Cités dans les plus importants scandales de la décennie écoulée, Mohamed Bedjaoui, ex-ministre des Affaires étrangères, et Chakib Khelil, son ancien collègue de l’Energie, semblent toujours loin de toute procédure de mise en examen. Mieux, les deux personnalités
se la coulent douce à l’étranger, laissant croire qu’elles bénéficient d’une immunité qui les place au-dessus de la loi.
Les anciens ministres des Affaires étrangères, Mohamed Bedjaoui, et de l’Energie, Chakib Khelil, sont deux personnalités étroitement liées, dont les noms n’ont jamais été aussi cités dans les scandales que durant ces dernières années. Les deux hommes se connaissent assez bien et fréquentent deux énigmatiques personnalités, citées dans le scandale de l’autoroute Est-Ouest, à savoir Pierre Falcon et Tayeb Kouidri. Né en Algérie, en 1954, détenteur de trois nationalités (française, angolaise et brésilienne), Pierre Falcon est connu pour avoir géré une des plus grandes entreprises d’exportation d’armes en Afrique et en Amérique latine, avec l’appui des services de renseignements et de la droite français. Ses relations assez particulières avec le régime algérien lui ont permis d’avoir le monopole sur les marchés en Algérie. Il est devenu un passage obligé pour une bonne partie des sociétés qui veulent venir à Alger.
Les entreprises chinoises n’ont pas dérogé à la règle. Ses contacts ou services auprès des dirigeants algériens n’étaient pas gratuits. Selon l’enquête préliminaire, les amis les plus proches de Falcon étaient l’ancien ministre des Affaires étrangères, Mohamed Bedjaoui, qu’il a côtoyé lorsqu’il était en poste à l’Unesco, à Paris, mais également Chakib Khelil. En s’adressant à lui, les Chinois venaient de frapper à la bonne porte. Falcon a réussi à se faire inviter à un conseil interministériel consacré au projet de l’autoroute Est-Ouest, avant que cette invitation ne soit annulée à la dernière minute, de crainte de la colère du Président. Certes, la réunion n’a pu se tenir, mais cela n’a pas empêché Chakib Khelil de lui donner la majorité des marchés de réalisation des bases-vie au sud du pays et de l’installation des pipes, non pas en tant qu’entreprise, mais au titre d’intermédiaire. Sur chaque marché qu’il va sous-traiter avec des sociétés étrangères, Falcon prend sa commission. Négociant pétrolier, toutes les portes lui étaient ouvertes au ministère de l’Energie, à Sonatrach et au ministère des Travaux publics. Pourtant, à aucun moment de la procédure judiciaire il n’a été question de le convoquer ou d’établir une commission rogatoire pour l’entendre, ne serait-ce qu’en tant que témoin.
L’énigme Falcon reste entière. Tout comme l’énigme Tayeb Kouidri, un expert judiciaire, natif de Meknès, propriétaire de biens en France et en Suisse où il est établi, dont la convocation par le juge (chargé de l’affaire de l’autoroute) est restée sans suite. Il avait quitté le territoire national juste après l’arrestation, en septembre 2009, de son ami Mejdoub Chani, un homme d’affaires (au centre du scandale de l’autoroute).
Depuis, il n’est plus revenu en Algérie. Kouidri avait été confondu par l’ancien directeur des grands projets de l’Agence nationale des autoroutes, Mohamed Khelladi (en détention), mais aussi par Addou Sid Ahmed, homme d’affaires (en détention provisoire), qui le désigne comme «un élément important dans le lobby de Pierre Falcon». En fait, Kouidri Tayeb, parent par alliance d’un haut cadre du ministère de la Défense nationale, avait de solides «entrées» au ministère des Travaux publics et auprès de Chakib Khelil. Si pour la forme, le juge chargé de l’affaire de l’autoroute a entendu Amar Ghoul (par écrit en lui transmettant les questions) sur les révélations qui l’impliquent directement (toutes niées), le magistrat chargé du dossier Sonatrach a, quand à lui, fait l’impasse sur l’audition de Chakib Khelil et de Mohamed Bedjaoui. Une audition tant réclamée par la défense qui estime que les ex-cadres dirigeants de Sonatrach, y compris le PDG, ne signent aucun acte de gestion sans l’accord du ministre.
Le juge a rejeté la demande. Il a correctionnalisé le dossier, avant que la chambre d’accusation près la cour d’Alger ne criminalise les faits. Des faits qui impliquent entre autres la société italienne Saipem, poursuivie pour «corruption, augmentation injustifiée des prix en vue de bénéficier d’indus avantages et blanchiment» (voir encadré). Force est de constater qu’au moment où la justice italienne enquête sur la destination des 198 millions de dollars, versés par les patrons du géant pétrolier ENI et sa filiale Saipem à des personnalités algériennes, les juges de notre pays se contentent de poursuivre le fils de l’ancien PDG de Sonatrach, pour avoir signé un contrat de travail (voir encadré) au sein de Saipem. Et alors que cette société s’est pourvue en cassation à Alger, réfutant les accusations portées à son encontre, à Milan, les investigations font état du recyclage d’une partie des pots-de-vin qu’elle a versés (10 millions de dollars) dans la création de sociétés-écran par des personnalités algériennes, dont Farid Noureddine Bedjaoui, 43 ans, Franco-Algérien, neveu de Mohamed Bedjaoui, présenté comme étant le conseiller de Chakib Khelil. Il «aurait placé 1,5 million d’euros dans une entreprise agricole appartenant à l’un des dirigeants de Saipem».
Mieux encore, alors qu’en Algérie la justice pointe du doigt Saipem, à Milan, c’est le patron de l’ENI qui est mis en examen pour ses relations avec Chakib Khelil et Farid Bedjaoui. Autant de révélations qui démontrent que le dossier de l’affaire Sonatrach ne peut être réduit à quelques appartements achetés par les Meziane à Paris ou à quelques milliers d’euros versés aux enfants de ce dernier. Les soupçons qui pèsent aussi bien sur Chakib Khelil que sur son homme de confiance, Réda Hemche, ou encore sur Mohamed Bedjaoui doivent être clairement élucidés parce que personne, y compris les ministres, ne peut être au-dessus de la loi…
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on va se mettre a rever de voir des juges italiens debarquer a alger dans une « operation mains propres » et intrpol menotter ces bedjaoui chakib khelil benachnou autre grand intermediaire dans l’organisation du crime organise en algerie tel qu ‘il est defini dans le cadre de l’onu.
En EFFET on n’est que tres etonné qu’en algerie la definition de « crime organisé transnational » tel qu’il est maintenant defini par les nations unies ne soit pas cite dans la presse et la justice algeriennes pour qualifier ces faits
LA CRIMINALITE ORGANISEE ALGERIENNE (MAFIA)
DEFINITION
La Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée (dite « Convention de Palerme ») de décembre 2000 définit le crime organisé comme le groupement de plus de trois personnes organisées pour un laps de temps qui dépasse une seule opération et dans laquelle les taches et les bénéfices sont partagés entre les membres.
(http://untreaty.un.org/English/notpubl/18-12F.htm).
DÉFAUT DE DIAGNOSTIC
C’est une clé méconnue et pourtant essentielle pour saisir que, à la différence de l’Italie, l’Algérie son élite sa presse sa justice sa gendarmerie n’ont jamais posé le problème d’un « pouvoir occulte » ou « mafia « qui avait prospéré sur leur sol.
Ce défaut de diagnostic a privé ceux qui sonnaient l’alerte ,des moyens adéquats pour lutter contre le crime financier organisé.le sujet a été ébauché par boudiaf mais dans des termes inappropriés,
L’emprise mafieuse en Algérie est visible dès le début des années 1962 boussouf ,zeggar reconvertis dans les gros marches ,bouteflika devalisant le tresor public à travers les comptes des ambassades, l’affaire de la paierie générale de paris qui corrompt les élus et les partis politiques français encore a ce jour par d’autres montages finaciers occultes , qui avait coûté la vie a Ali mecili (qui c’était procuré le dossier et qui a été révélé au canard enchaîné ),l’affaire du crédit populaire d’Algérie associant le P-DG a l’epoque abdelkader allali , Draia directeur de la sûreté nationale, slimane offman prefet d’alger ,djillali mehri l’homme de paille du systeme mafieux le tout protegé par des membres de la sécurité militaire (voir livre de mohamed benyahia « la conjuration au pouvoir editions arcanteres en france et ENAP en algerie ),les sociétés import export placées en france par la sécurité militaire comme celle de rahal père et fils said et akli aujourd’hui en suisse pour financer des partis politique français qui ont coûté la vie au prince de broglie et son chef de cabinet arenht qui en étaient associes (voir le livre de bessaoud mohand arab académie berbère des petites gens pour une grande cause ). Depuis, cette mafia financière n’a cessé d’avancer dans le corps social par le biais du blanchiment d’argent sale dans l’économie légale et grâce à ses réseaux d’entraide dans des univers militaires pourtant éloignés en théorie du banditisme poussant le peuple algérien a la schozizophrénie collectivejustement parcd que protégée par la securité militaire ou par ceux qui la regente au sommet de sa pyramide échappant a toute mesure par les institutions en place en algerie en charge du crime organisé fiancier c’est a dire la police ,la gendarmerie et la police justiciaire
La mafia algérienne s’appuie sur la violence depuis les années 80 et sur une puissance financière qui corrompt la sécurité militaire qui nomme des corrompus a son sommet et à tous les hauts echelons de l’etat depuis 62 .
Son impunité a fini par convaincre, par un mécanisme pervers d’inversement des valeurs, qu’elle était une composante inaliénable de la société algérienne et que toutes les institutions sont impuissantes
La mafia algérienne a ses caractéristiques propres. Elle n’est pas assimilable à son homologue sicilienne. En Algérie , pas de coupole dirigeante mais des associations criminelles structurées indépendantes qui cohabitent au sein de la securite militaire ,de quelques generaux ,de la direction generale de dgsn des ministeres ,de la justice et de la direction generale de la gendarmerie .
Ici, les vendettas entre clans se mêlent aux règlements de comptes classiques. La structure clanique traverse, en algerie , ces associations criminelles qui n’ont pas toujours de noyau familial comme en italie .
De même, le paiement du « pizzo » sicilien auquel on a substitué le mot chipa prix d’une protection des entreprises ou des activités des notables, existe sur le sol algerie où se pratique également le racket.
Enfin, la mafia algérienne a dû composer avec les groupes clandestins deguiés soit en agents de la sécurité militaires pour intimider meme si des éléments reels de celle ci sont souvent acteurs et en islamistes inexistants en Sicile de meme que les membres influents de la sécurité militaire , de la police,de la justice sont choisis avec soin par cette mafia qu »elle met en place et qu’elle promeut
2EME ETAPE EST DE DEPASSER LE CAP MENTAL
Le crime organisé s’est enraciné en algerie d’autant plus aisément que l’Etat se focalisait sur la seule violence islamiste que la mafia a créé et qu’il laissait la société devenir un terreau idéal pour une mafia qui s’est proliféré dans les milieux desherités au travers d’un phenomène crée de toute piece le trabendo (voir les reponses cyniques des interviews de l’ancien ministre des finances de l’époque benachnou et son rôle depuis qu’il est reconverti en consultant pour implanter des banques étrangères en algerie qui vont devorée l’algerie entiere et qui constituent une piece maitresse du crime organise(voir le film l’enquête INTERNATIONALE ).
eN algerie , la classe moyenne, comme dans les pays pauvres, est trop faible pour constituer un corps social cohérent et assez fort pour tenir à distance le pouvoir financier mafieux.
De plus, il n’y a pas,en algerie , de vie économique capable de créer des espaces de liberté échappant aux appétits criminels. Enfin, la dgsn la gendarmerie gangrénées ont joué les apprentis sorciers en privilégiant la carte des voyous contre celle de de la nation : des informations contre une mansuétude, voire des compromissions. Reconnaître cet aveuglement relève de l’infamie pour certains serviteurs de l’Etat eux memes corrompus
Au regard des faibles résultats obtenu par les risibles et fameuses enquetes DRS dans le cadre des vendettas entre parrains mafieux des divers clans qui n’aboutissent que pour condamner des lampistes et les 2emes couteaux pour donner une image d’un semblant d’etat ….mis à mal…
Il s’est pourtant avere que , cet arsenal n’est pourtant pas à la hauteur du défi posé à la collectivité nationale. Il reste un cap mental à passer qui va au-delà de la seule frontière sémantique, franchie par le gouvernement ouyahia qui prononce lui meme enfin, le mot mafia.
La protection des témoins et un statut du repenti donneraient des atouts à la justice pour faire piège aux stratégies de défense des groupes criminels. Surtout, cela équilibrerait le jeu entre les criminels et une population prise en otage.
Le cadre de cette lutte reste encore à créer mais aujiurd’hui elle relève de la gendarmerie et des juges a condition que ces 2 institutions ne soient pas corrompues . Pour aider l’algerie, il faut que la presse fasse pression sans relaches sur la direction generale de la gendarmerie et sur les juges designes avec leurs noms afin qu’ils soient mis devant leur responsabilités
il faut que l’Etat soit defendue par la direction generale de la gendarmerie et par des juges independants
s’ils sont assasines soit disant par la securité militaire il faut l’incriminer a voix haute et il faut qu’elle se defende car malheureusement il existe des sociétés privées de mercenaires qui se font passer pour la securité militaires pour intimider les personnes en charges de ces dossiers
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Une goutte d’eau dans un océan nauséabond.(GNL16) ; BRC(http://algeria-watch.org/pdf/pdf_fr/brc_2001_2005.pdf), les incidents à répétition …
L’Algérie est réduite à une carcasse sur laquelle se jettent tous les charognards, tel dans la jungle, selon sa ruse ou sa force, chaque animal vient arracher son lambeau de chair putréfié. Nous aurons remarqué que les plus beau morceaux son vite mis à l’abri sur d’autres continents, mais est-ce pour autant qu’ils sont irrécupérables si la volonté était au rendez-vous ?
Quand à l’attaque criminelle d’In-Amenas, elle aura au moins révélé la nature des entreprises qui viennent offrir leur technicité et savoir faire ; servir les petits-fours et flutes de champagne tout droit importés de l’autre coté de la méditerranée, sous protection de mercenaires.
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Les scandales politiques. L’opération « Mains Propres » en Italie par Hervé Rayner
Titre : Les scandales politiques. L’opération « Mains Propres » en Italie
Auteur : Hervé Rayner
Éditeur : Michel Houdiard 2005
Pages : 476
ON a souvent entendu parler de ce livre et ma curiosité a fini par me rattraper. Mais qu’est ce que l’opération « Mains Propres »? C’est une série de scandales qui débuta en Italie en 1992. Son point d’origine a été placé lors de l’arrestation de Mario Chiesa un membre du parti socialiste italien. Cette première arrestation fut suivie d’une série de scandales qui touchèrent des politiciens, des magistrats, la mafia et des journalistes. Des personnes que l’on pense intouchables se mirent à trembler devant un pool de magistrats milanais pendant 2 ans. Cette période fut si surprenante que certains commentateurs se mirent rapidement a parler de la fin d’une première république. Hervé Rayner étudie donc cette période pour comprendre comment les scandales se forment et s’interrompent.
La première question que pose l’auteur concerne la définition du terme scandale. En effet, selon Rayner, les scandales sont les parents pauvres des études.
Leurs occurrences dans l’événement est souvent considérée comme peu intéressante et laisse la place à l’étude des phénomènes scandaleux ce qui a conduit à des définitions inadéquates. Si on essayre de compridre les propos de l’auteur – on peut toujours se tromper – un scandale serait une occurrence de situations durant lesquelles des acteurs provenant de plusieurs univers sociaux verraient leurs visions du possible changer. Autrement dit, un scandale ne se forme pas en interne et dépend des possibilités d’actions que les différentes personnes impliquées observent de manière subjective.
Cette définition a l’intérêt de pouvoir expliquer comment se forme un scandale mais aussi de comprendre sa fin et pourquoi certains événements ne débouchent pas sur un scandale.
Les différents chapitres de ce livres seront donc un moyen, pour Hervé Rayner, de vérifier l’usage de cette définition en l’utilisant pour comprendre les scandales de l’opération « Mains Propres » en Italie. L’auteur nous montre comment des personnes intouchables perdent soudainement leurs capacités de défenses face à des magistrats qui, avant l’occurrence du scandale, étaient faibles.
Ces mêmes personnages subissent une atteinte impressionnante à leur identité d’élu et passent par des moments que l’auteur qualifie de cérémonies de dégradations. Tout se passe comme si les possibilités d’actions avaient subitement changés permettant à des enquêteurs de s’attaquer à la corruption et empêchant les corrompus de se protéger à l’aide des réseaux de pouvoirs qu’ils avaient patiemment créé.
La lecture de ces chapitres est passionnante. L’auteur écrit de manière claire et permet de comprendre comment ce scandale a pu se mettre en place sans se perdre dans des propos trop ésotérique.
Ce qui ne veut pas dire que la lecture soit aisée.
L’auteur est influencé par Bourdieu et Michel Dobry et utilise des concepts compliqués. Heureusement ces derniers sont définis dans le texte ou en notes.
ce livre est à conseiller aux internautes qui acceptent de faire l’effort d’entrer dans une littérature sociologique et elever le niveau du debat
s’inspirer de la lutte du peuple italien dans les differentes formes de lutte contre la mafia
denoncer la presse et la justice en nommant les journalistes ,les juges et les procureurs par leurs noms pour que les algeriens apprennent a les connaitres et les defiers devant la negation de leur responsabiltes de contre pouvoir et en les denoncant en gtant que complices de la criminalite financière organiseé transnationale
les internautes doivent critiquer en lisant des articles ou des ouvrages sur les questions et apprendre sur l’histoire des autres peuples qui combattent encore la mafia
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« Pierre Falcone, détenteur de trois nationalités: Française, Brésilienne et Angolaise ». Pourquoi Salima Tlemçani cache systématiquement la quatrième nationalité ? Est-ce si gênant ? D’habitude elle précise même les lieux de naissance, pourquoi ne dit-elle pas le lieu de résidence de Pierre Falcone ? Est-ce si honteux ?
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Pierre Falcone
Pierre-Joseph Falcone, connu sous le nom de Pierre Falcone, né le 19 mars 1954 à Alger (Algérie), est un homme d’affaire français, aujourd’hui président du conseil d’administration de la société Pierson Capital, entreprise spécialisée dans le conseil stratégique et financIER pierson capital group
2 Une carrière internationale 2.1 Brenco
2.2 Pierson Capital Group
La famille Falcone s’installe en Algérie en 1880. Pierre Falcone est le fils de Pierre Falcone (père) , un entrepreneur français qui crée la marque « Papa Falcone », une entreprise de pêcherie industrielle en Algérie. Suite à l’indépendance de l’Algérie, la famille quitte le pays en juin 1962, Pierre Falcone arrive en France à l’âge de 8 ans.
En 1973, il obtient son baccalauréat option Philosophie. Il poursuit ses études à la faculté de droit & sciences économique à l’université d’Aix en Provence
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pierre falcone inculpe dans l ‘angolagate avec pasqua marchiani ,le fils de mitterand et attali
pasqua marchiani tot le monde connait leurs magouilles avec le regime lors de l histoire air bus et prise otage affaire tibehrine etc etc…….
jean christophe mitterand on retrouve les info selon lesquels il etait recu par djillali mehri protege dans sa maison par la dgse francaise lors de reunion occultes .pour cette info voir 2 livres
-capitaire barril les guerres secretes à l ‘elysee albin michel
-paris capitale arabe nicolas beau 1995
en voici un extrait
Septième et dernière partie.
L’échec des Etats, un habitué du Fouquet’s
« Lorsque Jean-Christophe Mitterrand, le fils du président de la République, effectue sa coopération en Algérie, rappelle Jean Audibert, longtemps ambassadeur à Alger, c’est Mehri qui l’accueill à El Oued. » L’autre protecteur du Jean-Christophe Mitterrand en Algérie fut le cinéaste Mohamed Lakhdar Hamina. Grand médiateur lui aussi entre Paris et Alger, son talent lui a donné une aura particulière. Comme de nombreux représentants d’un régime longtemps socialiste, Hamina vit sur un grand pied, entre sa résidence à Hydra, un des quartiers résidentiels d’Alger, et son appartement sur les Champs-Elysées. Le cinéaste n’a pas son pareil pour réciter face à ses amis, le couturier Cardin ou l’actrice Jeanne Moreau, une fable de la Fontaine avec l’accent des Hauts Plateaux ou pour raconter son premier amour avec une institutrice française. De quoi faire fondre ses interlocuteurs parisiens.
Lakhdar Hamina commence sa carrière pendant la guerre d’indépendance. Jeune cinéaste formé à Prague, il réalise avec un maquisard, Djamel Chanderli, un documentaire sur Sakiet Sidi Youcef, le village de Tunisie bombardé par les forces françaises. Il signe tout seul ce document et prend ainsi son envol. Dès l’indépendance algérienne en 1962, Lakhdar Hamina dirige les actualités algériennes, côtoie les présidents algériens successifs et dîne à leur table. Proche du pouvoir, le cinéaste obtient de nombreux films de commande pour les entreprises nationales algériennes. Les patrons du secteur public s’en plaignent à l’époque auprès des ministères de tutelles : « Considérez qu’il s’agit de subventions au cinéma algérien », répond Belaid Abdesselam, alors ministre des Industries lourdes avant de devenir Premier ministre en 1992. Lorsque Lakhdar Hamina réalise « Les Années de Braise », qui obtient la palme d’or à Cannes en 1976 après une active campagne de l’Amicale des Algériens, le budget alloué par le gouvernement de Boumediene est généreux. La PME Hamina tourne à plein régime. A la fin de son règne, Boumediene trouve Lakhdar Hamina un peu encombrant. Il est temps pour le cinéaste d’ouvrir d’autres portes. Il se rapproche du Tunisien Tarek Bennamar, qui appartient au clan de Wassila, la femme de Bourguiba. Les deux hommes proposent au Saoudiens une grande production sur la dynastie wahhabite. Dans un premier temps, Riyad accepte. Mais Lakhdar est trop gourmand, trop bavard. Les émirs préfèrent plus de discrétion. On lui reproche sa morgue, le projet échoue.
Lakhdar Hamina revient pourtant en force lorsque Sid Ahmed Ghozali, Premier ministre algérien de juin 1992 à juin 1993, est nommé ambassadeur à Paris. Entre une séance de gymnastique au Royal Monceau, avenue Hoche, et un dîner fin avec son ami Jacques Vergès, un des avocats « historiques » du FLN devenu le défenseur des islamistes algériens, Ghozali veut lancer avec l’homme d’affaires Addou Hocine et avec Lakdhar Hamina « Le Journal des républicains ». Histoire de combattre l’intégrisme. On croit rêver. Indésirable en Algérie, Addou Hocine fut au coeur de la tentative d’exporter des Renault en Algérie en surfacturant les commandes de 35 %. Là encore, quelques fonctionnaires algériens intègres et l’intervention de l’ambassadeur de France, Jean Audibert, déjouèrent la manoeuvre. Ce système de passe-droits généralisé est miné par ses propres contradictions. Plusieurs réseaux parallèle de main-mise sur les marchés d’importation se font concurrence. Assasiné en 1993, Kasdi Merbah, l’ancien chef de la Sécurité militaire, à laissé des hommes à lui dans les commissions d’attribution (notamment pour les céréales et le ciment). Ses réseaux se sont opposés à ceux que les hommes de la présidence tentèrent de mettre en place sous Chadli.
Le projet de couverture radar de l’Algérie par Thomson, d’un montant de plusieurs milliards de dollars, fit l’objet en 1984 d’une lutte sans merci. Larbi Belkheir et les siens, dont Mehri, furent à deux doigts de l’emporter. Mais le clan de l’est mené par le général Belloucif, alors chef d’état-major, qui soutenait des projets américains, réussit une contre-offensive victorieuse. Ces luttes féroces restent généralement souterraines. Pourtant, en 1986, le journal d’opposition « El Badil » publie la première partie d’un dossier assassin sur les trafics parisiens de la nomenklatura algérienne. Peu avant, le MDA de Ben Bella a scellé un accord avec le FFS d’Ait Ahmed. Or Mecili, au coeur de cette réconciliation et très infomé sur des dossiers sensibles, est assassiné peu après. Le brûlot publié par El Badil allait-il être suivi d’autres révélations ? Etait-il la première offensive contre le pouvoir algérien ? A quelles conditions ce feuilleton a-t-il été brutalement interrompu ? Jusqu’à quel point l’assassinat un an plus tard de Mecili, un ancien du MALG, qui connaissait for bien la musique, est-il lié à ces révélation ? Autant de questions laissées sans réponse par l’instruction bâclée d’un assassinat politique programmé.
Héritier de la guerre d’indépendance, le pouvoir à Alger a toujours dénoncé les influences malfaisantes de l’ancienne puissance coloniale. Les attaques contre « Hibz França » – « le parti de la France » – sont une figure imposée de la politique algérienne. Or, depuis toujours, Paris est la retraite dorée de cette nomenklatura en faillite. Plus Alger dénonce le rôle occulte de la France, plus les dirigeants algériens se précipitent à Paris pour préparer un avenir menacé.
Après la mort de Boudiaf, la lutte contre la corruption est jugée prioritaire. Le procès du général Belloucif, promis à une carrière brillante sous l’ère Chadli, n’en sera qu’une pâle illustration. A la suite d’un rapport établi en 1989 par cinq officier généraux, Belloucif est mis en résidence surveillé en mai 1992. Son procès en fevrier 1993 laisse un goût amer, une impression d’inachevé. On apprendra seulement que le Franco-Algérien Allaou Benchoufi, propriétaire de la clinique Hartmann à Neuilly, dont le siège social est en Suisse, est accusé d’avoir fait transiter 8 millions de francs par son établissement. Ce pactole aurait permis l’achat d’un appartement avenue Niel, dans le XVIIe arrondissement, pour un haut dignitaire. L’argent a été versé à la clinique par le bureau militaire de Paris sur ordre du colonel Fekir, trésorier du ministère de la Défense. Bien que la presse algérienne fasse largement état de ces révélations, seul un coin du voile a été levé. En 1994, la situation en Algérie tourne au drame. Mais les principaux acteurs de ce mauvais film sur la « dolce vita » algérienne tirent leur épingle du jeu.
A quelques pas de chez son ami Mehri, avenue Montaigne, Mohamed Meguedem erre entre Le Dauville et Le Paris, cafés chics des Champs-Elysées. Meguedem fut l’un des plus influents intermédiaires algériens tant que le président Chadli était au pouvoir. Il est originaire de Bordj Bou Areridj, une ville grise et morne des hauts plateaux de l’Est algérien, d’où vient le tout-puissant général Mediene, le patron des services secrets algériens. Officiellement, Meguedem était chargé à la présidence de la presse étrangère, officieusement il avait aussi la responsabilité des affaires privées du président et de son entourage. On le vit utiliser un avion du GLAM algérien pour aller présenter aux émirs du Golfe les fournisseurs de l’Algérie, les plus dévoués à la cause de son clan. Pour un temps, l’ancien conseiller du président Chadli a abandonné sa superbe demeure du pont d’Hydra, néamoins protégée par des gros berger allemands et quelques hommes de main. Emmitouflé dans son grand manteau gris, Meguedem salue sur les Champs-Elysées plusieurs « étudiantes marocaines », souvenirs de périodes plus fastes. Fidèle, toujours, l’ancien responsable des journalistes étrangers à la présidence algérienne continue à fréquenter les journalistes français qui suivent le dossier algérien… « On va revenir au pouvoir », confie-t-il. Fichier à l’appui, Meguedem tente de leur démontrer les turpitudes des clans adverses.
Trônant au Fouquet’s, sa cantine, Lakhdar Hamina est un homme comblé. Son fils vient de terminer un film sur les événements sanglants d’octobre 1988 où au moins cinq cents jeunes Algériens furent exécutés sur ordre du pouvoir. Grâce aux liens qu’il a toujours conservés avec Hervé Bourges, l’ancien président de France 2, la télévision française a financé le projet. L’armée algérienne a complaisamment prêté ses hélicoptères pour recréer l’ambiance de ce mois tragique. Etrangement, le film n’est guère tendre pour le gouvernement. L’ancien compagnon de route du pouvoir algérien qu’est Lakhdar Hamina sent que le vent tourne. Toujours magnanime, Djillali Mehri organise des galas à l’UNESCO, grâce à l’appui du nouvel ambassadeur de France, Hervé Bourges, en compagnie du recteur de la Grande Mosquée, Dalil Boubekeur, et d’Enrico Macias. Le but : approvisionner l’Algérie en médicaments.
Mehri, aujourd’hui, se rapprocherait des Américains et d’opposants au régime libyen soutenus par Washington et réfugiés à Monaco. Ce revirement ne plaît guère à ses amis français.
Nicolas Beau
source extraits « Paris, Capitale Arabe ».
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2 août 2008 – En France, où il réside depuis vingt ans, Djillali Mehri est surtout connu … Comme beaucoup de dignitaires de son pays, Djillali Mehri a surtout …
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si avec tout ces scandales ,et on (le peuple) arrive pas à nous débarrasser de la bete immonde alors on est bon pour l’esclavage !!!
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Scandale à la Sonatrach : Un journal algérien accuse le Maroc d’enseigner la corruption aux algériens !!
Alger : La justice italienne a révélé au grand jour, un scandale de pot de vins, versés à des responsables algériens, par la compagnie pétrolière italienne ENI.
Parce que de grands noms du régime algériens, ont été cités dans la déposition du président d’ENI, devant la justice italienne, l’accusant de versement de pots de vins en Algérie, pour remporter des contrats avec la Sonatrach, le journal porte voix, du pouvoir algérien, El Watan a vite trouver le ‘vrai’ coupable de ce scandale, qui ébranle sérieusement le régime algérien : Le coupable est le Maroc.
En effet, dans un éditorial titré ‘Silence Complice’, consacré au scandale, renseignant pour une énième fois, sur l’un des fondements du régime algérien, à savoir la prédation, El Watan a accusé le Maroc d’être le principale inspirateur, des pontes corrompus du régime algérien.
«Les traditions de corruption tous azimuts du Maroc ont été transposées en Algérie et continuent de faire des dégâts considérables à l’économie nationale» a écrit l’éditorialiste du journal de l’oligarchie, dans son tirage de dimanche.
La presse italienne avait cité nommément dans ce scandale, le ministre fusible, rompu vraisemblablement à faire écran, pour cacher ses supérieurs, Chakib Khelil, ministre de l’Energie à l’époque des faits, et Farid Bedjaoui, un intermédiaire algérien qui a la particularité d’être le neveu de Mohamed Bedjaoui, alors ministre des Affaires étrangères.
Ce scandale concernerait des sommes d’argents importantes, alors que s’estiment, les pertes pour le trésor algérien, du fait de ce scandale, à plus de 200 millions de dollars.
http://www.emarrakech.info/Scandale-a-la-Sonatrach-Un-journal-algerien-accuse-le-Maroc-d-enseigner-la-corruption-aux-algeriens-_a67036.html
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Selon le ministre de l’Intérieur de la Fédération de Russie, environ 5700 bandes mafieuses contrôlent 70% du secteur bancaire du pays et la majeure partie de ses exportations de pétrole, de gaz naturel, de minerais stratégiques et de matières premières forestières. En Allemagne, en Italie, en Turquie et aux Etats-Unis, le crime organisé subvertit des secteurs entiers de l’économie de marché. Il est chaque jour plus puissant en France. Les économies nationales de plusieurs pays d’Afrique noire sont TOTALEMENT criminalisées.
Les raisons :
1/ banalisation en notre siècle de l’acte criminel, il cite Auschwitz, Srebrenica, la Kolyma, les camps cambodgiens et les cachots éthiopiens…(tout en oubliant les 200 000 morts algériens.)
2/ leur invisibilité, ils travaillent dans la clandestinité ils agissent masqués. Les tueurs de « Monseigneur », les éradicateurs russes, les Buyuk-baba turcs ou les sicaires colombiens égorgent de préférence la nuit. Sans annonce préalable et sans bruit, loin des caméras.
3/ l’infiltration des principaux marchés financiers.
Lu dans l’avant –propos du livre de Jean Ziegler : les seigneurs du crime : les nouvelles mafias contre la démocratie.
Tous les conflits qui ont lieu présentement sont gérés par la mafia internationale, les peuples font face à une mafia puissante, solidaire et étatique même. Qui pourrait leur faire face ? A part Dieu je ne vois personne capable de venir à bout de cette mafia planétaire.
Rabbi yastar
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a houda
nous essayons nous de debusquer les membres de la mafia algerienne en les nommant par leurs noms fussent ils membres du gouvernement ,militaires ou
politiques
pourquoi d’autres peuples le font ils sommes nous des degeneres
pourquoi voulez vous noyer et decourager notre contribution a essayer de demembrer en la nommant la mafia algerienne
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@ Houda
je vous conseille la lecture, si ce n’est déjà fait, de l’excellent livre » La Russie selon Poutine » d’Anna Politkovskaya.Vous y verrez un sondage d’une partie de la population d’Ekaterinbourg nostalgique de la maffia qui dominait les entreprises industrielles de la région. Devant l’étonnement de la journaliste, les sondés avaient une réponse qui faisait froid au dos. la maffia avait un code l’honneur, ce qui n’est pas le cas de cette race de truands d’État sur laquelle s’appuie Poutine. Un livre à conseiller seulement à ceux qui ont un estomac solide. Bonne lecture Houda
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kamailProfil
La Dolce Vitae algérienne.
#1
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De Cannes
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Bonjour, le monde des affaires, un monde sans pitié ou l’argent est roi.
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Cet héritage n’a pas été perdu pour tout le monde !
Au sixième étage d’une luxueuse résidence de l’avenue Montaigne, à deux pas de l’immeuble de l’ancien Premier ministre libanais Amine Gemayel, se trouve le superbe loft de Djillali Mehri, ce milliardaire algérien grand intermédiaire entre Paris et Alger. Sur les murs de son appartement, des photos encadrées le montrent en compagnie des grands de ce monde, Djillali Mehri pose aussi bien avec le président de la République François Mitterrand, qu’avec le maire de Paris, Jacque Chirac, ou le rois du Maroc, Hassan II. On le surprend en compagnie de Cheikh Abbas, l’ancien recteur algérien de la Mosqué de Paris, à laquelle, grand seigneur, notre homme offrait en 1985 de superbes fontaines.
Vieille famille marchande de Metlili, une bourgade toute proche d’El Oued dans le Sud algérien, les Mehri faisaient commerce de thé, de sucre et de tissus avec les nomades. Le clan fut toujours au mieu avec les puissants, comme le montre une autre photos accrochées avenue Montaigne : on y voit le propre père de l’homme d’affaire en grande discussion avec Max Lejeune, alors ministre SFIO du Sahara sous la IVe République. Chaque jour, en milieu d’après-midi, les Mehri prenaient le thé. « Jobéissais à son regard », se plaît à raconter le fils, des années plus tard. En France, où il réside depuis vingt ans, Djillali Mehri est surtout connu pour le rachat de Chaffoteaux et Maury en février 1985. Leader européen du chauffe-eau à gaz, l’entreprise présentait un lourd passif de 325 millions de francs. La légende a été savamment cultivée : Mehri aurait appris sur le chemin de La Mecque que Chaffoteaux était en vente. La grâce est pourtant de courte durée. En 1989, Mehri revend l’affaire, après un plan de licenciements et avec une forte plus-value : « A l’impossible, déclare-t-il alors, nul n’est tenu. » Entre temps, cet Algérien s’est construit une image de milliardaire au grand coeur, dénonçant toutes les formes de racisme et plaidant pour l’intégration de ses compatriotes moins nantis.
Plus qu’un industriel Mehri est un de ces intermédiaires qui constituent la partie visible de cet iceberg qu’est le monde obscur des affaires se traitant entre la nomenklatura algérienne et ses interlocuteurs français. « Un négociant international », corrige-t-il. Tout l’intéresse. Au point qu’en 1986 cet homme d’affaires tente, sans succès, de prendre une participation de 20% dans les chaînes de télévisions française, TF1 ou la Cinq. Ses intérêts sont regroupés au sein du GIMMO (Groupe d’investisseurs du Maghreb et du Moyen-Orient), qui passa longtemps pour être le faux nez de la famille du président Chadli. Pour plus de sécurité, les fonds transiteraient, d’après le journal Jeune Afrique, par l’intermédiaire de Gem Petroleum et de Spiralstream, des sociétés financières du groupe basées au Luxembourg.
Comme beaucoup de dignitaires de son pays, Djillali Mehri a surtout investi dans l’immobilier. Mehri vit sur un grand pied. On se bouscule aux receptions qu’il donne dans sa superbe propriété de la région parisienne : deux villas de maître, des dépendances, cent dix hectares, une piscine olympique, des tennis, un héliport. Une vingtaine d’employés participent à l’entretien de cette somptueuse résidence. Le majordome de cette belle demeure fut longtemps Bernhardt Brinkmann, ancien officier de la Wehrmacht. La propriété est bien gardée. Djillali Mehri y reçoit aussi bien le roi Fayçal d’Arabie que Valéry Giscard d’Estaing. Homme de bonne compagnie, Mehri est propriétaire d’une galerie de peinture, rue de Lisbonne. L’orientaliste Etienne Dinet, qui a donné son nom à ce haut lieu de l’art parisien, fut le peintre officiel sous l’ère du président Chadli. Mehri lui consacre une rétrospective et un livre. D’où vient son joli patrimoine ? A l’entendre, sa force de travail aurait suffi à construire sa coquette fortune : « Je ne suis pas un intermédiaire mais un homme d’affaires international : nous sommes commerçants de père en fils, je n’ai jamais cessé de travailler depuis l’âge de seize ans. » L’affaire est pourtant plus complexe.
Débutant à El Oued qui fut une région de contrebande avec la Tunisie, Mehri voit déjà grand, vendant des Renaults Dauphine, des réfrigérateurs et des primes d’assurance. Montant à Alger dès 1960 sans même le certificat d’études, Djillali Mehri rachète des pneus à l’armée française pour les revendre à la Libye, partenaire fidèle et constant de ses réseaux d’affaires. Avant l’indépendance, Mehri traite avec les Juifs algériens de la rue de la Lyre qui contrôlent traditionnellement une partie des exportations vers Paris. Depuis toujours, ces familles séfarades jouent un rôle considérable dans le commerce extérieur algérien. A la fin du XVIIIe siècle, les familles Bacri et Bouchenak se spécialisèrent déjà dans l’import-export de grains, ravitallèrent les armées françaises pour les campagnes d’Egypte et d’Italie et devinrent une vraie puissance économique.
Les chambres de commerces françaises eurent souvent à se plaindre de cette concurrence féroce. A l’époque, le grand Joseph Bacri eut le plus grand mal à se faire rembourser par l’Etat français. Talleyrand lui-même fut son soutien le plus fidèle. Installés en France après l’indépendance, les Juifs d’Alger continuent leurs affaires avec l’Algérie, notamment la Compagnie algérienne de minoterie (CAM) dirigée par Prosper Amouyal qui continue à exporter vers l’Algérie beaucoup de blé et de semoule importés. Mehri servit d’intermédiaires à ces anciens grossistes séfarades et à quelques autres. Aux premières années de l’indépendance, cet homme entreprenant travaille avec Slimane Offman, un cacique du FLN, et avec Draya, le redoutable chef de la police sous Boumediene, et rachète les magasins du Bon Marché à Alger. Grâce à ses nouvelles relations, Mehri obtient de l’Etat algérien deux ateliers de bateaux en gérance, lance les premiers réfrigérateurs à pétrole « Kelvinator », monte une industrie de jute en Oranie, rénove le Royal Hôtel d’Oran, puis acquiert une librairie en plein centre d’Alger, La Croix du Sud, où l’on trouvera des livres pro-islamistes après les élections municipales de 1990 lorsque les fous d’Allah ont le vent en poupe. Avec ces premiers succès, Mehri révèle un vrai talent de commerçant.
L’horizon algérien ne suffit plus à Djillali Mehri qui « monte » à Paris au début des années 70. C’est là que se négocient en effet beaucoup des gros marchés d’import-export qui approvisionnent l’Algérie sur la plupart des marchés vitaux. Longtemps, la France fut le seul vrai interlocuteur du commerce extérieur algérien. Avec la signature du contrat sur le gazoduc Transmed entre l’Algérie et l’Italie, via le cap Bar en Tunisie, Rome entre en force, à la fin des années 80, sur ce marché algérien. Le montant de ces contrats est considérable. L’Algérie d’aujourd’hui ne produit pas plus sur le plan agricole qu’au moment de l’indépendance et importe plus de 70% de sa consommation alimentaire. Or, de rapides et solides fortunes se bâtissent grâce aux commissions obtenues sur ces contrats d’importations. La dénonciation à Alger de « la maffia politico-financière » ne relève pas de la seule rhétorique. Au coeur de l’impasse algérienne, la corruption discrédite tout sens de l’effort.
L’Algérie est loin d’être le seul pays à être touché par cette gangrène. Mais l’affaire a pris des proportions plus grandes qu’ailleurs : l’importance de la manne pétrolière a augmenté les tentations. Le monopole étatique du commerce extérieur a facilité la mainmise sur les marchés par une poignée de dignitaires algériens. La dépendance vis-à-vis de l’ancienne métropole a simplifié les contacts avec les fournisseurs français qui ont, autant que les Algériens, trempé dans ces arrangements. La distribution des commissions a toujours été réglée au plus haut niveau. Déjà, pendant la guerre d’Algérie, Abdelhafidh Boussouf, le chef omnipotent du MALG (ministère de l’Armement et des Liaisons générales) régnait sur cette manne. Son contrôle se poursuit officiellement après l’indépendance. Les fonctionnaires de la toute-puissante Sécurité militaire algérienne participent bel et bien, au titre « de la prévention et de la sécurité préventive » (PSP), aux commissions gouvernementales qui désignent les bénéficiaires étrangers de ces gros marchés d’importation. Simple courtier en assurances, mais en fait homme de confiance de Boumediene et fondateur de ce qui est devenu la Sécurité militaire, Boussouf possède des fiches sur les principaux dignitaires du régime et surveille la distribution des prébendes
D’autres hommes du MALG, en Suisse ou à Paris, se reconvertissent dans les affaires. « On ne peut récolter le miel sans y avoir trempé le doigt », avait même l’habitude de dire le très austère colonel Boumediene qui exerçait une vraie régulation politique sur l’attribution de ces commissions. A sa mort, en 1979, commence l’ère Chadli qui autorise la généralisation de ces rentes. Avec un baril à 40 dollars jusqu’en 1985-1986, époque de la chute brutale des cours, les marchés d’importation sont particulièrement juteux. Les années 80 sont celles des Programmes antipénurie (PAP) et de la multiplication des marchés. Encore faut-il, à Paris, des intermédiaires pour négocier les commissions avec les fournisseurs français pour le compte de l’Algérie. Pour Djillali Mehri, au mieux avec Abdellaziz Khellaf, successivement ministre du Commerce puis ministre de l’Economie et des Finances, originaire lui aussi d’El Oued, le cahier des charges est simple : inspirer confiance, séduire les Occidentaux et négocier les contrats à Paris. Inimitable, le numéro de Djillali Mehri sur l’ouverture de l’Algérie vers l’extérieur, l’économie de marché, le code d’investissement. Apparemment ça marche : « Mehri a une vraie capacité d’accès, il est bien introduit en Arabie Saoudite, connaît bien Kadhafi, il connaît tout le monde. » Le compliment vient d’un connaisseur, Gille Ménage, l’ancien directeur de cabinet de François Mitterrand, devenu le président d’EDF.
En Algérie, l’habile marchand sait rester au mieux avec les régimes successifs : dès l’indépendance, Mehri répare le bateau offert par l’Egyptien Nasser à Ahmed Ben Bella, le premier président algérien. Ses liens ont toujours été très forts avec Bouteflika, le ministre des Affaires étrangères de Boumediene qui fut pressenti, fin janvier 1994, pour la présidence algérienne. La montée des islamistes ne le laisse pas plus désemparé : candidat à El Oued comme indépendant, appuyé par le mouvement Hamas, le second parti islamiste algérien dirigé par le cheikh Nahnah, Mehri, cet ami de la Grande Mosquée de Paris, offre trois cents pèlerinages à La Mecque à ses électeurs et mène une vraie campagne à l’américaine : posters, auto-collants…Toujours suspicieux, l’ancien président Boumediene s’était posé des questions sur la fortune de Mehri, lorqu’il visita son domaine d’El Oued. De quoi en effet s’interroger : ce véritable palais des mille et une nuits est construit sur des dunes aplanies ; la bâtisse blanche est surmontée d’une coupole centrale et d’une quinzaine d’autres argentées ; des palmiers innombrables cernent les bâtiments pour les chasses géantes au sanglier qui y sont organisées. Quand les jets d’eau marchent chez Djillali Mehri, dit-on en Algérie, la ville d’El Oued, toute proche, n’a plus d’eau.
Pour le mariage d’une de ses filles avec Djanan Hoceini, fils d’un conseiller financier du roi Fahd, la cérémonie à El Oued fut même filmée par hélicoptère. Les cassettes ont été distribuées à Alger. Une vraie légende court sur Mehri, seigneur du désert qui finança longtemps l’équipe algérienne de football.
Nicolas Beau
source extraits « Paris, Capitale, Arabe »
Posté le : 02/08/2008 11
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@ Ali
Ce que je voulais dire est que notre mafia est protégée par une mafia transnationale, c’est pour cette raison qu’ils n’éprouvent aucune peur et qu’ils nous narguent. Notre mafia est protégée par la France, les Etats-Unis, par tous ceux qui ont accourus dernièrement sur Alger.
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Le parquet d’ALGER ouvre une enquête,voila qu’ALI BABA se rue dans les brancards pour en connaitre de ses 50 voleurs,seulement les algériens savent que malheureusement le ridicule ne tue pas.
Lorsque BOUTEFLIKA est revenu au pouvoir en 1999,il avait prêté sermon devant DIEU et devant le PEUPLE ALGERIEN en s’engageant à servir les intérêts supérieurs de l’ETAT et de combattre la CORRUPTION.Il a fait retentir ce message à travers le monde entier,à tel point que certains journalistes étrangers qui se sont exprimés sur le sujet quant à sa délicatesse,voir la liquidation du PRESIDENT BOUDIAF,il leur renouvelle son engagement inébranlable avec la protection de DIEU. Pour avoir lutté contre la corruption c’était de mon devoir de l’interpeler et je laisse le soin aux internautes de LQA et à tous les ALGERIENS de juger.Je voudrais que chaque algérien face sien de ce combat qui met à nu la vantardise et la lâcheté de ce semblant de président et de ses maitres qui avaient de manière délibérée et absolument manifeste organisés le pillage et la destruction de l’ALGERIE.
Le semblant de PRESIDENT avait vite fait de nommer son valet de service RACHID MARIF comme ambassadeur dans la capitale ITALIENNE pour brouiller les cartes et le soustraire du scandale dans l’affaire khalifa avant que le tribunal de grande instance de Nanterres ne localise sa rapine,un palais dans l’avenue de la grande armée dans la capitale PARISIENNE. IL était plus utile pour traiter les grandes affaires mafieuses au moment ou les patriotes étaient harcelés et profondément humiliés par des traitres.
http://lequotidienalgerie.org/2011/12/25/le-combat-dait-abdellah-une-lettre-ouverte-restee-sans-reponse/
http://www.youtube.com/watch?v=rnGz5QlRnOo
http://www.facebook.com/photo.php?fbid=112176378862513&set=a.108669395879878.17692.100002104548864&type=3&theater
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@ Ouas Ziani
Je n’ai pas eu l’occasion de lire ce livre, par contre j’ai lu un policier de John le Carré : un traitre à notre goût, il parle justement de la mafia russe, on les appelle les vory, « les vory sont des arbitres et des justiciers parmi les prisonniers du Goulag, une confrérie de criminels d’honneur qui ont juré de respecter un code de conduite strict, de renoncer au mariage, à la propriété et à la soumission à l’Etat. Leur fierté est d’être de criminels dans la Loi… » ils ont effectivement un code d’honneur et ils ont en horreur ce qu’ils appellent les apparatchiks (truands de l’Etat), cela fait froid au dos sachant que d’anciens du KGB se sont également convertis à la mafia vous imaginez la suite.
C’est la mafia qui gouvernera le monde entier si ce n’est déjà fait.
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si ce n’est la presse étrangère comme toujours qui met a jour des affaires de corruption en algerie, la pauvre justice aaaalllgggeerriieennneee ne lèvera le petit doigt pour dénoncer el facade qui sevit, triste avenir pour les algeriens…..
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Affaires de corruption en Algérie : Une association dépose plainte contre Chakib Khellil en Italie
23/03/2013
PARIS (SIWEL) — Comme annoncé récemment, le Mouvement citoyen algérien en France (MCAF), a déposé plainte contre l’ancien ministre de l’Energie algérien Chakib Khellil pour corruption.
La plainte enregistré à Milan (Italie). PH/DR
Alors que la justice algérienne n’a jamais convoqué un officiel algérien dans le cadre des affaires de corruption, le Mouvement citoyen algérien en France (MCAF) a déposé, cette semaine, une plainte contre Chakib Khellil pour corruption. Elle a été enregistré par le procureur fédéral de Milan.
Tags : algérie, chakib khelli, corruptions, mcaf, plainte
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