênants, le plus souvent anonymes, pour asseoir le plus efficacement et le plus rapidement leur pouvoir illégitime, avaient et ont toujours besoin d’effacer les mémoires et les consciences dans le but de « formater » les Algériens par la force, la propagande et les réflexes de repli et de peur de la vérité ; pour les besoins de ce grand chantier tout est bon pour faire et défaire des hommes, fabriquer des idoles qui ne leur ont rien demandé, en occulter d’autres, régionaliser au maximum et imposer par des décrets et des festivités l’histoire. »

    Tout à fait juste et à mon tour, je confirme « No Pasaran ». La vérité finira par éclater malgré tous les complots, le peuple algérien recelant ses propres antidotes.




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  • Mohamed J.
    23 octobre 2012 at 14 h 08 min - Reply

    @ Adel .

    Bonne analyse, très convaincante. Abdelkader c’est la renaisssance de l’Algérie en tant que nation.

    J’ai donné plus haut l’adresse d’un document sous forme PDF qui reproduit trois lettres de Hadj Ahmed Bey adressées à son roi, qui n’a pas bougé le petit doigt pour défendre notre pays.C’est très instructif à lire.




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  • meghress19
    23 octobre 2012 at 22 h 00 min - Reply

    Vivement l’ouverture des archives pour decouvrir notre vrai histoire.Ce jour la serait catastrophique pour les recalcitrants. Monsieur Abdelkrim Badjadja vient de nous demontrer que beaucoup d’Algeriens ne sont pas pres pour la democratie.
    Monsieur Afif en a profite pour accuser une region de trahir ou de ne pas soutenir l’Emir (Demandez a Affif) . Il sait que c’est pas opportun de parler de ca car ca suscitterais tout un debat des pros et contres. Pour reprendre Zineb Azzouz  » l’Emir ou le Bey se sont opposés à un agresseur pour défendre LEUR règne, LEUR dynastie et un pouvoir », alors je dirais que le combat de l’Emir n’est pas aussi limpide qu’on le presente. Alors contentons-nous de l’histoire que nous distille le pouvoir en attendant les jours meilleurs . Car apparemment nous sommes inaptes a recevoir les verites ou mensonges ( ou coups de geueules) en pleine figure. Maintenant l’urgence est devant nous.




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  • fFateh
    23 octobre 2012 at 22 h 25 min - Reply

    Bonsoir
    ce soucis du détail que vous avez est pertinent au point de dire sans gêne ,que c’est à cause des kabyles et donc une armée de millier d’hommes a pu passer les gorges de palestro
    en somme vous défendez un arabe au détriment d’un kabyle ,la différence avec l’auteur ,lui les turc vs les algériens,et voila que maintenant on a droit à un autre déni,que dire du racisme bête et con ,non !!j’oserais pas, votre esprit est beaucoup plus éveillé que ça ,je cherche je cherche je trouve pas ,n’empeche que ces Algeriens qui ont la « malchance » d’etre kabyles furent des braves et seront de braves comme le sont leurs compatriotes algeriens ,vous dites bien la population de palestro je vous invite aussi à lire les algeriens de palestro mort pour le pays depuis 1830,il suffit de lire des livres écrits et fait pas des gens libres pas forcement à la solde du pouvoir , KADER( en passant fut un brave )
    Mais parlez donc de cet acte des algériens kabyles morts en 1830 A STAOULI CHERAGA ET BAB EL OUED plus de 20000 MILLES chouhadas ,je dis kabyles d’Alger parce que Alger etait peuplé de kabyles en ces temps la,ce que vous devez savoir le turcs en ce temps la on fuit ,et c’est un fait historique ,mais cela vous dérange de le citer parce que tes chers compatriotes ont le tort d’être kabyles peut etre!!mais j’ose pas le croire!!le tout sauf kabyle donc Algérien qui parle jute une langue différente ;;Monsieur je vais vous rappeler un fait que vous esprit de qualité doit se rappeler ,quand il ya eu la marche de ce qu’on appelait la marche des 3rouch (kabyles) un ministre zerhouni a dit en ce termes (Heureusement que la population algéroise était la pour sauver Alger « ce merpris ne vous fait pas gerber cher compatriote ,dites moi que si si,et beh cher monsieur vous faites du zerhouni ,mais vous un enfant du peuple cela me chagrine ,vous un algerien comme moi ,
    Ps je suis d’Alger et en 2001 je m’en rappelle nous autres les algeriens d’Alger etions fiers de nos compatriotes kabyles qui puissent faire valoir leurs droits ,ensuite je suis d’accord que des extrtimistes subsistent ,mais on en au sommet ,voila
    cordialement fateh




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  • Ffateh
    24 octobre 2012 at 12 h 09 min - Reply

    A l’auteur M Abdelkrim BADJADJA et à un certain nombres de nos respectieuses et respectueux compatriotes
    L’auteur compare deux Emirs et dit « Assigné à résidence à Alger en juin 1848, Hadj Ahmed Bey reçut une pension annuelle du gouvernement français de 12.000 francs afin de pourvoir à ses besoins et ceux de sa famille et de son personnel. En comparaison, l’Emir Abdelkader autorisé à s’installer en Syrie reçut du gouvernement français une rente annuelle de 150.000 francs pour servir les intérêts français dans les pays du Levant »
    En Substance l’auteur nous expliquent que ces 2 responsables de haut rang ont fait un accord tacite de lâcheté ,et de nous étayer plus loin, que l’un fut moins lâche que l’autre du fait qu’il a accepté une somme de moindre importance
    je vais vous donner 2 noms El Mokrani et cheikh Bouamama ,ces deux sont morts les armes en mains, réfutant tout négociation ,donc toute docilité,toute aliénation ,et donc mourrir libres et fiers(je ne vais pas pas vous la faire version Ali mout wakaf ,mais ça y ressemble fortement )
    chers ami(e)s un milliards de raisons ne me feront pas reculer d’un iota sur ce principe,un milliards de raisons ne me feront pas changer d’avis sous prétexte que les conditions furent délicates ou difficiles,car chers ami(e)s ,ce fut autant difficile pour bouammama el mokrani et ces centaines de milliers de chouhadas,et de la surgit le choix inhérent a chaque d’ ‘entre nous ,un choix emmenant du principe de vivre dignement ,alors de grâce cessons de chercher des faux arguments à la lâcheté des uns et des autres




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  • Afif
    24 octobre 2012 at 13 h 17 min - Reply

    @ fFateh :

    Cher frère, plus prokabyle que moi, tu meurs.

    Je ne vais pas ici te dire tout le bien que je pense de la Kabylie, l’histoire en est très riche. Dans tous les combats d’avant-garde du peuple algérien, les kabyles ont répondu présents, personne ne peut le nier et ce, malgré tous les complots visant à détacher la Kabylie du peuple algérien.

    Cependant, ce qui m’horripile, c’est la facilité avec laquelle les troupes d’agression françaises ont pu se rendre si facilement dans la région Est dans les années 1830/1840 sans rencontrer de résistance dans les gorges de Palestro. Je cherche à comprendre, c’est tout.




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    • Zagduf
      17 juin 2017 at 19 h 11 min - Reply

      @ Afif

      Tu devrais savoir que la France occupait déjà presque l’Est Algérien avant 1830, via sa base militaire Est fortifiée (la Calle, entre la Tunisie et Bône). Dès 1830 le général Yussof avec sont armée tunisienne avait déjà rallié la France (vu l’abdication du Bey).
      A l’Ouest même chose, le Sultan de Marrakech en tant qu’allier de la France attaque Tlemcen, sauf que les Rifains étaient plutôt alliés d’Abdelkader, ce qui explique la résistance de l’Ouest. Alors que la Kabylie était étroitement surveillée et même attaquée sporadiquement pour empêcher les kabyles de prêter main forte à Ablelkader (ne pas oublier que Bône est prise en 1832, Bougie prise en 1833 par la mer, sétif les Haut plateaux etc…
      La Tunisie à demandé elle même la protection de la France, le Sultan de Marrakech et Mohamet Ali d’Egypte envoyaient des troupe à la France.
      Mais rien n’empêche que les Kabyles ont fait échouer en 1836 une offensive française sur Constantine.
      A chaque fois que les Algériens étaient vaincus, la France se fournissait en troupes autochtones, pour s’étendre sur le territoire Algériens.
      Ahmed Bey lui même a été aidé par les Kabyles et les Chaouis de l’Aures, pour faire face à la France. Mais la France et ces alliés nord Africains se renforçait à chaque batailles perdue par les autochtones. En 1871, le soulèvement de Mokrani/Addad a faillit être se conclure, si les algériens n’avaient rallier massivement la France (notamment Ahmed Bey et Abdelkader amis de la France).
      Avant d’accuser les Kabyles (à tort), de ne pas intervenir dans les Gorges de Palestro pour stopper l’avancée coloniale, il faut déjà connaitre le terrain et les populations environnantes, et surtout les alliances.
      De là à faire croire qu’Abdelkader s’est battu seul contre la France, c’est un non sens.
      Il faut savoir une chose, de toute l’Algérie (de 1830 à 1962), c’est les montagnes de Kabylie et les Gorges de Palestro, qui faisaient le plus trembler l’occupant français et ses alliés (les Turcs ne s’aventuraient jamais en Kabylie).
      Dès l’occupation d’Alger en 1830, des attaques sporadiques ont toujours été conçues et menées à partir de la Kabylie jusqu’à Maisons Carrées (Alger), notamment par les Ath FLISSA, qui ont fini par être vaincu en 1857.




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  • batni
    24 octobre 2012 at 19 h 03 min - Reply
  • ffateh
    24 octobre 2012 at 23 h 32 min - Reply

    à Afif le réfléchi
    TU AS COMMENCE AVEC CETTE PHRASE PLUS KABYLE QUE MOI TU MEURS ? c’est le genre de phrase typique d’une désertification profonde d’argument,,en somme tu me fais passer pour un chauvin kabyle , à te lire je dois dire « tu as raison  » et si j’argumente tes idées je suis berbériste donc anti arabe,et le plus étonnant cher ami tu t’enfonces ,au fait c’est typique de ce qu’on appelle les exagérateurs plus communément les racistes (sans vouloir t y inclure bien sur ) d’un cas on en fait ne généralité ,je sais pas ou as tu lu cette histoire sinon j’aimerais bien connaitre l’auteur
    mais j’ai bien remarqué que tu as rien dis sur ce que ce ministre avait traité une partie de tes concitoyens,mais la réponse je te la donne ,il s ‘en fout des kabyles de toi de moi lui il règne donc il divise donc il existe ,
    peut être ton soucis ce sont cette partie d’algériens ,le pouvoir a de beaux jours encore cher ami,!!!




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  • nomade07
    25 octobre 2012 at 1 h 04 min - Reply

    Pourquoi comparer deux hommes qui n’avait pas la même vision de la lutte !
    كد المتدخلون في الندوة التي نظمتها مؤسسة الأمير عبد القادر، أمس، بمقر جريدة  »المجاهد »، حول العلاقة بين الأمير عبد القادر والباي أحمد بقسنطينة، على وطنية الرجلين، بينما طالبوا بعدم الحكم على أي طرف ودراسة التاريخ وفق نسقه العام.

    قال المتدخلون خلال الندوة، ردا على سؤال حول اتهام الأمير عبد القادر بالأنانية وقصر الرؤية، فيما يخص تعامله مع الباي أحمد، خاصة في توقيعه لمعاهدة التافنة التي سمحت لفرنسا بتجميع جيشها والتوجه إلى الشرق للقضاء على مقاومة أحمد باي، إنه يجب أن ندرس التاريخ في إطاره الزمني والمكاني والظروف السياسية والتاريخية المحيطة به آنذاك، منها أن فرنسا كانت تحتل الجزء الفاصل بين الرجلين، وبالتالي فرصة الالتقاء بينهما كانت صعبة، كما أن كل طرف كان يريد أن يتنازل الآخر وهذا كل حسب رؤيته للأحداث وكيفية مواجهة الاستعمار الفرنسي.
    وأرجع مدير المجلس العلمي بالمركز الوطني للدراسات والبحث في الحركة الوطنية وثورة أول نوفمبر، محمد بن رضوان، أسباب عدم التقاء وجهات نظر الطرفين إلى الظروف التاريخية التي أحاطت بهما، بالإضافة إلى رؤية كل منهما لأوضاع الجزائر آنذاك والتي أحدثت القطيعة بينهما، حيث رفض أحمد باي الانفصال عن الدولة العثمانية، بينما من وجهة نظر الأمير عبد القادر فإن الدولة العثمانية تخلت عن الجهاد في الجزائر ومن حق شعبها أن يختار من يقوده في جهاده ضد المحتل.
    http://www.amirdz.org/news.php?action=view&id=86




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  • Abdelkrim Badjadja
    25 octobre 2012 at 12 h 37 min - Reply

    Vœux de l’Aïd:
    A tous ceux qui ont trouvé de l’intérêt à mon texte, et qui sont intervenus dans le débat sereinement sans chercher à m’atteindre dans ma dignité, même lorsqu’ils n’étaient pas d’accord avec mes conclusions, je présente mes vœux chaleureux de bonne santé et de concrétisation de leurs nobles projets. Mention particulière à Madame Zineb Azzouz et Nomade 07 pour leurs interventions remarquables, tant par leur contenu que par la forme.
    Quant aux autres, partant du dicton constantinois « Li Fik Ya H’nia Rodih Fiya », ils ont droit aussi à des vœux particuliers qu’ils pourront lire sur mon site et sur mon blog :




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    • DANGER A L’HORIZON
      25 octobre 2012 at 13 h 58 min - Reply

      Cher Monsieur Badjadja
      Heureusement que l’aîd est là pour nous réconcilier, pour nous embrassez et clore les débats. Ouh , enfin l’Aid.

      Heureusement donc, l’Aid est là… à la rescousse ….pour faire la paix entre …musulmans et pour nous réconcilier! C’est pour moi très intéressant !

      Et donc, demain, moi aussi je vais noyer tout çà dans le mouton de l’aid avec le bouzzelouf, le ousbane et les embrassades à n’en plus finir !
      Parait-il même en Syrie AUSSI, il y a la trêve. Mais attention juste durant le sacrifice du mouton. Et après, tout est …entre les mains de Dieu !




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    • Mohamed J.
      26 octobre 2012 at 23 h 46 min - Reply

      Allah yehdina.




      0
      • Mohamed J.
        27 octobre 2012 at 11 h 56 min - Reply

        A tous ceux que j’ai offensés, je vous demande pardon.

        A tous ceux qui m’ont offensé, je pardonne sans exception, sans retenue, un pardon sans limites.

        Nous sommes tous frères et si nous nous disputons des idées parfois sur ce site de manière un peu brutale, notre but à tous est de voir une autre Algérie naître ce celle qui aujourd’hui accapare toutes nos pensées….noires.
        =======================================================================

        Baraka Allahou fik, mon cher Mohamed.
        Salah-Eddine




        0
  • Mounir
    25 octobre 2012 at 16 h 41 min - Reply

    Bonjour Monsieur,
    Je ne comprends vraiment pas votre intervention?!
    Mais en fait, que dit Monsieur Bedjaja? il dit ceci : depuis 50ans Vous n’aviez cessé de nous parlez de Emir Abdelkader et vous aviez oublier Ahmed bey, cependant les deux ont combattu l’ennemi a force égale, aussi simple que sa.
    il toutefois dans son intervention ADMIS DANS SON INTERVENTION PEDAGOGIQUE que toutes critiques soyer le bien venue et a appeler sa DEBAT.
    donc je suis ‘un optimisme très mesuré de comprendre ce que vous dites




    0
  • amnay
    25 octobre 2012 at 17 h 09 min - Reply

    Bonjour,

    Je suis kabyle et de temps à autre, je lis certains de vos article parce malgrè le fait que je sois un kabyle (et dons par définition raciste selon la littérature ambiante du nationalisme algérien, figurez-vous que ce qui se passe dans toute l’Algérie et même audelà, dans toute l’Afrqiue du Nord m’interesse. et à chaque fois, je suis  » schotché  » par le racisme anti-kabyle qui suite de certains de vos contributeurs!

    je ne comprends pas comment on peut traiter les kabyles de racistes alors que leur langue, leur culture et leur identité sont bafouées, niées et réprimées. à ma connaissance,ce n’est pas le cas de l’arabe qui est, je le rappelle, OBLIGATOIRE.

    Ce genre d’écris pousse à la radicalisation de notre jeunesse et je peux vous dire que j’ai beaucoup de mal à raisonner mon fils qui bondit au ciel et jure par tous les Dieux que seule une séparation franche et définitive nous débarrasera de ce racisme que pour l’heure seuls les berbères subissent au nom d’une culture et le plus grave au nom d’une religion que j’ai personellement adopté seul et non par le hasard d’une case cochée « par défaut » à la naissance.

    Dommage, nous aurions pu former une belle et grande nation plurielle où toutes les composantes vivraient en bonne intelligence dans le respect des différences, de toutes les différences, y compris religieuses!

    heureux les martyrs qui n’ont rien vu




    0
  • Mohamed J.
    25 octobre 2012 at 18 h 41 min - Reply

    @ Amnay.

    Vous avez raison jusqu’a un certain point.

    Il est vrai que des extrémistes existent d’un côté comme de l’autre et il serait comment dirais je…non réfléchi de les suivre sur la pente de la division de la société initiée par le pouvoir pour mieux dominer la société. Ceux qui sont la haut ne s’embètent pas de relever de quelle région est celui là ou celui ci mais s’interessent surtout au ce que m’apporte celui ci ou celui là, ils cohabitent et « co-mangent » et ils nous laissent en bas nous quereller sur des questions tranchées depuis longtemps par l’Histoire et qu’ils remettent sur le tapis par le biais de leurs sbires d’un coté comme d’un autre.

    Je suis né dans le sentiment d’être arabe, la région de mes ancêtres est arabophone. Mais les brassages qu’il y a eu dans ce pays, les exodes massifs à la suite d’invasions diverses, les flux et reflux de migration depuis le temps, font que personne ne peux jurer qu’il est arabe, Kabyle chaoui, etc…sauf l’algérianité, c’est à dire l’appartenance au sol, au soleil qui a vu naitre nos ancètres et nous même aiisni que notre descendance et qui est un critère certain et non soumis à question, quoique un de mes amis kabyles qui est très proche, jusqu’a l’heure actuelle, m’a dit un jour, il ya fort longtemps, qu’il sait par le sang qui coule dans ses veines qu’il est kabyle (Son sang lui parle ! Malheureusement le mien est sourd muet). Devrons nous laisser ce pays à des gens qui vont le casser et le diviser pour des intérêts immédiats ou des sentiments idéologiques vides de sens logique alors que son futur est plus important que son présent ?

    Cet article, dans plusieurs de ses volets contrevient ouvertement aux principes du FCN.




    0
    • DANGER A L’HORIZON
      25 octobre 2012 at 22 h 31 min - Reply

      Cher Mohamed J., je suis absolument d’accord avec toi pour dire que nous sommes tous des algériens.

      Mais, je ne vois, en ce qui me concerne, aucun inconvénient, à ce que des algériens se sentent arabe et d’autres berbères (kabyles, chaoui, tergui, m’zabi etc…).

      Ce n’est pas anti patriotique de se sentir arabe ou berbère, au contraire. L’arabe et le berbère sont, avec l’islam, le creuset culturel des algériens.
      C’est bien que tu sentes arabe et c’est tant mieux. Il faut savoir, aussi, qu’il y a plein d’algériens qui se sentent berbères. Mais le FLN a voulu nous faire croire le contraire, hélas, au nom de d’une « légitimité révolutionnaire » venue en 1962 par la frontière ouest, je crois.

      Donc, on espère TOUS que demain, notre future constituante ne fasse pas de hiérarchie au niveau du PEUPLE algérien. C’est vital pour la paix,la cohésion sociale et la solidarité.

      Notre constituante, pour instaurer la paix en Algérie, doit reconnaître TOUS ses enfants. Un peuple UNIFORME n’existe pas. Un pays peut être plus riche encore par sa diversité. La diversité culturelle ou politique ou ethnique ou cultuelle n’est pas un danger pour le pays, au contraire.

      Par contre, l’UNITÉ du peuple algérien et du territoire, çà doit être notre credo « ad Vitam Aeternam », c’est le devoir de tout un chacun d’entre nous. Il ne faut pas laisser des inconscients dangereux nous faire croire le peuple algérien est SEULEMENT et UNIQUEMENT arabe et musulman.

      De plus, l’Algérie n’est pas le Moyen Orient qu’on le veuille ou non. On est historiquement un peuple méditerranéen ouvert sur le monde. Notre histoire est baignée de civilisations multiples du fait de l’histoire. La frise historique de NOTRE pays se décline depuis les temps les plus lointains jusqu’à nos jours par la présence de berbères, de juifs, de romains, de chrétiens, de byzantins, d’arabes, de musulmans, d’ottomans et même de français.

      Aujourd’hui la nation ALGÉRIENNE commence à prendre forme dans sa dimension CONTENPORAINE. Il faut donc la respecter dans sa globalité. On y a tous intérêts, si on souhaite survivre dans un monde qui se globalise de plus en plus sans aucune considération pour les nations faibles. Le nouvel ordre mondial basé sur un impérialisme économique néo-libéral n’a aucun sentiment. Notre pays, tout en préservant sa culture, sa religion, sa personnalité, sa diversité, ses ethnies, a intérêt a se prémunir de ce tsunami, en changeant, EN URGENCE, de gouvernance déjà. Sinon, on va continuer à végéter. Aujourd’hui, avec la vitesse de développement du monde, végéter signifie régresser !




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  • Afif
    25 octobre 2012 at 21 h 01 min - Reply

    Je constate que personne ne veut ou ne peut me répondre sur la question de la liberté de circulation des troupes françaises dans les gorges de Palestro durant les années de résistance de l’Emir Abdelkader (1832/1847).

    Alors que par ailleurs, la France a rencontré une forte résistance dans la Mitidja dès la première année de l’occupation, bien avant l’Emir Adelkader.

    En vérité, il est malheureux de constater que nous ne connaissons que des bribes de notre histoire, que dire de nos enfants.




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  • ffateh
    25 octobre 2012 at 22 h 05 min - Reply

    Décidément ,les gorges de palestro preoccupent quelques amis ,peut etre ya que toi qui a eu vent de cette malencontreuse anecdote,on compte sur toi pour nous éclairer ,en attendant essayes de dormir ya bien pire que les gorges de palestro,l’Algerie et son état actuel,mais pou cela faudrait -il vivre parmi le peuple une douara te fera du bien et peut être ton amour en vers cette partie du peuple va s’accroître inchallah




    0
  • Mohamed J.
    26 octobre 2012 at 9 h 58 min - Reply

    Bonjour à tous et Aidkoum Moubarak. Souhaitons tous ensemble de voir l’Algérie un grand pays respecté par ses enfants et par les autres et axé sur la voie du progrès et de la paix.

    @ Danger à l’Horizon.

    A force de tirer le tapis vers soi on finit par le déchirer. Beaucoup de Kabyles et je ne dis pas tous, mais seulement beaucoup et j’ajoute en apparence, car la majorité chez nous dans tous les domaines est silencieuse, nous avons la culture de la chaise vide et c’est ce qui fait notre malheur. Donc beaucoup d’habitants de la kabylie et s’ils parlent kabyle ils ne sont pas forcément berbères ni les seuls berbères d’algérie, font une fixation sur cette histoire d’ethnie et si tous les algériens en faisaient autant l’Algérie ne durerait pas longtemps hélas. Avons nous entendu ça de la bouche des chaouis, des mozabites, des touaregs etc…pourtant ils sont tous berbères plus ou moins et arabes plus ou moins. Et les arabes de ce pays aussi mon frère sont plus ou moins arabes et plus ou moins berbères. Les avez vous entendu proclamer à l’exceptions de quelques illuminés; leur attachement à leur soi disant ethnie ?

    La seule chose mon frère qui nous lie à ce pays c’est le sol. Si on s’attache au sol nous serons sauvés, mais si on s’attache à l’ethnie on sera forcés de partager le sol un jour ou l’autre et ce sera avec violence.

    Les kabyles que je viens d’évoquer, uniquement eux, exercent une constante pression sur leurs compatriotes non seulement du reste du pays mais aussi sur ceux de la kabylie pour les amener à adopter la même attitude de pression sur les autres.

    Tout acte conduit a une réaction et les réactions peuvent parfois être désastreuses par rapport à l’acte premier. Il faut arriver à faire taire ces gens qui poussent d’un côté comme de l’autre à la division, sinon c’est nous tous, les algériens qui en pâtirons.




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  • DANGER A L’HORIZON
    26 octobre 2012 at 11 h 54 min - Reply

    Cher Mohamed J. , je crois que tu n’as pas très bien compris mon développement. Mais au temps pour moi; ce n’est pas grave !
    J’espère que tu sais que je n’ai pas cherché « à tirer le tapis » de mon côté, au contraire.
    A+




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  • Mohamed J.
    26 octobre 2012 at 12 h 28 min - Reply

    @Danger à l’horizon.

    Mais je ne voulais pas parler de toi voyons ! Je parlais d’un mouvement de repli sur soi de certains kabyles et qui deviennent de plus en plus nombreux et veulent opérer un repli sur soi de toute la kabylie au point que celà risque de déclencher des mouvements similaires ailleurs dans le pays et conduire à une rupture générale. Au profit de qui font ils ça ?

    Toi et moi on se connait déjà sur LQA depuis des années et on ne risque pas de se mal comprendre mon frère nous sommes tous les deux pour l’unité…et la fraternité de tous.




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    • DANGER A L’HORIZON
      26 octobre 2012 at 15 h 58 min - Reply

      Ok Mohamed J.
      Effectivement ce sentiment de repli sur soi de certains kabyles est réel. Je suis moi même Kabyle et je le constate. En fait, ce sentiment s’est cristallisé et s’est sédimenté au cours du temps en raison de l’attitude du régime qui a toujours refusé l’expression de cette culture pendant longtemps.çà a fait des dégâts.

      Mais si on réfléchi bien, cette attitude a fait du tort à tous les citoyens épris de liberté dans leur ensemble, pas chez les kabyles seulement. Le pouvoir a toujours refusé à tout algérien tout ce qui ne vient pas de lui.La radicalisation de Ferhat Mehheni vient en partie de cet entêtement du régime à ne pas libérer l’expression citoyenne, à ne pas reconnaître la société civile , à empêcher la création d’associations libres etc.

      Il faut savoir que le régime n’est pas contre la multiplication des Ferhat Mehenni, au contraire çà l’arrange. Le régime a aujourd’hui entre ses mains l’épouvantail du terrorisme et du régionalisme qu’il brandit pour nous faire croire que sans les généraux c’est la catastrophe.
      A nous de corriger tout çà. Restons donc solidaire contre ce monstre à têtes multiples !




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  • khaled
    26 octobre 2012 at 14 h 57 min - Reply

    @Affif,

    Ne faisons pas une fixation sur un événement réel ou suppose réel.

    Personne ne peut prétendre être dépositaire du nationalisme algérien.

    Par contre chacun peut prétendre a être un élément fédérateur en minimisant nos différences. Et si divergences il y a, il faut les prétendre dans leur contexte.

    Khaled




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  • Mohamed J.
    26 octobre 2012 at 17 h 54 min - Reply

    Je ne parlais pas de Ferhat Mehenni, « rah mehenni ouin rah » et il fout la pagaille en Kabylie et donc en Algérie.
    Voici un lien sur lequel un témoignage d’un de ses camarades d’enfance et de jeunesse le dénonce et où un commentateur se pose justement la question, d’ou a t il l’argent avec lequel il mène sa barque.

    http://lequotidienenalgerie.blogspot.com/2010/06/ferhat-mehenni-demasque.html?showComment=1347138327122#c5934802723760734991

    Je voulais dire que l’action des quelques kabyles qui s’agitent détermine une réaction ailleurs qui est à son tour interprétée comme racisme et la boucle progresse. Il faut mettre un frein à tout ça. Comment ? Là est toute la question.

    Et qui profite de tout ça ? Ferhat Mehenni mais encore ?




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  • DANGER A L’HORIZON
    26 octobre 2012 at 18 h 11 min - Reply

    Ok cher compatriote @Mohamed J.
    J’ai pigé.




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    • DANGER A L’HORIZON
      26 octobre 2012 at 18 h 30 min - Reply

      Ce qui m’a intéressé le plus dans le lien que tu nous proposes c’est :

      l’ Article 19 de la déclaration universelle des droits de l’Homme:

      « Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. »

      Mais, j’aime aussi l’article 2 de cette
      déclaration :

      « 1.Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.
      2.De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté. »

      Comme tu vois , çà va loin.

      Et c’est cette déclaration universelle, puisque que tu nous y invite, qui nous permet à nous tous ALGÉRIENS d’exprimer nos opinions,…. comme le fait LQA.




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  • Afif
    26 octobre 2012 at 19 h 29 min - Reply

    Aïd Moubarek à tous nos amis de LQA et à tous ceux qui ne sont pas nos amis.

    @ Khaled :

    Je suis pour la vérité et la réconciation. Pas de réconcialtion sans vérité. Je ne pardonnerai jamais à certains, soi-disant super-nationalistes, je ne vise pas l’auteur de ce forum, mais d’autres, qui ont qualifié l’Emir Abdelkader de traître, de M’rendi, etc…

    Mettons tous les faits historiques sur la table et rendons à César ce qui appartient à César. Et nous verrons qui a le mieux défendu l’honneur de l’Algérie et de l’Islam.




    0
  • Mohamed J.
    26 octobre 2012 at 19 h 39 min - Reply

    @ Danger à l’Horizon.

    Ne me dis pas que c’est la première fois que tu lis cette déclaration à ton age. Tu sembles emerveillé.

    Ou peut etre que tu pensais que j’étais contre et que tu découvres que je suis pour ?




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  • Zineb Azouz
    26 octobre 2012 at 21 h 00 min - Reply

    Merci pour vos voeux SI Bajaja.
    Aïd Moubarak à toutes et à tous.

    La cohésion d’une nation ne peut se bâtir sans cohérence et l’identité d’un peuple c’est avant tout des principes, des positionnements et des actes même échoués même inachevés. Les symboles sont importants comme références mais les idoles sont dangereuses pour la liberté de pensée, pour l’analyse et pour la sérénité ; Nous avons besoin de recul, de courage et d’humilité pour regarder, j’allais dire « en face », notre histoire et ses acteurs, c’est une bataille aussi douloureux que nécessaire surtout qu’il n’y a au bout du compte aucun vainqueur, seuls les pourvoyeurs de mythes y risquent leur « peau ».

    Je garde l’espoir qu’au bout de tant d’échanges nous avons un tant soit peu contribué au dégel, atténué les fixations et bousculé les vérités « immuables ».

    Très cordialement,
    ZA.




    0
  • khaled
    26 octobre 2012 at 23 h 28 min - Reply

    @Afif,

    Je comprends votre quête.

    Nous ne sommes pas les dépositaires d’un quelconque nationalisme éphémère.

    MAIS NOUS SOMMES LES DÉPOSITAIRES DE CETTE TERRE QUI EST L’ALGÉRIE.

    Cette terre nous appartient, exilé, athée, musulman, chrétien, communiste ou casbadjiste…

    La maison de culte (la première maison créé dans l’histoire) ou tout ce qui reconnaisse de cette espace; TERRE ALGÉRIE, doit faire SOUMISSION a l’idée qui est L’ALGÉRIE.

    Je me dois de faire FACE au messager de l’éternel de cette terre……je m’appelle de DIABLE d’orient…

    Le




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  • ForcaUAE
    27 octobre 2012 at 3 h 01 min - Reply

    @ Zineb Azouz,

    5/5.
    EID MOUBARAK!!




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  • س.ج
    27 octobre 2012 at 10 h 08 min - Reply

    ————-
    @Zineb Azouz
    الكلام الذي تقوليه صحيح لكن سياقه وتوقيته خاطيء في رأيي المتواضع
    عند فتح الملفات والحقائق التاريخية يجب مراعات مجموعة من الشروط

    إختيار الوقت المناسب( اللهم إلا إذا كان إختيار الوقت لا يهدف إلا غاية بعينها )ن

    يجب إختيار الاشخاص المناسبين والمؤرخين الحقيقيين ولا يمكن أن نستمع لمن هب ودب

    وأنا أقرأ مقالة الاستاذ بجاجا لم أجد لمسات المؤرخ، وهو ليس مؤرخا بل مختصا في الأرشيف وكان عليه حتى وإن كتب في التاريخ أن يكتب بتحفظ المؤرخ، و هنا أحيله لما كتبه الاستاذ أبو القاسم سعد لله في مقدمته لترجمة كتاب تشرشل حول الأمير عبد القادر (والأكيد أنه قرأ هذا الكتاب ..لكن لا أدري هل قرأ مقدمة المترجم إلى العربية ليدرك أنه على المؤرخ أن لا يطلق العنان لميولاته الشخصية في تفسير الأحداث،فليس دور المؤرخ أن يجعل لمساته الإيديولوجية تطغى على قرائته للإحداث، لأنه بذلك يتحول إلى محلل سياسي من إتجاه فكري معين ويخلط على القاريء الحقائق التاريخية والميولات الفكرية في تفسير الأحداث
    (طبعا لا يمكن التخلص من هذه الظاهرة بشكل كامل ، لكن لايجب أن تكون هي السمة الغالبةوبشكل مفضوح كما هو الحال في مقال بجاجا )..ال

    إن الجزائر اليوم لاتمتلك مراكز الدراسات ولا الأرشيف ولا مجال الحريات والإستقرار السياسي والإجتماعي الذي يمكنه من مقاربة هكذا مواضيع
    أعتقد أنه على الجميع أن يعي هذه الأمور، لأننا قد نكتشف أن كثير من الذين يعتقد هؤلاء الذين يخونون الأمير عبد القادر أنهم زعماء تاريخين ليسوا كما صوروه لنا، لأن شهادة التاريخ الحقيقي وغير المزيف قد تكون شهادة مختلفة..ولو أننا أستعملنا أسلوب بجاجا في سرد وتقييم الأحداث التاريخية فسنجد نفسنا أمام كوارث
    أخيرا ..أقول للمرة الألف أنه علينا فقط أن نبحث عن المستفيد من هذه الحملة في تشويه الأمير عبد القادر ( الذي امضى شهاد ميلاد الجزائر كما أشار بعض المعلقين) ؟ لايمكن فصل الاحداث عن سياقها والتكلم بإسم الشجاعة في قراءة تاريخنا..الذي حتما استعمله البعض لتلميع شخصية أرادت أن تمضي شهادة وفاة الجزائر (فرحات عباس ) وهاهو اليوم يتم إستعماله لتشويه من أمضى شهادة ميلادها…لأنه بكل بساطة في الجزائر خرجت الأمور عن المنطق العلمي والتاريخي ..فكيف لأمة مهزومة ثقافيا ولغويا وحضاريا أن تتكلم عن كتابة تاريخها وتصحيحه؟




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  • Afif
    27 octobre 2012 at 12 h 44 min - Reply

    @ Mohamed J. :

    Merci pour ton message suivant, tu m’as devancé, je confirme le même message pour moi-même :

    « A tous ceux que j’ai offensés, je vous demande pardon.
    A tous ceux qui m’ont offensé, je pardonne sans exception, sans retenue, un pardon sans limites. »

    PS : j’avais juste dit dans un précédent post à la va-vite « Aïd Mabrouk y compris à ceux qui se ne sont pas nos amis ».

    Enfin, dernier point, j’ai failli ne pas lire ton post car il a été intercalé par la rédaction avec les posts du 25 octobre. C’est très rare lorsqu’on remonte dans le temps pour lire les anciens posts.




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  • Afif
    27 octobre 2012 at 18 h 57 min - Reply
  • Ahmed_Amin
    27 octobre 2012 at 23 h 46 min - Reply

    @Afif

    le texte du Dr Dr. Mohamed Salem demandé à @Batni:

    L’Emir Abdelkader en Kabylie (1838-1839)
    Publié le 23/07/2009 à 10:22 par hograTags : bonne chez france nuit enfants homme articlemusique message livre mer soi cheval chevaux

    L’Emir Abdelkader en Kabylie (1838-1839)

    Préparé dès 1803 par Napoléon 1er pour contrôler la Méditerranée et damer ainsi le pion à l’Angleterre qui avait aussi des visées d’occupation des « pays barbaresques », le plan de débarquement des troupes françaises à Sidi Fredj, le 14 juin 1830, ne fut mis en œuvre par Charles X que près de trente ans plus tard.

    Cette invasion n’avait certainement pas son origine dans un soi-disant « coup d’éventail » qu’aurait donné le dey Hussein au consul français Deval lors d’une entrevue au sujet d’un contentieux portant sur du blé vendu à la France par la Régence à l’époque de la Révolution. Les motifs étaient bel et bien de coloniser une riche contrée « non loin des côtes de France » et de dominer la Méditerranée face à l’hégémonie ambitieuse de l’Angleterre (1). Cependant, bien que la Régence ait été sérieusement affaiblie par le déclin de l’Empire ottoman, le débarquement d’une armée forte de plus de 35 000 hommes près d’Alger se heurta à la réaction vigoureuse des populations qui se mobilisèrent spontanément pour résister à l’invasion. Les tribus de la Mitidja et de la Kabylie se portèrent sur le champ de bataille pour renforcer les troupes du dey, notamment lors de la bataille de Staouéli.

    Les populations paysannes venues renforcer le corps des Janissaires. Mal entraînés aux batailles frontales, armés de quelques vieux fusils, de yatagans et de flissas, sans entraînement militaire aucun, ils ne pouvaient faire face, malgré leur bravoure et leurs sacrifices, à une armée expérimentée, technologiquement plus avancée et maîtrisant parfaitement l’art de la guerre. L’armée du dey, ou son semblant, mal préparée pour résister à une des meilleures armées d’Europe, de surcroît mal commandée par un parent du dey décrit comme incompétent et timoré, dut céder en quelques jours, après un baroud d’honneur, ouvrant ainsi la voie à la reddition de la ville, de son dey … et du trésor de la Régence, au général de Bourmont le 5 juillet 1830. La résistance populaire ne cessa point cependant. Ainsi, lors de l’expédition menée par l’armée d’occupation pour la prise d’Oran, les chefs de tribus mobilisèrent les populations pour résister à l’envahisseur. Le jeune et futur Emir Abdelkader, accompagnant au combat son père El Hadj Mahieddine, se serait distingué par son sang-froid et son audace lors de la défense de la ville (2) .

    Devant l’ampleur de l’épreuve à laquelle il fallait faire face, El Hadj Mahieddine mesura le désarroi des populations et leur peine. Ainsi, quand les chefs des Hachem, des Béni Amer, des Garaba et des autres tribus offrirent à Hadj Mahieddine la lourde charge d’Emir pour mener la lutte contre les troupes d’occupation, il déclina cet honneur en raison de son âge et proposa son jeune fils pour diriger la résistance. Le 22 Novembre 1832, dans la plaine d’Eghris, Abdelkader fut élevé au rang de chef par toutes les tribus de la région. Le jeune Emir savait qu’il venait d’être investi d’une charge lourde de responsabilités. Sa première mission, la plus urgente et non des moindres, consistait à réaliser l’unité nationale afin de faire face à un adversaire puissant et bien armé. Il n’était point facile, en effet, de taire les dissensions entre tribus, les égoïsmes et les querelles qui déchiraient les populations, longtemps sous-administrées et livrées à elles-mêmes. Il devait vaincre les résistances de certains chefs de tribu dont les comportements féodaux et les compromissions leur faisaient rejeter toute tentative d’unité nationale et de résistance à l’occupant. L’Emir n’avait alors d’autre voie que le recours à la force – procédé qu’il n’appréciait guère pourtant- pour châtier les collaborateurs, fussent-ils puissants, comme ce fut le cas du caïd de Bethioua qui commerçait avec l’occupant en lui vendant des chevaux (3).

    La réputation de sagesse et de justice du jeune Abdelkader, ses qualités de chef, dépasseront bientôt l’ouest du pays pour gagner toute l’Algérie. Ainsi, comme l’écrivit plus tard un officier français au sujet de l’Emir : « Si l’on avait contesté l’empire universel à l’élu de quelques tribus, on sentait peu à peu l’importance d’y laisser parvenir celui qui se montrait, à l’œuvre, digne en effet de commander sur tous. » (4). De fait, l’influence d’Abdelkader s’étendit très rapidement à tout le pays, et notamment en Kabylie, on l’on s’inquiétait vivement de la présence à Alger des troupes françaises. Les tribus de la région envoyèrent à l’Emir un messager en la personne d’El Hadj Ali Ould Sidi Saïd des Aït Khalfoun, pour solliciter son appui et lui faire part de leur désir de combattre sous son autorité.Abdelkader conféra le titre de khalifa à El Hadj Ali et le chargea de porter des messages aux chefs des tribus, notamment à celui des Flissa, El Hadj Ben Zamoum et à Belkacem Ou Kaci de la tribu des Amraoua, pour leur annoncer sa prochaine visite et leur demander d’apporter, en attendant, un appui effectif à son khalifa désigné. El Hadj Ali revint donc en Kabylie en 1837, escorté par une colonne de l’Emir composée d’une vingtaine de cavaliers (5).

    Un an plus tard, El Hadj Ali retourna vers Abdelkader pour lui faire part des résultats de sa mission et lui signaler, notamment, le traitement qu’il a dû subir auprès de quelques tribus arrogantes des Koulouglis (métis issus de mariages mixtes entre autochtones et Turcs), établis à l’est de la Mitidja, qui refusèrent de reconnaître son autorité. Ce qui rendait ces tribus coupables aux yeux de l’Emir, c’était la collaboration ouverte qu’elles entretenaient avec l’occupant, bravant les ordres qu’il avait donnés de ne point commercer avec l’ennemi. L’attitude de défiance de leur caïd El Bayram, irrita Abdelkader au plus haut point. L’Emir se présenta donc en Kabylie avec une armée régulière de cavalerie et d’infanterie et installa son camp pour un temps à Bordj Bouira. Quand les tribus apprirent que l’Emir conduisait ses troupes en personne, toutes se présentèrent à lui pour accueillir l’homme dont l’aura avait gagné tout le pays. Dans sa magnanimité, il accorda le pardon aux tribus Koulouglis dissidentes afin de renforcer les rangs de la résistance et chargea ses lieutenants de ramener les fuyards en les assurant de son pardon (6). Les tribus kabyles allèrent à la rencontre de l’Emir, chargées de présents ; ainsi, les Amraoua lui offrirent 150 mulets chargés de figues, de raisin sec, d’huile et de cire pour les besoins de son armée. L’Emir proposa le commandement du Sebaou à Belkacem Oukaci chef des Amraoua. Ce dernier déclina avec respect cet honneur en indiquant à l’Emir que dans l’état de guerre qui sévissait, le premier rôle devait revenir, comme de tradition, aux chérifs ; il suggéra à l’Emir de conférer le titre de Khalifa à Si Ahmed Ben Salem qui appartenait à la noblesse et déclara qu’il se contenterait, pour sa part, du second rang. L’Emir, favorablement impressionné par l’humilité de Belkacem Oukaci, fit alors appeler Si Ahmed Ben Salem qu’il investit devant le public du titre de Khalifa en le revêtant d’un burnous et en faisant jouer la musique en son honneur (7).

    Ahmed Ben Salem appartenait à la tribu des Béni Djaâd ; cette dernière était étroitement liée à la tribu des Béni Yala. Les Béni Djaâd étaient assez puissants en nombre et pouvaient réunir une armée forte de 2 600 fusils. Ahmed Ben Salem était alors âgé d’une quarantaine d’années. Sa force morale et sa piété étaient reconnues de tous selon les témoignages de l’époque ; les tolbas le citent comme un homme instruit, laborieux et plein de dignité dans ses manières ; les guerriers vantent sa prudence au conseil, sa bravoure dans le combat et son habilité à manier un cheval (8). Au nord des territoires des Béni Djaâd, se trouvait le vaste territoire montagneux des Flissa Oum El Lil sur lequel commandait la famille Ben Zamoum. D’après la légende, le qualificatif d’ « Oum El Lil » attaché aux Flissa, qui signifierait « enfants de la nuit », viendrait de combats nocturnes très audacieux qu’ils livraient aux Turcs, combats autour desquels ils leurs détruisirent plusieurs camps (9). Des l’annonce de l’arrivée de l’Emir en Kabylie, El Hadj Ben Zamoum se rendit à sa rencontre ; Abdelkader l’investit aussitôt du titre d’Agha des Flissa, des Maâtka, des Beni Khalfoun, des Nezlyoua, des Guechtoula, des Oulad Aziz et des autres tribus situées sur son territoire. Quant au commandement de Ben Salem, il fut complété par un remaniement opéré par l’Emir ; il détacha l’Aghalik des Béni Slimane du Beylik de Médéa et l’adjoignit au Sebaou puis ces dispositions prises, et après avoir prescrit l’établissement d’un poste a Bordj Sebaou, Abdelkader recommanda encore une fois aux différents aghas d’accorder aide et obéissance à son Khalifa Ben Salem, puis il retourna dans l’Ouest (10).

    En 1839, Abdelkader visita une seconde fois la Kabylie accompagné de cent cavaliers. Ben Salem le rejoignit à Bordj Hamza où il campait, le conduisit dans sa famille à Bel Karoube et lui offrit l’hospitalité (11). C’est à l’occasion de cette deuxième visite que I’Emir, accompagné par son Khalifa, parcouru de long en large toute la Kabylie, se rendant à l’Est jusqu’à Béjaïa, et à l’Ouest, à Thenia, non loin d’Alger déjà occupée depuis le 5 juillet 1830. De Bel Karoube, Ben Salem accompagna Abdelkader à Bordj Boghni et à Sidi Ali Moussa. « Tous les habitants surent bientôt que l’Emir Abdelkader, le ‘’jeune sultan’’ qui avait fait aux chrétiens une guerre acharnée », était chez eux. La présence d’un tel homme dans leurs montagnes fit une vive sensation, et les Maâtka, les Guechtoula, les Béni Zemenzar, les Beni Abd El Moumen, les Beni Aïssi, et les Flissa vinrent le visiter …. La tente de l’Emir était pressée par les Zouaoua qui le regardaient avec des yeux éton-nés ; aucun d’eux toutefois n’osait y pénétrer ; les moins indiscrets, accroupis à l’entour, en relevaient les bords pour voir sans être vus ….(12). De Sidi Ali Moussa, l’Emir se rendit à Bordj Tizi Ouzou chez les Amraoua où il passa la nuit. Il partit ensuite pour Dellys, accompagné par Sid Abd er Rahman, lieutenant et parent de Ben Salem(13).
    A Dellys, Abdelkader aurait fait remarquer à son compagnon que la place ne présentait aucune sécurité contre une éventuelle invasion des troupes d’occupation. Daumas rapporte l’anecdote suivante d’une conversation entre l’Emir et Sid Abd er Rahman (14) : « Comment pouvez-vous vous résoudre à habiter une ville du littoral ? Quant à moi, je n’y passerais pas une nuit sans me faire bien garder de crainte d’être surpris par les chrétiens. » Sid-Abder-Rahman répondit qu’il y restait sans inquiétude, parce que, aux dires des gens du pays, deux marabouts, Sidi Soussan et Sidi Abdelkader, protégeaient la ville contre les attaques des infidèles, l’un du côté de la terre, l’autre du côté de la mer.
    Etiez-vous présent, demanda l’Emir à Sid-Abd-er-Rahman, lorsque ces marabouts firent les promesses sur la foi desquelles vous dormez ?
    Non.

    Eh bien, négligez ces propos populaires, puisque rien ne peut s’opposer à la volonté divine. Prenez donc vos précautions. Nous ne devons avoir aucune confiance. La paix ne peut durer. L’Emir aurait ajouté : « Envoyez vos bagages à la montagne, et ne laissez ici que votre famille et votre cheval. » (15). Après son séjour à Dellys, Abdelkader alla visiter le marabout de Bou Berrak, situé dans le pays des Ouled-Si-Omar-el-Cherif ; il y déjeuna et alla passer la nuit à Haouch-el-Nahal, chez les Issers. Les chefs de ces tribus vinrent l’y trouver ; il les engagea à transporter tous leurs effets sur les points culminants, et surtout à ne pas laisser leurs grains dans la plaine, mais à les enfouir dans des silos sauvages. Il donna les mêmes conseils à toutes les tribus qui campaient dans les vallées. « Ne croyez pas, leur disait-il, à la continuation de la paix ; bientôt elle sera rompue. » (16) Lors de sa visite aux Issers, l’Emir se rendit au marabout de Bou-Mendass (Boumerdès ?), auprès d’EI-Djebil. C’était un pic élevé d’où il pouvait découvrir Alger. Il se fit donner sa longue vue et sonda la ville avec soin, s’informant de tous les points et recueillant des observations minutieuses sur le pays qui s’offrait à ses yeux(17).

    L’Emir continuant son périple, se rendit chez les Béni Aïcha, fraction des Khechna. Il y fut bien reçu et force coups de fusils furent tirés en signe de réjouissance. Comme on pensait qu’il y passerait la nuit, on lui prépara la diffa (repas des invités de marque) mais à la tombée du jour il partit, et alla coucher à Bou-el-Ferad. Le lendemain, on le vit de bonne heure à Tamdiret chez les Flissa où se trouvait le camp de Ben Salem (18). Apres son séjour chez les Flissa où il aurait passé deux jours et deux nuits, il se rendit à Sidi Naâmane, chez les Amraoua. Les gens de l’Oued Neça (Oued Sebaou ?) vinrent lui offrir des présents considérables qui consistaient en figues, huile, cire et savon. Il manifesta ensuite l’intention de se rendre chez les Zouaoua et de pousser ensuite jusque sur les hauteurs de Béjaïa(19). Les chefs des Amraoua et des Flissa l’accompagnèrent à Tamda, près de Ras Oued-el-Neça. De là, il se rendit à Akbou, puis chez les Sidi-Yahya-bou-Hatem, au-dessus des Beni-Ourghlis, ensuite chez les Toudja, de là chez les Tamzalet, patrie de la famille des Ouled-ou-Rabah ; il se rendit ensuite chez les Beni-bou-Messaoud, enfin chez les Sidi Mohammed-ou-Maâmeur, sur la Soummam, en face de Béjaïa (20).

    Pendant toute la durée de sa visite, l’Emir fut l’objet d’un accueil exceptionnel, fidèle en cela aux coutumes et traditions des peuples de la région. Daumas en donne encore le témoignage suivant : Pendant tout le trajet, Abdelkader fut bien traité ; plus d’une fois il eut à subir une très importune quoique très généreuse hospitalité. A peine arrivé au gîte, de nombreux Kabyles, tête nue et le bâton à la main, venaient lui présenter la diffa de leur pays, énormes plats en terre (djefena) remplis de couscous et parsemés de quelques morceaux de viande sèche et prièrent leur hôte de manger dans leur djefena ; pour ne pas faire de jaloux, Abdelkader fut ainsi forcé de toucher aux plats sans nombre dont il était entouré (21).

    Après sa visite aux tribus de la Soummam, sur le chemin du retour, Abdelkader se rendit à Khelil-ou-Iguefes et dut coucher chez les Beni-Brahim. La, Ben Salem le quitta après avoir reçu ses instructions et s’en retourna chez lui avec le chef des Flissa, El Hadj Ben Zamoum. L’Emir arriva à Bordj el Bouira, en passant derrière les monts Djurdjura. Il parcourut en longueur et en largeur la plaine de Hamza, et disparut bientôt en s’enfonçant dans le Gharb (22). L’empreinte laissée par l’Emir dans l’esprit des populations de la région durant sa visite ne s’estompa qu’au fil des générations. A la qualité de l’accueil qui lui fut réservé, la dimension humaine, religieuse et militaire de son auguste personne fut reconnue de tous, comme en témoignent des écrits sur cette période héroïque de la résistance nationale. Son autorité fut obéie par l’ensemble des tribus durant ses années de lutte et jusqu’à sa reddition en 1847.

    Tel fut l’accueil qu’Abdelkader, aux plus beaux jours de sa puissance, reçut dans les montagnes de Kabylie. Pendant ce court trajet, il avait su se faire apprécier des fiers et énergiques montagnards. La simplicité et la pureté de ses mœurs, son affabilité, sa piété, sa science, sa brillante réputation de guerrier, son éloquence de prédicateur, tout en lui saisissait. Aucun de ceux qui purent le voir et l’entendre n’échappèrent à cette influence. Des poètes en firent le sujet de leurs chants (23). Ainsi devait écrire à son sujet, non sans un sincère respect, le colonel Daumas, officier français, chef du Bureau arabe d’Alger, qui connaissait bien l’Emir pour l’avoir maintes fois combattu.
    Rupture du traité de la Tafna et reprise de la guerre

    Les multiples recommandations de l’Emir, lors de sa visite en Kabylie, le fait qu’il répéta à plusieurs reprises aux chefs de tribu que la guerre ne tarderait pas à reprendre, n’était point dues à une appréciation hasardeuse de la situation. C’est que tout indiquait à l’Emir que les Français ne cherchaient qu’à gagner du temps pour mieux se préparer à la reprise des hostilités. En effet, tout au long de la période qui suivit la signature du traité de la Tafna le 20 mai 1837, les autorités d’occupation attendaient de choisir le moment propice pour dénoncer l’accord de paix et continuer la conquête. En cela l’Emir n’était pas dupe ; il utilisa à bon escient les précieux moments de répit que lui laissait la trêve et s’employa au mieux à préparer les populations à une guerre qu’il savait dure, porteuse de deuils, contre un ennemi décidé à utiliser toute sa puissance. Le général Bugeaud, signataire du traité de paix avec Abdelkader, savait que le document était porteur des germes du désaccord et que la reprise des hostilités n’était qu’une question de temps.

    Il aurait déclaré, dans une allocution qu’il prononça à Paris devant la Chambre en 1838 : « Beaucoup a été dit sur les imperfections du détail du traité. J’avoue franchement qu’il y en a certaines, mais je pense que leur importance a été exagérée. Il y a seulement une qui peut avoir des conséquences, c’est l’expression « aussi loin que l’oued Keddara et au-delà. » Ce mot veut dire aussi loin que la province de Constantine. Cette expression est certainement vague ; mais on doit se rappeler que j’étais pressé par le temps. Un vapeur m’attendait. Il était impératif de décider soit de continuer la guerre, soit de signer la paix (24). Les versions arabe et française du traité de la Tafna différaient sur l’interprétation des limites du territoire reconnu aux Français dans la province d’Alger. Le document français mentionnerait dans son article 2 que « la France déclarait posséder, dans la province d’Alger : Alger, le Sahel, la plaine de la Mitidja, s’étendant à l’Est aussi loin que l’oued Keddara et au-delà (25). En fait, le terme « au-delà » de la version française était transcrit « faouk » dans la version arabe, mot qui veut dire « au-dessus ». Ce litige a fait l’objet de discussions entre Abdelkader et le Maréchal Valée qui assumait, depuis le 30 novembe 1837, les fonctions de gouverneur général d’Alger. Le maréchal, ayant consulté Paris, on lui répondit : « Par les mots ’’oued Keddara, et au-delà’’, il faut comprendre tout le territoire dans la province d’Alger qui va au-delà de l’Oued Keddara jusqu’à la province de Constantine … » (26).

    Lors d’un de ses entretiens avec Valée, Abdelkader lui tint ces propos : « J’ai cédé le territoire jusqu’à l’oued Keddara à l’Est, et aussi loin que Blida incluse, vers le Sud. L’expression ’’aussi loin que l’oued Keddara’’ doit avoir un sens. Autrement pourquoi aurait-elle été insérée dans le traité ? Si elle signifie quelque chose, cela veut dire que vous êtes limités à l’Est comme à l’Ouest » (27). Quant au terme « au-delà », le mot arabe est « faouk » ; traduit comme vous le faites en ’au-delà’ ne signifie rien du tout. Faisons une expérience : prenez vingt arabes que vous choisirez vous-même et demandez leur le sens du mot « faouk ». S’ils vous répondent que le sens naturel de ce mot peut signifier, même en sous entendu, le même sens qu’ « au-delà » j’accepterais votre interprétation. Prenez alors tout le territoire entre l’oued Keddara et la province de Constantine. Mais au contraire, s’ils déclarent que le mot « faouk » que vous traduisez « au-delà » réellement et strictement veut dire « au-dessus », acceptez la proposition que je vous fais. Cette proposition est de vous donner comme limite vers l’Est, la crête des montagnes qui se dressent au-dessus de l’oued Keddara(28) .

    Le maréchal déclina la proposition. Valée ne cherchait-il pas un prétexte ? Les intentions du gouvernement de Paris étaient déjà bien arrêtées. Dans une correspondance en date du 1er mars 1839, le ministre de la Guerre écrivit au maréchal Bugeaud en ces termes : Abdelkader est l’appui matériel et moral de toutes les résistances que nous rencontrons. Tant qu’il subsistera, il sera l’espoir de la nationalité arabe et nous verrons l’antipathie mahométane se perpétuer contre nous ; il faut donc lui faire une guerre patiente et opiniâtre ….(29). L’Emir avait besoin de faire durer la paix encore quelques temps pour parfaire l’organisation du pays à laquelle il s’était attelé. C’était à l’époque des discussions au sujet de la limite Est des possessions françaises, qu’Abdelkader visita la Kabylie. Il y installa une organisation militaire et avertit les populations de l’imminence de la reprise de la guerre. Il rallia à lui les tribus de la région de Constantine et plaça sous son autorité tout le territoire entre l’oued Keddara et Constantine. Valée savait que l’Emir était dans son droit. Comment alors contourner la difficulté ?

    Il profita du passage à Alger d’un ambassadeur de l’Emir — Miloud Ben Arouch — de retour de France où il fut envoyé par l’Emir auprès de Louis Philippe pour expliquer au souverain sa position sur la question de l’interprétation du traité de la Tafna. Le maréchal Valée fit pression sur Ben Arouch pour lui faire apposer son sceau sur une version amendée du Traité. Ben Arouch déclara qu’il n’était •pas autorisé par l’Emir à négocier. Sous les pressions, il finit par céder et donna son aval personnel au document de Valée. Il déclara cependant au maréchal que son point de vue n’engageait pas l’Emir. Abdelkader se trouvait à Takdempt le 10 janvier 1839. C’est là qu’il apprit de Ben Arouch ce qui s’était passé à Alger. Abasourdi par ce qu’il venait d’entendre et hors de lui, il déclara en colère : « Jamais ! Jamais je ne ratifierais une convention qui donnerait à la France une terre qui servirait de voie de communication entre Constantine et Alger et perdrait ainsi tous les avantages de la situation qui les circonscrit dans une zone limitée par la mer, la Chiffa, et les sommets de l’Atlas au dessus de l’oued Keddara » (30).

    L’Emir, avec patience, devait, dès lors faire face à toutes les provocations. Ses agents, installés dans les places occupées par l’armée française au terme d’un accord, furent ignorés ou humiliés. Les populations qui voulaient le rejoindre pour y vivre sous son administration furent rudement traitées et détenues à l’intérieur des lignes françaises. Un charron qui travaillait pour l’Emir à Alger fut chassé par l’armée d’occupation. Un autre, représentant d’Abdelkader, un Français qui s’occupait de l’importation d’équipements industriels pour le compte de l’Emir, fut arrêté, jeté en prison et renvoyé en France (31). Les plaintes d’Abdelkader auprès des autorités françaises au sujet de toutes ces brimades reçurent une suite porteuse des intentions du gouvernement de Paris : il fut en effet répondu à l’Emir que le maréchal Valée était investi d’une autorité illimitée et pouvait faire ce que bon lui semblait (32). Même le consul de l’Emir auprès du Gouverneur général à Alger, un Italien du nom de Garavini, ne fut point épargné. Garavini était également agent consulaire à Alger pour les Etats-Unis d’Amérique. Il faut souligner à ce propos qu’à l’époque, il était courant que les représentants accrédités auprès de puissances étrangères cumulent plusieurs charges ; ils n’étaient pas forcément citoyens du pays dont ils représentaient les intérêts. En cela donc le choix se conformait aux pratiques du moment et n’avait rien de particulier. Garavini se vit décharger de sa mission par le maréchal Valée sans qu’au préalable Abdelkader eut été informé. Il s’agissait là d’un cas de violation flagrante de la souveraineté de l’Emir contre laquelle il protesta avec énergie, mais en vain.
    Valée, voulant obtenir la ratification par l’Emir de l’accord arraché à Miloud Ben Arouch, envoya le commandant De Salles en février 1839 voir Abdelkader dans son quartier général à Miliana. Le maréchal était convaincu qu’il pouvait arriver à rallier l’Emir à l’interprétation française du traité de la Tafna. Abdelkader avait réuni, à l’occasion de la visite du commandant De Salles, tous ses khalifas et les fit assister à l’entrevue. Pour convaincre De Salles que sa position était celle de tous ses lieutenants, il demanda au conseil de décider, en sa présence, de la suite à donner à la démarche de l’envoyé du maréchal Valée. La réponse fut unanime : il n’était pas question de céder sur l’interprétation du traité dans sa version arabe ; tous les khalifas exprimèrent leur volonté, au besoin, de reprendre les armes plutôt que de céder sur ce point (33). De Salles rendit compte des résultats de sa mission à son chef. Abdelkader écrivit à Louis Philippe pour l’informer de la situation ; mais dans le même temps, il y eut changement de gouvernement en France. Il n’y avait pas d’espoir donc d’attendre une quelconque réponse dans le climat politique trouble qui sévissait alors à Paris.

    Quelque temps plus tard, le duc d’Orléans arriva en Algérie. Il prit part à l’expédition dite des « Portes de Fer » dont le but était une démonstration de force, une façon claire de signifier à l’Emir que les Français passaient outre au contenu de l’accord de la Tafna. Cette expédition avait été préparée de longue date. Elle devait joindre Mila à Alger. Le maréchal Valée, accompagné du duc d’Orléans, partit de Mila le 18 Octobre 1839 en direction de Sétif avec une colonne forte de 5 000 hommes. Dans le même temps, il créa une diversion en envoyant un contingent qui fit semblant de marcher sur Béjaïa. Les populations se précipitèrent pour assurer la protection de la ville, mais sa mission accomplie, le contingent rebroussa chemin et rejoignit la colonne principale commandée par le duc d’Orléans et le maréchal Valée. Celle-ci arriva à Sétif le 21 octobre.

    Valée, pour tromper les chefs de tribu des contrées qu’il traversa, avait fabriqué un sceau au nom de l’Emir dont il revêtit des sauf-conduits également faux, affirmant ainsi, à ceux qui l’interrogeaient, que son expédition avait reçu l’aval d’Abdelkader. La lenteur des communications à l’époque et la difficulté de rentrer en contact avec l’Emir, qui était alors quelque part dans l’ouest du pays, explique la réaction tardive de son khalifa à la violation du traité par le maréchal Valée (34). Le duc d’Orléans, Valée et son armée traversèrent ainsi tranquillement le territoire des Beni-Mansour et, le 31 octobre, atteignirent le col de Ben Heni. Ben Salem, khalifa de l’Emir en Kabylie, entre temps averti de l’approche de la colonne et pris au dépourvu, ne pouvait organiser une attaque d’envergure. Tout au moins fit-il tirer une salve d’honneur contre les troupes de Valée, partagé qu’il était entre le doute quant à l’authenticité de l’accord qu’aurait donné l’Emir, et son devoir qui lui commandait de barrer le passage. L’événement fut relaté ainsi : Le khalifa lança, chez toutes les tribus voisines, l’ordre d’attaquer… Des Khachna, des Beni Khalfoun vinrent tirer quelques coups de fusil aux environs du pont de Ben-Hini.
    Ben Salem envoya en même temps un message à l’Emir pour l’informer de la violation du territoire et attendit la réponse (35). Abdelkader, informé, ne tarda pas à réagir : En quarante huit heures, chevauchant jour et nuit, l’Emir atteignit Médéa ; le 4 Novembre il envoya le message suivant au maréchal Valée : « Nous étions en paix et les limites entre votre territoire et le mien étaient clairement définies, quand le fils du roi (duc d’Orléans) décida de se rendre de Constantine à Alger ; et cela a été fait sans me demander le moindre accord, sans même expliquer les raisons d’une telle violation de territoire. a rupture est de votre fait. Pour que vous n’ayez pas à m’accuser de trahison, je vous avertis que je me prépare à reprendre la guerre. Préparez-vous également. Avertissez vos voyageurs, vos garnisons, vos postes, en un mot, prenez les précautions que vous jugeriez nécessaires(36).

    Il donna des instructions à tous ses khalifas pour les informer de la reprise des combats. Au khalifa de la Kabylie, Ben Salem, il écrivit en ces termes : « La rupture vient des chrétiens. Votre ennemi est devant vous, retroussez comme il faut vos vêtements, et préparez-vous au combat. De toutes parts le signal de la guerre est donné ; vous êtes l’homme de ces contrées. Je vous ai placé là pour en fermer les issues. » « Gardez-vous de vous laisser troubler ; serrez votre ceinture et soyez prêts à tout. Grandissez-vous à la hauteur des événements, apprenez surtout la patience et la persévérance et que les vicissitudes humaines vous trouvent impassible. Ce sont des épreuves : Dieu les envoie ; elles sont attachées au destin de tout bon musulman qui s’engage à mourir pour sa foi et couronnera notre part de la victoire, s’il plaît à Dieu. Salutations de Abdelkader Ibn Mahieddine » (37). La trêve venait d’être rompue. La guerre durera encore huit ans. Elle ne prendra fin qu’en 1847.

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    Bibliographie
    (1) – Daumas, R., Faber, M., La Grande Kabylie – Etudes Historiques. Paris : L. Hachette et Cie, 1847. p.155.
    (2) – Ibid, p. 157
    (3) – Ibid, p. 160
    (4) – Ibid, p. 1″60 /
    (5) – Ibid, p. 167
    (6) – Churchill, C.H. Life of Abd-el-Kader. London : Chapman and Hall, 1867. p. 158
    (7) – Daumas, p. 180
    (8) – Ibid., p. 143
    (9) – Ibid., p. 145
    (10) – Ibid., p. 182
    (11) – Ibid., p. 191
    (12) – Ibid., p. 191
    (13) – Ibid., p. 197
    (14) – Ibid. p. 198
    (15) – Ibid., p. 199
    (16) – Ibid., p. 199
    (17) – Ibid., p. 200
    (18) – Ibid., p. 201
    (19) – Ibid., p. 202
    (20) – Ibid., p. 203
    (21) – Ibid., p. 205
    (22) – Daumas, p. 206 (23) – Churchill, p. 152 (24) – Ibid., p. 154
    (25) – Ibid., p. 155
    (26) – Ibid., p. 156. A ce sujet, une autre version est donnée par Mohamed Cherif Sahli dans son ouvrage ’Abdelkader le Chevalier de la Foi’. Il se réfère a l’interprétation du professeur Emerit donnée dans ’l’Algerie à l’époque d’Abdelkader’. D’après M. Sahli, ’le Pro Emerit a tranche définitivement la question, en démontrant qu’une seule interprétation était possible et recevable : celle d’Abdelkader ’jusqu’a l’oued Keddara et au-delà’ signifiait : jusqu’a l’oued Keddara sur la totalité de son cours. Cette précision était nécessaire, parce que l’oued portait plus spécialement le nom de Keddara sur une partie de son cours’ (p.79). Churchill affirme détenir ses informations de source sure et les avoir vérifiées auprès d’Abdelkader lors de son séjour a Damas. Il écrit en préface de son livre, je cite : ’Sorne French works assisted me in my course of inquiry, such as ’Annales Algériennes’ by M. Pélissier de Reynaud ; ’Histoire de la Conquête d’Alger’ by M. Alfred Nettement, and others of less note. At a later period, 1 also profited by a publication more exclusively devoted to my subject, entitled ’Abdel Kader, sa vie Politique et Militaire’, by M. Bellemare. Abdelkader was most ample in his remarks and commentaries on theses authors. He thus supplied me with many useful rectifications, as weil as a vast amount of valuable and important original information from himself …. . (Préface, xi).
    (27) – Ibid., p. 157.
    (28) – Tamimi, A. Recherches et Documents d’Histoire Maghrébine (1816-1871) Tunis : Revue d’Histoire Maghrébine, Vol 3, 1980. p. 28.
    (29) – Churchill, p. 162
    (30) – Ibid., p. 162
    (31) – Ibid., p. 166
    (32) – Ibid., p. 169
    (33) – Ibid., p. 182
    (34) – Damas, p. 210
    (35) – Churchill, p. 183
    (36) – Damas, p. 184
    (37) – Churchill, C. H., Life of Abdelkader. London : Chapman and Hall 1867.
    Mai 2008

    Par Dr. Mohamed Salem




    0
    • amar
      28 octobre 2012 at 16 h 11 min - Reply

      Bonjour a tout le monde et aid’koum Moubarek,
      @Mohamed_Amin : Bien que vous évoquer le sujet; ce qui est déjà pas mal, Mais vous nous parler des oeuvres du Docteur Mohamed Salem issu d’autres textes d’autres hommes Politique, militaires d’histoires ou d’écrivains, et bien entendu tout dépendra de la relation qu’on entretenait avec tel colon tel militaire et tel tel tel, rien ne metait en doute les bonnes intentions de l’Emir de défendre sa patrie mais cependant il a quand même signer le traité de Tafna?! sans que les conditions du départ de l’ennemi de l’algérie ne seraient réunni!? Si les tribus Kabyles ont bien aceuilli l’émir, cela fait parti des traditions algériennes, ma grande maman ainsi que ma maman ont souvent donner a manger et laver les vêtements des « fellagas » algériens durant la révolution, Bon berf, je reste dans le sujet de Monsieur BEDJAJA est ce que on va donner un statut a Monsier AHMED BEY LE résistant comme celui de EMIR ABDELKADER ou pas ?? c’est sa la question et pour corriger certains sa ne relève d’aucun régionalisme plutôt de l’histoire de l’algérie.




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      • Ahmed_Amin
        28 octobre 2012 at 20 h 44 min - Reply

        @Amar

        Saha Aidek Mon cher Concitoyen,

        Vous me prêtez beaucoup plus que je ne peux supporter mon cher Amar. Par rapport au texte du Dr Mohamed Salem(que je ne connais pas, ni n’ai lu rien de lui d’autre à part le texte ci dessus), j’ai voulu juste rendre service à notre ami Afif, en « copiant-collant »(faut-il se soucier du copyright?) ce texte accessible a cette adresse:http://hogra.centerblog.net/6581451-l-emir-abdelkader-en-kabylie-1838-1839. Adresse qui n’etait pas accessible, selon ses propres dires à M.Afif.

        Quant à vos questions de fond, par rapport à la signature du traité de la Tafna, « sans que les conditions du départ de l’ennemi de l’Algérie ne seraient réuni! », permettez moi d’essayer de vous retourner la question à l’échelle de ma modeste personne et à l’echelle de votre tout aussi modeste personne : qu’auriez vous fait a sa place?

        D’abord, il faut resituer le contexte (on ne peut jamais juger sans contextualiser non?) de l’époque c’est à dire aux alentours de 1830.

        L’Algérie c’etait quoi alors? Administrativement c’était un pays intégré, « sous protection » de l’Empire Ottoman, dont le Calife-Sultan avait pour capital Istanbul(7000 kms d’Alger…)

        Les représentants de ce Calife, qui avaient le pouvoir à Alger, rendaient très peu compte à Istanbul(y’avait pas d’internet à l’époque).

        Donc ces représentants, vivaient, comme bon leur semblait sur le Dos de l’Algérie. Ils ont longtemps tirés leur ressources de la Course, de la Piraterie, si vous préférez, et de la prise d’otages des « n’asranis »…

        Lisez, si vous en avez l’occasion « la Tempête » de Shakespeare, pour vous faire une idée de ce qu’était Alger, par exemple au 16 em siecle, c’est à dire à peu pres 1 siecle après la découverte de L’Amérique, par les mêmes n’asranis.

        Nos ‘protecteurs’ turques’ ne nous ont laissés hélas, trop occupés a écumer les mers qu’ils étaient, aucun écrit pour raconter leur point de vue…

        Au sommet de leur pouvoir, y’avait le corps des Janissaires, qui se réunissaient, en formant ‘un cabinet noir’ (ça ne vous rappelle rien ?) pour désigner le Dey. Ainsi par exemple, au même moment ou se déroulait la Révolution Française,en 1789, un conducteur d’Ane de la Casbah, Ali Melouli, a été désigné Dey D’Alger…Je répète au même moment ou commençait en Europe, la révolution Industrielle et tout le tintouin…chez nous on avait un Conducteur d’Ane a la tête de l’Etat…

        Donc Arrive dans ces conditions 1830, l’envahisseur Français, Le Dey Hussein, dont tout un quartier a Alger lui est consacré, et continue a lui etre consacré, ne trouve rien de mieux a faire qu’a se barrer a Alexandrie finir ses beaux jours au milieu de son harem et de ses eunuques, en signant sa capitulation.

        Quant au Bey Ahmed, ben il essaye de résister dans son coin, juste pour sauver ce qu’il lui reste de pouvoir autour de Constantine. Alors que son « compère » à Oran, Hassan mettait un prix sur la tête de Mahieddine, le Père de L’Emir qui avait lui appelé à la guerre sainte.

        L’Emir reprendra le Flambeau et essaiera, dans la mesure de ses moyens d’Unir les Algériens pour prendra la tête d’une résistance vraiment autochtone .Pour sauver L’Algérie. Il échouera certes, et je pense que son échec, n’a pas fini d’épuiser son sens chez nous, à la vue de toute la passion qu’il ya encore autour de ce thème.

        Il reste néanmoins que L’Emir, parlait au nom de L’Algerie, alors que Ahmed Bey parlait ou au nom de Constantine ou au nom de la « sublime Porte »., Donc ne serait ce que pour ça, et même si on doit admettre Ahmed Bey dans le panthéon de la Resistance, Notre grand Emir est loin, tres loin devant lui…

        C’est une question juste de hiérarchie mon cher Amar.




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  • Afif
    28 octobre 2012 at 22 h 03 min - Reply

    @ Amar :

    Les contextes à méditer :

    1954/1962 : Egypte, base arrière armes, « voix des arabes », diplomatie, Lybie, puis Tunisie, Maroc, autres bases arrière après leur libération en 1956, comme alliés, tous les pays arabes, les pays afro-asiatiques et surtout des alliés de poids qu’étaient les pays socialistes Yougoslavie, Chine, URSS. Puis internationalisation à l’ONU. N’oublions pas le soutien irremplaçable de nos amis français et de leur activisme militant.

    Emir Abdelkader : rien de tout cela. Conséquence, la France avait carte blanche et pouvait commettre des génocides sans que personne bouge le doigt. C’est ce qui s’est effectivement passé durant le combat de l’Emir Abdelkader, un combat épique, car il n’avait pas hérité d’un état et d’une armée préalablement structurés. La région ouest et la région centre ont payé un lourd sacrifice pour sauver l’honneur de tout le pays. Après 5 années d’un combat acharné et sans répit, l’Emir Abdelkader a contraint la France, une grande puissance, à signer le Traité de la Tafna consacrant l’existence d’un état et d’une nation algérienne, alors que cet état venait à peine de renaître après la fuite de l’autorité turque. Grâce au traité de la Tafna, tous les algériens peuvent se prévaloir d’avoir un Etat. En 1936, Ferhat Abbas n’avait pas besoin d’interroger les cimetières pour savoir que l’état algérien existe, il n’avait qu’à se référer au traité de la Tafna signé par la France elle-même à laquelle il voulait rattacher l’Algérie, c’est simple comme bonjour. En 1936, comme aujourd’hui, comme du temps de l’Emir Adelkader, la France est un état, l’Algérie en est un autre, consacré par les martyrs de 1832 à 1837 et la caravane des martyrs qui a suivi au cours d’une période de plus d’un siècle.

    Cela dit, aujourd’hui, entre états indépendants et souverains, il n’est pas interdit d’avoir un traité d’amitié, sujet qui est à l’ordre du jour dans les relations entre les deux états.




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  • Abdelkrim BADJADJA
    31 octobre 2012 at 13 h 50 min - Reply

    Analyse du débat: Emir Abdelkader – Hadj Ahmed Bey
    Le discours politique et la propagande
    Peuvent-ils occulter les données historiques ?

    http://lequotidienalgerie.org/2012/10/18/a-lombre-de-lemir-abdelkader-lami-de-la-france-coloniale-git-dans-loubli-hadj-ahmed-bey-de-constantine-lennemi-irreductible-de-la-france/

    Afin de clore définitivement ce débat, je poste un dernier papier sous forme d’analyse des commentaires – particulièrement les plus hostiles – qui croient que la contradiction c’est étaler ses états d’âme quitte à sortir totalement du sujet.
    Je commence par présenter les chiffres relevés au sujet de mon papier – sous forme de « coup de gueule » je me permets de le rappeler :
    – Texte affiché sur LQA le 18 octobre 2012.
    – Nombre de lectures au 31 octobre 2012: 3430
    – 126 Réponses au 31 octobre 2012.

    J’aborderai dans cette analyse les points suivants :
    – Les faits historiques que personne ne peut contester.
    – Les faits historiques relèvent de l’Histoire et non des spéculations personnelles.
    – Mes appréciations personnelles sur les commentaires hostiles.
    – L’ostracisme envers Hadj Ahmed Bey.
    – Le livre « La bataille de Constantine 1836-1837 » déjà publié en 1982.
    – Exemples de commentaires irrecevables dans une publication scientifique.

    Les faits historiques que personne ne peut contester:
    1- Hadj Ahmed Bey est né en 1787 à Constantine, de même que son père, Mohamed Chérif qui avait épousé Hadja Rokia Bengana.

    2- Hadj Ahmed Bey avait combattu les troupes françaises du 14 juin 1830 au 5 juin 1848 dans l’Aurès, date de sa reddition.

    3- Hadj Ahmed Bey avait refusé catégoriquement les propositions françaises qui visaient à lui concéder son titre de Bey de Constantine mais sous le drapeau français.

    4- Comme il avait refusé aussi les propositions de la Porte Sublime qui lui offrait le trône de la Régence de Tripoli en échange du Beylik de Constantine qu’il devait abandonner aux Français.

    5- Hadj Ahmed Bey avait infligé une sévère défaite à l’armée française lors de la première bataille de Constantine en 1836.

    6- l’Emir Abdelkader avait combattu l’armée française de 1832 à 1847, date de sa reddition.

    7- L’Emir Abdelkader avait signé le traité de la Tafna en juin 1837.

    8- Ce traité eut pour conséquence immédiate de libérer les troupes françaises en opérations à l’ouest de l’Algérie, pour les acheminer sur Constantine où eut lieu la deuxième bataille de Constantine.

    9- La deuxième bataille de Constantine, du 5 au 13 octobre 1837, s’était achevée par des combats de rue au cours desquels 18.000 combattants algériens et habitants de Constantine trouvèrent la mort.

    10- Abdelkader avait été qualifié par l’historiographie coloniale « d’ami de la France ».

    11- Un hommage particulier lui a été rendu en France en 1998 par les autorités officielles du département des Pyrénées-Atlantiques, et un livre édité en la circonstances financé par la Ville de Pau et le Conseil général.

    12- Les deux chefs de la résistance aux forces coloniales commirent la même erreur que celle de nos premiers ancêtres, Massinissa et Syphax, deux princes berbères qui avaient choisi de s’entretuer au lieu de s’unir, en faisant alliance avec les deux impérialismes de l’antiquité : Rome pour le premier, et Carthage pour le second.

    13- Résultat tant pour l’antiquité que pour le début de la période contemporaine : l’Algérie perdit son indépendance.

    14- Assigné à résidence à Alger en juin 1848, Hadj Ahmed Bey reçut une pension annuelle du gouvernement français de 12.000 francs.

    15- Emprisonné dans un premier temps, puis libéré pour rejoindre Damas, l’Emir Abdelkader reçut du gouvernement français une rente annuelle de 150.000 francs.

    16- Une abondante littérature a été consacrée à l’Emir Abdelkader : 851.000 occurrences sur Google pour une recherche portant sur « L’Emir Abdelkader », et 206.000 occurrences pour « L’Emir Abdelkader ami de la France ».

    17- Peu d’écrits sur Hadj Ahmed Bey : 84.700 occurrences.

    Les faits historiques relèvent de l’Histoire et non des spéculations personnelles
    Les faits énoncés dans mon texte initial relèvent de l’Histoire et non de mes spéculations. Par contre mon opinion relève d’une prise de position personnelle à partir de faits historiques irréfutables. Il est vrai toutefois que mon style d’écriture – coup de gueule – peut faire grincer des dents, mais ne vise en aucun cas à travestir les faits historiques. A ma connaissance, le journal LQA ne prétend pas être une revue historique en ligne. Si c’était le cas, il m’aurait été demandé de reprendre la première partie de mon texte afin d’en expurger les considérations d’ordre personnel. Par contre, la plupart de vos commentaires auraient été rejetés pour non-conformité totale avec la rigueur historique : absence d’identification des auteurs qui écrivent sous le couvert de l’anonymat, considérations personnelles ne véhiculant que des états d’âme, propos diffamatoires envers l’auteur sortant des règles minimum de bienséance, procès d’intention envers l’auteur en lui attribuant des propos qu’il n’a pas tenu, confusion entre Salah Bey (1787-1992) et Hadj Ahmed Bey (1826-1837), commentaires n’ayant rien à voir avec le sujet, discours politique ne relevant en rien de la critique des textes, propagande idéologique qui sort totalement du sujet, divagations pures et simples.

    Mes appréciations personnelles sur les commentaires hostiles
    J’ajouterais pour ma part des appréciations personnelles qui sortent, je vous le concède, du champ de la science :
    – Qui se cache derrière les pseudos et faux noms ? De simples lecteurs qui ne veulent pas afficher leur identité véritable pour des motifs personnels, ou bien des agents et indicateurs du DRS en mission pour détourner le débat dans le sens de porter atteinte à la dignité de l’auteur qui avait osé écrire tout un livre pour dénoncer les agissements de la sécurité militaire en Algérie ? A ces agents en mission pour le compte du DRS j’avais formulé des vœux particuliers sur mon site à l’occasion de l’Aïd El Adha alors que ce ne sont que des criminels contre l’humanité.
    Voir mon site : http://badjadja.e-monsite.com/
    – Le discours politique et la propagande idéologique n’ont pas leur place ni à l’Ecole, ni dans une publication scientifique, ni sur le site du journal LQA. Leur vraie place est à chercher dans les Kasmas du FLN et des autres partis Taiwan.
    – Beaucoup d’interventions hostiles, qui n’apportent rien au débat, relèvent plutôt du réflexe de Pavlov qui constitue le fondement même de l’école sinistrée version Ben Bouzid et consorts : rejet du raisonnement scientifique, de l’esprit critique, et de toute réflexion personnelle, absorption des « Tabous » en matière d’histoire sans se poser de questions, élévation au rang de mythes intouchables des « héros de l’Algérie » dont les moudjahidines (y compris les faux) présentés comme de preux chevaliers sans taches et sans reproches.
    – D’où l’exclamation de beaucoup d’entre vous : Comment ose-t-il toucher à notre « héros national » ?
    – Tout se passe comme si j’avais commis un grand sacrilège en parlant de l’Emir Abdelkader lequel de mon point de vue n’était ni un demi-Dieu, ni un prophète, mais un simple mortel héros national d’accord, mais qui avait commis une grave erreur d’appréciation en signant le traité de la Tafna qui eut pour conséquence la mise à mort de 18.000 constantinois quatre mois plus tard.
    L’ostracisme envers Hadj Ahmed Bey
    En réalité, l’ostracisme envers Hadj Ahmed Bey par rapport à l’Emir Abdelkader sévit au plus haut sommet de l’Etat. Je vous communique un extrait d’un de mes livres que je ne citerai pas (afin d’éviter un autre procès d’intention : publicité).
    « Juin 1984…Nous descendons au cabinet du ministère de la culture situé Bd des Martyrs, sous-sol. Nous sommes reçus par le ministre Abdelmadjid Meziane :
    – Alors Messieurs, qu’est-ce qui vous amène de Constantine ?
    – Monsieur le ministre, nous nous proposons d’organiser un cérémonium en hommage à la mémoire de Hadj Ahmed Bey qui avait combattu…
    – Pourquoi en ce moment précis ? S’agit-il d’un anniversaire quelconque, sa naissance, sa mort ? A moins, que votre initiative ne soit motivée par les festivités que nous avons organisées récemment pour célébrer l’anniversaire du décès de l’Emir Abdelkader ?
    – Non, monsieur le ministre…L’Emir Abdelkader est un héros national, personne ne le conteste. Mais il nous a semblé nécessaire de sortir de l’oubli d’autres héros, en commençant par Hadj Ahmed Bey…Abdelkrim Badjadja va vous montrer quelques archives relatives à son combat contre la France…
    Je tends au ministre quelques documents, en particulier un appel lancé par le bey pour inciter les chefs de tribus à se soulever contre les forces coloniales…
    – Pauvre Ahmed Bey, il ne maîtrise pas la langue arabe…Des fautes, des fautes, des fautes…
    Incroyable de la part du ministre d’un pays qui avait été libéré par des analphabètes tels que Ali la pointe à Alger, Hamlaoui à Constantine…et si Tahar Bouderbala, ancien commandant de l’ALN ! Pour avoir compris, qu’en dépit du fait qu’ils n’avaient jamais mis les pieds à l’université, ils pouvaient, et même devaient s’engager dans la lutte contre la colonialisme, ces « analphabètes » seraient-ils plus cultivés que les docteurs ès-ceci et ès-cela ? ».

    Le livre « La bataille de Constantine 1836-1837 » déjà publié en 1982
    Au sujet de mon coup de gueule, Mohamed J m’écrit : « Il aurait été plus louable de décrire l’apport du Bey de Constantine à la lutte anticolonialiste au lieu de comparer l’Émir et le Bey lui-même ».
    Ma réponse : En fait, j’avais déjà écrit en 1982 un livre sur « La bataille de Constantine 1836-1837 », livre publié d’abord par El Moudjahid en langue française, puis An Nasr en langue arabe, avant d’être édité par les Editions Dar El Baath en 1984. 20.000 exemplaires du livre avaient été vendus à l’époque, au prix modique de 10 dinars. J’avais procédé à la révision et l’enrichissement de ce livre, et j’en avais proposé l’édition en Algérie en renonçant à mes droits d’auteur. Je n’ai reçu aucune réponse officielle, mais j’avais appris par la bande que ce n’est pas le livre qui pose problème, mais plutôt mon nom. Aucun écrit portant mon nom ne sera publié en Algérie. Je vous livre le passage où je parle de l’Emir Abdelkader, et vous constaterez que mes propos ne comportent rien de scandaleux parce qu’il s’agissait d’une contribution à l’écriture de l’Histoire dans la sérénité :
    Page 4 : « Changeant de stratégie et de politique, le gouvernement français ne pouvant combattre à la fois l’Emir Abdelkader à l’Ouest, et Ahmed Bey à l’Est, signa avec le premier le Traité de la Tafna (30 mai 1837). L’Emir Abdelkader avait besoin d’un tel traité pour organiser un Etat souverain dans les régions qu’il contrôlait. C’était déjà pour lui une grande victoire que d’avoir acculé les Français à le reconnaître comme chef d’un territoire indépendant. L’une des clauses du Traité de Tafna stipulait : « Art.7. L’émir achètera en France la poudre, le soufre et les armes dont il aura besoin ». En vertu de cette clause, l’Emir Abdelkader achètera plus tard des armes au gouvernement français. A la question posée au sujet de l’utilisation de ces armes alors que la paix régnait entre lui et la France, l’Emir Abdelkader répondit : « C’est pour s’en servir contre le Bey Hadj Ahmed qui menace mes frontières Est! ». Plus tard, et pour ne pas être en reste, Hadj Ahmed Bey écrira à son adjoint Benaïssa : « Si j’avais à choisir entre faire alliance avec l’Emir Abdelkader pour combattre les Français, ou faire alliance avec la France pour combattre l’Emir Abdelkader, je préférerais encore faire alliance avec les Français ! ». Sans commentaire ! Bien entendu, le gouvernement français fera tout pour entretenir l’animosité entre les deux hommes qui le combattaient en rangs dispersés. Il fera même plus en donnant instruction au gouverneur général de l’Algérie de tout entreprendre pour affaiblir les deux chefs de guerre, en suscitant dans chaque camp des rivalités à leur autorité. (Archives de l’Armée de terre, Château de Vincennes, Paris).

    Exemples de commentaires irrecevables dans une publication scientifique
    Maintenant je donnerai des exemples de vos commentaires irrecevables dans une publication scientifique.

    1- Absence d’identification des auteurs, quelques exemples : “Mohamed J.” – “ س.ج.” – “HOUARI” – “Adel H” – “sahraoui” – “Afif” – “Ahmed_Amin” – “MAJORORO” – “Idris-Rayan” – “Abderrahmane” – “I.Massinissa” – “Slimane” – “Batni” – “Ouas Ziani” – “aflatouch “Zendagui” – “HACENE” – “elbachir”.
    Mention spéciale pour س.ج. qui d’habitude intervient en Arabe. Et voilà qu’il m’interpelle sur un autre site en bon français pour évoquer un épisode de ma vie professionnelle qu’il n’était pas sensé connaître. Alors qui êtes-vous “ س.ج.”? Parlez-vous au nom du DRS, ou avez-vous « prêté » votre signature au DRS ?

    2- Propos diffamatoires envers l’auteur qui n’apportent rien au débat :
    – Affif : « …j’ai tout de suite pensé que votre réaction était due au fait que vous êtes probablement d’origine turque, trahie par votre nom de famille ».
    – I.Massinissa: « Monsieur Badjadja, à Constantine, ne se dit pas constantinois tout court, il rajoute « BELDI » (wald labled), en opposition aux autres habitants de Constantine qu’il considère comme « DOUARI » (immigrants villageois)».
    – Batni : « Peut-on me dire qui sont les commanditaires de ce texte, le Qatar ou le gouvernement Turc? ».
    – Fatah : « Votre haine n’a d’égal que votre ignorance sur l’histoire de l’Algérie ».
    – Ouas Ziani : « Est-il un opposant ? A qui ? »

    3- Procès d’intention envers l’auteur en lui attribuant des propos qu’il n’a pas tenus :
    – Fateh : «Vous dites en substance que ce monsieur (l’émir Abdel Kader) est un traître après avoir été un brave pendant des décennies … en passant vous égratignez les kabyles, dire que les kabyles ne sont pas des patriotes… ».
    – Adel H : « Il ne s’agit pas non plus de dire que c’était un super-héros, mais de savoir si on doit, comme le suggère l’auteur de l’article, le faire descendre de son piédestal afin qu’Ahmed Bey – ou un autre – prenne sa place ».
    – Ahmed Amin : « …Et puis couronnement du tout et juste pour la Gloriole de notre cher Auteur, grande découverte! c’est Notre Emir qui était un agent de la Dst!!! ».
    – Adel H : « Devrions-nous, comme le suggère Si Abdelkrim, procéder à une déchirante révision et déboulonner la statue de l’Émir qui se trouve à la place qui porte son nom à Alger, afin d’y mettre celle d’Ahmed Bey? ».
    – AIT MOHAND OUYIDHIR: « Alors, essayer de polluer en travestissant l’Histoire de notre Mère Patrie l’ALGÉRIE et les figures de nos Héros est un crime incommensurable délivré à notre jeunesse pour qu’elle n’ait plus de référents et de repères légitimes…!!! ».
    – Fateh : «… en somme vous défendez un arabe au détriment d’un kabyle, la différence avec l’auteur, lui les turc vs les algériens… ».
    – Fateh : « En Substance l’auteur nous explique que ces 2 responsables de haut rang ont fait un accord tacite de lâcheté ,et de nous étayer plus loin, que l’un fut moins lâche que l’autre… ».
    – AIT MOHAND OUYIDHIR: « Alors essayer d’ouvrir la BOITE A PANDORE du régionalisme haineux pour essayer de « monter » toutes les régions contre UNE seule région bien précise ne vous honore point et votre procédé est exactement le même que celui qui est employé par les gens du pouvoir ».
    – AIT MOHAND OUYIDHIR: « Mais force est de constater et de dire que lorsqu’il écrit que la Kabylie a facilité le passage des troupes françaises dans les gorges de Palestro… c’est un peu osé tout de même dans le contexte actuel où tout le monde est entrain de tirer sur la KABYLIE ! ».

    4- Considérations personnelles n’apportant rien au débat :
    – Abdelkader Dehbi : « Vous venez-là, de porter un coup sévère à votre propre crédibilité professionnelle d’archiviste en faisant preuve d’un esprit de clocher inadmissible pour un intellectuel, à moins qu’il ne s’agisse – et c’est encore pire – de graves lacunes dans votre connaissance de la biographie de celui qui continue d’incarner la résistance… ».
    – Massinissa : « C’est quoi ce travail supposé « scientifique » qui aborde un sujet en commettant une erreur de débutant marquée par cette comparaison aussi inefficace que provocatrice ? ».
    – Zendagui : « Votre article dénote une culture de frustration devant un déni de l’histoire d’une figure emblématique de votre ville de naissance ».
    – Ouas Ziani: “Pour être pédagogique, la réponse de monsieur Badjadja est un modèle. Elle pourrait servir de référence à l’école de Benbouzid…Botter en touche quand on n’arrive plus à se servir du ballon est également une technique comme une autre ».
    – Abderrahmane : « Mr Badjadja, votre article est un clou dans le cercueil de l’Algérie que ses ennemis la guettent de partout pour la diviser ».
    – AIT MOHAND OUYIDHIR: « Personnellement, je suis sidéré par les écrits et consterné par l’attitude hautaine du Sieur Badjadja vis à vis des intervenants de LQA ».

    5- Discours politique
    – Mohamed J : « Il faut ajouter, tandis que Abdelkader, « l’ami de la France » croupissait dans les geôles françaises, au sous-sol ».
    Ma remarque sur ce point précis : Les Harkis aussi avaient été cantonnés dans des camps de regroupement au sud de la France avec interdiction d’en sortir, afin de les remercier du sang versé pourtant pour la France coloniale.
    – Mohamed J : « Or dans la tradition du prophète existe un cas de trêve semblable qui a permis au prophète de consolider ses positions et son armée et quand ses adversaires réagirent il était trop tard pour eux. C’est exactement ce que voulait faire l’Emir Abdelkader… ».
    Ma remarque : Il n’a jamais été question pour le Prophète Mohamed (QSSSL) de signer une trêve condamnant à mort 18.000 musulmans !
    – Affif : « Quant à son amitié avec la France non coloniale, il faudrait plutôt s’en orgueillir et faire fructifier cette amitié. Par les temps qui courent, ce serait plutôt un bon investissement et un désaveu des illuminés qui font honte à l’Islam ».
    – Adel H : … « et si je dois opter pour l’une des deux personnalités comme figure représentative de l’Algérie moderne en train de naître dans la douleur, alors c’est sans l’ombre d’un doute celle d’Abdelkader que je choisis ».
    – Danger à l’horizon : « Aussi, moi, je dis solennellement aux musulmans de la planète, même si je ne représente rien de rien oui, rien du tout !, que c’est une perte «d’office» de continuer à utiliser le Coran et l’islam comme étendard politique et idéologique pour combattre contre les injustices, les colonialismes… ».
    – AIT MOHAND OUYIDHIR: J’ai comme l’impression en lisant de tels écrits que nous n’avons pas CE SENTIMENT D’APPARTENANCE NATIONALE qu’ont les grandes nations… mais qu’au contraire nous avons plutôt un sentiment d’appartenance purement RÉGIONALISTE voire TRIBALISTE propre aux peuples non évolués et donc sous-développés intellectuellement qui n’arrivent pas à s’élever vers la modernité et le modernisme et donc l’élévation de la pensée humaine.

    6- Propagande idéologique :
    – Affi : « …nos héros sont des héros algériens… ».
    – AIT MOHAND OUYIDHIR: «…les sacrifices consentis par nos CHOUHADAS à la défense de la Mère Patrie ? ».
    – Aflatouch : « Je ne me rappelle plus (Churchill sans doute) qui disait que le 19me siècle était marqué par 3 hommes de génie, et il avait cité Abd El Qader, le prince Chamil et un troisième, que je ne me rappelle pas, mais musulman aussi ».
    – Houari : « L’Émir fut à l’origine de la renaissance arabo-musulmane, ainsi que d’un dialogue islamo-occident à l’avant-garde de son temps. De plus, il a marqué le renouveau de la pensée mystique du Cheikh el-Akbar, Ibn Arabi (1165-1240), qui continue d’influencer les développements contemporains en matière d’études mystiques modernes ».
    – AIT MOHAND OUYIDHIR: «LE PEUPLE ALGÉRIEN SANS SON HISTOIRE ET SANS SES HÉROS ET UN PEUPLE SANS REPERES HISTORIQUES… ».
    – Mohamed J : « Abdelkader c’est la renaissance de l’Algérie en tant que nation ».
    – AIT MOHAND OUYIDHIR: « Parce que tant que le peuple Algérien restera et demeurera UNI comme les doigts d’une seule main… le système militaro-politique aura PEUR DU PEUPLE ALGÉRIEN !!! C’est sa peur obsessionnelle… m’enfin ! ».
    – Khaled : « MAIS NOUS SOMMES LES DÉPOSITAIRES DE CETTE TERRE QUI EST L’ALGÉRIE. Cette terre nous appartient, exilé, athée, musulman, chrétien, communiste ou casbadjiste… ».

    7- Divagations pures et simples :
    – Ahmed_Amin: « … Il n’était pas le plus grand commentateur de Ibn Arabi pour rien. Au point ou son désir ultime était d’être enterré à Damas-Damas la Martyr Aujourd’hui…auprès de son Maître, El Cheikh Al Akbar… ».
    – Affif : « j’ai oublié un détail important : les Oulémas du monde entier devraient étudier le parcours de l’Emir Abdelkader sous toutes ses facettes et à mon avis, ils tomberaient d’accord pour le classer avec les Khoulafas Rachidines et Omar Adelaziz. A moins que ce ne sont que des Oulémas de seconde catégorie et que la personnalité de l’Emir les dépasse ».

    8- Commentaires n’ayant rien à voir avec le sujet :
    – Affif : Primo, vous n’êtes pas « rien », lorsqu’on sait qu’un rien plus un rien, etc… peuvent former des rivières, et qu’une rivière plus une rivière, etc… peuvent former un fleuve puissant et impétueux. Le FIS l’a appris à ses dépens lorsqu’il considérait au faîte de sa puissance…
    – Ouas Ziani: « Enfin, je ne vois pas comment assimile-t-on la présence des romains à celle des phéniciens ? ».
    – Affif : « …les gorges de Palestro… ».
    – Danger à l’horizon : « Malheureusement aujourd’hui, l’islam s’est politisé à fond la caisse. On crie « allah ouakbar » pour délogé Khadafi tout en le mutilant et le torturant avant sa mort sans le juger, on crie « allah ouakbar» avant de tirer avec une kalachnikov… ».
    – Danger à l’horizon : « …Qu’est-ce qui vous gêne d’être ami de la France progressiste : vous préférez peut-être la position des djihadistes qui sont en train de mettre en danger l’existence même du monde musulman. Avec quelles armes, ces djihadistes comptent-ils affronter les bombes thermonucléaires des USA ou de la France… ».
    – Majororo : « A travers mes lecture de tous les journaux algériens électroniques ces temps-ci, on ne pourrait s’empêcher de penser que l’Algérie indépendante est bien arrivée à une impasse ».
    – AIT MOHAND OUYIDHIR: Il y a comme un tir groupé qui se fait sur cette région… : Enlèvement de citoyens afin de rançonner les parents, Incendies de forêts et pertes d’oliveraies plus que CENTENAIRES, Désinvestissements de la Kabylie…plus aucun investisseur n’ose mettre ses sous dans cette région…

    Abu Dhabi le 31 octobre 2012
    Abdelkrim Badjadja




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  • Rédaction LQA
    31 octobre 2012 at 13 h 52 min - Reply

    Cette dernière mise au point de Mr Badjadja clôt le débat pour éviter toute polémique.
    Merci




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  • AIT MOHAND OUYIDHIR
    31 octobre 2012 at 21 h 16 min - Reply

    Aux frères de la rédaction LQA

    Nous regrettons qu’un tel débat aussi riche qu’intéressant se termine de cette façon.
    Nous respectons la décision prise par notre Grand Frère le Sage Salah Eddine. Dont acte…
    Nous aurions pu apprendre tant de choses entre nous afin de nous instruire réciproquement et pourquoi pas ? Mieux rapprocher notre intelligentia éparpillée aux quatre coins du monde par le volonté des tenants du système mieux nous connaître pour mieux combattre cet ennemi commun…
    Hélas ! Mille fois hélas…!!!
    Ceci dit. Je passse un trés grand bonjour à Si Abdelkrim BADJADJA et qu’il nous pardonne si nous l’avons intellectuellement parlant un peu « bousculé » mais il a toute notre amitié et notre considération.

    Tanmirth.

    AIT MOHAND OUYIDHIR
    PHD fission nucléaire
    Enseignant Chercheur et Maître de conférence at UCLA University – California
    U.S.A.

    California




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  • Amar
    1 novembre 2012 at 13 h 17 min - Reply

    Ce que j’aime sur ce site c’est vraiment le Vrai Changement en passant même par la figure « imposé » marquante de la révolution algérienne? je pense que quelqu’un comme Ben M’hidi mérite beaucoup plus d’être une figure de l’algérie que l’emir, ainsi soit-il
    c’est un avis personnel! un parcours quand même un peut louche de la diplomatie de l’émir qui mis en doute sa splendeur de grand figurant de l’histoire.
    algérienne.
    Amicalement Amar




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  • meghress19
    8 novembre 2012 at 21 h 04 min - Reply

    Réponse à Mr Meghress : Désolé, mais nous avons dit que le débat est clos sur cet article très polémique.




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  • laouadi
    21 mai 2015 at 20 h 48 min - Reply

    d’après les récits populaire sur la chute de constantine, il y’a se poème:
    ben aissa ya lihoudi (juif)
    ya chibet ennar
    khali (laisse) l’islam ijahad ( combattre) had el koufar
    khadouja talaat ( aller) tchki ( se plaindre) koudem (devant) el bay
    itamaa fiha benaissa ba 100 reyal
    kaletlou ya ben aissa
    menichi hejala ( je suis pas une veuve)
    ani marte edouadi (je suis la femme de douadi)
    sid elrejala…ect

    ils disent que benaissa étais un traitre




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  • aghilas-kosseila
    22 novembre 2015 at 22 h 59 min - Reply

    azul fellawen,
    emir abelkader est amazigh,parle la variante rifaine jusqu’a sa mort. son peré etait imam des amazigh hachem de mascara et sa region. il a fait ce qu’il a pu ,vu les contextes de l’epoque on ne peut pas dire que c’est un traitre.
    -idem pour le koulougli hadj ahmed bey le kbaili ,parlait parfaitement le kabyle ,entouré de generaux kabyles,il a egalement defendu sa region jusqu’a la derniere minute. donc ,on ne pas dire que s’etait un traitre gratuitement
    -les livres devraient etre ecrits sur le ministre de la defense d’ahmed qui etait benaissa zaouaoui et le general logistique et gouverneur de constantine bendjelloul zouaoui de la femme de meriem bouaatoura ben zouaoui ,hamlaoui benzaoui les chouhadas les armes a la main. (sont des zouaoua cousins des zouagha de adrar ou djebel zouaoua.
    -emir abelkader l’enfant du rif orientale comme moulay mohand et lesautres. ce que les politiciens,les historiens oublient.emir avait deux ministres de defense : le general amar lekbail (originaire entre soummam et babors) et le general maghraoui amazigh zenete de relizane (ighil-izzane).
    -puis ils oublient de dire,que la france-romaine non seulement n’a pas tenu sa promesse envers imam abezlkader.
    -a l’ouest,il etait harcelé ,trahis par les beni-amers (des zmala),douirs (des zmala),la france-romaine et les koulouglis de l’ouest. si ces hostilités du gharb qui avait découragés un entre emir du gharb et ahmed de l’est.emir ne savait que ahmed bey avait massacrés deja ses janissaires…donc la suspition etait grande ,la confiance des deux n’etaient pas au rendez-vous !
    -a damas ou emir a ete menacé par les gens de cham pendant le massacre des chretiens par des druzes.il avait ecrit au roi de france des kabyles pour le proger et non beni-amer.la lettre existe dans les bibiotheques libanaises.
    -@ mohand.j ,
    -je nesuis d’accord avec vous,lorsque il ya d’autres amazigh qui sont d’accord avec le statu quo.si cette etait appliquée,massinissa n’aurait jamais récuperer ses terres volés par les puniques,l’algerie ou le maroc ne seraient jamais indépendants…1.5 millions,amirouche ,ali la pointe n’ait-ammar,hassiba ben bouali fille de sidi idir abaloul ,zabana et les autres ne seraient jamais morts. ,vous oubliez une chose mohand.J que dans les societés ,la conscientisation surgit a pas de tortue,si les kabyles conscients aujourd’hui sont entrain de perdre leur culture ,leur identité,d’autres l’ont perduis a jamais?. Mais demain proche peut-etre les TRARAS les grandes tribus amazigh de l’ouest ) se souleveront pour reclamer leur istoire ,reconstituer leur culture,d’ailleurs LA REGGADA est folklore typiquement du rif,que demain skikda (ait-mehenna) se reveillera de sa lethargie ?…
    dans notre histoire il ya beaucoup de choses a faire ,je ne vois pas pourquoi on s’enchoquent avec des mots…il ya beaucoups de choses a faire. on ne gagne rien a rabacher que tel est traitre et ne l’est pas.la revolution nousa montré que des grands moudjahidines ,des grands pour des raisons d’honneur,d’humiliation deviennent des harkis,des grands harkis pour des raisons qu’on ignore peut etre voir ses freres maltraités ou lui meme considerés deviennzent des grands moudjahids.
    -dans la décenie noire ou les années de braises ou appellez ça comme vous voulez ,j’ai vu des militants du fis ,le matin avec le f.i.s,le soir avec la police…ce typre selon le gagnant et le perdant pouvez devenir traitre comme grand heros.
    -pour nous ,de nous jours ce qui compte de faire que navire arrive a bon port. le capitaine ne peut rien faire lorsque une partie de sa population n’est pas heureuse , ne veut pas etre dans le moule faux,préfabriqué par des politiciens du dimanche,qui ignorent leur histoire. alors laisser travailler ,n’entravez par des embuches des elans et des sourire. on a assez de larmes.
    -aujourd’hui ça me fait que tamazight fait son entrée dans les ecoles et de constantine. malheureusement certains chaouiphones refusent de l’apprendre si leur droit comme les autres certains daridjophones si de leur droit de jeter aux orties la culture de leurs ancentres.mais de grace qu’ils ne mettent pas les batons pour bloquer la locomotive d’esperance,d’espor de beaucoup.
    -un proverbe de ma mére qui disait toujours «  » nughen ikzeh negh ikjen,negh igherzulen msersen f’tamazguida ur tayalen «  ».c’est a dire ,les chiens hachakoum se sont bagarrés pour une mosquée qui n’est pas la leur….donc ça ne sert a rien de perdre notre temps sur des futilités qui ne font pas grandir!.
    -nous avons en ce moment des grands hommes et femmes comme massinissa,kosseila,kahina,zineb tanafzaouith son mari youcef ibn tachfine ,abane,fatma soumer,emir et les autres ithren.n’tsarem ou esperant avoir repondu sincerement,honnetement aux problemes de l’heure.ou le syndrome de stokolm et syndrome de grenouille nous ont aveuglés.tanmirt attas a tous et a toutes. ar timlillit.




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  • ahlam
    20 avril 2016 at 15 h 33 min - Reply

    J’ai lu Mr BADJADJA attentivement votre écrit dans lequel je retrouve beaucoup d’objectivité,
    L ‘émir Abdelkader ALLAH yarahmou n’a pas été exilé à CAYENNE mais a quand même connu un exil de luxe avec toute sa famille et ses sujets 100 personnes au chateau d’AMBROISE en France, la prise en charge de 100 personnes par la France, pourquoi cette place privilégiée et tant d’éloges? Les états unies ont érigée une statut de l’émir pourquoi? pourquoi pas une statut d’El Mokrani ou de Larbi Ben M’hidi ALLAH yarhamhoum.
    Beaucoup de questions à se poser.
    Je me rappelle en étant lycéenne, avoir eu une leçon sur L’Emir Abdelkader, j’avais comme professeur un homme âgé très très cultivé et maîtrisant sa matière littérature arabe, après avoir terminé son cours il nous a dit et je le répète mot par mot que je vous traduit en français  » Mes enfants j’ai 03 points que je reproche à l’émir mais que je ne pourrais vous dire, plus tard cherchez à comprendre par vous même »




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  • Abon
    25 février 2017 at 13 h 52 min - Reply

    Merci cher Monsieur ou professeur pour tout cet enseignement. Comme vous l’avez si bien noté, quelque part, l’Algérien est un tout petit peu raciste et de ce fait s’il parle plus facilement de l’Emir et moins d’Ahmed Bey, il faut peut être remonter aux origines ; bien que Ahmed Bey, n’a pas laissé indifférents les envahisseurs arabes puisqu’ils l’adulent à travers des poésies et chants d’une part, d’autre part, les Constantinoises continuent jusqu’à ce jour à porter la Mlaya noir en signe de deuil pour Ahmed Bey.




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  • Benaya Amel
    25 février 2017 at 14 h 51 min - Reply

    D’abord Ahmed Bey était un Kouloghli d’origine,promu Bey de Constantine par le Dey Hussein en 1826 ,donc il est normal qu’il se pointe le premier pour sauver le Califat Ottoman et par conséquent ses privilèges.N’oublions pas qu’il est le petit fils de Bengana coté maternel .Par contre ,l’Emir Abdelkader était le fils d’un chef local (Mahieddine Al Hassani ) et qui conservait comme tous les autres chefs locaux une grande autonomie par rapport au Califat Ottoman moyennant des impôts versés aux représentants des sultants Ottomans.Donc pour revenir à la question (ou était l’Emir Abdelkader entre 1830 et 1832) disons que c’est le père qui proclama le jihad puis convoqua les chefs des tribus de l’Oranie et vous conviendrez avec moi que pour arriver à mettre tout ce beau monde d’accord il faut du temps et justement il a fallu deux ans pour les réunir et élire enfin l’Emir Abdelkader chef des armées, sultan et Commandeur des Croyants ! La suite ,en parlant de reddition comme un acte de traîtrise ,sachez que l’Emir n’aurait jamais abdiqué si il n y a pas eu renoncement aux combats par des tribus éprouvées par la répression mais aussi par la sécheresse , le choléra et la politique de la « terre brûlée » de Bugeaud, la trahison des Beys et Bachaghas et aussi celle du Sultan du Maroc.




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  • Samy
    19 mai 2017 at 11 h 16 min - Reply

    Assis bien confortablement sur ton fauteuil tu refais l’histoire en reprochant à l’Émir Abdelkader d’être l’ami des français alors qu’il a fait preuve, sur les champs de bataille comme politiquement, de bravoure et d’une résistance historique. Un homme qui a sacrifié sa vie pour que nous soyons libres aujourd’hui et qui a lutté pendant plus de 17 ans contre l’envahisseur en étant pratiquement assiégé et encerclé de toute part. Concernant le traité de Tafna c’est plutôt Bugeaud qui le regretta. Ne crache pas sur ton histoire et sur ses valeureux hommes pour valoriser un autre homme qui lui aussi a marqué l’Histoire et qui est dans nos cœurs et qui le restera à jamais. D’autant plus que d’autres l’ont fait suffisamment. Ahmed Bey est un personnage central et incontournable de notre extraordinaire histoire. Il a lutté pendant 18 ans contre ces barbares enfumeurs de pauvres villageois sous couverts d’apporter « la civilisation » à des sauvages indigènes. Il a également fait preuve d’un courage et d’un sens de l’honneur exceptionnel. Tous les deux, que Dieu soit satisfait d’eux, ont lutté sous la bannière de l’Algérie musulmane contre des croisés qui ne faisait aucune différence entre l’Émir et Ahmed Bey. Par contre vous ne manquez pas, vous, de toujours chercher à nous diviser en faisant la différence et de hiérarchiser un de nos héros vis à vis d’un autre. Moi je les aime et je les admire tous les deux. Le jour où je ferais 1% de ce qu’ils ont accompli pour notre grand pays l’Algérie je serais déjà content. Quand est-ce que vous cesserez vos discussions puérils et enfin tirer, de notre terrible histoire d’or et de sang, des leçons bénéfiques pour l’avenir de nos enfants ? qui peut prétendre être exempt de tout reproche? Qui n’a pas fait d’erreur dans sa vie ? l’Émir et Ahmed Bey restent des êtres humains mais on ne peut pas leur reprocher d’avoir donné leur vie pour l’Algérie. Mais je ne peux te laisser dire que l’Émir était l’ami des français quand il les a combattu sans pendant 17 ans. et si tu veux savoir ou était l’Émir en 1830 je t’invite à regarder son âge au moment des faits alors qu’il n’avait que « 22 ans » et tu comprendras qu’il n’avait pas tous les pouvoirs et que ce n’est qu’en 1832 que Mahieddine son père, le désigna Émir avec les réticences de certaines tribus qui doutaient encore de lui. Alors qu’ Ahmed Bey, en 1830, était déjà connu et reconnu dans la régence d’Alger grâce à ses qualités indéniables et exceptionnelles. Les deux sont des héros pour nous et nous avons aujourd’hui, à les prendre comme model et non pas en faire des ennemis même après leur mort .Que Dieu soit satisfait d’eux. (Vous êtes tellement divisé que même les morts vous souhaitez les réveillez pour en faire des ennemis). Ils ont fait honneur non seulement à tous les Algériens et musulmans de cette planète mais à tous les résistants humanistes qui un jour ont eu à résister contre un envahisseur. la France avec l’Allemagne pour ne pas la citer. Malheureusement certains ont oublié leur histoire ou font semblant de l’avoir oublié.




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  • Etta
    26 mai 2017 at 16 h 09 min - Reply

    C’est naturel : Les symboles de la nation et de la résistance héroïque algérienne, quelque fût leurs noms et leur époque, ne sont haïs et lâchement dénigrés que par les traitres et les harkis, même si c’est pour une prétendue défense d’un quelconque représentant de la « sublime porte » !…l’Emir et les autres grands symboles de l’Algérie authentique sont trop grands pour des invectives aussi basses et des motivations aussi viles . Ceux qui, hier sur Canal Algérie, ont rappelé les mérites de l’Emir, l’ont fait sans aucune haine ou aucun dénigrement des autres résistants, et c’est cela qui par ailleurs valorise leur prestation et rend méprisable celle remplie de grossiers mensonges et de haine, de mr Badjadja,




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  • Sami malti
    4 juin 2017 at 10 h 54 min - Reply

    On ne lit ni un journaliste ni un historien, dans cet article un revenchard parle. Il n ya que des approximations historiques et des comparaisons de jeune adolecent comme argumentation…comment peut on pretendre renseigner su lHistoire alors que nous distillant notre petite histoire..les dix premieres lignes suffisent a percevoir la faiblesse de lauteur et surtout sa petitesse…




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  • Congrès du Changement Démocratique