Édition du
20 June 2019

Triste université Algérienne…….


أ نصار الذهن القبلي لانتهازي و المتخلف في جامعة المسيلةuniversité de M'sila
بقلم أحمد رواجعية

 : LE TRIBALISME DES IGNARES A l’UNIVERSITE De M’SILA
ou quand
Des enseignants à Msila, franchement nullards et improductifs, se cachent derrière le tribalisme et le régionali

pour se faire valoir

Par Ahmed ROUADJIA

J’entends autour de moi des propos scandaleux de la part de certains enseignants, surtout dans les départements des sciences sociales et humaines (histoire, sociologie, psychologie, droit…) où il est question de « préférence » tribale, clanique et régionale, préférence que l’extrême droite en France utilise pour valoriser « l’ethnie » française par stigmatisation des étrangers établis en France, en particulier des étrangers issus de l’ « ethnie arabo-musulmane ».
Or, certains de nos enseignants à Msila n’ont aucune gêne ou honte d’utiliser la notion « régionaliste » ou « tribale » pour dévaloriser et exclure ceux qui ne sont pas originaires de Msila. Ils s’efforcent de disqualifier, voire même de déshumaniser, ceux avec lesquels ils ont un peu de « différend », qui ne porte d’ailleurs pas sur des enjeux nobles ( scientifique ou de conviction…) mais seulement sur des questions de pouvoir, de « petit pouvoir » : c’est à qui délogera Untel de son poste de chef de département, de Doyen ou de vice-Doyen, pour le remplacer ! Ces intrigants et ces assoiffés des petits pouvoirs utilisent à fond le régionalisme comme moyen de pression et de chantage sur ceux qui viennent d’autres wilayas du pays.
Alors que dans son écrasante majorité le peuple ordinaire de Msila, et de tout le Hodna, qui ne revendique pas le titre de docteur, ou d’homme de culture, est loin d’être régionaliste, ces petits enseignants médiocres, nuls scientifiquement, mais qui se prennent cependant pour les nombrils du monde, s’efforcent d’exploiter les « résidus » régionalistes, héritage à la fois du passé national, révolu, et de la colonisation française, pour se faire une petite place dans l’organigramme de l’université.
Ces ambitieux de bas étages sont très minoritaires, mais très actifs et possèdent un certain pouvoir de nuisance. On en trouve entre 7 et 8 en Histoire, 3 ou 4 en sociologie, autant en psychologie, et une douzaine en droit. Leur pouvoir de nuisance réside dans le fait qu’ils consacrent l’essentiel ( 95% environ de leurs énergies ) non pas à l’enseignement et à la recherche, mais aux intrigues, aux réunions, aux conciliabules …Ils passent d’un bureau à l’autre, d’un groupe d’un individu à un autre, pour y propager les fausses rumeurs et répandre la délation sur le compte de ceux qui occuperaient illégitimes des postes qui devraient leurs revenir en vertu du fait qu’ils sont « les enfants de Msila », les héritiers putatifs de la région.
Les Sétifiens ( dont le recteur actuel), les Boujiotes, Les Biskrî les Batni, les chaouis, les Algérois, etc., seraient alors selon eux non pas de simples intrus, mais de vrais «envahisseurs » qui prendraient « l’emploi et le pain » des gens de Msila ! A suivre cette logique absurde, anti- nationale, tous les enseignants y compris le recteur actuel, devraient être renvoyés chez eux et remplacés par des Msili ou des Béni Msil !!!

Le tribalisme, le clanisme et le régionalisme, ennemis mortels de l’unité de la nation

Ces enseignants qui sèment la zizanie et le trouble au sein de l’université ne se rendent nullement compte qu’ils jouent avec le feu. En réactivant le sentiment tribal des époques révolus, ils attisent la passion et la haine entre citoyens de la même nation ; ils nous ramènent deux siècles en arrière. Ils cherchent, sans s’en rendre compte, faire de l’Algérie, une mosaïque d’ethnies, et de tribus à l’image de l’Afrique Noire ou à l’instar des Peuplades d’Australie…
Ces enseignants au profil nul, à la cervelle étroite, ne devraient pas enseigner à l’université, car ils n’ont ni la capacité, ni la conduite ni « le style », ni l’allure d’éducateurs, d’enseignants…Ce sont de véritables fauteurs de trouble, des boutefeu, passible de poursuite judiciaires…Ils compensent leurs tares avérées, l’indigence incommensurable de leur esprit, par la délation, les dénigrements des autres, et surtout par l’exploitation éhontée de l’élément ethnique et régionaliste.Ils veulent diviser le peuple algérien en tribus qu’ils opposent les unes aux autres. Ils veulent faire de nous des Rwandais que l’on divise en Hutu et Tutsi, ou des Gabonnais subdivisé en tribus rivales, en Tsogo et en Fang.
Tout le monde sait que l’Afrique Noire, en raison de la valorisation du caractère ancestrale qui survalorise l’identité de soi au détriment d’autrui, paie un lourd tribu… des guerres et des génocides , comme celui de Rwanda en 1994. A partir de cette date, « l’humanité va connaître un génocide qui révoltera les consciences humaines. Ce génocide, qui opposera l’ethnie Hutu à l’ethnie Tutsi, est parti d’une manipulation ethnique des deux tribus qui se sont affrontées en faisant plusieurs centaines de morts. C’est donc à la base une crise identitaire qui fut à l’origine de ce génocide. » C’est cette sombre perspective que l’Algérie réconciliée avec elle-même se doit d’éviter. Les nullards et les irresponsables qui s’efforcent par intérêt, bêtise ou ignorance, de susciter la Discorde (la Fitna), même à une échelle réduite, locale et localisée, doivent être énergiquement combattus, et je m’assigne cette tâche pour les dénicher et les dénoncer à l’opinion publique nationale.
Il y a tribalisme et tribalisme
En elle-même, la tribu ne comporte en rien un danger. Elle le devient dans des conditions bien déterminées. Aimer sa tribu en tant qu’organisation sociale et historique, porteuse de culture, de tradition ancestrale, de valeurs éthiques ( l’honneur, l’hospitalité, le courage, la solidarité, la dignité…) est un acte louable. La tribu , pour celui qui s’en recommande, est une école, une référence et un symbole de l’identité, et de ce fait, elle constitue le ciment de l’unité de ses membres et le lieu où se perpétuent les traditions les mieux partagées de ses membres. Pour mieux expliciter cette notion controversée, j’emprunte une double définition de la tribu fournie par un chercheur africain, définition qui me paraît tout à fait en congruence avec celle que je viens de donner :
1. « Le tribalisme, comme sentiment d’appartenance à une tribu, c’est à dire à un groupement humain ayant en partage une même culture fondée essentiellement sur la langue, est un phénomène culturel régulier, tout à fait normal. Il traduit en chaque homme la conscience de l’identité qu’il porte et des devoirs culturels et moraux liés à cette identité. Du strict point de vue où il concourt à l’affirmation d’une identité culturelle, le tribalisme n’est en rien un vice, une tare.
2. Le tribalisme devient un danger, en revanche, quand on valorise son identité propre, sa tribu ou son ethnie au détriment de celles des autres. Je peux mettre en valeur la culture du Bwiti qui fait partie de mon essence en tant que Gabonais Tsogo ou Fang sans dévaluer, critiquer ou blâmer le Djobi ou le Ndjembé. Je dois comprendre que le Bwiti est pour moi ce que sont ces rites pour les autres. Ces cultures font de chacun de nous ce que nous sommes dans notre singularité au-delà de l’humaine condition. Se célébrer ou célébrer sa culture ne doit pas conduire nécessairement à décrédibiliser la culture de l’autre. Bien souvent, c’est en valorisant la culture de l’autre qu’on met en valeur sa propre culture. »

Les enseignants dont il est question, s’inscrivent en droite ligne dans la seconde définition. Ils jouent les Hutu contre Tutsi, ou les Tsogo contre les Djobi. Ils veulent ramener Msila et toute la région d’el Hodna à l’époque coloniale où le sentiment tribal au sens de la définition 2 était très fort, encore qu’à cette époque les gens de toute la région d’el Hodna étaient dans leur écrasante majorité attachés à la symbolique unitaire face à la colonisation et ne croyaient guère aux sirènes ethniques répercutées par l’ordre colonial.
Enfin, les enseignants minoritaires dont je parle ne représentent qu’eux-mêmes, et n’ont aucune crédibilité, pas même aux yeux de l’université ou du département où ils agissent en sous main, dans l’ombre, et jamais dans la clarté du jour !!!
Stériles et improductifs, ils s’avèrent être à l’examen de véritables parasites de la société…
Inutile de citer leurs noms tant ces gens là ils se découvrent eux-mêmes par leurs commérages, leurs goûts prononcés pour la délation, par leurs comportements onctueux et leurs sourires et embrassades hypocrites : ils vous sautent au cou pour vous embrasser dix fois sur les joues, vous congratulent et flattent mille fois votre égo, mes dès que vous leur tournez le dos, ils se mettent à vous cracher dessus !!
Conclusion condensée
C’est pourquoi, je déteste me faire embrasser par les hommes en général et par les hypocrites en particulier. Je préfère tendre ma joue à une jolie femme, pas trop maquillée ou pas maquillée du tout, qu’à un homme de cet espèce dont je viens de parler…


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7 Commentaires sur cet article

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  • Ouas Ziani
    8 juillet 2014 at 2 h 13 min - Reply

    Si vous voulez vous épargner d’inévitables gifles, faites comme moi, ne tendez jamais la joue, ni aux hommes ni aux femmes, les deux sexes sont maquillés.

  • sbih
    9 juillet 2014 at 23 h 11 min - Reply

    Bonjour ,

    Ces fonctionnaires –enseignants sont les compromis d’une atomisation de l’Université ,cette perversité démagogique du système qui fait régner la médiocrité.

    Quel drame pour un enseignant à l’université qui n’est pas dans la recherche ou n’ a rien à publier à part « restituer/régurgiter » ce qu’il a mal « digéré» ou seulement planter les repères du périmètre de son clocher.

    Des ..comme ça ,il y en a dans tous les secteurs,c’est la grande réussite/trame du système.

    Saha Ftourkoum

    • rachid dahmani
      10 juillet 2014 at 6 h 41 min - Reply

      Bonjour Sbih,

      « Des ..comme ça ,il y en a dans tous les secteurs,c’est la grande réussite/trame du système. » C’est tout juste des tant « vont » les cruches à l’eau…depuis l’assassinat de Abane.

  • A. Charif
    10 juillet 2014 at 7 h 46 min - Reply

    Aarouchia universitaire

    Il s’agit indéniablement d’une tare maudite qui gangrène l’université algérienne à laquelle vient de pointer avec courage Mr Rouadjia. C’est l’un des symptômes et indicateurs de la médiocrité les plus fiables, qui ne trompent jamais. Tous les établissements semblent touchés mais le mal est plus profond à l’intérieur du pays, et davantage encore dans les sciences humaines et sociales. Ces envahisseurs de l’université ne peuvent pas tenir une discussion de plus de dix minutes sans replonger dans leurs discours de prédilection. Incapables de rivaliser en toute transparence par la compétence et l’effort, les ignares s’en remettent au régionalisme et tribalisme pour exclure la concurrence. Inutile d’ajouter que le plagiat, la complaisance, voire le commerce de notes et diplômes, constituent d’autres sous-spécialités accessoires pour ces sous-nationalistes du régionalisme et tribalisme.
    Très courageux Mr Rouadjia de dénoncer ce problème ! Permettez-moi toutefois de signaler que je trouve votre « conclusion condensée » sur les embrassades inappropriée et mal à propos comme un cheveu sur la soupe, aussi bien pour la région de M’sila qu’en cette période de Ramadhan.
    Ramadhan Moubarak

  • LE ZENETE
    11 juillet 2014 at 17 h 16 min - Reply

    Les beni msili sont des gens attachants ettrés hospitaliers ; Doués pour le commerce ils s’adaptent à tous les milieux ; Les enseignants vereux auxquels fait allusion le Pr Rouadjia existent bel et bien j’en ai rencontré un specimen à l’ aeroport d’Alger;
    Université des beni msili ACT 1

    Il y’a quelques années de cela j’ai croisé à l’aeroport une personne qui m’a été présentée comme enseignant à l’Université de Msila; Je lui ai demandé s’il travaillait avec le Pr ROUADJIA . Il me regarda avec surprise puis me reourna la question; D’ou connaissez vous ROUDJ3IYA ? Je lui ai repondu que je ne le connaissait qu »a travers ses ecrits dans la presse et les deboires qu’il a connu avec l’administration de l’université !
    Le bonhomme s’est alors laché dans une diatribe contre le professseur qui serait à l’entendre un fauteur de trouble renvoyé del’etranger justement pour son caractére arrogant et casanier; Il ajoute , savez vous qu’il refuse de serrer la main de ses collegues hommes et qu’il fait la bise aux femmes ?

    UNIVERSITE DES BENIMSILI ACTE II

    http://www.djazairess.com/fr/elwatan/125182
    Cela se passe dans une une université ou l’on enseigne les sociales ya bouguelb

    Ce dernier acte s’adresse bien entendu aux pseudo enseignants qui au lieu d’appredre la rationalité et l’esprit critique à leurs etudiantes ^réferent s’adonner à des radotages de chipies laissant les cordonniers prendre en charge les problémes de leurs etudiantes

    @zIANI Oui mais le maquillage de certaines est tout different de celui de certains

  • Ouas Ziani
    12 juillet 2014 at 3 h 40 min - Reply

    @ le zenete

    Qu’un maquillage soit différent d’un autre, cela ne change rien à l’apparat. Un maquillage est un maquillage. Pour preuve, une pièce d’identité maquillée est un faux. Toutefois, dans la description de ces macaques faite par Rouadjia, j’ai retenu le sens de vernis. Il suffit de gratter juste un peu pour découvrir un homme âgé de 1000 ans ou plus. Des créatures sorties d’un âge qu’on croyait révolu dispensent un enseignement universitaire ; bien sûr, ils portent des artifices trompeurs: costume, cravate et, pire encore, des diplômes. C’est simplement de la magie.
    On a beaucoup parlé des effets criminels de la révolution agraire mais les massacres dans le monde paysan ne sont jamais irréversibles. Les rattrapages sont possibles comme on le voit ces dernières années. Mais qu’en est-il de ce qu’on a appelé pompeusement la démocratisation de l’enseignement ? Là, on est en droit de demander à monsieur Rouadjia non pas de décrire la nocivité de ces anthropoïdes mais d’expliquer leur apparition comme phénomène. N’est-ce pas la distribution à la criée de diplômes et de titres à des gens qui, au lieu de leur apprendre à traire les vaches, se sont vus bombardés enseignants chercheurs ? Par quel miracle ces déséquilibrés sont là où ils sont ?
    Les Zotorités en ont fait des professeurs d’universités. Les effets d’un tel choix sont structurellement désastreux et sur plusieurs générations, autant dire jusqu’à la fin des temps.
    Et qu’enseignent-ils ? Les sciences sociales, rien que ça ! Ce n’est pas demain que ces timbrés vont mettre à la disposition de la société les concepts dont elle a tant besoin pour comprendre la nature de ses crises et mener les nécessaires mutations sans passer par les bains de sang. Au contraire, ils sont si incultes et si asociaux qu’ils y participent activement.

  • Maitre
    17 août 2014 at 11 h 09 min - Reply

    BRAVO MR ROUADJIA POUR CET ARTICLE.
    VOUS VOUS ÊTES TREEEEEEESSSSSS BIEN DÉCRIT.
    CORDIALEMENT!

  • Congrès du Changement Démocratique